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Tarja @ Le Bikini (Toulouse)

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Lundi 03 Février – Ambiance métal symphonique lundi dernier au Bikini pour la venue de la chanteuse Tarja dont le nom n’est plus à faire. Un public, varié en terme d’âges mais également au niveau vestimentaire, s’impatiente. Après la première partie, Elyose, peu convaincante, les fans de métal pur attendent d’être régalés. La scène est recouverte d’une immense bannière sur laquelle s’affichent les couleurs et le titre du dernier album Coulours in the road. Un jeu de lumière violant suivi d’un coup de batterie introduit les 5 musiciens qui attaquent d’entrée sur In for a kill. C’est alors que Tarja apparaît toute de noir vêtue. Elégante et majestueuse elle s’avance cheveux aux vents et manches en dentelles flottantes. Elle salue son public du classique signe de ralliement métaleux. A la fois charmeuse et déjantée, elle habite la scène et n’hésite pas à remercier longuement ses fans avant d’enchaîner sur I walk alone.

Parfaitement entourée de ses excellents musiciens, elle nous offre un show propre mais qui manque un brin de caractère. Pourtant la chanteuse semble ravie. Elle ne cesse de distribuer des sourires et son groupe se donne à fond. Ils embrasent littéralement la scène sur l’intro de Never enough, tandis que Tarja sort pour un troisième changement de tenue. On notera le charisme incroyable du guitariste Alex Scholpp ainsi que son jeu de scène qui nous permet de ressentir une réelle cohésion au sein du groupe.

On regrette bien sûr qu’elle n’ait pas interprété plus de morceaux de son époque Nightwish, ainsi qu’un set bien trop court. C’est en nous laissant sur notre faim que la ténébreuse chanteuse et sa puissante voix quitte le public au son de Until my last breath.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

Steel Panther @ Le Bikini (Toulouse)

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10 Mars 2014 – Une déferlante de tenues à paillettes, de bandanas et de pantalons léopards s’est déversée dans salle du Bikini pour la venue des californiens de Steel Panther lundi dernier. On a d’ailleurs pu échanger avec Michael Starr et Satchel lors d’une folle interview que vous pouvez retrouver ICI.

SleekStain

Steel Panther a été précédé sur scène par le groupe français SleekStain avec du rock métal au son un peu vieillot qui malheureusement ne réinvente rien. On apprécie cependant la motivation et l’énergie du chanteur, très bon chauffeur de salle, à la voix très heavy métal. Les morceaux sont suffisamment énergiques pour tenir éveillé le public qui attend impatiemment le groupe phare de la soirée.

Steel Panther

Après de nombreuses minutes d’attente, on découvre une scène colorée, bien éclairée et surtout littéralement « habitée » par Michael Starr au chant, Lexi foxxx à la basse, Stix Zadinia à la batterie et Satchel à la guitare. Un quatuor démentiel qui ouvre le bal sur son titre à succès Eyes of a panther. La guitare envoie, la batterie résonne, Michael se trémousse comme une strip-teaseuse, Lexi fait la moue, on nage en plein délire glam-rock. Après les deux premiers morceaux, le groupe nous offre un interlude à la hauteur de sa réputation, Satchel embrase la foule en faisant mine de lire une antisèche à l’intérieur de sa main et demande avec un charmant accent : « Montrez-moi vos nichons ». Et c’est parti, des dizaines de filles aux quatre coins de la salle soulèvent leurs t-shirts. C’est un véritable hommage aux boobs que d’assister à un concert de Steel Panther ! Les artistes jouent avec leur public mais aussi entre eux. On sent une véritable maîtrise de la scène et du comique. On adhère !!

Entre deux conneries et quelques médiators balancés, on a droit à un concert techniquement très bon, l’équipe est rodée et envoie ses meilleurs titres. Le public reprend en cœur les paroles du titre phare du dernier album Party like tomorrow is the end of the world, et on sent une réelle connexion entre la salle et la scène. La cohésion au sein même du groupe semble excellente.

Tandis que Michael file en coulisse pour changer de tenue, Satchel nous offre un bon petit solo de guitare avant de laisser place à Lexi dans un numéro de mimiques face à une coiffeuse installée sur la scène. Cheveux au vent, leggings à paillettes, cape scintillante et sourire aux lèvres, le chanteur nous revient plus énergique que jamais et enroule son bassin mieux qu’une Shakira endiablée.

