Category: Album

Album review: Anvil – Hope In Hell

anvil-hope-in-hellAprès deux ans de tournée et un changement de bassiste, la formation canadienne Anvil est prête pour enregistrer un nouvel album. C’est donc avec le bassiste Sal Italiano (Live After Death et ex Cities) que le groupe enregistre leur quinzième album intitulé Hope In Hell.

C’est sans grande surprise qu’Anvil entame l’album avec la pièce titre. Bien entendu, la musique est axée sur un rythme lent, lourd et saccadé. Le rythme s’accélère rapidement avec le titre Eat Your Words qui met en évidence Robb Reiner à la batterie. Avec son style plus mélodique et la lourdeur des guitares, on pense rapidement aux vieux classiques du groupe comme Jackhammer et 666. Avec ses airs de Smoke On The Water (Deep Purple) la mélodie du titre Through With You est tout de même puissante et rappelle l’excellente pièce Never Deceive Me. La mélodie de guitare est complexe tout en étant entrainante et Lips nous offre un autre excellent solo de guitare. Le groupe continu à nous faire revivre les premiers succès du groupe avec une musique axée sur le style thrash avec le titre The Fight Is Never Won. Après quelques pièces rapides, le style lent et saccadé revient à la charge comme un marteau sur une enclume avec le titre Call Of Duty. Robb Reiner nous démontre qu’il a un excellent sens musical sur ce titre en ajoutant suffisamment de complexité à sa prestation sans toutefois voler la vedette. Ceux qui connaissent le groupe depuis longtemps savent que Lips aime bien avoir du plaisir avec les paroles par moment. Il choisit donc les titres Bad Ass Rock ‘n’ Roll et Shut The Fuck Up pour se satisfaire et pour rendre hommage à ses bons amis de Motörhead. Malgré la simplicité de ses paroles, le rythme entrainant de Bad Ass Rock ‘n’ Roll trouvera rapidement sa place dans le répertoire du groupe, et ce, pour plusieurs années. Le groupe sort de sa zone de confort avec le titre Mankind Machine  et nous offre une prestation au style mécanique. Son tempo est assez lent et contient plusieurs variations musicales afin de capter notre attention. La version digipak contient deux titres supplémentaires (Hard Wired  et Fire At Will) qui valent les quelques dollars supplémentaires que l’amateur devra débourser afin de se la procurer.

Anvil est un groupe au style et au son particulier qui a su conserver son intégrité au fil des temps. Il n’est donc pas surprenant de voir qu’ils continuent à faire la musique qu’ils ont toujours faite, et ils le font encore avec passion. Sans être l’album qui va redéfinir la carrière du groupe, Hope In Hell contient d’excellentes compositions qui plairont aux amateurs du groupe et qui vont trouver preneur chez de nouveaux amateurs avec son style ‘old school’ et sa production moderne.

httpv://youtu.be/9-tNxevH37s

Note : 8.7/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Queensrÿche – Frequency Unknown

QRFU

Les amateurs de Queensrÿche savent tous que Geoff Tate ne s’entend pas avec le reste du groupe et qu’il existe maintenant deux formations du même nom jusqu’à la décision de la cour à la fin de l’année 2013. C’est donc accompagné d’une panoplie de musiciens invités qu’il enregistre un premier album depuis la séparation du groupe.

