Category: France

Nashville Pussy @ Connexion Live (Toulouse)

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09 Février 2014 – Ce dimanche soir le métal régnait en maitre à Toulouse avec 2 grosses soirées qui a divisé les fans du genre : Nashville Pussy au Connexion Live et Mod au Saint des seins. Le côté boobs party et le gros son Hard Rock nous a logiquement conduit au Connexion pour une soirée en compagnie des américains de Nashville Pussy. De nombreuses personnes ont fait le même choix, mais la salle était loin d’être pleine.

La soirée a débuté avec le One Man Band d’Esperit! qui nous a délivré un set totalement non conventionnel derrrière sa batterie, guitare, piano, flute et micro. Utiliser un sampler pour monter couche après couche une musique psychédélique mixant rock et reggae est tout à fait surprenant et intéressant, mais le côté trop brouillon de la chose nous a vite agacé. Dommage car l’idée et les compositions étaient bien pensées mais le garçon doit encore s’entrainer un peu afin de nous délivrer quelque chose de beaucoup plus carré.

Une grosse heure après notre arrivé au Connexion, nous avons enfin pu commencer à se défouler devant les Nasville Pussy. Le chanteur et guitariste, Blaine Cartwright, est arrivé sur scène dans un état d’ébriété avancé qui a faillit lui causé une chute monumentale dans les escaliers amenant à la scène. A par ce petit déboire sans conséquence, Blaine a tenu son rôle de leader même si un peu effacé face à l’énorme performance scénique de sa femme Ruyter Suys qui n’a pas hésité à se rouler par terre a plusieurs reprises durant le show. Le groupe sans le côté Sex et Fun ne serait pas du véritable Nasville Pussy. La preuve en est avec un bouffage de cul en bonne et due forme de Ruyter sur la nouvelle bassiste Bonnie Buitrago dès la 2nd musique. Bonnie que l’ont voyait pour la première fois sur scène nous a d’ailleurs laissés une très bonne impression en remplaçant avec brio Karen Cuda.

Hormis ce show visuel et cette folle dynamique sur scène, la musique des Nasville Pussy était ce soir un peu molle pour du Hard Rock. La cause est certainement dûe à un jeu de batterie très effacé par rapport à une ligne de basse et de guitare omniprésente. Nasville Pussy jouent très fort sur scène mais manquent au final d’un peu de peps pour nous combler.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

Amel Bent @ Le Bikini (Toulouse)

02 février 2014Amel Bent se produisait pour la première fois de sa carrière sur la scène du Bikini de Toulouse le 02 février dernier. Comme c’est de rigueur ces derniers temps pour les concerts se déroulant au Bikini le dimanche soir, le show a commença à 18h pétante.

C’est derrière un grand rideau noir arraché par deux danseuses orientales qu’est apparue la chanteuse de RnB vêtue d’une longue robe rouge. Cette tournée, l’instinct tour, Amel Bent l’a fait avant tout pour présenter son nouvel album Instinct qui sortira le 24 février prochain. C’est donc naturellement qu’elle débuta le show avec trois chansons issues de cet opus. Des chansons plutôt dance, bien loin de son registre habituelle piano/voix.

Entourée de ses musiciens, choristes et danseuses, elle est également revenue sur les titres qui font son succès depuis maintenant 10 ans tels que Le droit à l’erreur, Ma philosophie, Je me sens bien. La chanteuse a également tenue à rendre hommage à son amie Diam’s en interprétant leur duo A 20 ans reprenant avec talent la partie rap du morceau. Lors du titre Ou je vais, Amel Bent a décidé de venir prendre la température dans le public. Entourée de la sécurité, elle a interprétée ce titre au milieu de la foule, traversant ainsi tout le Bikini, micro en main, et finissant le morceau sur scène une fois le tour terminé. Un moment très apprécié par le public.

Et c’est au bout d’1h30 de spectacle que la chanteuse se retira en promettant à ses fans de revenir très vite.

