Category: Album

Album Review: Newsted – Heavy Metal Music

100244_originalAprès d’excellentes critiques pour son EP paru en début d’année, la suite logique était d’offrir aux amateurs un album complet. Il aura donc fallu six longs mois d’attentes avant de pouvoir écouter Heavy Metal Music, le nouvel album de Newsted. En plus de retrouver les mêmes membres qui étaient sur le mini-album, nous retrouvons maintenant Mike Mushok (Staind) comme second guitariste.

En plus de retrouver deux des quatre titres de l’EP Metal, Soldierhead et King Of The Underdogs, le groupe nous offre une musique axée sur la guitare et la basse sur les titres Heroic Dose et …As The Crow Flies. Sans être très rapides, leurs puissantes mélodies et leurs accents rythmiques sauront faire hocher la tête des amateurs au tempo de la musique. On retrouve aussi le style de guitare particulièrement angoissant de Jessie Farnsworth à quelques reprises sur ce second titre. Les amateurs reconnaîtront immédiatement la musique entrainante de Motörhead sur le titre Long Time Dead. Légèrement similaire à la voix de Lemmy, la prestation vocale de Jason est puissante et tire avantage de la production aérée de cette pièce. Avec ses arrangements de guitares distincts et sa voix rauque, vous reconnaitrez rapidement les influences de son ancien groupe Voivod sur les titres Above All et Twisted Tail Of The Comet. La pièce Nocturnus est quant à elle plus axée sur une excellente mélodie au style ‘doom’ qui s’approche à celle de Candlemass et de Black Sabbath. La basse est évidemment au premier plan de ce titre, mais nous y retrouvons aussi une excellente prestation des deux guitaristes. La voix de Jasons est elle aussi plus obscure et fait penser à celle de Jon Oliva par moment. Les deux dernières pièces de l’album (Kindervilusion et Futureeality) ont une structure simpliste et plus entrainante que les autres pièces de l’album. Certains diront que ces dernières sont là seulement pour allonger l’album, mais on ne pourra passer sous silence le solo de guitare et l’excellente prestation de la section rythmique à la fin de l’avant-dernier titre et la puissance véhiculée par la voix de Jason sur le dernier titre.

Détrompez-vous, Heavy Metal Music n’est pas un album centré sur le style ‘thrash’, il contient une musique lourde, entrainante et centrée sur la section rythmique qui est accentuée par la mélodie des guitares. Simpliste par moment, on retrouve tout de même beaucoup de diversité, de textures et d’agressivité dans cette production moderne et aérée. Contrairement à l’EP, nous remarquons quelques ressemblances avec le style musical de Motörhead et de Voivod, mais cela ne devrait pas empêcher les dénigreurs de ces groupes d’écouter cette solide offrande et d’en tirer leurs propres conclusions!

httpv://youtu.be/nZJzp8QuByU

Note : 8.5/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album review: Evile – Skull

Cover1Les amateurs de ‘thrash metal’ connaissent fort bien le groupe anglais Evile. Fidèles à leurs habitudes, ces derniers nous reviennent avec un nouvel album intitulé Skull deux ans après la parution de leur album précédant. Même s’ils étaient au cœur du mouvement de renaissance initial de ce style musical, ils ont su faire évoluer leur musique sur leur album précédent afin d’avoir leur propre identité.

On remarque d’entrée de jeu que la musique des titres Underworld (un hommage à la salle du même nom localisé près de Londres) et Outsider est toujours aussi rapide, directe et lourde. On y retrouve aussi des solos de guitare bien structurés, électrisants et contenant beaucoup d’échanges entre les frères Matt et Ol Drake. Le groupe nous montre qu’ils peuvent aussi nuancer leur musique sur la pièce titre. En plus d’y retrouver plusieurs changements de rythme, cette dernière oscille entre une mélodie complexe et une beaucoup plus directe lors des refrains et la prestation vocale de Matt ressemble autant à celle de James Hetfield que celle de Tom Araya. The Naked Sun est une autre excellente composition qui contient juste assez de mélodies pour lui donner davantage de profondeur. Malgré son style mélodique, la section rythmique se démarque tout de même à plusieurs occasions sur ce titre de 6 minutes. Le groupe s’aventure aussi dans un style plus sombre sur la pièce Head Of The Demon. La simplicité de la mélodie et du refrain sont les éléments clé de cette composition et resteront certainement dans la tête des amateurs pour un bon bout de temps. L’album est tellement diversifié, qu’on y retrouve même une ballade (Tomb). Son excellente structure met en évidence l’émotion de la voix de Matt ainsi que de superbes passages de guitare acoustique. Avec son refrain et sa musique saccadée, New Truth, Old Lies saura certainement inspirer la foule lors des concerts. On ne pourrait demander mieux pour terminer l’écoute de ce nouvel album.

