Category: Album

Overkill – The Wings Of War Critique d'album

Overkill est de retour avec un nouvel album intitulé The Wings Of War, un premier avec le batteur Jason Bittner (Shadows Fall)Le travail de ce dernier n’est pas révolutionnaire, mais on remarque immédiatement qu’il énergise la musique du groupe. Reste maintenant à voir si cela sera suffisant pour satisfaire les attentes des amateurs.

Dès l’écoute de premier extrait (Last Man Standing), on voit que le groupe continue à miser sur une mélodie intense et agressive. Une chose est certaine, Overkill ne fait pas dans la dentelle et vise la jugulaire immédiatement. Head Of A Pin fait quant à elle penser à du Black Sabbath sur stéroïde avec sa lenteur et sa pesanteur. De plus, on ne peut passer sous silence les cris impressionnants de Blitz à la fin de ce titre. Il est difficile de croire qu’il est encore capable de faire cela alors qu’il frôle la soixantaine. Comme tout le monde le sait,Overkill aime bien injecter une dose de punk dans leur musique, cela est particulièrement visible sur la pièce Welcome To The Garden State. Celle-ci est tellement rassembleuse qu’il est facile d’imaginer qu’elle sera jouée pendant le rappel afin de clore les festivités lors de leur prochaine tournée. Le thrash rapide et agressif est à son meilleur sur les titres Believe In The FightBatshitcrazy et Out On The Road-Kill. Mais que dire de Hole In My Soul placé à la fin de l’album avec sa puissante musique technique et remplie de hargne, comme Overkillle fait si bien. L’album contient aussi quelques pièces plus lentes comme Distortion et Where Few Dare To Walk, qui donnent plus de visibilité à la basse de DD Verni. Malgré ce changement de tempo et une plus grande complexité, ces dernières sont quand même très intéressantes. Prendre note que version digipak de l’album contient la pièce supplémentaire In Ashes. Malheureusement, ce titre n’a rien pour attirer les amateurs à dépenser quelques dollars de plus. On dirait que celui-ci est un ajout de dernière minute provenant des restants de l’album précédent.

Cela dit, The Wings Of War est un autre très bon album et démontre qu’Overkill vieillit très bien, et ce, même s’ils ne réinventent rien. La production est moderne, mais le groupe reste fidèle au style direct qu’ils préconisent depuis la dernière décennie, ce qui devrait ravir les amateurs de longue date.

Note : 8.5 – Pourquoi changer une recette gagnante!

Auteur : Albert Lamoureux

Within Temptation – Resist Critique d'album

Cinq ans après leur dernier album, Within Temptation est de retour avec un nouvel opus intitulé Resist. Ce dernier était prévu pour la fin de l’année dernière, mais a finalement été repoussé pour le début de cette année dû à des problèmes lors de la production, ou pour ne pas faire concurrence à l’album solo de Sharon (My Indigo).

On remarque immédiatement que le style musical de cet album est différent des albums précédents. La musique s’éloigne encore plus du style gothique qui était l’essence du groupe et s’apparente davantage à un style moderne qui est centré sur le rythme au détriment de la mélodie. Malgré cette évolution, la puissante voix de Sharon est encore une fois le point central de l’album. On retrouve bien entendu quelques chanteurs invités comme Jacoby Shaddix (Papa Roach) sur The ReckoningAnders Fridén (In Flames) sur Raise Your Banner et Jasper Steverlinck sur Firelight. L’écoute de l’album débute avec des titres entrainants, mais le dynamisme s’estompe rapidement pour laisser place à une musique lente et sombre. Les pièces Supernova et Mad World ressortent du lot avec leur style populaire faisant penser à la musique préconisée par les formations Amaranthe ou Evanescence. La pièce Mercy Mirror est quant à elle une belle balade qui donne beaucoup d’espace à la voix de SharonTrophy Hunter est le titre qui s’apparente le plus au vieux matériel du groupe, mais c’est tout simplement trop peu, trop tard pour satisfaire les amateurs qui suivent le groupe depuis longtemps.

