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John Butler Trio @ Festival Pause Guitare 2014

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Pas encore reconnu à sa juste valeur en France, c’est le trio australien, emmené par son charismatique chanteur/guitariste, John Butler, qui a ouvert la 2nd soirée du festival Pause Guitare à Pratgraussals. Avec un mélange de rock, de blues et de reggae, il a su transporter, en toute simplicité et avec une aisance hors pair gratte à la main, un nouveau public 100% conquit à sa cause. Accompagné par Byron Luiters à la basse et contrebasse, et par son nouveau batteur Grant Gerathy, ils nous ont interprétés une grande partie du registre du groupe dont Zébra ainsi que des nouveautés extraits de l’album Flesh & Blood. On a pu voir au bout de son heure de set le sourire et la festivité s’emparer du public albigeois. Concert réussit pour la plus belle découverte des festivaliers.

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Auteur : Antony Chardon

Photographes: Antony Chardon et David Torres

-M- @ Festival Pause Guitare 2014

-M-

C’est Matthieu Chédid alias -M- qui a l’honneur de clôturer cette première soirée. Il est un peu plus de 23h30 quand le Machistador débarque sur scène dans une ambiance survoltée, lunette lumineuse sur le nez, il est là, il est prêt!

Pour ce concert, M nous a concocté un répertoire habituel avec l’interprétation des titres phares du groupe comme “Le complexe du corn flaks”, “La seine”, “Onde sensuelle”. Ses musiciens Dorion Fiszel et Brad Thomas Ackley nous ont également gratifiés de nombreux intermèdes musicaux comme les reprises de “Killing in the name” de Rage Against The Machine ainsi que celle de Mc HammerCan’t touch this”.

Dans sa grande générosité, Matthieu Chédid a également fait monter comme à son habitude 2 enfants du public sur scène avec lui pour qu’ils participent à la fête. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’un dénommé Loic voudrait également s’exprimer. Pas de problème, pour –M- qui l’invita à le rejoindre. Un fan, qui disons le, avait tout de même bien arrosé le début du festival, lui expliqua être déçu par les prestations récentes de l’artiste lui qui le suis depuis une quinzaine d’années. Matthieu Chédid accepte la critique, le remercie et fait redescendre le jeune homme. The show must go on!

S’en suivra un beau moment entre guitaristes avec le retour sur scène de Yodélice. Le spectacle se terminera très tard dans la nuit avec entre autre le titre “Je dis M” sur lequel -M- se jettera dans le public, guitare à la main, offrant au public un slam de quelques secondes.

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Auteur: Gallenstein Elodie

Photographes : Antony Chardon et David Torres

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 3 @ Clisson (France)

Misfits - Hellfest  Toulouse

22 Juin 2014 – Dernier jour de célébration pour ce festival qui nous impressionne d’années en années! A la recherche de toujours plus de sensations les festivaliers débarquent sur le site dès le matin, même si les nuits sont courtes et rock’n roll. Entre deux concerts on se détend pendant un tour de grande roue installée près de la scène de la Valley, on reprendrait bien un petit verre pour commencer la journée, accompagné d’une bonne dose de métal. L’aventure touche à sa fin mais l’ambiance est bien présente.

Year of the Goat

Ces Suédois qui tournent depuis 2006 ont débarqués de bon matin sur le site. Leur dernier album Angel’s Necropolis date de 2012 et malheureusement ils se sont montrés peu convaincants. Alors qu’il aurait fallu envoyer du lourd pour réveiller les campeurs et festivaliers d’un jour, le quintet s’est révélé un brin décevant. Manque d’énergie sur scène et dans l’interprétation des titres les plus connus. On en repart avec un avis mitigé.

Scorpion Child

Et voici venir les texans de ce groupe de hard rock/ Heavy métal. A voir leur look on pourrait se demander si eux aussi sont en train de se réveiller ! Totalement stylé hippie, Aryn Jonathan Black fait son entrée. Un bonne voix bien mise en avant, soutenue par de bons musiciens, complètement habités par leur musique. On aime et on retient l’attitude déjantée d‘Aryn et la frappe entêtante du batteur Jon Rice, notamment sur l’énorme titre Polygon of eyes.

Lofofora

La Mainstage est totalement squatée, alors que les estomacs commencent à grogner, un monde fou s’est amassé devant la scène. Le métal français des 90’s est à l’honneur en ce midi ensoleillé.Au programme, circle pit en pagaille, des premières en matière de live, des pogo et du gros son !
Reuno, le chanteur à la voix si engagé profite d’un interlude pour adresser un message de sympathie aux intermittents du spectacle et relever les décors soignés ainsi que l’efficacité des organisateurs et bénévoles.Les morceaux sont excellents et s’enchainent parfaitement. Le morceau Justice pour tous réveille les révoltes endormies en chacun de nous tandis que Maxime Muscat du petit journal fait une apparition éclair (mais remarquable).

Zodiac

La scène de la Valley accueille un groupe aux accents musicaux bien plus calmes. Un mélange agréable de stoner et de blues-rock qui tinte plutôt bien à nos oreilles. La voix est bien mise en avant, la guitare sonne comme dans un film des 70′ et l’envie nous démange de taper du pied, le tout fonctionne. On apprécie l’univers du groupe qui séduit le public avec la reprise de Neil Young, Cortez the killer. Une setlist relativement courte mais qui suffit à capter l’attention du public.

Crowbar

Comment qualifier ce groupe qui atteint cette année ces 25 ans d’existence? Une atmosphère lourde, parfois menaçante qui épouse un son plutôt métal punk hardcore !Venu de Louisiane, le groupe ouvre le bal au son du morceau Conquering et les titres se succèdent rondement. On remarque avec plaisir la prestance hallucinante du guitariste et chanteur Kirk Windstein. Le groupe fait honneur à son dernier album sortie en début d’année et intitulé Symmetry In Black.

Powerwolf 

Le groupe allemand a pris la Mainstage 2 d’assaut à 14:20 avec leur power metal aux touches religieuses bien apparentes. Ils ont pris le contrôle de la foule encore un peu embrumée de leur soirée, autant avec leur scénographie impressionnante que leur musique. Les chÅ“urs bien présents dans des chansons comme Sacred and Wild, Amen and Attack et Sanctified with Dynamite ont été repris à travers la foule.

