Category: Album

Critique d’album: Accept – Blind Rage

1000x1000Depuis leur retour en 2009, la formation allemande Accept est excessivement active comme le démontre leur troisième album en 4 ans. C’est donc sans surprise que le groupe fait encore une fois appel à Andy Sneap pour produire leur nouvel album (Blind Rage) et pour canaliser l’écriture prolifique du trio Hoffmann, Baltes et Tornillo.

L’écoute de l’album débute avec la rapide et intense mélodie du premier extrait (Stampede). Le son et le style du groupe se démarquent encore facilement et l’on remarque rapidement que le groupe ne veut rien changer à leur recette gagnante. La voix de Mark est toujours aussi puissante et complémente parfaitement les mélodies des guitares. Autant par sa structure complexe centrée sur une mélodie de guitares rythmiques qu’avec ses paroles identifiant des groupes et des pièces ayant marqué le monde métal, Dying Breed a tout pour être un nouveau classique pour le groupe. Dark Side Of My Heart et Fall Of The Empire mettent quant à elle le travail de Peter Baltes en évidence sur une musique qui rappelle davantage l’époque de l’album Metal Heart. Plus lentes et plus lourdes, ces pièces laissent aussi beaucoup de place à Mark Tornillo afin qu’il nous démontre son savoir-faire. Dictée par le rythme de Stefan Schwarzman et des mélodies complexes du duo Hoffmann/Frank, Trail Of Tears et Final Journey sont les titres les plus rapides de l’album. Le groupe est cependant à son mieux sur un titre plus lent et plus émotif comme Wanna Be Free qui utilise des mélodies simples et de puissants refrains à plusieurs voix qui vous donneront des frissons. La mélodie galopante de la pièce 200 Years ainsi que son refrain aux voix synthétisées est une touche plus moderne que le groupe explore davantage sur cet album. Quoique surprenante à la première écoute, sa puissante mélodie est très efficace et plaira certainement aux amateurs. Ce style est approfondi davantage sur la pièce Bloodbath Mastermind qui rappelle le style moderne et intense d’un groupe comme Iron Savior. Même si les titres The Curse et From The Ashes We Rise reflètent à perfection le style classique du groupe, il est dommage de voir qu’ils n’ont pas été développés davantage.

Encore une fois, Mark Tornillo démontre qu’il est l’homme de la situation et qu’il est bien plus qu’un chanteur remplaçant. En totalisant presque une heure de musique centrée sur les guitares, Blind Rage est une autre preuve que le retour en force du groupe n’est pas un feu de paille et que le groupe a encore beaucoup de musique à offrir. Prendre note qu’avec l’enregistrement du concert de 2013 en DVD bonus et son prix fort raisonnable, l’édition de luxe est un incontournable.

httpv://youtu.be/qbUXHTWZ9vk

Note: 8.9/10 – Nouvel album, nouveaux classiques !

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Stéphan Forté – Enigma Opera Black

EOB artwork 1400x1400Enigma Opera Black est le nouvel album du guitariste français Stéphan Forté. Influencé principalement par Jason Becker, Marty Friedman et Yngwie Malmsteen, Stéphan nous offre des mélodies de guitares sombres au style très moderne comparativement à son premier album solo.

La musique classique étant toujours l’essence de son style musical, l’écoute d’Enigma Opera Black s’entame avec Short Virtuosity Etude, une introduction basée sur une composition de Beethoven. On retrouve par la suite une musique contenant une mélodie de guitare sophistiquée et lugubre sur la pièce titre. Cette dernière rejoint plusieurs styles musicaux et démontre à quel point Stéphan est maitre de sa guitare. La rapidité d’exécution et le rythme de la batterie rappelleront la musique de Meshuggah par moments. En plus d’être le nom de sa nouvelle compagnie de disque, Zeta Nemesis est aussi la pièce qui met en vedette Marty Friedman. La fluidité des mélodies de guitares et leur dynamisme sont au centre de cette pièce et l’opposition entre les mélodies joyeuses et tristes ajoute beaucoup de textures à la musique. Cela rappelle bien entendu les albums de la formation Cacophony! La musique prend une tournure progressive, futuriste et lugubre sur le titre Sector A Undead. Mettant en évidence les synthétiseurs et la guitare, ce titre démontre à quel point Stéphan explore de nouveaux horizons avec cette musique saccadée et industrielle. À l’inverse, les titres Pure et Entering Sigma Scorpii illustrent davantage son côté émotionnel. En plus de nous offrir plusieurs échanges entre guitare et clavier, on y retrouve un excellent solo de basse au style fusion en fin de pièce, gracieuseté de son bon ami Franck Hermanny. Praying lord Bhairava At The Foot Of Mount Kailash est une autre excellente composition qui contient des arrangements très puissants et dont l’alternance des passages de guitares rapides et des moments atmosphériques donne beaucoup de textures à la musique sans toutefois nuire à sa fluidité. L’excellente Suspended Tears Into Space est une autre démonstration de ses talents de compositeurs et de sa dextérité à la guitare. Les changements de rythme s’agencent parfaitement avec les différentes mélodies de guitares que nous offre Stéphan.