Ceux qui ont vu la pochette de l’album Frequency Unkown savent déjà que cette dernière a suscité beaucoup de réactions dans les médias et les paroles de plusieurs titres ne feront rien pour diminuer la hargne qui existe entre les deux formations. La première pièce (Cold) contient une mélodie intéressante et lourde, mais elle devient répétitive et fait rapidement penser au style musical que l’on retrouve sur l’horrible Q2K. Son seul point positif est le solo de guitare de Kelly Gray. Le titre Dare est quant à lui plus moderne, mais ne contient aucune personnalité et ses paroles simplistes ne sont pas dignes d’êtres sur un album de Queensrÿche. Malheureusement, cette torture musicale continue à l’écoute du troisième titre (Give It To You) sur lequel nous pouvons entendre Geoff dire à son ancien groupe ‘How Do You Like Me So Far?’ le plus souvent possible. L’intensité de la mélodie de la pièce Slave est légèrement plus intéressante, mais la musique est tellement axée sur le rythme que l’on croirait écouter un groupe grunge! Le morceau le plus lourd de l’album est sans contredit Running Backward, mais encore une fois, son moment le plus captivant est l’excellent solo de guitare qui nous est offert par K.K Downing (ex Judas Priest). Geoff nous fait quelque peu revivre une excellente époque du groupe avec le titre Life Without You. Son style musical progressif et obscur ainsi que l’excellent solo Brad Gillis de nous rappelle rapidement The Killing Words de l’album Rage For Order. La seconde moitié de cet album est sans contredit meilleur que la première et cela est grandement dû au titre Everything qui contient une mélodie de guitare aussi entrainante que complexe. L’excellente ballade The Weight Of The World crée la même atmosphère que les pièces I Will Remember, Anybody’s Listening? et Someone Else? avaient générée à la fin de leur album respectif. La voix de Geoff est puissante et contient beaucoup plus d’émotions que sur les autres pièces de l’album. La mélodie de guitare alterne entre les passages acoustiques et électriques et nous avons droit à un autre excellent solo provenant cette fois de Chris Poland (ex Megadeth). Pour une raison que je ne peux expliquer, nous retrouvons à la fin de l’album de nouvelles versions studio des classiques I Don’t Believe In Love, Empire, Jet City Woman et Silent Lucidity. Comme il est tout simplement impossible d’améliorer ces titres, Geoff aurait mieux fait d’enregistrer ces derniers en concert au lieu d’essayer de les améliorer (sans succès) en studio.

En plus de Geoff et des musiciens mentionnés précédemment, Frequency Unknown renferme les excellentes prestations de Rudy Sarzo (ex Dio, Ozzy Osbourne, Quiet Riot) à la basse, Simon Wright (ex Dio, AC/DC) et Paul Bostaph (ex Forbidden, Slayer, Exodus et Testament) à la batterie et de Craig Locicero (Forbidden) à la guitare. Certains diront que c’est un album très lourd et le meilleur des albums solos de Geoff, ce qui est bien entendu très facile à faire compte tenu de la piètre qualité de ses albums solos précédents. En réalité, cet album est exécuté à la perfection, mais la musique manque grandement d’inspiration. Frequency Unknown n’est tout simplement pas à la hauteur des attentes générées par le chanteur.

httpv://youtu.be/WzDJHuxBTUw

Note : 5.5/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Joe Satriani – Unstoppable Momentum‏

Joe-Satriani-Unstoppable-MomentumIl s’est déjà écoulé trois ans depuis le dernier album solo de Joe Satriani. Maintenant que son autre groupe (Chickenfoot) lui permet d’explorer son côté plus commercial, Joe peut enfin revenir à son style musical centré sur la guitare sans avoir la pression de succès commercial. Pour ce quatorzième album intitulé Unstoppable Momentum, Joe s’entoure de Mike Keneally aux claviers, du très talentueux Vinnie Colaiuta à la batterie et ainsi que de Chris Chaney à la basse.

Nous remarquons dès la première pièce que Joe est revenu à un style musical moins futuriste qui ressemble davantage à la musique de l’album The Extremist (pour ne nommer que celui-là). La mélodie de la pièce titre est entrainante et ses nombreux changements de rythmes donnent le ton à l’album. Joe est cependant à son meilleur sur les titres Can’t Go Back et Three Sheets To The Wind. La première contient un tempo entrainant et un style blues qui rappelle l’excellente Cool #9 tandis que la seconde contient beaucoup d’harmonies et de claviers qui font penser aux arrangements utilisés par les Beatles. C’est cependant sur la pièce Lies And Truth que Joe nous offre son solo de guitare le plus endiablé. Nous y retrouvons aussi une belle opposition entre les passages joyeux à la guitare et les mélodies sombres de la section rythmique. Comme il l’avait fait sur l’album Flying In A Blue Dream, nous avons droit à un bel interlude instrumental qui a pour titre I’ll Put A Stone On Your Cairn. Shine On American Dreamer est une autre excellente pièce qui contient une mélodie à plusieurs guitares ainsi qu’un son lourd faisant penser à une version plus pesante du titre Flying In A Blue Dream. Jumpin’ In est une autre pièce entrainante dans laquelle Joe utilise énormément d’effets dans ses mélodies au style funk et pour une rare fois des harmonies dissonantes. Ce style musical continue dans la pièce suivante (Jumpin’ Out) sauf que les mélodies sont beaucoup plus graves et l’ajout d’un orgue Hammond donne plus de profondeur à la musique. Le dernier titre de l’album (A Celebration) contient une mélodie complexe et une section rythmique très active. Ce qui devrait garder notre attention malgré la courte durée de ce titre.