Tagada Jones

Du côté de la Warzone on célèbre le milieu d’après midi avec ce groupe bien décidé à tout remuer ! Un nuage de poussière s’élève sur le devant de la scène et on distingue à peine le premier rang. Les pogo vont déjà bon train et les morceaux phares font hurler la foule. Sans aucun doute la plus grosse audience de cette scène avec l’impossibilité d’accéder à la scène 5min avant le concert. L’ambiance est énorme et le groupe échange extrêmement bien avec son public. La foule s’embrase pour le morceau entêtant Karim et Juliette (morceau d’hommage aux Béru) où toute l’assemblée semble crier : Lalalai,lalalalai ! Voix rauques et poings levés sont de rigueur !

Alter Bridge

Après être passé en 2012 au Hellfest en compagnie de Slash, Myles Kennedy remet le couvert ! Souriants et heureux de jouer, les membres du groupe présentent leur dernier album Fortress sortie en 2013. Aux influences plutôt post grunge hard rock voire heavy métal, on ne peut s’empêcher de penser à Soundgarden. L’ambiance est présente, l’énergie aussi. On apprécie ce show qui nous amène doucement vers la fin d’après midi.

Dark Angel 

Le groupe thrash metal de Los Angeles a étalé sa musique rapide et complexe avec une force étonnante sur la scène principale.  La performance du groupe a été globalement très satisfaisante, marquant leur retour sur scène depuis l’arrêt de leur dernière réunion en 2005. Le temps a rattrapé le chanteur Ron Rinehart, dont la voix n’a pas toujours atteint les notes hautes qu’on retrouve dans les enregistrements. Il maîtrise toutefois suffisamment bien sa musique pour livrer ses parties vocales de façon cohérente. Avec leur line-up de 1987 Rinehart, Eric Meyer, Jim Durkin, Mike Gonzalez et Gene Hoglan, ont facilement conquis le public, et ces performances annoncent peut-être un retour à l’activité plus définitif pour Dark Angel.

Behemoths

Les géants du blackened death n’ont pas fait les choses à moitié pour leur performance sur la MainStage 2. Lançant leur spectacle avec Blow Your Trumpets Gabriel, tiré de leur plus récent album The Satanist (2014, Nuclear Blast). Les costumes et pyrotechniques étaient bien sûr au rendez-vous, pour un spectacle qui a mis le feu à la foule. Les soucis de santé qui ont affecté le chanteur Nergal sont maintenant loin derrière, et l’énergie qu’il déploie sur scène se transmet facilement à son public. Le dernier opus du groupe est excellent, mais ils ont prouvé encore une fois que leur force se trouve surtout sur la scène.

Misfits

Sans doute pénalisé par leur créneau de passage (en même temps que Soundgarden) le groupe voit peu de monde se rassembler devant la scène. Une setlist plus que complète et un show déguisé attendent ceux qui sont venus apprécier le concert. L’ambiance tarde à décoller mais les fans de la première heure sont là et donnent un peu de pep’s à ce spectacle qui se traîne un peu. Manque d’énergie? On ne saurait dire ce qui fait vraiment défaut à ce groupe qui interprète plus d’une quinzaine de titres. On apprécie cependant les morceaux tels que Scream ! ou Attitude qui ont largement contribué au succès du groupe.

Emperor

Le groupe légendaire mené par Ihsahn célébrait sur la MainStage 2 les 20 ans de l’album In The Nightside Eclipse (1994, Candlelight Records), qui est considérée comme une des meilleures du black metal. Ils l’ont joué en entier, au plus grand plaisir du public. La grande force du groupe a toujours été dans  leurs compositions et non dans leur spectacle, mais la scène black metal s’est plutôt réjouie de l’ambiance lugubre caractéristique  Emperor.

Black Sabbath

Le groupe souvent qualifié de parent du heavy metal est monté sur la scène principale à 23h10, devant un public bien réchauffé, dans tous les sens du terme. La nouveauté d’une réunion ne s’est pas estompée pour plusieurs, malgré les premiers spectacles datant d’il y a plus de deux ans. Jeunes et moins jeunes ont saisi l’occasion de voir  l’ensemble légendaire (malheureusement sans le batteur original Bill Ward) et ont repris en choeur les morceaux les plus classiques du groupe. Black Sabbath ont ouvert leur spectacle avec War Pigs, et ont donné une performance sensiblement identique à celles ayant eu lieu lors de leur tournée mondiale. Ils ont joué deux morceaux tirés de leur plus récent album 13 (2013, Universal), Age of Reason et God Is Dead?, ainsi que plusieurs de leurs classiques comme Into The Void, Black Sabbath, N.I.B., Iron Man et Children of the Grave. Le public, un peu moins nombreux que pour les performances de Iron Maiden et Aerosmith, est rapidement entré dans le jeu de Ozzy Osbourne, qui a lancé ses classiques “Go fucking crazy!” et “We love you all!” tout au long du spectacle. Le guitariste Tony Iommi est apparu en pleine forme malgré sa bataille avec un cancer lymphatique, et Geezer Butler n’a en rien perdu de son aplomb sur scène. Le “jeune” batteur Tommy Clufetos (Ozzy Osbourne, ex-Rob-Zombie) a adapté un peu les partitions de batterie à son style plus vif et rapide que celui de Bill Ward, et a tenu le public en haleine lors d’un impressionnant, mais un peu long, solo en plein milieu du morceau Rat Salad. Black Sabbath ont prouvé qu’ils avaient encore bien leur place au sommet d’une affiche d’un festival comme le Hellfest, mais ceux qui avaient déjà assisté à un spectacle du groupe dans les deux dernières années n’ont eu aucune surprise.

Opeth

C’est sur la scène d’Altar que le festival prend fin devant une foule très condensée. On accueille le chanteur et guitariste Mikael Akerfeldt et son équipe. Venu de suède, ce groupe se classe dans la catégorie du métal progressif bien que certains morceaux sonnent très heavy metal. Le Concert est énergique, parfois planant, avec une bonne dose d’humour de la part du chanteur. On apprécie les morceaux tels que Demon of the fall ou encore Deliverance. Mais la meilleure note va sans hésitation à leur reprise de Black Sabbath Solitude.

