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Quatorze albums métal à découvrir en novembre

Psycroptic As The Kingdom Drowns

Le groupe de death tech australien Psycroptic est enfin de retour avec un tout nouvel album intitulé As The Kingdom Drowns! À quoi peut-on s’attendre avec ce nouvel opus? Des riffs très carrés et beaucoup d’agressivité, évidemment! Leur extrait Directive en est un bon exemple!

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Arsis Visitant

Cinq ans après la sortie de leur album Unwelcome, le groupe américain Arsis nous revient avec un nouvel album et un nouveau son. Beaucoup plus inspiré par le black metal que les albums précédents, Visitant est un vent de fraîcheur pour le groupe qui, à mon avis, avait fait le tour du melodeath tech. À suivre!

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The Ocean – Pharenozoic I : Palaeozoic

Si vous n’êtes pas familier avec The Ocean, soyez prêts à vous embarquer dans quelque chose de plus grand que nature. Une ambiance très englobant, des sonorités grandioses et lourdes et des noms d’albums inprononçables… c’est ce qui vous attend!

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Evoken Hypnagogia

Je n’ai jamais été fan de funeral doom, un genre que je trouve souvent beaucoup trop lent et qui manque surtout de diversité au niveau du son. Mais les nouveaux extraits d’Evoken ont vraiment changé la donne! Un son beaucoup plus riche et varié, une pesanteur incomparable et des chansons beaucoup plus catchy, c’est ce que tu trouveras en écoutant leurs nouvelles chansons de leur album Hypnagogia!

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Sigh Heir To Despair

T’aimes le black metal, mais t’aimes aussi les sonorités et les influences complètement bizarres? Le groupe japonais Sigh est ce qu’il te faut et ça tombe bien, ils sortent un nouvel album! Une chose est sûre, c’est que ce groupe ne ressemble à aucun autre. À vous d’en juger!

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Suidakra Cimbric Yarns

Première exception ce mois-ci, le nouvel album de Suidakra, qui habituellement oeuvre dans un melodeath/folk metal, est entièrement acoustique! Ce n’est pas très metal en tant que tel, mais je crois fermement que les gens y trouveront leur compte quand même! Laissez-vous planer avec Cimbric Yarns!

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Unreqvited Mosaic I : L’amour et l’ardeur

Projet canadien un peu mystérieux, Unreqvited revient déjà à la charge avec un nouvel album, seulement quelques mois après la sortie de Stars Wept To The Sea. Mosaic I : L’amour et l’ardeur nous montre un son beaucoup plus grandiose et des mélodies magnifiques. Si vous êtes fan de post-black metal et que le dernier Deafheaven vous a déçu, foncez tête première dans la musique d’Unreqvited!

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Wardruna Skald

J’en arrive alors à la deuxième exception de cette chronique (la dernière, promis) avec le nouvel album de Wardruna. Les metalheads formant une bonne partie de leur fanbase, je trouvais naturel de les inclure ici. Il n’y a malheureusement pas encore d’extrait disponible. Je vous laisse donc avec ma chanson préférée tirée de leur dernier album.

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Chrome DivisionOne Last Ride

Je crois qu’il n’y a pas beaucoup de groupe qui donne envie de s’acheter une Harley Davidson comme Chrome Division qui nous présente un dernier album avant de tirer la plug. La formation créé par Shagrath, chanteur de Dimmu Borgir, arrive à sa fin et a renoué avec le premier chanteur du groupe Eddie Guz pour l’occasion. Rock N’ Roll!

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Décembre NoirAutumn Kings

Le groupe de melodic doom/death metal Décembre Noir nous offre un troisième album en carrière, Autumn Kings. T’aimes les groupes comme Swallow The Sun et Daylight Dies? Décembre Noir risque de fortement te plaire!

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SECTION DÉCOUVERTE

Kambrium Dawn Of The Five Suns

T’aimes le melodeath mais t’as un petit penchant pour le power metal symphonique un peu cheesy? Kambrium est exactement le groupe qu’il te faut! Car dans le fond, tout est meilleur avec une bonne dose de fromage!

