Category: Album

Album Review: LachrymAnopsia – Released

LachrymanopsiaLe groupe montréalais LachrymAnopsia nous présente leur premier album, intitulé Released. Leur premier album est un étalage intéressant de technical death metal, démontrant une bonne maîtrise technique et où le riff est roi, parfois au détriment d’une ligne directrice claire dans les morceaux.

Le son de LachrymAnopsia est syncopé, et leurs compositions vienennt parfois surprendre avec des accents à contretemps intéressants. Leurs compositions ne sont pas des plus brutales, mais sont tout de même capables d’aller chercher quelque chose d’intéressant, avec leurs thèmes lyriques questionnant les valeurs humaines et le sens de l’existence et leurs compositions qui transmettent plus le malaise décrit dans les paroles que la violence extrême qu’on retrouve souvent dans le style. Released est un effort intéressant et qui montre la volonté de LachrymAnopsia de s’établir dans un style qui leur est unique, plutôt bien réussi dans des morceaux comme A Hypoplastic Masterpiece, Cryptic Identity et Le Naufragé mais qui ressort parfois moins bien sur des morceaux comme Nailed Down, Hammered On et The Further I Search, The Less I Comprehend, qui comprend des orchestrations qui ne sont pas à l’avantage de la musique. C’est un premier album qui mérite d’être exploré par les amateurs de musique qui touche un côté technique et qui veulent découvrir un nouveau son.

httpv://youtu.be/Bw4lfEjN5kU

Note: 7/10

Auteur : Phil Mandeville

Album Review: Five Finger Death Punch – The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 2‏

5FDP_WSOH2Moins de quatre mois après la parution de l’album The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 1, Five Finger Death Punch nous offre les autres compositions qu’ils ont jugé trop bonnes pour être mises au rancard. Nous retrouvons donc douze nouvelles compositions sur le Volume 2. Il reste maintenant à voir si ces dernières sont aussi bonnes que le groupe le prétend.

Comme nous pouvons nous y attendre, le style musical est similaire à ce que nous avions sur le Volume 1. Le rythme des premières pièces est assez rapide et elles contiennent de bonnes mélodies de guitares, mais ces dernières ne se réussissent pas à se démarquer de la musique. On remarque rapidement qu’Ivan utilise à profusion le mot F**k dans ses paroles en guise de compensation pour le manque d’agressivité de la musique. Les compositions Wrecking Ball et Let This Go se démarquent des autres compositions de l’album avec leur style direct et lourd, mais pour une raison que j’ignore, la compagnie de disque a choisi l’ennuyante Battle Born comme premier extrait de l’album. Malheureusement pour le groupe, la majorité des autres pièces ne sont tout simplement pas à la hauteur et auraient bénéficié d’un peu plus de travail. Contrairement à leur habitude, la formation nous donne non pas une, mais deux reprises sur l’album. Le titre Cold est une reprise du groupe Black Blood Orchestra (l’ancien groupe du chanteur Ivan Moody). Si l’on veut être technique, certains diront que c’est tout simplement une version réenregistrée et améliorée et non une reprise contrairement à la pièce House Of The Rising Sun qui est en fait une vieille pièce folklorique qui fut popularisée par le groupe The Animals. Comme par le passé, le groupe lui donne une tout autre dimension et beaucoup de mordant tout en conservant l’essence de la musique.

C’est cependant trop peu trop tard pour sauver cet album du gouffre dans lequel il se trouve. Le seul attrait potentiel de cet album serait pour le DVD supplémentaire qui est le pendant vidéo du CD boni contenu dans l’édition de luxe du Volume 1, mais je tiens à vous mentionner que le montage vidéo des différents concerts est complètement manqué. Ceux qui ont trouvé que la musique du premier volume n’était pas inspirée remarqueront que celle que l’on retrouve sur le Volume 2 est tout simplement ennuyante.

httpv://youtu.be/LyA1GL1touw

Note : 5.0 — 100 % ennuyant

Auteur: Albert Lamoureux

Album Review: Beasto Blanco – Live Fast Die Loud

beasto-blanco-live-fast-die-loud-promo-album-cover-picC’est après une longue période de dix-huit mois que la bête surnommée Beastö Blancö voit finalement la lumière. En plus d’être à la basse et à la guitare, Chuck Garric s’occupe aussi de la voix. On le retrouve en bonne compagnie, car les autres musiciens qui l’accompagnent sur Live Fast Die Loud sont Glen Sobel et Jonathan Mover à la batterie, Chris Latham à la guitare ainsi que Calico Cooper comme voix féminine.