L’ambiance retombe doucement sur le festival après trois jours de rencontres, de découvertes musicales et de fête. Il est difficile de redescendre sur terre et de réaliser qu’en si peu de temps le festival nous a offert du si grand. C’est avec respect qu’on salue l’organisation plus qu’efficace ainsi que tout les artistes qui ont répondus présent et réaliser un morceau de rêve pour quelques 50 mille visiteurs par jour.

Auteur: Ottavia Marangoni & Philippe Mandeville

Photographe: Antony Chardon

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 2 @ Clisson (France)

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21 Juin 2014 – Un soleil radieux déverse ses rayons sur la vallée de Clisson et on se presse aux portes du festival. Ce soir une programmation de rêve se prépare et les guichets affichent complet. Des fans de tout âge sillonnent le site, parés de chapeaux pour les plus malins, mais de coups de soleil pour la plupart. L’ambiance est à la fête, au partage et à la boisson !

Stinky Bollocks

Ce groupe issu de la scène locale, inspiré hardcore moderne à la fois mélodique et énervé, réveille le festival en ce samedi matin. Efficaces et motivés, ils présentent leur dernier Ep composé de 5 titres et sorti en Décembre 2013. Redwan à la Basse, Seb et Titouan à la Guitare , Clément au chant et Charly à la Batterie ont mis le feu à la petite scène de ce Hellfest qui s’annonce démentiel.

Of Mice And Men

La mainstage tarde à se réveiller mais le quintet californien est là pour nous secouer avec son Metalcore. Austin Carlile, chanteur et leader du groupe, arpente la scène de long en large à la recherche du contact avec son public.  Leur dernier album Restoring Force est à l’honneur. Le public, bien que peu nombreux se donne à fond. Tandis que certains se réveillent au café, ici on attaque à la bière et en musique !

Benighted

Le groupe envahit la warzone pour l’heure du déjeuner, ou comment venir digérer en pogotant au son de la voix de Julien. Juste mélange en présentation des titres de leur tout dernier album, comme Carnivore Sublime et retour aux sources avec des morceaux tels que Slut. Le tout, sportivement soutenu par des riffs surpuissants et un très bon contact avec le public. Ce groupe force le respect par son équilibre en sonorité travaillée et sauvagerie ambiante.

Skid Row

Une bannière représentant des CRS marchant dans les rues et équipés de masques à gaz, orne fièrement la scène. On est bien dans l’ambiance du dernier opus du groupe intitulé Revolutions Per Minute. Les cinq mauvais garçons de Skid Row déboulent sur la scène, bandanas et collants «so heavy metal». Le guitariste, Dave The Snake occupe la partie gauche de la scène et captive par son sourire et ses mimiques.
Sur le morceau phare des années 90, 18 And Life, les fans de la première heure reprennent en chÅ“ur les paroles. Au rythme de morceaux poignants et mélodiques, on se laisse porter. La voix de Johnny Solinger se fait tour à tour douce ou rauque. Alors qu’il s’écrie : “We are the united world rebellion” sous un soleil écrasant, la foule lève le poing en l’air et s’agite.
Les musiciens semblent prendre littéralement leur pied sur scène ! Dave s’éclate avec le chanteur de Pantera, dissimulé en coulisses et balaçant quelques objets collants qui viendront parfaire la coiffure du guitariste à la longue chevelure. Le show prendra fin au son du morceau Youth gone wild, on agite la tête, comblé par ce morceau qui sonne définitivement comme une rebellion.

Buckcherry

Un drapeau affichant fièrement la ville d’origine du groupe, Los Angeles et une tête de mort annoncent la couleur. Alors que les techniciens finissent les derniers réglages la foule réclame déjà : Buckcherry ! Josh au chant, Keith et Stevie à la guitare, Jimmy à la basse et Xavier à la batterie entrent en scène, sourires aux lèvres et lookés façon Hard Rock ! “You like rock’n roll ?” s’écrie Josh à l’allure et au déhanché qui n’ont d’égal que ceux de Jagger. Agile, il maîtrise la scène et le public,  l’équipe s’éclate, la foule est réceptive et en redemande, la sauce prend bien ! Le son est bon, les musiciens assurent et on apprécie ce petit retour dans les 90′. “Who’s going out all night long ?” Et c’est reparti de plus belle, la foule pogote, les regards complices se croisent en partageant une bière. Après un demi strip-tease du chanteur tatoué de partout il met le feu à la scène et à la foule en hurlant : We got the biggest balls ! Avant d’entamer le morceau qui soulève l’hystérie générale Crazy Bitch. Pour finalement nous quitter sur la superbe reprise de Miss you des Rolling Stones.

We Came As Roman

Ces «Jeunes» du métal américain, débarquent comme une nouvelle vague, énergisante et entraînante ! A coups de morceaux tels que Glad you came, on rentre facilement dans cet univers qui fusionne les voix de Kyle et David à merveille. Quelques aventuriers slament dès les premières notes, on est parti pour mordre littéralement la poussière ! On assiste à un show où les musiciens confiants, sautent à l’unisson, font voltiger leurs cheveux dans tous les sens et soulèvent la foule qui jumpe à en faire trembler les murs. On redécouvre avec plaisir Hope, issu de leur dernier album Tracing Back Roots, et même si le public présent reste relativement jeune on ne doute pas de l’efficacité de ce groupe qui n’a pas fini de nous prouver qu’il est venu pour rester.

Extreme

La bannière du groupe s’élève doucement tandis que le quatuor entre en scène. Vêtus de jeans et de cuir, ils attaquent d’emblée et la foule se soulève. Nuno Bettencourt à la guitare démontre une fois de plus son talent par ses solos démentiels et son soutien vocal. Gary Cherone au micro donne tout, entre la puissance de sa voix et son jeu de scène qui l’amène à se jeter au sol, le show est total ! La frappe de Kevin Figueiredo est définitivement très hard rock et ça envoie ! Le partage avec le public est très fort, la foule reprend en cÅ“ur les paroles de Hole hearted : “There’s a hole in my heart that can only be filled by you” !! On a la banane jusqu’aux oreilles face à ce groupe dont les membres s’amusent sur scène. L’ambiance se fait alors acoustique et Nuno annonce la couleur : “I’m going to play an emotional song” ! Les mains se lèvent et les voix s’unissent une fois de plus. C’est sur une reprise de Queen, This little thing called love, que le groupe quittera la scène laissant derrière lui de nouveaux fans conquis.