Resist est une évolution du style musical du groupe vers un son moderne et moins symphonique. Les amateurs de longue date auront de la difficulté à accepter ce changement qui est davantage centrée sur le rythme et il leur faudra certainement plusieurs écoutes avant d’apprivoiser cet album. Ce nouveau style cinématographique devrait cependant bien passer en spectacle avec le soutien d’une présentation visuelle.

Pour les collectionneurs, prendre note que l’édition limitée inclut un second disque qui contient la version instrumentale de l’album.

Note : 6.5 – Un nouveau départ ou une erreur de parcours?

Auteur : Albert Lamoureux

Ulthar – Cosmovore Critique d'album

Cette critique se doit de débuter par une confession, j’ai une fixation sur la couleur orange. Bien qu’en tant qu’analyste musical je devrais suivre la ligne dure de ne jamais juger un album par sa pochette, je dois avouer que si un album arbore cette couleur que l’on lie habituellement à l’Halloween, à la sécurité et aux travaux routiers j’ai toutefois un préjugé favorable même avant la première écoute. Ainsi, la pochette de Cosmovore qui se veut une illustration digne d’une nouvelle de H.P. Lovecraft, auteur fétiche des trve Métalleux. Le trio d’Oakland qu’est Ulthar fait partie d’une mouvance issue des légendaires Américains de Absu et d’une culture de plusieurs décennies de Death métal.

Comment décrire cet album sinon avec des genres qui sont littéralement fondus ensembles; le Black métal, le Death métal et le Thrash métal. Et ce, à la sauce totalement chaotique tellement qu’on en vient à chercher les structures des pièces. À cela, additionnez une production assourdissante comme un mur de brique. Là vous vous dites cet album sera probablement démolit et on passe au suivant. Rien n’est moins vrai. C’est-à-dire, derrière ce déluge auditif, certes assez homogène, mais qui s’allie étrangement bien avec les thèmes de Lovecraft à propos des civilisations pré-humaines, de l’étrange et de l’innommable.

C’est avec beaucoup de critique et de réserve que j’apprécie cet album et que j’aime le critiquer car il est loin d’être excellent. Néanmoins, la proposition est intéressante et la pièce ultime Dunwich Whore est magistrale. On imagine Yog-Sothoth faisant sa sale besogne avec cette trame d’une inhumanité inouïe et qui annonce la quasi extinction de notre race. Bref, Ulthar ne fait pas de quartiers ni dans la dentelle mais on a droit à un défoulement en règle.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: 20 Buck Spin
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 9 novembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Omgeving – Wijde Wijdte Critique d'album

Ce premier album de l’artiste Néerlandais Franck Johanson, alias Omgeving, explore les zones hors des sentiers battus et ose comme Phil Elverum avec son projet Mount Eerie sur son album Wind’s Poem qui transcendait le Indie Rock et le Black Metal à la fois. Ce dernier est un album qui repose beaucoup sur l’intimisme et l’isolation qui caractérise Mount Eerie et le Black metal de Ulver (époque Nattens Madrigal) et Xashthur. Omgeving avec Wijde Wijdte croise les chemins du Black Metal, le space Rock et le Post-Rock. Le tout de manière instrumentale malgré quelques murmures parsemés ici et là avec l’omniprésence d’un mur de son qui sature les textures musicales de l’album.

C’est aussi avec une certaine saveur du moment, le Shoegaze que l’on peut sentir la direction mélancolique et monotone de cet album. Il faut lire ici monotone dans le bon sens du terme en fait d’impression sensorielle que l’album, avec sa claustrophobie et sa musicalité, laisse comme empreinte. L’un des éléments les plus critiques est la longueur de l’offrande qu’est Wijde Wijdte. D’ailleurs, l’étiquette Hypnotic Dirge Records fait son possible pour réaliser des albums de qualité tout en respectant la vision des créateurs mais devrait produire avec un peu plus de concision ses galettes.

