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Sacrificed Alliance – Withdrawn Critique d'album

Le groupe longueuillois Sacrificed Alliance nous revient avec un tout nouvel album, et ce, plus de deux ans après leur premier opus Withering Synergy. Avec Withdrawn, le groupe délaisse son côté plus catchy pour s’aventurer dans un univers plus prog et plus sombre. Mais la question à se poser : Ça sonne comment?

Une chose est sûre, c’est que le côté plus sombre est définitivement présent dès la première chanson, soit Spiritual Enlightenment. On oublie le côté melodeath qui a été remplacé par un death prog dont les sonorités me font parfois penser au groupe allemand Obscura. On voit aussi que le groupe jouit maintenant d’une qualité de son beaucoup plus riche que sur leur précédent opus et tous les instruments sont parfaitement audibles, surtout la basse fretless. Le vocal de David Potter est également plus puissant, signe indéniable d’une bonne prise d’assurance. La présence des claviers a été aussi nettement réduite au profit de quelques sonorités d’ambiance.

Sacrificed Alliance ont vraiment réussi un bon coup en incluant des éléments d’orchestrations dans certaines de leurs chansons dont l’excellente Nébuleuse, qui est probablement ma chanson préférée. C’est aussi le cas dans les chansons Solar Eclipse et Verdancy dont les orchestrations sonnent limite comme de la musique médiévale/celtique ce qui donne une belle dimension à leur musique. Vous aimez les chansons plus in your face? Vous serez servis avec des chansons comme Impending Salvation qui va vous rentrer solidement dedans. J’ai mentionné le groupe Obscura précédemment et c’est avec Nocturne que ce côté prog death s’exprime le plus et on peut dire que c’est vraiment bien exécuté et très efficace!

Par contre, il y a quelques éléments qui m’ont laissé plutôt indifférent lors de mon écoute de l’album à commencer avec leur extrait Verdancy. Malgré plusieurs éléments intéressants, j’ai eu l’impression que les différentes parties de la chanson étaient un peu trop à couper au couteau et manquaient un peu de cohésion. La pièce Faded Light Cemetary ne m’a pas paru aussi bien ficelée que les autres et est, à mon avis, la moins mémorable de l’album. Le dernier point que j’aborderais est la présence de l’interlude Termination qui me parait superflue. Tant qu’à mettre quelque chose comme ça sur un album, je l’aurais tout simplement mis en outro et ça aurait été parfait.

Somme toute, Withdrawn est un vent de fraîcheur pour Sacrificed Alliance qui se défait de l’étiquette du groupe de melodeath trop inspiré par les groupes européens et a finalement acquis sa propre indentité. C’est un album audacieux avec des sonorités que je n’ai pas entendues souvent chez d’autres groupes locaux. Jetez-y un oeil, vous ne serez pas déçus!

8/10

Sacrificed Alliance lanceront leur album Withdrawn le 11 août prochain au Piranha Bar, vous trouverez toutes les infos ici!

Auteur : Maxime Pagé

Lindsey Stirling @ Place Bell (Laval)

Je sors quelque peu de ma zone de confort en ce lundi soir alors que je me dirige vers la Place Bell à Laval pour le spectacle de la violoniste Lindsey Stirling. Après avoir connu un succès assez fulgurant sur Youtube c’est devant une salle quasiment remplie à pleine capacité que l’Américaine est venue présenter son matériel. Si plusieurs espéraient voir le groupe Evanescence, ceux-ci on sûrement été déçus d’apprendre que c’est le groupe californien The Federal Empire qui faisait office de première partie.

The Federal Empire : D’un ennui mortel…

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler du groupe californien The Federal Empire et, honnêtement, ça n’aurait pas été une grosse perte. Le trio composé de deux guitaristes et d’un claviériste qui faisait jouer des beats pré-enregistrés m’a carrément ennuyé avec une indie pop pas du tout originale et un vocal des plus nasillards qui me donnait des frissons comme des ongles sur un tableau. Encore une fois, je ne comprends pas que ce groupe aie été choisi alors que tant d’autres meilleurs et originaux auraient nettement eu leur place dans un spectacle d’envergure comme celui-ci. Les interventions avec la foule étaient inintéressantes et juvéniles du genre “Are some of you in a relationship? Because this song is about that“, c’en était gênant! Après un set d’environ trente minutes, le groupe a quitté la scène sous des applaudissements plutôt timides. Suivant!

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Lindsey Stirling : Magique!

C’était maintenant au tour de Lindsey Stirling de monter sur la scène de la Place Bell et ça promettait! Des écrans géants arboraient le derrière de la scène où étaient projetés des videoclips ou tout simplement des images d’ambiance ainsi que trois plateformes où trônaient le claviériste/guitariste Kit Nolan ainsi que le drummer Drew Steen. C’est avec la pièce The Arena que tout a commencé et j’ai été carrément subjugué par la versatilité de Lindsey Stirling, capable de jouer du violon et de danser en même temps, le tout en suivant différentes chorégraphies avec quatre danseuses. Les artifices de scène étaient assez sobres sauf à quelques occasions comme lors de la pièce Moon Trance où des pierres tombales et du brouillard ont envahi la scène et que les danseuses étaient déguisées en squelettes. Le son était excellent et je dois avouer que j’ai un parti pris pour le son du violon qui me donne carrément des frissons. Dans le cadre du spectacle de ce soir, elle est allée piger dans tous ses albums pour concocter une setlist qui risquait de plaire à tous ses fans. On a même eu droit à quelques surprises dont un cover de la chanson Hallelujah de Leonard Cohen ainsi qu’un medley des thèmes de jeux vidéo dont The Legend Of Zelda et Skyrim.

Ses interractions avec la foule étaient toujours teintées d’humilité où elle y décrivait son parcours, ce qui a été bien apprécié par les fans. Le meilleur moment de la soirée pour moi a été l’interprétation de la pièce Take Flight où le son, les images et les chorégraphies étaient carrément parfaites. Par contre, pour ce qui est des différentes chorégraphies, j’ai eu souvent l’impression que ce n’était pas toujours nécessaire et même un peu forcé. Aussi, en plein milieu du set, il y a eu un faux entracte un peu cheap qui consistait en un gars qui tenait une banderole où il était écrit Intermission et le tout a duré trois minutes environ alors que plusieurs personnes étaient déjà sorties. Après plusieurs pièces dont Mirage et Don’t Let This Feeling Fade, elle nous a laissé avec un mashup de Beyond The Veil et un cover du thème du Fantôme de l’Opéra. Somme toute j’ai bien aimé la prestation de Lindsey Stirling mais cela m’a paru un peu court pour un spectacle de cette envergure.

Setlist : The Arena, Moon Trance, Shadows, Shatter Me, Lost Girls, Take Flight, Video Games Medley, Hallelujah (Leonard Cohen Cover), Crystallize, Roundtable Rival, Hold My Heart, First Light, Carol Of The Bells, Mirage, Don’t Let This Feeling Fade, Beyond The Veil/Phantom Of The Opera

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Deafheaven @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Retour en photos sur le spectacle de Deafheaven du 26 juillet au Théâtre Fairmount

Photographe : Thomas Mazerolles

 

Heavy Montreal 2018 (Jour 2) Parc Jean-Drapeau (Montréal)

C’est maintenant parti pour notre compte rendu de la deuxième journée du Heavy Montreal 2018! C’est donc avec une météo superbe et quelques traumatismes du déluge de la veille qu’on retourne s’aventurer une fois de plus au Parc Jean-Drapeau, question de se faire péter les tympans bien comme il faut!

