Maceo Parker @ Le Bikini (Toulouse)
Auteur & Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Auteur & Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Auteur & Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
05 Novembre 2013 – Le rideau se lève sur une sorte de dandy à la voix presque rauque et Camille Bazbaz nous apparait vêtu d’un costard et la tête coiffée d’un chapeau feutré. Accompagné de son piano, il nous interprète quelques chansons d’amour à texte malgré quelques rimes et jeux de mots plutôt faciles. Puis vient l’attente, pendant une bonne demi heure le public hèle son artiste, s’agite, applaudit, le spectacle est précédé d’une introduction sur les clowns sans frontière, la voix douce de Matthieu Chedid nous renseigne sur les engagements de l’association qui a pour but de faire sourire les enfants à travers le monde. Cause on ne peut plus louable.
Le public semble s’être suffisamment échauffé à en croire les hurlements lorsque que le rideau tombe enfin. C’est au son de Elle que l’on découvre une scène plongée dans le noir avec un seul faisceau lumineux dirigé sur le chanteur qui scintille agréablement grâce à son costume extravagant recouvert de paillettes rouges. Le calme ne règnera pas longtemps, un accord de guitare et c’est parti, M se transforme en zébulon et la foule se soulève. On y est ! Un excellent jeu de lumière très rythmé accompagne les mouvements du trio incendiaire, comme M le dit lui même ” Il faut qu’on enflamme ce lieu, on va apprendre à se connaitre, il y a un potentiel énorme !” et nous voici tous convié au Baptême !
Excellent chauffeur de salle, M et sa troupe sont comme possédés par leur musique, et le public est envouté par l’énergie incroyable qu’ils envoient. Une flopée de mains en l’air forment des petits cœurs qui se découpent sur l’éclairage rouge de la salle durant Onde sensuelle. Danseur indigène, scène transformable, lunettes géantes rétro-éclairées, des enfants qui dansent sur la scène, écran projetant tour à tour des images en accord avec les morceaux joués, guitare volante, le show est à son apogée ! L’expression bête de scène prend ici tout son sens !
Le titre Océan emporte le public et une lumière bleu caresse littéralement la salle noire de monde, et de sa voix suave Matthieu nous fait partir …loin pour mieux nous ramener à lui. Une tranchée se dessine alors à travers la foule et on voit s’avancer une mini-scène, comme un îlot perdue au milieu de la mer. Le chanteur empoigne sa guitare et interprète avec fièvre son célèbre titre Qui de nous deux issu de son 3ème album. Profitant de cette proximité peu ordinaire avec son public, l’artiste invite Camille Bazbaz à le rejoindre pour une petit improvisation. Avant de rejoindre la grande scène, il nous “salue” sur la bonne étoile alors que de petites lumières naissent aux quatre coins de la salle. C’est à ce moment là qu’il nous offre une présentation en bonne et due forme de ses musiciens qui interprètent des extraits de morceaux très connus tels que Black or white de M.Jackson ou bien Jump around de Cypress Hill.
En plus d’être un artiste hors pair, M est aussi profondément humain et il nous le prouve encore une fois en offrant un hommage à sa grand mère Andrée Chedid, sur le titre Je dis aime, il nous fait même le plaisir d’une performance d’accords joués avec ses dents ! Maintenant que le public est conquis il est temps de jouer un peu, et c’est sur le titre entrainant Mama sam qu’il nous propose une petit chorégraphie ou il faut, je cite ” Lever son cul“. Tour à tour sur scène, dans la foule, porté par les bras de son public, perché sur une paire de lunettes géantes qui surplombent la scène, il occupe tout l’espace! Il nous offre un show psychédélique, rock et bien sûr c’est l’amour qui l’emporte avec le dernier morceaux Baia dédicacé à sa mère Marianne Chedid sur lequel les voix de ses fans se mêlent à la sienne. Il n’y a aucun doute, M ne fait pas monter la pression, il fait monter le plaisir !
En guise de rappel et d’au revoir après plus de 2 heures de show, le trio remonte sur scène pour partager un dernier moment avec nous, au son de Mojo (le titre phare du dernier album joliment nommé îl) une chorégraphie ou chacun semble laisser son corps s’exprimer. Un pur moment de bonheur.
