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Eaten – Eaten Critique d'album

Parfois, la qualité d’une œuvre n’est pas ce qui nous accroche à y revenir et à s’y attarder. Il y a de ces films comme Predator ou Commando qui ne nous demandent peu intellectuellement mais qui possèdent une efficacité autre que de nous faire réfléchir. Leurs qualités sont celles du défoulement, de l’évasion et du pur divertissement. Même si nous arrivons à savourer une grande œuvre comme 2001 : A Space Odyssey autrement dit, l’aboutissement du chef d’œuvre total du septième art, on peut tout de même vouloir regarder Arnold dans ces classiques qui ont bercé notre préadolescence.

Trêve de plaisanteries, le Grindcore est à mon avis un genre qui s’apparente aux films cultes que l’on regarde en fin de soirée avec des grignotines. Pas besoin de se fendre le cerveau ni d’intellectualiser le passage d’un fémur à un satellite. Tous droits sortis de Worcester au Massachusetts, Eaten donnent dans le Grindcore teinté de Death et de Doom Metal. À première écoute j’ai l’impression de revisiter LockUp, Rotten Sound et Brutal Truth, soit trois actes assez importants de ce mouvement.

Les quelques vingt minutes de l’album éponyme de Eaten sont du défoulement, de l’évasion et du pur divertissement. Évidemment, on n’y réinvente pas la roue et on ne fera pas de palmarès de fin d’année avec cet album mais tout porte à croire qu’Eaten s’insère bien dans le Grindcore moderne. Les passages d’une grande intensité peuvent nous rappeler Nasum et on se rassasie des moments plus lents dignes du plus pesant du Doom Metal qui peut faire honneur à Agoraphobic Nosebleed et leur controversé EP Arc.

Bref, cette brève écoute pourra satisfaire les amateurs du genre ainsi que les enthousiastes du Grindcore. Cependant, si l’on recherche plus de profondeur et d’ingéniosité il faudra regarder ailleurs pour un autre registre. C’est un album sans prétention qui livre ce qu’il prétend être.

Note: 6 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Give Praise Records
Sites Web: Facebook | Bandcamp
Date de parution: 6 Avril 2018

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Auteur : Michaël Parent

NONE – Life Has Gone On Long Enough Critique d'album

Un an jour pour jour après la sortie de leur album éponyme sur l’étiquette Hypnotic Dirge Records, NONE de Portland en Oregon, nous reviennent avec un titre tout aussi nihiliste qu’atmosphérique; Life Has Gone On Long Enough (LHGOLE). Épousant le genre du Cascadian Black Metal, NONE se veut un groupe qui s’éloigne toutefois du Black Metal quasi primitif de Wolves In The Throne Room et qui se tourne quasiment sur le Post-Rock avec des guitares aux tremolos et des batteries pratiquement dénuées de toute agressivité. On verse dans un côté très Atmosphère du genre.
Peu d’information est disponible à propos de NONE et mis à part une page Bandcamp ils sont pratiquement invisibles sur le net. Cela se veut être dans la veine des actes Black Metal se targuant encore de faire dans le mystérieux et le dangereux. Juste à voir la popularité de Mgła et Batushka qui maintiennent un certain voile de mystère sur leur identité et veulent que la musique soit le seul élément que l’on retienne d’eux. Est-ce que la musique de NONE est assez intéressante pour qu’on s’y attarde?

D’un certain point de vue, la musique de Burzum, prise à part de son contexte de crimes allant de la pyromanie profanatrice à l’assassinat, en est une magnifique juste à écouter l’album Hvis Lysett Tar Oss par exemple, on entre dans un antre de beauté dans la création d’une musique extraordinaire qui est tout autant agressive que peu accessible pour la plupart des mortels. LHGOLE est dans le même ordre d’idées bien que certains éléments diviseront les fans de Black Metal de par l’inclusion de claviers et d’éléments se rapprochant du Shoegaze, c’est ici un album assez éblouissant par sa clarté que ses thèmes nihilistes.

