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Incoming : Angry Fest @ Pamiers (France)

Angry fest bandeau Origine

Après le succès de la première édition de l’Ariége Extrême Fest, l’association Angry Pumpkin réitère ce festival avec un nouveau concept et un nouveau nom. La seconde édition est renommé Angry Fest et prendra place cette année dans la Salle Fernan de Pamiers (Ariège) les 31 Octobre et 1er Novembre. Une sorte d’Halloween Party qui mettra en scène une programmation de qualité avec des groupes locaux, français mais aussi étrangers.

Au programme le vendredi soir : Worselder (Pyrenean Metal), Deficiency (Melodic Thrash Metal), Karma Zéro (Metal/Deathcore) et Psygnosis (Métal Extrême Atmosphérique).

Au programme le samedi soir : Host (Métal), Deadly Whispers (Thrash Métal), Insane Vesper (Black Metal), Afflcition Gate (Old School Death Metal), Persefone (Progressiv Death Metal) et Forgotten Tomb (Black/Doom).

Crédit Photo: Angry Fest

Auteur: Antony Chardon

Birth Of Joy @ La Dynamo (Toulouse)

Birth of Joy

07 Avril 2014 – Le trio néerlandais de Birth Of Joy était de passage dans la ville rose, précédé sur scène d’un groupe français au son bien rock nommé Red Woods, ils ont totalement convaincu la salle.

La scène de la dynamo est envahie par une véritable équipe de musicien ! Cette formation plus que dynamique est en fait un groupe crée par des amis de lycée. Un chanteur qui assure à la fois au micro et à la trompette, deux guitares plus que rock, un bassiste et une batterie bien rythmés. On est lancé ! Au son d’un morceau tel que Run away, on s’évade littéralement. La voix un peu blues du chanteur nous enveloppe et nous amène sur une route déserte pour y mordre la poussière. Cet extrait de leur premier album Factory est incontournable.

Sur scène, leur énergie est un brin nerveuse et les riffs redondants nous donnent envie de taper du pied, accoudé à un comptoir. Leur musique est riche et inspirée, comme le prouve Favelas, un morceau où l’on notera les sonorités dansantes qui diffèrent totalement du reste de l’album. La parfaite première partie pour introduire les membres de Birth Of Joy.

Le trio mystique s’installe sur scène et semble avoir amené avec lui les fantômes de Jim Morisson, Jimi Hendrix ou Led Zeppelin. Kevin Stunnenberg, au chant et à la guitare séduit tout le monde sur son passage. Vêtu d’une chemise pour le moins psychédélique et armé de sa tignasse blonde, il absorbe le public et notamment le regard des filles au premier rang. Sur le morceau intitulé The sound, on est emporté dans les années 70 par un synthé totalement hypnotisant et une guitare électrique diablement rythmée. Le tout accompagné du jeu de scène hyper sexy de Kevin.

Gertjan Gutman, véritable présence au clavier, semble tout droit sorti d’un autre monde. Relié à son instrument comme à une sorte de matrice, on n’aperçoit que le haut de sa chevelure bouclée tout au long du show.

Le public, comme happé par une faille spatio-temporelle, se dandine allègrement au fil des chansons. Les merveilleux et longs solos de guitare font frissonner nos oreilles et la poigne de fer du batteur nous sort de notre rêverie hypnotique. Sur Motel money away on sortirait presque nos santiags, le rythme est blues, la voix est rock, le son est nostalgique des 70 et on adore ça !!

Le chanteur n’hésite pas à communiquer et à entraîner la salle, véritable bête de scène il jump et hurle à tout va I want you to dance ! Des filles montées sur le dos de leurs copains secouent la tête de façon lancinante.  Une nuée de mains flotte au son de Make this happen. Le chanteur déclare alors devant le public chaud bouillant Wanna sing together ? C’est une vague de wouuhouuu qui se répand dans la salle et c’est reparti de plus belle! Le son est entêtant et le public conquis.

