Blog Archives

Nightwish @ M Telus (Montréal)

Un spectacle vraiment spécial attendait les fans du groupe Nightwish en ce mardi soir au M Telus. Dans le cadre de leur tournée vingtième anniversaire Decades, le groupe était l’unique acte du spectacle et a interprété des chansons provenant de tous les albums. C’était une chance unique d’entendre de vieux succès longtemps disparus des setlists du groupe et aussi une bonne occasion de voir comment Floor Jansen allait se les approprier!

Nightwish : The greatest show on Earth?

Nightwish a été le premier groupe métal que j’ai vu en spectacle et c’était en 2004. Par la suite je les ai vu à plusieurs reprises et j’ai été témoin de tous les changements de personnel au cours des années. Il est donc clair que lorsque le groupe annonce un spectacle soulignant ses vingt ans, n’importe quel fan se garrocherait tête première pour acheter son billet! C’est donc vers 20:45 devant une salle très pleine que Troy Donockley s’est présenté sur scène après une LONGUE intro avec un petit extrait de Swanheart. Un immense écran meublait de derrière de la scène où chaque projection était spécialement reliée à la chanson interprétée et je dois dire que c’était vraiment bien fait et très beau!

C’est alors que tout explose avec End Of All Hope…ou plutôt tout essayait d’exploser. Parce qu’on va se le dire, quelque chose clochait dès le début du spectacle : le son n’était clairement pas assez fort. Ce qui aurait dû puncher comme une tonne de briques était presque fade! (et oui si pendant les chansons je peux entendre la conversation des gens autour, c’est que c’est pas assez fort). Ça a été le même problème avec la chanson suivante, Wish I Had Angel, qui est sûrement une des chansons les plus percutantes du groupe. Ce n’est qu’à partir de 10th Man Down que ça a vraiment commencé à avoir de l’allure, ce qui est un peu triste. J’ai aussi eu l’impression que la foule s’en rendait compte si je me fis au total manque de mouvements au parterre.

Qu’à cela ne tienne, les musiciens avaient l’air contents d’être là bien que les interractions entre eux étaient très limités. L’interprétation des vieux titres par Floor Jansen était quasi-impeccable et ses duo avec le bassiste Marco Hietala apportaient vraiment quelque chose d’intéressant comme pendant Come Cover Me ou Devil & The Deep Dark Ocean. Mais les meilleurs moments sont sans aucun doute l’interprétation de Deep Silent Complete, I Want My Tears Back, The Kinslayer et, bien sûr, Nemo où toute la foule chantait en choeur. Pour le vieux fan que je suis, c’était vraiment cool d’entendre des chansons du tout premier album comme Elvenpath et même The Carpenter, que je n’aurais jamais imaginés entendre live!

C’est avec deux gros morceaux, The Greatest Show On Earth et Ghost Love Score, que le groupe a terminé le spectacle. La première était probablement la plus intense niveau musical et visuel de toute la soirée et c’était tout simplement grandiose…mais pour Ghost Love Score, c’était quelque peu décevant. J’ai déjà entendu cette chanson dans le passé avec Floor Jansen au vocal et c’était excellent, mais durant la finale, sa voix n’était pas tout à fait au rendez-vous, ce qui est extrêmement dommage.

Je me retrouve avec un constat assez mitigé sur cette performance de Nightwish. J’ai mentionné brièvement l’aspect visuel du spectacle avec le gigantesque écran, mais avec un certain recul et surtout en pensant au prix très élevé du billet, je me rends compte qu’il ne passait vraiment pas grand chose sur scène niveau artifices de scène ou même d’éclairage. Si je compare à Sabaton que j’ai vu quelques semaines auparavant, on avait sensiblement même genre de set up, avec trois groupes pour la moitié du prix. Je sais fort bien que la renommé de Nightwish y est pour beaucoup mais j’ai un peu l’impression que le spectacle ne valait tout simplement pas le prix du billet.

Setlist : Swanheart (Intro), End Of All Hope, Wish I Had An Angel, 10th Man Down, Come Cover Me, Gethsemane, Élan, Sacrament Of Wilderness, Deep Silent Complete, Dead Boy’s Poem, Elvenpath, I Want My Tears Back, The Carpenter, The Kinslayer, Devil & The Deep Dark Ocean, Nemo, Slaying The Dreamer, The Greatest Show On Earth, Ghost Love Score

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Hands Of Despair – Well Of The Disquieted Critique d'album

Le groupe Hands Of Despair a vraiment réussi à faire sa marque depuis la sortie de son excellent deuxième album Bereft, mélangeant avec brio les éléments de death et de doom, le tout avec une touche très européenne. C’est donc après seulement deux ans qu’ils sont de retour avec un troisième album intitulé Well Of The Disquieted dont la pochette, dessinée par le célèbre Travis Smith, est une des plus belles et les plus prenantes que j’ai pu voir depuis un bon moment déjà. Mais je dois dire qu’après un album comme Bereft, la barre est déjà excessivement haute. Une question s’impose : Est-ce que Hands Of Despair ont su se surpasser avec ce nouvel opus?

Hands Of Despair nous offre ici leur plus long album qui totalise environ une heure et dix-huit minutes de matériel. C’est aussi un premier album concept pour le groupe. En effet, toutes les chansons sur Well Of The Disquieted concernent les problèmes de santé mentale, que ce soit le dédoublement de personnalité, entendre des voix ou encore la schizophrénie.

Le tout commence très fort avec une trilogie, L’invasion, qui nous fait passer par toute une gamme d’émotions.  Si Encres troubles nous amène à la contemplation du vide, La salve nous y fait plonger tête première pour finalement nous laisser avec le sentiment d’impuissance face à notre propre fatalité avec L’élégie. La production est excellente et sûrement la meilleure que le groupe n’a jamais eu et on dirait vraiment un beau mélange entre les sonorités de Hereafter, leur premier album, et Bereft. La finale de L’élégie me fait beaucoup penser à Plague Of Butterflies de Swallow The Sun, et c’est loin d’être négatif!