La vision de Chuck Garric prend forme rapidement une fois que l’introduction au style western est chose du passé. La pièce Beastö Blancö nous montre rapidement ce que cette bête a dans le ventre. La musique au style industriel est centrée sur une basse omniprésente et une mélodie de guitare rythmique aux tonalités similaires à la basse. La voix de Chuck domine la musique et la prestation de Calico Cooper lui fait une parfaite opposition lors des refrains. Plusieurs comparaitrons cette musique avec celle de Rob Zombie, mais, bien qu’on y trouve des similitudes, elle contient aussi plusieurs éléments distinctifs. Malgré la dominance de la basse sur le titre Bloodshot, c’est la mélodie du refrain qui restera gravée dans votre tête pour longtemps. Le style change drastiquement sur la pièce California et nous y retrouvons une musique beaucoup plus aérée aux allures psychédéliques qui vous donnera la chair de poule. Breakdown est sans contredit l’une des meilleures pièces de l’album. Que ce soit avec son mélange puissant de voix masculine et féminine, son rythme entrainant ou la prestation des guitares (qui fait penser à celle que l’on retrouve sur le titre Kill Fuck Die de W.A.S.P.). Les guitares reprennent cependant le dessus sur le titre Vegas Baby Vegas et Chris nous livre une excellente prestation à la guitare. La section rythmique domine à son tour la musique sur le titre Motor Queen. Encore une fois, certains feront un parallèle avec Du Hast de Rammstein, mais ce n’est que pendant quelques brefs instants et cela n’enlève rien à la lourdeur et à l’entrain que l’on retrouve sur cette excellente composition. Malgré un style plus direct sur les titres Freak et Beg To Differ (influencé par Motörhead), l’intensité est à son maximum et saura animer les foules lors des concerts.

Sans copier le style des différents groupes mentionnés durant cette critique, Beastö Blancö sait incorporer suffisamment d’ingrédients afin de donner plus de texture à leur musique sans toutefois changer la nature de leur style musical. Malgré sa simplicité, la musique que l’on retrouve sur Live Fast Die Loud est puissante, dynamique et entrainante, ce qui devrait être suffisant pour vouloir en faire la découverte. Finalement, pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué, la couverture de l’album est en fait une reprise de la pochette du célèbre album Free For All de Ted Nugent.

httpv://youtu.be/OeAlhdiaHW4

Note : 8.9 — Une musique inspirée et pleine d’énergie!

Auteur: Albert Lamoureux

Album Review: Tunguska Mammoth – Tunguska Mammoth

Tunguska-Mammoth-Tunguska-Mammoth-e1379034570665Le groupe de stoner/sludge metal de Montréal Tunguska Mammoth a lancé le 1er octobre 2013 son album éponyme. Avec un son lourd et une composition intéressante, ils vont chercher ce que d’autres groupes comme Mastodon ou Bison B.C. font bien – L’affinité entre ces groupes va plus loin que leur amour des grosses bêtes à poil éteintes depuis longtemps…

Tunguska Mammoth est un album concept, racontant la chute de l’humanité au profit du règne animal, la guerre faisant retomber la planète dans une ère de glace. La prémisse apocalyptique justifie le son sludge que le groupe est allé chercher et qui ressort tout au long de l’album, notamment sur Mother Earth, Parabellum, The Plan, et la finale From Ashes to Dust. Le côté stoner ressort plus sur March of the Titan. L’album est d’une unité remarquable et bien que certains morceaux ressortent un peu plus du lot, il gagne vraiment à être écouté d’un bout à l’autre.