Intervals

Avant aujourd’hui, je n’avais jamais entendu parler du groupe torontois Intervals et c’est donc sans aucune attente que je me suis dirigé vers la Scène de l’Apocalypse. Ils oeuvrent dans un metal/rock progressif instrumental très smooth et très agréable à l’écoute qui m’a énormément plu! Ça m’a un peu fait penser au groupe australien Plini sans le côté ultra technique et avec un son beaucoup plus planant. Le maître derrière le projet, Aaron Marshall, y allait avec énergie et avait l’air très satisfait des réactions de la foule. Intervals fut probablement ma plus belle découverte de ce week-end et je me suis carrément garroché pour en écouter une fois rendu chez moi! Prenez de votre temps pour écouter leur plus récent album The Way Forward, ça vaut la peine!

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Helix

Même si nous sommes très tôt en ce dimanche, il y a beaucoup d’amateurs devant la Scène Heavy pour accueillir la formation Helix. Ne s’étant pas produit dans la métropole depuis de nombreuses années, il est tout à fait normal de voir les amateurs manifester leur enthousiasme dès que les musiciens arrivent sur scène. Ces derniers sont très dynamiques et l’on remarque qu’ils sont très heureux de participer à ce festival pour la première fois, particulièrement le guitariste Kaleb Duck qui ne se gêne pas pour se rapprocher des amateurs à plusieurs reprises en utilisant l’échafaudage utilisé par les caméramans du festival. Quant au chanteur Brian Vollmer, sa voix est excellente et il interagit régulièrement avec les amateurs. Ces derniers ont bien répondu à l’appel en chantant à pleins poumons les titres Wild In The StreetDeep Cuts The Knife (dédié à Mitch Lafon) et Heavy Metal Love. Leur prestation prend fin avec l’incontournable Rock You, au grand plaisir de la foule. Mais, c’est à ce moment que Brian est descendu dans la zone de sécurité afin d’être le plus près possible des amateurs. Une excellente manière de terminer ce spectacle, il faudra maintenant espérer que le groupe n’attendra pas aussi longtemps avant de revenir jouer dans la métropole.

Setlist : Wild In The Street, Feel The Fire, Danger Zone, When The Hammer Falls, Heavy Metal Love, Deep Cuts The Knife, Rock You

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Power Trip

Je dois le dire d’avance, alors qu’il y avait un giga hype autour de Power Trip, de mon côté ça me laissait plutôt indifférent. Un groupe de thrash/crossover parmi tant d’autres. Mais je dois avouer qu’en live ça prend tout son sens! Dès le début, on voit bien que la foule est conquise d’avance et surtout très nombreuse à les encourager. Le chanteur Riley Gale est un très bon frontman très énergique et leur musique, bien que ne réinventant pas la roue, est dévastatrice et agressive et le moshpit incessant! La grande majorité des chansons provenaient de leur plus récent album Nightmare Logic comme la très brutale Firing Squad et la très pesante Soul Sacrifice. Si la température à l’extérieur était assez élevée, celle dans le pit devait être équivalente à de la lave! Une bonne et très intense performance!

Setlist : Soul Sacrifice, Executioner’s Tax (Swing Of The Axe), Divine Apprehension, Nightmare Logic, Crucifixation, Firing Squad, Manifest Decimation, Crossbreaker

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Demon Hunter

On retrouve une petite foule devant la Scène Heavy lorsque la formation metalcore Demon Hunter entame la pièce Death. Dès cette première pièce, on voit que les amateurs sont davantage là par curiosité que par appréciation de leur musique, car la majorité de ceux-ci sont immobiles. Quelques-uns d’entre eux hochent leur tête ou lèvent leur poing au rythme de la musique, mais sans plus. Cela dit, les musiciens sont tout de même dynamiques sur scènes et essaient tant bien que mal de faire participer la foule, mais cela ne fonctionne tout simplement pas en ce dimanche après-midi.

Setlist : Death, Cold Winter Sun, Collapsing, My Destiny, Lifewar, Died In My Sleep, The Last One Alive, Storm The Gates Of Hell

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Ultra Vomit

Cela fait des années que je voulais voir Ultra Vomit en spectacle, mais disons que leurs passages au Québec sont plutôt rares! Avec un humour complètement débile et déjanté, disons qu’il faut embarquer dans leur monde pour vraiment apprécier le tout à 100%. C’est devant une foule assez substiantielle et avec la chanson thème de Fort Boyard que le groupe est monté sur scène pour nous en mettre plein la vue. C’est avec Daryl Cowl Chamber tirée de leur album Objectif : Thunes que les hostilités ont été lancées et où les moshpits se sont rapidement formés. On a eu droit à une belle sélection de chansons plus absurdes les unes que les autres comme E-Tron (Digital Caca), Un Chien Géant et Boulangerie Pâtisserie et même un retour au tout premier album avec I Like To Vomit! Mais l’intensité est arrivée à son paroxysme quand la pièce Pipi VS Caca a été entonnée, ce qui séparé la foule en deux équipes pour un véritable concours de wall of death! Finalement, le groupe nous a offert une dernière chanson, soit Kaamthaar, chanson parodique imitant Rammstein et qui rentrait solidement au poste. Après une prestation aussi réussie, j’espère fortement ne pas avoir à attendre longtemps avant de revoir Ultra Vomit de ce côté-ci de l’océan!

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Warbringer

Le groupe américain Warbringer est réputé pour ses performances assez intenses et, selon moi, est le meilleur groupe de thrash metal moderne avec Havok. Quelle ne fut pas ma déception quand je me suis rendu compte de la piètre qualité du son lors de la première chanson Silhouettes. Le son du vocal et de la basse était beaucoup trop fort au point de rendre celui des guitares complètement inaudible. Le tout s’est un peu amélioré par la suite mais pas assez pour ne pas m’agacer. Le groupe y est allé avec les classiques habituels comme Living Weapon et Severed Reality tout en axant le set sur leur plus récent album Woe To The Vanquished avec, entre autres, la très efficace Remain Violent. Les fans présents étaient très énergiques et le groupe leur rendait très bien malgré la chaleur intense. C’est finalement avec leur vieux classique Combat Shock que Warbringer a laissé ses fans de Montréal, et vu leurs passages très fréquents dans la métropole, il n’est pas dur de croire qu’ils seront de retour très bientôt!

Setlist : Silhouettes, Woe To The Vanquished, Remain Violent, Severed Reality, Prey For Death, Hunter-Seeker, Living Weapon, Living In A Whirlwind, Combat Shock

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Voivod

S’il y a un groupe qui est habitué de se produire au Heavy Montréal, c’est bien Voivod. Ils en sont à leur quatrième prestation et celle-ci marque le dixième anniversaire de service du guitariste Dan Mongrain. Comme par magie, ce dernier a joué son tout premier concert avec le groupe dans le cadre de ce même festival. Le groupe fête ses 35 ans et il n’y a pas de meilleure place pour célébrer que sur la scène Scène Heavy devant de nombreux amateurs. Même s’ils n’ont que 45 minutes, le groupe utilise son temps judicieusement pour jouer le plus de titres possible. Les amateurs ont donc eu la chance d’entendre les incontournables Post SocietyRavenous MedicineThe Prow ainsi qu’Order Of The Blackguards. Le groupe utilise aussi cette occasion pour jouer Obsolete Beings, un nouveau titre qui paraitra sur leur prochain album. Si l’on se fie à la réaction de la foule, celui-ci sera rapidement apprivoisé par les amateurs. C’est avec l’entrainante Voivod que le groupe a terminé une autre excellente prestation du groupe.