Même si le style plus direct d’Unstoppable Momentum est une sorte de retour aux sources pour Joe, ce dernier réussit encore une fois à faire évoluer son style musical. Avec ses excellentes compositions, Unstoppable Momentum sera aimé non seulement par les amateurs de Joe Satriani, mais par tous les mélomanes.  

httpv://youtu.be/5M4BGpdU3pY

Note : 8.8/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Adrenaline Mob – Covertá‏

Adrenaline Mob - Covertá (Front Cover) by EneasLe groupe de Mike Portnoy (batterie), de Russell Allen (voix), de Mike Orlando (guitares) et de John Moyer (basse) nous offre un nouvel EP un an après leur premier album. Tout en faisant un clin d’œil à leur premier album au niveau du titre, Covertá nous montre à quel point les musiciens du groupe peuvent avoir du plaisir lorsqu’ils reprennent ces huit pièces classiques.

Connaissant les influences de quelques musiciens du groupe, il ne sera pas surprenant de retrouver les titres Stand Up And Shout (Dio) et Kill The King (Rainbow). Nous y retrouvons aussi la reprise de la pièce The Mob Rules (Black Sabbath) qui était aussi sur le premier EP du groupe. Ces pièces sont bien entendu plus lourdes que les originales, mais c’est le travail de Russell qui est très impressionnant à la voix. Sans tenter d’imiter Ronnie, il nous offre des prestations vocales magistrales dignes des versions originales. On ne peut passer sous silence l’excellent travail de Mike à la guitare sur les mélodies de Toni Iommi, Vivian Campbell et Ritchie Blackmore! Le travail de John Mayer à la basse est un autre élément important qui est mis en évidence principalement dans la reprise du titre de Black Sabbath. Les surprises surviennent cependant lorsque nous découvrons les autres pièces de cet EP. Ceux qui connaissent Mike Orlando savent qu’il est un admirateur de Jake E. Lee, c’est donc tout à fait normal de voir le groupe reprendre un titre de Badlands. Le choix de la pièce High Wire n’est pas surprenant compte tenu du fait que Mike et Russell jouent ce titre depuis plusieurs années dans leur groupe Sonic Stomp. Cette dernière est très dynamique et fait ressortir tous les musiciens. La reprise de la pièce Break On Through (Doors) est un choix inusité, car elle est totalement différente des autres pièces. Centrée sur le rythme de Mike Portnoy et de la basse de John, c’est la lourdeur de la mélodie qui distingue cette reprise de l’original. Bien qu’il soit difficile d’égaler le niveau d’émotion véhiculé par Jim Morrison, cette reprise est très intéressante à écouter et surpasse même l’originale par moments. Le groupe nous offre une autre excellente prestation sur la reprise de Romeo Delight (Van Halen) dans laquelle Mike se donne même la liberté d’intégrer une référence au groupe Led Zeppelin lors du solo de guitare. À la lecture des titres que comprenait l’album, j’anticipais la reprise de Barracuda (Heart) principalement dû au fait que le titre original est chanté par une femme. Force d’admettre que cette nouvelle version est très bonne et qu’une mélodie de guitare plus lourde convient parfaitement à ce titre. Je suis très heureux de voir que le groupe a choisi de reprendre une pièce de Led Zeppelin qui est rarement reprise (The Lemon Song). En plus d’être le titre le plus long de l’album, c’est aussi celui qui contient le plus d’éléments progressifs. Encore une fois, la lourdeur des guitares de Mike Orlando ajoute une autre dimension à la musique, mais sa prestation, et celle des autres musiciens reste très fidèle à l’originale dans son ensemble.