Alors que la salle est prête à danser toute la nuit le show touche à sa fin, mais le trio ne pouvait se résoudre à nous quitter sans une magnifique reprise de Five to one de The Doors. Rêveurs du psychédélique et du rock des années Woodstock, jetez-vous sur ce groupe sans plus attendre !

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

En Entrevue : The Booze

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A l’occasion de la saint Patrick à Toulouse, l’équipe de Thorium Magazine s’est entretenue avec les membres du groupe The Booze : Bertrand Yates (chanteur), Laure Nuzzi (bodhrán), Eristoff (accordéon) et Kuba Lysek (guitare). Vous pouvez d’ailleurs lire notre rétrospective de cette soirée de la saint Patrick ici : The Booze @ La Dynamo (Toulouse)

 

Il y a t-il eu un réel renouveau du groupe à partir de 2008 ?

Bertrand : Oui ça a changé vachement, pas vraiment en bien ou en mal mais ça repart. On avait commencé à monter ça avec deux potes en 1998. On est resté à peu près stable juste en changeant de violoniste. En 2006 ça marchait bien et puis après ça l’a plus fait entre les différents musicos et notamment avec le pote du départ. En 2007 ça ne marchait plus vraiment donc c’était soit tout arrêter ou repartir. Et vu que je sais rien faire d’autre que de la musique…

Donc on est reparti, Laure et moi, avec une nouvelle équipe. Effectivement ça a donné un coup de boost. Mais y a eu énormément de changements c’est vrai. Ce n’est pas évident de garder les solistes vu qu’on joue un rock assez bourrin et au milieu on a des solistes qui ont l’habitude de jouer du classique ou du trad irlandais. Mais le défi c’est que le tout aille ensemble. Au bout de 15 ans on essaye sans violon. Ce soir c’est une première. Mais il y a toujours des instruments traditionnels, c’est toujours le même esprit, c’est les même morceaux. On a un nouveau membre à la guitare, et moi je lâche la gratte.

Laure : C’est pour ça finalement que les gens reviennent et reviennent encore, c’est qu’à chaque fois c’est différent.

 

Vous avez donc votre propre label, c’est vraiment un atout ?

C’est chiant, vraiment pas amusant, mais ça permet de manger, on gère nous même les spectacles. Ça permet de déclarer tout le monde. Ça permet de maitriser ce qu’on sort, on n’a pas de comptes à rendre. C’est nous qui décidons ce que l’on fait. Le désavantage c’est qu’il faut gérer une société, négocier la distribution. C’est du boulot qui n’est pas du tout musical. On ne désespère pas de trouver quelqu’un qui soit douer la dedans et qui le fasse.

 

Quelles sont les valeurs que vous défendez à travers votre musique ?

On est un peu sur tous les thèmes, en gros le système de consommation à outrance n’est pas viable, comme on a tous un crédit au cul on peut rien faire. Le pire c’est qu’il y a énormément d’artistes qui n’en parlent plus car ce n’est pas rentable et que ça va leur attirer des emmerdes. Et en plus on dirait que les gens sont blasés. De nos jours on apprend un scandale par jour, donc ça passe le lendemain et personne ne se lève plus pour rien. Ça fait 40 ans qu’on est dans une non dynamique, les gens sortent plus. Les pays émergeants ils vont devoir suivre le modèle capitaliste alors c’est toujours pareil. Les gens qui sont au pouvoir ont 70 ans et leurs idées ont 30 ans de retard, ils sont encore sur la guerre froide.

Nos valeurs sont plutôt humanistes, pendant le concert on essaye de remettre l’humain au centre des préoccupations. Toucher son voisin plutôt que d’avoir peur de lui ou d’être envieux. C’est faire ce qu’on peut à notre niveau. C’est beau quand on demande aux gens de se tenir tous la main sur un de nos morceaux, ça donne des frissons. On les voit hésiter, et puis finalement ils le font. C’est bonnard.

 

Selon vous qu’est ce qui fait l’ambiance particulière de vos concerts ?

