Category: Download Festival France 2018

Guns N’Roses + Volbeat + Seether + Greta Van Fleet… Jour 4 @ Download Festival (Paris)


Lundi 18 Juin 2018 – Après 3 jours très intenses, c’est une programmation plus light qui nous est offerte ce lundi pour patienter avant la dernière tête d’affiche, les Guns’n’Roses. Les menaces d’averses prévues se sont estompées et finalement, par chance, ce dernier jour nous réserve lui aussi un ciel bleu avec quelques nuages.


The G (15h00-15h40 // Wardbird Stage)


Baronnes (15h20-16h00 // Main Stage)


The Pink Slips (16h00-16h40 // Wardbird Stage)


Jonanthan David (16h40-17h20 // Main Stage)


Greta Van Fleet (17h20-18-20 // Wardbird Stage)


Volbeat (18h20-19h10 // Main Stage)

On commence assez tard aujourd’hui, avec Volbeat sur la Main Stage 1. Les danois ont la lourde tâche de jouer juste avant les Guns, tâche qu’ils accompliront avec succès. Interprétant principalement des titres de leur dernier album Seal the Deal and Let’s Boogie, le groupe va chauffer le public à blanc avec son heavy metal et la voix si particulière du chanteur Michael Poulsen. Quelques plus vieux titres sont également joués, notamment un des plus connus du groupe, Still Counting, offert en guise de conclusion d’un show très dynamique, et d’une très bonne introduction au final explosif de ce festival.


Seether (18h50-19h50 // Wardbird Stage)

En attendant les Guns, c’est le groupe Seether qui est chargé de clore la programmation alternative du festival sur la scène Warbird. Leur dernier album Poison the Parish étant sorti en 2017, c’est logiquement lui qui sera le plus représenté lors de ce concert, aux côtés du mythique Disclaimer qui leur a apporté la célébrité en 2002. Stoke The Fire ouvrira le bal, suivi de Gasoline. Les spectateurs ne sont pas très nombreux, les gens préférant certainement se trouver une bonne place sur la Main Stage 1, mais il est très motivé : on sent presque la chaleur sortir de sous la tente… Les chansons s’enchaînent rapidement pour arriver à un final en apothéose sur les titres Fake It et Remedy. Un bel échauffement avant le vrai marathon de la soirée : les 3h30 de concert de Guns’n’roses.


Guns’N’Roses (20h00-23h30 // Main Stage)

Après une vidéo d’introduction un peu trop longue (15/20 minutes), les Guns arrivent enfin sur la chanson It’s So Easy. En plus des nouveaux membres du groupe, Axl Rose, et sa traditionnelle chemise autour de la taille, est à nouveau accompagné depuis 2 ans des membres originels du groupe : Slash évidemment, et ses traditionnels chapeaux et lunettes noires, et Duff McKagan à la basse. Le concert démarre sur les chapeaux de roues avec Mr Brownstone, Chinese Democracy et la mythique Welcome To The Jungle, avant de distiller ingénieusement ici et là tous les méga-tubes du groupe : Sweet Child O’ Mine, Knockin’ On Heaven’s Door, You Could Be Mine, November Rain, Live and Let Die… Des balades comme les magnifiques This I Love ou Don’t Cry viendront calmer le jeu entre les autres titres, beaucoup plus énergiques. Des reprises seront également de la partie : Black Hole Sun, en hommage à Chris Cornell, mais également une superbe impro sur Wish You Were Here des Pink Floyd. La setlist est vraiment très bien équilibrée entre les différents styles, et malgré la longueur du concert, on ne s’ennuie pas une minute. Les chansons sont souvent ponctuées de solos improvisés de Slash, qui ne faillira pas une seconde à sa mission et assurera le show au moins autant que le leader.

De bout en bout on sera impressionné par le professionnalisme des musiciens, mais également de la mise en scène : effets visuels, vidéos, flammes, jets de confettis, et même un feu d’artifice sur le final – sur fond de Paradise City ! Une conclusion en apothéose pour ce show dantesque, et surtout pour cette édition 2018 du Download, qui ne pouvait décidément pas rêver mieux.