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Dire PerilThe Extraterrestrial Compendium

Après les avoir vu en première partie de Sirenia plus tôt cette année, Dire Peril avait attiré mon attention avec son excellent chanteur et son power metal interstellaire. Ils sortent enfin leur tout premier album intitulé The Extraterrestrial Compendium. Si vous aimez l’extrait Blood In The Ice, une autre chanson, Queen Of The Galaxy, est aussi disponible où vous pourrez entendre la chanteuse Brittney Slayes de Unleash The Archers!

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FaanefjellDovrefall

Tu t’ennuies des groupe de black/folk norvégien comme Lumsk ou Ásmegin? Faanefjell risque de tomber dans tes goûts! Ils offrent une musique rapide, crasse, mais aussi mélodique et agréable à l’oreille. À vous d’en juger!

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Samsas TraumScheiden Tut Weh

J’ai mis Samsas Traum dans les découvertes…mais ce projet musical est rendu à quatorze albums! Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, le groupe mélange différents genres et c’est vraiment pas mal! Bonne écoute!

Auteur : Maxime Pagé

Suffocation @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

La formation Suffocation s’exécute pratiquement à toutes les années dans la métropole, mais cette fois, il s’agit du dernier passage du chanteur Frank Mullen. Ce n’est donc pas surprenant de voir que les Foufounes Électriques affichent complet. Pour cette occasion, nous retrouvons aussi les formations Visceral DisgorgeKrisiun et Cattle Decapitation.

C’est la formation Visceral Disgorge qui entame la soirée devant bon nombre d’amateurs. Mais lorsque les musiciens s’apprêtent à entamer leur prestation, le chanteur se rend compte qu’il n’a pas de micro. Une fois ce mystère résolu, l’agressivité de leur musique rejoint rapidement les amateurs qui se poussent énergiquement. Même s’ils n’ont que trente minutes, le groupe utilise tout le temps à leur disposition, même si cela fait en sorte qu’ils vont jouer que la moitié d’une chanson à la fin de leur prestation. Le titre en question sera finalement joué en entier, au grand plaisir des amateurs. Il est cependant dommage que la voix du chanteur Travis Werner soit enterrée par les autres instruments.

Il s’est écoulé plusieurs années depuis le dernier passage de la formation brésilienne Krisiun. Cela explique en bonne partie les nombreux amateurs qui attendent impatiemment la venue des musiciens sur scène.  Même si ceux-ci sont peu mobiles, l’intensité de leur musique est grandement appréciée par les amateurs et ces derniers créent plusieurs moshpits tout au long de leur courte prestation. Alex mentionne à plusieurs reprises que le groupe est heureux de revenir dans la métropole et qu’ils apprécient pleinement que les amateurs se soient déplacés en grand nombre pour leur prestation. Krisiun a offert une autre excellente prestation, même si un peu courte.

Le niveau de brutalité augmente d’un cran lors que la formation Cattle Decapitation arrive finalement sur scène avec quinze minutes de retard. Les amateurs recommencent à se pousser violemment alors que d’autres hochent leur tête au rythme de la musique sans arrêt. La qualité sonore est loin d’être excellente, au point d’indisposer le chanteur Travis Ryan. Les nouveaux musiciens Olivier Pinard (basse) et Belisario Dimuzio (guitare) ont une bonne complicité avec le reste de la formation et leur prestation est irréprochable, bien que centrée uniquement sur leurs deux derniers albums, soit The Anthropocene Extinction et Monolith Of Inhumanity.

C’est maintenant au tour de la formation Suffocation de finalement arriver sur scène. Leur prestation débute en force avec les classiques Thrones Of BloodEffigy Of The Forgotten et Funeral Inception. Cette tournée est la dernière du chanteur Frank Mullen et ce dernier interagit constamment avec la foule. Il mentionne qu’il apprécie pleinement tous les concerts qu’ils ont joués dans la métropole pendant ses trente ans de carrière. La foule s’anime rapidement et se pousse vigoureusement tout au long de leur prestation. C’est pendant les pièces Liege Of InveracityBreeding The Spawn et Catatonia que les mospits seront les plus violents. Comme à son habitude, Frank est très dynamique sur scène  et l’on voit qu’il est profondément touché lorsque la foule scande son nom. La formation revient en force pour le rappel en jouant les pièces Souls To Deny et Infecting The CryptsCe qui donne l’occasion à quelques amateurs de faire du crowd surfing ainsi que du stage diving.

