Category: France

Coulisses – Cirque du Soleil Quidam @ Zénith de Toulouse

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05 Mars 2014 – Les coulisses du fameux Cirque du Soleil ont ouvert leurs portes à quelques médias cette après-midi à Toulouse. Thorium Magazine a eu la chance d’être invité à cet évènement.

On découvre un Zénith de Toulouse investi par une organisation titanesque ! Des petites mains s’affairent dans tous les coins et recoins de la salle. On circule entre les énormes malles contenant le matériel, au milieu des perruques, des costumes, des acrobates en action et au son délicat d’un saxophoniste en pleine répétition. En traversant les loges on peut entendre ronronner les machines à laver sous le regard avisé de Gladys, la costumière qui  annonce fièrement : «  Nous avons ici 2500 pièces de costumes ».

Il règne une ambiance familiale encadrée par Luc Ouellette, directeur artistique sur ce nouveau spectacle nommé Quidam, qui déclare que cette œuvre est théâtrale, dramatique et touchante dans le but d’être proche des gens. On est impatient de voir le rideau se lever ce soir à l’occasion de cette première date française.

Auteur et Photographe : Ottavia Marangoni

Les Curiosités du Bikini Vol.18 @ Toulouse

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Jeudi 27 février –  Le Common Diamond, Natas Loves You et Jabberwocky, quelle belle programmation que celle de la soirée Curiosités du Bikini, la 18ème du nom.

La soirée commence avec Le Common Diamond, duo toulousain composé de Floran Remy et Thomas Juvé. On plane sur une space pop électro profonde et vibrante inspirée des MGMT. Ces gars là imposent leur style, balancent des good vibes avec des titres tels que Go Out For A Walk avant de terminer avec le très bon Go Faster. La soirée ne fait que commencer.

Les très cosmopolites Natas Loves You (Alain au chant, Virgile à la basse et au chant, Pierre-Hadrien au clavier et au chant, Joachim à la guitare et Joonas à la batterie) rejoignent la scène et nous transportent dans leur galaxie pop turbulente et rêveuse qui rappelle celle de Metronomy ou de Is tropical. Et là aussi on plane, surtout sur le très aérien Go or Linger.

Dernière partie de soirée, place à Jabberwocky, grand méchant monstre emprunté à la mythologie de Lewis Carrol par Simon, Camille et Manu. Beats cardiaques et clavier organique les gars nous claquent une électro pop pure et addictive. Se faisant attendre juste ce qu’il faut, le très titre Photomaton résonne au sein du Bikini. C’est ce morceau qui les a propulsés, vendu à 50 000 exemplaires après avoir illustré le spot publicitaire Peugeot.

Le Bikini a prouvé une fois de plus qu’il peut nous offrir, avec ses fameux jeudis Curiosités, des découvertes irrésistibles. Rappelons que l’entrée ne coûte que 5€ et qu’elle est gratuite pour les adhérents. La 19ème édition aura lieu le 29 mars avec : Duke Dumont, Eton Messy, Boussole (La Petite Grande – Mangabey – François 1er) et Nu Circle (Lörny & Yobject).

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM, 50mm

 

Sepultura @ Le Bikini (Toulouse)

Sepultura

25 Février 2014 – Mardi dernier au Bikini, l’ambiance était métalleuse! Cette soirée spéciale organisée par SPM prod et avec pour tête d’affiche, Sepultura a réunie plus de 800 férus de métal en tout genre.

Flotsam and Jetsam

Du bon vieux thrash metal, les membres du groupe sont hyper looké, tête de mort et veste de cuir au programme, on écoute avec enthousiasme ce groupe qui fréquence la scène depuis près de 30 ans. Il règne une ambiance rock métal, macabre et crasseuse comme on l’aime. Du salut au poing levé au classique signe de métal de la main, on s’éclate au son de morceaux un rien oldschool tel que I live you die ou encore Dreams of death.