Encore une fois, le groupe Adrenaline Mob nous livre un album d’une excellente qualité. Le choix des titres que nous retrouvons sur Covertá suscitera beaucoup d’intérêt auprès des amateurs de musique. Mais, le point le plus important est que le groupe s’approprie ces pièces sans toutefois les dénaturer.

Note : 8.8/10

httpv://youtu.be/_YAuoGZjcyU

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Rob Zombie – Venomous Rat Regeneration Vendor

Rob-Zombie-Venomous-Rat-Regeneration-VendorRob Zombie est un homme fort occupé depuis qu’il partage son temps entre le monde musical et cinématographique. En plus de le retrouver à la voix en compagnie de ses fidèles compagnons John 5 à la guitare et Piggy D à la basse, Venomous Rat Regeneration Vendor marque les premières pièces de Ginger Fish (ex Marilyn Manson) à la batterie.

Comme il aime si bien le faire, Rob utilise à profusion des extraits de film en guise d’introduction à ses compositions. Une fois cette dernière terminée, nous avons droit à une musique axée sur un lent rythme au style industriel martelant sur le titre Teenage Nosferatu Pussy. Comme c’est souvent le cas, la structure musicale est simple et laisse beaucoup de place à la voix de Rob. Avec l’entrainement véhiculé par la voix et la mélodie de guitare sur le morceau Dead City Radio And The New Gods Of Supertown, il n’est pas surprenant que ce dernier ait été choisi comme premier extrait de l’album. Même si la complexité de la musique ajoute de la profondeur sans toutefois dénaturer la musique du groupe, le travail de Ginger Fish à la batterie est direct et servira certainement de tremplin pour animer la foule lors des concerts. Même si toutes les compositions de l’album sont nouvelles, il ne sera pas surprenant que plusieurs amateurs aient le sentiment de déjà-vu. Sans être mauvais, les titres du milieu d’album ne se démarquent pas les unes des autres et ne servent qu’à remplir ce très court album. Le titre Rock And Roll (In A Black Home) se distingue par contre des autres avec sa mélodie centrée sur les claviers et son style musical électronique. La pièce White Trash Freaks est quant à elle celle qui met le plus en évidence le travail de Ginger et de John 5 dans les limites permises par Rob. Un autre moment fort de cet album est la reprise du titre We’re An American Band (Grand Funk Railroad). La musique y est bien entendue plus agressive et plus lourde que celle de la version original, mais Rob réussit tout de même à conserver l’entrain ainsi que les passages de cloche à vache!

Malgré ses douze titres, la durée de Venomous Rat Regeneration Vendor ne dépasse pas 40 minutes. Comme dans le passé l’album axé sur le style métal et industriel contient beaucoup d’attitude et d’énergie, il est cependant dommage de voir qu’il n’y a pas d’évolution au niveau de l’écriture depuis plusieurs albums. Malgré cela, je suis convaincu que ces titres auront plus d’impact lors de la prestation théâtrale du groupe durant les concerts. Mais pour l’album, les seules pièces qui se démarquent des autres sont le premier extrait vidéo et de la reprise du groupe Grand Funk Railroad.

Note : 7/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Suicidal Tendencies – 13

st13cdAprès une excellente tournée l’année dernière, le groupe californien Suicidal Tendencies enregistre son neuvième album, son premier en treize ans. Contenant treize compositions, ce n’est donc pas une coïncidence si son titre est tout simplement 13. Nous retrouvons donc Mike Muir à la voix ainsi que Dean Pleasants et Nico Santora aux guitares, Tim ‘Rawbiz’ Williams à la basse et Eric Moore à la batterie.