Débute alors Turn out the lights extrait du second album Feel the steel, ambiance tamisée, gestuelle explicite et mains en l’air. On est à fond !! L’hystérie ambiante augmente encore lorsque Michael se lance dans un discours sur les fameuses pussy parfois trop poilues, en les comparants même aux barbes des ZZ top, tandis que Satchel enchaîne les premiers accords de La grange. Résonne ensuite les premiers accords de The burden of being wonderful, un morceau qui caricature à merveille le style du groupe, auto-dérision et heavy métal.

Comme à leur habitude les membres du groupe invitent une nuée de filles à rejoindre la scène le temps de deux morceaux. On assiste à un show délirant où le groupe évolue au milieu de mini-jupes en cuir, de baisers langoureux entre filles et de mains baladeuses. Ça jump et ça slam sur 17 girls in a row, le riff est terriblement bon et nous fait revivre les heures de gloire du heavy métal des années 90. Fidèle à leur public et à leur réputation, ils régalent le public de vannes et de musique.

L’ambiance atteint son apogée lorsque que Stix frappe un rythme entrainant et que Satchel soulève la foule en criant : « Nichons ! Nichons ! », le tout pour amener le dernier titre mais pas des moindre Party all day.

Quelle énergie ! On est dingue dingue de ce show complètement barré !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

En Entrevue: Michael Starr & Satchel (Steel Panther)

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Thorium Magazine a eu l’opportunité de réaliser une interview très spéciale avec Michael Starr, chanteur et Satchel, guitariste de Steel Panther à l’occasion de leur passage à Toulouse le 10 Mars 2014.

Très connu pour leur tendance à la déconne, les deux artistes se sont montrés en pleine forme et à la hauteur de nos attentes. Ils n’ont manqué aucune occasion de rebondir sur les questions que nous leurs avons posé. Nous avons pu aborder avec eux des sujets délirants tels que leurs fameux moments en backstage (un univers parallèle remplie de Pussy), mais nous avons également discuté de leur tournée, du dernier album ainsi que de la symbolique du nom du groupe et de la pochette de leur dernier album All you can eat. Pour finir sur une note d’humour nous leur avons demandé d’évoquer les super pouvoirs qu’ils aimeraient avoir.

Michael Starr & Satchel : Hey quoi de neuf ici Michael Starr, et moi Satchel ! On est deux bad guy de Steel Panther et on fait cette interview pour Thorium magazine, j’espère que vous aimez cette came ! J’adore, j’adore ! Je vous aime

Satchel : Je t’aime aussi Michael, a mince c’est à moi que tu parles ?

Michael Starr : Non mais je vous aime tous

Quelle est votre première impression sur cette nouvelle tournée ?

M : La première impression est terriblement excellente ! On a joué dans tellement de beaux endroits, on a vu tellement de belles choses, on a pris un train depuis St Pétersbourg pour Moscou. Pleins de nana partout, alcool à volonté. C’était trop fun, on a regardé des porno ect…

S : et laisse-moi répondre un peu !

M : quelle est ta première impression ?

S : c’était énorme !

Parlez-nous de la pochette de l’album All You Can Eat !

M : laisse-moi celle-ci. C’était trop bon.

S : juste trop bon ? Tu es finalement Jésus sur notre pochette d’album et c’est tout ce que tu peux dire ? C’était trop bon ? Tu es Jésus, à son dernier repas, tu déambule toute la journée à faire des trucs démentiels, tu peux parler à dieu sans un putain de téléphone. Et voilà tout ce que tu peux dire : c’est trop bon !

M : C’était, vraiment vraiment bon !

S : Tu sais quoi, je pense que tu avais l’air trop sexy en Jésus.

M : Parce que je me suis rasé.

S : Jésus était super sexy mais il n’avait pas de bon rasoirs donc il ne pouvait pas vraiment bien se raser, du coup je pense que tu chopes plus de meufs quand tu es bien rasé. S’il était vraiment Jésus il y aurait plus de Chrétiens, chacun lâcherai sa religion, tu vois pour un visage comme celui-là !

M : Certains disent qu’on est un groupe de rock chrétien mais laisse-moi te dire que le seul dieu qu’on prie c’est celui du Heavy métal. Notre boulot c’est de ramener le Heavy Métal mec, à coup de pieds au cul !

S : Et pour ça tu dois te salir les mains, tu ne peux pas suivre les règles, tu ne peux pas juste ne pas baiser les femmes des autres, si les gens ramènent leurs femmes au concert ben tu devras te les taper. Toutes ces règles dans les 10 commandements, on les brise tout le temps.

Est-ce que le clip « PLTEOTW » est une sorte de fantasme des soirées américaines ?