Dagoba

Il est presque 18h sur l’immense site du Hellfest et on accourt de partout pour rejoindre les scènes principales qui accueilleront ce soir un programme de rêve. Alors que la foule s’agglutine de part et d’autre des mainstages, Dagoba frappe ses premiers coups de batterie. Ces français, fans de métal et inspirés de groupes tels que Pantera ou Machine Head, débarquent, hurlant et sautant d’un bout à l’autre de la scène, ils sont bien décidés à mettre le feu ! La setlist, bien qu’un peu courte, déchaîne les slammeurs et autres fans de circle pit, c’est ainsi qu’on assiste au plus fabuleux wall of death de ce Hellfest. Alors que Shawter ordonne au public de se séparer en deux, la poussière s’élève et la pression monte, les festivaliers armés de carafes de bière, chapeaux de paille ou encore bouées en plastique sont prêts à s’affronter. Au premier coup de frappe du batteur, on assiste à une scène hallucinante où les deux parties se rentrent dedans, en musique et de toutes leurs forces ! En bref un concert métal et extrême comme on les aime !

Status Quo

Il est 19h lorsque les papys du rock montent sur la scène numéro 1. Vêtus de chemises plutôt classe et de jeans, simples et dignes, ils s’apprêtent à réjouir les jeunes et les moins jeunes. Le Boogie rock’n roll des années 60 est à l’honneur ce soir. C’est avec un plaisir immense qu’on découvre que la voix d’Alan Lancaster n’a rien perdu de sa puissance et de son timbre. L’humeur est à la camaraderie, les quatre anciens et piliers du groupes se rassemblent autour du batteur, plus jeune recrue. Plongé dans une ambiance parfois country grâce à l’harmonica, le public est conquis. Le clavier résonne comme dans un vieux rade de bord de route et ça nous donne terriblement envie de taper des mains et des pieds.Le rythme est assuré, la démarche aussi, les deux grateux se retrouvent au milieu de la scène pour leur mythique jeu de balancier, tandis que les notes au synthé nous rappellent pourquoi on aime tant ce groupe. Le répertoire est satisfaisant on se trémousse avec joie sur le titre sortie en 1979 Whatever you want et le public s’embrase sur le morceau très connu You’re in the army now. C’est à contre cÅ“ur que nous quitteront ces légendes britanniques, au son de Rockin’ all over the world.

Clutch

Clutch, les têtes de file du mouvement stoner rock depuis 1990, ont donné une solide performance dans la Valley. Avec un choix judicieux de nouveaux et d’anciens titres incluant Mice and Gods, The Regulator, One Eye Dollar, Earth Rocker et une nouvelle pièce intitulée Sidewinder, ils ont soulevé la foule à bout de bras pour l’heure qu’a duré leur spectacle. Le chanteur Neil Fallon a pris comme à son habitude toute la place sur scène, porté par l’énergie de la foule autant que par celle de la musique.

Soulfly

Le groupe de métal au leader incontesté, Max cavalera, s’impose sur la mainstage 1. Le groupe prend les armes, les amplis sont ornés du superbe logo qui rappelle légèrement un bouclier. Sueur, bière et cheveux longs sont de rigueur. Le chanteur s’approche du bord de la scène comme pour provoquer son public et s’écrie : Come on friends come here, show me what you got ! Max pousse alors son premier cri, immédiatement repris par la foule dissimulée dans un nuage de poussière. Les festivaliers déchaînés, juchés sur les épaules les uns des autres acclament le groupe. Guitares lancinantes et batterie violente, le fameux groupe de Cavalera secoue l’assemblée. La setlist est parfaite et a de quoi satisfaire fans de la première heure et nouveaux admirateurs. Malgré les changements récurrents de line up, la puissance du son est indiscutable. On apprécie sincèrement les deux morceaux repris de l’époque Sepultura. Refuse/resist sur lequel le chanteur réclame un circle pit, qui lui sera offert par un public enragé qui n’a pas peur de mordre la poussière. Enfin vers la fin du show, la reprise de Roots bloddy roots nous rendrait presque nostalgiques mais les fans de pogos sont sans pitié et ne nous laissent pas de répit.

Deep Purple

Le soleil se couche sur une marée humaine qui fluctue au pied des deux mainstages. Il y a dans l’air quelque chose qui sonne comme une dernière chance de voir le groupe se produire en live. Ce groupe qui approche les 50 ans de scène et de parcours musical. Alors que Into the fire débute, on apprécie la basse de Roger Glover et la sonorité tellement reconnaissable de ce quintet toujours aussi bon dans l’instrumental. Entre notes rock et accents de blues, la foule se laisse porter. Vient enfin le moment tant attendu de l’interprétation du titre au succès monstre Smoke on the water, sur lequel on notera que la voix de Ian Gillan ne faiblit pas, même si elle se laisse entendre un peu trop rarement. Le festival est maintenant plongé dans le noir, seule la scène se détache dans une lumière jaune et le chanteur annonce : I can’t hear you ! La foule reprend alors de bon cÅ“ur : Smoke on the water, fire in the sky ! C’est avec un plaisir immense qu’on écoute Hush, reprise de Billy Joe Royal figurant sur le tout premier album du groupe sorti en 1968. Et c’est sur le morceau Black Night que le groupe saluera le public. Un goût de “pas assez” persiste et signe.