C’est sans fioritures que s’entame l’écoute du titre Shake It Out. Le groupe nous démontre qu’il est de retour et gonflé à bloc, comme ils le disent si bien à répétition dans les paroles de ce titre (Suicidal’s Back). Mike nous offre une prestation vocale énergique bien supportée par les guitares. C’est cependant sur les titres rapides comme Smash It! et This Ain’t A Celebration que le groupe est à son meilleur. En plus d’y retrouver leur style non traditionnel des premiers albums, nous avons aussi droit à des éléments modernes. L’énergie que dégagent les guitares et la voix de Mike sur ces titres est palpable et entrainera certainement les amateurs dans un moshpit énergique lors des concerts. Suicidal Tendencies n’est pas seulement synonyme de musique punk et thrash, ils ont aussi un côté funk très bien développé comme le démontrent les compositions God Only Knows Who I Am et Make Your Stand qui mettent en évidence l’excellente section rythmique du groupe. Who’s Afraid est cependant l’une des meilleures pièces de l’album qui fait valoir le travail de Tim ‘Rawbiz’ Williams à la basse. Mike nous offre une autre superbe performance vocale au style troublant qui vous donnera des sueurs froides par moment tellement il est convaincant. Le titre Cyco Style met quant à lui le travail de Dean Pleasants et de Nico Santora en évidence aux guitares sur des mélodies très entrainantes ainsi que lors des excellents solos. Cyco Mike est aussi en très grande forme sur ce titre et il nous offre une performance vocale remplie d’énergie qui est comparable à celles des premiers albums du groupe. Nous avons droit à une autre mélodie de guitare entrainante sur titre Slam City, et ce, malgré sa simplicité. Même si le refrain à plusieurs voix est intéressant en début de pièce, sa surutilisation le rend beaucoup plus irritant en fin de pièce. Le style jazz utilisé dans l’autre groupe de Mike (Infectious Grooves) ajoute une autre dimension à la musique de Suicidal Tendencies sur le titre Till My Last Breath. Le seul moment de repos de l’album arrive à la treizième et dernière pièce de l’album (This World).

Après avoir vu le groupe en concert l’été dernier, je savais que Cyco Mike et son groupe pouvaient rendre justice à leur succès en concert, mais l’écoute de 13 nous confirme qu’ils sont aussi capables de nous offrir de nouveaux succès. L’album est actuel, diversifié et sa musique incorpore parfaitement les nouveaux éléments au vieux style musical du groupe qui a fait son succès. Suicidal Tendencies est en grande forme et l’écoute de ce disque est conseillée autant aux amateurs de longue date qu’aux nouveaux Cycos!

httpv://youtu.be/xMekYgyWrhg

Note : 8.9/10 – Suicidal For Life!

Auteur : Phil Mandeville

Album Review: Gamma Ray – Master Of Confusion

master of confusionIl s’est déjà écoulé plus de trois ans depuis le dernier album studio du groupe Gamma Ray. Malgré la parution du CD/DVD Skeletons & Majesties Live, il est grand temps que les maîtres du Power Metal nous offrent du nouveau matériel. Comme ils nous ont habitués par le passé, le groupe ne fait jamais les choses à moitié. L’EP Master Of Confusion n’a rien d’un EP, car en plus de contenir deux nouvelles pièces, nous y retrouvons aussi deux reprises ainsi que six pièces enregistrées au concert de Bochum. De plus, les trois premières pièces de l’album sont les premières du nouveau batteur Michael Ehré qui succède à Dan Zimmermann.

C’est avec un style musical lourd et rapide qui rappelle l’excellent titre Ride The Sky de l’album Walls Of Jericho (Helloween) que s’amorce l’écoute de cet EP. En plus d’être centré sur les guitares, le titre Empire Of The Undead incorpore une excellente performance du nouveau batteur Michael Ehré. Master Of Confusion est quant à lui totalement à l’opposé de cette première pièce. En plus d’avoir un tempo plus lent, le groupe revient au style Power Métal. Kai utilise une voix plus grave et une joyeuse mélodie de guitare pour illustrer la vie à l’intérieur du groupe. La musique laisse aussi beaucoup d’espace à la basse et nous retrouvons Dirk au premier plan de plusieurs passages de ce morceau. Après la reprise de la pièce Heavy Metal Mania en 1995, voici que Gamma Ray reprend à nouveau un titre du groupe Holocaust. Cette fois, le choix du groupe s’arrête sur Death or Glory. Gamma Ray rend encore une fois justice à la musique de ce groupe anglais en lui injectant un son moderne et plus lourd tout en conservant le style obscur du titre original. Lost Angels (The Sweet) est la seconde reprise que nous retrouvons sur cet EP. Malgré son style plus populaire, sa reprise ne semble pas trop hors de place. Bien entendu, nous y retrouvons beaucoup plus de claviers et plus de mordant au niveau des guitares. Les pièces enregistrées lors d’un concert Bochum en Allemagne sont en fait celles que nous retrouvons en boni sur la version DVD de Skeletons & Majesties Live, mais qui sont absentes de la version CD.