S : On vit nos fantasmes en permanence mais je pense que cette vidéo représente ce que beaucoup de gens feraient si demain c’était la fin du monde. C’est aussi une représentation de comment on aime vivre nos vies.  En fait tu devrais faire la fête comme si demain était la fin du monde car tu ne sais pas combien de temps il te reste à vivre. Cette fête là c’est aussi à propos des choses que l’on n’a jamais testé. Qui n’a jamais pensé à sauter d’un Boeing 747 ?

M : Ou encore plonger ta main dans de l’acier brûlant, parce que si le monde s’arrête demain j’en aurai plus besoin. Quand tu fais la fête pour la fin du monde y a tout qui brûle.

Est-ce qu’on peut dire que vous vivez encore comme des ados ?

S : Bien sûr ! On s’éclate du matin au soir et on fait la fête chaque nuit, et parfois on a des rapports très hot avec les filles qui nous interviewe, tu sais jamais quand ça va arriver, parfois l’interview s’arrête et là tu filme un porno, c’est super fun. D’ailleurs ça filme toujours là non ?

 

Satchel, combien de temps il vous faut pour vous préparer ?

M : Juste en le regardant je dirai 5min, ça s’appelle le look rock mec !

S : Parfois j’enfile juste le bandana et en avant, mais avant de monter sur scène je mets des soins, je les sèche, je les laque, à Michael ça lui prend du temps car il doit couvrir sa calvitie, mais Lexxi il lui faut beaucoup de temps car il doit se mettre du fond teint pour couvrir ses rides, et du rouge à lèvre aussi.

Quelqu’un vous aide à choisir vos fringues ?

M : Non, c’est les fringues qui nous choisissent !

S : Je n’allais pas dire ça mais c’est exactement ça !

M : Des fois tu passes devant une boutique et les fringues se disent wow je veux être portée par Michael Sarr.

S : Des fois aussi tu te réveilles et tu enfiles un bas qui n’est pas à toi car tu t’es tapé une fille qui a retiré le bas, donc tu vois elles nous choisissent vraiment.

M : Tu peux aussi te retrouver avec ces espèces de pantalons en cuir avec le cul à l’air.

Que veut dire le nom de Steel Panther ?

S : On cherchait un nom pour un groupe de Heavy Métal alternatif, et on se demandait qu’elle est la substance la plus forte connu de la science moderne ? L’acier.

M : Diamant

S : C’est plus fort qu’une putain de trique

M : Plus fort que le plutonium ?

S : Donc l’acier la substance la plus forte et la panthère qui n’est pas seulement l’animal le plus sexy mais aussi le chat le plus féroce. Il se jette sur les gens, les mettent en lambeaux.

M : On est comme les quatre coussinets, y a moi à droite, Satchel à gauche et bon les arrières dont on se fou. C’est nous qu’on voit en premier.

Qu’aimeriez-vous dire à vos fans ?

M : Le Heavy Métal est de retour !!

S : Je voudrais dire qu’on vous apprécie, qu’on vous aime parce que les fans de Steel Panther sont les meilleurs fans du monde entier, surtout ceux avec qui on couche. C’est vous que j’aime le plus.

M : On est vraiment excité à l’idée de vous avoir pour fan, on est dévoué à votre satisfaction. C’est pourquoi on a une politique de retour de sperme, en gros vous venez backstage et si vous n’avez pas aimé l’album on vous gicle dans la bouche.

Si vous pouviez avoir des supers pouvoir, ça serait quoi ?

S : J’aimerai avoir le pouvoir de coucher instantanément avec n’importe qu’elle fille qui m’interviewe !!

M : je serai Aquaman, parce qu’il botte des culs, il a un trident et il poignarde les gens super vite.

S : Eclate-toi à être Aquaman parce que je vais coucher avec cette fille.

Bonus

Pussy competition

M : Tu penses que tu te tapes autant de fille que moi ? Parce que je m’en tape beaucoup

S : Je ne veux pas faire une compétition, ce n’est pas très fairplay car on a tous les deux des goûts différents. Tu as ceux qui aiment la pizza et ceux qui aiment le poisson.

S : Tu sais que celles que tu goutes ont plus un goût de poisson.

M : J’aime le poisson !

S : Les pizzas aux anchois ?

M : Oui je me les tape, et après je les laisse manger ma semence.

Bander ?

S : Tu sais ce que c’est « la trique » ? C’est quand le pénis devient vraiment … tu vois ?

Comment vous dites ça en France ?

Stix Zadinia : Je bande!!

S : Tu vois notre chanteur, il ne bande pas. Parfois il utilise ses doigts quand il ne s’en sort pas.

