Articles Tagged with: 2018

L’Electro Alternativ revient pour une 14ème édition @ Toulouse

Dès la fin du mois, tout Toulouse va s’enflammer durant un mois aux rythmes des musiques électroniques et digitales grâce à la nouvelle édition du festival Electro Alternativ. Bouillonnante, la programmation a été dévoilée et on vous la présente sur Thorium Mag.

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2248965835121254/?t=0


Une affiche variée et pour tous

 

[learn_more caption=”Au Bikini”]

Vendredi 24 Août // 23h00-05h30

 

En coproduction avec le Bikini

Depuis trois ans, le pre-opening du festival incarne l’occasion parfaite d’inviter des artistes Techno incontournables. Après Jeff Mills en 2015, Octave One et Electric Rescue l’année dernière, nous avons cette année l’honneur d’inviter Rodhad et Monoloc pour une Dystopian night qui restera gravée dans les mémoires !

 

Billetterie  // Événement Facebook // Lien du site

 

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2248995975118240/

Samedi 25 Août // 23h00-05h30

 

Cette année nous n’avons pas un mais deux pre-opening ! Pour ce deuxième pre-opening avec les Productions du Possible place à la drum&bass ! Avec les incontournables Dirtyphonics et les russes de Teddy Killerz la scène du Bikini va s’enflammer !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2249004821784022/

Vendredi 07 Septembre // 19h00-23h00

 

Let’s go pour 3 semaines d’Electro Alternativ ! On commence les hostilités au Bikini avec un opening gratuit ou se succéderont Lecomte de Brégeot et Temper sur la terrasse avec un interlude performance mené par Alex Augier avec son show “nybble” dans la salle. Puis pénétrez intégralement dans l’ambiance du festival avec un after toujours au Bikini en mode electronica / techno : Electro Alternativ #14 w/ Bjarki, Chloé, Irène Drésel

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2280457865305384/

Vendredi 07 Septembre // 23h55-05h30

 

Pour cette soirée d’ouverture l’Electro Alternativ laisse place à l’electronica, douce et brutale elle sera représentée avec ferveur par trois virtuoses du genre : Bjarki, Chloé et Irène Drésel.

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2268651429819361/

Jeudi 13 Septembre // 23h00-05h30

La tournée du label de Boris Brejcha “FCKNG SERIOUS”, intègre le festival !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2328240913860412/

Vendredi 14 Septembre // 23h00-05h30

 

Electro Alternativ donne carte blanche au collectif Bon Entendeur !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2278071422210695/

Samedi 15 Septembre // 23h00-05h30

 

Un plateau exceptionnel qui ne s’est jamais produit à Toulouse, composé de Regis, Tijana T et SHXCXCHCXSH. Tout ça pour une soirée techno industrielle qui va faire trembler le Bikini !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2250570028294168/

Dimanche 16 Septembre // 15h00-20h00

 

Pool Party avec carte blanche pour Kartell

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/le.bikini.toulouse/videos/10156403256065295/

Vendredi 21 Septembre // 23h00-05h30

 

L’incontournable soirée dubstep au Bikini de l’Electro Alternativ a le grand honneur cette année de recevoir Rusko et AFK en b2b avec Svdden Death pour une nuit pleine de drops sans concession !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2283070218377482/

Samedi 22 Septembre // 23h00-05h30

 

From Detroit to Toulouse ! Berceau de la techno, cette ville ne compte plus les légendes de la techno qui en sont originaires. Pour lui déclarer son amour, le légendaire Carl Craig a lancé le projet Detroit Love présenté dans les clubs du monde entier. C’est donc cette fois-ci au tour du Bikini de recevoir Carl Craig lui-même, Kevin Saunderson et Kyle Hall !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2265299713487866/

 

[/learn_more]

[learn_more caption=”Dans Toulouse”]  

Samedi 08 Septembre // 20h00-00h00 // Le Metronum

 

En coproduction avec Noiser

Une soirée sous le signe de la darkwave, le Metronum va se remplir de noirceur pour laisser place à l’expression de la musique la plus pure et brutale. Les connaisseurs le savent et pour ceux qui ne connaissent pas encore Perturbator c’est une occasion unique de découvrir son univers.

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2266901623327675/

• Mardi 11 Septembre // 20h30-22h00

Raving Iran” à l’ABC

 

Mercredi 12 Septembre // 14h00-16h00 ET Jeudi 13 Septembre // 19h00-20h30

Aurora, Omicron Persei 8” au CCB

 

Vendredi 14 Septembre // 20h30-22h30

Chambre 5 – Anatomie du néant” à la Grainerie

 

Mardi 18 Septembre // 20h30-22h00

L’Écoute virtuose” à l’ABC

 

Mercredi 19 Septembre // 10h00-18h00 ET Jeudi 20 Septembre // 10h00-18h00

Workshop au CCB

Jeudi 13 Septembre // 20h00-23h00 // Le Rex

La musique électronique fait ses gammes avec la musique classique, à la manière de pontes tels que Nils Frahm, Jon Hopkins ou Olafur Arnalds, Laake se saisit du piano et provoque un trance musicale à coup de beats. De leur côté le duo de Saåad propulsera de la drone envoûtante et entêtante !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2268652509819253/

Vendredi 14 Septembre // 22h00-05h30 // Le Phare

 

Cette année, le festival réinvestit le Phare pour une soirée dédiée à la trance, scénographie et système son seront mis en place pour l’occasion ! C’est avec une immense joie que nous accueillerons Hilight Tribe pour un live inoubliable ! Mais aussi Mandragora, La P’tite Fumée, Styker, Kalki, tous les amateurs seront ravis, de la natural trance à la psytrance en passant par la trance progressive !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2250558911628613/

Samedi 15 Septembre // 18h30-23h00 // Les Abattoirs

 

Comme chaque année LE rendez-vous immanquable de l’Electro Alternativ aura lieu sur le parvis des Abattoirs, lieu emblématique de Toulouse qui se transforme pour l’occasion en dancefloor géant. Se succéderont aux platines Sam Paganini, Paul Ritch et La Fleur !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2250565294961308/

Jeudi 20 Septembre // 20h00-00h00 // Le Metronum

 

La darkwave et la Synthwave font partie des genres les plus expérimentaux de la musique électronique, prenant leurs racines dans le punk, cette musique industrielle noire remue toutes vos émotions. Avec Primary, l’electro alternativ invite un des maître du genre en ce moment The Soft Moon et les Toulousains de Blind Delon !

 

Billetterie // Événement Facebook // Lien du site

 

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2268654486485722/

Dimanche 23 Septembre // 16h00-00h43 // Les Jardins de L’Olympe

 

Depuis 14 ans, nous nous efforçons de faire vibrer Toulouse au rythme des musiques électroniques, et pour clôturer ces 3 semaines de festival nous investissons un nouveau lieu : Les Jardins de l’Olympe. Pour l’occasion la crème de la crème des DJ toulousains se succèderont avec une déco réalisée par Candyhouse !

https://www.facebook.com/electroalternativ/videos/2336055109745659/

 

Événement Facebook // Lien du site

 

 

 [/learn_more]

 

 


Zoom sur …

Deuxième pré-opening, avec les Productions du Possible
Le Samedi 25 Août au Bikini, de 23h à 5h
Billetterie ici

Soirée placée sous le thème de la Drum’n’Bass, elle mettra d’entrée la barre très haute avec 4 noms prometteurs. La partie locale sera assurée en premier lieu par Etienne Bacqué, alias Midn8Runner. Le jeune toulousain aura l’honneur de faire entendre ses Obnoxious ou Earthbound dans un Bikini qui sera certainement survolté. Puis viendra l’heure de The Clamps, autre toulousain proposant une drum’n’bass évoluée et moderne. Entre plusieurs projets musicaux et vestimentaires, il pourra promouvoir “Odyssey”, son album sorti en 2018.

Sera aussi présent le trio russe le plus connu de la scène dubstep et hardtek, Teddy Killerz. On passera donc au niveau au dessus avec un groupe ayant notamment tourné avec Skrillex ou encore Modestep. Connus pour ne pas faire dans la dentelle, ils apporteront la touche de folie russe si souvent vérifiée sur la scène techno.

Enfin, il est l’un des groupes français de référence à l’heure actuelle : les parisiens de Dirtyphonics. Leur show incontournable promet de mettre une claque à tout le public, à grand renfort de bass music !

