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Pendentif @ Connexion Live (Toulouse)

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5 juin 2014 au Connexion Live de Toulouse, le duo local Noir Coeur ouvre la soirée, Philippe à la guitare et Adrien au synthé sont accompagnés d’Hugo à la batterie. Noir Coeur cultive cette electro pop planante et méticuleuse au rythme du clavier et des percu, une musique puissante souvent qualifiée de tribale. Philippe, vêtu d’une chemise hawaïenne, frappe fort sur le tambour pour faire résonner les titres de leur EP Jahnimal et tenter de motiver le public très calme et peu nombreux.

Sur les coups de 22h le quintet bordelais entre en scène, Mathieu à la basse, Ariel au clavier, Jonathan à la batterie, Benoit à la guitare et Cindy, seule caution féminine de ce groupe, au chant. De sa voix mutine, doublée par celle de Benoît, ce soir Cindy interprétera les titres de leur album Mafia Douce. C’est le morceau Pendentif qui ouvre le live. Après cette première interprétation Cindy nous fait savoir que Toulouse est une de leur ville préférée et nous évoque le souvenir de leur concert réussi au Saint des Seins.

Au fil des morceaux Panache, God Save la France ou encore Voltige, Pendentif redonne des couleurs au printemps et à la pop française. Le charme de Cindy et la complicité qui lie les membres du groupe commence à embraser la salle (le démarrage côté public a été un peu long, il faut l’avouer). Avant de terminer avec le morceau Jerricane, ils interprètent une reprise très réussie de Tchiki Boum de Niagara, car Pendentif c’est exactement ça : ces airs entêtants au goût de flirts qui rappellent ceux de Niagara ou encore de Lio.  

Et comme il faut toujours garder le meilleur pour la fin, c’est le titre Embrasse moi qui est interprété pour le rappel. Rectifiant un petit souci technique avec son ampli, Benoit qui ne croit pas en dieu mais seulement aux Sex Pistols, invite le public à venir danser sur scène pour terminer le concert.

Ce soir c’est les fesses dandinantes et le coeur léger que l’on ressort du Connexion Live.

Auteur: Vanessa Eudeline

Photographe: Antony Chardon

Incoming: Xtrem Fest @ Albi (France)

Du 01 au 03 aout, le festival métal revient en force avec une programmation pour le moins massive! Pour l’occasion, trois scènes accueilleront les différents groupes, à savoir la main stage, la X stage et la Z guenStage.

Au programme du Vendredi, de 18h15 à 1h30 les festivaliers pourront se défouler au son de Seylen  du bon death métal brut, violent mêlé d’ambiances douces et aériennes. Suivie d’Aborted du brutal death métal né en Belgique il y a déjà 20 ans et de  The Dead Krazukies un groupe de punk rock d’Hossegor.  The Rebel Assholes  seront sur la X stage à partir de 20h, sur les scènes françaises depuis 2003 ce quatuor Punk Rock saura vous réveiller. Le groupe phare de la soirée, se produira dès 21h sur la main stage et c’est assez plaisir que vous redécouvrirai les fameux membres de Gojira un mélange death métal,  métal progressif, ou encore groove métal. En même temps, se produiront sur la seconde scène les Canadiens de The Real Deal , du ska punk. Viendront alors les quatre mort-vivants de The Black Zombie Procession, un groupe mené par Nasty Sam qu’on peut qualifier d’Horreur-rock. Originaire du Pays basque, Smoke Deluxe est un groupe de Rock composé de Mika, Pedro, Inaki et Stephane qui cassent la baraque à coup de gros riffs. Les $heriff ,un groupe punk originaire de Montpellier qui a surtout tournée entre 1984 et 1999, s’est récemment reformé. C’est par du thrash métal que la soirée se terminera avec la venue de Havok.

Le samedi annonce du lourd également des 14h avec les gagnants du tremplin, suivi de Woodwork, Straighaway, Homesick, Authority zero , Miles to go , Angelus Apatrida, Berri Tx Arrac, Youth Avoiders, Suffocation. Dès 20h la soirée  sera animée au rythme de  A wilhelm Scream , suivie de  Justin(e) un groupe de Nantais jouant du bon punk rock. Converge  fera résonner son bon punk hardcore.  Viendront ensuite des anciens punk hardcore, tout droit sortie du Massachusett, les membres de Bane. Le punk californien de Nofx sera a l’honneur sur la main stage 23h30 et c’est Red Fang qui clôturera cette seconde journée.