Auteur : Ottavia Marangoni
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 24-70 L USM, 70-200 L USM
02 Décembre 2013 – Il fait deux degrés dehors et devant le Bikini patientent un peu plus de 1000 personnes. Quand la salle ouvre ses portes, on découvre une ambiance tamisée, presque feutrée. Sur scène, un bluesman un brin mélancolique annonce la couleur, Archie Sylvester accompagnée de sa guitare, fait gentiment patienter le public.
Une fois la première partie terminée, le public retient son souffle en regardant l’artiste de la soirée prendre ses marques. Ses longues mains commencent à courir sur sa guitare, un son groovy s’empare de la salle. C’est parti ! Chapeau sur le côté, t-shirt et jean, Keziah Jones dans toute sa simplicité nous embarque chez lui, dans son univers, dans sa famille avec son fameux blufunk. Regards complices avec son bassiste et son batteur, ce formidable trio nous régale à coup de mélange rock, soul, blues, funk et afro-beat ! Malgré un incident technique survenu lors du 3ème morceau, l’artiste garde le sourire et envoi une énergie positive.
Une voix qui court sur toute la gamme, à l’aise dans les graves comme dans les aigues. Keziah nous interprète alors son titre Nollywood inspiré des petites productions de films africains, une chanson plutôt drôle et enjouée sur laquelle le public l’accompagne. Il nous gratifie de quelques commentaires dans un Franglais plus que sympathique et les morceaux s’enchainent au rythme de son déhanché qui lui vaudra quelques miaulements de la part de son public féminin plutôt extravertie.
Sur le titre Memory, extrait de son dernier album Captain Rugged, il tombe enfin les lunettes de soleil, s’assoit sur un tabouret et se rapproche de son public. Il est tellement là, tellement présent et souriant qu’il nous ferait presque croire qu’il est tranquillement assis dans son salon et que nous sommes ses amis. Il envoute alors littéralement la salle avec la chanson Femiliarise avant d’enchainer sur une partie de vocalises accompagnées d’un roulement de tambour. La pression monte, le chanteur arpente la scène tel un lion en cage, puis il saisit sa guitare, la pose à l’horizontale et se met à jouer dessus comme sur un djembé. Un assistant lui jette une cape rouge, il exécute quelque pas de danse avant de nous lancer sa célèbre réplique Pass the join. Ça saute et ça hurle dans le public, l’artiste est déchainé et ça fait plaisir à voir après presque deux heures de show.
Une fois le concert finit, Keziah se prête volontiers au jeu des autographes et réjouit ses fans. On en retient, un artiste généreux, charismatique et entrainant, vous en voulez encore n’est-ce pas?
Auteur : Ottavia Marangoni
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
30 Juin 2013 – Le weekend du 28, 29 et 30 juin la commune de Marmande accueillait la 17ème édition du festival Garorock. 52 000 spectateurs sont venus vivre cet événement riche en diversité musicale. Les organisateurs ont mis en place trois scènes sur la plaine de la Filhole produisant 44 groupes en 3 jours ! La programmation était assez éclectique, de quoi ravir la plupart des festivaliers.
De retour sur les lieux du festival, un grand soleil nous annonce une belle et dernière journée de festivités. On l’a entamée avec la jeune et fraiche Nilly accompagné de son groupe Lilly Woods & The Prick. Ils nous ont offert une prestation live digne des plus grands de ce festival en nous donnant un concert aux sonorités folk, pop, rock et électro, ou mêlant les quatre avec brio, sans moments plats ni faute de goût. Ce qui eut pour effet d’enchanter l’auditoire, moins garni que la veille mais toujours aussi enthousiaste.
Après cette bonne entrée en matière, on s’est avancé devant la scène de la plaine pour assister au concert d’un grand nom du reggae : Alborosie. En forme et bondissant dans tout les sens, ils nous a délivré une très bonne prestation. Vibrations positives, on ressent le plaisir et la motivation de donner le meilleur. Ses musiciens étaient au top, nous diffusants un reggae extrêmement propre et pointu. La date de sortie de son nouvel album : « Sound The System » étant prévue le lendemain du concert, il nous a fait découvrir de nombreux titres de celui-ci en avant-première. C’est avec un gros smile en bouche qu’on sort de son passage sur scène.
