Category: Album

Album review: Voodoo Circle – More Than One Way Home

VOODOO CIRCLE-MORE THAN ONE WAY HOME-03Voodoo Circle est le groupe du guitariste Alex Beyrodt (Primal Fear, Sinner et ex Silent Force). Toujours aussi occupé, il trouve tout de même le temps de nous offrir un troisième album intitulé ‘More Than One Way Home’ ou nous le retrouvons toujours accompagné de ses amis David Readman (Pink Cream 69) à la voix, Mat Sinner à la basse (Primal Fear, Sinner), de Markus Kullmann (Dezperadoz) à la batterie et de Jimmy Kresic (Kiske/Somerville) aux claviers.

Ceux qui ont écouté les deux premiers albums du groupe savent qu’Alex s’inspire de la musique métal et blues et qu’il ne se cache pas pour rendre hommage à des groupes comme Whitesnake, Rainbow et Deep Purple. L’écoute de ce nouvel album s’entame avec le puissant titre ‘Graveyard City’ qui nous montre à quel point David possède une excellente voix. Bien entendu, Alex nous offre une excellente performance à la fois technique et remplie d’émotions à la guitare. Les titres ‘Tears In The Rain’, ‘The Saint And The Sinner’ et ‘Victim Of Love’ animeront les comparaisons avec la musique du groupe Whitesnake. Le morceau ‘Hear Of Babylon’ contient quant à lui une mélodie qui met davantage en évidence les claviers. Le style blues est encore présent en début de pièce, mais il laisse sa place à une musique rapide axée sur le rock après le solo atmosphérique et très technique d’Alex. Le tempo ralenti quelque peu avec les puissantes ballades ‘Cry For Love’ et ‘Alissa’ en milieu d’album. Même si l’accent est sur l’émotion de la voix et sur les claviers, les autres instruments ajoutent beaucoup de profondeur à ces titres. En plus d’avoir une sonorité de claviers similaire à celui préconisé par Deep Purple sur le titre ‘The Ghost In Your Heart’, est-ce une coïncidence de retrouver quelques passages rythmiques provenant de la pièce ‘Perfect Strangers’? Alex nous offre sa meilleure prestation à la guitare sur le titre ‘Bane of My Existence’. En plus d’avoir une mélodie entrainante, nous avons droit à plusieurs changements des rythmes qui ajoutent beaucoup de complexité à ce titre. Ce titre contient aussi d’excellentes harmonies vocales qui sauront faire participer la foule lors des concerts. ‘The Killer in You’ est une autre superbe pièce qui restera dans votre tête pour un certain temps. En plus d’être remplie d’énergie, ne soyez pas surpris si vous êtes hypnotisé par la simplicité de la mélodie des guitares!

Encore une fois, le groupe Voodoo Circle nous offre un album d’une grande qualité. ‘More Than One Way Home’ contient une musique dynamique, variée et moderne qui saura satisfaire les amateurs de musique hard rock des groupes comme Badlands, Whitesnake, Deep Purple et Rainbow.

httpv://youtu.be/6noZosjABrw

Note : 8.8/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review : Intronaut – Habitual Levitations

Intronaut-album-coverLe groupe Californien Intronaut s’est fait connaître par son mélange puissant de riffs écrasants et de sonorités jazzées. Sur Habitual Levitations (Instilling Words With Tones), le groupe semble avoir trouvé le juste milieu entre les ambiances typiquement post-rock, les riffs brutalement polyrythmiques et la subtilité de leurs influences jazz. Les acrobaties rythmiques se font tout en douceur, en parfaite connaissance de cause, et de nombreuses subtilités passent complètement sous le radar si on ne prête pas une oreille attentive à la composition.

Comparativement à leurs sorties précédentes, Habitual Levitations sonne beaucoup plus mature, riche, et confiant en ses moyens. Les growls de Sacha Dunable sont absents, remplacés par des harmonies vocales plus ambiantes. La composition sonne moins comme une longue « jam session », et les riffs sont beaucoup plus structurés. La signature sludge fusion d’Intronaut est tout de même présente à chaque détour, et la direction que le groupe semble prendre apporte beaucoup à la richesse du son sans en handicaper la puissance et la portée.