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Crédit Photo: Amel Bent

Auteur: Elodie Gallenstein

Red Fang @ Connexion Live (Toulouse)

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28 Janvier 2014 – Après avoir remplit en 2012 le Saint des Seins et La Dynamo, les gars de Red Fang étaient de retour ce mardi pour retourner un autre haut lieu de la culture alternative toulousaine. Ils se sont ce coup-ci attaqués au Connexion Live pour encore une fois un concert joué à guichet fermé devant plus de 400 personnes. Sur cette nouvelle tournée post 3eme album, Whales and Leeches, Red Fang est accompagné de The Shrine et Lord Dying.

Premières parties: Lord Dying et The Shrine

Lorsqu’on se rend à un concert, on a tendance à faire de très bonnes découvertes par le biais des premières parties, comme c’est le cas ce soir avec les Californiens de The Shrine. Mais on a aussi le droit à un lot de grosses déceptions. Le show de Lord Dying ce soir rentre malheureusement dans cette dernière catégorie. La première chose qui nous a frappé est le style musical de Lord Dying diamétralement opposé au Stoner Rock/ Heavy Metal de la tête d’affiche Red Fang. Le public déjà très condensé dans la fosse du Connexion Live n’a pas vibré comme avec les 2 autres groupes devant un trash metal technique, voir trop technique par moments ce qui a laissé place à de nombreuses imperfections musicales. Le manque de professionnalisme du groupe n’a pas non plus aidé le public à rentrer dans leur univers. On a eu le droit en fin de set à un arret de plus de 5 minutes pour cause de corde cassé. Pendant ces 5 minutes le guitariste s’est esquivé de la scène et les 2 autres musiciens n’ont pas essayé de combler ce vide. Un zéro pointé pour cette entrée en matière dans une soirée qui s’annonçait pourtant de haut niveau.

Dès les premiers accords, The Shrine nous a donné l’impression que notre déception allait très vite être oubliée. Avec un rock assez psychédélique et violent, aux très nombreux changements de rythmes, le trio de The Shrine ne nous pas laissé indifférent et le public a vite adhéré à ce style particulier. On retiendra principalement de leur set un jeu de basse très prononcé et entrainant, chose plutôt rare de nos jours, qui a fait raisonner tous nos entrailles. A ceci se rajoute un mélange de voix clair avec une touche de voix roque judicieusement rajoutée par le bassiste. The Shrine, c’est le genre de découverte qu’on aimerait faire à chaque concert.

Red Fang

On ne présente plus Red Fang, l’un des groupes internationaux qui a fait le plus grand nombre de déplacement à Toulouse ces dernières années. Au vu de l’ambiance de ce soir et de l’osmose parfaite entre le groupe et le public, on comprend très facilement que la scène toulousaine leur réussit toujours aussi bien. Red Fang a fait une entrée en matière explosive avec le titre Hank Is Dead, extrait du 2nd album Murder The Mountains. Cette musique a transformé le mosh-pit en raz-de-marée humain agrémenté de pogos et autres body-surfing qui n’ont cessés qu’à la toute fin de leur set. On aura bien évidement eu le droit de se délecter en grande partie des titres du tout dernier album, Whales and Leeches, qui ont eu l’effet escompté en live.

Ca a été véritablement la guerre pendant plus d’une heure avec de nombreux bleus qui rappelleront aux personnes présentes la folie de cette soirée en compagnie de Red Fang. On remercie encore une fois toute l’équipe de Noiser pour l’organisation de cette soirée. Rendez-vous maintenant le 10 Février pour le show de Immolation et Broken Hope à la Dynamo.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

Kataklysm @ La Dynamo (Toulouse)

Kataklysm

21 Janvier 2014 – Mardi dernier nous avons eu le droit à un retour aux sources du Death Métal avec la venue de la très sympathique bande composant Kataklysm à La Dynamo de Toulouse. Sur cette nouvelle tournée européenne Waiting For The End To Come, les québécois sont accompagnés de Krisiun et Fleshgod Apocalypse. C’était le premier concert de l’année organisé par l’association toulousaine SPM-Prod, et au vu de cette date Sold out, l’année s’annonce très prometteur pour le métal à Toulouse. Retour sur cette soirée de fou où la guerre a fait rage pendant plus de 3h dans un mosh-pit absolument incontrôlable.

