Category: France

Trollfest @ Connexion Live (Toulouse)

Trollfest

23 Avril 2014 – C’est une soirée haute en couleurs pour la venue de Trollfest, précédé sur scène par les délirants guerriers de Finsterforst.

Finsterforst

Ces Allemands férus de folk métal ont investi la scène tels les rescapés d’un naufrage, pantalon déchirés, pieds nus et couverts de boue. On attaque fort grâce à une formation dynamique double guitare, basse et batterie. Le tout parfaitement relevé par la présence d’un accordéoniste aux allures de pirates. Cheveux crasseux et voix qui grogne à merveille, on trempe dans un univers festif, comme à bord d’un bateau ivre, la foule pogote et l’ambiance est au rendez-vous. Le public est plus que réceptif, quelques vrais connaisseurs au premier rang entonnent les paroles et font le plaisir du chanteur qui leur cède brièvement le micro.

Le jeu de scène est excellent, le batteur grimace et provoque le public, les intro de morceaux sont accompagnés de mises en scènes. Le ralliement au poing levé fonctionne à merveille et on se surprend à fredonner quelques notes toutes simples mais énergiques. On notera tout de même une légère faiblesse au niveau de la voix, trop étouffée par les instruments.

Trollfest

Après un court entracte, une farandole de docteurs fous déferle sur la scène. Venus de Norvège, ces illuminés du folk métal, propagent leur folie et leur bonne humeur depuis plus de 10 ans. Sept musiciens sur scène, un guitariste addict du slam, un percussionniste fou, un chanteur avec la même bedaine et  fringue que le chanteur français Carlos (auteur du tube Papayou), il n’en fallait pas plus pour allumer la mèche et faire péter le connexion ! Une clameur monte du public et on commence à distinguer clairement que la foule s’écrie : Papayou ! Papayou !  Running gag de la soirée, le chanteur aura droit à une petite explication, et s’écrira en retour : Mamayou mamayou !

Au delà du délire visuel, les musiciens assurent, le solo de batterie/percu est très bon, la voix ne faillit pas, l’énergie est bien présente et la cohésion avec le public est au top. Armé de sa machine à bière, le chanteur abreuve les fans du premier rang avant de lancer un magnifique Circle pit, le paquito se retrouve lui aussi à l’honneur. On se défoule et on rit aux jeux de mots du chanteur tels que : common’ people you’ve got nothing Toulouse !

Étrangement la reprise de Toxic de Britney Spears séduit le public et nous fait réaliser que nous connaissons tous les paroles de cette chanson. Après plusieurs morceaux, l’équipe s’esquive le temps de revêtir de nouveaux « costumes », et bienvenues aux dinosaures, empereur Romains Dionysos et autres vikings. Le tout pour nous avouer que le groupe est en fait passionné d‘Astérix et autres histoires Gauloises !

Afin de nous offrir un final digne de ce nom, les membres de Finsterforst rejoignent le groupe et c’est le gros bordel sur scène ! Une chenille se forme à l’intérieur du public et se fraye un passage jusqu’à la scène où se termine ce concert pour le moins folklorique !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Alborosie @ Le Bikini (Toulouse)

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23 avril – Grosse soirée reggae ce soir là : Alborosie, The Banyans et Maranto étaient de passage au bikini.

The Banyans ont fièrement assuré la première partie. Originaires du sud-ouest, ils jouaient à domicile. Dans un style très roots et mélodieux, bâti par de profondes basses, ils ont posé les bases de la soirée. Le groupe est composé de six musiciens jouant en parfaite symbiose, y compris le chanteur à la guitare, dont la voix se pose très bien sur le son produit. Après une quarantaine de minutes, Maranto a apporté sa voix au groupe, ce qui a donné une nouvelle dimension à la prestation des Banyans.