Ceci étant dit, il y a trop peu d’albums instrumentaux dans le créneau du Black Metal et peu d’explorations de ses sonorités pourtant fortes en gueule. Wijde Wijdte se veut rafraîchissant et à la fois familier. Ainsi, on s’accroche pour toute sa durée et on se permet de digresser des structures convenues.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Hypnotic Dirge Records
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 6 Décembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Ichor – Hadal Ascending Critique d'album

Ichor – Hadal Ascending

Avec la pluie de sorties Death Metal que l’on a connu en 2018, force est d’admettre que le mouvement est en bonne forme. Que ce soit du côté d’un son plus rétro, plus brutal ou bien dissonant. Nos oreilles et nos playlists ont été bien remplies. Cette variété se traduit bien souvent par certains bons grains et beaucoup d’ivraie.
Tous droits issus d’Allemagne, le Death Metal sauce actuelle d’Ichor sur leur dernier opus Hadal Ascending sera le sujet de cette chronique et nous statuerons s’il fait partie du premier ou du second groupe.

Troisième album des allemands continuant leur thème sur un monde sous-marin avec des créatures fantastiques et des dieux vengeurs. Passons outre cet élément puisque les mythes de Lovecraft ont été revisités par au moins la moitié des groupes de Death Metal. N’étant pas un S.T. Joshi moi-même je me réserve un droit de critique sur ces textes. Le problème avec cet élément c’est à quel point l’univers de Lovecraft a été exploité dans le Death metal et en devient comme une toile de fond. Ainsi, Ichor ont de bons moments sur Hadal Ascending mais ne se démarque pas dans ses compositions ou son exécution. De cette manière, leur musique semble se fondre dans la masse de leur genre. C’est honnête et bien exécuté sans réelle évolution ou démarcation.

Toutefois, il y a un vif désir de percer cette marque moyenne et d’accéder à l’excellence. On sent qu’il ne manque pas beaucoup pour qu’ils gagnent en qualité et en galon. Hadal Ascending n’est pas un désastre mais souffre de faire partie d’une forte cohorte et de viser plus haut qu’il ne peut réellement le faire.

Note: 6 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Unholy Conspiracy Deathwork
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 7 Décembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Bane – Esoteric Formulae Critique d'album

Le groupe Bane a une histoire assez particulière. Formé en Serbie en 2006 par Branislav Panić puis reformé à Montréal en 2013 avec de nouveaux membres, on peut dire que leur musique en a fait du chemin! Après les avoir vu en juin en première partie de Wolfheart au Piranha Bar, j’ai tout de suite été sous le charme de leur death/black metal très mélodique grandement inspiré de Dissection. Ils sont maintenant de retour avec un nouvel album intitulé Esoteric Formulae et j’étais assez fébrile d’entendre le résultat. Mais, au final, ça sonne comment?

Contrairement aux deux albums précédents, le nouveau matériel est nettement plus mélodique et léché et la production est vraiment supérieure en qualité. Au niveau des compositions, et pour garder un lien avec Dissection, Esoteric Formulae serait le Reinkaos de Bane : Un album plus orienté vers le melodeath comme leur extrait Bringer Of Pandimensional Disorder tout en gardant les pieds bien ancrés dans le black metal avec des pièces comme The Calling Of The Eleven Angles. C’est brutal, mélodique et catchy à la fois! On peut entendre aussi des influences de Watain avec la chanson Burning The Remains, surtout au niveau du vocal au début de la pièce. Tout est super bien ficelé et je ne me suis jamais ennuyé une seule fois lors de mon écoute!