M : Parfois le poing

Pas de bas

S : Quand après une soirée tu ne retrouves pas ton pantalon je pense que tu dois partir sans, c’est la plus honnête des façons. Parfois les filles voient notre chanteur à poil dans le bus de la tournée.

M : Rendez-lui son pantalon maintenant !!

S : Elles se moquent, si une fille veut toujours coucher avec lui après avoir vu la taille de son pénis, c’est celle qu’il lui faut !

Ma chérie

S : Tu peux me demander tout ce que tu veux trésor, je cherche une française comme toi depuis longtemps, et je peux toujours bander !

M : Je bande, je bande !

S : Elle est plus grosse que ça Michael !! Ta gueule mec.

French mojo

M : Moi ou lui, parce que tu regardes Satchel.

Thorium : Ah je suis désolé il est tellement beau !

S : Merci ! Tu vois, on a un truc.

M : Ce sont des conneries je l’ai vue en premier.

S : ?on mais regarde lui aussi il est mignon.

Thorium : heu non, non je ne le suis pas.

S : Oh il a beaucoup d’amour propre! C’est juste ton style Michael !

Menteur

S: j’ai bien mangé et j’ai couché avec 7 filles, juste 7, normalement j’attends après le concert pour m’en taper plus

Morpions

S : Tu as des morpions sur la tête ?

M : Ouais ça gratte

S : Ah oui j’ai baisé une fille sur ton oreiller, je suis désolée.

M : Ah ok c’est pour ça.

Fille intelligente

S : Eclate-toi à être Aquaman parce que je vais coucher avec la fille qui nous interviewe.

M : Eclate toi je l’ai déjà fait

S : Quoi ? Tu te l’es tapé ?

M : Non, mais de toutes façons elle va même pas te toucher, elle est largement trop « clean »

S : Ah ouais ? Elle n’a pas l’air si sage selon moi, sans vouloir te vexer.

M : Sacré connard, je pense qu’elle a l’air vraiment sage et douce, et bien élevée.

S : Je ne prévois pas du tout de coucher avec elle car c’est une fille très très respectable, et je vais devoir attendre jusqu’à ce qu’elle soit totalement bourrée.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage vidéo par : Jérôme Jacques

Quidam by Cirque du Soleil @ Zénith de Toulouse

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05 Mars 2014 – C’est dans une salle complètement réaménagée que l’on découvre ce soir, pour la première date française, l’un des nombreux spectacles du Cirque du Soleil intitulé Quidam. Le public s’installe sur des chaises placées en arc de cercle au pied de la scène et de suite on se croirait sous un chapiteau. On entend des murmures, le bruit des mains d’enfants plongées dans le popcorn, tandis que le rideau se lève sur une scène très joliment aménagée. On devine une pièce, un salon subtilement meublé d’un beau luminaire, de deux fauteuils et d’une porte. On oublierait presque que l’on est au cirque si un clown maître de piste ne faisait pas son entrée sur la scène dans un jet de lumière.

Le spectacle commence sur un numéro classique mais efficace dans l’univers du cirque : le clown qui choisit au hasard un membre du public pour le mettre dans une situation comique. La bonne humeur se répand dans la salle tandis que les lumières s’assombrissent et que Zoé, une petite fille espiègle et curieuse investit la scène. Le décor est planté d’emblée, des parents, trop occupés pour jouer avec elle, la fillette se sent seule et se réfugie dans un univers fantastique et délirant. On est alors emporté avec elle dans une autre dimension, guidé par un personnage sans tête, suivie d’une horde de danseuses endiablées à tête de lapin. On voit s’étaler sous nos yeux le plus exquis et le plus étrange des cortèges !

Chaque numéro semble couper le souffle au public. Le premier à nous en mettre plein la vue est un gymnaste du nom de Cory Sylvester qui s’exerce à la roue allemande, un numéro qui nous ferait presque perdre la tête tellement l’artiste semble ne faire qu’un avec cette immense roue. Les personnages entrent et sortent de la scène à une allure impressionnante. Il se passe sans cesse quelque chose, même dans l’ombre, même dans les vapeurs de fumée qui embrasent le fond de la scène.