Setlist : Post Society, Ravenous Medicine, Psychic Vacuum, Obsolete Beings, The Prow, Order Of The Blackguards, Unknown, Voivod

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Havok

Les amateurs se retrouvent donc en masse devant la Scène du Jardin, qui ironiquement se retrouve dans le bois, pour voir la formation Havok. Afin de s’assurer que les amateurs sont attentifs, le chanteur David Sanchez demande à la foule de faire un wall of death dès la première pièce Fatal Intervention. Quelle belle manière d’entreprendre un spectacle de thrash métal! Bien entendu, les pièces s’enchainent rapidement et les amateurs se poussent vigoureusement tout au long des titres Hang ‘Em HighPrepare For Attack et Ingsoc. L’énergie dégagée par la foule est contagieuse et fait en sorte que les musiciens sont très dynamiques, mais il faut croire que David Sanchez est immunisé à cela, car il est celui qui est le plus passif sur scène. Cela ne l’empêche pas de donner une très bonne prestation, mais cette dernière n’est pas à la hauteur de ce qu’il nous a habitué dans le passé.

Setlist : Fatal Intervention, Hang ‘Em High, Prepare For Attack, Ingsoc, From The Cradle To The Grave, Intention To Deceive

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Gloryhammer

C’était maintenant au tour du groupe Gloryhammer de fouler les planches de la Scène de la Forêt et je dois dire que les attentes étaient énormes. Étant moi-même un grand fan du groupe, j’étais assez fébrile lorsque Evenko ont annoncé leur présence au Heavy Montreal et à l’idée de remplir mon quota de cheesiness pour toute la fin de semaine! C’est avec Rise Of The Chaos Wizards que tout a commencé, et la foule s’époumonait déjà! Chaque membre du groupe arborait un costume différent, plus épique les uns que les autres mais c’est surtout avec Legend Of The Astral Hammer que l’epicness a monté d’un cran avec une bataille fort violente entre le chanteur et un orc interstellaire, sous les applaudissements des fans présents. C’est aussi à la troisième chanson qu’on nous dévoile une énorme suprise, le claviériste qui est là depuis le début est remplacé…par Christopher Bowes d’Alestorm, membre fondateur du groupe! La setlist était constituée en grande majorité de chansons de leur deuxième album Space 1992 : Rise Of The Chaos Wizards et quelques-unes de leur premier dont l’excellente Angus McFife. C’est avec la très intense The Unicorn Invasion Of Dundee que le groupe a terminé son set devant une foule qui en aurait voulu plus. La prestation de Gloryhammer a été un de mes moments forts de la fin de semaine et je retournerais les voir en spectacle n’importe quand!

Setlist : Rise Of The Chaos Wizards, Legend Of The Astral Hammer, Questlords Of Inverness, Ride To The Galactic Fortress!, Victorious Eagle Warfare, Universe On Fire, Angus McFife, The Hollywood Hootsman, The Unicorn Invasion Of Dundee

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Trivium

Le groupe américain Trivium n’en est clairement pas à son premier passage en ville et a même déjà participé au Heavy Montreal à deux reprises dans le passé. C’est devant une foule gigantesque, et probablement même la plus grosse qu’ils ont jamais eu à Montréal, que le groupe a entamé The Sin And The Sentence. Malheureusement pour eux, le son n’était vraiment pas au point alors que le son du drum était carrément trop fort comparé au reste. Le chanteur Matt Heafy avait aussi l’air un peu fatigué et son vocal manquait cruellement de puissance contrairement à d’habitude. Ils en ont profité pour mettre de l’avant les pièces de leur plus récent album The Sin And The Sentence avec Betrayer, Sever The Hand ainsi que The Heart From Your Hate mais le reste de leur set était assez varié, allant même jusqu’à l’album Ascendancy avec la pièce Pull Harder On The Strings Of Your Martyr. C’est pendant leur prestation que je me suis rendu compte que l’endroit était peut-être un peu trop petit pour le nombre de personnes présentes, ce qui a rendu mon expérience quelque peu désagréable. Si c’est le cas pour Trivium, je ne peux même pas m’imaginer ce que ça allait être pour la tête d’affiche. C’est finalement avec le classique In Waves que le groupe nous a quitté après environ une heure de spectacle. Somme toute, Trivium ont offert une prestation correcte mais beaucoup moins intense qu’à leur habitude. Dommage!

Setlist : The Sin And The Sentence, Throes Of Perdition, Betrayer, Sever The Hand, Until The World Goes Cold, Down From The Sky, The Heart From Your Hate, StrifePull Harder On The Strings Of Your Martyr, In Waves

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Necrotic Mutation

La dernière fois que la formation Necrotic Mutation s’est produite sur scène remonte à 2007. Il n’est donc pas surprenant de voir les amateurs de longue date qui ont hâte de revoir ce groupe de death métal sur scène après toutes ces années. D’autres en sont à leur premier concert et sont très heureux de pouvoir enfin voir le groupe en spectacle. Mais, pour les plus vieux, c’est un véritable plaisir de pouvoir enfin revoir ce groupe après toutes ces années. La formation profite de cette occasion pour offrir aux amateurs des titres qui résument bien leur discographie. Cela implique donc le retour d’anciens membres pour les vieilles compositions. Nous avons aussi eu la chance de voir la chanteuse Marie-Hélène Landry se joindre aux autres musiciens pour un titre. Si, pour une raison inexplicable, vous avez manqué cette excellente prestation, dites-vous que vous aurez la chance de vous reprendre d’ici la fin de l’année!

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Gojira

La formation Gojira est très populaire dans la métropole et il n’est pas surprenant de voir une immense foule devant la Scène de l’Apocalypse. À peine arriver sur scène pour la pièce Only Pain que les amateurs démontrent leur enthousiasme en générant de violents moshpits. Même si leur dernier album date de quelques années, le groupe interprète cinq titres de celui-ci. Comme à chacune de leur présence, les musiciens sont extrêmement contents de jouer ici et Joe s’assure que la foule est très impliquée tout au long de leur prestation.  L’écran géant installé en fond de scène est très efficace et les canons de fumée et de flamme utilisés sporadiquement donnent un excellent visuel. Un concert de Gojira n’est pas complet sans une quantité interminable de crowd surfers et ces derniers donnent beaucoup de travail au personnel de sécurités. Le groupe va terminer sa prestation avec les excellentes SilveraExplosia et Vacuity, au grand plaisir d’une foule qui aurait bien aimé quelques titres supplémentaires.