La salle s’est progressivement remplie durant la première partie jusqu’à être pleine pour le tant attendu Alborosie. Pour réchauffer la salle, ses musiciens ont commencé par jouer un medley de ses plus gros titres. Une fois le public à point, Alborosie a accouru sur scène tout en posant sa voix puissante sur le son de Still Blazing. Sautant dans tout les sens en faisant tournoyer ses dreads, il a été largement à la hauteur de sa renommée. Très énergique il a captivé le public grâce à son jeu de scène. Mimant un fusil avec une de ses dreads, il tire dans les airs sur Police in Helicopter. Il nous a également bluffé en jouant les chanteurs d’opéra italien sur International Drama. Pendant environ 2 heures, il a enchainé ses plus gros titres comme Kingston Town, I Rusalem, No Cocain, Real Story ou Kingdom of Zion. Ses musiciens ont fait plaisir à voir et à entendre pour leur motivation ainsi que leur reggae pointu et puissant. Sur la fin d’un morceau, le batteur déchainé termine son solo en arrêtant sa cymbale avec ses dents… A plusieurs reprises Alborosie lâche son micro, d’abord au choriste du groupe qui nous pose un gros flow raggamuffin, ensuite au pianiste qui part en beatbox puis à Maranto venu faire un passage sur sa scène. Après un long rappel, le concert s’est clôturé sous les applaudissements du public qui en redemandait.

Auteur : Philippe Jestin

Photographe : David Torres

Kataklysm @ Club Soda (Montreal)

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4 avril 2014 – Qui a dit que le metal de chez nous était violent ? Vrai ! Après une tourne européenne plus tout cette année, dont un passage par Toulouse (oui oui nous y étions aussi!), Kataklysm et son Death Metal mélodique revenaient a Montréal le temps d’une soirée de moshing et déchéance de décibels. Ça aura pas pris 5 minutes pour voir les premiers crowd-surfeurs, wall of death et tout la panoplie du joyeux metalleux festif. On a déjà hâte a la prochaine fois !

Auteur & Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Kataklysm

Hollysiz @ Le Connexion Café (Toulouse)

DSC_184517 Avril 2014 – C’est un Connexion noir de monde qui reçoit ce soir Cécile Cassel, fille de l’acteur Jean-Pierre Cassel !!! Non, ce n’est pas du cinéma, la jeune et talentueuse actrice a plusieurs cordes à son arc. En plus de jouer la comédie sur grand écran, la demoiselle chante, et vient donc nous présenter à Toulouse son 1er album My Name Is, sortie le 30 septembre dernier. Le Connexion annonce la couleur, en plus d’arborer le Rouge et Blanc de Hollysiz sur l’affiche, un écriteau indique “Concert complet”.

C’est un jeune compositeur/interprète qui ouvre le bal, pour ambiancer la salle. Il s’appelle Gael Faure, certains se poseront la question, “Mais il me semble le connaître ?”. Effectivement, il a participé a l’émission La Nouvelle Star (saison 4 en 2006) sur M6, et atteignait les 1/2 finale. Il prend donc place avec sa guitare sèche devant son micro accompagné de son acolyte Vincent Brulin, lui aussi a la guitare, mais électrique, pour nous proposer 6 morceaux de son répertoire très folk, et une reprise revisité du groupe LCD Soundsystem. Un doux mélange d’accord simple, de mélodie légère et bien construite, et une magnifique voix avec un timbre et un grain tout particulier. Sans nul doute que l’on reverra Gael sur d’autres scènes Toulousaines prochainement, mais pas seulement en 1ère partie.