L’orchestre symphonique qui accompagne le spectacle donne une puissance dramatique et un rythme effréné à l’histoire. Les voix d’Alessandro Gonzales (Zoé) et Jamieson Lindenburg sont enchanteresses et s’adaptent très bien aux différentes tonalités. Les morceaux sont teintés de musiques venues d’ailleurs. On voyage, on se laisse porter, parfois on glisse le long d’un immense ruban rouge et on retient son souffle de peur de voir  Julie Cameron, l’acrobate voltigeuse, tomber. Envoûtante, la jeune fille se contorsionne à douze mètres de hauteur dans un costume translucide avant de finir dans les bras du père de Zoé. Celui-ci semble soudainement reprendre goût à la vie, il porte à bout de bras ce corps inerte sous les yeux inquiets de sa femme. Zoé, toujours portée par une valse folle et entourée de personnages énigmatiques tels que John le maître de piste, dont les intentions semblent peu claires, ou bien Boum Boum un personnage agressifs et inquiétant, refait surface. Courant tantôt vers sa mère, tantôt vers son père, la petite fille ne semble pas trouver d’oreille attentive. Ce spectacle un peu bouleversant nous enlace à ses personnages et une question s’accroche à notre esprit : Finirons-ils par se retrouver ?

Entre acrobates, grimpeurs de corde, contorsionnistes, équilibristes, jongleurs et voltigeurs, le Cirque du Soleil ne faillit pas à sa réputation. Au milieu de tous ces numéros plus extravagants les uns que les autres, apparaît un clown cinéaste (Toto Catineiras) qui vient alléger un peu l’ambiance sombre de ce spectacle, bien que très beau.  Avec pour seul décor une porte et une caméra à l’ancienne, la scène s’ouvre aux spectateurs. Un roulement de tambour laisse pressentir que quelque chose d’important est sur le point de se produire. C’est alors qu’un faisceau de lumière s’arrête sur trois membres du public. Le clown leur fait signe de monter sur scène. S’ensuit alors un scénario rocambolesque, un théâtre muet, grotesque et hilarant qui saisit la foule d’un rire unanime.

On est conquis par ce spectacle qui mêle à merveille l’humour et le drame, et c’est à regret qu’on quitte l’univers riche et rêveur de Quidam.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

Loudblast + Benighted @ Le Connexion (Toulouse)

Loudblast

04 Mars 2014 – SPM Prod nous a concoctés ce mardi une soirée 100% death métal français au Connexion Live. Soirée emmenée par les papas et surtout les pionniers de la scène death et thrash française, Loudblast, accompagné sur cette tournée Brutal Coalition de Benighted. Pour cette date toulousaine, c’est les gars de Fleshdoll qui ont complétés l’affiche. Une soirée qui sent la bière, la transpiration, la guerre et surtout la destruction !!

Fleshdoll

Les toulousains de Fleshdoll ont ouvert la soirée avec métal lourd, sans fioriture, et qui cherche la puissance avant tout. C’est un peu la marque de fabrique de tous les groupes de la soirée. L’entrée en matière s’est fait doucement avec un public très fébrile qui a conservé son énergie pour les sets de Benighted et Loudblast. A l’occasion de cette première date de la tournée européenne de Fleshdoll, le groupe nous a présenté des titres de leur 3ème album, Feeding The Pigs, ainsi que leur tout nouveau bassiste, Remi, que l’on connait pour avoir joué avec Blood Ages.

Benighted

S’en suit le groupe le plus attendu de la soirée: Benighted. Cette attente s’est vraiment fait ressentir et le public a attendu à peine 2 morceaux pour dégager toute l’énergie et toute la brutalité emmagasinée. L’ambiance est devenue complètement Fuck Up dans tout le Connexion.

Les gars de Benighted nous ont joués avec parcimonie des titres de leur tout dernier album, Carnivore Sublime, sorti il y’a tout juste 15 jours. Mais ils sont également revenus aux sources des précédents albums comme avec le titre Slut de l’opus Icon, qui a conclus avec brio cette véritable guerre civile.

Benighted c’est la force vocale de malade de Julien, associée à des riffs surpuissants qui te retournent les boyaux et le tout emmené par des musiciens proches de leurs fans. En soit, un parfait mélange de brutalité et de musicalité qui se fait parfois rare dans le death et thrash métal. Benighted ça en impose et on a surkiffé.

Loudblast

Ce sont les gars de Loudblast qui ont conclus cette Brutal Coalition avec toute l’expérience qu’on leurs connait grâce aux quasiment 30ans de carrière. Même si l’expérience, la puissance et la technicité est au rendez-vous, c’est toujours très compliqué pour un groupe de passer après le set explosif qu’on a vécu.

Emmené d’une main de maitre par le charismatique Stéphane Buriez au chant, le groupe a néanmoins réussit à surfer sur une excellente ambiance dans un Connexion transpirant pour au final casser complètement la baraque. Même si Loudblast est bien moins brutal que leurs confrères de Benighted, ça envoi quand même du bois sur scène et dans la fosse grâce notamment a des titres cultes des tous premiers albums. On a également pu découvrir quelques titres du nouvel album, Burial Ground, qui sortira en avril prochain.