Setlist : Only Pain, The Heaviest Matter Of The Universe, Love, Stranded, Flying Whales, The Cell, Backbone, Terra Inc., Silvera, L’Enfant Sauvage, The Shotting Star, Explosia, Vacuity

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Perturbator

On retrouve une petite foule devant la Scène de la Forêt pour apprécier la lourde atmosphère industrielle du groupe français Perturbator. Il faut mentionner que même si le DJJames Kent est accompagné d’un batteur pour ce spectacle, ces derniers sont immobiles et laissent parler leur musique ainsi que l’excellent jeu de lumière. À voir les amateurs hocher leur tête et danser au rythme de leur musique, il n’est pas surprenant que les musiciens aient un énorme sourire à la fin de leur prestation.

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Limp Bizkit

Pour avoir vu de nombreux amateurs avec un chandail d’Avenged Sevenfold en ce dimanche, il faut se demander si ces derniers savaient qu’ils avaient annulé leur prestation et qu’ils étaient remplacés par Limp Bizkit. Plusieurs se disent indifférents à leur musique et d’autres ne veulent rien savoir du groupe, mais cela dit, il y a énormément de monde devant la Scène Heavy pour accueillir le groupe. Les musiciens arrivent sur scène avec la musique de Purple Rain avant de jouer la pièce My Generation. Comme d’habitude, le guitariste Wes Borland se distingue des autres par sa tenue. Cette fois, il est vêtu de noir et seulement la moitié supérieure de sa tête est maquillée en blanc. Ce dernier ira même faire un petit séjour dans la zone de sécurité pendant la pièce Break Stuff. Comme à leur habitude, le groupe joue ses succès Rollin’ (Air Raid Vehicle), Hot Dog, Nookie et My Way. Mais, le groupe ne se gêne pas pour incorporer de nombreuses reprises comme Unholy Confessions (Avenged Sevenfold), Smoke On The Water (Deep Purple), Walk (Pantera), Killing In The Name (Rage Against The Machine) et Faith (George Michael). Comme à son habitude, Fred Durst parle énormément, même trop pour certain, et cela ralentit beaucoup l’atmosphère festive. Fred invite même une personne de la foule à chanter la pièce Eat You Alive avec lui! Leur prestation prend fin avec Behind Blue Eyes (The Who), l’une de leurs meilleures reprises, suivi du titre Take A Look Around. On peut dire ce que l’on veut de Limp Bizkit, mais leur prestation a encore été une fois très appréciée par les amateurs qui se sont déplacés en grand nombre pour les voir.

Setlist : My Generation, Break Stuff, Unholy Confessions (Avenged Sevenfold Cover), Rollin’ (Air Raid Vehicle), Smoke On The Water (Deep Purple Cover), Walk (Pantera Cover), Cowboys From Hell (Pantera Cover), Hot Dog, Nookie, Killing In The Name (Rage Against The Machine Cover), My Way, Faith (George Michael Cover), Eat You Alive, Behind Blue Eyes (The Who Cover), Take A Look Around

 C’est ainsi que se termine cette neuvième édition de Heavy Montréal, et, pour la première fois, nous avons vraiment vécu l’atmosphère festive que l’on retrouve dans les festivals européens. Plusieurs ont critiqué les longs déplacements entre les scènes, mais les nombreuses zones d’ombre et les grands espaces gazonnés sont les éléments que les 27,000 spectateurs ont le plus appréciés. Il faudra maintenant espérer que ces points positifs seront intégrés dans le nouveau site lors de la prochaine édition.

Auteurs : Maxime Pagé et Albert Lamoureux

Photographe : Thomas Courtois

Heavy Montreal 2018 (Jour 1) @ Parc Jean-Drapeau (Montréal)

Après une absence d’un an, Evenko revenait à la charge avec la neuvième édition du Heavy Montréal. Compte tenu des rénovations sur le site habituel du parc Jean-Drapeau, les festivaliers ont donc rendez-vous sur le nouvel emplacement aménager sur le circuit Gilles Villeneuve.

Burning The Oppressor

Ma journée de samedi a commencé avec les gagnants du concours En route vers Heavy Montreal 2018, soit le groupe de montréalais Burning The Oppressor. Malgré le fait qu’ils jouaient assez tôt, plusieurs personnes s’étaient déjà amassées devant la Scène du Jardin pour les encourager et entendre des titres de leur plus récent album, Bloodshed. Malheureusement pour eux, la qualité de son était vraiment médiocre au point de rendre difficile l’appréciation de leur musique. L’intensité était visible mais aucunement audible, et pour une musique aussi intense que la leur, c’était décevant. Les musiciens se donnaient comme ils pouvaient et c’était vraiment navrant que le tout soit gâché pour un mauvais son. Qu’à cela ne tienne, les gens présents ont eu l’air d’apprécier leur prestation qui était des plus brutales. D’offrir un son aussi mauvais pour les gagnants d’un concours, je trouve ça particulièrement cheap.

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Jungle Rot

Après la piètre qualité du son de la Scène du Jardin, j’avais quelques appréhensions quant à la performance de Jungle Rot. Ils ont l’habitude d’offrir une solide performance et ça aurait été désolant de ne pas pouvoir en profiter. Heureusement pour eux, la qualité de son s’était nettement améliorée et ça rentrait au poste! Ils ont profité de l’occasion pour faire la promotion de leur nouvel album éponyme qui semble être bien apprécié autant par les fans que par la critique. Le voix de Dave Matrise est toujours aussi grasse et leur death metal old-school et groovy a causé le premier moshpit convainquant que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. La foule avait aussi nettement grossi et était beaucoup plus intense. Après une bonne demie heure de matériel, les gars de Jungle Rot ont tiré leur révérence devant une foule des plus suintantes!

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Lee Aaron

Même s’il est encore tôt dans la journée, Lee Aarron arrive sur la Scène de l’Apocalypse et offre aux amateurs l’excellente Metal Queen en début de prestation. Les musiciens sont en grande forme et sont très dynamiques sur scène. Disposant de 40 minutes seulement, il est tout à fait normal d’enchaîner rapidement les classiques en début de prestation. Some Girls Do et Sex With Love font rapidement réagir les amateurs et plusieurs d’entre eux chantent et hochent leur tête au rythme de la musique. La formation profite aussi de cette occasion pour jouer des pièces plus récentes comme Diamond BabyFire And Gasoline et American High. Comme on peut s’y attendre, les amateurs sont plus attentifs que participatifs, mais plusieurs d’entre eux continuent à chanter haut et fort avec Lee. Comme à son habitude, la prestation du guitariste Sean Kelly est très énergique et cela se transmet rapidement dans la foule. Cette courte prestation prend fin avec la pièce Watcha Do To My Body, et les amateurs ne se gênent pas pour chanter le refrain haut et fort. À voir le sourire des musiciens, ces derniers étaient très heureux de la réception des amateurs.

Setlist: Metal Queen, Some Girls Do, Sex With Love, Diamond Baby, Fire And Gasoline, Hands On, American High, I’m A Woman (Koko Taylor Cover), Watcha Do To My Body

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The Black Dahlia Murder

Je me suis dirigé par la suite vers la Scène de la Forêt pour voir la prestation du groupe américain The Black Dahlia Murder pour qui une foule énorme s’était déplacée. Trevor Strnad et sa bande n’en sont clairement pas à leur première fois à Montréal et il est clair qu’ils avaient déjà une bonne partie des gens présents dans leur poche. Tout a commencé avec Widowmaker tirée de leur plus récent album Nightbringers et c’était très solide! Le soleil commençait à taper assez fort et l’intensité du moshpit était remarquable. Le son était excellent et tous les musiciens étaient très énergiques. Bien qu’un majorité des chansons provenaient du dernier album, plusieurs titres de l’album Nocturnal sorti en 2007 ont été joués comme Everything Went Black et le classique What A Horrible Night To Have A Curse. C’est justement avec Deathmask Divine que le groupe nous a laissé. Somme toute, The Black Dahlia Murder ont offert une excellente prestation et je vais clairement revisiter leur discographie prochainement!