C’est au tour d’Iggy & The Stooges de nous bercer. Iggy Pop le survivant, le rebelle s’est déchainé torse poil sur scène du début à la fin. Epaulé des Stooges, il nous a présenté sa nouvelle chanson « Gun » mais aussi et surtout envoyé son répertoire d’hymne garage rock : « Raw Power », « Search and Destroy », « I Wanna Be Your Dog ». Notons au passage un « Funhouse » au cours duquel l’Iguane fait monter une cinquantaine de personnes sur scène et s’éclate comme un petit jeunot. Grand moment !
Dans la foulée, on a assisté au concert de Mika. Sur une scène joliment décorée il a débuté par son titre phare « Relax » plongeant immédiatement le public dans son univers qui reprend en chœur la plupart de ses titres.
Apres s’être bien restauré, question de survie, on a pu suivre les australiens d’Airbourne. Grosse dernière claque de ce festival. Dès le premier titre ca part en gros bordel général. Pogos et slam mettent les vigiles sous tension… Ravi par l’ambiance et l’accueil du public, le chanteur du groupe s’éclate une cannete de bière sur la tête, signe de gratitude? Le son est fort, très fort pour nos oreilles bien rassasiées mais on ne se lasse pas de ce style à l’arrière goût d’AC/DC.
Au final, ce fut un weekend bien rempli et riche en musique, orchestré par des organisateurs qui sont aujourd’hui bien rodés. Rendez-vous les 27-29 Juin 2014 pour une nouvelle édition.
Airbourne
Alborosie
Iggy & The Stooges
JC Satan
Lilly Wood & The Prick
Mika
The Excitements
Two Door Cinema Club
Auteur : Philippe Jestin
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Pour en savoir plus : Festival Garorock
La seconde annonce temps attendu du Hellfest Open Air Festival 2014 est enfin arrivée. La surprise a été néanmoins gachée par une annonce prématurée de médias peu soucieux des consignes des organisateurs. France 3, Ouest France puis une grande partie des webzines ont dévoilés dès lundi soir 8 têtes d’affiche du festival. Ne préférant pas participer à cette mascarade, nous avons souhaité attendre l’annonce officiel avant de vous dévoiler les groupes au programme de cette édition 2014.
Pas de surprise, les 3 grosses têtes d’affiche pressenties depuis septembre seront bien présentes à Clisson: Iron Maiden le vendredi 20 Juin, Aerosmith le 21 Juin et Black Sabbath le 22 Juin. A ça se rajoute une centaine de groupes de tous styles comme Deep Purple, Status Quo, Slayer, Rob Zombie, Soundgarden, Alter Bridge, Avenged Sevenfold et Megadeth.
La première annonce avait déjà révélé une série de groupes dans un style beaucoup plus brutal comme Terror, Trivium, Behemoth, Annihilator, Emperor, Death, Iced Earth, Hatebreed, Crowbar, …
Rendez-vous maintenant l’année prochaine pour connaitre les 13 groupes qui se rajouteront encore à cette programmation très éclectique.
Dépêchez vous pour vous procurer vos billets car au vu de cette annonce les places devraient se vendrent très rapidement.
Retrouvez toutes les informations et la programmation complète sur le site du Hellfest : www.hellfest.fr
Crédit Photo : Antony Chardon (Archive Thorium Magazine)
Auteur: Antony Chardon
29 Juin 2013 – Le weekend du 28, 29 et 30 juin la commune de Marmande accueillait la 17ème édition du festival Garorock. 52 000 spectateurs sont venus vivre cet événement riche en diversité musicale. Les organisateurs ont mis en place trois scènes sur la plaine de la Filhole produisant 44 groupes en 3 jours ! La programmation était assez éclectique, de quoi ravir la plupart des festivaliers.
Après une petite nuit, un réveil quelque peu brumeux et un apéro de remise en forme, nous revoilà d’attaque pour cette deuxième journée. Celle-ci a commencée par un nouveau nom du reggae français : Biga Ranx. Epaulé par deux choristes, un clavier, une batterie ainsi qu’une guitare, Biga mène la cadence avec un talent certain. Le groupe a interprété leurs meilleurs tunes comme « Ordinary Day », « Boogie Man Skank » ou « It’s a Shame ». Présentant une réelle aisance scénique, il n’hésite pas a partir en freestyle libérant son flow travaillé sur des riddims tantôt ragga, tantôt dancehall et même hip-hop. Seul regret, l’heure précoce de son passage et sa position sur la scène du Trec (la petite) n’ont pas favorisés sa prestation. Il en restera tout de même une excellente manière de commencer cette deuxième journée !