Le groupe a également frappé fort avec la chanson La ballade des gens heureux, une pièce d’environ treize minutes où est décrit la fin de vie de l’écrivaine britannique Virginia Woolf qui s’est enlevé la vie après avoir développé une condition où elle a commencé à entendre des voix. Ça commence tranquillement avec une introduction très ambiante avec une voix parlée qui met en scène la souffrance de l’écrivaine pour ensuite exploser dans un tourbillon de riffs très pesants et une finale carrément méchante! Sérieusement, si vous headbangez pas avec ça, c’est que vous êtes morts! C’est probablement une des meilleures chansons de l’album, sinon LA meilleure!

Quoi de mieux qu’une chanson brutale mais accrocheuse à la fois! C’est le cas avec la chanson Amok, qui m’a pourtant pris un certain temps avant de l’apprécier à sa juste valeur. C’est brutal à souhait, mais c’est surtout la finale de la chanson qui vient particulièrement me chercher. Je me suis même surpris à fredonner cette partie-là, signe que c’est très réussi et très prenant! Le seul point quelque peu négatif que je pourrais apporter est que la partie en latin me semble inutile et peu naturelle.

Avant de m’attaquer au gros morceau de l’album, je dois apporter certains bémols quant à quelques chansons que j’ai moins appréciées que le reste, commençant avec Doppelganger. Bien que les riffs soient solides, j’ai l’impression que la chanson tourne un peu en rond et est un peu répétitive. Les parties que je trouve mieux que le reste sont probablement l’intro et le milieu qui est vraiment ambiant et creepy. La deuxième sur la liste est la “petite toune” de l’album, Pressure qui malgré une vibe un peu Katatonia-esque, peine à venir me chercher et j’aurais plus vu cette chanson sur Bereft que sur le nouvel album.

En guise de final, le groupe nous offre Body And Souls, une composition titanesque de seize minutes, leur plus longue chanson en carrière. Pour illustrer la schizophrénie, le groupe à fait appel à plusieurs gros noms de la scène métal montréalaise comme Luc Lemay de Gorguts, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation ou Marie-Hélène Landry de Borborygme et anciennement de Despised Icon. Le résultat est un tourbillon étourdissant qui exprime à merveille les tiraillements intérieurs, les déchirements de l’esprit entre les personnages qui veulent tous avoir le contrôle. Un jeu très théâtrale et une musique brillamment exécutée!

Well Of The Disquieted n’est pas un album parfait, mais n’est vraiment pas loin de l’être et est un des meilleurs albums que j’ai entendu jusqu’à maintenant cette année. Un album concept peut facilement devenir lassant ou peu crédible lorsque mal composé, mais ce n’est définitivement pas le cas pour Hands Of Despair. Well Of The Disquieted : un must pour tous les fans de melodic doom/death metal!

9/10

Hands Of Despair lancera son album Well Of The Disquieted le 6 avril prochain au Petit Campus aux côtés de Sanguine Glacialis et Within Embers

Vous trouverez toutes les informations ici

Auteur : Maxime Pagé

Augury Entrevue

Augury est l’un des bands vétérans de la scène death metal québécoise et c’est neuf ans après la sortie de Fragmentary Evidence qu’ils nous présentent Illusive Golden Age, leur troisième album. Pour en parler, je me suis entretenu avec le chanteur/guitariste Patrick Loisel ainsi qu’avec le guitariste Mathieu Marcotte, tous les deux membres fondateurs du groupe!

Cela fait presque neuf ans depuis la sortie de Fragmentary Evidence, pourquoi une si longue absence?

Mathieu: Plusieurs changements de line-up, le fait que nous aillons plusieurs projets musicaux, et nous avons volontairement décider de prendre notre temps pour cet album. en 2009 et 2010, après avoir signé sur Nuclear Blast et tourné intensivement durant cette période, le groupe a choisi de prendre une pause des tournées. Nous avions perdus nos emplois à cause de cela à cette époque et nous devions gagner notre vie et se revirer de bord comme on dit.

La pochette d’Illusive Golden Age a été dessinée par Filip Ivanovic, reconnu pour avoir travaillé avec plusieurs groupes dont Cryptopsy et Beyond Creation. Pouvez-vous me parler un peu du concept derrière cette pochette?

Patrick : L’image illustre une facette du concept. Nous trouvons des ruines presque méconnaissables de civilisations avancées ayant existé il y a longtemps mais on ne sait rien sur elles parce que leurs documents n’ont pas survécu. Ce sera notre cas et dans 10 000 ans des gens parleront de nous comme nous on parle de l’Atlantide. C’est un cycle sans fin, déja abordé mais encore plus paufiné ici. Les civilisations s’écroulent souvent alors qu’elles sont en vue de leur âge d’or et le concept cerne certaines des causes de cette chute récurrente des civilisations : On peut citer le fanatisme et l’intolérance, la cruauté, la négligence etc. Pour ce faire, au lieu de décrire une situation de long en large, je vais citer un lieu ou un personnage historique en guise de métaphore. Ça donne un texte plus poétique et émotif. Un autre point capital est le fait que des gens chercheront à préserver le savoir de leur civilisation s’ils ancticipent sa disparition.

Quelles ont été vos plus grandes inspirations concernant la composition d’Illusive Golden Age?