Avec Enigma Opera Black, Stéphan Forté nous offre un album varié qui est la suite logique de son premier album solo. La combinaison de l’atmosphère lugubre de la musique et des mélodies de guitares entrainantes fait d’Enigma Opera Black un album très particulier qui se démarque des autres albums instrumentaux.

httpv://www.youtube.com/watch?v=L9EPjhtEr3A

Note : 8.9/10 – Un vent de fraicheur dans le monde instrumental!

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Overkill – White Devil Armory

Overkill_-_White_Devil_ArmoryAvec une discographie de dix-sept albums en trente-quatre ans, peu de groupes peuvent se vanter d’avoir un parcours aussi rempli que celui d’Overkill. Fidèle à leur habitude, la pochette aux couleurs verte et grise de l’album White Devil Armory contient bien évidemment la mascotte Chaly. Il reste maintenant à voir si le groupe sera aussi fidèle en ce qui concerne leur style musical.

Après une introduction qui est plus ou moins nécessaire, c’est l’excellente Armorist qui amorce véritablement l’écoute de l’album. Comme démontré en primeur mondiale durant le Heavy MTL, la rapidité et l’agressivité musicale véhiculée par ce titre est exactement ce que les amateurs du groupe recherchent. Dans la même lignée (avec des accents punk en boni), la pièce Pig  laisse beaucoup de place à l’excellente voix de Bobby Ellsworth alors que Where There’s Smoke met en évidence le talent de Ron Lipnicki derrière la batterie ainsi que celui de Dave Linsk lors de son solo de guitare. Le groupe nous offre aussi une panoplie de pièces légèrement moins rapides, mais toujours aussi entrainantes avec leurs mélodies de guitares. Il suffit d’écouter Down To The Bone avec les cris stridents de Bobby, la rythmique Another Day To Die ou la mélodie mémorable d’It’s All Yours pour comprendre que cet album est très solide. On retrouve aussi quelques titres plus complexes comme King Of The Rat Bastards et In The Name qui donnent plus de profondeur à l’album. La pièce la plus lente de l’album s’intitule Bitter Pill et met en opposition la voix aigüe de Bobby à la mélodie des guitares. Cette dernière rappelle l’excellente Solitude (de l’album Horrorscope) par moment. Ceux qui se procureront l’édition de luxe seront surpris d’entendre The Fight Song. Cette dernière contient une entrainante musique aux racines punk qui incitera les amateurs à lever leur bière et à chanter avec le groupe tandis que l’on retrouve la présence de Mark Tornillo (Accept) sur Miss Misery.

Overkill est une machine réglée au quart de tour qui ne cherche pas à se réinventer ou à ajuster leur style musical en fonction de ce qui est à la mode. Ils savent ce qu’ils doivent faire et ils le font à perfection. White Devil Armorist est un autre album incontournable et il est la preuve qu’Overkill est un groupe qui vieillit très bien.

httpv://www.youtube.com/watch?v=g6Jvf2Pps2E

Note : 8.6/10 – Moins mélodique, mais toujours aussi puissant et agressif !

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Trioscapes – Digital Dream Sequence

trioscapesLe groupe de jazz fusion Trioscapes, composé de Dan Briggs (Between the Buried and Me) à la basse, Walter Fancourt aux instruments à vent et Matt Lynch aux percussions, a su beaucoup faire parler de lui. Initialement un side project qui a pris de l’ampleur, notamment grâce aux connexions avec le monde du métal progressif.