Par la suite on s’est dirigé du coté de la scène Garonne, en trainant un peu les pattes je vous le concède, pour allez voir Saez. On ne peut pas plaire à tout le monde, donc je serais plutôt bref, l’énergie négative et dépressive qu’il m’a donné m’a vite fait filer au bar.
Ressaisit après une bonne pinte, on a assisté au concert de Skip The Use. Un bon moment qui aura foutu la banane à toutes celles et ceux qui étaient présents. Pendant près d’une heure, la scène de la Plaine a vibré aux rythmes des guitares électriques et des « Le Garo vous êtes où ? » de Mat Bastard, leader du groupe. Ils ont joués leurs tubes les plus connus comme « Ghost », « Cup Of Coffee » ; on a passé un très très grand moment devant la magnifique reprise de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana venant clôturer leur Set.
Viens en suite au tour de Black Rebel Motorcycle Club de chauffer le Garo avec du Rock Garage de haut level. Vêtu de noir et crachant un son aiguisé plein de disto, Peter Hayes, Robert Levon Been et Leah Shapiro ont su se faire apprécier du public. Certains fans de la fosse se sont mis à jeter en l’air leurs gobelets encore remplis de bière avant de se lancer dans des slam sans retour…
La soirée s’est finie pour nous avec Paul Kalkbrenner, de la grosse électro berlinoise pour bien nous achever !
Biga Ranx
Black Rebel Motorcycle Club
Bloc Party
Bounce
Crane Angels
Dope D.O.D
Erevan Tusk
Joris Delacroix
Make The Girls Dance
Patrick Watson
Paul Kalkbrenner
Saez
Skip&Die
Skip The Use
Willy Moon
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Pour en savoir plus : Festival Garorock
28 Juin 2013 – Le weekend du 28, 29 et 30 juin la commune de Marmande accueillait la 17ème édition du festival Garorock. 52 000 spectateurs sont venus vivre cet événement riche en diversité musicale. Les organisateurs ont mis en place trois scènes sur la plaine de la Filhole produisant 44 groupes en 3 jours ! La programmation était assez éclectique, de quoi ravir la plupart des festivaliers.
Dès notre arrivée sur le parking, nous sommes rentrés dans l’ambiance festive et chaleureuse de ce weekend prometteur. Après avoir traversé les chemins d’accès parqués comme du bétail, normes de sécurité oblige, nous arrivons tout juste pour Bad religion. Installé sur la scène de la plaine, ils commencent à chauffer le public avec leur style punk/rock californien emblématique. Ils ne bougent pas beaucoup sur scène mais font plaisir à voir et à entendre.
Ravis de cette première impression, nous avons suivi de loin Asaf Avidan le temps de découvrir les lieux et boire un bon coup. Après un bref passage du coté de la scène du Trec pour voir le groupe de rap français Grems, nous nous sommes préparés à l’arrivé de Wax Tailor. Il est entouré sur scène par une dizaine de musiciens : violoncelliste, guitariste, flutiste et chanteuses. Tous s’accordent parfaitement pour le plus grand plaisir des festivaliers qui commencent à danser et chanter comme sur le titre « Que Sera ». Son set transporte, de la production au décor en passant par la réalisation des images projetées durant le spectacle il y a quelque chose de magique.
Le public déjà ravi, qui alternait jusqu’ici entre les deux scènes principales et celle du trek, se retrouve à nouveau devant la scène Garonne pour retrouver les sud-africains de Die Antwood. Pour être à distance acceptable, difficile de se frayer un chemin dans la foule dense qui a envahi l’espace disponible. C’est dans l’attente de leur rencontre, le calme avant la tempête, que surgissent brutalement de la pénombre trois silhouettes orange fluo, Yo-Landi, Ninja et Dj Hi-Tek. Le public survolté dès le premier titre : « Fok Julle Naaiers », le restera jusqu’à la fin. En imposant leur univers excentrique ils retournent la plaine de la Filhole.