Il est tôt dans l’année pour se prononcer, mais je serais surpris que cet album ne finisse pas au sommet du palmarès des meilleurs albums de 2013. Même si il s’agit-là d’un album riche et complexe, il n’en demeure pas moins très accessible et propose du matériel pour plaire à tous les fans de métal. Les inconditionnels de sludge, de rock progressif et de post-métal, cependant, vont carrément se rouler à terre de plaisir en écoutant l’album. À mettre sur votre liste d’albums à écouter impérativement.

httpv://youtu.be/RJEW2PHyspE

Note : 9.5/10

Auteur : Alex Luca

Album Review : Saxon – Sacrifice‏

Critiqué par plusieurs pour leur style musical trop axé sur le hard rock sur l’album ‘Call To Arms’, le groupe britannique Saxon nous revient avec neuf nouvelles pièces principalement centrées sur les guitares. Fidèle à leurs habitudes, il s’est encore écoulé deux ans entre ce nouvel album qui a pour titre ‘Sacrifice’ et son prédécesseur.

Après une brève introduction qui n’apporte rien à l’album, l’agressivité des guitares de la pièce titre nous prend par surprise. Même si la musique est axée sur le rythme, il y a des passages mélodiques qui se démarquent tout au long du titre ‘Sacrifice’. La voix de Biff Byford est encore une fois excellente, mais nous y retrouvons quelques passages où il utilise une voix rauque qui fait penser au style vocal de Ronny Munroe (Metal Church). En plus de contenir une musique intense inspirée du folklore irlandais, les paroles du titre ‘Made In Belfast’ rendent hommage au célèbre chantier naval de cette ville, lieu où fut notamment construit le Titanic. Le groupe accélère le rythme avec le titre ‘Warriors Of The Road’ dans lequel nous y retrouvons une mélodie de guitare volontairement simple afin de laisser plus d’espace à Nigel Glockler à la batterie. Les amateurs de longue date feront quant à eux un parallèle entre cette pièce et le titre ‘Stallions Of The Highway’. ‘Guardians Of The Tomb’ est une autre composition qui contient une mélodie acoustique simple inspirée de l’Asie. Cette dernière devient rapidement plus lourde et plus complexe, ce qui ajoute beaucoup de profondeur à cette composition. Le titre ‘Stand Up And Fight’ combine quant à lui une mélodie entrainante et un refrain accrocheur légèrement commercial. Comme ce fut le cas pour plusieurs autres groupes de musique métal dans le passé, ce titre ferait un excellent hymne pour n’importe quelle équipe sportive. Pour une rare fois sur cet album, la section rythmique se retrouve au premier plan d’un titre (Walking The Steel). Son lent tempo met encore plus d’emphase sur la section rythmique et le passage atmosphérique précédant le solo de guitare ajoute beaucoup d’émotions à un sujet qui est déjà très émotif. ‘Night Of The Wolf’ est une autre excellente composition qui contient un bel équilibre entre les guitares acoustiques et électriques. Son refrain est facile et Biff s’en servira certainement pour faire participer la foule lors des spectacles. Tout comme l’excellente ‘Wheels Of Steel’, le titre ‘Wheels Of Terror’ est axé sur les guitares et sur un rythme martelant qui aura beaucoup de succès lors des concerts. Comme par le passé, le groupe incorpore une pièce aux racines blues dans leur album. La mélodie du titre ‘Standing In A Queue’ est entrainante et laisse beaucoup de place à la basse, mais le résultat est trop générique, compte tenu du potentiel du groupe.

Malgré sa courte durée, ‘Sacrifice’ est un album simple et direct qui peut être considéré comme un retour aux sources pour le groupe. On y retrouve une belle variété au niveau des compositions et une excellente production, mais il est cependant dommage d’y retrouver aussi plusieurs pièces génériques.

httpv://youtu.be/8d_6BkhKPAk

Note : 7.5/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review : Frostbite – Through The Grave

Le groupe montréalais Frostbite produit un black n’ roll surprenant par son ton clair et précis. Ils ont présenté leur EP Through The Grave le 28 février dernier.