Mathieu : Pas mal les mêmes que sur les deux albums précédents, nous n’avons pas vraiment d’agenda ou de marche à suivre pour composer un album. On prend tellement notre temps pour composer le matériel d’abord tout seul et ensuite, quand vient le temps de le présenter au reste du groupe, c’est très rare que rendu là ça ne plaise pas au autres membres du groupe. Nous sommes également trois compositeurs dans le groupe (Mathieu, Patrick et Forest) donc ça apporte une certaine variété dans les pièces et ça évite la redondance. Les idées sont puisées à travers notre bagage musical qui est très varié et non limité à un seul style de musique. Ça peut aller du classique, prog, musique de films jusqu’au métal extrême. Mais en général, je dirait qu’on tente d’éviter de s’influencer uniquement du métal car on tient à développer notre son et notre signature et ce n’est pas en copiant d’autres groupes du même style qu’on y parviendrait.

C’est aussi le premier album avec Antoine Baril aux drums. Comment cela a affecté la composition du nouvel album?

Mathieu : Antoine a apporté son style de jeu aux pièces qui étaient déjà composées pour la plupart. Environ la moitié de l’album avait été monté avec Etienne Gallo (batteur original) auparavant et le reste de la musique est arrivée par la suite. L’avantage avec Antoine est qu’il a son propre studio et travaille très bien à distance. Il a pré-produit ses drums sur toutes les pièces dans un premier temps et nous avons fait nos suggestions en se parlant au téléphone et en se chantant des sections jusqu’a ce qu’on arrive au résultat souhaité. Donc l’album a été monté en grande partie en studio et Antoine a apporté ses influences qui sont toutes aussi variées: death et prog en très grande partie.

Vous êtes maintenant avec le label The Artisan Era, mais avez été un bout de temps avec un label allemand assez connu. Comment s’est passé l’aventure avec Nuclear Blast?

Mathieu : Positive et négative à la fois. Grâce à eux on s’est fait connaitre à une plus grande échelle et c’est ce qui nous a apporté notre agence de booking a l’époque et plusieurs événements majeurs. Par contre le label n’a pas fait grand chose pour nous promouvoir en Europe et le reste du monde et si ce n’avait été de Nuclear Blast USA, qui eux on cru en nous un peu plus, il ne se serait pas passé grand chose. On a su par la suite que le label se foutait un peu de nous et n’aimait pas vraiment le style de musique qu’on fait, donc ça reste dans le domaine de l’intangible, mais bon au moins ça nous a mis sur la map.

En tant que vétérans de la scène métal québécoise, quelle est votre opinion concernant l’état de la scène en 2018? Diriez-vous qu’elle se porte bien ou non?

Mathieu : Personnellement je trouve qu’elle se porte très bien et je n’ai jamais senti de creux vraiment depuis mon premier groupe en 1994. Il y a de plus en plus de groupes québécois qui font leur marque à l’international et la scène est en très bonne santé. Tous les styles de métal sont bien représentés au Québec et c’est pourquoi c’est difficile d’y associer un seul son.

La plupart des groupes qui ont commencé plus ou moins en même temps que vous comme Quo Vadis, Unexpect ou Martyr sont maintenant séparés. Quel est le secret de la longévité d’Augury?

Mathieu : Je crois que c’est un amalgame de plusieurs raisons. Premièrement nous étions tous amis avant de partir ce groupe, ce qui donne des liens plus fort. Nous avons tous d’autres projets musicaux, donc différents médiums si ont peut dire pour pousser ces différentes idées musicales. Et le fait aussi que le band ne soit pas constamment en train de tourner et de faire des spectacles fait en sorte que ça donne un statut plus tranquille au groupe, donc moins de chances de se tapper sur la tête ( c’est une façon de parler bien sûr). Mais d’abord et avant tout, ce doit être tout simplement la persévérance, avoir une vision à long terme de sa musique qui est important.

Patrick, tu es quelqu’un d’assez engagé en général, est-ce que Augury est ton véhicule pour partager tes opinions?

Patrick : Ce l’est dans la mesure où les valeurs véhiculées sont communes à tous les membres du groupe ; nous avons beaucoup de sujets d’intérêt communs et les gars m’ont souvent fait des suggestions. Pour le reste, ce sont les mêmes informations que celles que je diffuse dans ma vie professionelle ou sur les réseaux sociaux mais selonun angle plus dramatique et fantastique. Simplement il y a des circonstances où je dois offrir une interprétation plus rationnelle des événements, et d’autres où je peux me laisser aller (comme genre un band métal.) L’histoire est au comportement humain ce que la météo est à la température. Le matériel est infini et je n’ai même pas besoin d’aller dans les grossses conspirations pour sortir des trucs tirés par les cheveux!

Étant professeur au secondaire, est-ce que ta présence dans un groupe métal t’as déjà attiré des ennuis dans ta vie professionnelle?

Patrick : Les seuls ennuis que j’ai pu avoir furent lié au fait d’avoir eu à quitter un contrat déja établi pour tourner. Pour le reste, je ne me suis pas arrangé pour en avoir : Nous maintenons une image sobre et un concept académique. Mon discours n’est pas plus cru ou provocateur que ce qu’on retrouve dans un média moyen et les gens sont plus intrigués qu’outrés. Plusieurs apprécient certains éléments de notre musique, ce qui est rigolo. C’est presque rendu une extension de mon travail; simplement avec la musique je sors le coté dramatique et déchirant, j’y vais moins à reculons avec les théories provocatrices. Ça va avec le reste, le métal est une musique d’exagérations.

Illusive Golden Age sort à la fin du mois de mars, à quoi peut-on s’attendre?

À un sérieux brassage de méninges!

L’album Illusive Golden Age sera disponible le 30 mars prochain!