Legion of the damned

Ce jeune groupe de thrash métal Hollandais (NDLR : moins de dix ans d’existence et pourtant déjà 7 albums à leur actif) débarque sur la scène du Bikini et balance la sauce sans se faire attendre. Telle une armée de chevelus Richard Ebisch (guitare), Maurice Swinkels (chant) et Harold Gielen (Basse) se déchaînent en 1ere ligne tandis que le batteur Erik Fleuren assure en fond. Violent, énergique et efficace, ils saisissent la foule d’emblée au son de morceaux de qualité tels que Son of the Jackal et Ravenous Abominations. Le public balance la tête à s’en tordre le cou, ça pogote à mort et on adore ça ! Pray and Suffer, excellent extrait du dernier album saisit la foule. On apprécie le côté envoutant et black métal de Doom Priest. Le show complet est un mélange de riffs incisifs et percutants.

Sepultura

Le groupe phare de cette soirée métal et très attendu. C’est Kisser qui investit la scène en 1er et salue chaleureusement le public. L’éclaire rouge vif et bleu souligne parfaitement l’entrée de Derrick Green, Paulo Jr ainsi que Eloy Casagrande. Une montée sur scène presque cérémonieuse sur Trauma of war extrait du dernier album The mediator between head and hands must be heart. La pression monte et on apprécie directement la puissance de Derrick qui interprète Propaganda, un des titres phare de l’album à succès Chaos AD.

Le chanteur, bien que charismatique n’efface en rien l’excellence de la dernière recrue, le très jeune mais plus que convaincant Eloy Casagrande. A seulement 22 ans il bat la mesure de manière si énergique tout au long du show qu’il semble inépuisable. Les pogos des fans impatiens de se défouler commencent dès le troisième morceau. La salle déborde de poings en l’air, de chevelures épaisses et tournoyantes et de vapeurs de bière. Le public chaud bouillant réclame des titres et s’époumone sur chaque morceau.

La plupart des chansons sont interprétés comme des combats, la gestuelle de Derrick nous soulève, chacun de ses regards vers le public semblent clamer haut et fort que Sepultura perdure quoiqu’on en dise. Le nouvel album est à l’honneur, on en prend plein les oreilles au son de Manipulation of tragedy, très bon riffs, redondants et puissants.

Kisser, toujours proche de son public, sourit et grimace à tout va et régale ses fans du rituel jeté de médiators. On remarque l’efficacité de Paulo Jr bien qu’un brin en retrait du duo entrainant que forment Derrick Andreas et Eloy. Même si le tout serait encore plus féroce avec une 2nd guitare, on apprécie.

En septembre dernier l’album Chaos AD fêtait ses 20 ans, une réussite qui traverse les époques et les changements avec succès à en croire l’agitation et les mains levés provoqués par l’interprétation de The hunt. On est à fond dedans.

Le temps d’un hommage avec la reprise de Da lama ao caos de Chico science, c’est Kisser qui prend le rôle du chanteur. Entièrement interprété en portugais, ce morceau et ce texte engagé montrent que Sepultura est toujours capable de nous surprendre. Au milieu d’une vague de pogo déchainée, Derrick demande : « How many oldschool fans tonight? » et c’est une foule hurlante qui lui répond sur les premiers accords de Refuse/Resist. Les regards complices entre les membres du groupe témoignent de l’intégration complète du jeune batteur qui semble prendre un pied d’enfer. On est séduit par l’alchimie et l’énergie étrange que nous envoient ces excellents musiciens.

Après un rappel digne de ce nom et un très bon passage instrumental, le show se clôture sur Roots. Satisfaits, on en reprendrait bien une dose !

La prochaine soirée organisée par SPM Prod c’est demain (mardi 4 mars) et c’est 100% français avec Benighted et Loudblast. On vous y attend.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Australian Pink Floyd Show @ Zénith de Toulouse

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10 Février 2014 – Mardi dernier, les Australian Pink Floyd Show nous ont fait revivre les morceaux des légendaires Pink Floyd. Une interprétation très fidèle de ce qu’il se faisait de mieux en termes de Rock dans les années 80. C’est dans une composition intégralement assise et devant plus de 4000 personnes que le tribute band numéro 1 du plus grand groupe de rock progressif de tous les temps a délivré un show de quasiment 2h.

