Album Review : Unbeing – Unbeing
Unbeing est un groupe de Montréal qui en est à son premier album, publié en 2011. Gagnants du Métal Académie 2010 organisé par la Coopérative du Café Chaos, ils prouvent avec cet album qu’ils ont mérité cet honneur haut la main. Présentant un prog metal instrumental très technique et toujours surprenant, l’album éponyme est une des plus intéressantes sorties d’un groupe local depuis longtemps.
Unbeing s’ouvre avec la pièce octo8, une pièce de 8:08 où les répétitions sont rares et les longueurs, totalement absentes. Un exemple de prouesses techniques dont Unbeing est capable, et seulement une entrée en matière pour l’album. Les deux pièces suivantes, 15 years in space et Structube, sont plutôt courtes et servent d’introduction pour Mercury, qui est un mélange de sonorités et de styles, où le groupe fait un usage brillant d’effets et de sons de clavier qui permet de faire voyager l’auditeur loin dans l’univers musical d’Unbeing. La pièce suivante est intitulée Chuck Norris, et on comprend immédiatement pourquoi à la première écoute. D’une durée d’un peu plus de sept minutes, le morceau vient nous chercher dans les tripes et donne l’impression à l’auditeur d’avoir reçu un des fameux Roundhouse kick du karatéka. Après un interlude de trois minutes riche en clavier (très bien exploité) la pièce Versus 10 behemoth est le clou de l’album, un morceau de six minutes qui plonge vraiment l’auditeur dans l’ambiance toute particulière développée dans cette pièce. L’exploitation de l’arsenal de talents et d’effets à la disposition du groupe est poussée au maximum dans ce morceau et en fait vraiment celui qui marque le plus autant par son audace que par son son. L’album se conclut en douceur avec Zomb!, qui évite une fin trop dramatique à l’album en mettant en place simplement une ambiance détendue.
Cet album est définitivement un must pour tous les amateurs de prog. Unbeing n’est pas tombé dans le piège d’avoir un son recyclé ou trop ressemblant à un autre groupe. C’est une agréable surprise d’avoir un groupe local aussi différent et particulier. Ils en sont à leur premier album, mais je leur souhaite d’avoir la chance de faire connaître leur musique et d’aller beaucoup plus loin que cet opus hautement satisfaisant.
Cote Du Diable : 9/10
Auteur : Phil Mandeville