Fleshgod Apocalypse

Les italiens de Fleshgod Apocalypse ont débutés les hostilités à 19h30 pétante dans des tenues de soirée à miles lieux du death metal mais compréhensible au vu des sonorités de musique classique qui se dégagent des différents titres. Ils incorporent également une touche métal symphonique, les démarquant des autres groupes de la soirée, grâce à la présence d’un piano plutôt imposant sur le micro stage de La Dynamo. Un expérience plutôt novatrice même si les musiques étaient parfois un peu répétitives.

Krisiun

C’est ensuite au tour du trio fraternel de Krisiun de sortir leur death metal extreme qui a engendré les pogos et autres circles pits les plus violents de la soirée. Sans véritables pauses, on s’est pris en pleine gueule des riffs ultra agressifs et techniques et ce avec la présence d’une seule guitare. Un set efficace mais violent à souhait.

Kataklysm

Place maintenant à la pièce maitresse de la soirée avec les gars de Kataklysm et leur death metal mélodique et bien festif. Les pionniers du genre n’ont pas eu de mal à emporter avec eux les 300 furieux présents ce soir à La Dynamo, et ce grâce à un set explosif de titres homogènement extraits des 5 derniers albums du groupes. Un show aussi puissant, prenant que drôle avec une série d’évènements cocasses qui nous a faillit un arrêt momentané de leur show pour un vidage de vessie suite à une série de bières cul-sec de Stephane Barbe à la demande du chanteur Maurizio Iacono.

Au vu de l’ambiance et de la complicité entre le groupe et les fans toulousains, Maurizio nous a d’ores et déjà annoncé qu’ils repasseront prochainement à Toulouse. On a déjà hate !!

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 135 L USM

Yodelice @ Le Bikini (Toulouse)

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09 Janvier 2014 – Jeudi dernier le Bikini nous a concocté une soirée d’exception avec la venue du showman de talent Yodelice. Les toulousains qui n’avaient pas réussit à gagner de places pour le concert très privé de Yodelice à la Dynamo en septembre dernier se sont rués pour se procurer leur précieux sésame et assister au concert de ce soir. En peu de temps le concert a affiché complet et une nouvelle date a été programmé. On se donne d’ores et déjà rendez-vous le 27 Mars au Bikini pour une nouvelle soirée en compagnie de Maxime Nouchy et de son groupe.

C’est le trio bordelais I Me Mine qui a débuté la soirée devant une salle déjà comble. On retrouve chez les I Me Mine une forte influence pop rock des années 60-70 avec en ligne de mire The Beatles. Le nom du groupe, le trio, les instruments et les looks font évidement références au tout dernier morceau enregistré les 3 et 4 Janvier 1970 par Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr (NDLR: sans John Lennon qui avait déjà quitté le groupe en 1969) nommé justement I Me Mine. Même si le talent était au rendez-vous et que le groupe est musicalement bien en place, il est très difficile de jouer dans un style trop comparable à des groupes de légendes. Le trio n’apporte malheureusement rien de nouveau à ce qui a déjà été fait dans les années 60-70, ce qui nous a laissé un peu sur notre faim.

Après quelques minutes d’attente, le décors très Burtonnien de Yodelice s’est dévoilé petit à petit sur la scène du Bikini. On a encore du attendre un petit moment avant de voir apparaitre dans une atmosphère assez sombre les trois musiciens de la soirée sur le titre Alone. Aidé par un jeu de lumières très précis, encadrant à merveille les morceaux lents et riveurs jusqu’aux titres les plus rock, Yodelice s’est accaparé la scène du Bikini en toute simplicité en emportant avec lui un public de fans plus que conquis. Il nous a interprété les titres déjà cultes de ses albums précédents comme Free et More Than Meets The Eye, mais tout le monde attendait avec impatience de découvrir en live le tout nouvel album intitulé Square Eyes avec en ligne de mire le premier single de l’album: Fade Away.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Agnostic Front @ Saint des Seins (Toulouse)

Agnostic Front

08 Décembre 2013 – Pour son dernier concert de la saison 2013, l’équipe de Noiser nous a fait venir tout droit de New-York City les pionniers du genre NYHC (NDLR: New York Hardcore) pour une soirée qui a fait exploser les degrés en ce temps hivernal. Sueur et pogos garanties dans la petite salle du Saint des seins !!