Le concert a commencé sur l’enchainement des titres Shine on You Crazy Diamond, Welcome to the Machine et What do You Want From Me. On retrouve dans ces différents morceaux de nombreux passages instrumentaux, des solos réalisés à la perfection ainsi que la voix du chanteur, Alex McNamara, assez proche de celle de son idole David Gilmour. De nombreuses voix off permettent également de réentendre les discours des idoles de toute une génération. On a ensuite eu le droit à un moment assez planant avec 5 minutes de vocalises grâce aux 3 choristes du groupe. On s’est alors senti emporté dans une autre dimension, assurément la dimension psychédélique si bien connu de Pink Floyd.

Le groupe essaye de recréer la même apparence visuelle, le même son et le même ressentit que leurs ainés londoniens. Cette ressemblance visuelle en termes de show va même jusqu’à l’incorporation de la marionnette géante du professeur tyrannique utilisé par les Pink Floyd devant le mur de Berlin lors du concert historique de The Wall en 1990. Ce passage de Another Brick in the Wall Part 2 a été assurément la pièce maitresse de la soirée et a fait vibrer tout notre corps avec en prime un visuel mimant l’arrivée d’un hélicoptère en début de ce morceau.

Ce titre phare du groupe a clos la première partie de la soirée après seulement 55 minutes de concert. On a dû attendre 20 minutes avant de se replonger dans l’esprit  des Pink Floyd. Un peu déroutant.

La seconde partie du concert a débuté sur Pigs (Three Different Ones), extrait de l’album Animals. S’est ensuite succédé de nombreux morceaux de l’album The Wall comme Comfortably Numb qui a clos cette seconde partie de soirée. Les deux autres moments forts de ce concert  a été sans aucun doute la reprise fabuleuse de Hey You ainsi que le titre très posé Wish You Were Here.

Un show au final quasi parfait, qui a fait regretter aux plus jeunes d’entre nous d’être née à la mauvaise époque. On regrettera simplement l’absence du titre Money dans la set list.

Auteur et photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Au Revoir Simone @ Le Connexion Live (Toulouse)

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Lundi 24 février – Le trio féminin new yorkais Au Revoir Simone occupait la scène du Connexion Live de Toulouse, pour la dernière date française de la tournée. Une musique qualifiée de pop rock ingénue, qui définit bien leur univers construit autour du clavier et de la voix.

Cette soirée acidulée a démarré avec les douces notes du duo fraternel Alone With Everybody. Les toulousains au timbre anglais interprètent leurs mélodies mélancoliques et assurent ainsi la première partie.

Au Revoir Simone entre en scène. Le groupe au nom si frenchy (tiré d’une réplique burtonnienne) offre aujourd’hui Move in Spectrums le quatrième opus d’une carrière de 10 ans. Erika Forster, Annie Hart et Heather D’Angelo débutent leur live avec More Than, première chanson de l’album. 3 franges, 3 voix, 3 synthés vintages, une boîte à rythme et une basse qui attend sagement à l’arrière. Leur sensibilité et leur naturel se libèrent dans une atmosphère aérienne. Le déhanché et le sourire d’Annie Hart  attirent tous les regards. Les comptines girly s’enchainent, les synthés et les micros s’échangent et le concert se déroule dans une électro-pop planante et rêveuse. Mais Somebody Who reste la seule impulsion musicale de cette soirée à mon sens. Car je dois bien l’avouer, je me suis un peu ennuyée de ces demoiselles, j’attendais un peu plus d’espièglerie de la part des belles américaines. Un album que je prends plaisir à réécouter à la maison, aux sonorités suaves, un peu gâchées sans doute par l’acoustique assez mauvaise de ce soir là.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 135 L USM

Turisas @ Connexion Live (Toulouse)

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14 Février 2014 – Quoi de mieux qu’un concert de Métal entre potes ou en amoureux un jour de Saint de Valentin ? L’organisateur de la soirée, l’association toulousaine SPM-Prod, a tenté ce coup plutôt gagnant avec un peu plus de 300 personnes présentes ce vendredi dernier au Connexion Live. Pour l’occasion on a eu le droit à une soirée plutôt éclectique niveau métal avec le Death Metal mélodique de Starkill en première partie suivie du Folk Métal de Turisas. Cette soirée toulousaine s’inscrit dans une mini tournée de 5 dates en France.