C’est a 21h45 qu’une belle blonde platine avec son petit short rouge, descend les escaliers menant des loges, pour rejoindre ses 4 musiciens. Un show qui démarre avec une intensité et une tonalité très rock, une agréable surprise. Avec les titres Sponge Friends et OK, le ton est donné. Une ligne de basse qui groove, une guitare sortie d’un bon vieux groupe de rock, et un synthé très année 80, soutenue par une batterie en guise de métronome. Voici la recette de cette artiste pour envouter son public, en saupoudrant de sa voix, tantôt sensuelle, tantôt saturée. La demi-sœur de Vincent Cassel communique avec son public en expliquant son long périple en camion pour venir de Paris et rejoindre Toulouse. “Ces 8H30 de trajet on été éprouvant, mais comment ne pas venir jouer dans la ville rose, ville de Claude Nougaro”, nous dit-elle en rajoutant, “C’est grâce a cet immense artiste que mes parents mon prénommé Cécile, alors merci a toi Claude.” Très touchée d’être ici, applaudis a l’unisson, elle attaque Come Back To Me, pour le plus grand plaisir de tous. Elle sait prendre l’espace sur scène en dansant, sautant, et chantant. Très vite elle contamine tout le Connexion Café. La basse toujours très présente, et un clavier très Pop, nous confirme cet direction funky et disco de l’album, surélevé par une guitare pêchue et rock’n’roll (mention spéciale a son guitariste).
Le concert redescend un peu en intensité dû à certains morceaux très calmes et posés (un peu trop a mon gout), mais elle a le talent pour relancer la machine et à nouveaux embraser le Connexion. Un public conquit, tant par sa musique que par son charme, et son energie. L’ambiance redevient survolté comme sur les titres Tricky Game et Hangover, sans oublié d’excellent cover de The Cure ou Bronski Beat, avec In Between Days et Smalltown Boy, qui nous fait replonger dans notre adolescence (enfin pour ceux qui était né jadis).
Au bout d’1H30 de live, le groupe quitte la scène pour le fameux rappel. Hollysiz revient, cette fois derrière le clavier pour un morceau doux et intimiste du nom de A Shot. Pour finir, Cécile Cassel quitte la scène, mais pas les 4 musiciens, et c’est avec joie et stupéfaction qu’elle réapparait au milieu de la salle, debout sur un table basse, pour chanter une dernière fois son titre phare de son album, Come Back To Me, et faire participer de plus près son public. Elle fait s’accroupir toute l’assemblée pour passer au milieu de tous en les faisant chanter. Puis elle retrouve enfin la scène sous les acclamations du public, et remercie la ville rose pour cet accueil chaleureux, et donne rendez-vous cet automne pour un nouveau partage mais ce coup ci au Bikini.

Un grand merci a Bleu Citron et Auguri Productions pour cette soirée ainsi qu’au Connexion Café pour son accueil, et merci Hollysiz pour ce moment live.

Auteur et Photos : David Torres

Birth Of Joy @ La Dynamo (Toulouse)

Birth of Joy

07 Avril 2014 – Le trio néerlandais de Birth Of Joy était de passage dans la ville rose, précédé sur scène d’un groupe français au son bien rock nommé Red Woods, ils ont totalement convaincu la salle.

La scène de la dynamo est envahie par une véritable équipe de musicien ! Cette formation plus que dynamique est en fait un groupe crée par des amis de lycée. Un chanteur qui assure à la fois au micro et à la trompette, deux guitares plus que rock, un bassiste et une batterie bien rythmés. On est lancé ! Au son d’un morceau tel que Run away, on s’évade littéralement. La voix un peu blues du chanteur nous enveloppe et nous amène sur une route déserte pour y mordre la poussière. Cet extrait de leur premier album Factory est incontournable.

Sur scène, leur énergie est un brin nerveuse et les riffs redondants nous donnent envie de taper du pied, accoudé à un comptoir. Leur musique est riche et inspirée, comme le prouve Favelas, un morceau où l’on notera les sonorités dansantes qui diffèrent totalement du reste de l’album. La parfaite première partie pour introduire les membres de Birth Of Joy.

Le trio mystique s’installe sur scène et semble avoir amené avec lui les fantômes de Jim Morisson, Jimi Hendrix ou Led Zeppelin. Kevin Stunnenberg, au chant et à la guitare séduit tout le monde sur son passage. Vêtu d’une chemise pour le moins psychédélique et armé de sa tignasse blonde, il absorbe le public et notamment le regard des filles au premier rang. Sur le morceau intitulé The sound, on est emporté dans les années 70 par un synthé totalement hypnotisant et une guitare électrique diablement rythmée. Le tout accompagné du jeu de scène hyper sexy de Kevin.

Gertjan Gutman, véritable présence au clavier, semble tout droit sorti d’un autre monde. Relié à son instrument comme à une sorte de matrice, on n’aperçoit que le haut de sa chevelure bouclée tout au long du show.