Tunguska Mammoth démontre une très bonne maîtrise du style de la part du groupe, conservant l’idée qu’on retrouve dans les premiers albums de Mastodon tout en étant d’un rythme plus lent et “accessible” et gardant son identité propre. Définitivement une excellente découverte, les amateurs de stoner et de sludge ne seront définitivement pas déçus!

L’album est disponible sur la page Bandcamp du groupe.

httpv://youtu.be/6o5xhmkH6yk

Note: 8.5/10 – Les géants préhistoriques n’auront jamais aussi bien sonné!

Auteur: Phil Mandeville

Album Review: Death Angel – The Dream Calls For Blood

The-Dream-Calls-For-Blood-Death-AngelIl aura fallu attendre trois longues années avant la parution du nouvel album de Death Angel. The Dream Calls For Blood est seulement le second album avec les nouveaux membres Damien Sisson (basse) et Will Carroll (Batterie), mais après quatre ans, ces derniers font maintenant partie intégrante de cette formation thrash de San Francisco.

C’est donc sous une mélodie de guitare acoustique inquiétante que s’entame l’écoute du titre Left For Dead. Tout en demeurant mélodique, cette dernière prend rapidement des allures métal axées sur les guitares. Ce n’est que sur la seconde pièce (Son Of The Morning) que l’on reconnait le style vocal particulier de Mark Osegueda. Toujours centré sur les guitares, ce titre laisse cependant plus de place aux autres instruments malgré ses deux excellents solos. Le groupe nous offre une excellente structure musicale thrash sur le titre Fallen. La complexité et la fluidité y coexistent parfaitement, certains feront des parallèles avec Slayer, d’autres avec Testament et Exodus, mais, ce qui est le plus important est que ce titre fera exploser les salles de concert comme le fait si bien un classique comme Kill As One. Plus directe, la pièce titre est tout simplement exquise avec l’opposition de ses puissants refrains lents et de ses passages de guitares agressifs et rapides. Le groupe continu dans la même direction avec le titre Execution / Don’t Save Me. Il ne faut pas laisser la petite introduction vous induire en erreur, ce titre est rapide et met en évidence les guitares de Rob Cavestany et de Ted Aguilar. Nous y retrouvons d’excellents changements de rythme et une structure musicale inhabituelle qui convient parfaitement au style musical qu’ils préconisent. La fin de l’album est quant à elle très diversifiée. On retrouve premièrement un style plus moderne et une prestation vocale plus grave préconisée par Mark Osegueda sur le titre Detonate. Par la suite, c’est le style plus direct et chaotique du titre Empty qui vient à nos oreilles. On retrouve encore une fois une excellente prestation vocale, mais c’est les passages de basse ainsi que le solo de guitare de Jason Suecof qui se démarque le plus. Finalement, c’est avec un titre (Territorial Instinct / Bloodlust) aux allures progressives que se termine l’écoute de cet album. Le plus long titre de l’album contient plusieurs changements de styles, une superbe mélodie vocale entrainante et des passages de guitares à couper le souffle. Si vous vous procurez l’édition limitée de l’album, vous aurez droit à la reprise de l’excellente Heaven And Hell de Black Sabbath en boni.

Encore une fois, Death Angel nous démontre que le succès du groupe n’est pas une coïncidence ou de la nostalgie, mais bel et bien dû à la qualité de leur musique. The Dream Calls For Blood est un album agressif qui démontre à la perfection qu’un groupe peut évoluer sans toutefois perdre son identité!

httpv://youtu.be/RkAxGJbb-SE

Note : 8.9/10 — Un album court et droit au but!

Auteur : Albert Lamoureux

Album review: Metal Church – Generation Nothing

metalchurchgenerationnothingcdAprès une autre absence de quelques années, le groupe thrash américain Metal Church se reforme afin de nous offrir un nouvel album. C’est donc sans surprises que nous retrouvons Ronny Munroe (voix), Kurdt Vanderhoof et Rick Van Zandt (guitares), Steve Unger (basse) et Jeff Plate (batterie) sur le nouvel album intitulé Generation Nothing qui est offert sur Rat Pak Records.