On se fait plaisir, on ressent les gens, c’est une communication, on puise notre énergie en eux. C’est un échange. Il y a une question de charisme aussi, Bertrand c’est une bête de scène. Et ce n’est pas donné à tout le monde de savoir quoi dire au public, ni de le faire réagir.

 

Une pochette d’album qui vous aurait marquée ?

Nevermind de Nirvana, c’est une époque, un truc, ça a changé vachement, le bébé qui cours après le dollar, c’est une sacrée image !

 

Des évènements historiques qui vous inspirent ?

Les évènements on les suit toujours, on a un morceau qui s’appelle Fuck The British Army. On change régulièrement le nom de l’armée. En expliquant que toutes les armées sont pareilles. A l’époque de la guerre en Irak on chantait Fuck The US Army, il n’y a pas longtemps on chantait Fuck The Syrian Army. Et là ça dit « Yanukovych run after me and join the russian army ». Voilà donc on rigole un peu. J’avais écrit une chanson sur le gouvernement en Syrie mais ça bouge trop vite et quand tu sors la chanson t’as l’air d’un con. Pour la Syrie ils se sont embrouillés entre eux, ils n’ont pas su sortir de là-dedans et du coup la chanson six mois après elle disait le contraire de ce que je pensais. On a une chanson ce soir, qui sera sur le nouvel album, c’est La Chanson de Craonne écrit pendant la première guerre mondiale, par des mecs qui voulaient déserter, à cette époque on fusillait à tour de bras ils avaient peur que tout le monde se barre. Eux ils ont dit qu’ils ne voulaient plus y aller et les généraux ont proposés un million de francs à ceux qui dénonceraient les auteurs de cette chanson. Sans doute qu’ils étaient plusieurs à l’avoir écrite. Et le truc bien c’est que personne n’a dénoncé. C’est le texte original en français. On est dans le centenaire donc ça continue de parler aux gens, on a des grands-parents des arrières-grands parents qui l’ont vécu.

 

Qu’est-ce que vous aimeriez dire à tous ceux qui vous suivent ?

« Attention si on pile ! » rires de tous les membres.

C’est rigolo mais moi je suis très très content et en fait j’hallucine, je vois des gens au fond qui ont 45 ans en train de faire les cornes du diables, et devant des jeunes cons qui pogotent. Ça veut dire que ça continue à plaire.

 

Bertrand est ce que dans ton enfance tu as été bercé par la musique irlandaise traditionnelle ?

Pas du tout, c’est ça qui est rigolo parce que mon père il n’écoutait pas du tout ça, c’était AC/DC et surtout du rock. Quand j’étais au collège mon père a eu un disque des Pogs, il a dit « ouais c’est nul, c’est nul ». Je l’ai pris et je l’ai écouté en boucle et petit à petit j’ai apprécié. Alors mon père s’est remis à écouter de la musique irlandaise et ce soir il est là, il est en kilt.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Photos par : Antony Chardon

Thomas B. + Peter Peter @ La Dynamo (Toulouse)

Thomas B

26 Mars 2014 – Ce mercredi soir à la Dynamo, l’ambiance est très intimiste : pas plus de 100 personnes présentes. Auteur compositeur québécois, encore peu connu en France (mais plus pour longtemps, chez Thorium on en est convaincu), Peter Peter ouvre la soirée avec le titre qui ouvre lui-même son album : Une version améliorée de la tristesse. Pour accompagner la voix éthérée de Peter Peter ce soir, pas de batterie, juste sa guitare électrique, et deux musiciens : l’un au synthé, l’autre au saxo. Avec son regard magnétique et sa mèche en pagaille il interprétera les titres de son dernier album paru en février dernier comme Réverbère, MDMA, Carrousel et Rien ne se perd rien ne se crée.