Dès les premières notes de Blast Off, la pièce d’ouverture du premier album de Trioscapes, je savais que j’étais parti pour toute une ride musicale. Les rythmiques décentrées, l’instrumentation minimaliste (trois instruments seulement, en comptant les percussions) et l’espèce de tapisserie musicale invraisemblable à mi-chemin entre le prog et le jazz fusion m’ont gagné presque instantanément. À l’aube de la sortie de leur second album, Digital Dream Sequence, prévue pour le 19 août prochain sur Metal Blade, les attentes musicales sont, disons-le, plutôt élevées. Heureusement, le groupe n’a pas donné dans le sophomore slump, cette fameuse incapacité qu’ont plusieurs groupes à égaler la qualité musicale de leur premier album lorsque vient le temps de faire paraître le deuxième, et le début de Digital Dream Sequence m’a fait le même effet de « Wow » que celui de Blast Off.

Comparativement à leur premier album, Separate Realities, Digital Dream Sequence sonne beaucoup plus mature et complet (ce qui n’est pas peu dire, compte tenu de la qualité du contenu musical du premier album). On y retrouve la même énergie complètement sautée et les mêmes grooves malsains virés sur le capot qui ont su charmer les geeks de prog à la sortie du premier album. La production, aussi, est plus riche que sur Separate Realities. Le tout paraît davantage durant les moments qui tirent sur le jam session, où les musiciens s’enfilent les solos. Les sections du genre sonnent plus organisées et cohérentes dans la pièce. Les chansons elles-mêmes dénotent du fait que le groupe a un certain vécu et paraissent mieux ficelées (sans pour autant perdre la touche chaotique qui fait la magie du groupe).

En somme, cet album est non seulement un digne successeur à Separate Realities, mais probablement plus déterminant encore comme œuvre dans le parcours de Trioscapes qui, espérons-le, ne s’arrêteront pas sur une telle lancée musicale. Cet album ne convertira pas un fan de hardcore ou un  fin connaisseur de jazz, et ne changera certainement pas l’image que les gens se font du groupe : ceux qui aiment la formule l’aimeront davantage, et ceux qui ne supportent pas le genre n’en tomberont pas tout d’un coup amoureux.

Auteur: Alex Luca

Note: 8/10 – Pas une légende mais un excellent trip!

Critique d’album: Judas Priest – Redeemer Of Souls‏

Redeemer-of-souls-album-cover-art-1280Il aura fallu attendre six longues années avant de voir le nouvel album du groupe Judas Priest. En plus d’être leur dix-septième album et leur premier depuis le départ du guitariste K.K. Downing, Redeemer Of Souls marque aussi le quarantième anniversaire de la formation britannique.

Dès les premières notes de guitares du titre Dragonaut, nous remarquons immédiatement le style musical propre au groupe. La mélodie est axée sur le rythme et la lourdeur du son laisse beaucoup de place à la voix de Rob Halford. Légèrement plus rapide, la pièce titre est en fait très similaire à l’excellente Hell Patrol de l’album Painkiller. Des mélodies de guitares plus complexes sont mises en valeur sur Halls Of Valhalla. Ne voulant pas être laissé de côté, Rob nous offre l’une de ses rares prestations vocales dynamiques de l’album. On y retrouve même quelques cris et des passages sombres qui vous donneront la chair de poule. Les titres Swords Of Damocles et March Of The Damned sont quant à eux axés sur le rythme dicté par Scott Travis. On retrouve même des passages de guitare à saveur blues entre Glenn Tipton et Richie Faulkner qui donnent énormément de profondeur et d’entrain à la musique. Après un excellent début, il faudra plusieurs écoutes afin d’assimiler la musique plus diversifiée de la seconde moitié de l’album. La musique trop axée sur le blues fait penser davantage à l’époque Rocka Rolla (Hell & Back et Crossfire) est bien exécutée, mais semble placée sur l’album stratégiquement afin de faire plaisir à ceux qui aiment les débuts du groupe. Même si l’on y retrouve des titres comme Metalizer et Battle Cry qui sont très lourds et rapides, le groupe semble vouloir trop en faire et cela est plus néfaste que bénéfique. Le style sombre de Secret Of The Dead est un peu similaire au titre A Touch Of Evil, sans être aussi convaincante. Le premier CD se termine avec une surprenante ballade remplie d’émotions que plusieurs trouveront de trop, mais cela est une question de goût. Le deuxième CD de l’édition de luxe comprend cinq compositions plus directes, mais seulement l’une d’elles vaut vraiment la peine d’être écoutée (Tears Of Blood). Compte tenu de la faible différence de prix, je vous suggère tout de même de vous procurer l’édition à deux CD.