Ce sont les toulousains de This Life qui ont débutés la soirée dans une salle déjà quasiment comble. Comme lors de leur passage en ouverture de la 2nd journée de l’Xtreme Fest en Aout dernier, les toulousains ont délivrés un set de Punk Hardcore très efficace et très carré mais qui n’a ce coup-ci pas eu l’effet escompté sur un public certainement encore frigorifié, peu alcoolisé et qui est resté plutôt passif.

Après une reformation il y’a seulement 3 mois, les nantais de Tromatized Youth ont pris le relais dans une atmosphère beaucoup plus hardcore et rentre dedans, ce qui n’a pas manqué de débrider un public jusque là très calme. Le chanteur plutôt avide de retourner le Saint des seins ce soir n’a pas manqué par maladresse de tout dégommer sur scène. Les micros en ont eu pour leur grade ce qui a engendré de très nombreux problèmes techniques. Le groupe a outrepassé ces nombreux problèmes pour encore mieux nous tataner la gueule à coup de titres ultra rapides.

Dans une salle chaude et humide, les gars d’Agnostic Front ont ensuite fait leur entré en toute simplicité allant même à la rencontre des fans du premier rang avant de débuter leur set.  Dès les premières notes de The Eliminator, le Saint des seins s’est transformé en pogo géant qui n’a pris fin qu’une fois le set terminé. Même si Agnostic Front est une légende dans le monde du Hardcore International, les membres du groupe sont toujours aussi proche de leur public avec un Vinnie Stigma (NDLR: guitariste du groupe) à la perfection, qui n’a pas arrêté de jouer avec les fans allant même jusqu’à les prendre dans ses bras en plein milieu des morceaux. Un partage comme on rencontre rarement de nos jours.

Niveau musique, ils ont repris en majorité les titres des 2 derniers albums My Life My Way (2011) et Warriors (2007) ainsi qu’un medley des premiers albums dont le très bon Gotta Go. Les gars d’Agnostic Front ont terminés en beauté leur set avec une reprise des Ramones Blitzkrieg Bop.

Encore merci à l’équipe de Noiser pour l’organisation de cette soirée. On se donne maintenant rendez-vous le 28 Janvier prochain pour le concert de Red Fang au Connexion Café à Toulouse.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

Maceo Parker @ Le Bikini (Toulouse)

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03 Décembre 2013 – A 70 ans, le saxophoniste et compositeur de génie, Maceo Parker, fait toujours parler de lui et ce pour le plus grand plaisir des amateurs de funk, de soul et de jazz. Après avoir sillonner les routes du monde entier avec les plus grands, James Brown pendant 25 ans et Prince depuis 2000, on le redécouvre dans sa formation solo ce mardi soir au Bikini de Toulouse. Cette carrière solo nous a déjà satisfait d’une quinzaine de pépites depuis 1970 dont le dernier album sorti courant 2012, Soul Classics, qu’il est venu nous présenter ce soir. Son passage en mars 2011 dans cette même salle du Bikini nous avait déjà laissé de très bons souvenirs avec une qualité musicale prodigieuse et un set avoisinant les 3h.
Quasiment 2 ans plus tard, Maceo nous a comblé avec une soirée du même acabit. Accompagné de musiciens prodigieux (batteur, claviériste, guitariste, bassiste et tromboniste) et de 2 choristes, le saxophoniste de légende nous a délivré un show en toute simplicité de plus de 2h30 avec des reprises tels que Make It Funky ou Pass the peas. Il est également autant à l’aise derrière son micro qu’au Saxo, ce qui nous a permis de découvrir une voix bien roque assez proche des chanteurs qu’il a accompagné durant sa carrière. Après quasiment 50 ans d’activité, Maceo Parker est toujours aussi proche de son public, n’hésitant pas à serrer les mains de jeunes enfants dès son entrée sur scène. Ce partage unique caractérise ces hommes de légendes dont il fait parti intégrante.
C’est ce genre de soirée qui nous permet de nous rappeler qu’il existe toujours sur cette Terre des musiciens talentueux n’ayant pas pris la grosse tête et prenant toujours autant de plaisir à jouer devant leur public.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Anna Calvi @ Le Bikini (Toulouse)