Le EP s’ouvre avec une courte introduction harmonisée, Descending, qui est rapidement suivie de la chanson Through the Grave qui surprend dès le départ par son riffing net et précis. Ce sont toutefois les vocals qui se démarquent le plus, avec leur ton démoniaque qui ferait pâlir d’envie plus d’un corpsepaint. Le morceau For I’m The Pest a un ton un peu plus black tout en restant assez clair au niveau de la production. La batterie est rapide et efficace tout au long de l’album, le rythme rapide offrant  Le EP Through the Grave se termine avec Soul Devourer, qui présente les riffs les plus mémorables et qui se termine sur un fade out de guitare aiguë qui perce l’âme.

Through the Grave ne plaira peut-être pas aux fans de black metal «culte», à cause du son clair et précis, qui est très loin de l’idée qu’on se fait d’habitude du genre. C’est toutefois ce son et la production de calibre professionel qui donnent tout son mordant à Frostbite, et qui fait ressortir les compositions à leur juste valeur.

Note: 7,3/10 (bon)

Vous voulez en savoir plus? Dirigez vous sur http://frostbitemetal.com/

Album Review : Ögenix – Ögenix

La scène locale surprend toujours de par la variété des groupes qu’on y retrouve. Ögenix fait partie de ma déjà longue liste de découvertes pour 2013 avec leur premier album qui porte le nom du groupe. Avec un son qui mélange l’industriel, l’électro et le bon vieux heavy metal, ils vont chercher un vaste spectre de sons avec une intensité qui varie d’une chanson à l’autre, mais qui reste toujours surprenante. Le côté électro, fait par le chanteur Gabriel Duceppe, se mélange surprenamment bien avec le riffing rendu crasse à souhait par la distortion. On s’en rend compte dès la première minute de Ignition:Fire, qui ouvre l’album. La musique se détache et se démarque toutefois vers la fin de l’album, surtout avec Inquisition:Cult, chanson à thème anti-religieux évident et dans laquelle la balance des enregistrements électro et des instruments plus traditionnels du metal font vraiment leur marque. Ögenix  se termine avec The End, qui comporte beaucoup de bons crochets et qui est séparée en deux parties. La première se termine sur un petit instrumental d’une vingtaine de secondes, avant de réduire à un silence qui m’apparaît maladroit. La deuxième reprend avec un fade-in électro qui introduit une partie de vocals clean avant que l’album ne se conclue sur la répétition d’un breakdown pour plus d’une minute. La conclusion est un peu décevante pour un album qui sait embarquer son public, mais il reste un bon choix pour tous ceux qui aiment l’industriel.

httpv://youtu.be/SyIZT60hpwo

 

Cote: 7/10 (Très bon)

Auteur : Phil Mandeville

Pour en savoir plus: https://www.facebook.com/ogenix

Pour vous procurer l’album en format digital: http://ogenix.bandcamp.com/ – L’album est aussi disponible en copie CD auprès du groupe.

Album Review : Stratovarius – Nemesis

Suivant le départ du batteur Jörg Michael en 2012, la formation finlandaise a nommé Rolf Pilve comme successeur. Après quelques concerts, le groupe a enregistré son quatorzième album intitulé ‘Nemesis’. Reste à voir si ce changement est en mesure de remettre le groupe sur le droit chemin après de nombreux albums ordinaires.