 

https://www.youtube.com/watch?v=ggaxXT-IOGU

 

 


Plus d’infos

 

Du 24 août au 23 Septembre
Plus d’informations sur le site web, le Facebook, le Twitter ou le compte Instagram.
Billetterie disponible ici

 

 

David Vacher

Ecaussystème Festival – Jour 3 : Suprême NTM + Mat Bastard + Jimmy Cliff @ Gignac (Lot)

Dimanche 29 Juillet – Déjà le dernier jour de ce très bon festival de l’Ecaussystème ! Fort heureusement, il nous reste de bons groupes à voir pour une soirée qui s’annonce éclectique.

On commence avec beaucoup de retard qui a du fâcher les 7000 festivaliers de ce soir. En effet, Jimmy Cliff ayant rallongé ses balances, le site n’ouvrira qu’au alentours de 19h30-20h, laissant certains et certaines sous la chaleur depuis les 17h30 officiels. Cela ne gâchera pas la joie du public qui entrera sur le site en courant … vers le cashless, laissant le devant de la scène étonnamment désert tandis que Jimmy Cliff commence son concert. Il passera tous ces classiques avec en train et une bonne énergie ! Ne manquant de faire notamment la BO du Roi Lion, sa musique hyper rafraîchissante est parfaite pour entamer ce dernier soir, tandis que le soleil couchant donne à Gignac un air estival. Néanmoins, on trouvera le set un peu long, et la rythmique étant souvent similaire on se lasse un peu sur la durée, admettant néanmoins qu’en musique de fond pour profiter de la restauration locale, Jimmy Cliff semble parfait. Le set se finira aussi tranquillement qu’il a commencé, et nous amène tout doucement vers le  deuxième groupe.

 

À chaque festival, sa claque : la nôtre est maintenant ! On avait déjà été incroyablement surpris aux Déferlantes lors du passage de NTM, et celui d’aujourd’hui à confirmer notre impression. Pourtant, le profil du show était différent : on avait trouvé Joey Star un peu en dessous et Kool Shen au top de sa forme. Aujourd’hui, ce-dernier était toujours bien présent, mais Le Jaguar a tout emporté sur son passage et a assuré le show à lui tout seul. Une inspiration monumentale, une présence scénique indéniable et une force de caractère qu’on lui connaît bien : voilà le mélange explosif qui a subjugué l’Eccausystème. Une grosse claque en somme, et un show qu’on vous conseille évidemment de voir un de ces jours, ça vaut vraiment le tour !

 

Là encore, on ne devrait pas s’ennuyer. L’ex-chanteur de Skip the Use, le belge Mat Bastard, était en charge de passer après l’énorme performance de NTM, et il s’en est clairement bien sorti. Ramenant avec lui un personnage scénique qu’on lui connaît désormais, il a comme toujours associé engagement et humour dans un show … survitaminé. Sauts par ci, poses par là ; Mat Bastard était à l’image du reste de son groupe en pleine forme pour le plus grand plaisir des lotois. D’une reprise de Louise Attaque à “La jeunesse emmerde le front national” en passant par son irremplaçable Rosemary – entraînant le public à lever un beau doigt universel, on a eu une palette super riche de ce qu’ils peuvent faire. Rien à redire, si ce n’est que comme le précédent, ce concert est vraiment à faire à l’occasion rien que pour l’animation scénique.

 

Avec un long voyage qui nous attend, on repart sur cette très belle note, qui vient souligner la super qualité de l’Ecaussysteme. Cette année encore, entre le site super agréable et la prog’ très attirante, le festival made in Gignac gagne en importance et une grande place aussi dans notre sélection des festivals à faire dans ce coin de la France. Il reste encore quelques questions qui se posent, entre le nombre et la nature des toilettes sur le site (c’est plus important qu’on ne le pense) ou encore la sélection des artistes.. Effectivement, malgré une affiche qui, personnellement, nous a plu ; on se demande encore si le mélange Rap/Reggae/Electro n’était pas un peu ambitieux quant à la différence des publics respectifs. Avec des chiffres d’audience tristement faible (environ 7000 par soirs, sur une jauge de 13000), la cohérence de la programmation est d’autant plus importante ; mais il nous tarde néanmoins de retrouver “l’Ecau” dès l’année prochaine.

Photos : Antony Chardon

Rédaction : David Vacher

Ecaussystème Festival – Jour 2 : Protoje & The Indignation + Parov Stelar + Soja + Panda Dub – Circle Live @ Gignac (Lot)

Samedi 28 Juillet – Seule soirée sans rap ce soir, mais avec une belle programmation Reggae-Electro qui devrait ravir le public assez jeune de l’Ecaussysteme. Une soirée sous le signe de la légèreté donc, bienvenue après une forte chaleur sur le camping et le village de Gignac.

On commence donc dès 20h avec un groupe made in Jamaïque mené par Protoje, homme à tout faire qui porte aujourd’hui une part du reggae moderne. Sa musique est hautement colorée, et sur scène cela bouge gentiment face à un public aussi peu nombreux qu’hier. Un live assez enthousiaste, malgré des paroles plutôt indignées à l’image de ce que le reggae d’aujourd’hui a tendance à souvent proposer. Sur un soleil tombant et un site loin d’être plein, c’est parfait pour débuter doucement ce Samedi.

 

On a appris dans la journée que Soja, initialement en deuxième place ce soir, a eu une panne de bus ; forçant l’organisation à réarranger la prog’ autrement en faisant passer Parov Stelar second. Un changement rapidement pris (on saluera ici l’efficacité de l’organisation), et un peu “forcé”, mais qui risque de nuire à la cohérence de ce soir. 9 jours après son passage à Pause Guitare (dont on vous parlait ici), on retrouve le groupe phare de l’électro-swing. C’est logiquement que l’on retrouvera le même set, le même décor ; et on a pourtant l’impression que le DJ autrichien et sa bande ont un poil plus d’énergie ce soir (bien que cela reste difficile à juger, dépendant du public, de la prog’ générale etc.). En tout cas, d’ All Night Long à Clap Your Hands, c’est vraiment sympa à voir avec notamment un jeu scénique intéressant du trio de cuivres. Faisant transition entre le jour et la nuit sur Gignac, cela respire l’ambiance de festival !

 

Nous sommes rassurés, Soja est arrivé à temps pour monter sur scène après un changement de scène. Seulement voilà : il manque les balances et cela va grandement se faire ressentir après coup. On ne saurait blâmer personne ici, si ce n’est le hasard, mais c’est dommage car le show va être impacté de plein fouet, et on aura beaucoup du mal à apprécier (et donc à vous raconter ici) le live. Qui plus est, comme nous l’avions pressenti, le reggae derrière l’electro swing n’est pas vraiment optimale pour l’ambiance générale de la soirée. Notons quand même que des efforts communs ont été faits, du groupe d’abord d’être venu malgré tout jusqu’au public qui laissera de côté l’aspect sonore pour vibrer sous les good vibes du groupe.

 

On finit en grandes pompes avec le très bon show de Panda Dub. Le DJ de Dub venant tout droit de Lyon a mis une ambiance de feu sur le site ! Avec un décor minimaliste, entre une table de mix et une sculpture un peu abstraite, ils s’accompagneront d’un show light extrêmement efficace pour finir cette soirée sur une note de plénitude qui envahira les 7000 personnes présentes. Aucune surprise donc à savoir que Panda Dub promettait du lourd, et nous l’a bien donné. C’est sur ce finish que nous retournons au camping, beaucoup plus animé que la veille, où sono à fond et discussions un peu fortes feront sentir l’ambiance d’un festival de camping en attendant le lendemain.

Photos : Antony Chardon

Rédaction : David Vacher

Ecaussystème Festival – Jour 1 : IAM + Bigflo & Oli + Tha Trickaz @ Gignac (Lot)

Vendredi 27 Juillet – La saison des festivals se poursuit en cette fin de Juillet avec un événement qui devient de plus en plus incontournable : L’Eccausysteme. Situé à Gignac au cœur du superbe département du Lot, ce festival assez pittoresque surprend d’année en année par des programmations alléchantes. Retour sur cette édition 2018, tournée vers le Rap et le Reggae.