Dimanche, on attaquera de nouveau avec les vainqueurs du tremplin puis viendront une armée de groupe punk et métal à savoir Jack Move , Alea Jacta Est, The Great Divide, Lasting Values, Dirty Fonzy, Raw Justice, Biohazard, Benighted et Through my eyes. Dès 19h30 c’est Lagwagon qui prendra d’assaut la Main Stage, suivie de Tagada Jones, ces bretons au punk dérivant métal qui nous secoue depuis une vingtaine d’années. Sons of Buddha débarqueront dès 20h30. A 21h30 c’est Sick of it all, groupe de New York  aux influences très punk! Place ensuite à Raised Fist histoire de rester dans du bon son bien hardcore. A 23h30 pour pourrez jumper sur les rythmes de Obituary ,un groupe de death metal américain fondé en Floride il y a 20 ans. Le festival prendra fin sur les coups de 1h30 avec The Real McKenzies une formation, punk rock canadienne.

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Auteur : Ottavia Marangoni

Incoming: Rio Loco @ Toulouse

Du 11 au 15 Juin prochain, les berges de la Garonne accueilleront le festival Rio Loco. Cette nouvelle édition, dans la lignée de la précédente, pleine de soleil et de rythmes Latino, s’intitule Terre Caraïbes. Au programme de ces quatre jours, des concerts, des spectacles, des animations et des rencontres littéraires autour des pays participants.

Le mercredi 11 juin, Edmar Castaneda un harpiste colombien envoutant, Garifuna Collective un subtil mélange de rythmes ouest-africains et swing des caraïbes, Oscar D’Leon, ce vénézuélien de 71 ans, une pointure de la musique latine, vous emmènera voyager grâce à sa salsa et son sourire communicatif. Pour terminer votre soirée, venez découvrir les membres de Dub de Gaita et leur musique traditionnelle colombienne.

Le jeudi, se succèderont sur scène, Kawe Calypso un trio entrainant venu du Costa Rica, empreint d’histoire et de musique traditionnelle ils vous feront voyager à coup sur! Partez pour Cuba grâce à la voix suave du chanteur de Cimarron, ce jeune homme de 30 ans ne vous laissera pas de marbre. Remuez-vous au son de Che Sudaka, ces espagnols venus de Barcelone avec leur rock alternatif.  Le duo de Family Atlantica vous surprendra grâce à sa formation simple et efficace, un percussionniste et une chanteuse venue du Vénézuela , ils clôturerons cette soirée.

Le Vendredi, place à Gaby Moreno une artiste multi-facettes, auteur, compositrice, dotée également d’un timbre de voix hors du commun et pratiquant plusieurs instruments. Sistema Bomb envahira la scène par son mélange de rythme traditionnel, latino et un brin électro. Viendra alors, celui dont le nom n’est plus à faire, Yuri Buenaventura ce colombien qui a puisé les racines de sa musique partout en Amérique Latine et jusqu’en Afrique. Il cèdera la place à Danilo Perez un Jazz man venu de Panama.

La programmation du Samedi soir s’annonce dansante avec en ouverture Alfonso Lovo, une guitare venue du Nicaragua et diablement déchainée. Vous aurez des envies de cumbia latina au son de Celso Pina y Pato Machete avant de partir de partir faire un tour dans l’univers coloré et enjoué de Systema Solar y Orlando Poele , un groupe qui mêle à merveille tonalités récentes et instruments traditionnels.

Dimanche, le rideau se lèvera pour Chris Combette, un guyanais dont le mélange de zouk, bossa et un brin reggae vous fera rêver de plages de sable blanc et de soleil. Prince Koloni and Fondering secourront le public avec leur percussions et leurs voix chaudes. Et c’est La-33 qui terminera le festival sur une note suave de salsa venue directement des calle de Bogota.