Encore une fois, Evile nous montre que leur succès n’est pas éphémère. Même s’ils sont plus à l’aise sur les pièces rapides, l’évolution du groupe vers une musique plus mature donne d’excellents résultats. Certains continueront de dire qu’ils copient les groupes comme Metallica et Megadeth, mais vous pourrez toujours leur répliquer que Skull est un album bien supérieur au dernier album de ces groupes en question!

httpv://youtu.be/gckfqefea_0

Note : 8.5/10

Auteur : Albert Lamoureux

Album Review: Masterplan – Novum Initium

masterplannovumAprès une attente de plus de trois ans et d’un autre changement de personnel majeur, le groupe Masterplan nous offre finalement un nouvel album qui est davantage centré sur une musique plus rapide et plus lourde (selon les dires du guitariste Roland Grapow). On le retrouve donc entouré de son fidèle compagnon Axel Mackenrott aux claviers ainsi que des nouveaux venus Jari Kainulainen (ex Stratovarius) à la basse, Martin Skaroupka (Craddle Of Filth) derrière la batterie et Rick Altzi (At Vance et Herman Frank) au chant.

Comme tout bon album de ‘power metal’, l’écoute de l’album passe inévitablement par une courte introduction symphonique. Le style annoncé par Roland est vite mis en évidence sur le titre The Game. La lourde mélodie des guitares est supportée par une excellente prestation de Martin à la batterie, mais ce qui se démarque le plus sur ce titre est la puissante voix de Rick. Plus grave et plus rauque que celle de Jorn (ou de Mike DiMeo), elle s’agence quand même bien avec le style du groupe. Les arrangements traditionnels du groupe reviennent à la surface sur le premier extrait de l’album (Keep Your Dream Alive). Les échanges de clavier et de guitares laissent beaucoup de place à la charmante voix de Rick et les passages saccadés rappelleront le titre Spirit Never Die du premier album, en plus lent. Le groupe est aussi capable de compositions plus rapides comme le démontre les pièces Black Night Of Magic et No Escape. Mais c’est sur le titre Betrayal qu’ils combinent à perfection rapidité, complexité et mélodies orientales afin de générer beaucoup de profondeur. Axée sur une intense mélodie rythmique et sur une puissante prestation vocale, Earth is Going Down est quant à elle la composition la plus directe de l’album. Le groupe garde cependant sa meilleure composition pour la fin. Longue de 10 minutes, la pièce titre renferme beaucoup de changement de rythme et de style. On y retrouve aussi beaucoup d’orchestration sans toutefois voler la vedette aux guitares. Étant la plus longue pièce de l’album, il ne sera pas surprenant de voir que Roland nous en met plein la vue avec plusieurs excellents solos de guitare.

Comme l’avait annoncé Roland Grapow, Novum Initium est un retour aux sources pour le groupe. Malgré le réaménagement des membres, les titres demeurent très entrainants et fluides. Comme c’est souvent le cas, le changement de chanteur sera au centre de plusieurs discussions, mais sachez que la prestation de Rick Altzi est à la hauteur et n’est pas une raison pour ne pas acheter ce nouvel album. Il reste à espérer que le groupe pourra enfin avoir une certaine stabilité. Les amateurs pourront se procurer l’édition normale ou celle qui contient deux pièces supplémentaires à un prix fort raisonnable.

httpv://youtu.be/BQ4BlRwKMRo

Note : 8.1 – Un nouveau départ de qualité!