Nous remarquons immédiatement que le groupe est en pleine forme lors de l’écoute du premier titre de l’album (Bulletproof). Comme c’était le cas sur leurs derniers albums, la musique n’est pas axée sur le style thrash, mais sur d’excellentes mélodies de guitares et une section rythmique précise. La voix de Ronny Munroe est superbe et plus agressive que jamais comme le démontrent ses prestations sur les titres Scream et Generation Nothing. On y retrouve même des similitudes avec la voix de Bobby Ellsworth (Overkill) sur les titres Bulletproof et Dead City. Ce dernier est l’un des rares morceaux qui rappellent le glorieux passé du groupe et plusieurs pourraient facilement imaginer que ce titre aurait sa place sur l’album The Dark. Après quelques pièces au style direct, la pièce titre nous offre une musique plus galopante et plus complexe, mais c’est sur Noises In The Walls que la musique du groupe prend une autre dimension avec sa complexité musicale et l’excellente prestation vocale de Ronny. Le titre Suiciety débute avec une très belle introduction acoustique avant de prendre le virage métal. En plus d’y retrouver une musique dominée par la section rythmique, nous avons droit à d’excellents cris, gracieuseté de Ronny Munroe. La pièce Scream est une autre très bonne composition qui aura sa place lors des concerts pour plusieurs années avec sa rapidité et son intensité.

Force de l’admettre, Generation Nothing prendra plusieurs écoutes avant d’être pleinement apprécié par les amateurs. Même si son style musical simpliste, trop direct et trop joyeux est possiblement les seuls points que l’on peut reprocher au groupe. L’album mérite cependant l’écoute afin d’apprécier (ou de découvrir) l’excellente prestation vocale de Ronny Munroe. Les amateurs qui n’attendent pas un retour aux deux premiers albums du groupe sauront apprécier ce nouvel album, il suffit d’entamer l’écoute avec un esprit ouvert.

httpv://youtu.be/pHWlihtmhYs

Note : 7.5/10 — Metal Church est de retour et plus mature que jamais!

Auteur : Albert Lamoureux

Album review: Annihilator – Feast

Annihilator-FeastPour la première fois depuis très longtemps (1993), un album du groupe Canadien Annihilator aura une distribution nord-américaine! C’est grand temps que les amateurs nord-américains du groupe puissent acheter leur album à un prix raisonnable. C’est dans l’optique de reconquérir ce marché que Jeff Waters (guitare), Dave Padden (guitare et voix), Mike Harshaw (batterie) et Alberto Campuzano (basse) nous offrent donc leur nouvel album intitulé Feast.

Malgré le temps qui s’est écoulé entre les deux derniers albums du groupe, l’écriture et l’enregistrement de l’album se sont fait dans un très court délai juste avant sa mise en marché. Le fait d’avoir concentré leurs efforts donne beaucoup d’énergie à la musique comme nous pouvons le constater sur la mélodie rapide et agressive du titre Deadlock (penser à un mélange de vieux Slayer et de vieux Metallica) ainsi que sur la pièce Demon Code, qui met en évidence les talents de Jeff à la guitare, notamment lors du solo. Ce dernier nous offre aussi une introduction de guitare classique en guise d’introduction sur les titres Fight The World et One Falls, Two Rise (qui rappelle l’enchainement Crystal Ann/Alison Hell). Dans les deux cas, une fois cette introduction passée, nous avons droit à une mélodie intense centrée sur les guitares et sur la batterie. Nous y retrouvons aussi de superbes échanges entre guitares et basses dans la section instrumentale en fin de pièces lors des solos. Le style plus direct que l’on retrouve sur les derniers albums du groupe refait surface sur les pièces No Way Out et Smear Campain. Jeff se permet même quelques influences fusion et funk sur la musique endiablée de No Surrender. Nonobstant du style préconisé, la guitare est au premier plan de ce titre du début à la fin, mais surtout lors de l’excellent solo. On retrouve aussi l’inimitable voix de Danko Jones sur le titre Wrapped. Ce dernier injecte une dose d’attitudes punk qui s’agence parfaitement avec le style musical de ce titre. L’album contient aussi une ballade (Perfect Angel Eyes) que Jeff a écrite pour sa fiancée. Malgré l’excellente prestation vocale de Dave Padden, c’est principalement la simplicité de la mélodie qui retient l’attention et qui donnera une sensation de déjà vu à l’amateur (penser à la pièce The One de l’album All For You).