Il y a beaucoup de subtilités et d’éléments qui se contredisent dans cet opus. Ces dernières rendent LHGOLE d’autant plus intéressant car selon les puristes (ou pvrists) le Black Metal devrait être une expression de l’inconfort de l’humain et répugner tous les non-initiés. Toutefois, étant depuis plus de vingt ans un assidu fan du genre, je suis cependant positivement impressionné par l’effet que NONE produit sur cette galette. Passant par des éléments de contemplation et de mélancolie, les états d’âme que LHGOLE réussit à faire transcender par sa musique et sont peu communs. J’affectionne tout particulièrement la pièce Bed The Cold Earth avec la distorsion de la guitare et la lenteur qui laisse le temps au temps de passer avec les synthétiseurs en arrière-plan et les chants presque chuchotés rappelant le dernier album de Mount Eerie; A Crow Looked At Me (de son vrai nom Phil Elverum) entièrement composé en l’honneur du récent décès de son épouse et âme sœur.

Par moments, LHGOLE fait mal à l’âme et malgré tout l’effort déployé pour embellir la musique on est transporté dans cet univers de songes et de brumes. L’esthétique musicale de NONE s’éloigne du Black Metal orthodoxe mais dans ses thèmes et son traitement de ceux-ci on ne pourrait être ailleurs.

Finalement, lorsque l’on se frappe à une œuvre de cette ampleur il est facile d’en discourir des éléments divergents des tendances habituelles et de vouloir faire des liens et des similitudes avec les canons du genre. Dans le cas de Life Has Gone On Long Enough, il n’y a pas d’équivalents de mesure et il est quasi indécent de noter une œuvre pareille.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Hypnotic Dirge Records
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 11 Avril 2018

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Auteur : Michaël Parent

Le Weekend des Curiosités dévoile son Teaser ! @Le Bikini (Toulouse)

Tandis qu’il y a quelques temps était annoncée la programmation du festival – nous vous en parlions ici -, voici l’heure de découvrir le trailer de cette édition 2018.

https://www.facebook.com/leweekenddescuriosites/videos/1833172706714337/

 

Ainsi peut-on se remettre en tête tous les noms de cette programmation, le tout sur fond de musique chill qui nous rappelant la piscine, l’été et les palmiers qui caractérisent l’événement.
Mais les nouveautés ne s’arrêtent pas là puisqu’ils viennent d’annoncer de nouveaux noms pour enrichir encore un peu plus l’affiche : Vladimir Cauchemar + Piu Piu + Vie sauvage dj set + Khalk b2b Léon Ruiz.


Infos complémentaires :

Le Bikini
Rue Théodore Monod – 31520 Ramonville St Agne
05 62 24 09 50

Place pour un soir disponible ici (le vendredi) ou (le samedi)
Prix : 12€ TTC

Pass 2 jours disponible sur Digitick
Prix : 20€ TTC

 

Auteur : David Vacher

Réalisation expérimentale pour Jeff Mills et l’ONCT @ La Halle aux grains (Toulouse)

Vendredi 06 Avril – C’est l’un des grands événements sur Toulouse ce mois-ci : Jeff Mills revient auprès de l’Orchestre nationale du Capitole deux ans après sa première venue. L’occasion de donner une conférence (dont nous vous parlions ici) ainsi que trois représentations à la Halle aux grains avec un projet particulier : unir l’électro, la musique orchestrale et la thématique de l’Espace.

20h sonne dans une Halle aux Grains très remplie. Un peu de retard s’annonce, nous donnant l’occasion de parcourir le carnet distribué qui présente les différents protagonistes à qui l’on doit la réalisation. 5 hommes, 5 artistes d’univers initialement assez différents pour un projet commun : Lost in Space. Christophe Mangou à la direction, Sylvain Griotto aux arrangements, Yves Pépin à la scéno, Prabhu Edouard au tablā et Jeff Mills aux platines. Continuant de tourner les pages, on découvre quelques lignes sur l’essence du projet d’aujourd’hui, que l’américain qualifiera “d’excursion musicale exotique vers l’inconnu”. On y retrouve aussi l’idée de reconnaissance, “l’auditeur [devant perdre] son sens du placement et du point de référence au fur et à mesure que le voyage se déroule”. D’entrée donc, nous savions que le concert de ce soir serait une véritable expérience à part, unique aussi.