Somme toute, Redeemer Of Souls est un album qui représente bien l’ensemble de l’illustre carrière du groupe. C’est aussi son gros défaut, Judas Priest nous offre une musique calculée dans le but de plaire au plus grand nombre d’amateurs possible. Cela dit, certains diront que Redeemer Of Souls est leur meilleur album depuis Painkiller, d’autres diront qu’il est un album de vieux voulant simplement prolonger leur carrière. Chose certaine, il y a tout de même quelques bijoux sur cet album!

httpv://www.youtube.com/watch?v=shwOv_J7QGo

Note : 7.5/10 – Un album varié pour plaire à tout le monde!

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Marty Friedman – Inferno

MF_Inferno_HiResEn plus d’être le onzième album solo du guitariste Marty Friedman (ex Megadeth et ex Cacophony), Inferno est aussi son premier album disponible en Amérique du Nord (via Prosthetic Records) depuis Music For Speeding paru en 2003!

Ceux qui ont suivi la carrière solo de Marty ont vu sa musique évoluer des albums au style atmosphérique (Scenes et Introduction) à un style plus métal (Music For Speeding et Loudspeaker) à un style orienté sur la musique japonaise populaire (Tokyo Tales 1 et 2). Ceux qui rêvaient d’entendre Marty jouer une musique axée davantage dans le style ce celle préconisée à l’époque de Cacophony seront enchantés de savoir que son nouvel album (Inferno) est exactement ce qu’ils attendaient! La rapidité et la fluidité des mélodies des titres instrumentaux Inferno et Inferno (Reprise) sont d’excellents exemples qui rappellent cette époque grandiose. La pièce Resin débute quant à elle tranquillement, mais elle prend beaucoup de vitesse et Marty nous démontre encore une fois qu’il possède une excellente technique. Wicked Panacea est très unique dans son genre, car elle agence parfaitement le style de guitare lourd de Marty à la musique acoustique d’origines latine de Rodrigo y Gabriela. Continuant dans ce sens, Marty s’attaque aussi à un saxophone et à un piano endiablé sur le titre Meat Hook. Même si cela semble totalement insolite à priori, il transforme rapidement ce titre en un festival thrash qui se termine avec un superbe solo de guitare qui nécessitera plusieurs écoutes. La pièce Steroidhead est ni plus ni moins qu’une collision à grande vitesse entre le style rythmique du guitariste de Skyharbor (Keshav Dha) et le sien qui est plus mélodieux. La guitare de Marty s’oppose aussi à la voix unique de Danko Jones sur le titre I Can’t Relax. Le résultat est bien entendu une musique aux allures punk remplie d’attitude et d’énergie. On retrouve Alexi Laiho à la guitare et à la voix (en compagnie de Danko Jones) sur l’excellente Lycanthrope. L’agencement des deux styles vocaux donne beaucoup de profondeur à la musique en plus de nous offrir un refrain accrocheur. Le seul moment de repos de l’album est la pièce Undertow sur laquelle Marty nous fait part de ses influences classiques. Nous retrouvons aussi une toute nouvelle collaboration entre Marty et Jason Becker, la première depuis l’époque de Cacophony! Horrors est tout simplement un voyage musical qui vous fera passer à travers plusieurs émotions et qui vous donnera bien entendu l’envie d’écouter ces vieux albums de Cacophony!

Même si nous y retrouvons une quantité industrielle d’invités le style musical reste assez homogène pour ne pas être une distraction. En plus de mettre son talent en évidence, Marty Friedman réussit aussi à tirer le maximum de chacun de ses invités sur chacune de leurs pièces respectives. Inferno est non seulement l’album le plus lourd qu’il ait écrit, il est aussi un album moderne diversifié qui met va plaire à un vaste éventail d’amateurs.

httpv://www.youtube.com/watch?v=bTzDR4HdbKI

Note : 9.1/10 – L’album instrumental de l’année!

Auteur: Albert Lamoureux

Album Review: Delain – The Human Contradiction

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Afin de poursuivre sur la lancée de leur dernier album, la formation néerlandaise Delain ne met que deux ans afin de nous offrir un nouvel album qui a pour titre The Human Contradiction.