Des textes emprunts d’un romantisme amer nourri de désillusions, anxiétés et vide amoureux chantés avec le charme de l’accent du grand nord. Ce garçon à la voix aussi fragile que le cœur avec lequel il compose, s’assume avec beaucoup d’aisance sur scène en toute simplicité et a fait fondre mon petit cœur de rédactrice (je dois bien avouer que depuis les refrains tournent dans ma tête comme un Carrousel). Peter Peter nous offre un spleen vertigineux contemporain, confession d’une jeunesse gâtée, qui a tout (ou presque) et prend pour seule obsession le désenchantement amoureux pour mieux s’engouffrer dans des nuit excessives.

Deuxième partie de soirée, c’est dans une ambiance assombrie que Thomas B. (ex chanteur du groupe rock bordelais Luke) fait son entrée, accompagné de sa guitare acoustique, de sa musicienne au violoncelle et d’un deuxième complice mixant les sonorités électro.

Jonglant entre ses 3 guitares, tantôt électrique tantôt acoustique, il interprète les morceaux de son dernier album Shoot à l’instar de Plus de nouvelles ou de Tout se mélange, frappe fort avec une reprise de Résident de la République du grand Alain Bashung et proclame quelques tirades à l’égard des municipales actuelles avant d’entonner Infidèle.

Lors de son rappel, il nous surprendra avec une reprise plutôt réussie de J’me tire de Maître Gims, avant de terminer avec le titre Comme on respire.

Avec ce premier album solo loin du Star System, nourries de paroles engagées, ce soir dans la ville rose Thomas B. est venu mettre les mots sur les maux d’une époque plutôt morose.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III(Canon), 50mm, 16-35 L USM II

En Entrevue: Blood Red Shoes

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L’équipe de Thorium a eu la chance de s’entretenir avec les deux membres du groupe Blood Red Shoes, Laura-Mary Carter et Steven Ansell, avant leur passage à La Dynamo de Toulouse le 24 Mars dernier. Vous pouvez retrouver le compte-rendu de leur performance ici : Blood Red Shoes @ La Dynamo.

Nous avons pu aborder avec eux la nouvelle tournée ainsi que l’album Blood Red Shoes, la prise de position dans les clips Animal et Heartsink, leur rencontre et leurs influences ainsi que la France en règle générale. Ils nous ont d’ailleurs confié vouloir se rendre à Montpellier pour effectuer un concert.

 

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo : Jérôme Jacques

The Booze @ La Dynamo (Toulouse)

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17 Mars 2014 – Ce Lundi la joyeuse équipe des Booze a prit d’assaut la scène de la dynamo pour célébrer avec un public fêtard, le fameux jour de la saint Patrick. Avis aux amateurs de punk, de bière, et d’inspiration celtique !

Dans une ambiance festive et rigolarde, Bertrand et sa bande ont été précédés sur scène par le talentueux et enjoué duo Feasoga (NDLR: “les barbes” en gaélique). Un subtil mélange de musique irlandaise et de sonorités contemporaines qui se définis comme un groupe de Celtic Groove. Ces barbus énergiques savent mettre l’ambiance et réveiller le public !

La bonne humeur s’est installée dans la salle, on patiente autour d’une bonne bière tandis que la scène change de forme pour accueillir ce groupe qu’on aime toujours autant voir et revoir. La voix de Bertrand résonne et le sol tremble sous les pogos. Dès le premier morceau la sauce prend instantanément. On remarque un petit nouveau dans la troupe, le jeune guitariste aux allures de viking qui envoie sacrément autant techniquement que de part sa présence. Christophe à l’accordéon semble vivre chaque chanson et sourit généreusement au public. Laure armée de son bodhràn, relève délicatement sa jupe aux allures de bohémienne et nous voilà absorbé dans l’univers folklorique de ce groupe qui tourne depuis maintenant plus de 15 ans.