Setlist : Widowmaker, Matriarch, Contagion, Nightbringers, Jars, What A Horrible Night To Have A Curse, Everything Went Black, Statutory Ape, Deathmask Divine

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Sword

C’est maintenant la course pour contourner la scène afin de se rendre en arrière de celle-ci pour voir le groupe Sword s’exécuter sur la Scène Heavy. Il est donc tout à fait normal de voir plusieurs amateurs arriver au milieu ou vers la fin du titre Outta Control. On remarque rapidement que le chanteur Rick Hughes est en pleine possession de ses moyens et sa voix est encore une fois excellente. N’ayant que deux albums à leurs actifs, les succès s’enchainent rapidement au grand plaisir des amateurs. Life On The Sharp EdgeThe End Of The NightStoned AgainStuck In Rock font chanter les amateurs du début à la fin, mais c’est lorsque que le groupe joue The Trouble Is que les frissons s’emparent des amateurs. Comme ils l’avaient fait lors de leur concert au Club Soda plus tôt cette année, le groupe offre le nouveau titre I’m In Command, au grand plaisir des amateurs. Cette excellente prestation prend fin avec le succès F.T.W.. Comme ce fut le cas en 2012, les amateurs ont grandement apprécié leur prestation et attendent toujours avec impatience la sortie de leur troisième album.

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Baroness

Par la suite est venu mon premier spectacle sur une scène d’envergure, soit la Scène de l’Apocalypse pour le groupe américain Baroness. Cela faisait des années que j’entends parler du groupe et je n’avais jamais eu la chance de les voir en spectacle avant ce samedi. Oeuvrant dans un rock/metal progressif teinté de sludge, ils ont acquis une immense popularité au cours des dernières années. Leur style musical n’est clairement pas mon genre de prédilection mais, malgré tout, j’ai grandement apprécié leur prestation! La majorité de leurs chansons provenaient de leur plus récent album Purple sorti en 2015 mais tout le reste a été pigé dans tous les albums restants, en passant de March To The Sea de l’album Yellow And Green jusqu’à Isak, tirée du tout premier album. La voix de John Baizley et les harmonies vocales avec Gina Gleason étaient très bonnes et tout sonnait à merveille. Je vais dorénavant porter une attention particulière à Baroness et je vais surveiller attentivement leur prochain passage en ville. Un très bon spectacle!

Setlist : Kerosene, Shock Me, Morningstar, Chlorine And Wine, March To The Sea, The Sweetest Curse, Isak

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Alestorm

Arrivé près de la scène, on pouvait voir de loin un immense canard jaune gonflables qui trônait en milieu avec un backdrop arborant un crocodile avec des lunettes fumées. Il n’y avait alors là aucune doute : Alestorm étaient en ville! Si le ridicule tuait, ils seraient bien morts des centaines de fois! On voit que le groupe a gagné en popularité depuis leur dernier passage au Heavy Montreal en 2014 alors qu’une foule gigantesque les attendait de pied ferme! C’est avec la pièce Keelhauled que le carnage a commencé! Comme à son habitude, le chanteur Christopher Bowes s’adressait à la foule avec les choses les plus ridicules possibles qui causaient l’hilarité générale. Le son était excellent, voire parfait et l’ambiance était tout simplement électrisante! Alestorm en ont profité pour revisiter toute leur discographie en nous lançant des succès comme Nancy The Tavern Wench, The Sunk’n Norwegian ou encore Mexico. Et tu sais qu’un groupe a les fans dans sa poche quand tout le monde s’asseoie par terre et fait semblant de ramer! On a également eu droit au cover de Taio Cruz, Hangover, choix quelque peu étrange pour un groupe qui n’avait qu’un set de 45 minutes. Pour en revenir au fameux canard mentionné précédemment, le pauvre coin-coin jaune s’est fait catapulté dans la foule où il a mangé toute une volée! C’est à se demander si Alestorm ont un budget canard! Après avoir joué la chanson à boire par excellence qu’est Drink, ils ont terminé leur set avec la très politically correct Fucked With An Anchor! Alestorm ont offert une des meilleures prestations que j’ai pu voir ce week-end et c’est toujours un immense plaisir de les voir en spectacle!

Setlist : Keelhauled, Alestorm, Mexico, The Sunk’n Norwegian, Nancy The Tavern Wench, Rumpelkombo, Hangover (Taio Cruz Cover), Captain Morgan’s Revenge, Drink, Fucked With An Anchor

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Napalm Death

Ayant toujours un bon accueil dans la métropole, il n’est pas surprenant de revoir le groupe grindcore Napalm Death encore une fois sur cette édition du Heavy Montréal. Il y a beaucoup d’amateurs qui attendent avec impatience la venue du groupe sur la Scène de la forêt. Le groupe ne fait pas dans la dentelle et donne une prestation intense et brutale. Il est toujours impressionnant de voir comme le chanteur Mark ‘Barney’ Greenway est capable de gérer son agressivité sur scène. Ce dernier est très calme lorsqu’il s’adresse à la foule et il devient hyperactif lorsqu’il chante. Mais pour l’une des rares fois, son hyperactivité a eu le meilleur de lui et Barney à trébucher sur scène. L’énergie n’est pas seulement sur scène, car, comme le veut la tradition, les nombreux amateurs ne se gênent pas pour se pousser vigoureusement les uns contre les autres tout au long de leur prestation. Comme à leur habitude, les Britanniques ne déçoivent jamais.

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Marilyn Manson

Compte tenu de l’annulation du concert de Marilyn Manson à Toronto il y a quelques jours, plusieurs se demandaient si ce dernier allait effectivement jouer au Heavy Montréal ce samedi… avec 10 minutes de retard. Les musiciens sont arrivés sur la Scène Heavy avec la pièce Irresponsible Hate Anthem avant d’enchainer avec Angel With The Scabbed Wings. Même le concert a bel et bien lieu, les musiciens sont peu dynamiques, plus particulièrement M. Manson. Cela ne semble pas déranger les amateurs qui sont aux premières rangées, mais il ne faut pas regarder très loin de la scène pour remarquer que les amateurs sont beaucoup plus passifs. Ces derniers sont cependant plus actifs lors des pièces Say10The Dope Show et particulièrement sur Sweet Dreams (Are Made Of This) et Antichrist Superstar. C’est à ce moment qu’une pluie diluvienne vient arrêter abruptement le spectacle. Le groupe essaie de continuer avec la pièce The Beautiful People, mais cela sera en vain alors que les amateurs essaient tant bien que mal de se mettre à l’abri de la pluie.