C’est donc après une brève introduction classique mettant en évidence la superbe voix de Charlotte  Wessels, que le titre Here Come The Vultures prend une tournure plus lugubre. Centré sur la lourdeur de la guitare de Timo Somers et accentué par la section rythmique et les claviers, le côté sinistre de ce titre donne le ton à l’album. Plusieurs reconnaitrons la voix particulière de Marco Hietala (Nightwish) sur les titres Sing To Me et Your Body Is A Battleground. En plus de s’opposer parfaitement à celle de Charlotte, elle apporte beaucoup de dynamisme à la musique. La pièce Tell Me, Mechanist met encore une fois la voix de Charlotte en opposition avec une voix masculine (George Oosthoek). Afin de donner plus de profondeur au titre, nous retrouvons plusieurs changements du rythme et de style musical. Le groupe nous offre aussi des titres qui représentent davantage leurs premiers albums. Stardust, My Masquerade et Army Of Dolls ont en effet un style musical plus populaire qui est centré sur d’excellentes mélodies de clavier. Le groupe garde cependant le meilleur pour la fin. En plus d’être très entrainante, The Tragedy Of The Commons comprend des passages de guitares intenses et une autre superbe prestation vocale de Charlotte. On y retrouve aussi la prestation vocale d’Alissa White-Glutz, la nouvelle chanteuse d’Arch Enemy.

Comme vous l’avez deviné à la lecture de cette critique, The Human Contradiction est un excellent album qui se démarque maintenant de la musique de leurs compatriotes Within Temptation et Epica. Bien que la musique soit plus lourde et centrée sur les guitares, nous y retrouvons encore des pièces plus accessibles et la voix de Charlotte est toujours au premier plan.

Note : 8.9/10 – Un nouvel album qui aura de la difficulté à quitter votre lecteur !

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Gamma Ray – Empire Of The Undead

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Il se sera donc écoulé quatre longues années entre les deux derniers albums studio du groupe Gamma Ray. Cette attente s’explique par le départ du batteur Daniel Zimmermann qui fut remplacé par le talentueux Michael Ehré (ex-Metallium et ex-Firewind) ainsi que par la perte de leur studio (Hammer Studios) pendant leur tournée en Amérique du Sud l’année dernière. Heureusement pour le groupe et pour leurs amateurs, la musique de l’album Empire Of The Undead n’est pas partie en fumée avec leur studio.

Pour une rare fois, la plus longue composition (Avalon) se trouve en début d’album. On y retrouve une musique épique, théâtrale et puissante qui est de la même qualité que leur succès Rebellion In Dreamland. Comme le titre Brave New World d’Iron Maiden, la première moitié de la composition est centrée sur une mélodie acoustique avant de voir les guitares plus lourdes prendre le dessus en compagnie d’un tempo plus rapide. Volontairement ou non, Kai nous plonge dans le passé à l’époque de Heavy Metal (Is The Law) avec le titre Hellbent. En plus de l’excellente (et rapide) prestation de Michael à la batterie, nous avons droit à une prestation vocale agressive et un superbe duel de guitare entre Kai et Henjo. Comme par le passé, Gamma Ray nous offre un autre hommage à un groupe sur l’une de leurs compositions. Cette fois, ils s’inspirent du titre We Are The Champions de Queen sur la ballade Time For Deliverance. Le groupe nous démontre qu’ils sont aussi capables d’écrire des compositions plus directes et old school comme Born To Fly (qui rappelle Eagles Fly Free) et Pale Rider (sur laquelle Kai se donne un style plus américain en mentionnant le mot F**k le plus souvent possible). Même si les titres Master Of Confusion et Empire Of The Undead ont déjà fêté leur premier anniversaire, ces dernières sont toujours aussi entrainantes et rendront la foule hystérique lors des concerts! Kai incorpore habilement l’introduction du titre March Of Time dans la dernière composition de l’album (I Will Return) avant de nous offrir une mélodie centrée sur ses talents (et ceux de Henjo) à la guitare.