La foule pluri générationnelle, est surexcitée, on voit valser des kilts et des chapeaux. On beigne dans une ambiance extrêmement punk, au milieu des filles en sueurs qui ont virées leur t-shirt et des mecs torses nus, les slams ne s’arrêtent plus et les morceaux s’enchaînent à un rythme effréné. La solidarité ambiante est typique des Booze. Quand résonnent les premier accords de El pueblo unido, le chanteur propose que chacun prenne la main de son voisin. On voit alors une chaîne humaine se former tout autour de la scène et jusqu’au fond de la salle. Ça tourbillonne et cette géante farandole déborde très rapidement sur la scène où Bertrand s’essaye à la flûte.

Les fans du premier rang répètent en cœur les paroles engagées de Gilipolla, une clameur monte au centre de la salle et on peut entendre les plus fervents admirateurs du groupe hurler « Je ronge de l’intérieur ! Cancer imaginaire ! ». Ça frappe des mains et les pieds collent sur le sol où se déversent les verres de bières trop plein. Un téméraire s’envole littéralement du premier étage pour attérir sur une vague de mains levées. Ça vole, ça jumpe, ça chante et c’est un pur moment de bonheur que de se laisser porter par les mouvements de la foule en plein cœur du pogo.

Entre deux morceaux Bertrand ne manque pas de saluer un à un les membres de son groupe, on sent  la cohésion au sein même du groupe. La pression monte d’un cran lorsque débute les premiers accords de I want sex. Laure se rapproche sensuellement du chanteur avant de glisser ses mains sous son kilt et le public de reprendre en cœur : « I want sex behind a gas tank ».  L’hystérie générale est palpable alors que l’interprétation, toujours efficace, du très bon morceau Elevator soulève une liesse incontournable. Presque chacun des morceaux joué est annoncé par une petite anecdote, le groupe n’hésite pas à faire passer ses idées à travers sa musique et à prendre le public comme à partie. C’est toujours aussi agréable de revisiter le morceau British army en fonction de l’actualité, ce soir l’armée russe était à l’honneur. Après plus de deux heures de chaleur humaine, de festivité et de revendications, Bertrand se lance dans la reprise de La chanson de Craonne, audacieuse ballade de la première guerre mondiale au sujet de déserteurs, adapté à la sauce Irish Punk, que demande le peuple ? La fameuse danse de clôture de concert ! Boozin’ boozin’ ! Moment plus que convivial où les membres du groupe exécutent une danse amusante en secouant leurs kilts.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 50mm, 16-35 L USM II

 

 

Blood Red Shoes @ La Dynamo (Toulouse)

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24 Mars 2014 – Les Blood Red Shoes étaient de passage dans la petite salle toulousaine de la Dynamo. Accompagnés du groupe Slaves, un duo très punk garage qui secoue !

Slaves

Une formation simple, guitare et batterie, pour les deux britanniques de Slaves qui s’exécutent dans un espace restreint et nous donnent l’impression de deux lions en cage. Déchaînés, sur leur titre Cease fire, ils semblent tout donner. Captivant et un rien étrange, le chanteur introduit les chansons par des anecdotes plutôt farfelues et clôture chaque morceau par un « thank you » bref et automatique.

On retiendra tout particulièrement Where’s your car Debbie, annoncée par un court interlude sur la légende de Bigfoot ou encore Girl fight, qui met en scène le chanteur lui-même déambulant dans les quartiers sombres de Londres, kebab à la main et se retrouvant pris dans une bagarre entre filles. Ce duo délirant se révèle efficace. Malgré leurs allures de garçons sages, ils envoient la sauce et le public semble surpris, bien que pas tellement réceptif.

Blood Red Shoes

Après une courte pause, la scène se transforme pour laisser place au groupe phare de la soirée, en tournée pour leur tout nouvel album intitulé Blood Red Shoes. Une introduction en forme, énergique et rock à fond, Laura-Mary Carter et Steven Ansell annoncent la couleur ! Vêtue d’un slim noir, d’un t-shirt des Guns N’ Roses et de bottes cloutées, la guitariste à l’allure définitivement rock se démarque par la maîtrise parfaite de son instrument. Sa voix un brin rauque se mêle parfaitement à celle du batteur, leader incontesté de ce duo qui n’est pas sans nous rappeler les White Stripes. La présence de Steven est telle qu’on en oublierait presque Laura, effacée derrière sa chevelure brune. La salle est très légèrement éclairée, et le public se traîne un peu.