Il est maintenant l’heure de rentrer chez soi et de tirer le bilan de ce festival. Si la fréquentation a été décevante (notamment à cause des grèves SNCF, mais aussi certainement à cause de la concurrence féroce du Hellfest et de son public d’habitués), elle l’a été moins que l’on pouvait imaginer en arrivant le vendredi. Le festival a en effet bien fait le plein les samedi et dimanche, et il peut d’ailleurs remercier la météo qui a été assez clémente au final et aura évité toute pluie sur les 4 jours. De mon côté, après avoir eu des retours assez négatifs des années précédentes, je n’ai finalement pas été déçu : le Download, après 2 années à se chercher, commence à gérer au niveau de l’organisation. Tout est encore loin d’être parfait c’est sûr, il y a encore bien des choses à améliorer, mais dans l’ensemble je ne vois aucun gros point noir qui pourrait empêcher quelqu’un d’apprécier son week-end. La programmation était au top cette année, avec des groupes qui ont mis le feu et des concerts fantastiques : on retiendra bien évidemment les shows magistraux des Guns N’Roses et des Foo Fighters, mais également pour moi le fabuleux moment passé sous la Warbird avec Thrice, les bonnes blagues d’Ultra Vomit et NOFX, la dose de bonne humeur de Royal Republic, l’énergie de Frank Carter… Tous les ingrédients parfaits pour passer un bon festival !

Merci le Download, et peut-être à l’année prochaine, en espérant une affiche tout aussi bonne !

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

Foo Fighters + The Hives + Frank Carter and The Rattlesnakes + Royal Republic + … Jour 3 @ Download Festival (Paris)

Dimanche 17 Juin 2018 – Après 2 jours de relatif beau temps, c’est sous un ciel assez couvert que va se dérouler cette 3ème journée. Une météo pas terrible mais tout de même assez clémente pour nous affranchir de la pluie dont on avait peur depuis quelques jours. Un temps parfait pour le repos, malheureusement au vu du programme du jour, on n’est pas parti pour se reposer !


Teacup Monster (13h30-14h10 // Main Stage 2)


The Noface (14h10-14h50 // Main Stage)

Nous arrivons un peu plus tôt aujourd’hui, arrivant sur la dernière chanson du groupe français Teacup Monster. Mélangeant habilement clavier et guitare, cet aperçu plutôt encourageant nous laisse un petit peu sur notre faim. On va heureusement se rassasier avec The Noface, groupe français issu des cendres de Skip The Use. Après le départ de Mat Bastard pour se concentrer sur sa carrière solo, les musiciens ont choisi comme chanteuse pour leur nouveau groupe Oma Jali, repérée après son passage dans The Voice. Et on les comprend vite : sa voix puissante et sa présence scénique crèvent les écrans de la Main Stage. Le son du groupe est également très bon, avec une guitare acérée, une basse très présente et un clavier subtilement suggéré sur certaines parties et mis bien en avant dans d’autres. Les riffs sont simples et efficaces et l’énergie est bien présente dans le public. Il n’est que le début d’après-midi mais la foule saute comme s’il était le début de soirée. Nous les quittons donc sur une très bonne impression, afin d’aller manger le traditionnel aligot-saucisse de festival.



The Last Internationale (14h50-15h30 // Spitfire Stage)


Wolf Alice (15h30-16h10 // Main Stage)


Royal Republic (16h10-17h00 // Main Stage 2)

Après un bref passage devant Graveyard sur la Warbird Stage, pas très convaincant, surtout dû à un son pas terrible, je me retrouve face à mon gros dilemme de ce festival : Royal Republic sur la Main Stage 2, ou Arcane Roots sur la Spitfire Stage… Je décide donc de faire les 2, en commençant par Royal Republic. Les suédois sont comme d’habitude en grande forme, donnant un show hyper énergique et travaillé au millimètre. Dans leurs (superbes ?) costumes à paillettes dorées, ils enchaînent les titres en chorégraphie parfaite. L’énergie et la bonne humeur transpirent de la foule, emmenées par les compos pop-punk du groupe et leurs bonnes vannes entre les chansons. La chanson Addictive par exemple rencontrera un franc succès (je la conseille vivement si vous ne connaissez pas), surtout avec les bonnes blagues du chanteur sur les guitares acoustiques : “la dernière chose que voient les gens avant de faire l’amour”, d’après lui. A mon grand regret, je quitte donc la Main Stage 2 après la chanson “heavy” Week-end Man, qui occasionnera du bon gros headbang dans les rangs du public. Il est temps d’aller voir Arcane Roots, qui envoient eux aussi de la bonne grosse énergie, mais dans un style très différent. Malheureusement le son de cette scène est pas fantastique, et surtout très très fort cette fois. Je reste donc assez éloigné et j’ai donc du mal à rentrer dans le show. Même si j’aime beaucoup ce qu’ils font, je suis plutôt déçu et repart au bout de quinze minutes voir la dernière chanson de Royal Republic : Full Steam Spacemachine, très bon choix pour finir un set qui comme pour Thrice, aurait mérité de durer bien plus longtemps !