Setlist : Irresponsible Hate Anthem, Angel With The Scabbed Wings, This Is The New Shit, Disposable Teens, mOBSCENE, Say10, The Dope Show, )Sweet Dreams (Are Made Of This) (Eurythmics Cover), Kill4Me, Antichrist Superstar, The Beautiful People

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Emperor

Alors que des forces obscures s’apprêtaient à s’emparer de la Scène de l’Apocalypse, un véritable déluge s’est abattu sur la foule, ce qui a quelque peu retardé le début du spectacle d’Emperor. On s’entend pour dire que la venue du groupe à Montréal après presque vingt ans d’absence a été le meilleur coup du festival et une immense marée humaine les attendait avec impatience. Mais de voir le spectacle commencer avec un halo de nuages noirs remplis d’éclairs autour de la scène avait vraiment quelque chose de magique! Et je citerai le chanteur Ihsahn : “Sorry for the weather, but coincidence? I think not!“. Dans le cadre de ce spectacle, le groupe a interprété l’album Anthems To The Welkin At Dusk dans son intégralité ainsi que quelques autres chansons tirées des autres albums. Une autre surprise a été la présence de Samoth à la guitare qui n’a jamais passé les douanes canadiennes auparavant! Malgré le fait que le son de la guitare coupait à certains moments, tout le reste sonnait à la perfection. La voix de Ihsahn était grim et perçante et l’ensemble sonnait comme une tonne de briques. En guise de rappel, on s’est fait lancer Curse You All Men! en pleine face mais mon moment fort a été l’interprétation de I Am The Black Wizards tirée du tout premier album et avec laquelle j’ai découvert le groupe il y a de cela plus de quinze ans! Emperor a été la meilleure prestation que j’ai vu en ce samedi et la barre était maintenant très haute pour le reste du festival!

Setlist : Alsvartr (The Oath), Ye Entrancemperium, Thus Spake The Nightspirit, Encorcelled By Khaos, The Loss And Curse Of Reverence, The Acclamation Of Bonds, With Strength I Burn, The Wanderer, Curse You All Men!, I Am The Black Wizards, Inno A Satana

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Rob Zombie

C’est maintenant au tour de la tête d’affiche d’arriver sur la Scène Heavy et comme à son habitude il fait les choses en grand. Que ce soit l’écran géant qui fait la largeur de la scène, les nombreuses lumières ou l’extraterrestre géant, tout y est pour faire la fête. Dès le titre Superbeast, la foule est survoltée et chante avec Rob. Malgré le départ de plusieurs amateurs suivant la pluie, la foule est tout de même considérable et chante avec Rob sur les titres Living Dead GirlMore Human Than Human et Never Gonna Stop au même moment que les feux d’artifice Loto-Québec débutaient. John 5 profite de la fin du titre House Of 1000 Corpses pour faire son solo de guitare. Pendant ce temps, Rob revient sur scène et descend dans le corridor de sécurité menant à la console de son pour saluer la foule et faire des high five aux amateurs avant de revenir sur scène pour enchainer avec l’excellente Thunderkiss ’65. Le groupe se permet aussi un petit medley des titres Sweet DreamsSchool’s Out et God Of ThunderMarilyn Manson arrive alors sur scène pour interpréter Helter Skelter avec Rob et les amateurs n’ont pas besoin d’invitations pour chanter et se pousser les uns contre les autres. Ces derniers pourront reprendre leur souffle en regardant la bande-annonce du film 3 From Hell, le prochain film de Rob. Le groupe revient sur scène pour terminer la soirée avec la pièce Dragula. Les amateurs qui ont bravé la pluie savaient qu’ils n’allaient pas être déçus et le groupe a encore une fois donné une excellente prestation théâtrale qui a rapidement fait oublier la douche qu’ils ont eue plus tôt en soirée.

Setlist : Meet The Creeper, Superbeast, Well, Everybody’s Fucking In A U.F.O., Living Dead Girl, In The Age Of The Consecrated Vampire We All Get High, Dead City Radio And The New Gods Of Supertown, More Human Than Human, Never Gonna Stop (The Red, Red Kroovy), Scum Of The Earth, House Of 1000 Corpses, Thunderkiss ’65, School’s Out (Alice Cooper Cover), God Of Thunder (KISS Cover), Helter Skelter (The Beatles Cover), Dragula

Auteurs : Maxime Pagé et Albert Lamoureux

Photographe : Thomas Courtois

Huit albums métal à découvrir en août

#1 Omnium GatherumThe Burning Cold

C’est deux ans après la sortie du plutôt décevant Grey Heavens que les Finlandais d’Omnium Gatherum sont de retour avec The Burning Cold, leur huitième album. Avec leur extrait Gods Go First, on peut y voir une certaine expérimentation avec des sonorités plus années 80 et ça promet! Omnium Gatherum seront en spectacle cet automne avec Amorphis, Dark Tranquillity et Moonspell!

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#2 Primal FearApocalypse

Les vétérans du heavy metal allemand nous reviennent avec Apocalypse, leur douzième album en carrière! Fidèles à eux-mêmes, les gars de Primal Fear y vont avec un metal rapide et pesant qui sauront plaire au fans de metal old school! L’ingénierie allemande à son meilleur!

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#3 MantarThe Modern Art Of Setting Ablaze

J’ai eu la chance de découvrir Mantar en spectacle au Heavy Montreal 2016 et ça avait été une énorme surprise! Les attentes sont donc bien hautes pour ce nouvel opus intitulé The Modern Art Of Setting Ablaze. Un sludge metal bien gras et surtout très sale, voilà comment je pourrais décrire Mantar! Vous n’avez qu’à écouter Age Of The Absurd pour comprendre!

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#4 Black TuskTCBT

T’aimes Mantar pour son côté pesant et sale mais tu voudrais quelque chose de plus rapide? Black Tusk est le groupe qu’il te faut! Avec un son bien gras et une rythmique renvoyant un peu au hardcore punk, ça risque de satisfaire ta soif de violence!

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#5 Iskald – Innhøstinga

C’est plus de quatre ans après la sortie de Nedom Og Nord que le groupe suédois Iskald nous présente Innhøstinga. Avec un black metal beaucoup plus thrashy et groovy qu’à l’habitude, ça risque de rentrer solidement au poste!

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#6 Into EternityThe Sirens

Ça a pris dix ans et plusieurs changement de membres pour qu’enfin le groupe canadien Into Eternity nous offre du nouveau matériel. La nouvelle chanteuse Amanda Kiernan avait beaucoup de preuves à faire, surtout quand tu dois remplacer quelqu’un comme Stu Block qui a un range vocal plus qu’impressionnant. Si on se fit à l’extrait The Fringes Of Psychosis, on peut dire : mission accomplie!

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#7 SoreptionMonument Of The End

T’es un fan de tech death et tu cherches un autre groupe qui va te décaper la face? Soreption risque de fortement te plaire! Avec des riffs ultra brutaux à couper au couteau, ça devrait être amplement suffisant pour te faire partir la tête! Soreption seront au Heavy Montreal en fin de semaine, ne manquez pas ça!

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#8 Sacrificed AllianceWithdrawn

Deuxième album d’un groupe bien de chez nous, Sacrificed Alliance nous offre Withdrawn! À quoi peut-on s’attendre? À un son beaucoup plus riche et épique et un vocal bien plus intense que sur leur premier opus! Sacrificed Alliance lancera son album le 11 août prochain au Piranha Bar! Pour avoir toutes les infos, cliquez ici!