Même si Master Of Confusion ne contient que deux nouvelles compositions originales, Gamma Ray nous offre encore une fois un produit de qualité. Que ce soit au niveau des pièces reprises, de la qualité de l’enregistrement en direct ou de la couverture de l’album. Nous avons tout ce qu’il faut pour séduire tout amateur du groupe pour qu’il succombe à la tentation et se procure ce disque de 55 minutes qui vous fera patienté jusqu’à la sortie du prochain album de groupe

httpv://youtu.be/a8a1PXu3hyw

Note : 9/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Cryptik Howling – Synthetic Ascension

CryptikHowling_SAD_Cover_1000x1000Le groupe québécois Cryptik Howling nous a présenté leur troisième album, Synthetic Ascension Design. L’album présente un son dark et oppressant, qui ira chercher les fans de groupes comme Dimmu Borgir. Les orchestrations sont particulièrement bien utilisées et ajoutent définitivement à l’atmosphère, et Synthetic Ascension Design est un des albums récents qui les utilisent le mieux.

On remarque surtout le groupe par la voix du chanteur Dominic Mongrain Thériault, au ton rocailleux, et par la production de qualité qui fait toute la différence. Les pièces les plus marquantes de Synthetic Ascension Design sont Dead Trees, InSect, Soul Garden et The Fool’s Errand, mais l’album se tient d’un bloc solide du début à la fin. La production fera que les fans de black metal “culte” ne seront probablement pas impressionnés, mais pour les autres, cet album est définitivement à mettre sur votre liste d’écoute.

httpv://youtu.be/rqFYZiPAe7s

Cote: 8/10 – De quoi se virer la croix à l’envers

Pour en savoir plus : Cryptik Howling

Auteur : Philippe Mandeville Gauthier

Album review: Anthrax – Anthems

anthraxanthemsep2Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons nous vanter d’avoir mentionné le nom du groupe Thrash Anthrax avec celui de groupes comme Rush, AC/DC, Boston, Journey, Cheap Trick et Thin Lizzy! Nous avons donc droit à six reprises ainsi que deux versions du titre Crawl sur cet EP intitulé tout simplement ‘Anthem’.

Je sais que Joey Belladonna est un excellent chanteur, mais je ne savais pas comment il allait faire pour rendre justice à Geddy Lee sur le titre Anthem de Rush. À ma grande surprise, Joey nous offre une excellente prestation vocale qui saura satisfaire n’importe quel amateur du groupe canadien. De plus, la lourdeur des guitares ajoute une belle dimension à ce classique. Joey relève un autre défi en reprenant la prestation vocale de Bon Scott sur le titre T.N.T.. Malgré une autre excellente performance vocale de Joey, le titre demeure pratiquement inchangé de l’original. J’aurais bien aimé entendre une reprise du titre Whole Lotta Rosie que le groupe reprenait lors de ses débuts, mais il semble que Joey tenait beaucoup à reprendre T.N.T.. Ce n’est que sur le titre Smokin de Boston que les reprises se démarquent davantage des pièces originales. Même si le groupe ne réinvente pas ce titre, il lui injecte une bonne dose d’énergie et une certaine lourdeur afin de lui donner sa propre identité. Joey nous montre encore une fois qu’il est un excellent chanteur avec sa prestation sur la reprise très dynamique du titre Keep On Runnin’ du groupe Journey. Les pièces Big Eyes (Cheap Trick) et Jailbreak (Thin Lizzy) demandent à Joey d’utiliser pour une rare fois un registre vocal plus grave. Ce n’est pas très souvent que nous allons l’entendre chanter avec cette voix, mais il nous démontre encore une fois qu’il est capable de chanter des compositions de tous les styles à perfection. La prestation de Frank Bello sur ces pièces ajoute non seulement de la lourdeur à ces derniers, mais aussi beaucoup de profondeur. Nous avons droit à une version remixée de Crawl en fin d’album qui est très intéressante. Ses nouveaux arrangements orchestraux lui donnent plus de textures que l’original, mais elle demeure tout de même beaucoup trop similaire pour en valoir l’écoute.