Aerosmith

C’est un Steven Tyler en grande forme et complètement dans son monde qui déboule sur la scène, trace de rouge à lèvres aux joues et look presque hippy. Pour ce concert exceptionnel, une avancée dans le public a été installée et Tyler s’en donne à cÅ“ur joie. Déchaîné et armé de son pied de micro, il exagère ses grimaces et sa présence éblouit le public. En véritable show man il mène la danse, parfaitement supporté par Joe Perry à la guitare. Il salue son public de larges mouvements de bras, se tord dans tous les sens, joue avec le cameraman qui peine à suivre le rythme, frotte son micro contre les amplis pour provoquer des larsens et nous offre ses fameux éclats de voix.
Deux heures de spectacle, une setlist très complète qui part de Back in the saddle à Walk this way en passant par Cryin‘ ou encore I don’t wanna miss a thing. L’excentrique chanteur à la voix impeccable nous impressionne, nous attire, nous captive.
La foule s’embrase pour la reprise des Beatles : Come together et célèbre à l’unisson l’anniversaire de Joey Kramer, le batteur. C’est le rappel, un final grandiose qui fera monter l’émotion ; la foule sous une pluie de confettis, face à un Steven Tyler seul au piano sur l’avancée de la scène et qui s’entête : Dream on ! Dream on !  Alors que le groupe se retire, on a encore des étoiles plein les yeux et le cÅ“ur enchainé aux années 90′.

Avenged Sevenfold

Les membres du groupe s’avancent d’un pas assuré sur une scène embrasée où trône un crâne ailé. Les premières notes inquiétantes de Sheperd of fire résonnent et M.Shadows s’avance, face au public et ouvre grand les bras comme pour signifier qu’il pourrait tous nous contenir. Zack Vengeance nous démontre une fois de plus son habileté à tenir les notes parfois poignantes, comme sur l’intro de Hail to the king, tout en étant un très bon support de voix pour le chanteur. Arin llejay, dernière recrue, fait ses preuves en tant que batteur et maintient la cadence. L’ambiance se fait plus douce sur le titre So far away, jeux de lumière violets et flammes de briquets qui flottent au dessus de la foule, on est totalement dans l’ambiance. Alors que le public est à l’écoute plus que jamais, M.Shadows déclare : Never forget this, life’s too short, so go on and have a great fucking week end ! C’est à contre-cÅ“ur que nous saluons le groupe sur le dernier morceau de cette nuit intense : Unholly confessions.

Millencolin

La warzone, se peuple petit à petit, il est presque 1h et les festivaliers ne sont pas prêts à dire “bonne nuit”. On se prépare à entrer dans l’univers punk rock des 90′ avec Erik Ohlsson et Mathias Farm à la guitare, Nokila Sarcevic au micro et à la basse, ainsi que Fredrik Larzon à la batterie. Le son de Farewell my hell, à la fois punk et proche du rock agressif, provoque la foule qui ne se montrait jusqu’alors pas trop réceptive. L’intro à la batterie de No cigar, fait jumper les fans du premier rang et un pogo commence à se former. On sent néanmoins que le public de la warzone est habitué à un son plus costaud, moins punk. Le show s’achève sur un rappel pas très convaincant avec le titre Knowledge.

Auteur: Ottavia Marangoni & Philippe Mandeville

Photographe: Antony Chardon

Incoming: FNAC Live @ Hôtel de Ville de Paris

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Le FNAC Live fait son retour devant le Parvis de l’Hôtel de ville de Paris pour la 4ème édition et pour fêter les 60 ans de la chaine de distribution de produits culturels. Comme à son habitude, les festivaliers ne débourseront pas un seul centime pour apprécier pendant 4 jours le fleuron de la scène musicale française agrémenté de groupes anglo-saxon en devenir.

La journée du jeudi promet d’ores et déjà d’attirer un grand nombre de francilien avec une programmation digne des plus grands festivals payants. Les 3 autres journées ne sont pas en reste avec une grosse tête d’affiche par soir.

Voici le programme des 4 soirées :

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 Vous êtes maintenant prévenu et vous n’avez aucune excuse pour ne pas venir chanter et danser avec nous sur le parvis de l’hotel de ville de Paris.

Auteur : Antony Chardon

Crédit photo : FNAC Live

Incoming: Festival Pause Guitare 2014 @ Albi (France)

 

Le Festival Pause Guitare commence ce soir avec la tournée des bars :

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Il accueillera cette année Yodélice, La Femme, Fauve et -M- pour la soirée du jeudi 10 Juillet, ainsi que Skip The Use, John Butler Trio, The Hives et Détroit pour la programmation rock du vendredi 11 Juillet. Et c’est Christophe Mae, Youssoupha, ZAZ, et Ayo qui auront le privilège de clôturer l’édition 2014 de ce festival le samedi 12 juillet.

 

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En parallèle, plusieurs scènes seront installées ou se succéderons différents artistes et cela dès le mardi 8 Juillet. Pour cette première journée nous auront droit à Ezza, KKC Orchestra, Pierre Lapointe, The Florentines, The Wild et Louis Chedid. Lors du mercredi nous retrouverons sur scène Dimoné, Videotape, Violett Pi, Yann Perreau, Kid Wise, Klo Pelgag, Gabriel Saglio & les vieilles pies et Christophe. Le jeudi ce sera le tour de Budapest, Des Fourmis Dans Les Mains, Gilles & Auguste, Keith Kouna, Les Hôtesse D’Hilaire, Pethrol et Aldebert de se succéder sur scène. Vendredi le festival accueillera de nouveau Klo Pelgag, Les Hôtesses D’Hilaire,  Yann Perreau, Violette Pi ainsi que Catherine Major et Moran. Pour la dernière journée nous retrouverons Emilie Plaitin, Jesers, Manon Tanguy, Pierre Lebelage et Moran.