Auteur : Maxime Pagé

Beck + Oh Wonder @ Place Bell (Laval)

Retour en photos sur le spectacle de Beck et Oh Wonder du 10 juillet 2018

Photographe : Thomas Mazerolles

 

Rivers Of Nihil @ Piranha Bar (Montréal)

Le tech death était à l’honneur mardi soir alors que le groupe américain Rivers Of Nihil était de passage au Piranha Bar dans le cadre de la tournée promotionnelle de leur tout nouvel album Where Owls Know My Name. Pour rendre le tout encore plus brutal, les groupes Alterbeast, Inferi et The Path To R’yleh assuraient la première partie de ce spectacle qui promettait d’être suintant à souhait.

The Path To R’yleh : Une belle découverte

Le groupe montréalais The Path To R’yleh avait la tâche de réchauffer la salle, même si la canicule l’avait amplement déjà fait! Ils ont profité de ce spectacle pour enterrer une partie de leur histoire en interprétant pour la dernière fois l’intégralité de leur EP pour ensuite se concentrer sur du nouveau matériel. Les musiciens sont assez solides et la voix du chanteur est très grasse! Le matériel présent sur le EP sonne comme du tech death assez standard mais le nouveau matériel est nettement plus prometteur et varié. Une bonne performance pour The Path To R’yleh et je suis curieux d’entendre de nouvelles compositions.

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Inferi : À couper au couteau!

C’était maintenant au tour de Inferi de prendre la scène d’assaut et il était évident que beaucoup de gens s’étaient déplacés pour eux. C’était aussi leur première fois à Montréal et ça promettait d’être intense! Cette tournée leur permettait également de faire la promotion de leur excellent nouvel album Revenant. Malheureusement, un de leur guitaristes était absent et une piste le remplaçait, une bien maigre consolation. Malgré que tout sonnait assez bien, le vocal n’était clairement pas assez fort, ce qui est assez dommage. Les musiciens étaient tous très tight et c’était impressionnant de voir toute cette virtuosité en live. Inferi ont donné un excellent spectacle et tout ça m’a donné le goût de parcourir leur discographie! Inferi seront également de retour à Montréal avec Obscura cet automne.

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Alterbeast : Complètement dément!

Alterbeast est le groupe que je connaissais le moins avant ce soir, je n’avais donc aucune attente. Un autre groupe ayant un nouvel album derrière la cravate intitulé Feast, Alterbeast y va également dans un tech death mais supposément plus intense que les autres groupes de ce soir. Ce que j’ai vu et entendu ce soir m’a carrément subjugué! Non seulement leur musique est d’une intensité sans pareil, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu des musiciens aussi tight! Le chanteur était très énergique et tous les musiciens se donnaient corps et âme malgré la chaleur suffocante. La plupart des pièces provenaient de leur nouvel album comme l’excellente Apex Night Eclipse mais aussi quelques titres de l’album précédent Immortal telle que Thrones Of Maggots. Le seul défaut que je pourrais trouvé au groupe est l’absence de bass en live, ce qui ajouterait énormément plus de punch à leur performance. Au final, Alterbeast a été une immense surprise pour moi ce soir avec une musique ultra technique qui vous décape la face! Un must pour les fans du genre!

Setlist : Feast, Vile Skin Possession, Throne Of Maggots, Apex Night Eclipse, Flesh Bound Text

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Rivers Of Nihil : Puissant!

Rivers Of Nihil, groupe ayant fait sa réputation avec son excellent tech death, en a surpris plus d’un avec son nouvel album Where Owls Know My Name qui délaisse le genre au profit d’un son beaucoup plus djent, prog et smooth par moment (sans oublier l’incorporation de saxophone dans plusieurs chansons). Qu’à cela ne tienne, c’est devant une salle bien remplie que le groupe est monté sur scène avec la pièce The Silent Life. Si les moshpits avaient été bien présents tout au long de la soirée, c’est durant leur prestation que l’intensité est montée d’un cran avec plusieurs circle pits et un wall of death bien senti. Pour le set de ce soir, les gars de Rivers Of Nihil ont pigé dans toute leur discographie avec des pièces plus vieilles comme Rain Eater, en passant par Monarchy pour ensuite y aller avec A Home et Death Is Real. La qualité de son était nettement meilleure que pour les groupes précédents et on peut dire que ça rentrait au poste! Le chanteur a un vocal très puissant et avait visiblement l’air content des réactions de la foule. Le meilleur moment de la soirée pour moi a été l’interprétation de la pièce titre du nouvel album à l’ambiance très mélancolique. C’est avec Sand Baptism que le groupe nous a laissé et honnêtement, j’en aurais pris plus! Rivers Of Nihil ont offert une excellente prestation et, si vous les avez manqué, ils seront de retour avec Revocation cet automne!

Setlist : The Silent Life, Mechanical Trees, Monarchy, Death Is Real, A Home, Terrestria I : Thaw, Rain Eater, Old Nothing, Perpetual Growth Machine, Soil & Seed, Where Owls Know My Name, Sand Baptism

Auteur : Maxime Pagé

Huit albums métal à découvrir en juillet

#1 PowerwolfThe Sacrament Of Sin

Les Allemands de Powerwolf sont de retour avec un septième album intitulé The Sacrament Of Sin. À quoi peut-on s’attendre? À des histoire de loups-garous et de religion, bien sûr! Vous n’avez qu’à écouter leur premier single Demons Are A Girl’s Best Friend! Ver d’oreille assuré!

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#2 ObscuraDiluvium

Autre groupe allemand sortant un album en juillet, le groupe de tech death Obscura nous présente Diluvium! Si certains avaient été déçus par Akróasis, leur album précédent, Diluvium semble apporter un vent de fraîcheur avec de nouvelles sonorités! L’extrait Emergent Evolution en est un bon exemple!

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#3 ImmortalNorthern Chaos Gods

L’avenir d’Immortal semblait bien incertain au départ de son leader Abbath et plusieurs prévoyaient déjà la mort du groupe. Qu’à cela ne tienne, le groupe est de retour presque dix ans après la sortie de All Shall Fall avec Northern Chaos Gods, leur neuvième album en carrière! Avec ce nouvel album, les fans vont retrouver la sonorité qu’ils aiment tant. Tu veux du grim? En voilà!

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#4 SkeletonwitchDevouring Radiant Light

Après le départ du chanteur original Chance Garnette en 2015, plusieurs étaient curieux de savoir comment le groupe allait virer. Avec l’ajout de Adam Clemans au chant et en adoptant un son tirant plus sur le black metal, Skeletonwitch nous envoie Devouring Radiant Light dont l’ambiance semble beaucoup plus sombre. À suivre!

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#5 DeafheavenOrdinary Corrupt Human Love

Deafheaven est encore à ce jour un groupe difficile à décrire. Oeuvrant dans un mélange de post-rock et de black metal et justement souvent snobbé par la scène black metal en général, ils sortent en juillet l’album Ordinary Corrupt Human Love. Les deux extraits sortis jusqu’à maintenant semblent beaucoup moins agressifs et sombres que New Bermuda, leur album précédent. À surveiller!

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#6 Jungle RotJungle Rot

T’aimes le death metal plus conventionnel avec des riffs pesants? Ça tombe bien, Jungle Rot sort leur album éponyme avec une pochette vraiment cool! Le plus récent extrait Fearmonger met également en vedette Schmier le chanteur de Destruction et le mariage donne quelque chose d’assez solide!