L’écoute s’entame avec l’excellente mélodie du titre ‘Abandon’. Nous y retrouvons un équilibre parfait entre l’agressivité des guitares et la puissance de la voix de Timo. Nous pouvons aussi remarquer qu’en plus d’être un excellent successeur à Jörg, Rolf est aussi capable de nous offrir une plus grande variété au niveau du rythme. Dès les premières notes de clavier de la mélodie du titre ‘Unbreakable’, nous remarquons tout de suite que ce dernier a tout ce qu’il faut pour être le premier extrait de l’album. Ses arrangements font penser aux titres ‘Hunting High And Low’ ou ‘S.O.S.’ et son refrain est très accrocheur. Il est évident que ce titre aura un énorme succès lors des concerts. C’est avec une mélodie centrée sur les guitares et la batterie que le groupe s’aventure dans le style industriel avec le titre ‘Stand My Ground’. La voix de Timo est plus grave que d’habitude et contient quelques effets pour s’agencer avec la sonorité des guitares. Le solo de clavier et de guitare ainsi que le refrain à plusieurs voix ajoutent une belle profondeur à cette pièce même qui se trouve à l’extérieur de la zone de confort du groupe. Le titre ‘Halycon Days’ est une autre pièce qui n’est pas typique pour le groupe, elle contient encore quelques éléments industriels, mais on y retrouve principalement un côté populaire qui rend la musique plus entrainante et joyeuse. Sachant que la pièce ‘Fantasy’ a été écrite par Lauri Porra, il n’est pas surprenant de le retrouver au premier plan de cette musique aux accents populaires (principalement lors du refrain). Le groupe revient cependant rapidement aux sources avec le titre ‘Out Of The Fog‘. Ce dernier est axé sur une mélodie métal centrée sur le travail de Mathias. Cela est en complète opposition avec ce qu’il nous offre sur le titre ‘Castles In The Sky’. Le style simple des guitares, voire minimaliste, laisse toute la place aux claviers et à la voix de Timo. ‘Dragons’ est une autre pièce entrainante et lourde qui contient un excellent équilibre entre les guitares et les claviers. Sa mélodie est comparable à la musique que l’on retrouvait sur l’album ‘Visions’. Comme vous le savez si bien, tout album de power metal doit avoir sa ballade. C’est donc avec une superbe mélodie de guitare acoustique que s’entame l’écoute du titre ‘If The Story Is Over’. La prestation vocale de Timo est remplie d’émotions et vous donnera même la chair de poule par moments. La pièce titre met quant à elle l’accent sur l’excellent talent du nouveau batteur ainsi que celui de Matias Kupiainen aux guitares. Mais c’est le titre ‘Nemesis’ qui retiendra l’attention de plusieurs avec sa lourdeur et sa complexité.

Il faudra qu’une seule écoute aux amateurs pour se rendre compte que ‘Nemesis’ est le meilleur album du groupe depuis ‘Infinite’ paru en 2000! Peu importe si cela est le résultat du changement de batteur ou le sentiment d’urgence qui a ressuscité le groupe, le résultat parle de lui-même. Certains diront que l’on retrouve plusieurs pièces génériques sur cet album, mais elles sont tout de même meilleures que la majorité des compositions du groupe depuis les dix dernières années.

httpv://youtu.be/1yotdnvXr08

Note : 8.3/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Graveyard – Lights Out

Le groupe suédois Graveyard avait fort à faire pour enregistrer un meilleur album que Hisingen Blues, paru en 2011. Ils ont réussi un tour de force de hard rock avec Lights Out, paru le 6 novembre dernier sous Nuclear Blast. Le groupe s’inscrit dans un mouvement suédois qui ramène le hard rock aux saveurs de Deep Purple, Black Sabbath et autres Led Zeppelin, allant même parfois jusqu’aux Jethro Tull de ce monde. Ils rajoutent à leurs racines très fortes des années ’70 une valeur de production nette, bien balancée, et une écriture sans ambition et très réussie. Ce troisième opus est encore une fois enregistré d’un bout à l’autre avec de l’équipement analogue.

La première chose qui frappe de l’album est sa couverture, ornée uniquement du nom du groupe, du titre, et d’un carré noir. Simple et efficace, le concept va chercher tout son sens quand on regarde les paroles des chansons, au ton plutôt sombre. L’album s’ouvre avec An Industry of Murder, riche en riffs hantants et portée par la voix juste assez rocailleuse de Joakim Nilsson. Lights Out se promène d’un rythme à l’autre, explorant un côté tantôt blues avec Slow Motion Countdown puis définitivement rock avec Seven Seven. C’est toutefois avec The Suits, the Law & the Uniform qu’on voit ressortir le talent des musiciens, le côté vocal complète à la perfection les riffs riches en fuzz et en distortion, portés par la batterie de Axel Sjöberg qui rappelle celle de Bill Ward (Black Sabbath) et par le le ton de basse de Rikard Edlund qui n’est pas sans faire penser à Roger Glover de Deep Purple. La chanson se finit sur un excellent solo psychédélique à la King Crimson, et est définitivement une des pièces marquantes de l’album. Endless Night reprend un rythme rapide et entraînant avant de nous faire ralentir avec Hard Time Lovin’, dans laquelle le chanteur prend toute la place. La chanson n’a rien d’une ballade typique avec son rythme un tantinet déprimant, mais reste agréable à écouter malgré tout. Goliath et Fool In The End utilisent des recettes classiques du rock, rapides et avec des riffs qui restent en tête. Elles sont bien exécutées mais ne sont probablement pas celles qui vont accrocher le plus l’auditeur. L’album se conclut avec 20/20 Tunnel Vision. Elle prend un rythme très lent et laisse la place à un blues rock aux accents de désespoir et qui n’est pas à recommander aux alcooliques avec des paroles comme :Shaking, aching, faking, trying to be on this , Admit it to myself, I’ve got nobody left to call a friend. I wanna drink again. La mélodie est porteuse d’émotion et continue à hanter même après sa conclusion, ce qui clôt l’album d’une belle façon.