Le public, comme happé par une faille spatio-temporelle, se dandine allègrement au fil des chansons. Les merveilleux et longs solos de guitare font frissonner nos oreilles et la poigne de fer du batteur nous sort de notre rêverie hypnotique. Sur Motel money away on sortirait presque nos santiags, le rythme est blues, la voix est rock, le son est nostalgique des 70 et on adore ça !!

Le chanteur n’hésite pas à communiquer et à entraîner la salle, véritable bête de scène il jump et hurle à tout va I want you to dance ! Des filles montées sur le dos de leurs copains secouent la tête de façon lancinante.  Une nuée de mains flotte au son de Make this happen. Le chanteur déclare alors devant le public chaud bouillant Wanna sing together ? C’est une vague de wouuhouuu qui se répand dans la salle et c’est reparti de plus belle! Le son est entêtant et le public conquis.

Alors que la salle est prête à danser toute la nuit le show touche à sa fin, mais le trio ne pouvait se résoudre à nous quitter sans une magnifique reprise de Five to one de The Doors. Rêveurs du psychédélique et du rock des années Woodstock, jetez-vous sur ce groupe sans plus attendre !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

The Skatalites @ Le Metronum (Toulouse)

Skatalite

14 Avril 2014 – Pour leur tournée européenne, les Skatalites, groupe mythique pionnier dans le ska, ont fait escale au Metronum de Toulouse.

Ils ont commencé avec un peu de retard dans une salle partiellement remplie en ce lundi. Aux premiers abords le concert ressemblait plus à une sorte d’hommage. Étonnant de voir une formation si jeune pour un groupe initialement formé dans les années 60. De plus, l’un des membres originel, Lester Sterling, n’a pu être présent ce soir.

Ceci dit, on se laisse rapidement emporter par leur musique très entrainante et remarquablement joué. Composé d’une base rythmique intense et d’une section cuivre très puissante : trombone, trompette et saxophone, les Skatalites ont su faire ressortir l’âme de ce groupe qui a traversé les époques. Le public a été ravi de les voir jouer leurs plus gros titres comme Guns of Navarone, James Bond Theme, Simmer Down ou encore danser sur Latin Goes Ska. Doreen Sheffer, surnommée la reine du ska, a accompagné le groupe de sa voix très chaleureuse sur la plupart des morceaux joués. Après la présentation des musiciens et un long rappel, les Skatalites ont marqué la fin de la soirée par Rock Fort Rock.

 

Auteur : Philippe Jestin

Photographe : Jérôme Jacques

Skip The Use @ Le Bikini (Toulouse)

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09 Avril 2014 – En cette fin de journée ensoleillée d’avril, les toulousains et toulousaines, ainsi que beaucoup de gens venus d’autres départements, ont décidés de profiter encore un peu de la chaleur. Ce soir, ils se réchaufferont dans le Bikini qui accueille les Skip The Use.

Le public attend déjà en masse devant les portes alors qu’il est tout juste 19h. Elles s’ouvrent un peu avant 20h et le Bikini peut enfin se remplir.

A 20h30, 4 musiciens prennent place devant nous sur scène et tentent de faire patienter un public attentiste. Cette formation s’appelle Las Aves, avec leur sonorité pop/rock mélangé d’électro, ils essaient d’emmener le public dans leur univers. En vain, la foule est déjà sur une autre planète, celle du Nameless world des STU. Ils sortiront tout de même sous les applaudissements. La salle se rallume et les techniciens sortent le matos des Las Aves pour laisser place à celui des Skip The Use. La température est déjà bien élevée dans le Bikini.