Auteur : Maxime Pagé

Our Lady Peace / Matthew Good @ M Telus (Montréal)

On a eu droit à un spectacle assez spécial mercredi soir alors que la tournée duo de Our Lady Peace et de Matthew Good débarquait au M Telus. Le spectacle était sold-out depuis déjà un bon moment et on voit bien que la combinaison des deux groupes en est une des plus gagnantes! Le groupe Ascot Royals assurait la première partie devant une salle déjà pleine à craquer.

Ascot Royals : Du pop rock…très standard

Le groupe ontarien Ascot Royals est arrivé sur scène avec une bonne énergie, et ce, devant une salle remplie. Le groupe, qui oeuvre dans ce qu’il qualifie de “dance rock”, était venu nous jouer son nouveau matériel ainsi que des pièces tirées de l’album New Skin. Dès les premiers instants de leur prestation, on se rend compte que les claviers sont carrément inaudibles et que le son n’est clairement pas assez fort. Musicalement, on a droit à un pop rock très standard qui ne sort pas vraiment de la norme et la plupart des chansons se ressemblent. La voix du chanteur Jimmy Chauveau est tout de même bonne et les membres ont une belle énergie sur scène. Ils ont essayé à plusieurs reprises de faire participer la foule, mais elle est restée de marbre tout le long de leur set. En résumé, la musique d’Ascot Royals est correcte pour le genre, mais tellement de groupes ont la même sonorité que je ne vois pas pourquoi j’écouterais ce groupe plutôt qu’un autre.

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Matthew Good : Une prestation en dents de scie

Matthew Good n’en est clairement pas à son premier passage à Montréal, loin de là! Le chanteur britanno-colombien vient nous rendre visite assez régulièrement, et ce depuis le milieu des années 90. Something Like A Storm, sorti en 2017, a bien été reçu par la critique et il restait à voir comment le tout allait se transcrire en live. Tout a justement commencé avec la chanson titre de l’album et ça sonnait à merveille! Non seulement cela, l’éclairage était aussi excellent et se mariait très bien avec les chansons interprétées. Par contre, je dois avouer que la première partie du set m’a laissé un peu sur ma faim et je trouvais que beaucoup de chansons étaient trop similaires. Le vocal de Matthew Good en est un assez particulier que je trouve proche de celle de Michael Stipe de R.E.M., et si on n’est pas habitué à des voix avec beaucoup de vibrato, on peut s’en lasser rapidement. Par contre, c’est durant la dernière partie que la barre a grimpé d’un coup niveau intensité avec Load Me Up ou avec des moments prenants comme Apparitions où les gens ont chanté le refrain tous en choeur. Mais, à mon avis, le meilleur moment a été l’interprétation de la chanson Weapon, qui était tout simplement excellente. Matthew Good a offert une bonne prestation quelque peu inégale, mais tout de même agréable à l’oreille!

Setlist : Something Like A Storm, The Future Is X-Rated, Decades, Strange Days, There The First Time, Alert Status Red, Born Losers, Load Me Up, Apparitions, Weapon, Bullets In A Briefcase

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Our Lady Peace : Émotion et intensité

La dernière fois que Our Lady Peace était à Montréal, c’était en première partie de Guns N’ Roses l’été dernier, et disons qu’ils n’étaient clairement pas dans leur zone de confort. C’est donc en tête d’affiche devant un M Telus à guichet fermé que le groupe s’est présenté vers 22h pour nous jouer des pièces de leur nouvel album Somethingness ainsi que des vieux classiques! C’est avec Angels/Losing/Sleep que tout a commencé, mais ce n’était que le calme avant la tempête. Ça n’a pas été long avant qu’on se fasse balancer Superman’s Dead qui a eu un énorme effet sur la foule qui avait été assez amorphe tout le long de la soirée. Raine Maida et sa bande avaient l’air quelque peu fatigués mais tout de même heureux d’être là dans une ville qu’ils considèrent comme leur deuxième chez soi. Après Is Anybody Home? où tout le monde s’en est donné à coeur joie, ils ont interprété Maps, un cover de Yeah Yeah Yeahs, ce qui en a laissé plusieurs perplexes et je doute encore de la pertinence de cet ajout à leur setlist. Leur nouvelle chanson Drop Me In The Water sonne très bien en live et je crois que c’est ce qui se rapproche le plus du vieux matériel depuis presque vingt ans!

Les interprétations acoustiques de vieux succès ont toujours la cote mais quand en plus ce sont des chansons comme In Repair et Somewhere Out There, ça ne peut qu’être magique! Ça a sûrement été un des meilleurs moments de leur prestation et l’émotion était palpable. One Man Army a suivi et son interprétation était sans faille, surtout avec l’utilisation du porte-voix! Mais c’est surtout lorsque Clumsy et 4am ont embarqué que les réactions ont été les plus vives et on en aurait pris encore! Petite touche spéciale, les membres de Matthew Good se sont joints à Our Lady Peace le temps d’un chanson avec Hello Time Bomb, une chansons originale de Matthew Good Band! C’était bien exécuté et un bel exemple de franche camaraderie! Comme toute bonne chose a une fin, c’est avec Starseed tiré du premier album qu’il ont terminé cette excellente soirée.

Malgré les années, Our Lady Peace sont toujours aussi excellents en live et avec des performances de qualité comme les leurs, ils n’est pas surprenant que leurs spectacles soient aussi bien remplis!