1/4 d’heure voire 20 minutes sont passés lorsque les lumières se tamisent. La partie cordes rentrent en scène suivie d’assez près par Jeff Mills et Prabhu Edouard. On va être honnête : nous avons été un peu décontenancés par ce qui nous a été présenté. Peut-être avions nous de mauvaises perspectives, la thématique de l’espace nous laissant imaginer avant le spectacle une atmosphère très ambiant à la Hans Zimmer. Il n’en sera rien. En vérité, nous ne saurions ici parler d’une atmosphère mais plutôt d’une succession de couches sensorielles dont la principale nous a semblé celle de l’inquiétude, du soupçon. On le sait, Jeff Mills est un fin producteur et connaisseur de musiques filmiques, et nous le ressentons très rapidement dès le début du show. Mais l’enchaînement nous laisse perplexe, comme si nous passions d’une planète à l’autre pour visiter l’inconnu. Le tablā, maîtrisé à la perfection par Prabhu Edouard, vient y donner des sonorités orientales ; les samples de Jeff Mills un côté made in Détroit. Tout cela semble décousu, rythmiquement assez étrange aussi et nous abandonnons vite l’analyse musicale pour se laisser bercer sur le flot. La scénographie aide beaucoup, jouant de lasers pour reconstituer d’abstraites constellations sur les murs et la voûte de la Halle. Si nous devions caractériser notre ressenti propre, disons qu’elle ressemblait à un yoyo, où tantôt nous entrions dedans pour de notre plus grand plaisir, tantôt nous restions perplexe devant l’originalité de la production. En tout cas, l’expérience – qu’elle soit musicale ou sensorielle – valait le détour avec une faculté d’immersion assez étonnante. Et si vous avez raté cela, soyez consolés : le concert est à revoir sur Arte Concert juste ici.

 

Photos : Patrice Nin
Rédaction : David Vacher

Scylla marche sur l’eau avec son nouveau titre

On l’attendait depuis son teasing : Scylla vient de sortir un nouveau morceau en duo avec le pianiste Sofiane Pamart. Il avait déjà contribué de nombreuses fois sur les titres du rappeur belge (La Tête ailleurs, Charbon etc.) et revient pour une nouvelle instru magnifique qui sublime à souhait le texte – ou plutôt le poème – de Scylla. Embarquez avec Thorium à bord du magistral “L’Enfant et la mer“.

 

 

Un clip sobre et puissant

Avec Frank Luckaz à la réalisation, ce clip est des plus sobres possible. Nul appel à l’imaginaire comme les paroles auraient pu le laisser présager ; seulement un enchaînement de plans serrés sur Scylla, sur Sofiane Pamart et ses mains. Néanmoins, cumulé à un Noir et Blanc assez contrasté, la réalisation laisse entrevoir et ressentir les émotions qui émanent des deux artistes. Plus encore, elle met en valeur l’opposition entre la délicatesse des premières notes et la puissance qui se dégagera du dernier mouvement : effet assuré !

Un appel aux rêves ?

On le sait, la mer fait partie intégrante de l’univers du rappeur bruxellois. L’artiste au blaz de monstre marin l’invoque ici au nom des rêves et des êtres disparus, nous rappelant par la même occasion que sa plume demeure bien souvent mystique et interrogatrice sur le rapport entre vie et mort (comme dans son superbe titre Vivre). L’héros de cette chanson, un fils de marin disparu, remet en avant une théorie que Scylla avait déjà parcourue dans L’Étoile et semble ainsi dire :

Mon étoile est celle de ceux qui doutent qu’un jour la chance viendra
Mais qui savent que ce qu’on appelle bonheur est avant tout un choix, oui !
Celle de ceux qui savent qu’ils vont tous finir sous un drap
Mais qui espèrent que quelque part, ici, quelqu’un se souviendra d’eux !

Ainsi, “guidé par le son des astres”, ce gamin dont Scylla nous conte l’histoire est perdu entre deux Mondes comme le montre le nombre impressionnant d’oppositions dans le texte entre “invisibles continents” et “pays sombre”, entre “Léviathan” et “Poséidon”, entre sa mère et son père. Décidément, le “monstre du rap” nous régale encore d’une écriture sublime, toujours fondée sur un univers unique mêlant mythologie, mystique et convictions personnelles. Et à l’instar du reste de sa discographie, il nous tarde de pouvoir frissonner en live sur L’Enfant et la mer à son retour sur Toulouse plus de 5 mois après son passage impressionnant au Rex. Scylla est définitivement un artiste à part et à suivre.

 

Rédaction : David Vacher

Toulouse : les 3 concerts Rap immanquables du mois d’Avril!