Graveyard ont démontré avec Lights Out qu’ils sont capables de produire plusieurs albums de très bonne qualité en très peu de temps. Leur dernier effort est constant d’un bout à l’autre et mérite définitivement une écoute attentive pour tous les amateurs de hard rock, autant ceux qui n’écoutent que du nouveau matériel que ceux qui sont restés pris avec les goûts à la mode il y a trente ans. Leur spectacle a souvent été qualifié de flamboyant ou d’électrisant, et devrait être de passage au Canada «bientôt», selon le groupe.

httpv://youtu.be/6HmMy2ubC7E

Note: 8.9/10

Auteur: Phil Mandeville

Album review : Helloween – Straight Out of Hell

Après leurs deux derniers excellents albums, la formation power metal Helloween nous revient trois ans plus tard avec un nouvel album intitulé ‘Straight Out of Hell’, leur quatrième album avec les mêmes musiciens. La question est de voir si ces derniers seront capables de nous offrir un autre album de qualité.

La première pièce de l’album (Nabataea) est le premier extrait vidéo du groupe sorti à la fin de 2012. Cette dernière contient une lourde mélodie de guitare aux influences orientale et contenant plusieurs changements de rythmes. Les arrangements musicaux sont complexes et complètent bien l’histoire de ce légendaire Royaume d’Arabie. Le style lourd et rapide préconisé sur l’album ‘The Dark Ride’ est très présent sur la pièce ‘World of War’. Ce sont encore une fois les guitares qui sont au premier plan, mais elles laissent suffisamment d’espace à la voix d’Andi Deris pour qu’il puisse s’exprimer librement. Nous y retrouvons aussi un rare solo de basse incorporé à celui des guitares. La mélodie commerciale centrée sur les claviers et les puissants refrains accrocheurs des titres ‘Live Now!’ et ‘Waiting for the Thunder‘ sont facilement identifiable au style d’écriture d’Andi Deris. Mais, comme c’est souvent le cas avec ses compositions, il leur manque un petit quelques choses pour se démarquer des autres. Sa voix est cependant méconnaissable sur l’excellent titre ‘Burning Sun’. Plusieurs auront même tendance à penser que Rob Halford ou Ralph Scheepers est l’auteur de cette superbe prestation vocale. C’est aussi sur cette dernière que nous pouvons remarquer l’excellente complicité entre Michael et Sascha, principalement lors du solo. Bien entendu, tout album de power metal qui se respecte doit avoir sa ballade. C’est donc à la pièce ‘Hold Me in Your Arms’ que revient cet honneur. Les connaisseurs diront que le groupe nous a offert de meilleures ballades dans le passé. La formation nous offre aussi un hommage à Queen avec le court titre ‘Wanna Be God’ qui est principalement centré sur la voix d’Andi et le rythme tribal de Danni Löble à la batterie. L’album connait un autre moment de faiblesse avec la très générique pièce titre et l’horrible morceau répétitif intitulé ‘Asshole’. Même si le côté humoristique des paroles de cette dernière va plaire à certains, je la compare davantage à ‘Anything My Mama Don’t Like’, une autre composition qui manque grandement d’imagination. Heureusement pour nous l’album prend fin sur une note positive. Nous avons premièrement le titre énergique ‘Make Fire Catch the Fly’ qui met l’emphase sur une mélodie de guitare complexe et un tempo très rapide. ‘Church Breaks Down’ incorpore quant à elle complexité et de puissants refrains à un rythme rapide. Nous y retrouvons aussi un excellent passage de clavier atmosphérique en guise d’introduction à l’un des meilleurs solos de guitare de l’album.