Afin de vous faciliter le déplacement entre les scènes, voici la carte des lieux clés du festival avec sa programmation associée (celle-ci est utilisable sur votre mobile via l’application Google Maps Engine dans les cartes “partagées avec moi”) :

Plus d’informations: Festival Pause Guitare

Infos Billetterie : ici

Crédit photo: Festival Pause Guitare

Auteur: Antony Chardon

Hellfest Open Air Festival 2014 – Jour 1 @ Clisson (France)

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21 Juin 2014 – La vallée de Clisson est envahie de festivaliers venus de partout et qui découvrent avec de grands yeux l’immensité du site. Cette édition 2014 a fait de belles promesses et compte bien les tenir. De toutes parts on croise des visages souriants prêts à vous saluer d’un signe de cornes du diable, n’oublions pas tout de même que nous sommes là pour du rock et du métal! L’ambiance est à la fête, et on prend plaisir à arpenter le site à la recherche de toutes les surprises qu’il nous réserve. C’est alors qu’on croise les fameux déssoiffeurs, armés de bonbonnes de bière, toujours prêts à re remplir nos carafes vides, des festivaliers vêtus de déguisements en tout genre, de jolies filles sexy et autres être étranges. L’organisation semble au top cette année, le site abrite une multitude de bars et la banque à jetons est prête à exploser. Un immense crâne noir en hauteur signale l’entrée vip/presse, encore une fois le décor est soigné. Hamacs, bancs, bars à thèmes, décors de ranch. La tente qui abrite la Press Area est bien remplie, la salle de conférence est ornée d’expositions photographiques et les invités ont a leur disposition plusieurs ordinateurs.Tout est fin prêt pour attaquer trois jours de musique Extrême !!!!

Mars Red Sky

Sur la scène de la Valley, on assiste à l’ouverture du festival avec du Psychedelic Stoner rock bordelais aux sonorités très 70s. Julien Pras au chant et à la guitare, Jimmy Kinast à la basse et Matgaz à la batterie, le trio envoie un son carré et très bon. Les morceaux s’enchainent et on peut découvrir l’étendue de leur talent ainsi que l’évolution au cour de leurs trois album, très bien représentés lors de ce show.

Nightmare

Ce groupe français réveille les festivaliers amassés devant l’immense scène. Appuyé par une grosse campagne de pub sur les réseaux sociaux afin de faire venir le plus de monde devant, le groupe réussit à réunir un bon nombre de personne. A coup de Power Métal bien solide et avec l’aide de la belle performance du chanteur, le show devient remarquable. Il faut noter que ce groupe avait joué en première partie de Def Leppard en 1983. Les fans accueillent avec plaisir les anciens titres autant que les petits derniers issues de l’album sortie courant 2014 et intitulé The aftermath.

Doyle Airence

Cette formation metalcore compte déjà un EP et deux albums à son actif mais aussi le partage de l’affiche avec de grosses pointures telles que Deftones, Animals as leaders ou encore Karnivool. Le Hellfest est donc pour eux une nouvelle grande opportunité. Après s’être fait remarquer avec Monolith dont l’ambiance est si singulière, on prend plaisir à les découvrir en live. Les mélodies collent à la peau et nous restent dans la tête tandis que les riffs et refrains empreignent notre corps tout entier, jusqu’à nous mener à une sorte de transe planante et envoûtante.

Crossfaith

Crossfaith fait partie de ses groupes qui s’avèrent être des révélations lors d’un énorme festival. Alors que nos estomac commencent à gargouiller, nos oreilles frissonnent au son du métal/core/techno de ces quatre japonais. Frais et moderne, doté d’une grande motivation, le quatuor s’agite et habite la scène. On a définitivement envie de se jeter sur leur dernier album Apocalyze sortie en 2013.

Nasty

Allons faire un tour du côté de la Warzone où se déroule l’étape digestion à coup de pogo. Ce groupe belge composé de Mattias au chant, Berry à la basse, Nash et Chris à la guitare n’est pas venu pour rien.Sur le devant de la scène se mêlent curieux, addict au pogo et fans avérés. On assiste alors au show le plus  violent, le plus extrême du weekend, aussi bien dans la fosse que sur scène, ça envoie.Le titre Slaves to the rich dépote grave et nous prouve que le groupe crée une ambiance terriblement métal core dans ces albums, parfaitement rendue en live!

Downfall of Gaia

Rendez-vous à la Valley pour la venue de ce groupe allemand. L’ouverture est un brin noisy mais le son des guitares annonce fièrement la suite, métal ! Métal et encore métal! On trouve dans les morceaux de Downfall Of Gaia des influences postcore et une atmosphère lourde, étouffante soudainement élevée par des riffs à la frontière du black metal, ponctuée de passages assez lents. Les ambiances sont donc lourdes, tant dans les riffs amenés que dans le jeu de batterie, tantôt ample, tantôt bourrin. Le public accroche et semble satisfait.

Toxic Holocaust

M.O.D.

Therapy?

De retour sur la Mainstage, pour la fin d’après midi, c’est au son de ce groupe de métal alternatif irlandais qu’on entame l’apéro. Le groupe entame avec le titre Knives et la voix du chanteur capture nos oreilles. Les morceaux s’enchaînent à vive allure et les 14 titres interprétés font s’agiter la foule, à coup de poing levés. On note les reprises de Isolation de Joy division et le célèbre morceau de Juda Priest , Breaking the law qui suscitent un vif engouement de la part du public. C’est une belle performance qui se déroule sous nos yeux, on apprécie ce bon mélange de Métal, rock et punk.

Turisas

La soirée débute sur la scène du Temple avec le Viking Métal de Turisas qui a une fois de plus tout emporté sur son passage. En à peine 8 titres joués, le show est total, l’atmosphère lumineuse de la scène du Temple permet d’apprécier encore plus le côté très visuel de cette performance. Combinaison de power metal, de black metal sur un fond de folk finlandais, le mélange détonne et surprend sans pour autant dérouter les fans de pogo, toujours fidèles au poste. Le concert s’achève sur la reprise de Rasputin du groupe Boney M, une reprise qui encore une fois  surprend mais conquis tout le monde.

Trivium

La Mainstage 2 se prépare à accueillir Trivium, un groupe de métal core, qui célèbre cette année ses 14 ans d’existence et le succès de son sixième album studio, Vengeance Falls. Les techniciens s’affairent et bientôt la scène se dévoile, dans un décors rocheux, apparaît Matt Heafy. Looké façon motard, blaser en jean et poing levé, ces énervés de la scène métal secouent le public à coup de gros riffs de guitare et de son bien lourd sans oublier la frappe du batteur terriblement entêtante. L’efficacité des musiciens est telle que la voix du chanteur s’en retrouve malheureusement amoindrie. Malgré une énergie et une gestuelle évidente , Trivium peine à faire démarrer son public. Ce n’est qu’au son du morceau Black que la foule semble se déchainer. Matt s’écrie alors: Jump in this fucking field! Et on est parti pour un tour de circle pit plutôt sauvage. L’ambiance ne retombera plus jusqu’au dernier morceau In waves.