Par contre, quelques petits détails m’ont un peu dérangé. La chanson Reign In Chaos est une bonne pièce de melodeath mais ne fitte pas du tout sur l’album. J’avais l’impression d’entendre du vieux In Flames/Arch Enemy, ce qui n’est pas négatif en soi mais elle ne partage clairement pas le même esprit que les autres pièces. La chanson instrumentale Acosmic Forces Of The Nightside en est aussi une très bonne…mais elle donne aussi l’impression que l’outro Wrathful Reflections est complètement inutile et j’aurais franchement fini l’album avec elle. Mais malgré tout, Esoteric Formulae demeure un très bon album et j’ai eu Bringer Of Pandimensional Disorder dans la tête pendant une bonne semaine, ce qui est très bonne signe! C’est un album très bien produit, qui rentre au poste, et honnêtement j’ai très hâte d’entendre ça en live!

8/10

Auteur : Maxime Pagé

Noise Trail Immersion – Symbology Of Shelter Critique d'album

L’un des meilleures hybrides ou crossover entre le Métal, le Hardcore et le Punk n’est pas le genre trop souvent édulcoré qu’est le Metalcore mais bien le Mathcore popularisé, entre autres, par Dillinger Escape Plan au début des années 2000. Ralliant l’agressivité du grindcore, les breakdowns du hardcore, bien des éléments Métal et la précision du Tech Death ce genre se confond aujourd’hui avec plusieurs autres. Dans le cas de Noise Trail Immersion, au moment de la sortie de Womb, leur précédent opus, les gens de la promo nous les présentaient comme des Italiens faisant du Black Metal Dissonant. Pas totalement dans le champ mais c’est sans doute leur méconnaissance de The Dillinger Escape Plan et de Converge qui les a menées dans cette voie.

C’est sans plus attendre que NTI se lance avec Mirroring avec des guitares saccadées et des assauts sans relâche sur les peaux. En passant par le Math Core on sent une volonté d’incorporer de plus en plus d’éléments dissonants évoquant Dodecahedron et Ulcerate. Deux genres qui ne semblent pas s’accorder d’entrée et qui fonctionnent harmonieusement bien ensembles. Cette démarche musicale est exploratoire et Symbology Of Shelter est construit en plusieurs blocs qui s’emboitent et glissent tel une pièce quasi unique. Les pièces se répondent et les riffs glissent d’un morceau à l’autre avec aisance et unité, et ce, sans tomber dans la redondance.

Après de nombreuses écoutes les trois dernières chansons de l’album sont les plus intéressantes avec notamment The Empty Earth I qui passe du Drone, au Death Metal, avec un détour par des breakdowns dignes du Hardcore. Tout ça, sans faire de potpourri dans leur approche très NTI. On sent ici qu’ils ne tentent plus d’imiter leurs idoles ou de trouver leur son. Ils fabriquent leur signature et leur son.

Lorsque l’on parle d’une apothéose ou d’un pinacle musical on peut sans exagérer conclure que Symbology Of Shelter représente ce moment dans la carrière d’un groupe où celui-ci se trouve dans ses années clés. Le plus étonnant dans tout cela, selon l’auteur de ces lignes, est que Noise Trail Immersion est probablement le secret le mieux gardé du Metal.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Moment of Collapse Records
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 2 novembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Hissing – Permanent Destitution Critique d'album

Il y a une tendance en 2018 qui est indéniable, la profusion de Death Metal de qualité de tous style que ce soit dans le Tech Death comme Obscura avec Diluvium, dans le Dissonant Death Metal comme Hallig et Wayfarer ou bien Cave Bastards avec un son plus proche du Old School Death Metal.
Provenant de la ville où sera implantée la prochaine concession de la Ligue Nationale de Hockey, Seattle et non pas Québec, les membres de Hissing œuvrent dans un créneau ralliant le Death Metal Dissonant et chaotique pouvant rappeler une sortie récente de Profound Lore dans l’opus Within A World Forgotten de Internal Coil. Fidèle à son habitude, cette étiquette exploite l’audace et parfois le snobisme, bien que malgré eux cela n’en plaise aux critiques qualifiés de hipsters du côté de Pitchfork. Permanent Destitution de Hissing est tant bien que mal à cheval sur ces deux éléments.