Débute alors Cold, titre à succès de l’album In Time To Voices, Steven se lève et frappe le rythme de ses deux baguettes. Le public semble se réveiller et commence alors à taper des mains et des pieds, pour finalement reprendre en cœur les paroles. Quelques aventuriers s’essayent au slam tandis que Steven escalade sa batterie et nous raconte ses folies de la veille à Barcelone. Les fans sont au rendez-vous, et les plus assidus d’entre eux connaissent les paroles du nouveau titre Cigarettes In The Dark. Un titre avec un son un brin plus sombre et une voix plus posée qui semble raconter une histoire. Face au manque évident de réactivité de la salle, le chanteur se lève d’un bond et tente de réveiller tout ce petit monde en s’écriant : « Do you feel like dancing ? », une légère clameur monte du premier rang et on entend résonner les accords de Heartsink, extrait du second album Fire Like This.

Malgré le son, l’attitude et la bonne volonté évidente de Steven l’ambiance n’est pas électrique. Le groupe nous surprend tout de même lors du rappel, en échangeant leurs instruments le temps d’un morceau plutôt entraînant. Avant la clôture du show on apprécie l’énergie envoyée sur Black Distractions, un très bon morceau qui ne dénote pas et confirme le talent de ce duo plus que prometteur.

Auteur : Ottavia Marangoni

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

Beth Hart @ Le Bikini (Toulouse)

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19 Mars 2014 – Ce soir, tout le monde est là pour Beth Hart, alors c’est poliment qu’on écoute le folk de Marushka qui ouvre la soirée, assise seule en scène avec sa guitare. Le public attend une nouvelle fois le phénomène Beth Hart, précédé d’une sacrée réputation et d’une sacrée actualité. Elle vient de sortir un album live en compagnie de Joe Bonamassa, le mec au-dessus des très bons guitaristes de blues.

Après le changement de plateau, la belle tarde à monter sur scène et le public s’excite un peu en tapant des mains. La clameur monte lorsque le noir se fait. Le concert commence plutôt fort avec une reprise de Nutbush City Limits, un bon gros tube de Ike et Tina Turner. Si tout à l’air d’y être, on aurait pu penser la chanson un peu plus énervée, mais on sent que tous les chevaux n’ont pas encore été lâchés, même si Beth Hart donne déjà toute la mesure de sa puissance vocale, avec sa voix chaude et éraillée juste comme il faut. Des reprises, la setlist en sera émaillée, comme à chaque concert.

Bien entourée de ses musiciens, guitares en avant et rythmique groovy à souhait, la Californienne mêle les ambiances, envoie le bois, jongle entre les atmosphères blues et jazz, louche sur la country, emballe tout le monde lorsqu’elle se met au piano pour quelques ballades aussi émouvantes que bien senties. Sur With You Everyday, Beth Hart accentue son tremolo, une de ses marques de fabrique. A l’unisson avec son piano, elle sonne comme un vieux Fender Rhodes. Le public écoute religieusement, sauf vers le bar où ça discute, dérangeant ceux qui ont préféré rester appuyé sur la barrière derrière la console plutôt que d’aller devant.

Les premiers accords de Delicious Surprise, un duo à la guitare et au chant, sortent le public de sa torpeur. Tout va bien, il tape des mains. Visiblement tout le monde est content d’être là ce soir, aussi bien sur scène que dans la salle. Et ce n’est pas la petite parenthèse technique, une panne d’effets sur une des guitares, qui fera retomber l’attention. Ce soir, certaines chansons de la setlist figurent sur les albums que Beth Hart a enregistré avec Joe Bonamassa, alors forcément, les solos de gratte ne foutent pas vraiment les poils. Heureusement, Bill Ransom le batteur met tout le monde d’accord, le mec est particulièrement doué.