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Auteur: Ottavia Marangoni

Le Weekend des Curiosités (Jour 4) @ Le Port (Toulouse)

Rodrigo y Gabriela

25 mai 2014 – Dernière soirée du festival Le Weekend des Curiosités, dédié aux groupes à découvrir et à re découvrir. Accueillie sous un soleil radieux, les finalistes du prix Ricard S.A Live Music, font leur entrée: Hill valley. Ces cinq jeunes hommes originaires de Clermont Ferrand ont envoyé leur énergie très Indie Rock au public Toulousain qui s’est montré réceptif. Les morceaux s’enchaînent à un rythme entraînant, la foule remue, le chanteur saute, empoigne son micro comme une arme et balance un tonitruant: “Est-ce que tu veux danser ?”. Un brin électro, clavier en avant et guitare qui secoue, on apprécie le talent de Raph au micro qui réussit à faire asseoir la totalité du public, avant de venir s’y mêler et de faire jumper la foule à l’unisson.

Kid Wise

Vient alors l’ambiance électro hypnotique de Kid Wise qui s’installe lentement mais sûrement sur la scène numéro 1 du port. Les lumières lancées à toute blinde, les formes géométriques hypnotiques en fond de scène font un parfait contraste avec la voix mélodieuse mais parfois hésitante du jeune pianiste/chanteur Augustin Charnet. Encore une fois la scène émergente toulousaine tient ses promesses et révèle un groupe autant agréable et surprenant qu’efficace.

Le public, loin d’être découragé par la pluie, se montre fidèle et enthousiaste. On se presse autour des buvettes et des sandwicheries. L’organisation respecte son pacte éco, les verres sont consignés et une belle ambiance règne malgré la pluie torrentielle qui s’abat littéralement sur les visiteurs.

Thomas Azier

Entre alors sur la scène secondaire  Thomas Azier,  un jeune néerlandais  dont le premier EP est sorti en 2012. Il s’impose par sa prestance et un son électro rêveur.  A la fois dans des variantes pop et inspirations futuristes, Thomas séduit au chant aussi bien qu’au clavier. Soutenu par un second claviériste/choriste, le duo en devient énergisant et séduisant ! Une affaire à suivre sans aucun doute!

Cats On Trees

Après quelques minutes de pause, la scène principale s’éclaire pour recevoir les tant attendus Nina et Yohan de Cats On Trees.  Cette voix, ce piano, cette batterie semblent avoir trouver comment toucher les gens. On se presse sur le devant de la scène, plutôt sobre. Le jeu de lumière, accompagne mélodieusement le duo. Vêtus de façon plutôt classe et simple, ces deux toulousains dont le succès a tardé à venir, ont su prendre leur temps pour séduire le public. L’interprétation de leur titre à succès Sirens call, réunit les mains et les voix qui s’élèvent sous la pluie. Leur second titre issu de leur album, Jimmy, est parfaitement représentatif de la douceur et reste gentiment émouvant. Yohan tient à soutenir la foule trempée et s’exclame: “Vous êtes beaux et courageux !” La cohésion est parfaite.

Débutent alors les premiers accords de la reprise de Gary Jules : Mad World. Une atmosphère qui colle parfaitement au groupe et suscite une belle émotion au sein du public. La chanteuse se montre joueuse et tente de faire répéter les paroles d’une chanson non présente dans l’album au public enjoué. Quelques bulles de savon s’élèvent dans le ciel et le show touche à sa fin au son du morceau intitulé Wichita, une ballade adorable presque enfantine.

Benjamin Clementine

Une voix et un piano s’empare alors des visiteurs agglutinés sous la pluie, Benjamin Clementine apparait et dépose ses premières notes aussi douces que marquantes. La voix, puissante et marquée de blues nous emporte, nous ramène, nous raconte et finit par nous déposer hors du temps. Ce jeune homme “sortie du métro parisien” offre son âme à travers son regard et ses mélodies. Ses morceaux, travaillés et affinés, s’enchainent. Quelques voix s’élèvent sur le titre révélateur du chanteur Cornerstone. Une histoire à suivre…