Un set au final très bon, carré et efficace mais qui nous a bien moins marqué que celui de Benighted qui était pour nous la pièce maitresse de la soirée.

Rendez-vous maintenant le 30 Mars pour une nouvelle soirée organisée par SPM Prod, mais ce coup-ci tout en douceur avec la venue d’Anneke Van Giersbergen.

Auteur & photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

Les Curiosités du Bikini Vol.18 @ Toulouse

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Jeudi 27 février –  Le Common Diamond, Natas Loves You et Jabberwocky, quelle belle programmation que celle de la soirée Curiosités du Bikini, la 18ème du nom.

La soirée commence avec Le Common Diamond, duo toulousain composé de Floran Remy et Thomas Juvé. On plane sur une space pop électro profonde et vibrante inspirée des MGMT. Ces gars là imposent leur style, balancent des good vibes avec des titres tels que Go Out For A Walk avant de terminer avec le très bon Go Faster. La soirée ne fait que commencer.

Les très cosmopolites Natas Loves You (Alain au chant, Virgile à la basse et au chant, Pierre-Hadrien au clavier et au chant, Joachim à la guitare et Joonas à la batterie) rejoignent la scène et nous transportent dans leur galaxie pop turbulente et rêveuse qui rappelle celle de Metronomy ou de Is tropical. Et là aussi on plane, surtout sur le très aérien Go or Linger.

Dernière partie de soirée, place à Jabberwocky, grand méchant monstre emprunté à la mythologie de Lewis Carrol par Simon, Camille et Manu. Beats cardiaques et clavier organique les gars nous claquent une électro pop pure et addictive. Se faisant attendre juste ce qu’il faut, le très titre Photomaton résonne au sein du Bikini. C’est ce morceau qui les a propulsés, vendu à 50 000 exemplaires après avoir illustré le spot publicitaire Peugeot.

Le Bikini a prouvé une fois de plus qu’il peut nous offrir, avec ses fameux jeudis Curiosités, des découvertes irrésistibles. Rappelons que l’entrée ne coûte que 5€ et qu’elle est gratuite pour les adhérents. La 19ème édition aura lieu le 29 mars avec : Duke Dumont, Eton Messy, Boussole (La Petite Grande – Mangabey – François 1er) et Nu Circle (Lörny & Yobject).

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 70-200 L USM, 50mm

 

Sepultura @ Le Bikini (Toulouse)

Sepultura

25 Février 2014 – Mardi dernier au Bikini, l’ambiance était métalleuse! Cette soirée spéciale organisée par SPM prod et avec pour tête d’affiche, Sepultura a réunie plus de 800 férus de métal en tout genre.

Flotsam and Jetsam

Du bon vieux thrash metal, les membres du groupe sont hyper looké, tête de mort et veste de cuir au programme, on écoute avec enthousiasme ce groupe qui fréquence la scène depuis près de 30 ans. Il règne une ambiance rock métal, macabre et crasseuse comme on l’aime. Du salut au poing levé au classique signe de métal de la main, on s’éclate au son de morceaux un rien oldschool tel que I live you die ou encore Dreams of death.

Legion of the damned

Ce jeune groupe de thrash métal Hollandais (NDLR : moins de dix ans d’existence et pourtant déjà 7 albums à leur actif) débarque sur la scène du Bikini et balance la sauce sans se faire attendre. Telle une armée de chevelus Richard Ebisch (guitare), Maurice Swinkels (chant) et Harold Gielen (Basse) se déchaînent en 1ere ligne tandis que le batteur Erik Fleuren assure en fond. Violent, énergique et efficace, ils saisissent la foule d’emblée au son de morceaux de qualité tels que Son of the Jackal et Ravenous Abominations. Le public balance la tête à s’en tordre le cou, ça pogote à mort et on adore ça ! Pray and Suffer, excellent extrait du dernier album saisit la foule. On apprécie le côté envoutant et black métal de Doom Priest. Le show complet est un mélange de riffs incisifs et percutants.

Sepultura

Le groupe phare de cette soirée métal et très attendu. C’est Kisser qui investit la scène en 1er et salue chaleureusement le public. L’éclaire rouge vif et bleu souligne parfaitement l’entrée de Derrick Green, Paulo Jr ainsi que Eloy Casagrande. Une montée sur scène presque cérémonieuse sur Trauma of war extrait du dernier album The mediator between head and hands must be heart. La pression monte et on apprécie directement la puissance de Derrick qui interprète Propaganda, un des titres phare de l’album à succès Chaos AD.