 Cette soirée sera gravée dans la mémoire des amateurs pendant longtemps et même si Frank dit ses adieux avecSuffocation, il nous a bien avertis qu’il a d’autres projets et qu’il sera de retour dans la métropole.

Auteur : Albert Lamoureux

Dying Fetus @ L'Astral (Montréal)

Si t’aimes la musique grasse, tu te devais d’aller au spectacle de Dying Fetus samedi soir à l’Astral…à condition d’avoir pu avoir un billet! En effet, le spectacle affichait complet depuis déjà un bon moment et avec un line-up solide constitué également de Incantation, Gatecreeper et Genocide Pact, ça ne pouvait pas se passer autrement!

Genocide Pact : Correct, sans plus

Genocide Pact était le premier groupe à monter sur scène devant une salle qui se remplissait peu à peu. Oeuvrant dans un death metal assez standard, ils venaient nous présenter leur plus récent album Order Of Torment. Niveau son, c’était pas mal mais quand le drum roulait dans le tapis on perdait la plupart des autres instruments et côté scène disons que les membres étaient assez statiques et semblaient même un peu inexpérimentés. Leur matériel ne réinvente pas la roue mais était tout de même efficace, assez pour qu’un petit moshpit se forme près de la scène. Genocide Pact on offert une prestation correct mais ne m’ont pas vraiment impressionné.

SetlistInductionConquered And DisposedDesecrationAuthoritarian ImpulseBlood RejectionSubmission Reign, Pain ReprisalPlay VideoPain Reprisal

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Gatecreeper : Death metal américain…swedish style!

Depuis environ un an, j’entends beaucoup parler du groupe Gatecreeper et leurs passages avec Nails et Full Of Hell ont été un succès. Ils oeuvrent dans un death metal très influencé par le death suédois, ce qui est assez flagrant quand on entend leur tuning de guitare ultra gras! C’est pas mal pendant leur set que les plus gros moshpits ont commencé à se former et ça rentrait au poste en s’il-vous-plaît! Leur musique est brutale, groovy et il était très difficile de ne pas headbanger. Je n’avais jamais entendu leur musique avant ce spectacle et j’ai tout simplement adoré! Gatecreeper ont offert une excellente performance et ont mis la barre bien haute pour la suite. Si vous voulez de la pesanteur et des riffs à vous casser le cou, Gatecreeper vaut le détour!

SetlistSweltering MadnessDesperationCraving Flesh, Dead InsideFlamethrowerPatriarchal GripSterilized, War Has Begun

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Incantation : Quand un mauvais son ruine une prestation

Place maintenant aux vétérans de la soirée! Incantation, formé en 1989, écume les salles de Montréal depuis le début des années 90 et leur plus récent album Profane Nexus est leur onzième en carrière. Je m’attendais donc à une destruction en règle avec un death metal des plus lourds. Malheureusement pour eux, le son n’était clairement pas de leur côté. En plus du fait que le son n’était clairement pas assez fort (quand t’es capable d’entendre les gens jaser autour, non c’est pas assez fort), le drum enterrait les autres instruments.Le chanteur John McEntee avait aussi l’air fatigué et son vocal ne sonnait pas assez bien que je l’aurais espéré. Niveau setlist, c’était assez varié avec des pièces récentes comme Lus Sepulcri et des plus vieilles comme Christening The Afterbirth tirée de leur tout premier album. Mais malgré tout, la mauvaise qualité du son a tout simplement ruiné mon appréciation de leur spectacle. J’espère vraiment les revoir dans de meilleures conditions…

SetlistChristening the AfterbirthShadows of the Ancient EmpireLus Sepulcri, Dominant EthosRites of the LocustCarrion Prophecy, Ascend Into the EternalThe Ibex Moon, Impending Diabolical Conquest

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Dying Fetus : Un vrai massacre!