Feast est le quatorzième album du groupe et il contient une musique moderne et diversifiée. Centrée sur l’agressivité des guitares et de la voix de Dave Padden, ce ne sera pas une surprise pour personne de voir cet album connaitre beaucoup de succès. C’est aussi sur cet album que Dave nous offre sa meilleure prestation vocale depuis qu’il s’est joint au groupe. En plus de la version standard, l’album est aussi disponible en version de luxe qui contient un second CD contenant quinze nouvelles versions de vieilles pièces que le groupe joue en concerts. Je n’ai pas besoin de vous dire que cette édition vaut l’argent supplémentaire qu’il faudra débourser pour se la procurer.

httpv://youtu.be/iF6cGA2vonE

Note : 8.7 — Le temps d’attente en valait la peine!

Auteur: Albert Lamoureux

Album Review: Týr – Valkyrja

Tyr-ValkyrjaL’équipe de critiques d’album de Thorium a décidé de vous offrir un double review de l’album Valkyrja du groupe Týr, qui sera disponible en Amérique du Nord le 17 septembre prochain sous Metal Blade.

Les membres de Týr se sont toujours démarqués du lot de pas propres qui peuplent l’univers du folk metal : à la place de tomber dans la poutine des riffs d’accordéons, gang vocals et autres thématiques de trolls, ils ont su créer un son unique, riche et plutôt influencé par le prog. Ils nous ont habitué à des structures de chansons étoffées, complexes, sans toutefois perdre le vibe viking auquel on est en droit de s’attendre de scandinaves en chest tatoués de runes.

Valkyrja, leur dernier album, s’inscrit dans lancée de leurs plus récentes sorties : esthétique davantage métal, tempos plus rapides, mélodies accrocheuses. Toutefois, beaucoup de riffs sur l’album rappellent le “vieux” Týr de Ragnarok (2006) et Land (2008). Les puristes de longue date qui ont boudé la tournure plus commerciale du groupe pourront quand même trouver leur compte avec des morceaux comme Fánar Burtur Brandaljóð ou encore les refrains de Grindavisan et Into The Sky.

On notera également les deux covers : Where Eagles Dare de Iron Maiden et Cemetary Gates de Pantera. Where Eagles Dare, à la sauce Týr, s’imbrique très bien dans l’album et il s’agit d’un des meilleurs covers que j’aie entendu depuis un bout. Pour Cemetary Gates cependant, la version de Týr n’arrive ni à capturer la magie de l’originale, ni à s’en démarquer suffisamment. Rien qui ne casse la baraque, en somme.

Bref, il s’agit d’un album puissant, captivant, et qui sort des sentiers battus. Les mélodies, accrocheuses, reposent non pas sur du riffing simpliste, mais bien sur des progressions bien travaillées. Valkyrja peut séduire sensiblement n’importe quel fan de métal, mais va devenir un inconditionnel pour les amateurs de prog pour qui le folk est un plaisir coupable.

Note : 8.5/10

Auteur : Alex Luca

Le groupe Tyr nous arrive avec leur septième opus, intitulé Valkyrja (17 septembre 2013, Metal Blade). Le groupe des Îles Féroé surprennent cette fois avec un son qui va chercher une plus grande profondeur dans leurs inspirations metal, dans la lignée de The Lay of Thrym (2011, Napalm Records), l’album précédent qui a surpris certains par ses influences plus lourdes que le reste du catalogue du groupe. Valkyrja marque aussi un épanouissement dans le son du talentueux guitariste Terji Skibenæs.

