beasto-blanco-live-fast-die-loud-promo-album-cover-picC’est après une longue période de dix-huit mois que la bête surnommée Beastö Blancö voit finalement la lumière. En plus d’être à la basse et à la guitare, Chuck Garric s’occupe aussi de la voix. On le retrouve en bonne compagnie, car les autres musiciens qui l’accompagnent sur Live Fast Die Loud sont Glen Sobel et Jonathan Mover à la batterie, Chris Latham à la guitare ainsi que Calico Cooper comme voix féminine.

La vision de Chuck Garric prend forme rapidement une fois que l’introduction au style western est chose du passé. La pièce Beastö Blancö nous montre rapidement ce que cette bête a dans le ventre. La musique au style industriel est centrée sur une basse omniprésente et une mélodie de guitare rythmique aux tonalités similaires à la basse. La voix de Chuck domine la musique et la prestation de Calico Cooper lui fait une parfaite opposition lors des refrains. Plusieurs comparaitrons cette musique avec celle de Rob Zombie, mais, bien qu’on y trouve des similitudes, elle contient aussi plusieurs éléments distinctifs. Malgré la dominance de la basse sur le titre Bloodshot, c’est la mélodie du refrain qui restera gravée dans votre tête pour longtemps. Le style change drastiquement sur la pièce California et nous y retrouvons une musique beaucoup plus aérée aux allures psychédéliques qui vous donnera la chair de poule. Breakdown est sans contredit l’une des meilleures pièces de l’album. Que ce soit avec son mélange puissant de voix masculine et féminine, son rythme entrainant ou la prestation des guitares (qui fait penser à celle que l’on retrouve sur le titre Kill Fuck Die de W.A.S.P.). Les guitares reprennent cependant le dessus sur le titre Vegas Baby Vegas et Chris nous livre une excellente prestation à la guitare. La section rythmique domine à son tour la musique sur le titre Motor Queen. Encore une fois, certains feront un parallèle avec Du Hast de Rammstein, mais ce n’est que pendant quelques brefs instants et cela n’enlève rien à la lourdeur et à l’entrain que l’on retrouve sur cette excellente composition. Malgré un style plus direct sur les titres Freak et Beg To Differ (influencé par Motörhead), l’intensité est à son maximum et saura animer les foules lors des concerts.

Sans copier le style des différents groupes mentionnés durant cette critique, Beastö Blancö sait incorporer suffisamment d’ingrédients afin de donner plus de texture à leur musique sans toutefois changer la nature de leur style musical. Malgré sa simplicité, la musique que l’on retrouve sur Live Fast Die Loud est puissante, dynamique et entrainante, ce qui devrait être suffisant pour vouloir en faire la découverte. Finalement, pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué, la couverture de l’album est en fait une reprise de la pochette du célèbre album Free For All de Ted Nugent.

httpv://youtu.be/OeAlhdiaHW4

Note : 8.9 — Une musique inspirée et pleine d’énergie!

Auteur: Albert Lamoureux