Le chanteur, bien que charismatique n’efface en rien l’excellence de la dernière recrue, le très jeune mais plus que convaincant Eloy Casagrande. A seulement 22 ans il bat la mesure de manière si énergique tout au long du show qu’il semble inépuisable. Les pogos des fans impatiens de se défouler commencent dès le troisième morceau. La salle déborde de poings en l’air, de chevelures épaisses et tournoyantes et de vapeurs de bière. Le public chaud bouillant réclame des titres et s’époumone sur chaque morceau.

La plupart des chansons sont interprétés comme des combats, la gestuelle de Derrick nous soulève, chacun de ses regards vers le public semblent clamer haut et fort que Sepultura perdure quoiqu’on en dise. Le nouvel album est à l’honneur, on en prend plein les oreilles au son de Manipulation of tragedy, très bon riffs, redondants et puissants.

Kisser, toujours proche de son public, sourit et grimace à tout va et régale ses fans du rituel jeté de médiators. On remarque l’efficacité de Paulo Jr bien qu’un brin en retrait du duo entrainant que forment Derrick Andreas et Eloy. Même si le tout serait encore plus féroce avec une 2nd guitare, on apprécie.

En septembre dernier l’album Chaos AD fêtait ses 20 ans, une réussite qui traverse les époques et les changements avec succès à en croire l’agitation et les mains levés provoqués par l’interprétation de The hunt. On est à fond dedans.

Le temps d’un hommage avec la reprise de Da lama ao caos de Chico science, c’est Kisser qui prend le rôle du chanteur. Entièrement interprété en portugais, ce morceau et ce texte engagé montrent que Sepultura est toujours capable de nous surprendre. Au milieu d’une vague de pogo déchainée, Derrick demande : « How many oldschool fans tonight? » et c’est une foule hurlante qui lui répond sur les premiers accords de Refuse/Resist. Les regards complices entre les membres du groupe témoignent de l’intégration complète du jeune batteur qui semble prendre un pied d’enfer. On est séduit par l’alchimie et l’énergie étrange que nous envoient ces excellents musiciens.

Après un rappel digne de ce nom et un très bon passage instrumental, le show se clôture sur Roots. Satisfaits, on en reprendrait bien une dose !

La prochaine soirée organisée par SPM Prod c’est demain (mardi 4 mars) et c’est 100% français avec Benighted et Loudblast. On vous y attend.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Australian Pink Floyd Show @ Zénith de Toulouse

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10 Février 2014 – Mardi dernier, les Australian Pink Floyd Show nous ont fait revivre les morceaux des légendaires Pink Floyd. Une interprétation très fidèle de ce qu’il se faisait de mieux en termes de Rock dans les années 80. C’est dans une composition intégralement assise et devant plus de 4000 personnes que le tribute band numéro 1 du plus grand groupe de rock progressif de tous les temps a délivré un show de quasiment 2h.

Le concert a commencé sur l’enchainement des titres Shine on You Crazy Diamond, Welcome to the Machine et What do You Want From Me. On retrouve dans ces différents morceaux de nombreux passages instrumentaux, des solos réalisés à la perfection ainsi que la voix du chanteur, Alex McNamara, assez proche de celle de son idole David Gilmour. De nombreuses voix off permettent également de réentendre les discours des idoles de toute une génération. On a ensuite eu le droit à un moment assez planant avec 5 minutes de vocalises grâce aux 3 choristes du groupe. On s’est alors senti emporté dans une autre dimension, assurément la dimension psychédélique si bien connu de Pink Floyd.

Le groupe essaye de recréer la même apparence visuelle, le même son et le même ressentit que leurs ainés londoniens. Cette ressemblance visuelle en termes de show va même jusqu’à l’incorporation de la marionnette géante du professeur tyrannique utilisé par les Pink Floyd devant le mur de Berlin lors du concert historique de The Wall en 1990. Ce passage de Another Brick in the Wall Part 2 a été assurément la pièce maitresse de la soirée et a fait vibrer tout notre corps avec en prime un visuel mimant l’arrivée d’un hélicoptère en début de ce morceau.

Ce titre phare du groupe a clos la première partie de la soirée après seulement 55 minutes de concert. On a dû attendre 20 minutes avant de se replonger dans l’esprit  des Pink Floyd. Un peu déroutant.

La seconde partie du concert a débuté sur Pigs (Three Different Ones), extrait de l’album Animals. S’est ensuite succédé de nombreux morceaux de l’album The Wall comme Comfortably Numb qui a clos cette seconde partie de soirée. Les deux autres moments forts de ce concert  a été sans aucun doute la reprise fabuleuse de Hey You ainsi que le titre très posé Wish You Were Here.