Auteur : Albert Lamoureux

Album review: Rising West / Queensrÿche – Queensrÿche

Queensryche_with_Todd_La_Torre_-_Queensrÿche_2013C’est lorsque le management du groupe Queensrÿche a annoncé au reste de la formation que leur chanteur (Geoff Tate) allait être occupé à enregistrer et à promouvoir un nouvel album solo que ces derniers ont recruté le chanteur Todd La Torre (ex Crimson Glory) afin de faire quelques concerts centrés sur les 4 premiers albums du groupe en attendant le retour de Geoff. Née sous le nom de Rising West, cette nouvelle formation s’est rapidement transformée en groupe permanent lorsque les différends entre le groupe et le chanteur sont devenus trop difficiles à surmonter.

Nous retrouvons donc Eddie Jackson (basse), Scott Rockenfield (batterie), Michael Wilton (guitare) en compagnie de Parker Lundgren (guitare) qui était déjà avec le groupe depuis 2009 et de Todd La Torre (ex Crimson Glory) à la voix. Pour une raison inexplicable, leur nouvel album s’intitule tout simplement Queensrÿche, le même titre que l’EP de 1982.

C’est avec des arrangements cinématographiques futuristes, gracieuseté de Scott Rockenfield, que l’introduction (X2) nous amène au premier titre de ce nouvel album. J’aurais pensé que Where Dreams Go To Die aurait davantage de mordant, mais malgré cela, on remarque immédiatement que le style classique des guitares et de la voix rappelle la musique des albums Rage For Order, Empire et Promised Land. Le style moderne et saccadé centré sur la section rythmique laisse beaucoup de place à la voix de Todd sur la pièce Spore. La voix de ce dernier est à son summum sur la ballade In This Light. Les amateurs du groupe qui ont écouté le titre Redemption depuis le mois de février connaissent déjà les excellentes mélodies progressives et la superbe prestation vocale de Todd. Ceux qui ont pris la peine d’écouter ce titre ne seront pas dessus à l’écoute du reste de l’album et ils porteront une grande attention à la pièce Vindication. Son tempo rapide, son excellente mélodie de guitare et son mémorable refrain vont satisfaire les amateurs les plus exigeants. Ceux qui avaient aimé l’excellente Real World  vont se régaler les oreilles à l’écoute de la pièce A World Without. C’est aussi sur cette pièce que nous retrouvons la voix familière de Pamela Moore lors des refrains. Le groupe termine l’album en force avec les puissantes mélodies des titres Don’t Look Back et Fallout. Todd nous offre du même coup quelques cris qui rappelleront une époque lointaine du groupe. Comme c’était la tradition lors de leurs meilleures années, nous retrouvons une musique plus tranquille et mélancolique en fin d’album avec la pièce Open Road.

À tous les amateurs du groupe qui, comme moi, avaient délaissé ce groupe depuis de nombreuses années, Queensrÿche est enfin de retour. Son album éponyme ne sera pas une déception pour ceux qui oseront en faire l’écoute. Sans faire un retour dans le passé, la musique est d’une grande qualité et est la meilleure que le groupe nous a offerte lors des vingt dernières années. Prendre note qu’une édition limitée contenant 3 pièces enregistrées en concert (Queen of the Reich, En Force et Prophecy) est aussi disponible à un prix fort raisonnable!

httpv://youtu.be/h9KOvIdk8gc

Note : 9.1 — La surprise de l’année!

Auteur: Albert Lamoureux

Album review: Megadeth – Super Collider

Megadeth-Super-ColliderAprès plusieurs tournées promotionnelles pour l’album Th1rt3en et pour célébrer le vingtième anniversaire de l’album Countdown To Extinction, Megadeth nous revient deux ans plus tard avec un nouvel album intitulé Super Collider. Reste maintenant à voir si le groupe s’est relevé de la déception créée par l’album précédent.