Frank Carter & The Rattlesnakes (17H00-17H50 // Main Stage)

On continue la série d’excellents groupes que nous propose la programmation de ce dimanche avec le petit rouquin Frank Carter et son groupe The Rattlesnakes. Frank s’est mis aujourd’hui en mode été avec pour unique vêtement un petit short orange, arborant ainsi les tatouages qui recouvrent presque intégralement son corps. Ayant déjà vu ses prestations par 2 fois, je sais à quoi m’attendre et ne suis donc pas surpris par le show, mais un peu plus par la foule présente : il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde qui a répondu présent et ça fait plaisir à voir. Comme à son habitude, le chanteur va rapidement venir chanter sur / dans le public présent au premier rang, pendant que les musiciens assurent à leur place. Il passera ainsi un petit moment à se baigner dans la foule avant de revenir sur scène. Et comme il adore jouer avec son public, il nous demandera ensuite de réaliser le plus gros circle pit du festival, puis de faire venir en slammant son ingénieur du son, qui fête son anniversaire ce soir-là, et qui repartira, toujours en slammant, mais cette fois avec une bouteille de champagne. Frank Carter aime les gens, c’est quelqu’un de profondément humain, et il le fait bien comprendre à chacun de ses discours entre les chansons. Mais il lui arrive aussi de haïr, ce qu’il nous demandera de partager avec lui sur le dernier titre : I Hate You, qui clôture merveilleusement ce set endiablé.



Dead Cross (17H50-18H50 // Main Stage 2)


Landmvrks (18h00-18h50 // Spitfire Stage)

Après cette bonne piqûre d’adrénaline, on se fraie un chemin vers l’autre bout du festival où le groupe français LANDMVRKS va retourner la Spitfire Stage avec son metalcore violent. Comme d’habitude le son est pas terrible sur cette scène, mais les marseillais s’en sortent bien et on arrive à peu près à distinguer les différents instruments. Bon, le chanteur hurle un peu trop à mon goût, mais ça passe encore. L’ensemble est carré, les compos sont intéressantes… à surveiller donc !


The Hives (18h50-19h50 // Main Stage)


Après ce petit entracte, retour sur la
Main Stage 1 pour voir le dernier gros concert avant les Foo Fighters : The Hives, qui, succédant à leurs compatriotes de Royal Republic, vont représenter avec brio le rock suédois ce soir ! Et dès leur arrivée, on ne peut nier un évident lien de parenté : outre le style musical assez proche, ils optent eux aussi pour des costumes assortis, mais à leurs propres couleurs : le noir et blanc. Troisième et dernier point commun, l’humour : c’est l’élément central de la prestation scénique du groupe et surtout du leader Pelle Almqvist. Celui-ci parle beaucoup entre les chansons, et s’essaie régulièrement à un français assez approximatif mais tout de même compréhensible. Entre ces quelques doses d’humour et de blabla, le groupe, n’ayant pas sorti d’album depuis 2012, nous offre une setlist “Best Of”, proposant ainsi des titres de leurs divers albums, les plus connus étant évidemment Hate To Say I Told You So et Tick Tick Boom, sur laquelle ils feront une présentation des membres bien, bien longue…



Mass Hysteria (19h50-20h50 // Main Stage 2)

Le concert arrivant sur sa fin, et moi sur ma faim, je profite du concert de Mass Hysteria sur la Main Stage 2,  pour aller manger en attendant LA tête d’affiche de ce festival : les Foo Fighters.