Rodrigo y Gabriela

Impatiemment attendus par les visiteurs trempés mais toujours fidèles au poste, les fameux mexicains Rodrigo y Gabriela font une entrée explosive!  Un écran géant sur la scène projette en live les doigts de ces deux virtuoses de la guitare. Hyper dextérité de Gabriela, rythmes endiablés, sourires aux lèvres et accords teintés de soleil, on est conquis ! La foule saute, chante, frappe des mains et des pieds ! Ce duo démentiel séduit un peu partout en Europe depuis 2005, leur musique inspirée de rock et de folk, le tout mélangé à un “je ne sais quoi” de chez eux nous bouscule, nous donne envie de saisir une guitare à la volée et de se lancer dans un solo démoniaque. Entre deux morceaux, ils nous gratifient des quelques mots de remerciements en français qu’ils connaissent. Gabriela vêtue de noir et rouge se balade d’un bout à l’autre de la scène tel un lutin malicieux et son énergie nous transporte. Au milieu du show, Rodrigo nous sert un solo formidable où il démontre son agilité en jouant avec sa canette de bière, à croire qu’il est né avec une guitare à la main.

La foule est en transe lorsque résonne les premiers accords de Tamacun, titre phare du second album du groupe intitulé simplement Rodrigo y Gabriela. Chacun bat le rythme à sa façon et certains poussent même la chansonnette. On adore cette ambiance festive qui semble mettre tout le monde d’accord. Histoire de nous faire redescendre un peu, et aussi de nous surprendre, les deux guitaristes nous offre une intro longue sur la merveilleuse reprise de Creep de Radiohead.

C’est sur cette belle note que se clôture le festival, encore une fois riche en découverte et en surprise. Le froid et la pluie n’ont pas découragés le public et les artistes se sont montrés généreux. On se donne rendez-vous l’année prochaine pour une 5ème édition du Weekend des Curiosités.

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

Le Weekend des Curiosités (Jour 3) @ Le Port (Toulouse)

I Am Legion

24 Mai 2014 – Présent sur beaucoup de festivals cette année, c’est Fakear qui ouvre la Scène du Port pour cette 3ème soirée. Derrière ses MPC il travaille une électro exotique et impériale. Sa chanteuse le rejoint pour l’accompagner le temps de deux morceaux. Face au Fakear nous sommes charmés, ce soir, à quelques mètres du Canal du Midi, une belle énergie se diffuse, et la soirée ne fait que commencer.

Murkage

Après le set de Fakear, direction maintenant la Scène Ricard S.A Live Music qui accueille l’énorme énergie de Murkage. Entre rap et dubstep, le collectif fait figure de style de l’underground Mancunien. 3 mc’s, 1 batterie et un Dj c’est le bon combo pour dynamiter les frontières musicales et exploser le mur du son.

Kavinsky

Kavinsky prend maintenant place sur la Scène du Port. Fidèle à son style il porte un teddy griffé de son nom imaginé par Surface to Air et des lunettes noires à laser rouge. On peut regretter qu’il ne fasse pas encore nuit, car la scénographie n’est pas à son top. Mais ce n’est l’affaire que de quelques dizaines de minutes. L’ambiance monte en même temps que la nuit tombe, et l’on peut alors apprécier l’éclairage de scène et les écrans qui accompagnent le set. Clope au bec, Kavinsky nous balance l’électro obsédante de son album Outrun à l’instar du désormais célèbre Roadgame. Mais au fil des morceaux on s’essouffle de son style musical un peu lancinant auquel il se rattache trop. On attendait un peu plus d’adrénaline lors de son show. Arrivent enfin les première notes de ce morceau que l’on connait si bien : Nightcall. Et là : frissons garantis sous le ciel printanier toulousain. A la fin de son set il se montrera bienveillant avec son public en le saluant puis en descendant de scène pour aller serrer les mains qui se tendent.

Biga*Ranx

Du côté de la Scène Ricard S.A Live Music le groupe Biga*Ranx transmet la dose de good vives à son public, entre sound system et influences jamaïcaines, au son des titres de son dernier album Good Morning Midnight.