Pour ceux qui n’aiment pas mes longues critiques ou qui n’aiment pas écouter les albums en entier afin de savoir s’il vaut la peine d’être acheté, vous pouvez vous contenter de lire les premières phrases seulement et en tirer vos propres conclusions. Kingmaker est la première pièce de l’album et c’est aussi l’une des rares bonnes compositions que l’on retrouve sur la nouvelle offrande du groupe. Dans la catégorie des pièces de qualités, nous y retrouvons aussi la seconde moitié du titre Dance In The Rain qui contient une mélodie agressive axée sur la guitare ainsi que l’excellente Don’t Turn Your Back… Cette dernière contient les mélodies de guitares les plus complexes et une superbe prestation de Shawn à la batterie. Il est dommage que le talent de Chris n’ait pas été mis davantage à contribution sur le reste de l’album. Plusieurs amateurs du groupe avaient déjà manifesté avec raison leur mécontentement à l’écoute du premier extrait de l’album! Le titre Super Collider est tellement commercial qu’il rappelle la musique que l’on retrouvait sur Risk. Ce style musical centré sur le rythme et un lent tempo continu sur la pièce Burn! Rares sont les titres sur lesquels Dave Mustaine nous offre une prestation vocale dynamique, malheureusement pour l’amateur, cette fois c’est la mélodie des guitares qui manque totalement d’inspiration. La basse de Dave Ellefson est à l’honneur sur la lente et répétitive The Beginning Of Sorrow. Super Collider est tellement diversifié que nous retrouvons même une introduction de banjo sur la pièce The Blackest Crow. L’édition normale prend fin avec la reprise du titre Cold Sweat (Thinn Lizzy). Cette version est très bonne, mais elle ne contient pas de nouveaux éléments sauf un son plus lourd et une production plus actuelle. Il est dommage que le groupe n’ait pas profité de l’occasion pour ajouter quelque chose de nouveau à ce classique. Il existe aussi une édition spéciale qui contient deux titres supplémentaires (All I Want et A House Divided). Ces derniers ne se distinguent pas particulièrement des autres pièces que l’on retrouve sur l’album et je ne pense pas qu’elles vont justifier les quelques dollars supplémentaires qu’il faudra débourser afin de se procurer cette édition spéciale.

Super Collider sera considéré par plusieurs comme LA déception de l’année tellement Dave Mustaine et compagnie continue de s’éloigner du style thrash qui a été si dominant dans la période de gloire du groupe. Nous y retrouvons quelques bonnes compositions, mais la majorité de la musique que l’on retrouve sur cet album est similaire à ce que l’on retrouve sur les albums Th1rt3en et Risk. Il faut maintenant espérer que les autres musiciens du groupe pourront contribuer davantage à remettre Megadeth sur le droit chemin sur le prochain album du groupe!

httpv://youtu.be/dkR-Zau3HSM

Note : 4.5/10 – Une seconde prise en autant d’albums …

Auteur: Albert Lamoureux

Album review: Black Sabbath – 13

Black-Sabbath-13-album-art-604x569Après plusieurs années de spéculations, ce qui devait arriver est finalement arrivé, Ozzy Osbourne est de retour au sein de la formation Black Sabbath trente-cinq ans après son dernier album avec le groupe. Initialement annoncé comme une réunion du groupe original, Bill Ward s’est retiré du projet suivant des négociations contractuelles et devait être initialement remplacé par Tommy Clufetos (Ozzy Osbourne), mais c’est finalement Brad Wilk (Rage Against The Machine) qui est le batteur sur le nouvel album du groupe.

Comme si ce thème n’avait pas été suffisamment exploité récemment par des groupes comme AnvilMegadeth et Suicidal TendenciesBlack Sabbath baptise leur nouvel album 13. En écoutant le premier titre de l’album (End Of The Begining), on pourrait penser écouter une nouvelle version de Black Sabbath tellement la structure est similaire. Malgré la bonne prestation vocale d’Ozzy, ce titre manque un peu de dynamisme. Il est difficile d’éviter les comparaisons entre ces nouvelles compositions et les classiques du groupe, car cette fois le groupe reprend quelques passages du titre Hole In The Sky sur God Is Dead?, le lent premier extrait de l’album. D’une durée de neuf minutes, ce dernier contient plusieurs changements de rythme et met en évidence Geezer Butler, mais neuf minutes pour une pièce de Black Sabbath, c’est beaucoup trop long selon moi. La structure du titre Loner est beaucoup plus simple et sa mélodie est très répétitive. Les amateurs du groupe y retrouveront quelques ressemblances à la musique que l’on retrouve sur N.I.B. Le groupe continu à reprendre ses grands succès avec Zeitgest qui est ni plus ni moins qu’un hommage aux excellentes Planet Caravan et Solitude. C’est seulement sur la pièce Age Of Reason que le groupe nous offre une musique authentique. Lenteur et lourdeur prédominantes, nous avons aussi droit à une belle opposition entre la section rythmique et la voix d’Ozzy. C’est aussi sur cette pièce que Tony Iomminous offre son solo de guitare le plus inspiré de l’album. Pour une rare fois sur cet album, nous avons droit à une mélodie entrainante centrée sur la basse (gracieuseté de Live Forever). Le groupe revient à son style blues en fin d’album avec le titreDamaged Soul qui met encore une fois en évidence l’excellent travail de Tony à la guitare. Le titre Dear Father est une autre superbe composition qui dégage une atmosphère lugubre tout en ayant les meilleures paroles de l’album, ce qui permet au groupe de terminer l’album en force. L’édition spéciale de l’album contient trois pièces supplémentaires, soit MethademicPeace Of Mind et Pariah. Sans être mauvais, ces titres ressemblent davantage à la musique solo d’Ozzy, ce qui justifie leur place sur le CD boni au lieu de l’album.