Dimanche 01 Avril 2018 – Hugo TSR & TSR Crew @ Le Bikini

Toujours caché dans l’ombre depuis le début de sa carrière, Hugo TSR a pourtant vu tous les projecteurs se tourner vers lui ces dernières années. En effet, son flow maîtrisée et ses paroles underground made in 18ème arrondissement en ont fait une valeur sûre du rap indé français aujourd’hui ; c’est pourquoi le voir en live permettra à certains de le découvrir, à d’autres de profiter au mieux de la qualité de ses sons.

Événement 

Samedi 07 Avril 2018 – Kacem Wapalek Festival des P’tits Bouchons @ Lisle-sur-Tarn (81)

Gros coup de coeur de ce mois-ci ! De-même qu’Hugo TSR, Kacem Wapalek a toujours pris des distances avec les médias “grand public”, favorisant les apparitions dans des projets venant directement du monde Hip-Hop au côté par exemple de Demi-Portion ou du beatmaker Oster Lapwass. Mais ce que l’on retient avant tout de lui, c’est son aisance indéniable avec le maniement des mots, tant dans sa plume que dans sa bouche. Au travers d’allitérations impressionnantes, il présentera son talent et ses convictions au Festival des P’tits Bouchons en compagnie du groupe de beatbox Berywam. L’occasion parfaite pour (re)découvrir l’une des belles pépites du rap indé ; une des plus singulières aussi.

Événement / Billeterie

Lundi 12 Avril 2018 – Romeo Elvis @ Le Bikini (Complet)

Bruxelles arrive” ! La folie transportée par la nouvelle vague du rap belge débarque de nouveau à Toulouse, plus précisément au Bikini. Tandis que le duo Caballero & JeanJass sera au Weekend des Curiosités (tout comme Angèle), Roméo Elvis viendra, lui, comme une bombe, témoigner que la capitale belge a bien emménagé dans notre culture française. Un show qui risque d’en faire bouger plus d’un.

Événement

 

Auteur : David Vacher

Cave Bastard – The Bleak Shall Devour the Earth Album

San Diego en Californie, endroit quasi-parfait où beau temps, bonne bouffe, paradis du surf et du skateboard font bon ménage et où il est bon de vivre. Ajoutez à cela Cave Bastard avec son Death Metal qui rallie les sonorités de scie circulaire à la Entombed, quelques guitares mélodiques à la Cattle Decapitation (leur ancien bassiste est membre de Cave Bastard), des changements de tempos du Technical Death Metal et des passages plus lents dignes du Sludge. Bref, avec tous ces ingrédients réservez-moi un vol aller-simple et je m’y installe sans tarder.

Blague à part, Cave Bastard forts d’un EP et d’un split, débutent avec un solide premier opus intitulé The Bleak Shall Devour the Earth. La pièce Neo-Genesis nous assaille de guitares et basses bourdonnantes et de batterie bombardant d’un Death Metal qui se veut à la fois Old School et très actuel. On enchaîne dans le même morceau des tempos près du Doom Metal bien ralentis pour une finale toute en vitesse avec un solo de guitare sans prétention.

Il n’y a pas de moments où la monotonie s’installe sur cette galette et les pièces sont variées et bien montées. Peu ou pas de longueurs et on a coupé dans le gras à un juste dosage. La production est signée Billy Andersson et ça paraît; on embrasse les moments rapides et la lourdeur des moments pesants est très bien sentie.

Finalement, Cave Bastard se permet quelques inclusions de genres autres que le Death Metal à leur musique sans toutefois en dénaturer la formule classique. Les moments plus Sludge sont quelques fois un peu forcés mais leur exécution en pardonne leur présence. C’est encourageant de voir que ce genre est en pleine résurgence. Avec du sang neuf comme Gatecreeper, Acephalix, Necrot et Cave Bastard le Death Metal est entre de bonnes mains. Pour l’auteur de ces lignes The Bleak Shall Devour the Earth est une très bonne pierre d’accise pour ces nouveaux venus dont vous réentendrez certainement parler bientôt.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Ancient Prone Records
Sites Web: Facebook | Bandcamp
Date de parution: 23 Mars 2018

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Auteur : Michaël Parent

L’Ecaussysteme dévoile une programmation unique @ Gignac

 