Se voulant aussi surprenant que les néo-zélandais de Ulcerate et aguerris que le groupe bien de chez nous Gorguts, Hissing veut se situer solidement dans ce créneau qui est assez en vogue pour 2018. Les guitares et les éléments sont dissonants et on a droit à des murs de son (Wall of Sounds) presque qu’assourdissants et à la limite de la maîtrise musicale. Les compositions des pièces sont élaborées de manière assez complexe mais on est loin du Free Jazz de Luc Lemay.

En revanche, c’est un album qui se veut audacieux et qui demande une bonne écoute ainsi qu’une oreille disposée à être assaillie. Cet élément, est particulièrement intéressant lorsque l’on prend en compte le nombre de groupes qui nous présentent des albums formatés pour suivre une recette établie par un genre ou une étiquette de disques. Ici, on sent que le son Hissing est une véritable étude et semble quasi expérimental. Toutefois, dans l’expérimentation on se doit d’épurer et d’accepter les erreurs de parcours. Ce qui donne un album audacieux mais loin d’être grandiose.

Tous les éléments sont présents pour un album qui pourrait potentiellement marquer des points et tomber dans le mémorable mais on sent qu’après quelques pièces cette galette est répétitive au mieux et même lassante. En fait, on souhaiterait que Permanent Destitution soit solide concis et fonctionnerait mieux en EP qu’en LP. Le matériel n’est pas à point et la saturation de bruits n’est pas assez originale et dissuasive plutôt que convaincante. Finalement, Permanent Destitution soufre énormément d’être produit dans une époque où le Death Metal Dissonant connait des comparables mieux achevés.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Profound Lore Records
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 26 octobre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Sorcier Des Glaces – Sorcier Des Glaces Critique d'album

Bien que cela fasse quelques semaines déjà que cet album soit paru dans les bacs, il m’a fallu quelques temps pour venir à bout de me faire une idée de mon appréciation et de quelle manière je devrai en écrire une chronique sans laisser trop transparaître mon admiration pour SDG. Laquelle remonte aux environs de 2003, moment où j’ai découvert les inspirations et les recommandations Black Metal de Sébastien Robitaille, alias Roby ou le Sorcier Des Glaces lui-même. Il travaillait chez un disquaire où je dépensais des sommes importantes en disques compactes tels que Below The Light de Enslaved, des classiques de Gorgoroth, d’Immortal, de Mayhem, de Windir, de Taake jusqu’aux aspirations Prog de Vintersorg. Bref, de manière hebdomadaire Roby me recommandait et me partageait sa passion du Black Metal. À l’époque, SDG était un projet en dormance et on pouvait se procurer Snowland en envoyant un mandat postal chez Sébastien qui nous faisait parvenir un disque compacte gravé à partir de son ordinateur. Cela n’était pas sans rappeler les moments du tape trading qui étaient déjà d’un temps révolu. Inutile d’appuyer sur le fait que le Black Metal connait son lot de nostalgie. Bref, le retour de SDG s’est fait quelques années plus tard avec s’en suivant une résurgence du Metal québécois ainsi que de sa renommée qui elle n’a plus besoin de présentation. Au courant de 2017, Roby a accordé une entrevue à Thorium dont nous sommes très fiers Thomas Mazerolles et moi dont je me permets d’en insérer un lien ici.