Foo Fighters (21H00-23H30 // Main Stage)

Aucun groupe en face sur une autre scène, la quasi intégralité des festivaliers se retrouve donc en face de la Main Stage 1 pour assister à l’unique concert en France de la bande à Dave Grohl. 21h pile, ce dernier arrive en courant sur la scène, enjoignant la foule à hurler de tous côtés, avant d’entamer brutalement le set par All My Life. Cette chanson fait l’effet d’une bombe et le public se met à sauter dans tous les sens. Il fera preuve d’une énergie folle pendant tout le concert, contrairement à la dernière date des Foo à Paris, où nous avions trouvé les gens assez peu réactifs à l’énergie déployée sur scène. Mais bon une date en semaine à Bercy et un dimanche soir de festival, il faut bien constater que ce n’est pas la même chose. Sur scène en tout cas, ça n’a pas changé : Dave est toujours une pile électrique, il court partout, fait crier les gens et balance des vannes sans cesse à Taylor Hawkins. Ils nous montrent d’ailleurs ce soir une très (trop ?) belle complicité, surtout dans la vidéo qui précédera le rappel… mais nous laisserons ce point à leur intimité !

Côté musique, c’est toujours excellent évidemment, les chansons sont hyper énergiques et travaillées dans des versions spéciales pour le live. On n’a pas l’impression de voir un groupe nous rejouer leur album à la note près, et ça c’est vraiment très bon. Ils nous offriront en plus de leurs chansons habituelles quelques reprises comme Under Pressure de Queen ou Under My Wheels de Alice Cooper, ainsi que des “bouts” de reprises pendant la présentation de chaque membre : Blitzkrieg Bop, Another One Bites The Dust, mais surtout une version étonnante d’Imagine, de John Lennon, chantée avec les paroles de Jump de Van Halen… oui il faut s’attendre à tout avec ces mecs-là. J’oublie surement des trucs tellement il s’est passé de choses pendant ce concert unique. Ce qui est sûr c’est que Dave Grohl et ses copains ont enflammé et émerveillé le Download. Merci les Foo, revenez vite en France, vous nous manquez déjà !

Auteur : Sylvain Ginestet
Photos : David Torres

Marilyn Manson + Avatar + The Offspring + Ultra Vomit + NOFX + … Jour 2 @ Download Festival (Paris)

Samedi 16 juin 2018 – Après une première journée plutôt calme, c’est un programme chargé qui nous attend en ce samedi, avec beaucoup de punk et de rigolade !


Bad Cop Bad Cop (12h00-12h40 // Firefly Stage)


Wild Mighty Freaks (14h00-14h40 // Main Stage 2)


Whiskey Myers (14h40-15h20 // Wardbird Stage)



Alcest (15h20-16h00 // Main Stage 2)


Turbonegro (16h00-16h50 // Main Stage)

Nous arrivons vers 16h pour voir Turbonegro, et nous constatons très vite une grosse différence d’affluence avec le vendredi : c’est le week-end et cette fois le public a répondu présent ! Contrairement au vendredi, nous avons cette fois un vrai sentiment de festival : cette oppression de la foule, la queue pour acheter des bières… quelle joie !

Turbonegro, donc. Première fois pour moi, et pas des moindres ! Quelle belle entrée en matière pour ce deuxième jour. Surnommés “Rock’n’roll machine” (plutôt à juste titre il faut l’avouer), les norvégiens assurent un show royal pendant 50 minutes. Personnellement, je les aurais plutôt surnommés les “Village People du rock’n’roll”, au vu de leurs tenues : marin, fermier… j’étais trop loin pour le voir mais apparemment ils étaient aussi maquillés avec du gloss, du mascara, etc… bref, les mecs ne se prennent clairement pas au sérieux et sont surtout là pour prendre (et nous faire prendre) du plaisir. Et ça marche ! On quitte le groupe le sourire aux lèvres pour aller voir la suite.


Betraying The Martyrs (16h50-17h40 // Main Stage 2)


Nothing More (17h00-17h40 // Spitfire Stage)