Situé tout de même à 2h30 de Toulouse, nous arrivons trop tard pour voir le concert du groupe découverte Païaka mais assez tôt pour découvrir un camping assez peu rempli étonnement. La disposition du site, des parkings et du camping est similaire à l’année dernière avec en prime une flopée de bénévoles pour guider et conseiller dès notre arrivée : on se sent déjà chez soi. Après une rapide installation au milieu des déguisements et autres « Apéroooss » criés par-delà tout le camping, rendez-vous sur le site qui n’a pas changé si ce n’est qu’il a grandement gagné en largeur. On apprécie toujours ce terrain en pente qui permet à tous (et notamment aux plus petits) de tout de même pouvoir profiter des concerts. Côté scène (désormais joliment décorée), Bigflo & Oli sont fidèles à eux-mêmes avec le set habituel. Toujours une longue intro vrombissante suivie d’un des morceaux  qui porte le nom de leur dernier album : La Vraie vie. Toujours le même décor et cette maison désormais symbole de leur scénographie, pour un live bienvenu en ce début de festival.

Deuxième groupe et déjà une tête d’affiche ! On rentre dans du rap un peu plus sérieux, et on passe de Toulouse à Marseille avec IAM. On avait été superbement surpris de leur live au Zénith avec une scénographie méticuleuse et impressionnante ; il en sera de même à l’Ecaussysteme. Le groupe mené par les flows d’AKH et de Shuriken est toujours impeccable musicalement, avec une justesse et une intensité toujours au rendez-vous. Entre l’Ecole du Micro d’Argent et Petit Frère, cela fait du bien de revoir les classiques pour un album qui, incontestablement, reste l’un des plus influent dans le rap français encore aujourd’hui – et vue leur attitude sur scène on comprend pourquoi.

On finit par un groupe qu’il nous tardait de découvrir, aux confluents du hip-hop, de la trap, de l’électro et de la bass : Tha Trickaz. Ils font partie des groupes influents de la scène electro, à l’image de The Prodigy qu’on découvrait il y a peu aux Déferlantes. Au final, bien que Tha Trickaz soit un peu plus calme, on retrouve la même folie et la même fureur dans leur set et le public (peu nombreux étonnement) ne s’y trompera pas puisque la majorité restera après IAM. De quoi finir en beauté ce premier soir qui annonce un festival de qualité à Gignac.

Article : David Vacher

Photos : Antony Chardon

 

 

Les Déferlantes 2018 : une édition retentissante ! @ Argelès-sur-mer (France)

Les Déferlantes – Ambiance

7-10 Juillet 2018 – Rendez-vous dans un des plus beaux cadres qui nous ait été donné de voir durant un festival, à savoir le Château de Valmy sur les hauteurs d’Argelès-sur-Mer. C’est là que se déroule chaque année l’un des plus gros festivals du Sud de la France, avec cette année en tête d’affiche des Déferlantes Lenny Kravitz, NTM, Prophets of Rage et tant d’autres. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de vous fournir, comme nous vous le promettons habituellement, de photos de tous les groupes du fait d’un refus au dernier moment de l’organisation ; ainsi proposons nous en échange un récit des faits marquants de cette année.

 


JOUR 1

Lenny Kravitz

Le premier jour a été pour nous l’occasion de découvrir le site, mais avant tout la très bonne organisation du festival qui a mis un réseau complexe de navettes entre le centre-ville et le lieu du festival. Sur place, le site en forme d’amphithéâtre permet à tous de voir les deux scènes installées côté à côté, formant un angle d’environ 120°. De très nombreux bars et restaurants sont aussi mis à disposition, avec néanmoins deux (gros) défauts : les écocups ne sont pas repris et la (mauvaise) bière est à un prix exorbitant. Pour le reste, l’emplacement est vraiment agréable avec un superbe point de vue en première loge du coucher de soleil ; parfait pour ceux qui veulent se poser un peu durant la soirée.

Côté musique, on arrive pour le show toujours aussi passionnant de Her puis le live assez rock de Portugal. The Man et le show Vianney (un peu plus mou qu’habituellement néanmoins, surement dû au groupe qui l’accompagne désormais sur scène et qui ne le pousse pas à sauter partout comme avant). Mais c’est surtout Lenny Kravitz qui fait office ce soir de tête d’affiche. La légende américaine a clairement assuré le show en entraînant ses incontournables à l’instar de Are you gonna go my way ou It ain’t over ’til it’s over, proposant un live bien calibré entre balades et titres plus rock. On a ainsi pu découvrir toutes les facettes de son immense carrière, bien que selon nous il manquait un poil de pep’s par moment, mais rien qui ne puisse gâcher la fête.

La soirée se finira avec Martin Solveig, que l’on retrouvera à la Prairie des Filtres quelques jours plus tard. En attendant, il adaptera son live au public de ce soir, soit un set beaucoup moins électro que ce qu’il est en mesure de faire habituellement. De fait, on trouve cela dommage car la prestation du “DJ” est assez déplorable artistiquement parlant, tandis qu’il est capable de faire de très bons mixs par ailleurs. Néanmoins, il mettra une très bonne ambiance et après tout c’est le plus important.


JOUR 2

Les Déferlantes – Ambiance

Comme un petit air de hip-hop sur le Château de Valmy en ce deuxième jour, avec tout d’abord R-Can et son rap parolier. Il sera suivi par The Stranglers (qui manquaient un peu de peps) et de l’intarissable Francis Cabrel qui a fait soulevé les foules avec les incontournables Petite Marie ou La Corrida. Le public était au rendez-vous en reprenant en cœur la quasi-totalité des chansons, preuve que Francis Cabrel est bel et bien toujours là auprès des jeunes et des moins jeunes.
Deuxième groupe rap et premier coup de cœur ce soir : Rilès. Le projet totalement DIY était déjà très intéressant sur le papier, de même que ce jeune rouennais qui est tout à la fois producteur, auteur, interprété et BeatMaker de ses tracks. Mais le live l’est d’autant plus, avec notamment une troupe de danseurs venant de temps à autres placer des moves entre le hip-hop et le contemporain, figurant de la plus belle des manières le flow de Rilès. Son flow très fortement inspiré du rap US est maîtrisé à la perfection, son liveshow aussi : c’était un live des plus complets et des mieux pensés.

Mais les pontes arrivent sur la grande scène, sous d’énormes lettres en fond de scène : un N, un T et un M. Quel show ! Même si la voix du jaguar passée assez mal au travers du système sonore ce soir, ils sont sur scène et malgré leurs 100 ans à eux deux de véritables bombes atomiques qui ont mis une ambiance de malade à Argelès à grand renfort de classiques comme Ma Benz ou Laisse pas traîner ton fils. Décidément, les anciens du rap français se portent bien, et ils nous tardent de les retrouver avec IAM à l’Ecaussystème.

On finira avec une touche de légèreté portée par Massilia Sound System. Pourtant habitués à mettre l’ambiance, ils nous ont pourtant paru un peu fades ce soir, notamment après l’énorme show des deux parisiens de NTM. 1-0 pour Paris, avec en plus un show marseillais déjà vu et où nulle place n’est laissée à l’improvisation : les mêmes blagues et les mêmes répliques que l’an dernier aux Bulles Sonores. Dommage.


JOUR 3

Prophets of Rage

Elle s’annonçait pour nous comme LA soirée de ces Déferlantes avec une programmation particulièrement lourde. Cela commence pourtant toute en fraîcheur avec le rock de The Hunna et la pop enflammée d’Hollysiz. S’en suivra le rap parolier d’Eddy de Pretto, que l’on attendait sur le qui-vive après son ascension fulgurante sur la scène française. Au final, le partage dont transpire ses chansons se ressent véritablement sur scène : il semble honnête, humain et ca ne manquara pas de plaire au public présent en moins grand nombre que sur les deux premiers soirs.

On attaque à 21h45 (pétante, l’organisation étant hyper ponctuelle) le gros de ce soir avec en premier lieu Prophets of Rage. Cela ne vous parle pas encore ? Alors dites vous que c’est un mélange entre d’anciens membres de Rage Against the Machine, Cypress Hill et Public Enemy ; et ça envoie du très très lourd. Ressemblant réellement à ce que faisait RATM, leur musique sent à des kilomètres à la ronde la rage, la hargne et la puissance ; et d’autant plus en live avec une présence scénique fantastique. L’heure et quart de live va passer à une vitesse grand V, fidèle à ce que nous attendions d’eux.

En voyant le line-up de ce soir, nous avons l’impression qu’Orelsan était là comme une trêve entre l’énergie de Prophets of Rage et la folie de The Prodigy. Comparé à son dernier concert au Zénith de Toulouse, nous l’avons trouvé plus juste dans ses placements et plus efficace quant à l’ambiance qu’il a mis dans le parc. Il reprendra la même setlist, avec en intro ET en conclusion un Basique qu’il a l’air d’apprécier.