Setlist : Angels/Losing/Sleep, Superman’s Dead, Innocent, Drop Me In The Water, Is Anybody Home?, Maps (Yeah Yeah Yeahs Cover), In Repair (acoustique), Somehwere Out There (acoustique), One Man Army, Not Enough, Nice To Meet You, Clumsy, 4am, Ballad Of A Poet, Hello Time Bomb (Matthew Good Band Cover), Starseed

Auteur : Maxime Pagé

Portugal The Man @ M Telus (Montréal)

Couverture photo du spectacle de Portugal The Man le 21 février 2018 au M Telus

Photographe : Thomas Mazerolles

Brown Sugar Burlesque @ Wiggle Room (Montréal)

Thorium part à la découverte du monde Burlesque avec cette soirée Brown Sugar qui a eu lieu le 17 février!
Pour plus d’information sur les activités du Wiggle Room, visitez http://wiggleroom.ca

Photographe : Thomas Mazerolles

 

Six albums métal à découvrir en mars

#1 Barren EarthA Complex Of Cages

Le groupe finlandais Barren Earth est de retour, trois ans depuis leur album On Lonely Towers, avec un quatrième album intitulé A Complex Of Cages, le deuxième avec le chanteur Jón Aldará. Toujours dans des sonorités melodeath un peu doom et un peu prog, Barren Earth semble être toujours aussi efficaces! Voici donc le premier extrait de l’album, Further Down!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

#2 SojournerThe Shadowed Road

Les fans de groupes comme Eldamar, Caladan Brood ou Summoning n’ont qu’à bien se tenir car le groupe Sojourner nous ramène un deuxième album, The Shadowed Road, qui promet énormément! Vous n’avez qu’à écouter l’extrait Winter’s Slumber pour tomber en amour avec ce groupe. Tout simplement magnifique!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

#3 Augury Illusive Golden Age

C’est en grande pompe que le groupe québécois Augury amorce son retour, et ce, au grands plaisir des fans de musique technique! Cela faisait presque dix ans depuis la sortie de Fragmentary Evidence et on peut dire que l’attente en aura valu la peine! La chanson Mater Dolorosa est extrêmement efficace et bien ficelée et ça donne vraiment le goût d’entendre le reste! Illusive Golden Age sera disponible le 30 mars!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

#4 SusperiaThe Lyricist

Un autre groupe sort des boules à mites après neuf ans d’absence! En effet, le groupe norvégien Susperia nous envoie The Lyricist, son sixième album, qui semble prendre une toute autre tournure si l’on compare aux albums précédents. Avec un nouveau chanteur, Bernt Fjellestad, qui fait un très bon travail si je me fis aux différents extraits, on peut s’attendre à un album lourd et moins in your face. À surveiller!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

#5 The AbsenceA Gift For The Obsessed

Le mois de mars 2018 est définitivement le mois des retours! The Absence, qui n’avait rien sorti depuis Enemy Unbound sorti 2010, nous présente A Gift For The Obsessed, son quatrième album. À quoi s’attendre? À un melodeath assez efficace qui demeure dans la même sonorité que les albums précédents! Un must pour les fans du genre!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

#6 VallenduskFortress Of Primal Grace

Avec un nom comme le leur, on pourrait s’attendre à ce que Vallendusk soit un groupe européen. Détrompez-vous! Le groupe est en fait indonésien et sont maintenant rendus à trois albums! T’aimes le black metal ambiant avec une petite dose de folk? Vallendusk risque fort de te plaire!

Auteur : Maxime Pagé

Watain @ Le National (Montréal)

Un rituel des plus sombres a pris place vendredi soir au National alors que le groupe de black metal suédois Watain est sorti de son antre pour nous lancer en pleine face leur musique agressive et sale! Deströyer 666, groupe australien mais maintenant composé de musiciens de plusieurs nationalités, étaient leurs compatriotes pour cette tournée ainsi que le groupe albertain Revenge uniquement pour les dates canadiennes. Avec une salle qui s’est vite remplie, on pouvait s’attendre à une soirée démoniaque et très réussie!

Revenge : La cacophonie incarnée

J’avais déjà vu le groupe albertain Revenge il y a de cela quelques années alors qu’ils faisaient la première partie de Mayhem et, sérieusement, je m’étais dis que c’était sûrement un des pires bands que j’avais jamais vu. Des chansons sonnant pratiquement toutes pareilles, des “solos” brouillons et quasi-improvisés et, dans l’ensemble, c’était aucunement tight. Et bien je peux vous dire que, trois ans plus tard, les choses n’ont absolument pas changées. Le trio nous a encore offert le même genre de spectacle et une bonne majorité des gens dans la salle semblaient médusés par la performance. Tout ce qu’on a eu, c’est un mur de son, épais, cacophonique et sérieusement je me demande comment ils font pour se retrouver sur des tournées d’envergure comme Watain ou Mayhem. On pourrait se dire que le groupe a été malchanceux niveau son, mais une seule écoute de leur matériel studio vous convaincra que non. Suivant.

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Deströyer 666 : un thrash/black metal vraiment solide

Cela faisait presque huit ans depuis le dernier passage de Deströyer 666 à Montréal et ils étaient attendus de pied ferme! Ils étaient venus nous présenter leur plus récent matériel dont l’album Wildfire et leur tout nouveau EP Call Of The Wild et ça promettait de brasser! C’est d’ailleurs là ou les premiers moshpits ont commencé à se former. Le chanteur et guitariste K.K. Warslut n’y allait pas de main morte, autant au niveau vocal qu’avec ses interactions avec la foule et la chimie entre les membres du groupe était palpable. Ils ont sorti plusieurs chansons de leur répertoire dont Traitor, I Am The Wargod (Ode To The Battle Slain)Black City-Black Fire en passant par la chanson éponyme de leur album Wildfire. Un des moments forts de leur prestation a été l’interprétation d’un cover d’une chanson d’Exciter, Heavy Metal Maniacs où la foule scandait le refrain avec énergie. Une très bonne performance pour Deströyer 666 et c’est dommage qu’ils ne nous visitent pas plus souvent!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Watain : Une des cérémonies les plus sombres qui soient!