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04 Décembre 2013 – La belle chanteuse et guitariste britannique Anna Calvi était de passage mercredi dernier dans un Bikini très peu peuplé. Cette date s’inscrit dans une toute nouvelle tournée européenne qui fait suite à la sortie de son second album intitulé One Breath. Dès sa sortie en octobre dernier, l’opus a été très bien accueillie par les fans et les spécialités du rock alternatif. On a aimé cet album très électrique avec un harmonieux mélange de guitare et de chant mais malheureusement on n’a pas retrouvé cette dynamique musicale dans le show de ce soir.
Sa magnifique voix et sa prestance scénique nous a cependant emporté dans son univers onirique où la douceur est reine. Les brèves de solos de guitare électrique judicieusement réalisés nous rappel qu’Anna Calvi a plongé très tôt dans la musique rock avec en ligne de mire la référence du genre: Jimi Hendrix. Accompagnée de musiciens à la fois guitariste, claviériste et percussionniste, elle nous a interprété quelque titres de son dernier album dont son dernier single Eliza.
En première partie, on a découvert seul sur scène le chanteur folk de I Have a Tribe. Malgré une voix absolument magnifique, sa tranquillité et sa douceur déconcertante n’a pas réussit à nous garder concentrés sur la musicalité de l’artiste. On s’est perdu en cours de route dans les méandres d’une folk trop molle qui a manqué d’un peu de peps.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

-M- @ Zénith de Toulouse

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05 Novembre 2013 – Le rideau se lève sur une sorte de dandy à la voix presque rauque et Camille Bazbaz nous apparait vêtu d’un costard et la tête coiffée d’un chapeau feutré. Accompagné de son piano, il nous interprète quelques chansons d’amour à texte malgré quelques rimes et jeux de mots plutôt faciles. Puis vient l’attente, pendant une bonne demi heure le public hèle son artiste, s’agite, applaudit, le spectacle est précédé d’une introduction sur les clowns sans frontière, la voix douce de Matthieu Chedid nous renseigne sur les engagements de l’association qui a pour but de faire sourire les enfants à travers le monde. Cause on ne peut plus louable.

Le public semble s’être suffisamment échauffé à en croire les hurlements lorsque que le rideau tombe enfin. C’est au son de Elle que l’on découvre une scène plongée dans le noir avec un seul faisceau lumineux dirigé sur le chanteur qui scintille agréablement grâce à son costume extravagant recouvert de paillettes rouges. Le calme ne règnera pas longtemps, un accord de guitare et c’est parti, M se transforme en zébulon et la foule se soulève. On y est ! Un excellent jeu de lumière très rythmé accompagne les mouvements du trio incendiaire, comme M le dit lui même ” Il faut qu’on enflamme ce lieu, on va apprendre à se connaitre, il y a un potentiel énorme !” et nous voici tous convié au Baptême !

Excellent chauffeur de salle, M et sa troupe sont comme possédés par leur musique, et le public est envouté par l’énergie incroyable qu’ils envoient. Une flopée de mains en l’air forment des petits cœurs qui se découpent sur l’éclairage rouge de la salle durant Onde sensuelle. Danseur indigène, scène transformable, lunettes géantes rétro-éclairées, des enfants qui dansent sur la scène, écran projetant tour à tour des images en accord avec les morceaux joués, guitare volante, le show est à son apogée ! L’expression bête de scène prend ici tout son sens !

Le titre Océan emporte le public et une lumière bleu caresse littéralement la salle noire de monde, et de sa voix suave Matthieu nous fait partir …loin pour mieux nous ramener à lui. Une tranchée se dessine alors à travers la foule et on voit s’avancer une mini-scène, comme un îlot perdue au milieu de la mer. Le chanteur empoigne sa guitare et interprète avec fièvre son célèbre titre Qui de nous deux issu de son 3ème album. Profitant de cette proximité peu ordinaire avec son public, l’artiste invite Camille Bazbaz à le rejoindre pour une petit improvisation. Avant de rejoindre la grande scène, il nous “salue” sur la bonne étoile alors que de petites lumières naissent aux quatre coins de la salle. C’est à ce moment là qu’il nous offre une présentation en bonne et due forme de ses musiciens qui interprètent des extraits de morceaux très connus tels que Black or white de M.Jackson ou bien Jump around de Cypress Hill. 