Après un Bang Bang Boom Boom sautillant, Beth Hart enchaîne sur une reprise de Etta James, I’d Rather Go Blind, dont le côté soul aurait peut-être mérité d’être plus marqué. Puis tout le monde quitte la scène. Mais les lumières ne se rallument pas et le rappel arrive assez vite. Après des remerciements chaleureux, c’est reparti avec Better Man, et son refrain bien rentre dedans, un Chocolate Jesus de bastringue et un Miss Lady tout en shuffle, qui vient clore cette vibrante soirée.

Setlist

Nutbush City Limits (Cover Ike & Tina Turner)
If I Tell You I Love You I’m Lyin’
Well, Well (Cover Delaney & Bonnie)
Spirit of God
With You Everyday
Blame the Moon
Delicious Surprise
For My Friends (Cover Bill Withers)
Lifts You Up
Skin
L.A. Song (Out of This Town)
Stinky Feet There in Your Heart
Trouble
Bang Bang Boom Boom
I’d Rather Go Blind (Cover Etta James)
 —-
Better Man
Chocolate Jesus (Cover Tom Waits)
Miss Lady (Cover Buddy Miles) 

Auteur : Philippe Dynamo

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

Julien Doré @ La Halle aux Grains (Toulouse)

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18 mars 2014 – Julien Doré se produisait à La Halle aux Grains de Toulouse. C’est le groupe Amara qui assurait la 1ère partie, accompagnant le LØVE Tour depuis le 26 février. Le groupe est français, le chanteur à l’allure dure et aux airs de Bernard Lavillers, accompagné de sa guitare acoustique, nous conte des tranches de vie de sa voix rauque et entouré de ses deux guitaristes qui entonnent aussi les chœurs. A partir de la quatrième chanson, l’ancien guitariste du groupe Radiosofa se met au synthé et la scène prend alors une toute autre atmosphère, tissée de noirceur. Clôturant leur partie avec Le Courage, ils cèdent maintenant la place au Roi Lion, comme Akim Amara l’appelle.

Julien est  très attendu, par un public quasi-essentiellement composée de demoiselles qui n’hésitent pas à le faire savoir haut et fort. Les 5 musiciens entrent en scène, les applaudissements s’harmonisent avec la rythmique et Julien fait son entrée en costume 3 pièces entièrement noir. Il amorce le concert avec la première chanson de son dernier album : Viborg.

Après quelques morceaux, la salle est plongée dans le noir, il se trame quelque chose sur scène avec les techniciens et leurs lampes frontales. Julien réapparait seul sur scène, arborant une énorme boule à facette en casque intégral sur la tête. Tout à fait normal pourrait-on dire !! Et il nous fait en toute décontraction une reprise surprenante de Femme Like U, la chanson pas très profonde de Kmaro, à l’instar du duo féminin Brigitte qui avait fait une reprise très réussie de Ma Benz de NTM.

S’amusant au piano, au tambourin, au fameux ukulélé, et accompagné de ses talentueux  musiciens alternant les instruments dont une imposante contrebasse, il entonnera son ode à Michel Platini, sans négliger ses tubes de Bichon : Kiss Me Forever et Bleu Canard ou celui de Ersatz : Les limites. Blagueur débordant d’énergie et au déhanché sexy,  Julien le scintillant a tout du show-man, enjambant la poutre métallique pour grimper vers le public du balcon d’où il fera exploser un canon à confettis, ou empoignant un mégaphone pour chanter en se baladant à travers la salle.

Crescendo le concert s’assombrit. Place à la noirceur du répertoire si léger depuis le début : Bleu Canard, On attendra l’hiver, et pour finir en apothéose dans cette salle à l’acoustique parfaite sur Corbeau Blanc et sur son refrain qu’il nous adresse : ce soir je vous quitte.  Mais le public ne l’entends pas ainsi, et Julien non plus n’a pas vraiment envie de nous quitter en fait. Il reviendra deux fois avant de nous laisser avec tout le LØVE du monde, sur une dernière version de Paris-Seychelles : seulement lui et son piano.