Le musiciens de Watain sont maintenant des habitués de la métropole avec leurs multiples passages au cours des dernières années. Depuis leur premier spectacle aux Katacombes en passant par celui aux Foufounes Électriques dont plusieurs se souviennent encore (et pas nécessairement pour de bonnes raisons), ils ont réussi à faire leur place et à attirer de plus en plus de fans. Vendredi soir était la première date de leur tournée nord-américaine et un spectacle de Watain attire aussi son lot d’attentes et de fébrilité quant à son déroulement et aux accessoires utilisés sur scène. Le groupe a sorti un nouvel album au début de l’année intitulé Trident Wolf Eclipse et on allait être les premiers en Amérique du Nord à y goûter! C’est donc avec deux grandes croix inversées surmontées de chandelles, deux grandes clôtures composées de tridents de toutes formes et un autel au centre de la scène que le groupe s’est présenté avec la chanson Devil’s Blood. Les musiciens, toujours imposants et impressionnants, étaient excellents comme à leur habitude mais on pouvait remarquer que la qualité de son n’était pas à son meilleur et on aurait dit que le son des guitares manquait un peu de jus. Une fois la pièce terminée, une bonne lampée de sang lancée dans la foule allait donner le ton à la soirée : Watain, c’est sale!

Les fans présents ont été gâtés avec la setlist la plus généreuse qu’ils ont offerte à ce jour! Les chansons qui composaient la composaient provenaient de tous les albums, même des pièces plus vieilles comme On Horns Impaled et Angelrape, que je n’avais jamais encore entendue live. Je dois dire que le nouvel album m’a laissé un peu indifférent à cause de sa production que je trouve quelque peu ordinaire, mais c’est vraiment en live que ça prend tout son sens! Des pièces comme Nuclear Alchemy et Sacred Damnation sont excessivement plus solides en spectacle et j’aurais aimé retrouver tout ce punch-là sur l’album. Mais pour moi, les deux meilleurs moments de la soirée ont été l’interprétation de Satan’s Hunger et Malfeitor, qui ont carrément tout détruit! Comme toute bonne chose a une fin, c’est avec The Serpent’s Chalice que Watain a conclu cette sombre soirée tout en ne faisant aucun rappel, comme à leur habitude!

Watain est encore un groupe un peu mystique pour certains et l’ambiance qu’ils réussissent à instaurer en spectacle fait toute la différence. Ce fut une excellente performance pour le groupe suédois et probablement leur meilleure à Montréal en tant que tête d’affiche!

Setlist : Devil’s Blood, Black Flames March, Nuclear Alchemy, Angelrape, Satan’s Hunger, Furor Diabolicus, Outlaw, Sacred Damnation, Malfeitor, Towards The Sanctuary, On Horns Impaled, The Serpent’s Chalice

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Enslaved @ Théâtre Corona (Montréal)

Une des tournées les plus métal qui soient, le Decibel Magazine Tour, était de passage au Théâtre Corona dimanche soir pour nous présenter son line-up le plus black metal à ce jour. Le légendaire groupe norvégien Enslaved trônait au haut de l’affiche et s’était entouré de comparses de qualité dont Wolves In The Throne Room, Myrkur et Khemmis. Une soirée où les histoires les plus épiques et les plus sombres se rencontraient pour notre bon plaisir!

Khemmis : Épique et pesant!

Le groupe de Denver Khemmis en était à son premier passage à Montréal et ça promettait d’être solide! J’avais beaucoup entendu parlé du groupe ces temps-ci et j’étais curieux de voir comment le groupe de doom allait pouvoir tirer son épingle du jeu. Dès les premières notes, le son est vraiment excellent et c’est lourd! Le chanteur Phil Pendergast a une excellente voix et les pièces s’enchaînent de façon très fluide, autant les plus lentes et intenses que les plus rapides où tous headbangaient à l’unison. La plupart des chansons provenaient de leur plus récent album Hunted sorti en 2016 et nous avons même eu droit à une nouvelle intitulée Isolation qui paraîtra sur le prochain album prévu pour l’été 2018. Somme toute, Khemmis ont offert une excellente prestation et je ne doute pas un instant que leur popularité ne fera que grandir au cours des années!

Setlist : Candlelight, Three Gates, Isolation, The Bereaved

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Myrkur : Sombre, ambiant, envoûtant

Myrkur est un groupe qui avait attiré son lot de controverse à ses débuts pour les raisons que l’on connait mais avec leur deuxième album Mareridt, ils ont su s’imposer avec une musique de qualité. Après une passage remarqué avec Behemoth en 2016 mais miné par un son médiocre, c’était maintenant l’occasion pour le groupe de se rattrapper! Dès les premières notes de The Serpent, on se rend compte que quelque chose cloche. Malgré la qualité du son niveau vocal, la guitare est presque inaudible et c’est franchement dommage. La situation s’est quelque peu améliorer avec l’interprétation de leur chanson Onde Børn qui fut probablement le point fort de leur prestation. La voix de Amalie Bruun (aka Myrkur) est excellente et aérienne à souhait. C’était à donner des frissons, surtout lors de Vølvens Spådom, chantée a cappella. Malgré tout, je suis un peu déçu de leur prestation qui a encore été quelque peu gâchée par un son très ordinaire.