Il nous tardait de les voir passer en France : The Prodigy est venu inonder de basses et de lights impressionnantes les Déferlantes. Ils ont soutenu leur image de groupe spectaculaire sur scène, avec un set toujours aussi déjanté composé au hasard d’Omen, de Smack my bitch up ou encore Take me to the hospital. Dans le public un pogo assez gentillet mais quasi-continu remuera la fosse avec quelques essais de wall of death et circles pit en prime. De loin, une scène animée par des stroboscopes monstrueux et des basses (trop ?) puissantes pour retranscrire la démence du groupe qui, sur scène, bouge encore beaucoup ! De quoi bien finir une soirée forte en qualité.


JOUR 4

On vous parlait en titre d’imprévus ; ils se sont tous cumulés en ce dernier jour. Comme une malédiction (Garorock et Musilac ont du annulé leur dernier jour), c’est une annulation partielle aux Déferlantes puisque Massive Attack seront absents pour des raisons de santé. Ils annuleront quelques jours plus tard au Mad Cool de Madrid à cause d’un conflit sonore avec une autre scène… Un autre imprévu, positif cette fois : Ofenbach aura du mal à réunir beaucoup de monde au vu du match de l’Equipe de France à la Coupe du Monde (Cocorico !) qui sera retransmise à l’arrière du château, rassemblant beaucoup beaucoup de monde et de drapeaux. Autant dire que Liam Gallagher (qui devait certainement craindre des prolongations) n’aura pas de mal à chauffer le public … et arrivera même à le refroidir un peu. Une bien pâle prestation avec notamment de gros problèmes de chants viendront réduire considérablement notre attrait pour le show, qui plus est assez mou. Une petite blagounette certainement très sérieuse dans sa bouche sur la future victoire de l’Angleterre sur la France attirera à elle seule plus de réactions du public que ses chansons ; et il finira rapidement en gagnant au passage notre prix de la déception du festival.

On a été comblé hier avec la prestation de Prophets puis de The Prodigy, c’était sans compter celle qui nous attendait du côté des Shaka Ponk. On va être clair : il va nous manquait quelques mots pouyr décrire le show tout bonnement parfait du groupe au gorille le plus connu de France (sacré Goz !). Commençant lentement avec un slam, on découvre avant tout un fond de scène sublime, mettant en scène des gorilles au travers d’un animé sublime. On dévore les 2-3 premiers morceaux … et c’est parti. Après avoir rejoint le public, Frah va se frayer un chemin jusqu’à la fontaine qui, depuis 4 jours, ennobli le parc. On repère alors l’escabeau situé à côté, qui présage bien de la suite. Et ca ne ratera pas : Frah se retrouve rapidement en haut de la fontaine, endroit visiblement stratégique pour lancer un circle pit tout autour qui sera bien mieux suivi que ceux de la veille sur The Prodigy. De là, il slamera sur le circle pit avant de se diriger vers le bar. Tel Goz l’aurait fait, il va grimper dessus afin d’assurer deux morceaux puis rejoindre la scène pour finir le live “au calme” … mais il fallait visiblement finir en beauté. Il empilera 3 cubes (qui servait jusqu’alors de décor sur scène) avant de monter dessus – à une hauteur d’environ 1 Frah et demi. On s’attendait à ce qu’il chante de là-haut, mais nous l’avons sous estimé puisqu’il se jettera sans trop prévenir dans la foule pour un dernier slam d’anthologie, qui sera bien sur accueilli par une ovation – sauf la partie du public en charge de réceptionner son saut évidemment. Un live unique qui demeurera malgré les beaux noms comme la meilleure prestation des 4 jours, sans trop d’hésitation.

Un dernier imprévu peut-être ? Axwell Λ Ingrosso auront du retard puisque l’annulation de Massive Attack a chamboulé l’organisation ; et l’orga a décidé de faire jouer Shk Pnk ET Axwell Λ Ingrosso sur la même scène, entraînant un délai pour le changement de plateau. Ce délai (au départ de 20 minutes) sera comblé par un DJ dont le nom restera inconnu mais qui assurera un set de minimale ; set qui durera finalement plus de 45 minutes. C’est trop pour beaucoup de gens, et un rush vers la sortie s’organisera petit à petit. Dommage pour les suédois qui assureront un shiw du coup assez court mais qualitatif à base de pas mal de visus, pyrotechnique etc.

En somme un festival qui, malgré les désagréments pour tous les médias venus pour rien, s’avère une belle réussite. Entre le show Prodigy, celui de Shaka Ponk ou encore la Coupe du Monde, il laissera de beaux souvenirs aux dizaines de milliers de personnes ayant fait le déplacement ; compensant les désagréments du dernier jour (dont le festival n’est pour rien d’ailleurs). Les navettes mises en place et le cadre idyllique en font un festival très agréable, et il nous tarde désormais de connaître l’affiche 2019

 

Photos : Antony Chardon

Rédaction : David Vacher

Crystal Lake + Landmvrks + Ice Cold Shot @Connexion Live (Toulouse)

9 juillet 2018. Lundi soir, 19h30 et une file d’attente est formée devant le Connexion Live. Ce soir ce n’est pas pour le foot que l’on s’attroupe mais bien pour du gros son. Deadly Rhythm, qui organise sa dernière date de l’été, en accord avec Alternative Live, nous  offre les japonais de Crystal Lake sur un plateau. Avant cela, on retrouve les toulousains d’Ice Cold Shot et les marseillais de Landmvrks pour se mettre en bouche. Pour l’instant il faut surtout compter sur un bon vieux retard. Les japonais sont arrivés un tantinet à la bourre – problèmes sur la route – et tout le planning en est chamboulé. Pas de quoi paniquer, le bar est ouvert, il fait chaud, alors autant en profiter pour échauffer sa gorge et son foie.

Les portes finissent par s’ouvrir et le set des toulousains n’est pas long à commencer. J’avais déjà pu voir les garçons à l’action lors de la dernière édition du Louder Fest où j’avais été agréablement surprise par leur prestation. Ce soir au Connexion Live les circonstances sont un peu différentes mais le groupe commence très fort et le public est assez réceptif. Le set va vite, les musiciens enchaînent de manière fluide et ne perdent pas trop de temps avec le blabla. Tout cela va peut être trop vite d’ailleurs, j’ai l’impression qu’au fil des morceaux le dynamisme des membres sur scène diminue et la qualité du son suit le même chemin. Cela ne semble pas déranger les quelques – déjà- fans présents dans la salle qui se chamaillent gentiment dans le pit au son des riffs énergiques d’ICS. Une bonne mise en jambe pour commencer la soirée, et surtout, un choix de programmation qui a le mérite d’être dans le même style musical que la tête d’affiche, ce qui n’est pas toujours évident. Pour les curieux qui veulent en découvrir un peu plus, le groupe vient de sortir son premier album Weakness écoutable ici.

Presque sans transition, on passe à Landmvrks ! Ce n’est pas la première fois que les marseillais passent à Toulouse mais j’ai personnellement toujours trouvé le moyen de les rater. L’heure de la séance de rattrapage est enfin arrivée. Les premières notes résonnent dans la salle et je suis déjà agréablement surprise par la qualité du son. C’est propre ! Et vous et moi qui connaissons le Connexion Live savons que c’est assez rare pour être souligné. Les cinq garçons viennent de monter sur scène et c’est déjà la kermesse devant la scène, je n’étais manifestement pas la seule à attendre leur venue. La salle n’est pas pleine à craquer ce soir, mais ceux qui ont répondu à l’appel sont au taquet. Les morceaux choisis pour ce soir sont tirés de l’album Hollow, sorti en 2016, ce qui permet aux « trves » d’entonner les paroles de chaque refrain sans trop de problème. Le set est bien équilibré, les gros moments de bagarre sont contre balancés avec des morceaux plus calmes, notamment Winter que toute la salle reprend en chœur. Les morceaux s’enchaînent et les garçons ne faiblissent pas, on arrive à la fin de la performance. Les marseillais décident de nous quitter sur Fantasy suivi de World Of Pain. Dernière grosse explosion de violence avant de dire au revoir aux amis du sud. La salle est moite, le metalleux dégoulinant et le musicien suintant. Il est temps d’aller prendre l’air, se remettre les idées en place et se préparer au typhon Crystal Lake qui se rapproche dangereusement.