Il aura donc fallu attendre trente-cinq ans avant d’entendre un nouvel album de Black Sabbath avec Ozzy. Malgré plusieurs bonnes compositions, je trouve que le groupe a été trop conservateur en essayant de plaire au plus grand nombre de médias possible. 13 est un bon album, mais on y retrouve trop d’inspiration provenant de leurs vieux succès. Si le seul point positif de cet album est de remettre le nom Black Sabbath dans l’actualité musicale pour quelques années, ce sera déjà une belle réussite. Reste à voir si 13 sera le dernier clou dans le cercueil du groupe…

httpv://youtu.be/wVfUimq2KeI

Note : 7.5/10 — Un bel effort, sans plus

Auteur: Albert Lamoureux

Album review: Pamela Moore – Resurrect Me

pamelaresurrectcdMême si elle est très connue pour son rôle de Suite Sister Mary dans l’album Operation Mindcrime de Queensrÿche, Pamela Moore a aussi une carrière solo qui est beaucoup moins médiatisée. Après quatre années d’écriture et de studio, son nouvel album intitulé Resurrect Me est finalement disponible sur Rat Pak Records. On la retrouve accompagnée de Michael Posch (guitare, basse et claviers), de Chuck Macak (batterie) ainsi que de quelques invités.

Dès les premières notes du titre Acquiescent, on remarque immédiatement que pour la première fois, Pamela nous offre un album au style métal. En plus d’un son de guitare lourd et moderne, nous avons droit à une prestation vocale dynamique et inspirée. L’excellente mélodie de guitare de Michel Posch sur le titre Melt Into You alterne entre les passages lourds et acoustiques en plus de nous offrir un superbe solo de guitare. La structure de cette pièce est très bien pensée et la synchronisation des passages vocaux de Pamela avec la guitare acoustique permet d’apprécier davantage la voix de cette excellente chanteuse. Le groupe continu à diversifier sa musique avec la pièce Paranoia sur laquelle nous retrouvons un style plus sombre aux influences électroniques. Malgré une structure plus moderne qui laisse beaucoup de place à la basse, la voix percutante de Pamela reste encore le point central de la musique. La basse continue d’être un élément important de la musique sur le titre We Are Damaged, mais c’est la lourdeur des guitares et l’intensité de la batterie qui retiendra l’attention de l’auditeur. Le meilleur titre de l’album est sans contredit la pièce titre. Débutant comme une ballade avec de superbes passages d’orchestration lui donnant beaucoup de profondeur, la musique change drastiquement à mi-chemin pour faire place à une mélodie de guitare lourde et saccadée. La prestation de Pamela sur ce titre est tellement émotive qu’elle vous donnera la chair de poule par moment. Nous retrouvons aussi la surprenante performance vocale (beaucoup plus grave que d’habitude) de Ralf Scheepers (Primal Fear et ex Gamma Ray) sur l’industrielle The Sky Is Falling ainsi qu’un excellent solo de guitare de Jeff Loomis sur le titre Awakening.