Setlist : The Serpent, UlvindeOnde BørnVølvens SpådomJeg Er Guden, iI Er TjenerneMåneblôtElleskudt

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Wolves In The Throne Room : Un rendez-vous quelque peu raté

La musique de Wolves In The Throne Room est assez particulière. Oeuvrant dans un black metal très ambiant et faisant partie de la fameuse scène black metal de la côté ouest américaine comme feu-Agalloch, Ils avaient tout à fait leur place sur une tournée avec des groupes comme Enslaved et Myrkur. Côté visuel c’était plutôt réussi : deux bannières étaient installées de chaque côté de la scène, deux gros symboles métalliques de chaque côté du drum ainsi qu’un éclairage plutôt sombre se mariaient parfaitement avec leur musique. Leur plus récent album, Thrice Woven, a aussi bien été accueilli autant par la critique que par les fans, il restait à voir comment le tout allait se transcrire en live. Malheureusement pour eux, j’ai trouvé que le son était très moyen au point où l’ambiance retrouvée en album était quasi inexistante. C’est aussi un problème quand la basse est remplacée par un keyboard et qu’en plus le tout soit très mal mixé. La grande majorité de leur set était composé de pièces du dernier album, ce qui est un peu décevant pour les fans de la première heure. Je peux tout de même comprendre que quand tes chansons durent en moyenne dix minutes ça devient compliqué de plaire à tout le monde. Ils ont tout de même terminé le tout avec I Will Lay Down My Bones Among the Rocks and Roots tiré de leur album Two Hunters, un monstre de plus de dix-huit minutes! Mais avec cette qualité de son, il m’a été difficile de vraiment apprécier leur prestation que j’ai trouvé plutôt longue. Wolves In The Throne Room sont capables du meilleur sur leur album, mais je me rends compte qu’aussitôt que la qualité du son en live est moindre, ça devient beaucoup trop brouillon. Dommage!

Setlist : Born From The Serpent’s Eye, The Old Ones Are With Us, AngrbodaI Will Lay Down My Bones Among the Rocks and Roots

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Enslaved : L’épopée viking qui transcende!

Les Norvégiens d’Enslaved sont des habitués de la scène métal québécoise ayant accumulé environ une dizaine de passages dans la métropole depuis 1995. Enfin de retour avec un nouvel album simplement intitulé E, ils étaient prêts à nous en mettre plein la vue avec leur musique agressive mais aussi très prog. C’est devant un parterre assez bien rempli qu’Enslaved a entamé Storm Son, le premier extrait de leur nouvel album et malgré la légèreté de cette chanson, c’est à ce moment que les gens ont vraiment commencé à s’activer. Contrairement aux groupes précédents, la qualité du son a vraiment monté d’un cran et tous les instruments étaient bien audibles. Grutle Kjellson et Ivar Bjørnson ont été assez communicatifs avec la foule en lançant quelques bons jurons québécois qui ont eu la cote auprès des spectateurs. La pièce qui a suivit a été pour moi le véritable clou de leur prestation. Roots Of The Mountain, tirée de leur album RIITIIR, représente pour moi l’epicness incarnée et de l’entendre en live a été tout simplement génial pour tous les fans présents. Malgré l’ampleur de leur discographie, le groupe est allé piger un vieux titre dans les boules à mites avec Vetrarnótt, tirée de leur tout premier album Vikingligr Veldi sorti en 1994.

Le seul moment un peu creux de la soirée a été l’interprétation de One Thousand Years Of Rain qui, malgré l’ambiance et l’éclairage parfaits, ne sonnait pas très bien, surtout l’intro qui avait l’air un peu bâclée. La chanson m’a aussi paru un peu longue et moins intense que les autres présentes dans leur set. Ils ont terminé la soirée avec la pièce titre de l’album Isa, la chanson la plus courte de leur set et une finale un peu étrange. Après seulement un peu plus d’une heure, Enslaved a tiré sa révérence devant une foule qui en aurait pris plus (et j’en fais partie).

Enslaved ont offert une très bonne prestation en ce dimanche soir mais j’ai trouvé leur set un peu trop court, surtout si on compare le tout à leurs précédents spectacles en ville. Mais il est clair que s’ils reviennent à Montréal dans un avenir rapproché, il y a de bonnes chances que j’y sois!

Setlist : Storm Son, Roots Of The Mountain, The River’s MouthVetrarnóttOne Thousand Years Of Rain, Sacred Horse, Isa

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Stone Sour / In This Moment @MTelus (Montréal)

De la visite rare était de passage à Montréal mardi soir avec la venue au MTelus de la formation Stone Sour, et ce, dix ans après leur dernier show en ville dans le cadre de la tournée avec Evanescence. Pour cette tournée co-headline, ils étaient accompagnés de In This Moment, qui n’avait pas foulé les planches montréalaises depuis 2012. The Dead Deads et New Years Day assuraient la première partie de ce spectacle à guichet fermé qui promettait d’être explosif!

The Dead Deads : un rock 90’s très efficace!

Comme introduction à cette soirée très rock, nous avons eu droit à la prestation du groupe de Nashville The Dead Deads. Je n’avais jamais entendu parler du groupe avant et soir et je peux dire que j’ai été agréablement surpris! Ils offrent un rock alternatif avec des sonorités très années 90 avec une petite touche de grunge et de punk. La chanteuse et guitariste Meta Dead était très énergique et sa voix se mariait extrêmement bien avec leur musique. Tout les membres du groupe arboraient des X dessinés sur leur yeux, ce qui était assez simpliste mais tout de même efficace. Le sentiment rétro que le groupe m’a évoqué m’a été très agréable et c’est clair que je vais y porter une attention particulière dans le futur!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

New Years Day : Générique et pas très original

C’était au tour du groupe New Years Day de monter sur scène pour nous présenter son matériel ainsi que son EP Diary Of A Creep. La formation mené par la chanteuse Ash Costello oeuvre dans un rock/métal avec un look gothique un peu juvénile…qui m’a rapidement énervé. Le groupe semble être un émule de plein de groupes déjà existants, un genre de mélange entre Lacuna Coil et d’Evanescence mais sans le charisme de ceux-ci. Le chant d’Ash Costello n’est pas toujours sur la note et le fait qu’elle soit le centre d’attention et que les autres musiciens ne se démarquent pas et soient presque là que pour accompagner la chanteuse rend le tout très ordinaire. Je me suis même demandé si, pour la musique qu’ils font, deux guitaristes étaient vraiment nécessaires (rendu là c’est loin d’être flatteur). Ils nous ont également balancé un cover de Pantera, soit Fucking Hostile…et c’était complètement raté. S’il n’avait pas mentionné que c’était un cover, je ne l’aurais jamais reconnu. En gros, New Years Day ne m’aura vraiment pas impressionné, même si la foule semble avoir quand même apprécié.