CL c’est un groupe qui nous vient de l’autre bout du monde –Tôkyô pour être précise – où ils remplissent facilement des salles immenses – je le sais, j’y étais – mais qui n’a commencé à tourner en Europe que récemment. C’est donc tout naturellement leur premier passage à Toulouse est une sorte de petit miracle pour les fans. L’excitation se fait ressentir dans la salle. Pour vous donner un ordre d’idée, on est sur ce genre de concerts où le public se chauffe sur les balances. Les musiciens sont en place et moi je me faufile devant la scène car je sens que le pit va entrer en état de guerre dans peu de temps et moi je tiens à mon nez. J’avais vu juste, l’intro de Prometheus se fait entendre – coupant au passage Don’t Stop Believing de Journey, le Connexion Live sait toujours bien vous mettre dans l’ambiance entre 2 sets – Ryo Kinoshita arrive, le public explose. Sur scène comme dans le pit c’est un beau bordel qui se joue. Sur scène d’abord, malgré l’espace réduit ça saute de partout et ça headbang dans tous les sens, Shinya à la guitare et Mitsuru à la basse sont juste devant moi et ils sont déjà trempés de sueur. Le chanteur du groupe a décidé de se rapprocher au maximum du public et hurle dans son micro presque en équilibre sur le bord de la scène. Gros regret cependant, et cela continuera tout le set, de ma position, tout devant, on ne l’entend presque pas. Dans le public ensuite, autour de moi ça bouge la tête à se casser la nuque, derrière moi, ça pousse tellement que j’évite de me retourner trop souvent, mais il me semble bien qu’il faille éviter les coups de poing. Les morceaux s’enchainent Matrix, Mercury, SIX FEET UNDER … Les japonais n’ont choisi que du lourd ce soir pour le plus grand plaisir du public. Les esprits s’échauffent, on voit les premiers slams de la soirée, ils ne sont pas trop nombreux aujourd’hui – et c’est tant mieux ! Certains prennent la confiance et montent chanter sur scène en volant le micro du bassiste, ça à l’air d’amuser les musiciens donc pourquoi pas. Petite dédicace à notre cher Tom qui a trouvé le moyen de littéralement s’écrouler sur moi après sa petite incursion sur Apollo, j’ai encore les marques. Mon point d’orgue personnel de la soirée reste la reprise Rollin’ de Limp Bizkit, c’est la troisième fois que je vois CL et ils ne l’avaient jamais joué en live jusqu’à présent … Ne me jugez pas, tout le monde aime ce morceau. Le Connexion Live dans son intégralité est en eau mais le groupe nous demande de puiser dans nos dernières réserves : Apollo, ALPHA et OMEGA c’est tout un programme. Le set est passé en un éclair, mais il est déjà temps de dire au revoir aux garçons, ceux-ci ont clairement tout donné et nous quittent à grand coup de « Toulouse we love you, ai shitteru Turuzu ». À peine quelques minutes plus tard, alors que la salle se vide Ryo est déjà derrière la table de merch entrain de servir les acheteurs … L’énergie de ce garçon m’impressionne. Ils méritent tous un bon お疲れ様でした。

Cette soirée se voulait, dès le moment de son annonce, prometteuse, et elle n’a pas manqué de nous régaler. Je suis extrêmement heureuse que le public toulousain ait su accueillir les groupes comme il se doit. Merci encore à l’organisation, à la salle et aux artistes d’avoir rendu cela possible.

Auteure : Anaëlle Martin

Guns N’Roses + Volbeat + Seether + Greta Van Fleet… Jour 4 @ Download Festival (Paris)


Lundi 18 Juin 2018 – Après 3 jours très intenses, c’est une programmation plus light qui nous est offerte ce lundi pour patienter avant la dernière tête d’affiche, les Guns’n’Roses. Les menaces d’averses prévues se sont estompées et finalement, par chance, ce dernier jour nous réserve lui aussi un ciel bleu avec quelques nuages.


The G (15h00-15h40 // Wardbird Stage)


Baronnes (15h20-16h00 // Main Stage)


The Pink Slips (16h00-16h40 // Wardbird Stage)


Jonanthan David (16h40-17h20 // Main Stage)


Greta Van Fleet (17h20-18-20 // Wardbird Stage)


Volbeat (18h20-19h10 // Main Stage)

On commence assez tard aujourd’hui, avec Volbeat sur la Main Stage 1. Les danois ont la lourde tâche de jouer juste avant les Guns, tâche qu’ils accompliront avec succès. Interprétant principalement des titres de leur dernier album Seal the Deal and Let’s Boogie, le groupe va chauffer le public à blanc avec son heavy metal et la voix si particulière du chanteur Michael Poulsen. Quelques plus vieux titres sont également joués, notamment un des plus connus du groupe, Still Counting, offert en guise de conclusion d’un show très dynamique, et d’une très bonne introduction au final explosif de ce festival.


Seether (18h50-19h50 // Wardbird Stage)

En attendant les Guns, c’est le groupe Seether qui est chargé de clore la programmation alternative du festival sur la scène Warbird. Leur dernier album Poison the Parish étant sorti en 2017, c’est logiquement lui qui sera le plus représenté lors de ce concert, aux côtés du mythique Disclaimer qui leur a apporté la célébrité en 2002. Stoke The Fire ouvrira le bal, suivi de Gasoline. Les spectateurs ne sont pas très nombreux, les gens préférant certainement se trouver une bonne place sur la Main Stage 1, mais il est très motivé : on sent presque la chaleur sortir de sous la tente… Les chansons s’enchaînent rapidement pour arriver à un final en apothéose sur les titres Fake It et Remedy. Un bel échauffement avant le vrai marathon de la soirée : les 3h30 de concert de Guns’n’roses.


Guns’N’Roses (20h00-23h30 // Main Stage)

Après une vidéo d’introduction un peu trop longue (15/20 minutes), les Guns arrivent enfin sur la chanson It’s So Easy. En plus des nouveaux membres du groupe, Axl Rose, et sa traditionnelle chemise autour de la taille, est à nouveau accompagné depuis 2 ans des membres originels du groupe : Slash évidemment, et ses traditionnels chapeaux et lunettes noires, et Duff McKagan à la basse. Le concert démarre sur les chapeaux de roues avec Mr Brownstone, Chinese Democracy et la mythique Welcome To The Jungle, avant de distiller ingénieusement ici et là tous les méga-tubes du groupe : Sweet Child O’ Mine, Knockin’ On Heaven’s Door, You Could Be Mine, November Rain, Live and Let Die… Des balades comme les magnifiques This I Love ou Don’t Cry viendront calmer le jeu entre les autres titres, beaucoup plus énergiques. Des reprises seront également de la partie : Black Hole Sun, en hommage à Chris Cornell, mais également une superbe impro sur Wish You Were Here des Pink Floyd. La setlist est vraiment très bien équilibrée entre les différents styles, et malgré la longueur du concert, on ne s’ennuie pas une minute. Les chansons sont souvent ponctuées de solos improvisés de Slash, qui ne faillira pas une seconde à sa mission et assurera le show au moins autant que le leader.

De bout en bout on sera impressionné par le professionnalisme des musiciens, mais également de la mise en scène : effets visuels, vidéos, flammes, jets de confettis, et même un feu d’artifice sur le final – sur fond de Paradise City ! Une conclusion en apothéose pour ce show dantesque, et surtout pour cette édition 2018 du Download, qui ne pouvait décidément pas rêver mieux.

Il est maintenant l’heure de rentrer chez soi et de tirer le bilan de ce festival. Si la fréquentation a été décevante (notamment à cause des grèves SNCF, mais aussi certainement à cause de la concurrence féroce du Hellfest et de son public d’habitués), elle l’a été moins que l’on pouvait imaginer en arrivant le vendredi. Le festival a en effet bien fait le plein les samedi et dimanche, et il peut d’ailleurs remercier la météo qui a été assez clémente au final et aura évité toute pluie sur les 4 jours. De mon côté, après avoir eu des retours assez négatifs des années précédentes, je n’ai finalement pas été déçu : le Download, après 2 années à se chercher, commence à gérer au niveau de l’organisation. Tout est encore loin d’être parfait c’est sûr, il y a encore bien des choses à améliorer, mais dans l’ensemble je ne vois aucun gros point noir qui pourrait empêcher quelqu’un d’apprécier son week-end. La programmation était au top cette année, avec des groupes qui ont mis le feu et des concerts fantastiques : on retiendra bien évidemment les shows magistraux des Guns N’Roses et des Foo Fighters, mais également pour moi le fabuleux moment passé sous la Warbird avec Thrice, les bonnes blagues d’Ultra Vomit et NOFX, la dose de bonne humeur de Royal Republic, l’énergie de Frank Carter… Tous les ingrédients parfaits pour passer un bon festival !

Merci le Download, et peut-être à l’année prochaine, en espérant une affiche tout aussi bonne !