La dernière fois que j’ai vu Dying Fetus en spectacle, c’était au Heavy Montreal 2015 et ça m’avait carrément jeté en bas de ma chaise (même si je n’étais pas assis et qu’il n’y avait pas de chaise, on se comprend). C’était donc avec des attentes assez élevées que j’attendais leur prestation à l’Astral. La salle était pleine à craquer et tout ce beau monde n’allait pas tarder à exploser. Et c’est à ce moment qu’on a eu…Tomorrow de Frozen comme intro, causant l’hilarité générale. Après ce départ inusité, c’est avec Wrong One To Fuck With que tout a commencé et le moshpit a éclaté de façon violente! Enfin le son punchait beaucoup plus que pour Incantation malgré le fait que la basse était peut-être même un peu trop forte. La plupart des pièces provenaient de leur chansons provenaient de leur deux plus récents albums mais on a aussi eu droit à du vieux stock comme Praise The Lord (Opium Of The Masses) et Grotesque Impalement.

Le vocal de John Gallagher était très gras comme à son habitude et le tout rentrait comme une tonne de briques. Un de mes moments préférés de la soirée a été l’interprétation de Your Treachery Will Die With You qui a clairement rajouté une dose d’agressivité (oui c’est possible!). Finalement, on a eu droit à la très poétique Kill Your Mother, Rape Your Dog comme finale. Dying Fetus en live, c’est un massacre pur et simple et si vous êtes un fan de death metal, vous vous devez de les voir en spectacle au moins une fois dans votre vie!

SetlistWrong One to Fuck WithPanic Amongst the HerdGrotesque ImpalementFrom Womb to Waste, Fixated on DevastationSubjected to a BeatingInduce TerrorSeething With DisdainPraise the Lord (Opium of the Masses)Blunt Force TraumaYour Treachery Will Die With You, Kill Your Mother, Rape Your Dog

Auteur : Maxime Pagé

Alcest @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Une soirée toute spéciale attendait les fans du groupe français Alcest jeudi soir au Théâtre Fairmount alors que le groupe amorçait une mini tournée nord-américaine où ils interprèteront leur album Kodama dans son intégralité. Pour ajouter à l’ambiance, le groupe post-rock/post-metal montréalais Milanku assurait la première partie.

Milanku : Prenant!

C’est devant une salle assez bien remplie que les gars de Milanku sont montés sur scène pour nous présenter leur matériel à la fois aérien et pesant. J’avais longtemps entendu parlé du groupe par l’entremise d’un ami et j’étais assez curieux de voir comment le tout allait se retranscrire en live. D’entrée de jeu, le son est excellent, bien que le son du drum était peut-être un peu trop fort, mais rien pour nous empêcher d’apprécier leur prestation. Ils oeuvrent dans un mélange de post-rock et de post-metal, passant de bouts très ambiants aux progressions très lentes à des parties plus agressives où le bassiste/chanteur Guillaume Chamberland s’époumonait avec vigueur. Je crois fermement qu’en terme de première partie pour Alcest, les organisateurs n’auraient pas pu trouver mieux un meilleur fit! J’ai grandement apprécié leur prestation au point où, en me réveillant ce matin, je suis allé écouter leur matériel! Une excellente performance!

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Alcest : Tout simplement magique!

Alcest est un groupe qui nous rend visite relativement souvent mais, malgré tout, les fans sont toujours au rendez-vous et ça a encore été le cas jeudi soir avec une salle très bien remplie. Leur plus récent album Kodama est excellent et d’avoir l’occasion de l’entendre au complet est un privilège (surtout que Montréal est l’unique date au Canada). Une chose que l’on peut dire, c’est que l’interprétation de cet album a été magistrale! Le son était parfait et je suis convaincu que la grande majorité des gens ont tout simplement plané pendant tout le spectacle tellement c’était prenant. Les pièces Kodama et Oiseaux de proie ont été, à mon avis, les moments marquants de ce premier segment du spectacle avec leur mélange d’ambiances aériennes et brutales qui les rend si belles. La deuxième partie du spectacle consistait en différentes pièces tirées de leurs autres albums et les fans ont été gâtés. On était donc partis pour une autre séance de planage avec Souvenirs d’un autre monde, Percées de lumière et Autre temps. Pour ma part, mon moment préféré a été l’interprétation de Là où naissent les couleurs nouvelles, ma chanson favorite de leur album Les voyageurs de l’âme. C’est finalement avec Délivrance que le groupe a terminé son set devant une foule qui en aurait clairement pris plus. Alcest ont offert une prestation tout simplement magnifique et prenante qui est clairement montée dans mon top des meilleurs spectacles de 2018!