_______________________________________________________________________________________________________________________________

In This Moment : De la poudre aux yeux

Le groupe In This Moment fait beaucoup jaser depuis quelques années, autant en bien qu’en mal. Certains n’ont que des éloges pour leur artifices de scène alors que d’autres déplorent tout le superflu qui prendrait plus de place que la musique. Qu’à cela ne tienne, beaucoup de gens se sont déplacés pour eux en ce mardi soir et lorsqu’ils se sont présentés au public, c’est une salle pleine à craquer qui les a accueillis. Un grand drap blanc entouré de ce qui semblait être de grandes cornes blanches gonflables siégeaient au centre de la scène où des clips étaient projetés, ce qui est en soi très cool! C’est sur la chanson Blood que tout a commencé avec l’arrivée de la chanteuse Maria Brink, vêtue d’un habit de scène très extravagant…et révélateur (ils le sont pas mal tous en fait). Le groupe était venu nous présenter leur plus récent album Ritual ainsi que plusieurs pièces plus vieilles.

La première chose qui saute aux yeux (et aux oreilles surtout) c’est que le son est un peu brouillon et le vocal…n’est pas génial non plus. Alors que le scream très strident sonne très bien, la voix très sassy dont sont habitués les fans du groupe ne sort pas bien live, mais pas du tout. J’ai même eu l’impression que la chanteuse n’articulait carrément pas, autant pendant les chansons que lors des échanges avec la foule. Certaines chansons sonnaient mieux que d’autres dont les pièces Roots, Big Bad Wolf et Whore, qui avaient beaucoup plus de punch. Mais le creux de leur prestation a sans aucun doute été leur cover de In The Air Tonight de Phil Collins qui n’avait absolument rien de spécial et n’avait aucunement l’ambiance de l’original.

Les autres musiciens restaient dans l’ombre et cela m’a donné la même impression qu’avec New Years Day : ce sont presque des figurants. Les changements de costumes de Maria Brink était très (trop) fréquents et je me dis que si on prenait tout le temps pris à changer de costume, le groupe aurait pu rajouter deux ou trois chansons supplémentaires. C’est le genre de constat qui me dit que quand l’apparence est plus importante que le contenu, on a un problème.

En rétrospective, In This Moment n’ont pas été capables de bien reproduire leurs pièces en live et l’excès de superflu m’a juste agacé. Dommage!

Setlist : Blood, River Of Fire, Adrenalize, Roots, Burn, Big Bad Wolf, In The Air Tonight (Phil Collins Cover), Sick Like Me, Oh Lord, Whore

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Stone Sour : Tout simplement solide!

C’était maintenant le clou de spectacle, le premier spectacle de Stone Sour à Montréal depuis 2007! La foule était fébrile à l’idée de voir le grand Corey Taylor à l’oeuvre et je dois dire que moi-même n’avait aucun doute sur la qualité que l’on allait nous servir! C’est avec l’intro Ysif et son fameux “Hallo! You bastards!” que les hostilités ont été lancées et que la foule a commencé à s’agiter. Mais c’est vraiment lorsque Corey Taylor s’est montré le bout du nez que tout a littéralement explosé avec la pièce Taipei Person/Allah Tea qui nous a été lancé en plein visage! Contrairement aux groupes précédents, le son est vraiment excellent et tous les instruments sont audibles. Le groupe a pigé dans une grande partie de sa discographie et surtout dans leur plus récent album Hydrograd pour nous concocter une setlist digne de l’attente que les fans ont dû subir!

Des pièces excellentes se sont succéder comme Say You’ll Haunt Me, suivie de 30-30/150 pour enchaîner avec la ballade Hesitate, qui a été un de mes moments préférés de la soirée. On dira ce qu’on voudra, mais Corey Taylor est un excellent frontman, peut-être un des meilleurs que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. Très charismatique et surtout très communicatif avec la foule, l’amour qu’il dégageait envers ses fans était palpable, c’était beau à voir! Par contre, le vieux fan en moi aurais aimé plus de pièces des deux premiers albums comme Get Inside, Bother,  Come What(ever) May ou encore Hell And Consequences. Un moment émouvant de la soirée aura été l’interprétation de la ballade Through Glass où tout le monde s’est égosillé en coeur, c’était très prenant!

Côté scénique, on avait tout le contraire de In This Moment : Très peu d’artifice, un éclairage vif et de la pyrotechnie (ce que je n’avais jamais encore vu au MTelus!). Le chanteur s’est aussi amusé, à plusieurs reprises, à tirer dans la foule avec un canon à serpentins qui se rendaient jusqu’au balcon. Mais pour ajouter au ridicule, lors de la dernière pièce, Fabuless, plusieurs air dancers sont apparus sur la scène et ça fittait très bien avec la thématique de la chanson!

Stone Sour nous ont offert un très bon spectacle, solide du début à la fin et si je me fis à la foule présente mardi soir, je me dis que ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps avant de les revoir en ville!

Setlist : Yisif (Intro), Taipei Person/Allah Tea, Knievel Has Landed, Made Of Scars, Say You’ll Haunt Me, 30-30/150, Hesitate, TiredRose Red Violent Blue (This Song Is Dumb & So Am I), Do Me A Favor, Song #3, Through Glass, Absolute Zero, Fabuless

Auteur: Maxime Pagé

Photographe: Paul Blondé

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google