Un show au final quasi parfait, qui a fait regretter aux plus jeunes d’entre nous d’être née à la mauvaise époque. On regrettera simplement l’absence du titre Money dans la set list.

Auteur et photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 16-35 L USM II, 70-200 L USM

Au Revoir Simone @ Le Connexion Live (Toulouse)

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Lundi 24 février – Le trio féminin new yorkais Au Revoir Simone occupait la scène du Connexion Live de Toulouse, pour la dernière date française de la tournée. Une musique qualifiée de pop rock ingénue, qui définit bien leur univers construit autour du clavier et de la voix.

Cette soirée acidulée a démarré avec les douces notes du duo fraternel Alone With Everybody. Les toulousains au timbre anglais interprètent leurs mélodies mélancoliques et assurent ainsi la première partie.

Au Revoir Simone entre en scène. Le groupe au nom si frenchy (tiré d’une réplique burtonnienne) offre aujourd’hui Move in Spectrums le quatrième opus d’une carrière de 10 ans. Erika Forster, Annie Hart et Heather D’Angelo débutent leur live avec More Than, première chanson de l’album. 3 franges, 3 voix, 3 synthés vintages, une boîte à rythme et une basse qui attend sagement à l’arrière. Leur sensibilité et leur naturel se libèrent dans une atmosphère aérienne. Le déhanché et le sourire d’Annie Hart  attirent tous les regards. Les comptines girly s’enchainent, les synthés et les micros s’échangent et le concert se déroule dans une électro-pop planante et rêveuse. Mais Somebody Who reste la seule impulsion musicale de cette soirée à mon sens. Car je dois bien l’avouer, je me suis un peu ennuyée de ces demoiselles, j’attendais un peu plus d’espièglerie de la part des belles américaines. Un album que je prends plaisir à réécouter à la maison, aux sonorités suaves, un peu gâchées sans doute par l’acoustique assez mauvaise de ce soir là.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II, 135 L USM

Turisas @ Connexion Live (Toulouse)

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14 Février 2014 – Quoi de mieux qu’un concert de Métal entre potes ou en amoureux un jour de Saint de Valentin ? L’organisateur de la soirée, l’association toulousaine SPM-Prod, a tenté ce coup plutôt gagnant avec un peu plus de 300 personnes présentes ce vendredi dernier au Connexion Live. Pour l’occasion on a eu le droit à une soirée plutôt éclectique niveau métal avec le Death Metal mélodique de Starkill en première partie suivie du Folk Métal de Turisas. Cette soirée toulousaine s’inscrit dans une mini tournée de 5 dates en France.

Le groupe Starkill, habitué de la scène toulousaine avec un passage il y’a 3 mois en première partie d’Amorphis, a rapidement fait bouger un public qui avait fait en partie le déplacement pour les voir. Avec un set incorporant des sonorités de métal très différentes, comme le thrash ou le power, le groupe a réussit à toucher chacun d’entre nous avec une musique extreme mais novatrice.

S’en est suivit les tant attendu Turisas qui ont fait leur entrée à tour de rôle sur scène dans une atmosphère très rouge sanglante. Dès l’arrivée du chanteur, Mathias Nygård, une hystérie générale a emporté le public. Dans cette petite salle du Connexion Live, Turisas n’a pas lésiné sur les moyens techniques avec un décor à l’image du groupe ainsi que 3 machines a fumée colorée en devant de scène, ce qui a rajouté un côté spectaculaire au show (un peu moins pour ceux qui avaient la tête collé sur ces appareils).

Après cette introduction prenante, le show a pu débuter par Ten More Miles extrait de leur 4ème album Turisas2013. Le groupe a incorporé dans leur set list un grand nombre de titres de ce dernier opus qui n’a malheureusement pas connu autant de succès que les précédents. Le public n’a eu que peu égard pour cette set list peu homogène entre les différents albums puisque les pogos, slams ou autres danses folks n’ont pas cessés durant 1h15. Après un rappel démarré sur Stand Up and Fight, extrait du 3ème album du même nom, on a eu le droit à la très attendu reprise de Boney M., Rasputin, pour clore la soirée en beauté et en Disco. Ca a été 5 minutes du pure délire dans le mosh pit.

Merci encore une fois à SPM Prod pour l’organisation de ce concert. Rendez-vous maintenant le 25 Février pour l’une des affiches de l’année: Sepultura au Bikini.

Auteur & photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 16-35 L USM II

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