Passons au sujet principal de cette chronique, l’album éponyme de Sorcier Des Glaces, composé d’une seule piste de cinquante minutes où la nature rebelle du Sorcier Des Glaces est interprétée. Cette audacieuse proposition semble tomber à point avec le cheminement de SDG en tant qu’entité artistique. La discographie de ce dernier est passée à la maturité avec l’évolution d’un hommage aux grands du genre (Snowland) par des passages qui honoraient, entre autres, Samael (Ritual Of The End), ont mené vers la formation du son propre et des compositions signées SDG. On ne parle plus de Black Metal mais bien d’un son et même d’un sous-genre du Black Metal, le son SDG qui se démarque par une production unique issue du Hell Studio et de tout le bagage de ses deux artisans Roby et Luc Gaulin (batterie). En toute honnêteté, les transitions qu’elles soient du français à l’anglais ou des moments plus introspectifs avec les guitares acoustiques et les chants clairs jusqu’aux moments de pure agressivité se font sans anicroches et nous mènent à travers un périple complet digne d’un grand récit épique. Il y a un vif désir de rejoindre l’auditeur et de l’amener à voir au travers des lunettes de ce sorcier.
Au niveau des compositions et des ajouts peu orthodoxes Sorcier Des Glaces est un morceau qui a une sonorité intemporelle car on ne pourrait placer, juste à l’écoute, le moment où cet album est apparu. Il pourrait très bien être un proche parent de Nemesis Divina de Satyricon datant de 1996 ou un contemporain de Likferd par Windir.

Toutefois, on est décidément en 2018 et Sorcier Des Glaces se place en excellente position pour remporter la palme de l’album de l’année. Cette distinction s’explique par la maturité et la justesse de cet opus tant dans sa conception que dans son interprétation. Brillant.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Galy Records
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 15 septembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

 

Them – Manor Of The Se7en Gables Critique d'album

Suivant le succès de leur premier album, le groupe Them a pris son temps afin de composer Manor Of The Se7en Gables, leur second opus. Il reste maintenant à voir si ce dernier est à la hauteur des attentes créées par leur premier album.

 Le second chapitre de cette histoire prend place alors que KK Fossor pleure la mort de ses proches. Pendant ce temps, le dernier chasseur de sorcier Peter Thompson est sur ses traces et est déterminé à le traduire en justice pour les crimes dont il est accusé.

 Suivant une introduction sinistre qui donne le ton à l’album, il est tout à fait normal de retrouver une mélodie agressive et rapide sur la pièce Circuitous. La voix de Troy Norr est toujours aussi puissante et elle se marie parfaitement avec la musique. Le travail du nouveau batteur Angel Cotte est sensationnel sur le titre Refuge In The Manor. Cette composition met aussi en évidence l’excellent travail des guitaristes Markus Ullrich et Markus Johansson. Il ne sera pas surprenant de voir les amateurs générer des moshpits pendant ce titre. Avec la pièce Witchfinder, le groupe offre une mélodie centrée sur la section rythmique. Le style vocal de Troy préconisé sur cette dernière ainsi que les multiples voix utilisées pendant le refrain rappellent bien entendu l’univers musical de King Diamond. Le rythme ralentit avec la pièce Ravna, mais l’intensité reste bien présente et il ne serait pas surprenant de retrouver cette composition frayée son chemin dans les concerts du groupe. Reprenant sa vitesse de croisière avec la pièce As The Sage Burns, nous retrouvons une excellente opposition entre les guitares mélodiques et rythmiques. Avec sa prestation complexe et fluide, le batteur Angel Cotte se retrouve au premier plan du titre Maleficium, au même titre que l’excellent solo de guitare qui l’accompagne. L’album prend fin avec deux titres centrés sur les guitares. Seven Gables To Ash est très rapide et son style direct incorpore une alternance de passages vocaux aigus et graves. Avec sesblastbeats et sa mélodie de guitare intense, Punishment By Fire prend quant à elle une direction qui s’apparente davantage au style thrash, ce qui la démarque des autres compositions de l’album.  L’enchainement de ces deux titres est une excellente manière de terminer ce deuxième opus.

Avec Manor Of The Se7en Gables, on remarque immédiatement que la formation Them n’est plus un clone de King Diamond. Nous y retrouvons bien évidemment quelques clins d’œil ici et là, mais sans plus. Manor Of The Se7en Gables est en vente le 26 octobre et il jouera en boucle pour tout amateur qui osera l’écouter!

 Note : 9.0 – Une musique intense et dynamique

Auteur : Albert Lamoureux

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