Resurrect Me sera une surprise pour plusieurs, mais une chose est certaine, il contient une excellente musique diversifiée et met en évidence les multiples facettes de la voix de Pamela Moore. Tantôt sensuelle (Breaking Down et Wide Awake), tantôt puissante (Desperate By Design), sa voix reste toujours aussi électrisante. En plus de satisfaire les amateurs de Queensrÿche’, Resurrect Me plaira aussi aux amateurs de musique métal de tout genre!

httpv://youtu.be/vIe9dApQTis

Note : 9.0/10 — Un incontournable cette année

Auteur: Albert Lamoureux

Album review: Thirty Seconds To Mars – Love Lust Faith + Dreams

LLFD-500Après avoir parcouru le monde entier pendant plus de deux ans et accompli un record du monde « de la  plus longue tournée d’un groupe de Rock » avec 309 shows d’affilée, Jared Leto, son frère Shannon et leur acolyte Tomo Miličević sont de retour avec un nouvel album.

Love Lust Faith + Dreams (Virgin Records, 2013) est un album qui se trouve être dans la continuité de This Is War (2009), mais avec des tendances beaucoup plus électro. Pour les fans de la première heure, la déception risque d’être de rigueur car on ne retrouve que très peu de titres à    tendance très rock, comme The Kill (Bury Me). Seuls deux titres ressemblent encore à ce que faisait 30STM à leurs débuts: Up In The Air (single sorti il y a maintenant quelques temps) et Conquistador. Le reste de l’album est un mélange électro-rock qui ressemble beaucoup à certains titres que nous avions pu découvrir dans le précédent album tels que Alibi ou encore Hurricane (mais malheureusement sans la puissance du chant).

Jared Leto ne cherche plus à faire le rock qui l’a fait connaître, mais bien à expérimenter dans un univers qui lui plaît étrangement. Entre chuchotement de paroles et chœurs omniprésents tout au long du LP, le groupe tente de créer une  passion de foule que l’on pouvait retrouver dans le précédent album. Malheureusement, l’effet n’est pas au  rendez-vous au sein de LLF+D, que cela soit dans les paroles ou dans la musique. Nous savons par ailleurs qu’aujourd’hui les fans de Thirty Seconds to Mars se divisent en deux clans, les amateurs de punk-rock et les demoiselles admiratives du chanteur. Ces dernières seront les plus  ravies par cet album.

Le  groupe avait déclaré peu de temps après This is War qu’ils s’arrêteraient peut être là. Ce doute perçu après la longue tournée se fait ressentir par un album qui ne restera, pour moi, pas dans les mémoires. Les trois titres importants de l’album sont comme cités précédemment, Up In The AirConquistador et Do or Die qui se démarque de la fin de l’album. Northern Lights est pour sa part un titre qui se rapproche plus d’un single. Sa sonorité reste cependant quelque peu bancale.

httpv://youtu.be/y9uSyICrtow

Cote: 7/10

Auteur: David Brieugne

Album review: Amon Amarth – Deceiver of the Gods

Amon-Amarth-Deciever-of-the-GodsLe groupe suédois Amon Amarth nous présente leur neuvième album, Deciever Of The Gods (Metal Blade, 25 juin 2013) En vingt ans de carrière, le groupe de melodic death metal a habitué son public à un son et des riffs particuliers, au point où on peut reconnaître leur musique dès les premières notes. Si leur son a changé depuis leur première démo, l’évolution musicale du groupe s’est fait à un rythme aussi lent que régulier. C’est donc en s’attendant à écouter le petit frère de l’excellent Twilight of the Thunder God (2008) et du moins excellent Surtur Rising (2011) que nos deux reviewers se sont lancés dans Deceiver of the Gods.

En ouvrant sur Deceiver of the Gods, on se retrouve avec un drôle d’animal entre les mains. La pièce ouvre sur une mélodie épiquement fromagée, le créneau typique d’Amon Amarth, et change soudainement de direction pour adopter du riffing à la sauce melodeath bien standard, sans la touche over the top épique à laquelle le groupe nous avait traditionnellement habitué. Ce type de riffing, qui rappelle des groupes comme At The Gates ou le vieux Dark Tranquility, se révèle d’ailleurs être le talon d’Achille de l’album. Le refrain, autant que la mélodie d’ouverture, crient « Amon Amarth »mais les riffs, quant à eux, sonnent comme les 50 000 riffs composés par n’importe quel groupe de melodeath depuis les 15 dernières années. Compte tenu qu’Amon Amarth ouvrent d’habitude leurs albums avec des gigantesques coups de poings dans la face, Deceiver of the Gods s’avère un peu décevante.