Après un bref répit, on a continué la soirée devant Vitalic. Avec un jeu de lumière hypnotisant et l’accompagnement du Dj par une batterie et un clavier, ils ont su conquérir le public du Garo. La performance des trois musiciens fut très riche, la batterie tapait très bien lors des sons plus lourds tandis que le synthé contribuait parfaitement aux morceaux plus aériens.
On a finalement terminé la soirée par un très bon live de Birdy Nam Nam. Ce groupe n’a pas laissé le public indifférent malgré l’heure tardive de son set. Le concert a mis un peu de temps à se lancer mais les quatre membres du groupe ont justifié leur statut d’icône de l’électro en nous délivrant leurs grands classiques : « The Parachute Ending », « Abesses », « Jaded Future », « Defiant order »… De quoi bien se rincer les oreilles !
Asaf Avidan
Bad Religion
Birdy Nam Nam
Die Antwoord
Fritz Kalkbrenner
Vitalic
Wax Taylor
Auteur : Philippe Jestin
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Pour en savoir plus : Festival Garorock
22 Novembre 2013 – Les places pour le concert de ce vendredi soir au Bikini se sont vendues comme des petits pains et de très nombreux fans sont restés sur le carreau. Les plus de 1200 chanceux qui ont réussi à se procurer un billet ne remercieront jamais assez les marseillais d’IAM d’avoir choisi de venir au Bikini plutôt qu’au Zénith, qui aurait pu accueillir au moins 4 fois plus de personnes. Le groupe a ainsi pu soigner la qualité du son grâce à une balance de 2h pour nous délivrer au final une pure merveille auditive. Même au Bikini, je pense avoir rarement entendu une sonorité aussi parfait.
Avant d’accueillir les marseillais sur scène, on a pu découvrir le crew I2C qui s’inscrit dans la lignée musicale de leur grand frère d’IAM avec 4 rappeurs au flow et style assez semblable. Cette belle entrée en matière était inscrite sous le signe de la mémoire à DF, MC d’I2C qui a perdu la vie 3 semaines plus tôt dans les rues de Toulouse à cause d’un chauffard. A cette occasion, le set des toulousains a débuté avec un enregistrement de DF. Très belle hommage à cet artiste toulousain !! Les membres d’IAM ne manqueront pas non plus de rendre un hommage mérité à ce jeune rappeur.
Trente minutes d’attente et voilà l’arrivée des 3 DJs (dont les membres d’origine Imhotep et Kheops) derrière leurs énormes Booth qui ont commencé à remixer le titre Debout les Braves L’entrée des 4 rappeurs d’IAM n’a pas tardé et s’est fait dans une ambiance de folie. Dès les premières minutes IAM a pris possession de l’intégralité du stage du Bikini avec néanmoins un jeu de scène fortement axé sur les 2 membres charnières du groupe: Akhenaton et Shurik’n. En plus de la qualité sonore qui était parfaite, IAM nous a proposé un jeu de lumière assez spectaculaire qui a mis encore plus en valeur leur prestation.
Ils nous ont également offert deux moments particuliers, à la mise en scène très soignée, et ce dans deux styles assez opposés. Le premier s’est déroulé dans une atmosphère sombre parsemée de lasers rouge et vert où IAM nous a fait vibrer sur L’Empire du Côté Obscur avec comme accessoires de véritables sabres lasers de guerriers Jedi. Moment d’extase total pour les plus nostalgiques d’entre nous avec ce titre du plus célèbre album du groupe L’école du micro d’argent sorti en 1997. Le second moment qui a particulièrement retenu notre attention s’est déroulé dans un style beaucoup plus posé permettant de faire passer leurs messages sur les banlieues et les violences. Akhenaton et Shurik’n se sont installés derrière 2 tables éclairées d’une lampe de bureau rappelant certaines interrogatoires dans les commissariats.
Le show des marseillais a duré 2h et ne s’est pas essoufflé d’un poil du début à la fin grâce au mélange judicieux de titres de tous les albums dont ceux du tout dernier opus du groupe: …IAM. Les nombreux changements de rythme entre des titres ultra dynamiques et des moments plus calmes, permettant de faire leurs messages, étaient plutôt bien maitrisés.