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

Rio Loco 2018 – J2 @ La Prairie des Filtres (Toulouse)

Vendredi 15 Juin – Deuxième journée au Rio Loco qui s’annonce très prometteuse au vu des belles surprises de la veille. Nous avons déjà eu notre premier coup de cœur avec Meute, et l’on espère en avoir de nouveaux dès aujourd’hui. Mêmes conditions météorologiques très instable mais nouveaux groupes donc : on vous dit tout sur Thorium !


Arat Kilo avec Mamani Keita & Mike Ladd

 

Comme la veille (et le lendemain), le début des concerts est donné à 18h30 sur la scène secondaire. Au programme : Arat Kilo avec Mamani Keita & Mike Ladd. Arat Kilo est un groupement d’artistes de Paris proposant, autour d’une composition mêlant cuivres, guitare, basse et batterie, un éthio-jazz assez singulier. Mais ce qui nous a frappé à notre arrivée, c’est surtout la prestance des deux “invités” qui, en réalité, ont l’habitude de tourner avec le groupe français. En premier lieu, Mamani Keita a fait parler sa technique vocale pour apporter, il nous semble, beaucoup de relief sur des morceaux comme Dia Barani ou Angafali. Un véritable enthousiasme sur scène est venu  peaufiner sa prestation remarquable. Mais la chanteuse malienne était accompagnée, dans un choc des cultures, avec le crooner Mike Ladd. Une voix très légèrement éraillée, un effet de saturation et un spoken word/show à l’américaine ont apporté quelque chose d’unique (et, il faut le dire, d’inattendu) pour un spectacle finalement assez complet, de même que la complicité des deux chanteurs et les soli de cuivres. Comme hier, on est rentré dans cette deuxième journée par le meilleur des moyens possibles.


Bachar Mar-Khalifé

 

Deuxième groupe et déjà notre coup de cœur du jour qui répondra donc au nom de Bachar Mar-Khalifé. Coup de cœur musical déjà, avec ce quatuor parfaitement équilibré entre poésie (notamment du piano) et puissance qui nous a prit aux tripes. Mais coup de cœur artistique aussi pour le batteur, Dogan Poyraz ! Rares sont les artistes qui vivent leur musiques à ce point, mais lui possédait en plus une technique incroyable. Cela a du vous arriver de voir des musiciens captivants au point de pouvoir fixer leurs gestes durant plusieurs minutes : Dogan en fait partie. En contrepoint de la douceur du piano, il apportera une puissance remarquable, accompagnée parfois par la voix de Bachar. Le groupe franco-libanais n’a visiblement pas fait que des émules dans le public, mais ont tout de même reçu un bel hommage de ce-dernier. Au delà de l’écouter sur Internet, c’est un de ces groupes à voir en live car leur prestance et la qualité sonore ajoute un intérêt énorme à leur production ; et nous sommes bien contents de les avoir découvert ici.


Ebo Taylor

 

Quelle énergie et quelle prestance encore une fois. Un des piliers de l’afrobeat, le guitariste ghanéen Ebo Taylor, a fait parler son talent pour le premier concert de la grande scène ce soir. Entouré de ses 7 musiciens, il proposera ce soir un show au style complexe, mêlant groove, jazz et autre funk. Malgré ses 82 ans, l’énergie et le feeling sont toujours là, et feront danser tous les locos du public.


Delgrès

 

On retraverse une énième fois cette Prairie des Filtres (qui ce weekend nous paraît infinie) pour aller découvrir sur scène le blues bien ficelé de Delgrès. En hommage à Louis Delgrès (résistant contre le retour de l’esclavage sous Napoléon), on découvre des paroles engagées, mêlant conviction et soif de liberté dans un langage parfois français, parfois créole. Evidemment, la prestance et la hargne de Pascal Danaë (chanteur et guitariste du groupe) ajoutera une dimension supplémentaire à ces textes, de même que le soubassophone y apportera du relief. Le mélange culturel entre le créole et ce blues héritier de la Nouvelle-Orléans fait de Delgrès un groupe tout à la fois parfaitement adapté à l’âme de Rio Loco tout en lui donnant un côté singulier : une bonne découverte en somme.


Kokoko !

 

Groupe phare de cette deuxième soirée, Kokoko! est un alien musical. Sans se risquer sur un quelconque genre tant leur musique dépasse les frontières, la surprise principale reste que leurs instruments sont tous issus de système D et de recyclage ; entre boîtes en plastique et conserves. Le descriptif de Rio Loco nous en apprend plus : “L’idée ? Pouvoir continuer à jouer leur musique de club pendant les coupures de courant, fréquentes sur l’avenue Kato, leur fief au cœur du ghetto de la capitale congolaise.” Mais au delà de cette singularité, la musique en elle-même est assez originale. Indescriptible et alternative, elle n’a pas réussi à nous emballer; mais le groupe tout vêtu de combi jaune n’en reste pas moins fascinant, tant dans leur façon d’être que dans les instruments utilisés. Une curieuse découverte donc, qui sans nous avoir transcendé musicalement a aiguisé notre curiosité.


Altin Gün

 

Parallèlement et pour finir, on se rue vers la scène secondaire pour découvrir le groupe turco-hollandais Altin Gün. Un drôle de mélange qui fera de leur musique une singularité très intéressante. On retrouve quelques intonations de rock mais aussi de chansons traditionnelles turques, portées notamment par le saz (instrument s’assimilant à un luth et tirant ses origines de l’Anatolie et de ses régions voisines) d’Erdinc Yildiz Ecevit. Accompagné d’un piano aux sonorités orientales, leur live est musicalement très riche et on se laisse prendre quelques temps au voyage. Sur scène, sans grands mouvements, on y découvre tout de même un bel enthousiasme qui facilite le partage d’une culture malheureusement trop méconnue. Si jamais, leur tout nouvel album On (sorti le 30 Mars dernier) pourra vous faire découvrir plus en avant ce groupe qui mérite selon nous une écoute attentive.

 

Une deuxième journée fidèle à la première donc. Des coups de cœur, des curiosités et un temps capricieux mais finalement assez clément en ont fait une soirée typique de ce festival si particulier. Vivement demain qui s’annonce comme LA grosse soirée de cette édition 2018.

 

Photos et rédaction : David Vacher

Marilyn Manson + Avatar + The Offspring + Ultra Vomit + NOFX + … Jour 2 @ Download Festival (Paris)

Samedi 16 juin 2018 – Après une première journée plutôt calme, c’est un programme chargé qui nous attend en ce samedi, avec beaucoup de punk et de rigolade !


Bad Cop Bad Cop (12h00-12h40 // Firefly Stage)


Wild Mighty Freaks (14h00-14h40 // Main Stage 2)


Whiskey Myers (14h40-15h20 // Wardbird Stage)



Alcest (15h20-16h00 // Main Stage 2)


Turbonegro (16h00-16h50 // Main Stage)

Nous arrivons vers 16h pour voir Turbonegro, et nous constatons très vite une grosse différence d’affluence avec le vendredi : c’est le week-end et cette fois le public a répondu présent ! Contrairement au vendredi, nous avons cette fois un vrai sentiment de festival : cette oppression de la foule, la queue pour acheter des bières… quelle joie !

Turbonegro, donc. Première fois pour moi, et pas des moindres ! Quelle belle entrée en matière pour ce deuxième jour. Surnommés “Rock’n’roll machine” (plutôt à juste titre il faut l’avouer), les norvégiens assurent un show royal pendant 50 minutes. Personnellement, je les aurais plutôt surnommés les “Village People du rock’n’roll”, au vu de leurs tenues : marin, fermier… j’étais trop loin pour le voir mais apparemment ils étaient aussi maquillés avec du gloss, du mascara, etc… bref, les mecs ne se prennent clairement pas au sérieux et sont surtout là pour prendre (et nous faire prendre) du plaisir. Et ça marche ! On quitte le groupe le sourire aux lèvres pour aller voir la suite.