L’album raconte l’histoire d’un guerrier viking anonyme, qui désire faire ses preuves pour mériter sa place au Valhalla en méritant les attentions d’une valkyrie, créature mythique assurant le passage des guerriers tombés au combat vers l’au-delà. Tel que promis par le bassiste Gunnar Thomsen lorsque nous lui avons parlé en avril dernier, l’album parle de femmes, comme on pouvait s’en douter par le titre, et pour un album composé entièrement sur la route, le résultat est pour le moins impressionnant. Valkyrja s’ouvre sur Blood of Heroes, qui donne un ton surprenamment semblable à celui d’un bon Amon Amarth, impression qui se volatilise dès que le chanteur Heri Joensen se met à conter les louanges de guerriers tombés au combat. Mare of My Nights remet rapidement les pendules à l’heure avec ses mélodies rapides et qui rappellent le reste du travail du groupe, tout en racontant l’histoire du guerrier protagoniste de l’histoire qui se rend compte que la femme qu’il aime est devenue une créature cauchemardesque. Le riffing épique se poursuit tout au long de l’album et donne un aspect allant jusqu’au power metal dans des pièces comme Nation, Another Fallen Brother et Lady of the Slain. Les pièces au rythme plus lent comme The Lay of Our Love, Grindavísan et Fánar Burtur Brandaljóð complètent l’album qui est un des plus complets qui a été écrit par le groupe. Comme The Lay of ThrymValkyrja se conclut sur deux covers Where Eagles Dare de Iron Maiden et Cemetery Gates de Pantera, qui sont des choix étranges pour le son du groupe mais ayant été suprenamment bien adaptées.

Note – 9/10 : Cet album s’en va tout droit au Valhalla!

Auteur : Phil Mandeville

httpv://youtu.be/aONcdN0Weiw

Album review: Vista Chino – Peace

vista-chino-peaceLe groupe de stoner rock Vista Chino, constitué de John Garcia, Brant Bjork,  (tous deux ex-membres du groupe Kyuss), Mike Dean (Corrosion of Conformity) et Bruno Fevery (ex-Arsenal), nous offre leur premier opus intitulé Peace (3 septembre 2013, Napalm Records). Les musiciens reprennent la recette gagnante de Kyuss qui a bien fonctionné entre 1987 et 1995 pour cet album, et nous offre donc un album stoner rock où les sons d’instruments à corde croulent sous les effets, la batterie lente supporte l’ensemble et l’auditeur est transporté par la voix toujours aussi crasse de Garcia.

L’album s’ouvre sur l’introduction Good Morning Wasteland et Dargona Dragona, qui offrent une entrée en matière simple et efficace, démarrant sur un rythme de basse plein de fuzz à souhait et qui donne le ton pour ce qui s’en vient. Le travail à la guitare de Fevery apparaît instantanément inspiré de celui de Josh Homme, qui a donné au monde le son de Kyuss. Peace commence à se démarquer à la quatrième pièce, As You Wish, qui comporte les premiers riffs mémorables de l’album et cinq minutes de classique stoner.  Planets 1 est chantée par le batteur Brant Bjork, qui donne un rythme un peu plus entraînant et se termine sur un excellent solo avant de laisser la place à Planets 2, qui reprend les mêmes idées un peu plus lentement, avec seulement six versets. La simplicité du morceau ajoute à son atmosphère un peu dérangée. On retrouve un peu plus loin Mas Vino, un morceau instrumental d’une minute et demie avec une influence un peu acid jazz qui laisse rapidement la place à Dark and Lovely, qui renoue instantanément avec l’influence de Kyuss. Avec un rythme un peu lent mais un son distordu à souhait, le groupe va chercher un son intéressant qui n’est pas sans donner envie de se rouler un joint. Le morceau suivant, Barcelonian, se démarque du reste de l’album par un son un peu plus léger et prouve que Vista Chino n’est pas seulement Kyuss Lives! Le son est un peu plus proche du rock classique, et bien que les influences soient un peu différentes que le reste de l’album, le groupe arrive tout de même à sortir un morceau solide à tous les niveaux. L’album se termine sur Acidize – The Gambling Moose, une pièce de treize minutes qu’on peut facilement séparer en deux parties, la première très proche du son classique duquel on peut s’attendre de John Garcia et Brant Bjork, tandis que la seconde partie est plus proche d’un blues que d’une pièce heavy metal, mais qui conclut en beauté cet album.