Il est 21h35, le noir tombe dans un Bikini brûlant, et les tant attendus Skip The Use débarquent sur scène. Tour à tour, ils s’installent derrière leur instrument. Les amplis vrombissent, la batterie claque et le clavier raisonne pour une intro énergique afin d’accueillir Matt Bastard, le chanteur charismatique pour un show de près de 2h. C’est avec un 30 Years et le fameux Nameless World de leur dernier opus Little Armagedoon, sortie il y a quelques semaines, que le concert décolle. Et si beaucoup de gens se demandent pourquoi le dernier album est moins rock et percutant que les précédents et où est passé ce côté punk de l’époque de Carving (1er nom du groupe), je les invite à prendre un billet, car c’est en live que ce groupe prend tout son ampleur. Les frappes sèchent et percutantes de Manamax à la batterie, la précision rythmique de la basse de Jay, la folie de Lio au clavier, la guitare saturée et détonante de Yann, et les sauts, cris et danses de Matt, font de ce groupe une valeur sûre de la scène rock Française, comme en témoigne leur victoire de la musique reçu en 2013 pour l‘album rock de l’année. Durant tout le concert, Matt n’hésite pas à communiquer directement avec son public, en le chambrant, en le faisant participer ou en distillant quelques blagues ou anecdotes qui font que l’on se croirait entre amis. Mais le show ne perd pas en énergie pour autant. Mêmes les morceaux les plus calmes sur les albums deviennent comme par magie pleins de peps et de force. Cela est surement dû à leur expérience de la scène, et au fait d’avoir jouer en première partie de nombreux groupe comme les Rage Against The Machine ou Trust à l’époque, ou plus récemment Muse à Nice en Juin 2013.

L’énergie ne baisse à aucun moment et le public le démontre par sa folie aussi grande que celle du groupe. Comme sur People In The Shadow ou toutes la salle hurle “I want you know“. Petit moment d’apaisement pour l’interprétation de titre comme The Wrong Man ou Lio se détache de son clavier pour nous délecter d’un moment de saxophone comme du temps des Carving. Car oui, à leur début il y avait des cuivres. Après cet instant de douceur, Matt demande à son pubic “Est ce que tu sais dire love? Alors chante!” Pour lancer un très bon The Story Of Gods And Men. Après ce moment d’amour vécu avec le Bikini, il décide de re-pimenté tout ça avec 2 morceaux tirés de l’époque des Carving, et c’est parti pour du punk, du vrai, du bon du lourd, qui fait sauter et remuer la tête. Le Bikini dégouline de sueur et l’intensité est toujours aussi puissante. Les riffs de guitare s’enchaînent pour le bonheur de tous. Le set se termine sur leur seul titre en Français Etre Heureux, surement le morceau le plus engagé des Lillois.

C’est le rappel, à peine le temps de crier pour faire trembler les murs du bikini qu’ils sont déjà de retour pour remettre le feu. C’est de la folie sur et devant la scène, la communion entre le groupe et la foule est à son paroxysme. C’est le moment ou Matt décide d’appeler un certain Vivien pour lui souhaiter son anniversaire, il se rapproche du devant de la scène, et Matt et Jay lui explique qu’il se rappellera de ses 30 ans mais que peut être il le regrettera. Monter sur scène pour faire la danse du sexe sera son premier cadeau. Pour le second, Matt lui annonce qu’il ne devra pas touché terre durant tout le dernier morceau. Et c’est parti pour 5mn de slam sur le fameux Bastard Song complètement disjoncté, on peut appelé ça l‘orgie finale !!!

Il est 23h30, le groupe fini par une photo dos au public pour un souvenir que personne n’oubliera. Soirée tout simplement mémorable, vivement le Festival Pause Guitare à Albi le 11 Juillet pour à nouveau poser le cerveau et en prendre plein les oreilles avec les Skip The Use.

SETLIST
– Intro
– 30 Years
– Nameless World
– Lust For You
– Cup Of Coffee
– Pil
– Intro piano / The Taste
– Give Me
– People In The Shadow
– Little Armageddon
– The Wrong Man
– Intro / The Story Of Gods And Men
– Gone Away
– You Are
– Don’t Want To Be A Star
– Ghost
– Etre Heureux
____________________

– Second To None
– Intro / Birds Are Born To Fly
– Bullet
– Bastard Song

Auteur et Photographe : David Torres

Manu Chao @ Le Bikini (Toulouse)

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31 mars 2014 – Ce soir l’évènement est grand : Manu Chao, le musicien apprécié des altermondialistes, éternel globe-trotter et figure emblématique d’une musique métissée, pose sa guitare et son micro au Bikini de Toulouse, accompagné de son groupe La Ventura. Par cette belle soirée printanière, le public (tous âges confondus) se dirige vers la salle de concert, et en chemin on peut croiser bon nombre de malheureux(ses) recherchant désespérément une place à vendre. Le concert a affiché COMPLET quelques heures seulement après l’ouverture de la billetterie.