Certaines pièces de l’album sont, cependant, particulièrement agréables : Father of the Wolf, avec ses influences à la Manowar à peine voilées. Under Siege, avec ses riffs capables de faire tomber des pans de murs complets. Hel, plus lente, qui intègre un chant clean (une première en vingt ans). L’ajout du chanteur Messiah Marcolin (ex-Candlemass) à cette chanson apporte des saveurs différentes mais qui s’intègrent surprenamment bien dans le son d‘Amon Amarth. Il s’agit probablement de la pièce la plus mémorable de l’album, même si d’autres titres comme Coming of the Tide sonnent davantage comme le reste du matériel du groupe. Warriors of The North, quant à elle, propose exactement ce à quoi on s’attend du groupe : des riffs mémorables, un chant accrocheur et des mélodies qui font pousser le poil. Et ce pendant 8 minutes.

Il s’agit d’un album qui s’apprécie davantage à la seconde écoute. Moins catchy, un peu moins viking que leurs précédents efforts, il démontre des influences beaucoup plus marquées de melodeath, sans que cela améliore le produit final. Néanmoins, comme la pièce Hel le démontre, l’expérimentation sonore chez Amon Amarth peut donner des résultats glorieusement surprenants.

Deceiver of the Gods ne passera pas à l’histoire comme un des grands classiques d’Amon Amarth. Certaines pièces sur l’album, néanmoins, se méritent amplement une place dans les listes de lecture comprenant les meilleures pistes du groupe. Il est cependant dommage que l’album soit inégal en terme de qualité musicale.

httpv://youtu.be/5Z3spJ_z3Es

Cote : 7,5/10 ( Bon – Un voyage en drakkar avec le vent dans les cheveux… mais un soir de tempête)

Auteurs : Phil Mandeville & Alex Luca

Champion – Lancement d’album @ Club Soda (Mtl)

championdegree1La semaine dernière au Club Soda de Montréal, DJ Champion, Maxime Morin de son prénom, lançait son troisième album en carrière. Un album qui aurait pu ne jamais paraître. Un album différent marqué par les épreuves traversées, par la mort, mais surtout… par la fureur de vivre.

C’est mon premier lancement à vie ! Je ne suis qu’armée de mon calepin et de mon bic. Pas de téléphone intelligent, donc pas de réseau sociaux…Juste ma petite personne sans expérience et seule. Au Club Soda, c’est jolie et festif. Le nouvel album de Dj Champion °1 (dire : Degree One) joue dans la salle en harmonie avec une superbe projection composée de courts films réalisés par des amis de l’artiste.

Les gens présent sont beaux, ils sont contents d’être là et de fêter, non seulement la sortie de ce nouvel opus du champion, mais aussi sa rémission. C’est qu’il y a de cela trois ans, en juin 2010, Maxime Morin apprenait être atteint d’un cancer du sang. Aujourd’hui, à cause de cette maladie et de toute la réflexion qu’elle engendre, le DJ avoue son désir d’être tout simplement lui-même au travers d’un projet comme °1. De laisser tomber son « trip d’égo » et de faire ce qui lui tente sans vouloir plaire à tout prix.

Cela se reflète par un album qui est, je dirais, moins dansant qu’à son habitude, mais plutôt planant ; °1 se situe en fait dans une zone hybride entre musique classique et électro. Ses moments marquants selon ma petite personne : la chanson Every New Now, collaboration très réussie avec Fabrizia Di Fruscia de Ramdom Recipe ainsi que les quatre dernières chansons de l’album, de °356 à °359. Interprétées par Champion lui-même et complètement différentes du reste, elles sont plus acoustiques et surtout très vraies.

Ce qui est certain c’est que DJ Champion tourne ici la page sur une époque de sa vie et de sa carrière. Tel un grand artiste, Maxime Morin prouve sa capacité d’évoluer et de se réinventer. Une excellente façon de rester très longtemps dans notre beau paysage musical québécois.

Pour voir les courts métrages projetés pendant l’événement, c’est ici !

httpv://youtu.be/JEO4aoOHa7Y

Auteur : Cateryne Rhéaume

Pour en savoir plus : Champion

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