Setlist : Kodama, Éclosion, Je suis d’ailleurs, Untouched, Oiseaux de proie, Onyx (Outro), Souvenirs d’un autre monde, Percées de lumière, Autre temps, Là où naissent les couleurs nouvelles, Délivrance

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Revocation @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Si t’es un fan de thrash/death technique, tu te devais d’aller au spectacle de Revocation mercredi soir aux Foufs! Le groupe américain était de passage en ville pour la promotion de son tout nouvel album The Outer Ones avec un line-up solide composé de Rivers Of Nihil et Yautja. Les groupes locaux The Path Of R’lyeh et Shape The Above assuraient la première partie,

The Path To R’lyeh : Prestation solide, son moyen

C’était à The Path To R’lyeh que revenait la lourde tâche de réchauffer la foule qui était très maigre en début de spectacle. J’ai eu la chance de les voir en première partie de Rivers Of Nihil plus tôt cette année et j’avais bien apprécié leur tech death lovecraftien efficace. Malheureusement, le son était plutôt ordinaire, ce que nous empêchait un peu d’apprécier les compositions à leur juste valeur. Le chanteur Yan Chatel et le guitariste Francis Labadie étaient très énergiques mais le reste du groupe manquait un peu de pep. On a eu droit à deux nouvelles pièces qui, à mon avis, sont nettement supérieures niveau composition et jettent même un peu d’ombre sur les plus vieilles. Une bonne prestation pour The Path Of R’lyeh qui, je l’espère, sortira son nouvel album bientôt!

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Shape The Above : Tout simplement excellent!

J’avais souvent entendu parlé du groupe Shape The Above avant ce soir, surtout concernant leur excellente performance lors de leur lancement d’album avec Augury en avril. La barre était donc assez haute pour un groupe dont je n’avais pas encore entendu une seule chanson. Je peux vous le dire tout de suite, Shape The Above est devenu très rapidement un de mes groupes locaux préférés! Leur musique est agressive et prog avec une touche d’atmosphérique vraiment agréable. La foule était nettement plus dense que pour le groupe précédent et tout le monde avait l’air d’apprécier leur musique. Le chanteur/guitariste William Arseneau était très dynamique sur scène et ses interractions avec la foule étaient toujours très joviales. C’est avec leur plus récent extrait Cessation qu’ils ont terminé leur set. J’ai adoré leur prestation du début à la fin et c’est définivement un groupe que je vais surveiller à l’avenir! Wow!

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Yautja : Meh…

Yautja est sûrement le groupe le moins connu de cette tournée et je n’avais même jamais entendu ou vu leur nom nulle part avant ce soir. Le trio est monté sur scène pour nous présenter leur matériel très sludge avec des petites touches de grindcore. Je ne passerai pas par quatre chemins : leur set m’a carrément ennuyé. Oui c’était très pesant, mais c’était assez très répétitif. Les gens présents ont eu l’air de fort s’ennuyer également, sauf pour peut-être une dizaine de personnes qui y ont trouvé leur compte. J’ai trouvé leur musique beaucoup trop minimaliste et les voix beaucoup trop monotones. Mention spéciale par contre pour leur drummer qui se donnait corps et âme derrière son établi. En gros, j’ai trouvé la prestation de Yautja très ordinaire et, encore une fois, je me dis que beaucoup d’autres groupes auraient mérité leur place sur cette tournée. Suivant!

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Rivers Of Nihil : Solide!

Si je me fis à la densité de la foule, il est clair que plusieurs s’étaient déplacés pour la prestation du groupe américain Rivers Of Nihil. Malgré les critiques mitigées concernant leur plus récent album Where Owls Know My Name, ils attirent encore beaucoup de monde et il est clair que leurs sonorités maintenant plus variées a élargi leur fanbase. C’est avec The Silent Life que tout a commencé et la qualité du son était impeccable bien que le vocal était peut-être un peu trop fort. C’est aussi durant leur prestation que se sont formés les premiers moshpits qui ont clairement tardé à venir ce soir. Le point fort de leur set a été l’interprétation de la pièce éponyme de leur nouvel album, beaucoup plus tranquille mais très prenante. Pour set aussi court, ils ont tout de même pigé des chansons à travers une partie de leur discographie, allant de chansons comme Rain Eater jusqu’aux pièces plus récentes comme A Home et Death Is Real. C’est avec Soil And Seed tirée du premier album que le groupe nous a laissé, délaissant l’habituelle Sand Baptism qui fait presque toujours office de finale. Rivers Of Nihil a offert une excellente prestation, ce qui met la barre assez haute pour Revocation.