En plus d’être un artiste hors pair, M est aussi profondément humain et il nous le prouve encore une fois en offrant un hommage à sa grand mère Andrée Chedid, sur le titre  Je dis aime, il nous fait même le plaisir d’une performance d’accords joués avec ses dents ! Maintenant que le public est conquis il est temps de jouer un peu, et c’est sur le titre entrainant Mama sam qu’il nous propose une petit chorégraphie ou il faut, je cite ” Lever son cul“. Tour à tour sur scène, dans la foule, porté par les bras de son public, perché sur une paire de lunettes géantes qui surplombent la scène, il occupe tout l’espace! Il nous offre un show psychédélique, rock et bien sûr c’est l’amour qui l’emporte avec le dernier morceaux Baia dédicacé à sa mère Marianne Chedid sur lequel les voix de ses fans se mêlent à la sienne. Il n’y a aucun doute, M ne fait pas monter la pression, il fait monter le plaisir !

En guise de rappel et d’au revoir après plus de 2 heures de show, le trio remonte sur scène pour partager un dernier moment avec nous, au son de Mojo (le titre phare du dernier album joliment nommé îl) une chorégraphie ou chacun semble laisser son corps s’exprimer. Un pur moment de bonheur.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 24-70 L USM, 70-200 L USM

Kéziah Jones @ Le Bikini (Toulouse)

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02 Décembre 2013 – Il fait deux degrés dehors et devant le Bikini patientent un peu plus de 1000 personnes.  Quand la salle ouvre ses portes, on découvre une ambiance tamisée, presque feutrée. Sur scène, un bluesman un brin mélancolique annonce la couleur, Archie Sylvester accompagnée de sa guitare, fait gentiment patienter le public.

Une fois la première partie terminée, le public retient son souffle en regardant l’artiste de la soirée prendre ses marques. Ses longues mains commencent à courir sur sa guitare, un son groovy s’empare de la salle. C’est parti ! Chapeau sur le côté, t-shirt et jean, Keziah Jones dans toute sa simplicité nous embarque chez lui, dans son univers, dans sa famille avec son fameux blufunk. Regards complices avec son bassiste et son batteur, ce formidable trio nous régale à coup de mélange  rock, soul, blues, funk  et afro-beat ! Malgré un incident technique survenu lors du 3ème morceau, l’artiste garde le sourire et envoi une énergie positive.

Une voix qui court sur toute la gamme, à l’aise dans les graves comme dans les aigues. Keziah nous interprète alors son titre Nollywood inspiré des petites productions de films africains, une chanson plutôt drôle et enjouée sur laquelle le public l’accompagne. Il nous gratifie de quelques commentaires dans un Franglais plus que sympathique et les morceaux s’enchainent au rythme de son déhanché qui lui vaudra quelques miaulements de la part de son public féminin plutôt extravertie.

Sur le titre Memory, extrait de son dernier album Captain Rugged, il tombe enfin les lunettes de soleil, s’assoit sur un tabouret et se rapproche de son public. Il est tellement là, tellement présent et souriant qu’il nous ferait presque croire qu’il est tranquillement assis dans son salon et que nous sommes ses amis. Il envoute alors littéralement la salle avec la chanson Femiliarise avant d’enchainer sur une partie de vocalises accompagnées d’un roulement de tambour. La pression monte, le chanteur arpente la scène tel un lion en cage, puis il saisit sa guitare, la pose à l’horizontale et se met à jouer dessus comme sur un djembé. Un assistant lui jette une cape rouge, il exécute quelque pas de danse avant de nous lancer sa célèbre réplique Pass the join. Ça saute et ça hurle dans le public, l’artiste est déchainé et ça fait plaisir à voir après presque deux heures de show.

Une fois le concert finit, Keziah se prête volontiers au jeu des autographes et réjouit ses fans. On en retient, un artiste généreux, charismatique et entrainant, vous en voulez encore n’est-ce pas?

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

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