Comme vous l’avez certainement deviné à la lecture de cette critique, Anthem contient des reprises d’excellentes pièces Rock, mais contrairement à ce que le groupe avait réussi à faire lors des reprises précédentes, elles sont beaucoup trop proches des compositions originales pour avoir une valeur ajoutée. Malgré l’excellente prestation vocale de Joey, cet EP n’est pas indispensable malgré son bas prix sauf si vous êtes un amateur qui désire avoir toute la discographie du groupe.

Note : 7/10

httpv://www.youtube.com/watch?v=tt9Em_Zo_AE

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Finntroll – Blodsvept

1000x1000Le groupe finlandais Finntroll est de retour avec sa sixième offrande, intitulée Blodsvept. L’album est comme d’habitude riche en métaphores et en symbolismes qui sont toutefois absents de la couverture où on retrouve un troll entouré de corps empalés, un concept réalisé par le guitarist Samuli “Skrymer” Ponsimaa, qui a aussi créé des images représentant chaque chanson et qu’on retrouve dans le livret qui accompagne le CD.

L’album s’ouvre avec la chanson éponyme, qui donne le ton à l’album avec quelques tracks intéressantes de cuivres par dessus un riffing agressif et précis, et un bridge acoustique qu’on a souvent retrouvé dans les compositions précédentes du groupe. On tombe dans les choses plus sérieuses avec Ett Folk Förbannat, portée par la voix de Vreth et par un solide travail du claviériste Trollhorn qui en font une des pièces les plus mémorables de l’opus. När Jättar Marschera prend une tournure un peu plus joviale, et incorpore des éléments qui vont chercher le groove d’un big band, avec encore une fois des cuivres bien placés. Le résultat est étrange, presque déconcertant, mais est aussi bien intégré aux compostitions que ce que l’on a pu voir sur les précédents albums avec des instruments plus folkloriques. Le tout continue sur Mordminnen, qui va chercher un son plus lourd supporté par les tracks d’instruments à vent. Le morceau suivant, Rösets Kung, va chercher des riffs puissants et un rythme emballant, entrecoupé de sections acoustiques peuplées de gang vocals qui nous font regretter de ne pas comprendre le suédois… Skövlarens Död, qui suit, sert surtout à faire monter la tension vers la deuxième moitié de l’album et comporte un des seuls véritables solos de guitare de l’album, avant de faire place à Skogsdotter qui augmente le rythme à une vitesse casse-cou, portée par un banjo effréné. L’album présente une similarité d’une chanson à l’autre qui est probablement due au manque de repères vocaux autant dans les paroles que dans l’intonation pour plusieurs morceaux, mais ses valeurs musicales transportent quand même l’auditeur, comme en font foi les derniers morceaux, Fanskapsfylld, qui présente définitivement les mélodies les plus intéressantes de l’album, et Midvinterdraken avec son rythme lent et d’aussi mauvais augure que le dragon dont elle raconte l’histoire.

Avec Finntroll, le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre et Blodsvept est une oeuvre qui suit le cours et le son des albums qui l’ont précédé. Tout en restant fidèles au son du groupe, les détails qu’on retrouve un peu partout dans les compositions est ce qui fait de l’album un franc succès.

Sortie nord-américaine : 4 avril 2013 sur Century Media

httpv://youtu.be/7K_J6cZEfXM

Note: 8/10 (De quoi faire danser les trolls toute la nuit!)

Auteur : Phil Mandeville

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