Helloween nous offre encore une fois un album de qualité qui s’agence parfaitement avec le style moderne et puissant préconisé par le groupe sur leurs derniers albums. Il est cependant dommage de voir que ce dernier contient plusieurs compositions qui manquent d’originalité et d’émotions. Il est à noter que ceux qui désirent se procurer ‘Straight Out Of Hell’ devraient acheter l’édition limitée qui contient 2 pièces supplémentaires, dont une version alternative de la pièce ‘Burning Sun’ avec plus de claviers en hommage au regretté Jon Lord.

httpv://youtu.be/4PKNaVHi4Os

Note: 8.1

Auteur : Albert Lamoureux

Album review : God Is An Astronaut – All Is Violent …

Aujourd’hui on parle d’expériences transcendantales incontournables. Retour en arrière donc avec un classique post-rock : ‘All Is Violent, All Is Bright’ par God Is An Astronaut.

Au cours des derniers siècle, l’Irlande a produit une flopée de révolutions et d’artistes novateurs. GIAA est, sans détour, l’un d’entre eux. Fondé en 2002 par les frères Kinsella, le trio aux sonorités mélancoliques et explosives ne tarde pas à s’établir une solide réputation sur leur ile tout en restant parfaitement inconnus du grand public. À la frontière entre l’atmosphérique et le psychédélique, un album de God Is An Astronaut offre à la fois une solide claque dans la face et une invitation au voyage. Publié en 2005 sous leur propre label (Revive Records), ‘All Is Violent, All Is Bright’ est sans aucun doute un des piliers fondateur du genre. Un classique aussi obscure que fondamentalement brillant. Empruntant un style largement popularisé par les écossais (tiens donc!) de Mogwai 9 années plus tôt, GIAA s’aventure dans les méandres des ambiances sereines mélangées à la lourdeur de riffs de guitares aussi lourds qu’impitoyables. Mais au-delà du trademark, la grande force d’un album de GIAA reste la puissance de leur profonde tranquillité lié à l’utilisation minimalistes de punchs.

‘Fragile’ marque le point d’impact de cet album avec une entrée en matière quasi étherale. Une progression sans paroles mais quelques murmures qui laisse rapidement la place au titre éponyme. La plus grosse surprise viendra sans aucun doutes de la mémorable ‘Forever Lost‘, pièce maitresse de l’œuvre de God Is An Astronaut, qui après un début langoureux s’offre comme un torrens de notes entrelacées. Difficile de passer à côté également de ‘A Deafening Distance‘ et ‘Suicide by Star’. Quoique moins poignant, le reste de l’album offre un paysage mélodique dans une veine similaire qui se laisse écouter avec la même plénitude sans jamais nous donner envie d’appuyer sur skip.

httpv://youtu.be/fZltd_nz2ag

 

httpv://youtu.be/34C41eEpM48

 

httpv://youtu.be/oMEGJ-Jk58Q

 

Note : 9.5/10

Artistes similaires à découvrir : Explosions in the Sky, Mogwai, Mono, Sigur Ros

Auteur : Paul Blondé

Album review : Vicky Cryer – The Synthetic Love …

Annonce d’un succès programmé ? Une petite bombe vient tout juste d’être dévoilée et débarquera sur les tablettes le 16 avril prochain sous le nom de The Synthetic Love of Emotional Engineering par Vicky Cryer. Entièrement produit par le leader de Louis IV, Jason Hill, sous la forme d’un super-groupe. Le chef d’orchestre s’est notamment assuré la participation de Dominic Howard (batterie, Muse), Mark Stoermer (basse, The Killers), Nick Fyffe (basse, Jamiroquai), Dave Elitch (batterie, Mars Volta), Jeff Kite (clavier, Beat Club, Julian Casablancas), Alex Carapetis et le légendaire David Johanssen (New York Dolls). Après une première écoute, on peut voir dire que cet opus fait définitivement suite à leur EP de 2011 (Expensive Love) en continuant à expérimenter dans la même direction de dance/rock atmosphérique et jazzy à souhait. Bref, c’est du hypster friendly et encore un album auquel vous ne devriez certainement pas échapper !

Tracklist :

1. Smut
2. Girls
3. Krokodil Tears
4. Touch You
5. The Synthetic Love of Emotional Engineering
6. Expensive Love
7. Lady and the Tramp
8. Young Love
9. I’ll Take the Pain
10. A Single Cut (Is Worth A Thousand Words)

Note : 8.2/10

Auteur : Paul Blondé

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