Histoire de finir en beauté, ils ont débutés les rappels sous le signe du disco avec le titre culte je Danse le Mia. Moment de pure folie dans le public qui attendait avec impatience ce titre depuis le début du concert.
Au vu de l’ambiance de ce soir, les marseillais nous ont assurés qu’ils repasseraient dans la ville rose. Le rendez-vous est pris même s’il devrait avoir lieu dans un futur assez lointain vu que l’album …IAM est supposé être le dernier du groupe.
Auteur & Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM, 50 f1.8
23 juin 2013 – Après 2 journées de festival très chargés en termes de grosses têtes d’affiches, cette 3ème journée semblait être sur le papier d’un niveau inférieur ce qui a eu pour conséquence de déplacer moins de spectateurs. Toutes ces personnes ont eu bien tort au vu du nombre de découvertes et de claques qu’on s’est pris dans notre gueule lors de cette dernière journée au Hellfest Open Air Festival.
Treponem Pal
Les deux première grosses surprises de la journée nous sont venues du côté de la Warzone avec Treponem Pal et Le Bal des Enragés. Emmené par un impressionnant Marco au chant, Treponem Pal est l’un des plus vieux groupes de l’Alternative Rock français et nous emmène dans l’univers du Metal Industriel pur et brut. Le concert est ponctué par des passages forts appréciés des deux danseuses masquées du collectif Tad Girls Squad. Une tuerie visuelle et auditive !!
Le Bal des Enragés
Le Bal des Enragés est un petit collectif regroupant la crème de l’underground français (Lofofora, black bomb A, punish yourself et encore d’autres) qui a permis au public de se déchaîner sur des sons tel que Beautifull People de Marilyn Manson, Killing in the Name de Rage Against the Machine et bien d’autres de grands groupes comme les Bérus ou Trust. Déguisements et étincelles à coup de débardeuses étaient au rendez-vous pour le plus grand plaisir des festivaliers.
Mass Hysteria
On reste du côté français pour la suite des hostilités. Mass Hysteria a le privilège de fouler le Main Stage pour très certainement le show de la journée. Le public est Positive à Bloc sur le morceau d’ouverture du même nom. Mouss embrase le public et l’invite à s’éclater sur des Circle Pit et des Braveheart. Moment émotion du concert quand Mouss et Yann rejoignent les fans en transe au milieu du Circle Pit afin de montrer “au petit journal ce qu’est le Hellfest, un public uni et qui s’amuse sans créer de désordre“. Mass Hysteria l’a montré et l’a prouvé : le rock est une grande famille.
Korpiklaani
Changement de décor sur la zone du Temple, ici nous sommes dans les hautes plaines de la Finlande. Korpiklaani un groupe de Folk Metal, entraîne la foule sur des rythmes folklorique irlandais joués avec des instruments traditionnels comme la flûte, le kantélé ou l’accordéon. Un mélange surprenant qui incite le public à basculer d’une danse frénétique à un pogo ravageur. Les vikings ont réussi à envahir le Hellfest, le public a succombé.
Gojira
La scène Française est de retour en force avec l’un des groupes les plus extrêmes et le plus connu du territoire Death Metal français, nous parlons bien sûr de Gojira ! Malgré des conditions météorologiques plutôt déplorables le groupe a fait trembler la terre en ouvrant son show sur leur morceau phare, Explosia tiré de leur dernier album: L’Enfant Sauvage. Les secousses et l’extrême excitation du public pouvaient se ressentir même en étant loin de la scène, et ce en grande partie grâce à l’énergie fiévreuse du batteur Mario Duplantier. Le groupe a su imposer ses idées pacifiques à travers une musique fracassante et des accords détonants.
Stone Sour
La soirée s’installe et s’ouvre à 20h45 avec Stone Sour, fondé par deux membres de l’excellent groupe Slipknot, dont la réputation n’est plus à faire. Le point fort du groupe est sans hésitation la voix de Corey Taylor qui vous enlace et vous scotche à la scène. Peut-être est-ce dû à la fatigue des 2 jours précédents, mais le set semblait manquer un peu d’énergie. La foule a eu du mal à se laisser emporter malgré les anciens morceaux joués vers le milieu de la setlist. A tout ceci c’est ajouté un son un peu mauvais mais qui n’a pas permis de répartir les vibrations suffisantes pour faire prendre la sauce. Dommage car on attendait beaucoup de ce concert !