C’est l’un des festivals attendus chaque année dans le Sud de la France : l’Ecaussysteme vient de dévoiler leur affiche ! Tandis que l’édition précédente nous avait comblés avec des têtes d’affiches sublimes (Manu Chao, The Offspring, The Bloody Beetroots …), 2018 promet autant tout en étant moins éclectique et davantage tournée vers deux styles : le Rap et le Reggae. Tandis que Suprême NTM avait déjà été annoncé, voici que le groupe mythique est rejoint par les non-moins connus showmen d’IAM. À noter aussi la présence des toulousains Bigflo & Oli et de la star internationale Parov Stelar. Voici la prog’ complète sur Thorium (présentations du communiqué de presse) :

[learn_more caption=”Vendredi 27 Juillet”]

IAM

L’album qui a donné ses lettres de noblesse au rap français revient sur
scène. Pour fêter les 20 ans de L’Ecole Du Micro d’Argent, le classique des
classiques hip-hop, IAM est donc de retour au Festival Ecaussystème pour
un show complètement fou.
Les guerriers marseillais qui reprendront tous leurs classiques « Demain
C’est Loin », « La Saga », « Petit Frère », « Nés Sous La Même Etoile » …
IAM reste l’un des piliers du genre dans l’hexagone. L’un des plus
talentueux, des plus créatifs et des plus respectés aussi. Leurs textes, très
bien écrits, sont souvent littéraires ; ils mêlent engagement, révolte et
humaniste.
Quelle fierté et quel honneur de les retrouver pour cette 16ème édition,
nous savons déjà que cette soirée sera d’anthologie ! Un conseil : révisez
vos classiques et préparez vos pieds !

Tha Trickaz

Présents depuis près de 10 ans sur la scène électronique, Tha Trickaz est
composé de Pho de Dirtyphonics et Dj iRaize de Tha New Team.
La performance en live illustre bien le vaste monde sonore qui les habite.
En mêlant vieux vinyles samplés, scratchs et synthés analogiques à des
beats puissants sur MPC, ils font le pari de vous proposer un live riche en
couleurs. Mais ne vous méprenez pas, le duo masqué Tha Trickaz n’a jamais
été aussi actif : des remix pour Wax Tailor, Chinese Man, Cassius ou Dj
Kentaro, des collaborations avec 12th Planet, Antiserum et Apashe, des
singles pour des labels internationaux tels que Ninja Tune, Firepower, SMOG
et Kannibalen, et surtout, la création de leur propre label OTODAYO.
Bref, de quoi parfaitement finir en beauté le premier jour du festival 2018 !

Bigflo & Oli

Après une tournée à guichets fermés au printemps 2018 et trois concerts
au Zenith de Toulouse, vendus en quelques heures (33 000 places), les deux
Toulousains vous donnent rendez-vous pour un concert exceptionnel.
Leur 1er album « La cour des Grands », disque de platine et le deuxième
album, « La Vraie Vie », est déjà DOUBLE PLATINE (200 000 exemplaires).
Un disque vrai, émouvant, plein de phrases, de fougue, de rimes et de pur
hip-hop. L’album est boosté par des rencontres qui dépassent leurs rêves
les plus fous. Stromae, qui a écouté leurs morceaux, fait part de son désir
de travailler avec le duo sur le morceau « Dommage ». Autre rencontre
d’anthologie : le jaguar microphonique Joey Starr sur « Trop tard ». Et puis
il y a Busta Rhymes, la légende du rap new-yorkais qui vient poser son flow
sur «Ça Va Trop Vite».
Bigflo & Oli a cessé d’être le plus jeune groupe de rap français, il est juste
devenu l’un des meilleurs. Il nous paraissait donc logique que leur tournée
estivale passe par Gignac.

[/learn_more]

[learn_more caption=”Samedi 28 Juillet”]

Protoje & The Indiggnation

Bercé par la musique depuis sa naissance, le jeune Jamaïcain Protoje
s’impose comme l’un des fers de lance d’un reggae contemporain. Artiste
doté d’une authentique polyvalence, il est à la fois auteur, compositeur,
interprète et exprime au travers de ses textes engagés et philosophiques la
colère de toute une génération d’indignés.
Toujours entouré de son groupe de musiciens The Indiggnation, Protoje
apporte une vague de fraîcheur au reggae tout en mêlant les styles
musicaux passés et présents jamaïquains. Un nouvel album est prévu pour
mars 2018. Le premier single “Blood Money” qui figurera dedans est déjà un
hit et a connu un succès monstre en live, ce qui est de bon augure pour
PROTOJE qui poursuit sur sa lancée.
Il saura vous faire voyager jusqu’en Jamaïque sans même quitter Gignac,
alors rendez-vous le Samedi 28 Juillet 2018 pour un reggae haut en couleur