On se dirige alors vers la Spitfire Stage pour aller voir les texans de Nothing More. Plus petite scène du festival, il faut vraiment se rapprocher pour entendre quelque chose : sur le premier morceau, un poil loin, on n’entendait en effet que la batterie… De plus, il y a au même moment Betraying The Martyrs qui fait beaucoup, beaucoup de bruit sur la Main Stage 2. On avance donc un petit peu pour profiter du son (pas terrible en plus sur cette scène il faut l’avouer) pour mieux prendre une claque au milieu de leur set. Entre quelques chansons plutôt classiques de rock aux accents hardcore, le groupe sort un “instrument” tout à fait inattendu qui va bluffer tout l’auditoire. C’est assez difficile à décrire alors je vais faire de mon mieux : il s’agit d’une sorte de support sur lequel ils vont fixer une basse, qui lui permet de tourner dans plusieurs sens différents et sur laquelle ils vont jouer à plusieurs pendant que le batteur joue un rythme. Le bassiste, à gauche de l’instrument, et le guitariste, à droite vont alors faire différentes sortes de tapping dessus, ensuite rejoints par le chanteur qui va taper dessus avec des baguettes. Le rendu final est vraiment impressionnant, surtout dans la mesure du fait qu’on n’attendait rien de fou de ce groupe. Bravo les gars !


Hollywood Undead (17h40-18h40 // Mainstage)


Thrice (17h50-18h40 // Wardbird Stage)

Cette expérience passée, on se dirige alors rapidement vers la Warbird Stage afin de bien se placer pour le groupe Thrice. Les américains passent pour la première fois en France, c’est dire si les fans présents, moi le premier, les attendent avec impatience… Et ces 50 minutes de concert vont passer à la vitesse de la lumière. Pourtant le show se déroule sans temps mort, le groupe enchaînant les titres en ne parlant que trop peu à son public pourtant très chaud. Sans tomber dans le best of, le groupe nous jouera 4 titres de son dernier album, et surtout nous fera découvrir en live une toute nouvelle chanson sortie il y a à peine 2 semaines : The Grey. Le reste de la setlist sera composé de plus anciens titres comme The Artist In The Ambulance ou All The World Is Mad, que l’on accueillera avec délectation, même si le manque de certaines se fait sentir (Yellow Belly, The Weight… snif). Le groupe se retire après ces 50 minutes beaucoup trop courtes, et on se prend à rêver de les voir un jour sur une Main Stage avec un set d’1h30, 2h… un jour peut-être, qui sait…


NOFX (18h40-19h20 // Mainstage 2)

Après ce trop court passage de bonheur intense, on change d’ambiance et on retourne dans le lol avec ces petits fous de NOFX sur la Main Stage 2. Notre ami Fat Mike a revêtu sa plus belle robe, à rayures bleues sur bleues, pour l’occasion. Superbe. Le fond de scène est lui aussi toujours aussi magnifique : un pauvre logo NOFX fait à l’arrache qui pend en l’air. Ils en ont toujours autant rien à foutre, mais c’est pour ça qu’on les aime ! Et puis surtout malgré ça, et malgré le fait qu’ils sont toujours certainement un minimum défoncés sur scène, ils arrivent à assurer leurs chansons parfaitement, même les plus rapides et les plus difficiles à jouer. Comme toujours aussi, le show est régulièrement agrémenté de bonnes vannes entre les chansons : ils se moquent de leurs copains de The Offspring qui jouent juste après ou bien des gens de la sécurité qui leur tournent le dos dans le pit. Côté titres, tous les classiques sont de sortie, de Stickin’ In My Eye à Dinosaurs Will Die, en passant par Franco Un-American ou 72 Hookers. Evidemment, étant en France, ils choisissent d’interpréter également leur reprise de Champs-Elysées, faisant pour l’occasion monter sur scène un membre du public pour chanter avec lui (même si au final Fat Mike le laissera très peu faire). Après ce très bon concert des punks américains, direction la Warbird pour continuer dans la débilité avec les nouvelles stars du métal français : Ultra Vomit.



Mantar (18h40-19h30 // Spitfire Stage)


Avatar (19H30-20H30 // Mainstage)

On peut déjà se demander ce qui a pu passer par la tête des programmateurs de faire passer ce groupe sur une petite scène et non pas une Main Stage… la foule est immense et déborde de tous les côtés de la tente à plusieurs dizaines de mètres… On réussit donc à se caler environ 10/15 mètres derrière la fin de la tente, où on ne voit malheureusement pas très bien. Mais cela suffit à heureusement pour entendre le chanteur nous remercier d’être venu les voir plutôt qu’Avatar, sur la Main Stage 1. Ce ne sera que la première d’une foule de vannes qui feront systématiquement mouche auprès du public, dans lequel règne une ambiance très bon enfant. Comme à leur concert au Hellfest 2017, le groupe nous propose ses activités préférées : la chenille évidemment, sur la chanson… La Ch’nille (étonnant), ou encore leur “Wall of Chiasse” sur la chanson Pipi Vs. Caca. Le batteur Manard est mis à contribution pour la chanson Keken, passant au chant tandis que le guitariste passe à la batterie. Le bassiste est moqué pendant la présentation des membres. Bref, les blagues sont un peu recyclées de concert en concert, mais elles font toujours leur petit effet. Les chansons marchent elles aussi toujours : de leurs reprises de Tirelipimpom sur le Chihuahua ou Calojira, ou au méga-tube Kammthar terminant le show, l’interprétation est toujours parfaite et l’ambiance au top.