Betraying The Martyrs (16h50-17h40 // Main Stage 2)


Nothing More (17h00-17h40 // Spitfire Stage)

On se dirige alors vers la Spitfire Stage pour aller voir les texans de Nothing More. Plus petite scène du festival, il faut vraiment se rapprocher pour entendre quelque chose : sur le premier morceau, un poil loin, on n’entendait en effet que la batterie… De plus, il y a au même moment Betraying The Martyrs qui fait beaucoup, beaucoup de bruit sur la Main Stage 2. On avance donc un petit peu pour profiter du son (pas terrible en plus sur cette scène il faut l’avouer) pour mieux prendre une claque au milieu de leur set. Entre quelques chansons plutôt classiques de rock aux accents hardcore, le groupe sort un “instrument” tout à fait inattendu qui va bluffer tout l’auditoire. C’est assez difficile à décrire alors je vais faire de mon mieux : il s’agit d’une sorte de support sur lequel ils vont fixer une basse, qui lui permet de tourner dans plusieurs sens différents et sur laquelle ils vont jouer à plusieurs pendant que le batteur joue un rythme. Le bassiste, à gauche de l’instrument, et le guitariste, à droite vont alors faire différentes sortes de tapping dessus, ensuite rejoints par le chanteur qui va taper dessus avec des baguettes. Le rendu final est vraiment impressionnant, surtout dans la mesure du fait qu’on n’attendait rien de fou de ce groupe. Bravo les gars !


Hollywood Undead (17h40-18h40 // Mainstage)


Thrice (17h50-18h40 // Wardbird Stage)

Cette expérience passée, on se dirige alors rapidement vers la Warbird Stage afin de bien se placer pour le groupe Thrice. Les américains passent pour la première fois en France, c’est dire si les fans présents, moi le premier, les attendent avec impatience… Et ces 50 minutes de concert vont passer à la vitesse de la lumière. Pourtant le show se déroule sans temps mort, le groupe enchaînant les titres en ne parlant que trop peu à son public pourtant très chaud. Sans tomber dans le best of, le groupe nous jouera 4 titres de son dernier album, et surtout nous fera découvrir en live une toute nouvelle chanson sortie il y a à peine 2 semaines : The Grey. Le reste de la setlist sera composé de plus anciens titres comme The Artist In The Ambulance ou All The World Is Mad, que l’on accueillera avec délectation, même si le manque de certaines se fait sentir (Yellow Belly, The Weight… snif). Le groupe se retire après ces 50 minutes beaucoup trop courtes, et on se prend à rêver de les voir un jour sur une Main Stage avec un set d’1h30, 2h… un jour peut-être, qui sait…


NOFX (18h40-19h20 // Mainstage 2)

Après ce trop court passage de bonheur intense, on change d’ambiance et on retourne dans le lol avec ces petits fous de NOFX sur la Main Stage 2. Notre ami Fat Mike a revêtu sa plus belle robe, à rayures bleues sur bleues, pour l’occasion. Superbe. Le fond de scène est lui aussi toujours aussi magnifique : un pauvre logo NOFX fait à l’arrache qui pend en l’air. Ils en ont toujours autant rien à foutre, mais c’est pour ça qu’on les aime ! Et puis surtout malgré ça, et malgré le fait qu’ils sont toujours certainement un minimum défoncés sur scène, ils arrivent à assurer leurs chansons parfaitement, même les plus rapides et les plus difficiles à jouer. Comme toujours aussi, le show est régulièrement agrémenté de bonnes vannes entre les chansons : ils se moquent de leurs copains de The Offspring qui jouent juste après ou bien des gens de la sécurité qui leur tournent le dos dans le pit. Côté titres, tous les classiques sont de sortie, de Stickin’ In My Eye à Dinosaurs Will Die, en passant par Franco Un-American ou 72 Hookers. Evidemment, étant en France, ils choisissent d’interpréter également leur reprise de Champs-Elysées, faisant pour l’occasion monter sur scène un membre du public pour chanter avec lui (même si au final Fat Mike le laissera très peu faire). Après ce très bon concert des punks américains, direction la Warbird pour continuer dans la débilité avec les nouvelles stars du métal français : Ultra Vomit.



Mantar (18h40-19h30 // Spitfire Stage)


Avatar (19H30-20H30 // Mainstage)

On peut déjà se demander ce qui a pu passer par la tête des programmateurs de faire passer ce groupe sur une petite scène et non pas une Main Stage… la foule est immense et déborde de tous les côtés de la tente à plusieurs dizaines de mètres… On réussit donc à se caler environ 10/15 mètres derrière la fin de la tente, où on ne voit malheureusement pas très bien. Mais cela suffit à heureusement pour entendre le chanteur nous remercier d’être venu les voir plutôt qu’Avatar, sur la Main Stage 1. Ce ne sera que la première d’une foule de vannes qui feront systématiquement mouche auprès du public, dans lequel règne une ambiance très bon enfant. Comme à leur concert au Hellfest 2017, le groupe nous propose ses activités préférées : la chenille évidemment, sur la chanson… La Ch’nille (étonnant), ou encore leur “Wall of Chiasse” sur la chanson Pipi Vs. Caca. Le batteur Manard est mis à contribution pour la chanson Keken, passant au chant tandis que le guitariste passe à la batterie. Le bassiste est moqué pendant la présentation des membres. Bref, les blagues sont un peu recyclées de concert en concert, mais elles font toujours leur petit effet. Les chansons marchent elles aussi toujours : de leurs reprises de Tirelipimpom sur le Chihuahua ou Calojira, ou au méga-tube Kammthar terminant le show, l’interprétation est toujours parfaite et l’ambiance au top.


The Offspring (20h35-21h50 // Mainstage 2)

A la suite de NOFX, c’est donc The Offspring qui prend la relève sur la Main Stage 2 pour une 2ème dose de punk californien. Moins de blagues, un peu plus de sérieux mais l’esprit reste le même. Contrairement à leur habitude, les leaders du groupe Dexter Holland et Noodles sont plutôt bavards, remerciant le public ou le qualifiant de plus “sexy” de la tournée. La foule le leur rend bien, reprenant en choeur leurs plus grands hits : All I want, Come Out and Play puis Original Prankster, Want You Bad… Cela reste cependant un peu mou dans le public, le paroxysme étant atteint lors de la version piano de Gone Away. Très belle chanson au demeurant, elle fait tout de même un peu tâche au milieu de la setlist. Heureusement, les prochains titres vont littéralement réveiller la foule : Can’t Get My Head Around You, Pretty Fly (For a White Guy), et surtout The Kids Aren’t Allright, où Fat Mike de NOFX viendra faire une petite apparition pour faire les choeurs avec Noodles. Le rappel, avec You’re Gonna Go Far Kids, puis Self Esteem, viendra achever l’énergie du public. Il est maintenant l’heure d’aller se reposer et manger un peu avant la tête d’affiche de la soirée : Marilyn Manson.


Treponem Pal (20h50-21h50 // Spitfire Stage)


Marilyn Manson (21h50-23h25 // Mainstage)

Pour avoir vu Marilyn Manson plusieurs fois en concert, je sais que ça peut donner un résultat assez inégal. Certains concerts peuvent être géniaux, d’autres moins. Ce soir, on n’est clairement pas du bon côté de la balance… premier problème, les temps de transition entre les chansons. Je n’ai pas vu comment c’était pendant la première moitié du concert, mais la 2ème était horrible à ce niveau là. Deuxième problème, le manque d’énergie. Les chansons comme The Dope Show ou Sweat Dreams passent très bien car leur tempo n’est de base pas très rapide. Par contre quand le groupe joue The Fight Song, et que c’est terriblement mou, là c’est plus compliqué… Et si on rajoute les temps d’attente derrière, il devient vraiment difficile de rentrer dans ce concert. Heureusement, à côté de ça, il y a la présence scénique du chanteur. Marilyn Manson est un showman, et ça se voit toujours malgré le reste. Il n’est pas dans une forme exceptionnelle ce soir, mais il assure tout de même le show, aidé par les éléments de la scène, notamment cette grand boîte étrange affublée de son logo en forme d’éclair, de laquelle il sortira pour la chanson Antichrist Superstar. Il fera aussi monter de temps en temps des jeunes filles, dont il n’aura au final pas grand chose à faire et les laissera au mieux danser dans leur coin toutes seules, au pire dansera de manière assez gênante avec elles, comme avec cette fille déguisée en pom pom girl qu’il tapotera sur la tête pour la remercier… Las, je finirai par partir avant la fin, ratant du coup la chanson de clôture que j’aime pourtant beaucoup, Coma White. Tant pis, ce sera mieux une autre fois Marilyn.