Le groupe Starkill, habitué de la scène toulousaine avec un passage il y’a 3 mois en première partie d’Amorphis, a rapidement fait bouger un public qui avait fait en partie le déplacement pour les voir. Avec un set incorporant des sonorités de métal très différentes, comme le thrash ou le power, le groupe a réussit à toucher chacun d’entre nous avec une musique extreme mais novatrice.

S’en est suivit les tant attendu Turisas qui ont fait leur entrée à tour de rôle sur scène dans une atmosphère très rouge sanglante. Dès l’arrivée du chanteur, Mathias Nygård, une hystérie générale a emporté le public. Dans cette petite salle du Connexion Live, Turisas n’a pas lésiné sur les moyens techniques avec un décor à l’image du groupe ainsi que 3 machines a fumée colorée en devant de scène, ce qui a rajouté un côté spectaculaire au show (un peu moins pour ceux qui avaient la tête collé sur ces appareils).

Après cette introduction prenante, le show a pu débuter par Ten More Miles extrait de leur 4ème album Turisas2013. Le groupe a incorporé dans leur set list un grand nombre de titres de ce dernier opus qui n’a malheureusement pas connu autant de succès que les précédents. Le public n’a eu que peu égard pour cette set list peu homogène entre les différents albums puisque les pogos, slams ou autres danses folks n’ont pas cessés durant 1h15. Après un rappel démarré sur Stand Up and Fight, extrait du 3ème album du même nom, on a eu le droit à la très attendu reprise de Boney M., Rasputin, pour clore la soirée en beauté et en Disco. Ca a été 5 minutes du pure délire dans le mosh pit.

Merci encore une fois à SPM Prod pour l’organisation de ce concert. Rendez-vous maintenant le 25 Février pour l’une des affiches de l’année: Sepultura au Bikini.

Auteur & photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

Woodkid @ Le Zénith de Toulouse

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13 Février 2014 – Après un passage fort remarqué l’année dernière aux Weekend des Curiosités à Toulouse, le phénomène Woodkid revenait jeudi dernier dans la ville rose pour nous enivrer de sa voix grave et de ses rythmiques dévastatrices. Pour l’occasion son orchestre s’est agrandit pour accueillir un sextet de cuivres qui donne encore plus de profondeur à sa musique.

En première partie, nous avons pu découvrir et apprécier le groupe Claire venue tout droit d’Allemagne pour une série de 2 dates en France. Les 5 allemands nous ont présentés un set électro pop dans la même lignée que Woodkid avec une forte composante de synthétiseurs qui se marie à la perfection avec la douce voix de la charmante chanteuse Josie-Claire Bürkle. Une bonne découverte qui a ouvert pour le mieux le concert tant attendu de Woodkid.

C’est maintenant au tour du set de Woodkid, qui s’est ouvert par l’intro tonitruante de Baltimore’s Fireflies aux cuivres, habillés pour l’occasion de capuchons noirs. Sur fond d’écran géant où sont projetés des images aux textures incroyables, ayant fait la réputation de l’artiste à l’internationale, Yoann Lemoine se découpe en ombre chinoise. Vêtu de son éternel look décontracté basket, jogging, casquette et à l’allure modeste mais au sourire satisfait, Woodkid joue les chefs d’orchestre et d’un geste solennel il « salue » la foule du Zenith complètement bondé qui lui offre une marée de mains en l’air en signe de retour.

Les lumières projettent des formes géométriques sur le public avant de s’évanouir au plafond. Le public est hystérique lorsque le chanteur annonce qu’il jouera ce soir l’intégralité de son album : «  Et si vous êtes sages, un ou deux nouveaux morceaux ! ». A cette occasion il a été généreux avec ses fans toulousains et nous a fait découvrir 3 nouveaux titres. Le premier, Go, dans un style très calme suivant la longue lignée de son premier album The Golden Age. Les 2 suivants, Technology et Volcano, ont mis littéralement le feu au Zénith avec des rythmiques ravageuses.