The Offspring (20h35-21h50 // Mainstage 2)

A la suite de NOFX, c’est donc The Offspring qui prend la relève sur la Main Stage 2 pour une 2ème dose de punk californien. Moins de blagues, un peu plus de sérieux mais l’esprit reste le même. Contrairement à leur habitude, les leaders du groupe Dexter Holland et Noodles sont plutôt bavards, remerciant le public ou le qualifiant de plus “sexy” de la tournée. La foule le leur rend bien, reprenant en choeur leurs plus grands hits : All I want, Come Out and Play puis Original Prankster, Want You Bad… Cela reste cependant un peu mou dans le public, le paroxysme étant atteint lors de la version piano de Gone Away. Très belle chanson au demeurant, elle fait tout de même un peu tâche au milieu de la setlist. Heureusement, les prochains titres vont littéralement réveiller la foule : Can’t Get My Head Around You, Pretty Fly (For a White Guy), et surtout The Kids Aren’t Allright, où Fat Mike de NOFX viendra faire une petite apparition pour faire les choeurs avec Noodles. Le rappel, avec You’re Gonna Go Far Kids, puis Self Esteem, viendra achever l’énergie du public. Il est maintenant l’heure d’aller se reposer et manger un peu avant la tête d’affiche de la soirée : Marilyn Manson.


Treponem Pal (20h50-21h50 // Spitfire Stage)


Marilyn Manson (21h50-23h25 // Mainstage)

Pour avoir vu Marilyn Manson plusieurs fois en concert, je sais que ça peut donner un résultat assez inégal. Certains concerts peuvent être géniaux, d’autres moins. Ce soir, on n’est clairement pas du bon côté de la balance… premier problème, les temps de transition entre les chansons. Je n’ai pas vu comment c’était pendant la première moitié du concert, mais la 2ème était horrible à ce niveau là. Deuxième problème, le manque d’énergie. Les chansons comme The Dope Show ou Sweat Dreams passent très bien car leur tempo n’est de base pas très rapide. Par contre quand le groupe joue The Fight Song, et que c’est terriblement mou, là c’est plus compliqué… Et si on rajoute les temps d’attente derrière, il devient vraiment difficile de rentrer dans ce concert. Heureusement, à côté de ça, il y a la présence scénique du chanteur. Marilyn Manson est un showman, et ça se voit toujours malgré le reste. Il n’est pas dans une forme exceptionnelle ce soir, mais il assure tout de même le show, aidé par les éléments de la scène, notamment cette grand boîte étrange affublée de son logo en forme d’éclair, de laquelle il sortira pour la chanson Antichrist Superstar. Il fera aussi monter de temps en temps des jeunes filles, dont il n’aura au final pas grand chose à faire et les laissera au mieux danser dans leur coin toutes seules, au pire dansera de manière assez gênante avec elles, comme avec cette fille déguisée en pom pom girl qu’il tapotera sur la tête pour la remercier… Las, je finirai par partir avant la fin, ratant du coup la chanson de clôture que j’aime pourtant beaucoup, Coma White. Tant pis, ce sera mieux une autre fois Marilyn.

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

Ozzy Osbourne + Ghost + Opeth + Alestorm + Billy Talent + … Jour 1 @ Download Festival (Paris)

Vendredi 15 Juin 2018 – Et c’est parti pour la 3ème édition du Download Festival Paris, pour la 2ème fois organisé sur la base aérienne 217, à Bretigny-sur-Orge, et la toute première pour moi ! Pas de camping cette année de mon côté, je ne pourrai donc pas vous parler de celui-ci. J’arrive donc directement en voiture au parking VIP. Aucune file d’attente, aucun bouchon, ça fait plaisir mais ça augure aussi d’une affluence assez faible, ce qui sera confirmé une fois à l’intérieur de l’enceinte : le festival, pour cette première journée au moins,  n’a clairement pas fait le plein… Il y a quand même beaucoup de monde devant les scènes mais le reste des lieux est loin d’être blindé… résultat : on ne fait pas la queue au bar, ni aux toilettes… pour les festivaliers, c’est plutôt cool en fait !