C’est la djette au style afro Atodocolor, qui mixe la première partie. Originaire des nuits barcelonaises, elle balance des sonorités hispaniques nous mettant tout de suite dans une chaude ambiance, nous faisant vite oublier que nous sommes lundi. 20h50, elle n’en a pas vraiment envie mais elle quitte la scène et les platines pour céder la place au jeune duo fraternel toulousain Bigflo & Oli accompagné de Mister Benji aux platines. Un duo de rappeurs bien connu du public toulousain, en pleine lumière au niveau national depuis quelques semaines avec leur clip Monsieur Tout le monde, interprété par Kyan Khojandi (héros de ma mini-série Bref).

Sans trop se faire attendre Manu Chao débarque sur scène accompagné de ses 3 musiciens : guitare, basse et batterie. Une synergie humaine et musicale pleine d’énergie s’en dégage.

Enchainant ses célèbres titres, riches de voyages et rencontres autour du monde, tels que ClandestinoLa Vida TombolaLa Primavera ou encore Mala Vida, il enflamme le public, qui saute et danse sans jamais se décourager, à l’instar d’un Manu monté sur ressorts. Ce soir la salle de concert est bouillante et ce n’est pas une simple métaphore, le Bikini transpire la fête. Manu Chao ne cessera de nous répéter « Toulouse vous êtes fous ! ». Véritable bête de scène, indomptable, on se demande à quoi il carbure ? A l’optimisme peut-être !

Des titres populaires, une musique multiculturelle, fusion alternative de rock, punk et ska teintée d’une trentaine d’années passées sur les routes du monde, Manu Chao déborde de générosité pour son public, allant jusqu’à battre le micro contre son cœur, faisant résonner un rythme entêtant. C’est à minuit passé, après plus de 2h30 de live que l’on ressort de la salle, gonflé à bloc, ayant vécu un moment unique et authentique avec un GRAND artiste. Manu, c’est toi qui nous as rendus fous ce soir !

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : David Torres

Shaka Ponk + Airnest @ Le Bikini (Toulouse)

Shaka Ponk

30 mars 2014 –  C’est une tempête du nom de Shaka Ponk qui s’est abattue dimanche dernier sur le Bikini de Ramonville. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le public ne s’est pas fait prier pour venir assister à une soirée qui s’annonce d’avance MEMORABLE !

C’est donc dans un Bikini complet en à peine quelques jours, que Frah, Samaha et les autres ont pris place, laissant le soin au groupe Airnest d’ouvrir le bal et de chauffer un public déjà bouillant avant même l’ouverture des portes.

Il est donc 20h quand les 5 membres du groupe Airnest entrent en scène.  Ce groupe rock-électro originaire du Lot, aura quand même bien du mal à embarquer le public dans leur monde. Etre la première partie d’une tête d’affiche telle que les Shaka Ponk n’est pas chose aisée, le contraste énorme entre les deux groupes ne leur a pas été bénéfique.

Il est 21h quand les lumières s’éteignent enfin. La température ne pourra grimper plus haut tant le Bikini est en feu. Les musiciens du groupe arrivent tous vêtus de blanc, prennent place un à un derrière leur instrument respectif et les 1ère notes raisonnent. Frah et Samaha font enfin leur apparition, les Shaka Ponk sont au complet, le show peut commencer ! Le concert débute sur Black listed titre issu de leur dernier album sorti en mars dernier. Et dés le 1er morceau c’est une avalanche d’énergie, de sueurs et de cris qui envahit la salle, Frah se jette une première fois dans le public, une foule ravie de le faire circuler de bras en bras avant de le rediriger vers la scène. Des pogos s’improvisent au milieu du public, on frôle l’hystérie.