I am Legion

C’est maintenant l’heure pour I am Legion d’assurer le show. Noisia, le trio originaire des Pays-Bas, se place aux machines, rejoint par les MC Metropolis et Orifice Vulgatron du duo anglais Foreign Beggars. Quand la  dubstep des uns fusionne avec le rap  des autres c’est pour nous servir une vision brillante et futuriste de l‘electronic rap music. Pour quelques remixes et featurings efficaces les deux groupes avaient déjà bossé ensemble auparavant, mais cette fois l’alliance est vraiment soignée. Le contenu vidéo diffusé sur l’écran en arrière plan complète le projet. I am Legion retourne Toulouse, le beat est explosif et fait tout sauter, surtout les festivaliers.

The Glitch Mob

Pour terminer la soirée au Port avant de rejoindre la salle du Bikini pour la nuit electro, les californiens de The Glitch Mob débarquent sur la Scène Ricard S.A Live Music pour nous offrir le live de leur dernier album Love Death Immortality. Derrière leurs PC portables et contrôleurs MIDI, les trois garçons charismatiques produisent une musique efficace réjouissant les amateurs de hip-hop, dubstep et techno hardcore … Une atmosphère musicale proche de l’electro française des groupes Justice ou Daft Punk.

Auteur: Vanessa Eudeline

Photographe: Antony Chardon

Le Weekend des Curiosités (Jour 2) @ Le Bikini (Toulouse)

Klangkarussell

23 Mai 2014 – Deuxième jour de festival au Weekend des Curiosités, ce soir la programmation est clairement électro et affiche déjà complet depuis quelques jours. C’est Nu Circle, duo local composé de Lörny et Yobject qui assure le warm-up de la soirée. Un duo masculin-féminin qui mixe des sonorités house et future bass et donne le ton à la soirée.

Fin du set de Nu Circle vers 1h, maintenant le duo autrichien Klangkarussell (qui écume les clubs du monde entier) est très attendu. Mais surprise seul Tobias Rieser fait son apparition derrière les platines. Il nous délivre alors sa techno house et minimale aux sonorités ensoleillées. Enchainant Eistee aus der dose, Sternenkinder ou encore le remix du titre Sunday de Max Manie sans oublier bien évidemment son titre succès Sonnentanz.

Place maintenant à la jeune tête montante de la scène électronique française, Worakls, qui libère sa techno minimale impulsée de sonorités organiques et magnétiques qui lui caractérisent un style bien singulier, inspiré d’initiations au conservatoire et de nuits électro parisiennes. Pour finir en beauté cette soirée c’est José Fenher aka Mangabey, Dj du collectif et label Boussole Records bien connu de la scène électro toulousaine, qui s’occupe des platines, produisant une deep house aux influences issues de la black music.

Le Bikini est surchauffé, il faut maintenant rentrer reprendre des forces car demain la 3ème soirée nous attend festivaliers !

Auteur: Vanessa Eudeline

Photographe: Antony Chardon

Rufus Bellefleur @ La Dynamo (Toulouse)

Rufus Bellefleur

23 Avril 2014 –  La Dynamo affichait complet pour la venue du groupe émergeant toulousain Rufus Bellefleur. A l’occasion de la sortie de leur nouvel album Temples Idols and Broken Bones, la tribu accompagnée du comique Dédo a déboulé avec son lot de surprises. Le décor nous met d’emblée dans l’ambiance, poupées vaudou, boule de cristal, éventails, cerceaux, pompons, le tout surplombé par la bannière du dernier album et une question : où Rufus Bellefleur va t-il nous emmener ce soir?

Le show débute avec une intervention de Dédo, son entrée l’élève au rang de parfait chauffeur de salle ! Les blagues fusent à travers la salle, l’ambiance est aux rires, en quelques questions le show man nous donne le sourire et nous fait réaliser que le public de Rufus Bellefleur est pour le moins varié. En effet ici se côtoient fan de hip hop, de métal ou encore de reggae. Tandis que l’artiste se retire de la scène après avoir annoncé le groupe, l’assemblée réclame Rufus ! Rufus ! 