Laura Cox Band (12h40-13h30 // Firefly Stage)


Wanka Tanka (15h15-15h55 // Main Stage 2)



Billy Talent (15h55-16h35 // Main Stage)

On commence donc cette journée par les canadiens de Billy Talent sur la Main Stage 1. Un concert qu’on aurait aimé voir un peu plus tard dans la journée mais qui reste très efficace pour entamer le marathon du week-end. L’énergie est bien là et les festivaliers commencent rapidement leurs premiers circle pits ! Le groupe et la scène sont aux couleurs de leur dernier album Afraid of Heights, tout en rouge et noir (on se croirait à un match du stade toulousain !), mais malgré cela ils joueront assez peu de titres de cet album et opteront pour une setlist plus “best of” de tous leurs albums. C’est la chanson Red Flag, tirée de l’album Billy Talent II et ayant grandement participé à la renommée du groupe, qui aura le plus grand succès auprès du public. Un très bon moment et une belle entrée en matière pour cette édition 2018, prestation malheureusement entachée par quelques erreurs du guitariste Ian D’Sa, pourtant très bon d’habitude.



Eluveitie (16h65-17h15 // Main Stage 2)

C’est au groupe Eluveitie de continuer les festivités sur la Main Stage 2. Comme pour Billy Talent, c’est la première fois que je les vois en live, mais ce sont cette fois de parfaits inconnus pour moi. Je découvre donc un groupe de métal celtique très porté sur le mouvement capillaire, au style plutôt original. Surtout au niveau de la voix : les chansons interprétées par la chanteuse Laura Fella sont tellement différentes de celles chantées par le leader Chrigel Glanzmann qu’on a l’impression de voir 2 groupes distincts… Pas grand fan de ce style de musique, je décide d’aller visiter un peu l’espace VIP. Celui-ci n’est vraiment pas exceptionnel, surtout après avoir connu celui du Hellfest l’an dernier… quelques efforts sont à faire de ce côté-là pour l’organisation !



Pogo Car Crash Control (16h35-17h15 // Spitfire Stage)


Powerwolf (17h15-18h05 // Main Stage)

Après une petite pause, on passe vite fait devant Powerwolf avant d’aller voir les pirates d’Alestorm. La scénographie est… spéciale, mélange de références religieuses et de loup-garous… les chansons sont également dans la même thématique : “We drink your blood”, par exemple, clôturera le show, pour le plus grand bonheur des fans présents dans la fosse. Le chanteur Attila Dorn, avant de partir, annoncera une tournée 2018 qui commencera au Bataclan à Paris (on peut d’ailleurs le féliciter pour son effort dans l’utilisation du français).



Alestorm (18h05-19h05 // Main Stage 2)

C’est maintenant l’heure des amateurs de slams : Alestorm envahit la Main Stage 2 et compte bien enflammer le Download avec ses chansons d’alcool et de pirates ! Le fond de scène aux couleurs arc-en-ciel, affublé de magnifiques canards-banane (oui oui), et surtout le gigantesque canard jaune gonflable au milieu de la scène donnent de suite le ton : pas question ici d’être sérieux, on est là pour rigoler et surtout pour boire. Ayant un certain passif avec ce groupe, je décide de me mettre assez loin pour éviter de passer le concert à faire passer des gens qui slamment au-dessus de moi. Cela me permettra cette fois de mieux voir leur prestation, et ainsi de constater à nouveau que malgré le manque de sérieux de leurs chansons, techniquement ils sont irréprochables. De leurs propres chansons comme Mexico ou Alestorm à leur reprise de Hangover, de Taio Cruz, les mecs assurent le show de bout en bout. A quelques chansons de la fin, ils envoient même leur immense canard voler au dessus de la foule, avant de terminer en rappel par Fucked With An Anchor et le classique mais toujours aussi efficace Drink. Encore une bien belle performance pour commencer ce festival, ça fait plaisir !