Setlist : The Silent Life, Mechanical Trees, Old Nothing, Rain Eater, Death Is Real, Where Owls Know My Name, A Home, Soil And Seed

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Revocation : Mauvais son et musique technique ne vont pas ensemble…

C’était finalement au tour de Revocation de fouler les planches des Foufounes Électriques pour nous présenter son nouveau matériel. Malheureusement pour eux, beaucoup de gens avaient quitté après la prestation de Rivers Of Nihil, ce qui n’a pas empêché quelques irréductibles d’entretenir le pit de façon respectable. On pouvait aussi remarqué que la qualité du son était nettement moins bonne que pour le groupe précédent au point où lorsque le drum jouait dans le tapis, on n’entendait plus grand chose d’autre. Malgré tout, cela n’a pas empêché Dave Davidson et sa bande de nous lancer toute leur rage et leur humour en pleine face! Les riffs étaient très techniques et solides comme à leur habitude, mais je dois avouer que la setlist m’a quelque peu déçu. Beaucoup de pièces considérées comme des classiques ont été mises de côté comme Dismantle The Dictator ou encore l’excellente No Funeral. Les nouvelles pièces se fondent bien avec les autres et sont nettement meilleures que celles de l’album précédent Great Is Our Sin. En résumé, Revocation on offert une bonne prestation, mais rien de mémorable.

Setlist : The Outer Ones, Of Unworldly Origin, Madness Opus, Blood Atonement, Communion, The Blackest Reaches, Existence Is Futile, Ex Nihilo, Chaos Of Forms, Only The Spineless Survive, Witch Trials

Auteur : Maxime Pagé

Them – Manor Of The Se7en Gables Critique d'album

Suivant le succès de leur premier album, le groupe Them a pris son temps afin de composer Manor Of The Se7en Gables, leur second opus. Il reste maintenant à voir si ce dernier est à la hauteur des attentes créées par leur premier album.

 Le second chapitre de cette histoire prend place alors que KK Fossor pleure la mort de ses proches. Pendant ce temps, le dernier chasseur de sorcier Peter Thompson est sur ses traces et est déterminé à le traduire en justice pour les crimes dont il est accusé.

 Suivant une introduction sinistre qui donne le ton à l’album, il est tout à fait normal de retrouver une mélodie agressive et rapide sur la pièce Circuitous. La voix de Troy Norr est toujours aussi puissante et elle se marie parfaitement avec la musique. Le travail du nouveau batteur Angel Cotte est sensationnel sur le titre Refuge In The Manor. Cette composition met aussi en évidence l’excellent travail des guitaristes Markus Ullrich et Markus Johansson. Il ne sera pas surprenant de voir les amateurs générer des moshpits pendant ce titre. Avec la pièce Witchfinder, le groupe offre une mélodie centrée sur la section rythmique. Le style vocal de Troy préconisé sur cette dernière ainsi que les multiples voix utilisées pendant le refrain rappellent bien entendu l’univers musical de King Diamond. Le rythme ralentit avec la pièce Ravna, mais l’intensité reste bien présente et il ne serait pas surprenant de retrouver cette composition frayée son chemin dans les concerts du groupe. Reprenant sa vitesse de croisière avec la pièce As The Sage Burns, nous retrouvons une excellente opposition entre les guitares mélodiques et rythmiques. Avec sa prestation complexe et fluide, le batteur Angel Cotte se retrouve au premier plan du titre Maleficium, au même titre que l’excellent solo de guitare qui l’accompagne. L’album prend fin avec deux titres centrés sur les guitares. Seven Gables To Ash est très rapide et son style direct incorpore une alternance de passages vocaux aigus et graves. Avec sesblastbeats et sa mélodie de guitare intense, Punishment By Fire prend quant à elle une direction qui s’apparente davantage au style thrash, ce qui la démarque des autres compositions de l’album.  L’enchainement de ces deux titres est une excellente manière de terminer ce deuxième opus.