Le Bichon a posé ses barrettes pour lâcher sa crinière de lion… A cette bête de scène sensuelle, on n’attendra pas l’hiver pour lui écrire qu’il nous manque puisqu’il reviendra à Toulouse le 19 juin au Bikini.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Équipement utilisé: 5D Mark III (Canon), 1D Mark III, 70-200 L USM, 16-35 L USM II

En Entrevue : Derrick Green (Sepultura)

Sepultura

L’équipe de Thorium a eu la chance de s’entretenir avec le chanteur Derrick Green en pleine tournée européenne et de passage à Toulouse le 25 Février dernier avec le groupe de thrash metal Sepultura.

Do you think that your fans greeted your last album differently than Kairos, and why?

We usually change, from each album. Naturally it was the first album with Casagrande Eloy playing the drum with us and the producer was robinson, so it input as well. So I think a lot of different elements actually made the comparison of the two albums, they are really different and bring different fans as well.

 

20 years after the success of chaos AD, what would you say to the people who pretend that Sepultura died when Max left?

I wouldn’t really say anything to them, it’s really their decision, you know they really do actually go to a show, to have an actual opinion, to know what they are talking about. I would say they probably have to check out the show, and go to the show and actually make up their mind for themselves, think a lot of people are following us, groups of people, you know I have found out that people like to follow the flock. It has always been that way with people kind of following flocks. But I think one thing is really good with underground music and all that alternative music, it was an appeal to the people who didn’t mean to follow the flock. Think a lot of group would need to go back to that. I have seen it, happening more and more, people becoming kind into the same thing, doing the same things ’cause everybody else is. Now I want it to stand out. People who really wanna make up their own decisions, and make a step forward to go to the show.

 

How do you deal with the generation gap with the brand new and talented drummer Eloy?

I think it’s great, I think there are a lot of things that we’ve learn from him, he definitely mean very much for us. I don’t think it’s really a problem that Eloy is younger, he’s capable at what he does. I don’t think is a typical 22 year. He adapts himself to the situation, it’s really quick and it’s incredible for everybody.

 

Would you say that all this changing line up has been a weakness or does it make the strength and the special touch of Sepultura?

I think is just the reality , I don’t think it was actually a question of weakness when you have somebody leaving your group, but the major changes I don’t think we could be here today without all the major changes of course. And I think we’re in a very gifted position, the position that you really have to really work hard. I think that a lot of people really feel what we have or they are kind of actually involving despite all the changes and everything we’ve being able to do what we truly love to do

 

Let’s talk about rumors and murmuring… Is there a real danger for the name of Sepultura?

No absolutely not. I think rumors and all those things have always been, since the very beginning. As far as 1996 when the first split happen, it was the exact same question. As far as People rumors with what’s going on. Nothing is really changing even when there was another Cavalera in the band, it’s the same, it was the exact same thing.

 

Would you that the French public has been loyal these years?

Absolutely!! I think it’s actually going stronger, I noticed that the people are really accepting and sticking to Sepultura. It’s something truly incredible. We’ve been able to play in many different places in France like festivals, club gigs, it just seems like it’s really growing in anyways.

 

Is there one French show that remains in your memories?

The first time we played in France, it was in Paris, opening for Slayers, and it was at Le zenith, it was exciting! Also in my memory the first Hellfest.

 

“The Mediator Between head And Hands Must Be Heart” words of Fritz Lang from his movie Metropolis, is that kind of a claim?

Is nothing really to do so much with the movie himself and the album, but the title was something really strong and it’s what is happening nowadays you know lot of people losing touch of why they are doing certain things and they are letting the heart behind, it is what makes everybody human and become so robotic, it’s something that is constantly around. It’s something that can’t happen if you always do something with the heart, you know the passion behind what you are doing.

Entrevue par : Ottavia Marangoni

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo : Jérôme Jacques

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