Arrive alors notre fantôme préféré, lampe à huile à la main, salopette et chemisette à carreaux, Julien assure par sa présence et son univers. Les membres du groupe avancent lentement, comme cherchant à éviter un piège, ou un prédateur caché dans le bayou. Le show peut commencer ! Le batteur Laurent envoie  valdinguer ses baguettes avant de donner le premier coup. Julien lance son premier cri et c’est parti. Les choristes, parfaites dans leur rôle sont un soutien formidable pour la voix puissante du chanteur. Tambourin, guitare et banjo, on nage en plein délire cajun. Sur le morceau The Rendez Vous on admire le panel d’inspirations du groupe, tour à tour mélodique, rappé, hurlé, les variations de voix sont impeccables. La foule est emballée et on ressent très bien que le groupe est suivi et attendu au tournant! Au classique cri de ralliement “Yeahaaa” les fans se mettent à jumper et à reprendre les paroles.

Rufus Bellefleur regorge d’inspiration, le jeu scénique est excellent, on apprécie les influences asiatiques accompagnées d’éventails et d’une belle introduction à la flûte. On est face à un spectacle plus que divertissant et inspiré. ça fait des pompes et ça boxe sur scène, ça s’agite dans tous les sens et Julien déborde d’une énergie communicative.  Les mains du public sont en l’air, on danse, on rit, on découvre avec délectation les morceaux du nouvel album bien mis en avant. Julien, tel un prestidigitateur fou,  mène le jeu et s’écrit “Est-ce que tu veux du rock’n roll ?” Le premier rang est déchainé, au son du titre Little China, la mise en scène avec la boule de cristal nous maintient dans l’aventure. Arrive alors le titre phare du dernier album, Rocky Rocket, dans la lignée des précédents morceaux, énergique, surprenant, drôle et entêtant. Les briquets s’allument pour la nostalgique reprise de R Kelly : I Believe I Can Fly. Face à un public si réactif, Julien s’écrit “Ouais! Je me suis cru sur France 2 ! ” Le spectacle touche à sa fin et le groupe ne pouvait décemment pas nous quitter sans avoir interprété son premier titre à succès Tonight the devil is the Dj .  

On en retient un show visuel très bien orchestré, du bon son dans les oreilles et une envie de les revoir bientôt sur scène !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Within Temptation @ Le Phare (Toulouse)

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22 Avril  2014 – La scène du Phare a ouvert ses portes au métal symphonique. Au programme les Néerlandais de Within Temptation à l’occasion du Hydra World Tour, précédés par Delain. Ces deux groupes aux influences similaires sévissent en Europe depuis plus de 15 ans.

Les lumières s’allument sur une scène au visuel gothique classique, larmes de sang et projection de flammes. Guitariste chevelu, le tout mis en avant par une chanteuse hyper lookée. Doté d’une grande volonté de faire réagir le public. Malgré ces quelque mots prononcés en français, la salle se traine.  Moulée dans un corset de cuir Charlotte Wessels, pousse sa voix mais l’acoustique de la salle ne lui fait pas honneur. Le jeu de lumière reste néanmoins efficace mais ne suffit pas à sauver le tout. Sander Zoer à la batterie tente de faire décoller l’ambiance et quelques mains s’élèvent. Les murs vibrent et on regrette vraiment le défaut de résonance de cette salle.

C’est face à un public relativement calme que le groupe principal de cette soirée fait son entrée sur Let us burn. Sharon Den Adel, majestueuse s’avance sur la scène, en terrain plus que conquis. Cette reine à la voix puissante envoie la sauce sur Paradise. La scène est ornée de la bannière du dernier album Hydra, sorti en Janvier 2014. Quelques cornes du diable se dessinent sur les mains tendues, la batterie tient un rythme entrainant et le public répète en coeur What about us !  Les fans de la première heure se font entendre et saluent leur idole d’une réelle ovation. La chanteuse s’écrie alors would you like to dance with me ? et une voix s’élève en retour : A poil !

Le jeu de lumière est hystérique et la salle semble s’être réchauffée. La voix de Sharon se montre à la fois douce et forte, et mélodieuse quand il le faut. On flotte alors dans une ambiance tamisée et violette, une myriade de briquets et téléphones portables s’allument sur le morceau plus tendre : Angels. La chanteuse semble vivre sa musique et ses paroles. Ces expressions nous portent et nous emportent. Parfaitement soutenue par les instruments, Sharon se révèle hypnotique, faisant de grands mouvements laissant flotter ses manches larges.