Woodkid a su imposer un style assez novateur alliant électro et folk, le tout embellit grâce à la douceur de l’orchestre qui s’allie à merveille à la puissance du son électro, le tout relevé de sa voix grave. On en prend plein les oreilles et plein les yeux.

L’heure du rappel a sonné avec un Run Boy Run repris en chœur par l’intégralité du public toulousain. Ne voulant pas que cette soirée se termine, le public a repris à capela le refrain de la musique en espérant pouvoir faire repartir les musiciens. Yoann et son orchestre ont semblé très touchés par ce cri du cœur des fans toulousains et se sont empressés de reprendre pour 1 minute supplémentaire le titre Run Boy Run.

Le show s’est terminé sur le dernier titre de l’album, The Other Side,histoire d’apaiser les esprits.

Auteurs : Ottavia Marangoni et Antony Chardon

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Grand Corps Malade @ Le Bikini (Toulouse)

16 février 2014Le Bikini de Ramonville accueillait ce dimanche le célèbre slameur Grand Corps Malade. Initialement annoncé à 18h30, ce n’est finalement qu’à 19h20 que la première partie fit son entrée sur scène.

Une première partie assurée par Charles Pasi, un jeune bluesman harmoniciste qui a su faire monter l’ambiance dès les 1ères secondes de son entré avec un solo à l’harmonica digne des plus grands. Et c’est accompagné de son guitariste qu’il nous a livré 30 mn de show en interprétant des titres de son répertoire ainsi qu’une reprise de Bob Dylan. Doté d’une belle énergie et accompagné d’une petite touche d’humour, il ne lui en fallait finalement pas plus pour se mettre le public Toulousain dans la poche.

Il est 20h quand Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade fait son apparition. Il entre en scène tout simplement, inutile d’en faire des tonnes quand on a les mots. C’est entouré de 3 musiciens qui alternent à eux seuls batterie, guitare sèche, guitare électrique, accordéon, piano et chant, que pendant près d’1h45 il va enchainer les titres, les plus drôles comme les plus émouvants, de Roméo kif Juliette à Comme une évidence en passant par Funambule. Sur la musique Je veux juste te manquer on a pu assister à un très beau duo avec Leslie sa pianiste ainsi que sur J’ai mis des mots qui a vu le retour de Charles Pasi à l’harmonic,a ce qui a eu le don de faire grimper la température encore d’un cran.

Et la température n’a pas encore finie de monter, quand arrive la chanson Course contre la honte, titre qu’il interprète en duo avec Richard Bohringer sur son dernier album. Personne ne se doute à ce moment là que le célèbre acteur est en coulisse et s’apprête à le rejoindre sur scène. A l’annonce de son nom c’est la folie et le Bikini est envahi par une vague d’émotion. Un très beau moment entre deux grands artistes.

Il est 21h30, le concert touche à sa fin et le public a bien évidemment droit à un rappel. Comment un concert de Grand Corps Malade peut il s’achever sans Les voyages en train ? C’est donc accompagné à l’accordéon qu’il entonne ce qui fut à l’heure d’aujourd’hui son plus gros succès. S’en suivra Ma tête, mon cœur, pour finir dans une ambiance de feu sur Inch allah.

21h45, toute la troupe salue une dernière fois le public, un public conquis, un public heureux qui ne pense plus du tout à l’heure de retard à attendre dans le froid, tellement il en ressort le cœur chaud.

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Crédit photo : Grand Corps Malade

Auteur : Gallenstein Elodie

 

 

 

Deportivo @ La Dynamo (Toulouse)

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12 Février 2014 – C’est dans une ambiance intimiste et paré d’un domino en guise de collier que le chanteur de Deportivo, Jérôme, s’avance au bord de la petite scène de la Dynamo. Le noyau du public bouillonne d’impatience et on sent monter l’envie de jumper, crier et slamer de tous ces jeunes venus acclamer le groupe. Après avoir ouvert les festivités sur le titre phare du dernier album Domino, c’est au son d‘Intrépide que la foule se déchaîne. C’est le début d’un show vraiment rock. Cinq musiciens, et autant de styles différents, se partagent la scène à merveille.