Sidilarsen (18h15-19h05 // Spitfire Stage)



Opeth (19h05-20h20 // Main Stage)

On enchaîne avec le groupe suédois Opeth, pour une nouvelle dose de métal prog sur la Main Stage 1, que je quitterai rapidement car je trouve ça… chiant. Les musiciens sont bons, c’est sûr, mais leur musique n’est vraiment pas faite pour moi. Pourtant je connaissais quelques chansons (plus récentes je pense) qui m’avaient bien plu, mais là je n’accroche pas. Je décide donc d’aller faire un tour ailleurs et d’aller découvrir la Warbird Stage. Petite scène couverte, on est là sur un tout autre niveau : des immenses Main Stage on passe à une tente couverte vraiment petite, et on a du mal à imaginer le bordel que ça va être le lendemain avec des groupes comme Tagada Jones ou Ultra Vomit… Bref, c’est maintenant le groupe Underoath qui se produit sur la Warbird, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont pas très contents ! On a là une sorte de post-hardcore aux accents légèrement emo, mais surtout vraiment énervé. Le chanteur Spencer Chamberlain s’égosille dans son micro, mais heureusement ajoute un peu de chant clair histoire d’adoucir le tout. L’ensemble est plutôt sympa, sans être fou non plus, tout comme le son de cette scène : on arrive à distinguer les instruments, tant qu’on ne sort pas trop de la tente. En parlant des instruments : mention spéciale au trio de guitares et basse couleur vert / jaune fluo, c’était magnifique les gars.



Ghost (20H25-21H40 // Main Stage 2)


Après une petite pause burger au coin VIP (très bon, merci), on arrive aux têtes d’affiche de la soirée, en commençant par Ghost sur la Main Stage 2.
Pour être totalement franc, ce groupe m’était relativement inconnu jusque là (le metal religieux, c’est pas vraiment mon truc), mais il faut avouer qu’en live, c’est quand même pas mal : la scénographie, bien que très axée religion avec ses sortes de vitraux en fond de scène, est très réussie, tout comme les effets visuels accompagnés d’un zeste de pyrotechnie. D’après mes informations, on découvre également une nouvelle tenue pour le chanteur qui officiait avant déguisé en pape sataniste. Il est désormais en costume queue-de-pie avec un maquillage quasi intégralement noir, je laisse aux fans le soin d’en juger… la musique est également plutôt cool en live, l’énergie est bien présente et les festivaliers se laissent prendre à ce dernier concert avant la tête d’affiche de la soirée.



Ozzy Osbourne (21H45-23H30 // Main Stage 1)

Et la tête d’affiche ce soir, c’est le mythique Ozzy Osbourne, accompagné de son célèbre guitariste Zakk Wylde. Celui-ci assurera à lui seul une bonne grosse partie du show, avec ses interminables, mais toujours aussi impressionnants, soli de guitare, qu’il s’amusera comme toujours à effectuer avec les dents ou avec la guitare derrière la tête. Comme souvent avec les “vieux” groupes, je m’ennuie assez rapidement, le show n’étant pas particulièrement énergique (mis à part la prestation de Wylde). Je pars donc faire un petit tour du côté de la Warbird pour voir Converge, dont beaucoup de mes amis sont particulièrement fans, en me disant que même si ça allait être violent, ça allait au moins être moins ennuyeux. Je découvre donc ce groupe, et pour ceux qui ne connaissent pas, on va le résumer comme ça : un batteur qui tape très fort et très très vite sur ses pauvres fûts, un bassiste et un guitariste qui jouent des riffs ultra saturés très vite également, le tout donnant une sorte de bouillie assez désagréable, et enfin un chanteur qui hurle (pour ne pas dire aboie) dans son micro. Au bout de 4 chansons, je m’avoue vaincu et retourne voir Ozzy avant que mes oreilles ne se mettent à saigner. J’arrive au moment du drum solo, et juste avant qu’il ne reprenne 2 de ses plus grands tubes : Shot In The Dark, et la mythique Crazy Train. L’énergie est un peu plus présente sur la fin, mais ça ne sauve pas un concert globalement ennuyeux de mon point de vue. Mais heureusement ça ne durera pas, vu le programme chargé de ces 3 prochains jours !

Auteur : Sylvain Ginestet

Photos : David Torres

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