Rob Zombie

La Mainstage 1 prend des allures de vieux film fantastique, ornée d’immenses affiches à l’effigie de Frankenstein, King Kong et autres monstres. C’est à travers ce décor inspiré du cinéma que le chanteur réalisateur Rob Zombie va faire une entrée démoniaque au son du titre Dragula. Le rythme de la batterie fait monter la pression et le chanteur s’empare alors de son pied de micro, statuette de diablotin crucifié, pour nous offrir le meilleur de son univers tout aussi grotesque que saisissant.La foule est déchainée, Rob Zombie aussi, il court d’un bout à l’autre de la scène, tournoyant dans sa veste à franges. Il fait jouer le public, et le fait reprendre en cÅ“ur: Mother fucker! Fuck your mother! La foule est transcendée sur le morceau Sick Bubble Gum.La puissance du solo de John 5, visage peint en blanc et noir à moitié caché par un bandana, finit de mettre le feu. Le talent de ce guitariste est incontestable, il captive les regards tandis que Rob se déhanche comme un possédé auprès du batteur Ginger fish. Remarquable maître de scène, Rob communique avec son public et ne recule devant rien, c’est ainsi qu’il se retrouve à la fin du show arborant une grosse tête de cheval et le drapeau français en guise de cape, avant de nous offrir une reprise courte mais efficace, de Enter Sandman de Metallica.

Sepultura

C’est Kisser en grande forme qui investit la scène en 1er suivit de prés par Derrick Green, Paulo Jr ainsi que Eloy Casagrande. Une ouverture  en grande pompe sur The vatican pour l’heure de l’apéro entre Rob Zombie et Iron Maiden. La pression monte et on apprécie la voix sur puissante de Derrick qui interprète Propaganda, un des titres phare de l’album à succès Chaos AD. On notera l’excellence de leur dernière recrue, le très jeune (22 ans) Eloy Casagrande. Le public déjà conquis réclame des titres et chante de toutes ses forces sur le fameux Refuse/Resist. Les morceaux s’enchainent et la reprise de Titas Policia est très bien accueillie par les fans qui s’agitent. Les musiciens nous offrent un très bon passage instrumental avant de clôturer sur Roots. Un set un peu court mais plus que satisfaisant, la foule campe désormais entre les deux Mainstages, dans l’attente de Iron Maiden.

Iron Maiden

La Mainstage 1 devient imposante pour accueillir le groupe phare de vendredi, un décor qui évoque l’immensité d’un glacier pour ces monstres du hard rock. Une foule incroyable s’est amassée au pied des deux scènes principales. Le poing en l’air, les festivaliers nostalgiques du Heavy Métal des années 80 attendent impatiemment. C’est le guitariste, Janick Gers qui ouvre le bal, dextérité remarquable et un son poignant à raviver la flamme de n’importe quel rockeur égaré. Bruce Dickinson fait son entrée, de toute évidence en grande forme, s’amuse avec ses musiciens, se laisse aller dans un duo endiablé avec son pied de micro et nous gratifie même de quelques salutations en français. Il déambule avec un drapeau de l’Angleterre et l’heure est à l’émotion sur le titre Revelations. Jets de flammes, automates géants, on assiste à un show énorme. Le batteur Nicko Mc Brain ainsi que le guitariste Dave Murray, les plus anciens membres du groupe, nous prouvent qu‘Iron Maiden perdure à travers les époques. L’ambiance est à son comble sur Run to the hills, avant de quitter la scène après un rappel généreux.

Iron Maiden - Hellfest 
Toulouse 2014/06/20 Credit : CHARDON/DALLE

Slayer

A peine Maiden terminé c’est aux membres de Slayer d’investir la scène. C’est parti pour plus d’une heure et demi de thrash métal californien. Ce groupe formé depuis le tout début des années 80 soulève toujours autant son public. L’introduction de Hell Awaits résonne à travers le site, le chanteur/ bassiste Tom Araya est efficace et fait jumper la foule.La sauce prend vite et après quelques morceaux punchy, les accords de Black Magic suscitent un engouement immense, des pogos commencent à se former dans la foule, les fans s’affrontent joyeusement au milieu d’un circle pit, les cheveux volent dans tout les sens et les têtes s’agitent sur ces rythmes redondants qui font la puissance du groupe.

Wall of Jericho

En avant pour du métalcore tout droit venu du Michigan, une arrivée en force. La voix de Candace Kucsulain captive et force le respect ! Ce groupe soutenue par Corey Taylor, chanteur de Slipknot, ne manque pas de nous surprendre à chaque fois par son énergie violente et ses morceaux totalement renversants. Le show s’ouvre donc sur All hail the dead, issue de l’album éponyme. Le pit s’embrase sur The American dream et les musiciens prennent plaisir à faire monter la pression. Le public se défoule et en redemande, la Warzone est prête à exploser ! Une chose est sûre, le groupe ne passe pas inaperçue !

Sabaton

Une introduction assez prenante sur la reprise de Final Countdown du groupe Europe qui annonçait pourtant une belle performance en prévision. Malheureusement le set se montre plutôt décevant. Peut être du au manque de lumière et aux échanges trop lointain avec le public. Ce groupe de power métal, originaire de Suède nous avait habitué à mieux. Après une dizaine de titres le groupe quitte la scène et nous laisse un peu sur notre faim.

Electric Wizard

Death Angel

Kvelertak

La Warzone clôture ce premier jour de festival avec un groupe récemment formé, en 2007. Composé de 6 membres, cette formation nous vient de Norvège. Erlend Hjelvik au chant, quatre guitaristes Vidar Landa, Bjarte Lund Rolland et Maciek Ofstad, le bassiste Marvin Nygaard et Kjetil Gjermundrød à la batterie font vibrer le sol à coup de black métal et de punk rock. La foule réagit bien aux titres Sultans of satan ou encore Fossegrim, des titres phares et punchy qui dégomment.