Punish Yourself
Les français de Punish Yourself déclarent la guerre dans la Warzone ! C’est parti pour un voyage dans l’univers du Cyberpunk. A grand renfort de mise en scène, rayons lasers et tenues phosphorescentes le groupe débute une performance très attendue. On regrettera cependant tout de même leur ancienne devanture métallique qui en imposait plus. Dès les première notes de Gay boys in Bondage, le dancefloor s’agite et un vent de folie envahie le public. Bien entendu le son est énorme, ça envoie, ça balance, on adore et visuellement on est comblé ! La performeuse Klodia fait des étincelles à coup de débardeuse et ses mouvements désarticulés collent parfaitement à l’univers du groupe.
Volbeat
Dur dilemme en cette fin de 3ème journée avec pas moins de 8 excellents groupes en l’espace de 3 heures. De très nombreux festivaliers ont pu apprécier, en parallèle de Punish Yourself, la très bonne performance de Volbeat. Les danois produisent une musique aux influences multiples grâce à la voix de Michael Poulsen très groovy pouvant rappeler Elvis Presley et un son plus Hard Rock se rapprochant de AC/DC. Volbeat a régalé les fans avec pas loin d’1h30 de set.
Cradle of Filth
Certains spectateurs calés plutôt Metal extrême ont désertés prématurément le show de Volbeat sur la Main Stage pour celui de Cradle of Filth sur la Temple. Les britanniques, en tant que tête d’affiche de ce genre musical, sont revenus pour la 4ème fois au Hellfest Open Air Festival afin de nous faire gueuler sur leur atmosphère archi flippant. Comme à leur habitude le set était absolument énorme et la sauce a pris dès les premières notes de l’intro.
Atari Teenage Riot
Suite et fin dans la Warzone, avec Atari Teenage Riot, du Digital Hardcore. Plus proche du son de rave que du Rock Metal, la confusion de certains festivaliers a été totale. S’attendant à se défouler une dernière fois sur du lourd Metal, ils se sont retrouvés complètement désorienté en pleine teuf et certains d’entre eux ont demandé leur chemin pour rejoindre la scène Metal la plus proche. Même si on ne s’attendait pas à entendre ce style musical au Hellfest, il faut le dire ça déchire et leur son est absolument génial ! Chaque membre du groupe est polyvalent en passant tour à tour des platines au micro. On regrettera tout de même que le public n’ait pas semblé conquis plus que ça par la prestation d’Atari Teenage Riot. La voix de Nick Endo est pourtant totalement Hardcore!
Ghost
Les déserteurs du show d’Atari Teenage Riot avaient le choix car en parallèle se trouvait sur la Main Stage l’une des plus grosses découvertes du festival : Ghost ! Du Doom Metal avec une pointe d’Hard Rock mais surtout un univers bien à eux inspiré de la religion chrétienne mais surtout du satanisme. Une pure claque musicale même si, pour les plus puristes d’entre nous, il faut fait abstraction des propos blasphématoires dans les paroles des musiques.
Ainsi se termine cette furieuse 7ième édition du Hellfest Open Air Festival. Merci aux organisateurs, aux personnes de la sécurité ainsi qu’aux groupes pour ces 3 jours de folie. Rendez-vous l’année prochaine pour encore plus de Metal !!
Au vu de la qualité de la programmation de cette édition du Hellfest Open Air Festival et du nombre de groupe jouant en parallèle, nous n’avons pas pu couvrir l’intégralité des 51 concerts de la journée. Cependant, certaines images se suffisent à eux même pour revivre la prestation de certains artistes. Retrouvez dès à présent les galeries photos des concerts de : Buzzcocks, Danko Jones, Heaven’s Basement, Lordi, Mustasch, Newsted, Riverside, Swans, Symphony X, The Arrs, The Ghost Inside, Voivod et Waltari.
Buzzcocks
Danko Jones
Heaven’s Basement
Lordi
Mustasch
Newsted
Riverside
Swans
Symphony X
The Arrs
The Ghost Inside
Voivod
Waltari
Auteurs : Ottavia, Sébastien, Antony
Photographe : Antony Chardon
Équipement utilisé: 1D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM
Pour en savoir plus : Hellfest Open Air Festival