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#7 OublietteThe Passage

Le groupe américain Oubliette semble se faire tranquillement une place avec un black metal teinté de doom et avec un album comme The Passage, il est clair que l’on va en entendre parler beaucoup dans les prochains mois!

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#8 Bonjour TristesseYour Ultimate Urban Nightmare

T’es fan de groupe comme Harakiri For The Sky ou King Apathy? Bonjour Tristesse est clairement le groupe qu’il te faut! Mélangeant les sonorités ambiantes du post-rock et l’agressivité du black metal, ce groupe saura satisfaire les amateurs du genre!

Auteur : Maxime Pagé

Insomnium @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Les fans de melodeath ont été choyés mercredi soir alors que le groupe finlandais Insomnium s’arrêtait aux Foufounes Électriques pour un spectacle assez spécial. En effet, dans le cadre de cette tournée, le groupe interprète leur plus récent album Winter’s Gate dans son intégralité ainsi qu’un autre set composé de plusieurs pièces provenant de leurs autres albums. Pour réchauffer la foule avant cette épopée glaciale, le groupe américain Oceans Of Slumber et les groupes locaux Sanguine Glacialis et Hands Of Despair assuraient la première partie de ce spectacle.

Hands Of Despair : Lourd et mélancolique

C’est devant une salle qui se remplissait peu à peu que Hands Of Despair a entamé son set avec leur metal violent mais planant. Ils ont commencé le tout avec la pièce La ballade des gens heureux tirée de leur plus récent album Well Of The Disquieted et malheureusement pour eux, le son n’était vraiment pas terrible. En plus du micro qui ne fonctionnait pas dès le début, le son du drum, sauf pour la caisse claire et les cymbales, était totalement brouillon. J’avais aussi l’impression que le son des deux guitares n’était clairement pas égal. Qu’à cela ne tienne, ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient malgré les circonstances. La pièce Pressure suivait, chanson qui n’avait jamais été jouée en live auparavant et le tout sonnait bien. Avec si peu de temps et avec des chansons aussi longues, c’est finalement avec la chanson Étoc que le groupe nous a laissé. Les gars de Hands Of Despair ont donné une bonne prestation malgré les problèmes techniques et c’est toujours un plaisir de les voir en spectacle.

Setlist : La ballade des gens heureux, Pressure, Étoc

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Sanguine Glacialis : Une bonne prestation ruinée par un son atroce

Sanguine Glacialis était le prochain groupe à fouler la scène et c’était aussi le dernier spectacle de leur guitariste Rémi LeGresley (qui cède sa place à Alexandre Primeau de Hands Of Despair) On va se le dire tout de suite, Sanguine Glacialis est un très bon groupe, mais si le son n’est pas optimal, il devient alors très difficile d’apprécier leurs compositions à leur juste valeur. C’est avec la chanson Aenigma que tout a commencé et déjà quelque chose clochait, mais énormément. Le son des claviers était quasi inaudible, le vocal n’était pas assez fort et quand tous les instruments jouaient en même temps, le son était tellement brouillon qu’il devenait difficile de même suivre le rythme des chansons. C’est rare que j’ai à faire ce genre de commentaire, mais quand la foule doit dire à la soundwoman de monter le son, c’est qu’il y a de grosses lacunes en quelque part. À quelques reprises, j’ai cru aussi remarquer que les musiciens n’étaient pas toujours très tight, mais pas de là à ruiner quoi que ce soit. La voix de Maude Théberge portait bien et était agréable et les musiciens étaient assez énergiques vu l’espace restraint sur scène. La totalité des pièces provenaient de leur plus récent album Hadopelagic comme Funeral For Inner Ashes et Oblivion Whispers. C’est justement avec le single Monsters que le groupe a tiré sa révérence. Je souhaite vraiment que Sanguine Glacialis finisse par tomber sur un bon technicien de son car après plusieurs scénarios du genre, ça commence à devenir frustrant pour le groupe ET pour les fans.

Setlist : Aenigma, Funeral For Inner Ashes, Oblivion Whispers, Monsters

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Oceans Of Slumber : Quand jazz et doom se rencontrent

C’était maintenant au tour du groupe américain Oceans Of Slumber de venir présenter son matériel dont son nouvel album The Banished Heart devant une salle assez pleine. Je n’avais jamais entendu leur matériel avant ce soir et je dois dire que j’ai été agréablement surpris! Malgré le fait que le groupe soit classifié comme étant du prog, c’est surtout la vibe très doom et même jazzy qui m’a accroché ainsi que la superbe voix de Cammie Gilbert. Les chansons sont longues, lentes et ont parfois une ambiance très feutrée, ce qui est assez rare dans le genre. Avec maintenant un peu plus d’espace sur scène, les musiciens pouvaient bouger et se donner un peu plus et la qualité du son avait grimpé d’un cran. La combinaison de voix claire et de growls rendait le tout intéressant et, à certains moments, ça m’a beaucoup fait penser au groupe Swallow The Sun, ce qui est assez positif pour moi! Si je me fis au nombre de fans qui connaissaient les paroles, il est clair que le groupe gagne en popularité et ce n’est pas surprenant! Leur prestation m’a donné le goût d’écouter leurs albums, ce qui est bon signe! Oceans Of Slumber est un groupe que je vais maintenant surveiller attentivement et qui est parfait pour les fans de musique mélancolique.

Setlist : The Decay Of Disregard, Fleeting Vigilance, At Dawn, A Path To Broken Stars, Winter, No Color, No Light

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Insomnium : Le melodeath finlandais à son meilleur

Le groupe Insomnium multiplie ses passages à Montréal depuis sa première venue en première partie de Katatonia en 2007 et attire de plus en plus de gens. Leur dernier album Winter’s Gate était un tour de force avec son unique chanson de 40 minutes séparée en sept parties et c’est justement pour entendre ce monstre en live qu’une horde de fans s’étaient déplacées en ce mercredi soir. C’est sur le thème de Police Academy que le groupe est monté sur scène devant une foule en liesse et a débuté cette longue aventure sombre et glacée qu’est Winter’s Gate! Comparé à tous les groupes précédents, le son était tout simplement excellent! Tous les musiciens se donnaient corps et âme et les gens présents le redonnaient au centuple! Bien que les interractions avec la foule étaient peu nombreuses, le tout était bien senti et le sourire étampé dans le visages des musiciens parlaient beaucoup plus que les mots.

Une fois l’interprétation de Winter’s Gate terminée, on a eu droit à un melting pot de plusieurs autres chansons tirées surtout de l’album précédent, Shadows Of The Dying Sun telles que While We Sleep, Revelations, Ephemeral et The Promethean Song. Il y a aussi eu quelques surprises dont l’interprétation de Weather The Storm, tirée du single du même nom sorti en 2011 que je n’avais jamais entendu live jusqu’à maintenant. Mais le moment fort pour moi a été définitivement l’interprétation de la pièce The Killjoy de l’album Above The Weeping World qui était tout simplement excellente. C’est avec Only One Who Waits que le groupe nous a laissé devant une foule satisfaite. Insomnium est un groupe qui ne déçoit que rarement et l’ont prouvé encore une fois avec ce spectacle très solide!

Setlist : Winter’s Gate, The Primeval Dark, While We Sleep, Revelations, The Killjoy, Ephemeral, The Promethean Song, Only One Who Waits

Auteur : Maxime Pagé

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