Soja

Il y a presque 20 ans, SOJA voyait le jour dans un lycée de Washington. Deux
nominations au GRAMMY, 7 millions de followers et 300 millions de vues sur
Youtube plus tard, le groupe a toujours l’étincelante énergie de leurs
débuts.
Toujours porteur d’un message humaniste et philanthrope, SOJA retourne
aux essences mêmes du reggae pour n’en extraire que le meilleur. Nous
sommes très fiers d’accueillir un des groupes phare de la scène
internationale reggae ! Si leurs chansons soulèvent encore d’importantes
questions, elles ne posent jamais le groupe comme détenteur de vérité
absolue.
SOJA dresse le portrait d’une humanité qu’il caractérise comme « la plus
grande famille du monde » à qui il rendra visite sur cette 16 édition !

Parov Stelar

Marcus Fuereder, plus connu sous son nom de scène Parov Stelar, est
l’artiste autrichien le plus reconnu à l’international, il est LA référence
européenne en matière d’électro swing !
Cet autrichien sample avec élégance, pour confectionner des titres mêlant
swing, jazz, hip-hop, electro. Le groupe composé de sept musiciens dont
trois cuivres, batterie, bass et chanteuse lui permet d’ajouter la chaleur
des instruments à ses samples et de développer son style electro swing. Il
a publié 7 albums, plus de 20 EP et a vendu plus de 400 000 albums. Après
la publication de son dernier album intitulé « The Burning Spider» (mi
2017), et après avoir fait danser de nombreux festivals en France : fête de
l’Huma, Déferlantes, Solidays, Eurockéennes, Francopholie…
Parov Stelar est prêt pour une nouvelle tournée européenne et seulement 5
dates en France cet été ! Venez participer à une immense fête, avec pour
seul mot d’ordre « dansez » !

Panda Dub

L’artiste Panda Dub est présent sur la scène dub française et internationale
depuis 2009. Avec plus de 300 dates et sept albums à son actif, l’artiste a
su se démarquer par un style unique, tout en partageant la philosophie de
la culture du «INDÉPENDANTE». Beat maker influencé par les scènes dub
française et anglaise, Panda Dub a su se créer un style très personnel, il
s’est fait connaître sur le web.
Après deux années de tournée à travers le monde et six mois de création,
Panda Dub a sorti son album « The Lost Ship » en avril 2015. Véritable
carton, cet opus a entraîné une tournée dans tous les festivals européens
(Dour Festival, Garorock, Télérama Dub…) et les plus grandes salles avec
un live qui a marqué un tournant dans la carrière du musicien.
Le Panda revient en force et il continue son exploration en solo pour délivrer
un nouveau live d’une énergie folle, pour le plus grand plaisir de son fidèle
public. Attention il faudra de l’énergie pour suivre la cadence de Panda Dub,
on vous aura prévenu !

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[learn_more caption=”Dimanche 29 Juillet”]

Suprême NTM

A l’occasion des 20 ans de l’un des albums les plus marquants du rap
français, le Suprême NTM se réunit à nouveau sous son étendard ! Toujours
détenteurs du record d’albums vendus dans leur catégorie, leur tournée
fera une halte à Gignac.
Kool Shen et JoeyStarr restent imprégnés des inégalités qu’ils ont connues
en grandissant, ils critiquent le racisme et posent un regard réaliste sur la
situation des banlieues. Leur style musical est celui d’un rap hardcore et
authentique évoluant parfois vers plus de légèreté. Le disque Suprême NTM
débarque en 1998. Le jour de sa sortie, 40 000 exemplaires sont vendus, ce
qui représente un record pour un album de rap, aujourd’hui encore. Les
morceaux “Ma Benz”, “That’s My People”, “Laisse pas traîner ton fils » et
« Seine-Saint-Denis Style » deviennent des tubes et propulsent le groupe à
l’affiche des plus grands festivals français.
Voici donc une légende qui s’annonce le dimanche 29 juillet sur la prairie
du Touron, pour une soirée explosive !? Face à la jeune et talentueuse
relève, soyez certains que le live des papas sera à la hauteur de leur
réputation.