Derrière eux, un grand écran est dressé ou sont retransmis toutes les aventures du célèbre monkey, leur mascotte à qui ils sont fidèles depuis leur début, Goz.

Pendant plus de 2h, c’est avec une énergie incroyable que les Shaka Ponk vont interpréter les titres de leur dernier album tel que le génialissime wanna get free, Story of my life ou encore Scarify. Mais ils nous régaleront également de titres plus anciens comme leur plus gros tube à ce jour My name is Stain.

Le chanteur des Shaka Ponk aura à cœur entre deux chansons de raconter ce fameux soir de Mai 2008 ou ils avaient joué dans un bikini à moitié vide, se promettant de revenir très vite mettre le feu dans une salle pleine à craquer… c’est chose faites !

La soirée se termine sur un dernier coup de folie de ce groupe hors du commun avec un slam collectif, chanteur, musiciens se jettent une dernière fois dans la foule pour le bonheur de tous.

Pour ceux qui n’auront pas eu la chance d’assister à cette soirée de folie, n’oubliez pas qu’ils se produiront le 14 novembre 2014 au Zénith de Toulouse pour une autre soirée toute aussi disjonctée.

Il reste des places mais, un conseil, ne tardez pas trop !

Auteur : Elodie Gallenstein

Photographe : Jérôme JACQUES

Équipement utilisé: 7D (Canon), 40D (Canon), 17-55 f2.8, 70-200 f2.8

Thomas B. + Peter Peter @ La Dynamo (Toulouse)

Thomas B

26 Mars 2014 – Ce mercredi soir à la Dynamo, l’ambiance est très intimiste : pas plus de 100 personnes présentes. Auteur compositeur québécois, encore peu connu en France (mais plus pour longtemps, chez Thorium on en est convaincu), Peter Peter ouvre la soirée avec le titre qui ouvre lui-même son album : Une version améliorée de la tristesse. Pour accompagner la voix éthérée de Peter Peter ce soir, pas de batterie, juste sa guitare électrique, et deux musiciens : l’un au synthé, l’autre au saxo. Avec son regard magnétique et sa mèche en pagaille il interprétera les titres de son dernier album paru en février dernier comme Réverbère, MDMA, Carrousel et Rien ne se perd rien ne se crée.

Des textes emprunts d’un romantisme amer nourri de désillusions, anxiétés et vide amoureux chantés avec le charme de l’accent du grand nord. Ce garçon à la voix aussi fragile que le cœur avec lequel il compose, s’assume avec beaucoup d’aisance sur scène en toute simplicité et a fait fondre mon petit cœur de rédactrice (je dois bien avouer que depuis les refrains tournent dans ma tête comme un Carrousel). Peter Peter nous offre un spleen vertigineux contemporain, confession d’une jeunesse gâtée, qui a tout (ou presque) et prend pour seule obsession le désenchantement amoureux pour mieux s’engouffrer dans des nuit excessives.

Deuxième partie de soirée, c’est dans une ambiance assombrie que Thomas B. (ex chanteur du groupe rock bordelais Luke) fait son entrée, accompagné de sa guitare acoustique, de sa musicienne au violoncelle et d’un deuxième complice mixant les sonorités électro.

Jonglant entre ses 3 guitares, tantôt électrique tantôt acoustique, il interprète les morceaux de son dernier album Shoot à l’instar de Plus de nouvelles ou de Tout se mélange, frappe fort avec une reprise de Résident de la République du grand Alain Bashung et proclame quelques tirades à l’égard des municipales actuelles avant d’entonner Infidèle.

Lors de son rappel, il nous surprendra avec une reprise plutôt réussie de J’me tire de Maître Gims, avant de terminer avec le titre Comme on respire.

Avec ce premier album solo loin du Star System, nourries de paroles engagées, ce soir dans la ville rose Thomas B. est venu mettre les mots sur les maux d’une époque plutôt morose.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III(Canon), 50mm, 16-35 L USM II

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