Vista Chino offre une perspective intéressante sur les horizons musicaux des vétérans du stoner rock depuis le milieu des années ’90. Le constat est que ça n’a pas beaucoup changé, et c’est pour le mieux! Peace est, par contre, un album qui ne se retrouvera probablement pas sur beaucoup de listes de lecture lors de longues aventures sur la route, contrairement à beaucoup de morceaux déjà enregistrés par les musiciens qui l’ont composé.

httpv://youtu.be/x7kUwTk2vfk

Note: 7.5 – Bon mais pas à en faire du 160 km/h.

Auteur: Phil Mandeville

Album review: Jon Oliva – Raise The Curtain

jon-oliva-raise-the-curtainLa vie de Jon Oliva n’en est pas une sans épreuves. En plus d’avoir perdu son frère Criss en 1993, c’est au tour de son bon ami (et guitariste de son groupe) Matt LaPorte de le quitter prématurément. Au lieu de vouloir remplacer ce dernier immédiatement au sein de la formation Jon Oliva’s Pain, Jon nous offrir son premier projet solo avec la collaboration de ses amis Jim Morris (guitares), Dan Fasciano (claviers) et de Christopher Kinder (batterie).

S’inspirant de la musique écrite avec son frère Criss avant l’époque de Savatage, Jon nous offre une musique progressive contenant beaucoup de textures et de profondeur. Si vous aviez une idée préconçue pour cet album, vous ne vous attendiez certainement pas au style préconisé par le groupe sur la pièce titre et première pièce de l’album (Raise The Curtain). Centrée sur une belle mélodie de claviers, Jon nous plonge tout droit dans le monde progressif des années 70s afin de retrouver les groupes Genesis, Yes, Queen et Styx. Maintenant que l’album a capté votre attention en ce lever de rideau, Jon nous lance en plein visage de puissantes mélodies de guitare et de claviers sur les titres Soul Chaser, Big Brother, Armageddon et Stalker. Avec sa voix rauque, on croirait écouter un vieux disque de Savatage! Jon mélange encore les choses avec le titre Ten Years qui contient une structure jazz et des arrangements de cuivres. Loin d’être mauvais, ce titre est très entrainant et nous montre à quel point lui et son frère Criss étaient d’excellents compositeurs. L’un des bijoux de l’album est sans contredit le titre Father Time qui agence à la merveille les claviers et la guitare avec un rythme entrainant comme seul Deep Purple sait le faire! Ceux qui aiment les ballades de Savatage vont être en amour la superbe Soldier ainsi qu’avec puissante et sinistre voix de Jon sur le titre I Know. Avec un style de guitare centré sur le blues, Jon s’inspire de la musique de Jimi Hendrix pour nous offrir une prestation remplie d’émotions en fin d’album sur le titre Can’t Get Away.

Jon Oliva peut être très fier de son dernier album! En plus de rendre un dernier hommage à son frère en y incorporant ses dernières mélodies de guitare, on y retrouve aussi une musique de grande qualité qui est très diversifiée et très complexe. Raise The Curtain saura plaire aux amateurs de Savatage, mais aussi à ceux qui aiment la musique progressive dans le style d’Ayreon.

httpv://youtu.be/lbsyiHiJiE8

Note : 8.9 — Le dernier bijou des frères Oliva!

Auteur : Albert Lamoureux

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