En plus de contenir un style plus varié que d’habitude, la musique d’Empire Of The Undead  reprend le côté joyeux d’un l’album comme Lands Of The Free II et lui injecte l’agressivité de l’album Majestic afin de nous offrir une musique rafraichissante et de qualité. Cela rend donc l’achat de cet album obligatoire pour tout amateur du groupe et une forte suggestion aux amateurs de métal en général.

httpv://youtu.be/KJ2E_8V7-5w

Note : 8.8/10 – Nouvel album, nouveaux classiques!

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Iron Savior – Burning Heart

ironsaviorriseoftheherocd_638Iron Savior est un groupe très fidèle à ses racines musicales. Même si Piet Sielck nous offre toujours d’excellentes mélodies de guitares et une puissante prestation vocales, on peut se demander si Rise Of The Hero pourra se démarquer de leurs albums précédents.

Que ce soit avec les titres Last Hero, Revenge Of The Bride, From Far Beyond Time et Thunder From The Mountain, on remarque rapidement que le style musical de l’album est effectivement très similaire à celui des autres albums du groupe. Malgré le sentiment de déjà vu, la musique centrée sur les guitares de Piet et Joachim ‘Piesel’ Küstner est toujours aussi énergique. C’est avec un rythme plus lent et des mélodies de guitares complexes que le groupe rend encore une fois hommage à Judas Priest sur les titres Dragon King et The Demon (qui rappelle Beyond The Realms Of Death). L’album contient aussi des pièces avec de puissants refrains comme Firestorm et Burning Heart. En plus, cette dernière est suffisamment aérée pour que l’on puisse remarquer l’excellente prestation de Jan-Sören Eckert à la basse. La déception de l’album revient à la reprise du titre Dance With Somebody (originalement de Mando Diao). Contrairement à la métamorphose qu’il avait faite sur le titre Crazy de Seal. Piet ne réussit pas à donner une nouvelle identité à ce titre sauf pour l’ajoute d’un style plus lourd et orienté sur les guitares. Comme c’est le cas depuis l’album précédent, Piet réenregistre deux compositions (I’ve Been to Hell et Mind Over Matter) afin de les mettre à jour, mais elles sont seulement offertes sur l’édition spéciale.

Malgré le style entrainant et l’excellente prestation des guitares sur plusieurs compositions, Rise Of The Hero sent légèrement le réchauffé et ne se démarque pas (ou peu) des autres albums du groupe.

httpv://youtu.be/MHjE0r3ccyc

Note : 8.0/10 – Peu original, mais contenant beaucoup d’énergie !

Auteur: Albert Lamoureux

Critique d’album: Freedom Call – Beyond‏

freedomcallbeyond_638Après une absence de neuf ans, le bassiste Ilker Ersin fait un retour sur le huitième album du groupe qui a pour titre Beyond. Ce dernier est du même coup le premier du batteur Ramy Ali (Kiske / Somerville) avec le groupe.

Dès la première composition, le style festif de Freedom Call nous frappe de plein fouet. Comme par le passé, la musique est centrée sur de joyeuses mélodies et de puissants refrains contenant plusieurs voix. Cela se manifeste principalement sur les titres Union Of The Strong, Edge Of The Ocean, Heart Of The Warrior, Journey Into Wonderland et Knights Of Taragon. Avec les pièces Coming On Home et Beyond, le groupe s’aventure cependant dangereusement dans le plagiat de leurs propres compositions (Farewell et The Quest) qui proviennent de leur premier (et meilleur) album. Avec un style plus complexe et des mélodies plus obscures, les titres Among The Shadows et Rhythm Of Light se démarquent favorablement des autres compositions de l’album. Chris Bay profite de ces dernières pour nous offrir une prestation vocale plus grave qu’à son habitude. Nous ne pouvons cependant pas en dire autant de la monotone Dance Off The Devil. Le groupe réussi cependant à atteindre un équilibre entre leur style épique et les mélodies de guitares sur la pièce Paladin. Dommage qu’il n’y a pas plus de composition dans ce genre.

Avec quatorze compositions au total et seulement quelques compositions qui se démarquent des autres, nous pouvons croire que le groupe a opté pour un album qui met en évidence le style musical qui a fait leur succès lors de leurs débuts. Cela est cependant un choix logique si l’on considère le peu de succès du groupe lorsqu’ils ont varié leur style musical.

httpv://youtu.be/a8N58–6blA

Note : 7.8/10 – Bon album répétitif qui plaira principalement aux amateurs du groupe

Auteur: Albert Lamoureux

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