Pendant un bref intermède on entend monter quelques mots dans le public «  Plus de basse ! » ce à quoi Jérôme répond «  Plus de vous ! » juste avant de se lancer corps et âme dans un bain de foule. L’ambiance est délirante. Ça sent la sueur et la bière, les slams s’enchaînent, le guitariste nous régale de son jeu de jambe swinguant, le chanteur donne de sa personne et se plie littéralement en deux sur la scène, très expressif, il semble se tordre de douleur sous les coups de ses paroles parfois cinglantes. Le public paraît jeune mais les fans sont fidèles et ils le prouvent sur 1000 moi-même, un titre issu de l’album Parmi eux, sorti il y a presque 10 ans. La foule chante à tue-tête et déborde joyeusement sur la scène.

Dès les première notes de I might be late, la scène est prise d’assaut par une marée de filles qui, bras dessous bras dessous, se mêlent aux musiciens. C’est une sensation de partage qui s’installe alors dans la salle. Les morceaux se suivent et la setlist est incroyablement satisfaisante. Au travers des tests micro Jérôme nous montre sa maîtrise de la chanson française classique en fredonnant des morceaux de Brel, Souchon ou encore Julien Clerc (si, si, si). L’ambiance atteint son paroxysme au son de Paratonnerre, riffs de guitare et de basse puissants, jeu de lumière stroboscopique et le chanteur tombé au sol, entremêlé dans les fils du micro ne cesse de s’époumoner.

C’est lentement que s’installe le moment « émotion » avec l’interprétation du morceau très sensible Le pistolet à eau. Lumières tamisées, mains en l’air et reprise des paroles par le public assagit, on tire vers la fin mais on est plus que ravie de ce show plutôt fou. Un dernier tour de salle porté par les bras du public, pour le batteur Julien, micro et kazoo à la main, quelques acrobaties et c’est déjà l’heure du dernier morceau.

Un concert qui restera gravé dans les mémoires du public présent ce soir à La Dynamo, qui nous a également permis de découvrir le groupe toulousain Bellegarde qui a officié dans un rock aux textes français.

Merci à Jerkov Musique pour l’organisation de ce concert.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Les iNOUïS du Printemps de Bourges @ Le Metronum (Toulouse)

Budapest

Vendredi 07 février – Ce vendredi au Metronum (nouvelle salle de concert toulousaine) se déroulait la 1ère partie des auditions régionales des Inouïs. 8 groupes locaux ont été sélectionnés par un jury de professionnels de la musique, et continue la compétition pour rejoindre le niveau national avec pour destination : la scène du Printemps de Bourges. Un excellent tremplin pour cette jeune scène musicale.

On commence la soirée en douceur avec la pop douce du duo fraternel Alone With Everybody, qui, ces dernières années, a forgé ses accords et son timbre anglais sur les premières parties de Pete Doherty, Lilly Wood & The Prick ou encore Peter Von Poeh.

On enchaine avec Ruby Cube. Ces 5 garçons, distingués par les InrokLab, proposent un rock électro inspiré du math-rock et de la new wave et dégage une énergie furieuse. On sent dans la salle un bon nombre de séduits.

Place désormais à Budapest qui défend sa place dans la catégorie rock même si leur musique semble échapper aux classifications. Ces 5 musiciens nous transportent pour un voyage musical planant, équilibré avec justesse sur différentes cultures musicales.

On termine avec la touche indie-pop captivante de Kid Wise. Cette néo-pop entrainée par des cordes et des cuivres électrise la toile avec déjà plus de 190 000 vues pour le très beau clip Hope. Augustin Charnet et ses musiciens sont donc de sacrés concurrents !

Le lendemain, 4 autres candidats (Strange Enquête, Tchad Unpoe, Ezza et Bounce) se sont relayés sur la scène du Metronum pour ainsi espérer décrocher une place pour le Printemps de Bourges. Rendez-vous maintenant début mars pour connaitre les lauréats.

Auteur: Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM

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