Jimmy Cliff

Après trois ans de pause, Jimmy Cliff remonte sur scène en 2018 et revient
à Gignac (2012) !
Tout au long de sa carrière, ses tournées internationales l’ont propulsé
parmi les meilleurs artistes « live ». Le public apprécie les puissantes
prestations, soit en expérimentant la magie d’un ciel obscur s’éclaircissant
au son de « I can see clearly now » soit au travers de ses vibes énergiques
et positives qui unissent des générations de festivaliers. Ses concerts
dynamiques vous laissent des souvenirs exaltants. Jimmy Cliff a joué sur
toutes les grandes scènes à travers le monde. Pour cette nouvelle tournée,
il a sélectionné une série de concert où il jouera des nouveaux morceaux de
ses 2 EP 2018 ainsi que ses tubes les plus connus tels que “The Harder They
Come”, “You Can Get It If You Really Want”, “Wonderful World, Beautiful
People”, et bien d’autres.
Ravis de retrouver une nouvelle fois cette légende sur la prairie Touron

Mat Bastard

Poussez les meubles ! L’ex leader du groupe Skip The Use : MAT BASTARD,
est de retour ! Installé aux Etats-Unis depuis plusieurs années, il a pris le
temps de travailler pour les autres avant de recommencer à écrire pour
lui-même.
Mais dès les premières lignes, l’envie d’un album solo fait son apparition.
Remonter sur scène, partager des idées et des engagements à travers la
musique, c’est ce qui anime l’artiste depuis toujours. Pour les fans de la
première heure, ne vous inquiétez pas, les influences punk/rock de Mat ne
seront pas en reste !
Comme à son habitude, il se concentre sur l’humain et la société
d’aujourd’hui en proposant des titres aux paroles authentiques et parfois
crues. Promesse est faites d’un moment rock explosif sur la prairie du
Touron !

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Évidemment, l’Ecaussysteme n’est pas qu’un simple festival mais aussi un engagement. Alors, vous pourrez toujours retrouver le marché de Gignac, comme tout un tas de bonnes pratiques tels que le cashless ou les toilettes sèches, multipliées cette année pour éviter les désagréments de l’année dernière. Enfin, que serait ce festival sans la scène off, située au centre du village ? Cette année, les groupes présents seront le Samedi Banan N’jug, Les Lacets des Fées et Full Throttle Baby et le Dimanche Yélé, Bazar et Bemols et The Blind Suns.

Infos Complémentaires :

 

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Article : David Vacher

Hell to Pay – Bliss Album

Ce quatuor de Philadelphie nous offre ici un album de mélange de genres qui saura plaire aux fans d’Agoraphobic Nosebleed autant qu’aux fans de Neurosis. Ancré dans les sonorités Grindcore, Hell to Pay s’amuse avec les sous-genres plus politisés du Métal avec de fortes connotations révolutionnaires en y insérant plusieurs extraits dont Noam Chomsky et Mumia Abu-Jamal.

Si on tient à faire un peu de name dropping je ferais des parallèles entre la musique de Hell to Pay avec Nails, Brutal Truth, et Merzbow. Avec autant de pièces courtes et très dynamiques on compense avec des titres comme Runaway qui sonnent proto-Doom lent et lourd à souhait; la batterie me rappelle When The Levee Breaks de Led Zep et la guitare la pièce Sabbath du groupe du même nom.
En fait, lorsque citant plus haut Neurosis, c’est la connexion naturelle du Grindcore avec le Noise qu’Hell to Pay accomplit de main de maître et la pièce finale, Bliss est une parfaite démonstration de ce fait. Alliant à tout cela un fort penchant pour le Hardcore de breakdowns à la Hatebreed mais sonnant comme sortant de chez Kurt Ballou (producteur et membre de Converge). 

Bien qu’étant deux genres assez hermétiques à l’oreille du non-initié, le Noise et le Grindcore sont corrosifs et peuvent aller de pair. Tel que certains l’ont déjà mentionné, dont mon collègue Andy O’Connor de chez Pitchfork, il aurait été intéressant de sentir plus de liens entre les références des grands penseurs et la musique de Hell to Pay. Cela n’altère que de manière minime mon appréciation de Bliss que je trouve plus qu’agréable. Les tubes s’enchaînent bien et le tout décape jusqu’à l’os.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: GTR
Sites Web: Facebook | Bandcamp
Date de parution: 16 Mars 2018

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Auteur : Michaël Parent

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