Tout doucement la soirée touche à sa fin et le groupe nous offre un rappel digne de ce nom, le show s’achève donc sur Ice Queen, ce fameux morceau qui avait révélé le groupe en France en 2005.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Trollfest @ Connexion Live (Toulouse)

Trollfest

23 Avril 2014 – C’est une soirée haute en couleurs pour la venue de Trollfest, précédé sur scène par les délirants guerriers de Finsterforst.

Finsterforst

Ces Allemands férus de folk métal ont investi la scène tels les rescapés d’un naufrage, pantalon déchirés, pieds nus et couverts de boue. On attaque fort grâce à une formation dynamique double guitare, basse et batterie. Le tout parfaitement relevé par la présence d’un accordéoniste aux allures de pirates. Cheveux crasseux et voix qui grogne à merveille, on trempe dans un univers festif, comme à bord d’un bateau ivre, la foule pogote et l’ambiance est au rendez-vous. Le public est plus que réceptif, quelques vrais connaisseurs au premier rang entonnent les paroles et font le plaisir du chanteur qui leur cède brièvement le micro.

Le jeu de scène est excellent, le batteur grimace et provoque le public, les intro de morceaux sont accompagnés de mises en scènes. Le ralliement au poing levé fonctionne à merveille et on se surprend à fredonner quelques notes toutes simples mais énergiques. On notera tout de même une légère faiblesse au niveau de la voix, trop étouffée par les instruments.

Trollfest

Après un court entracte, une farandole de docteurs fous déferle sur la scène. Venus de Norvège, ces illuminés du folk métal, propagent leur folie et leur bonne humeur depuis plus de 10 ans. Sept musiciens sur scène, un guitariste addict du slam, un percussionniste fou, un chanteur avec la même bedaine et  fringue que le chanteur français Carlos (auteur du tube Papayou), il n’en fallait pas plus pour allumer la mèche et faire péter le connexion ! Une clameur monte du public et on commence à distinguer clairement que la foule s’écrie : Papayou ! Papayou !  Running gag de la soirée, le chanteur aura droit à une petite explication, et s’écrira en retour : Mamayou mamayou !

Au delà du délire visuel, les musiciens assurent, le solo de batterie/percu est très bon, la voix ne faillit pas, l’énergie est bien présente et la cohésion avec le public est au top. Armé de sa machine à bière, le chanteur abreuve les fans du premier rang avant de lancer un magnifique Circle pit, le paquito se retrouve lui aussi à l’honneur. On se défoule et on rit aux jeux de mots du chanteur tels que : common’ people you’ve got nothing Toulouse !

Étrangement la reprise de Toxic de Britney Spears séduit le public et nous fait réaliser que nous connaissons tous les paroles de cette chanson. Après plusieurs morceaux, l’équipe s’esquive le temps de revêtir de nouveaux « costumes », et bienvenues aux dinosaures, empereur Romains Dionysos et autres vikings. Le tout pour nous avouer que le groupe est en fait passionné d‘Astérix et autres histoires Gauloises !

Afin de nous offrir un final digne de ce nom, les membres de Finsterforst rejoignent le groupe et c’est le gros bordel sur scène ! Une chenille se forme à l’intérieur du public et se fraye un passage jusqu’à la scène où se termine ce concert pour le moins folklorique !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

En Entrevue : Rufus Bellefleur

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En amont de la sortie de leur second album “Temples, Idols and Broken Bones” le 28 Avril prochain et en promotion pour le concert du 24 Avril à la Dynamo de Toulouse, une partie des membres du groupe Rufus Bellefleur (Julien, Béra et Caro) accompagnés de Dédo se sont rendu chez nous et ont accordés une longue interview à l’équipe de Thorium Magazine. 

Ils nous ont parlés et dévoilés quelques surprises pour le concert du 24 Avril à La Dynamo, nous ont présentés en exclusivités les nouvelles dates de la tournée (dont une à Paris) ainsi que le tout nouveau rôle de Dédo dans le projet Rufus Bellefleur. Nous avons également pu revenir avec eux sur la création et l’univers de Rufus Bellefleur, sur le nouvel album “Temples, Idols and Broken Bones” et  sur leur tout premier concert à Paris. Et pleins d’autres surprises ….

Entrevue par : Antony Chardon

Vidéo : Jérôme Jacques

Texte : Ottavia Marangoni

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