Auteurs : Ottavia

Photographe : Antony Chardon

En Entrevue: Pendentif

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Le 5 juin dernier Pendentif était à Toulouse pour la tournée de leur album Mafia Douce. C’est à l’étage du Connexion Live que Benoît, Cindy et Ariel nous ont accueilli pour répondre à nos questions avant leur concert.

Pour Thorium Magazine ils reviennent sur les premières partie accomplies, la composition de leurs morceaux, la réalisation de clips assurée par Steven Mon­teau, les concerts en appartement… Ils nous parlent également de leur joie de vivre, de l’ambiance toulousaine qu’ils apprécient tant et de leur coup de gueule quant à la fermeture des salles de concerts à Bordeaux.

Retrouvez également le live report du concert qui a suivi au connexion Live.

 

Entrevue par : Vanessa Eudeline

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo : Jérôme Jacques

Saschienne @ Saint des Seins (Toulouse)

Saschienne

26 juin 2014 – Au Saint des Seins, la première soirée off des Siestes Electroniques, organisée par Canal Auditif invitait le duo Saschienne. Enfin le Jour J car l’impatience me rongeait depuis quelques semaines !

Saschienne pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le duo composé de Sascha Funke, pionnier de la scène electro minimale berlinoise, et de sa femme Julienne Dessagne originaire de notre hexagone, multi-instrumentiste qui s’accomplit sous le projet The Twins. Ce duo d’amoureux s’est lancé dans ce nouveau projet musical commun en 2012 sous la forme d’un album Unknown signé par le label Kompakt (qui produit également Gui Boratto et GusGus). L’album qui se compose de 8 morceaux, est une délicieuse nappe feutrée de techno romantique aux beats minimals axés sur la langueur qui flirtent avec la voix envoûtante de Julienne. Organique et orgasmique ! Mais cet album intimiste s’éloigne de l’ambiance dancefloor et ce soir Sachienne succédant à la Djette Vibronique aux alentours de 23h45 nous déroule un set déterminé à exciter le club ! Pas de live vocal pour Julienne donc, mais quelques samples apposés sur les beats froids from Berlin. L’esthétique sonore est soignée avec passion. Ils composent avec l’environnement live, et ça c’est bon de le ressentir, Julienne parait un peu plus autocentrée et concentrée le sous le regard bienveillant de son complice Sasha. Leur son est minimal mais leur amour maximal et c’est beau à entendre. Le plaisir fut de courte durée : 1 heure. Un single de Saschienne avec des morceaux issus des lives devrait voir le jour dans les prochains mois.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Nine Inch Nails @ Le Zenith (Toulouse)

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1er Juin 2014 – Nine Inch Nails était de passage dans le sud de la France. Précédé sur scène par un groupe ovni, nommé Cold Cave où comment définir ce groupe sans parler de brouhaha clavierique ? Ce duo, peu charismatique, se compose d’un chanteur à la voix pour le moins hésitante et d’une choriste/claviériste. Le jeu de lumière est sombre et ne met pas du tout le groupe en valeur. La voix de la choriste est inaudible, le rythme style années 80 peine à décoller et a séduire le public qui applaudit néanmoins après chaque morceaux.

Nine Inch Nails

Dans un faisceaux lumineux bleu électrique, cinq silhouettes se découpent. Trent Reznor au chant, Robin Finck à la guitare, Joshua Eustis à la basse, Alessandro Cortini aux claviers et Ilan Rubin à la batterie se tiennent face au public, chacun devant un clavier. Les premières notes de The new flesh résonnent et la foule retient son souffle, le son est lancinant, les silhouettes sont mystérieuses, la lumière est hypnotique, Nine Inch Nails soigne son entrée. Une fumée bleue se répand dans la salle et Trent Reznor attire par sa présence et sa prestation sportive!

Une déferlantes de faisceaux lumineux s’abat sur le public et le rideau tombe, laissant apparaitre chaque membre du groupe littéralement armé de son instrument sur une scène incendiaire! La foule part au poing levé sur The Beginning of the end et sur le morceau March of the pigs on retrouve le côté Rock électro si poignant issue de l’album The downward spiral. La scène se transforme, les techniciens se faufilent comme des ninjas, et les morceaux s’enchainent à un rythme effréné. Le public reprend en coeur les paroles de morceaux tels que Gave up ou Wish issue de l’album Broken. C’est infiniment bon de redécouvrir ces morceaux qui ont déjà fêté leurs 20 ans!

La puissance de frappe d’Ilan Rubin est incroyable et dynamisante, un faisceau lumineux balaye la foule électrisée. Le show visuel est poussé à l’extrême, on en prend plein la vue, l’écran géant qui sert de support de fond se déforme sans cesse et projette tour à tour un horizon bleu, rouge ou bien jaune. Dès les premières notes du célèbre et controversé morceau Closer, un frisson de plaisir s’empare de la salle et les voix s’élèvent pour répéter en coeur “Help me I broke apart my insides, help me I’ve got no soul to sell Help me the only thing that works for me, help me get away from myself “!

Trent quitte la scène le temps d’un merveilleux solo instrumental complètement interstellaire à coup de jets de lumières, de spots et de riff démentiels! Malgré les changements de line up au cours de l’histoire du groupe, l’identité de leur musique est toujours resté la même, poignante et résonnante. Les variations entre les morceaux assez punch et les morceau éléctro-mélodique sont parfaites.

Après un show intense, le rappel s’ouvre sur le morceau The day the world went away, et finalement ça sera le dernier morceau qui nous donnera le merveilleux coup de grâce. Une introduction qui nous laisse deviner les premiers accords d’une des chansons les plus fortes jamais écrite Hurt de Johnny Cash. Trent nous fait frissonner et les larmes ne sont pas loin. La voix du chanteur se répand sur le public, appuyée par des images prenantes projetées sur l’écran, la foule est muette ou murmure du bout des lèvres “What have I become? My sweetest friend Everyone I know Goes away in the end”. On est séduit, ébloui, presque sonné mais heureux d’avoir assisté à ce show juste incroyable.

Auteur: Ottavia Marangoni

Photographe: Antony Chardon

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