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

Ozzy Osbourne + Ghost + Opeth + Alestorm + Billy Talent + … Jour 1 @ Download Festival (Paris)

Vendredi 15 Juin 2018 – Et c’est parti pour la 3ème édition du Download Festival Paris, pour la 2ème fois organisé sur la base aérienne 217, à Bretigny-sur-Orge, et la toute première pour moi ! Pas de camping cette année de mon côté, je ne pourrai donc pas vous parler de celui-ci. J’arrive donc directement en voiture au parking VIP. Aucune file d’attente, aucun bouchon, ça fait plaisir mais ça augure aussi d’une affluence assez faible, ce qui sera confirmé une fois à l’intérieur de l’enceinte : le festival, pour cette première journée au moins,  n’a clairement pas fait le plein… Il y a quand même beaucoup de monde devant les scènes mais le reste des lieux est loin d’être blindé… résultat : on ne fait pas la queue au bar, ni aux toilettes… pour les festivaliers, c’est plutôt cool en fait !


Laura Cox Band (12h40-13h30 // Firefly Stage)


Wanka Tanka (15h15-15h55 // Main Stage 2)



Billy Talent (15h55-16h35 // Main Stage)

On commence donc cette journée par les canadiens de Billy Talent sur la Main Stage 1. Un concert qu’on aurait aimé voir un peu plus tard dans la journée mais qui reste très efficace pour entamer le marathon du week-end. L’énergie est bien là et les festivaliers commencent rapidement leurs premiers circle pits ! Le groupe et la scène sont aux couleurs de leur dernier album Afraid of Heights, tout en rouge et noir (on se croirait à un match du stade toulousain !), mais malgré cela ils joueront assez peu de titres de cet album et opteront pour une setlist plus “best of” de tous leurs albums. C’est la chanson Red Flag, tirée de l’album Billy Talent II et ayant grandement participé à la renommée du groupe, qui aura le plus grand succès auprès du public. Un très bon moment et une belle entrée en matière pour cette édition 2018, prestation malheureusement entachée par quelques erreurs du guitariste Ian D’Sa, pourtant très bon d’habitude.



Eluveitie (16h65-17h15 // Main Stage 2)

C’est au groupe Eluveitie de continuer les festivités sur la Main Stage 2. Comme pour Billy Talent, c’est la première fois que je les vois en live, mais ce sont cette fois de parfaits inconnus pour moi. Je découvre donc un groupe de métal celtique très porté sur le mouvement capillaire, au style plutôt original. Surtout au niveau de la voix : les chansons interprétées par la chanteuse Laura Fella sont tellement différentes de celles chantées par le leader Chrigel Glanzmann qu’on a l’impression de voir 2 groupes distincts… Pas grand fan de ce style de musique, je décide d’aller visiter un peu l’espace VIP. Celui-ci n’est vraiment pas exceptionnel, surtout après avoir connu celui du Hellfest l’an dernier… quelques efforts sont à faire de ce côté-là pour l’organisation !



Pogo Car Crash Control (16h35-17h15 // Spitfire Stage)


Powerwolf (17h15-18h05 // Main Stage)

Après une petite pause, on passe vite fait devant Powerwolf avant d’aller voir les pirates d’Alestorm. La scénographie est… spéciale, mélange de références religieuses et de loup-garous… les chansons sont également dans la même thématique : “We drink your blood”, par exemple, clôturera le show, pour le plus grand bonheur des fans présents dans la fosse. Le chanteur Attila Dorn, avant de partir, annoncera une tournée 2018 qui commencera au Bataclan à Paris (on peut d’ailleurs le féliciter pour son effort dans l’utilisation du français).



Alestorm (18h05-19h05 // Main Stage 2)

C’est maintenant l’heure des amateurs de slams : Alestorm envahit la Main Stage 2 et compte bien enflammer le Download avec ses chansons d’alcool et de pirates ! Le fond de scène aux couleurs arc-en-ciel, affublé de magnifiques canards-banane (oui oui), et surtout le gigantesque canard jaune gonflable au milieu de la scène donnent de suite le ton : pas question ici d’être sérieux, on est là pour rigoler et surtout pour boire. Ayant un certain passif avec ce groupe, je décide de me mettre assez loin pour éviter de passer le concert à faire passer des gens qui slamment au-dessus de moi. Cela me permettra cette fois de mieux voir leur prestation, et ainsi de constater à nouveau que malgré le manque de sérieux de leurs chansons, techniquement ils sont irréprochables. De leurs propres chansons comme Mexico ou Alestorm à leur reprise de Hangover, de Taio Cruz, les mecs assurent le show de bout en bout. A quelques chansons de la fin, ils envoient même leur immense canard voler au dessus de la foule, avant de terminer en rappel par Fucked With An Anchor et le classique mais toujours aussi efficace Drink. Encore une bien belle performance pour commencer ce festival, ça fait plaisir !



Sidilarsen (18h15-19h05 // Spitfire Stage)



Opeth (19h05-20h20 // Main Stage)

On enchaîne avec le groupe suédois Opeth, pour une nouvelle dose de métal prog sur la Main Stage 1, que je quitterai rapidement car je trouve ça… chiant. Les musiciens sont bons, c’est sûr, mais leur musique n’est vraiment pas faite pour moi. Pourtant je connaissais quelques chansons (plus récentes je pense) qui m’avaient bien plu, mais là je n’accroche pas. Je décide donc d’aller faire un tour ailleurs et d’aller découvrir la Warbird Stage. Petite scène couverte, on est là sur un tout autre niveau : des immenses Main Stage on passe à une tente couverte vraiment petite, et on a du mal à imaginer le bordel que ça va être le lendemain avec des groupes comme Tagada Jones ou Ultra Vomit… Bref, c’est maintenant le groupe Underoath qui se produit sur la Warbird, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont pas très contents ! On a là une sorte de post-hardcore aux accents légèrement emo, mais surtout vraiment énervé. Le chanteur Spencer Chamberlain s’égosille dans son micro, mais heureusement ajoute un peu de chant clair histoire d’adoucir le tout. L’ensemble est plutôt sympa, sans être fou non plus, tout comme le son de cette scène : on arrive à distinguer les instruments, tant qu’on ne sort pas trop de la tente. En parlant des instruments : mention spéciale au trio de guitares et basse couleur vert / jaune fluo, c’était magnifique les gars.



Ghost (20H25-21H40 // Main Stage 2)


Après une petite pause burger au coin VIP (très bon, merci), on arrive aux têtes d’affiche de la soirée, en commençant par Ghost sur la Main Stage 2.
Pour être totalement franc, ce groupe m’était relativement inconnu jusque là (le metal religieux, c’est pas vraiment mon truc), mais il faut avouer qu’en live, c’est quand même pas mal : la scénographie, bien que très axée religion avec ses sortes de vitraux en fond de scène, est très réussie, tout comme les effets visuels accompagnés d’un zeste de pyrotechnie. D’après mes informations, on découvre également une nouvelle tenue pour le chanteur qui officiait avant déguisé en pape sataniste. Il est désormais en costume queue-de-pie avec un maquillage quasi intégralement noir, je laisse aux fans le soin d’en juger… la musique est également plutôt cool en live, l’énergie est bien présente et les festivaliers se laissent prendre à ce dernier concert avant la tête d’affiche de la soirée.



Ozzy Osbourne (21H45-23H30 // Main Stage 1)

Et la tête d’affiche ce soir, c’est le mythique Ozzy Osbourne, accompagné de son célèbre guitariste Zakk Wylde. Celui-ci assurera à lui seul une bonne grosse partie du show, avec ses interminables, mais toujours aussi impressionnants, soli de guitare, qu’il s’amusera comme toujours à effectuer avec les dents ou avec la guitare derrière la tête. Comme souvent avec les “vieux” groupes, je m’ennuie assez rapidement, le show n’étant pas particulièrement énergique (mis à part la prestation de Wylde). Je pars donc faire un petit tour du côté de la Warbird pour voir Converge, dont beaucoup de mes amis sont particulièrement fans, en me disant que même si ça allait être violent, ça allait au moins être moins ennuyeux. Je découvre donc ce groupe, et pour ceux qui ne connaissent pas, on va le résumer comme ça : un batteur qui tape très fort et très très vite sur ses pauvres fûts, un bassiste et un guitariste qui jouent des riffs ultra saturés très vite également, le tout donnant une sorte de bouillie assez désagréable, et enfin un chanteur qui hurle (pour ne pas dire aboie) dans son micro. Au bout de 4 chansons, je m’avoue vaincu et retourne voir Ozzy avant que mes oreilles ne se mettent à saigner. J’arrive au moment du drum solo, et juste avant qu’il ne reprenne 2 de ses plus grands tubes : Shot In The Dark, et la mythique Crazy Train. L’énergie est un peu plus présente sur la fin, mais ça ne sauve pas un concert globalement ennuyeux de mon point de vue. Mais heureusement ça ne durera pas, vu le programme chargé de ces 3 prochains jours !

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google