Avec Manor Of The Se7en Gables, on remarque immédiatement que la formation Them n’est plus un clone de King Diamond. Nous y retrouvons bien évidemment quelques clins d’œil ici et là, mais sans plus. Manor Of The Se7en Gables est en vente le 26 octobre et il jouera en boucle pour tout amateur qui osera l’écouter!

 Note : 9.0 – Une musique intense et dynamique

Auteur : Albert Lamoureux

Paradise Lost @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Il s’est écoulé de nombreuses années et quelques albums depuis le dernier passage de la formation Paradise Lost.  Ces derniers sont donc de passage au Théâtre Fairmount dans le cadre de leur tournée pour célébrer leur 30e anniversaire.
 
C’est la formation The Atlas Moth qui a la tâche d’entamer la soirée devant une foule respectable. Ayant été retenus aux douanes, les musiciens sont arrivés peu de temps avant de monter sur scène. Cela peut expliquer les ennuis techniques du groupe en début de prestation, particulièrement au niveau du micro du chanteur Stavros Giannopoulos. Même si cela est réglé pour la seconde moitié de leur prestation, sa voix reste toujours bien en arrière des guitares. Malgré cela, les musiciens offrent une courte prestation intense qui sera appréciée par une minorité d’amateurs.
 
La foule est maintenant plus nombreuse lorsque la formation islandaise Sólstafir monte sur scène. Il ne faut pas beaucoup de temps pour que les amateurs démontrent leur appréciation pour leur musique. À l’exception du chanteur/guitariste Aðalbjörn Tryggvason, les musiciens interagissent peu avec la foule et laissent davantage la place à leur musique. Cette dernière est particulièrement bruyante et démontre leur appréciation pour leur musique. Même si les musiciens sont peu dynamiques sur scène, l’intensité de leur musique est particulièrement impressionnante. Aðalbjörn terminera le spectacle en chantant dans la foule, au grand plaisir de cette dernière qui aurait bien aimé quelques titres supplémentaires. Il faudra maintenant espérer que le groupe reviendra rapidement afin d’offrir une prestation plus longue aux amateurs montréalais.
 
C’est maintenant le moment que les amateurs attendent depuis plus de six ans, le retour du groupe Paradise Lost dans la métropole.  Même si le groupe a un nouvel album depuis l’année dernière, ces derniers entament leur prestation avec les titresThe Enemy et Pity The Sadness. La formation éparpille seulement trois sélections de leur plus récent album dans la soirée, soitBlood And ChaosMedusa et The Longest Winter. Les autres sélections sont habilement sélectionnées de leur volumineuse discographie et sont bien reçues par la foule. Comme par le passé, le chanteur Nick Holmes interagit peu avec les amateurs, sauf pour annoncer le nom des pièces et pour dire qu’il n’aime pas l’arrière-gout de la bière Tremblay qu’il goute sur scène. Il est cependant en très grande forme et sa voix est puissante et juste. Les amateurs chantent avec Nick tout au long de la soirée, mais ce n’est qu’en fin de spectacle lors de l’enchainement des titres Beneath Broken EarthFaith Divides Us – Death Unites Us etEmbers Fire que les amateurs créent un petit moshpit alors que certains feront du stage dive. Cela continue durant le rappel qui est constitué des excellents titres No Hope In SightThe Longest Winter et Say Just Words.
 
Paradise Lost ont offert encore une fois une excellente performance et les amateurs ont grandement apprécié leur soirée, il faut maintenant espérer que le groupe n’attendra pas aussi longtemps avant leur prochain passage dans la métropole.

Auteur : Albert Lamoureux

Wintersun @ Club Soda (Montréal)

On a eu droit à de la visite rare mercredi soir alors que le groupe finlandais Wintersun s’est arrêté au Club Soda dans le cadre de sa tournée nord-américaine pour la promotion de leur plus récent album The Forest Seasons. Le groupe australien Ne Obliviscaris et la guitariste Sarah Longfield faisaient office de première partie.

Sarah Longfield : quelque peu répétitif

La virtuose Sarah Longfield avait la lourde tâche de réchauffer la foule qui était, dès le départ, très compacte. Si son set était définitivement le moins métal de la soirée, elle a néanmoins su tirer son épingle du jeu avec ses compositions techniques mais aériennes. Par contre, après plusieurs minutes, je me suis quelque peu surpris à être ennuyé par les sonorités plutôt répétitives, ce qui a rendu le tout un peu long. Malgré son talent, Sarah Longfield aurait gagné à jouer des compositions un peu plus sombres et agressives, même si la foule a semblé grandement apprécier. C’est seulement après environ 23 minutes qu’elle nous a laissé avec Ne Obliviscaris.

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Ne Obliviscaris : Que de virtuosité!

La dernière fois que Ne Obliviscaris s’est produit à Montréal c’était l’an passé aux Foufounes Électriques et le son était tellement mauvais qu’il était impossible de profiter de leur musique, au point qu’au bout de quatre ou cinq chansons, j’ai tout simplement quitté la salle. C’est donc avec une certaine appréhension que j’attendais la montée du groupe sur scène alors que la salle était pleine à craquer. C’est donc avec un énorme soupir de soulagement qu’on a pu constater que dès la première chanson, Devour Me, Colossus (Part I): Blackholes, le son était très clair et tous les instruments étaient parfaitement audibles (peut-être même trop dans le cas du drum qui était quelque peu trop fort dans le mix). Avec des pièces aussi longues que les leurs, il devient difficile de monter une setlist qui plaira à tout le monde mais ils ont tout de même pigé des chansons provenant de tous leurs albums. Leur single Intra Venus tiré de leur plus récent album Urn était aussi une valeur sûre et avait clairement la cote chez les fans du groupe.

Le chanteur et violoniste Tim Charles, fidèle à lui-même, était très souriant et très en voix et seul le chanteur Xenoyr semblait impassible et je dirais même que son vocal était un peu émoussé contrairement à d’habitude. C’était aussi le premier spectacle à Montréal avec leur nouveau bassiste Martino Garrattoni, remplaçant Brendan Brown pour les raisons que l’on connait. C’est finalement avec l’excellente And Plague Flowers The Kaleidoscope que le groupe nous a laissé devant une foule en délire. Les gars de Ne Obliviscaris ont encore démontré leur savoir-faire et leur talent avec une excellente performance!

SetlistDevour Me, Colossus (Part I): Blackholes, Intra VenusLibera (Part I): Saturnine SpheresUrn (Part II): As Embers Dance In Our EyesAnd Plague Flowers The Kaleidoscope

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Wintersun : Majestueux!

La dernière fois que le groupe Wintersun nous a visité, c’était en 2013 dans la cadre du Heavy Montréal et les conditions sonores étaient tellement pitoyables qu’il était impossible d’apprécier leurs compositions à leur juste valeur. C’est donc plus de cinq ans plus tard et devant un Club Soda qui affichait complet que le groupe est monté sur scène sous un tonnerre d’applaudissements avec la pièce Awaken From The Dark Slumber (Spring) tirée de leur plus récent album The Forest Seasons. Dû à un problème de visa, le guitariste Asim Searah n’a pas pu traversé de ce côté-ci de la frontière, ce qui est assez dommage mais le groupe s’en est heureusement bien tiré, même si plusieurs espéraient que Jari Mäenpää reprenne son rôle de guitariste (ce ne fût par le cas). Niveau son, on peut dire que ça rentrait au poste assez solidement et c’est seulement pendant leur prestation que le parterre a vraiment commencé à s’activer. Jari Mäenpää était visiblement en forme et son vocal clair et ses screams étaient excellents et il était très communicatif avec la foule.

Les fans de la première heure ont été choyés alors que le groupe nous a envoyé quatre chansons du premier album en pleine gueule : Winter Madness, Sleeping Stars, Starchild et Battle Against Time. Mais malgré tout, je crois que le point culminent de la soirée est arrivé au moment de l’interprétation de Sons Of Winter And Stars qui a carrément tout démoli et si ce niveau d’epicness ne vous a pas fait saigné des yeux, vous êtes sûrement morts à l’intérieur! Une surprise attendait aussi les fans avec une toute nouvelle pièce intitulée Storm, un petit teaser en attendant le prochain album qui sera, avec de la chance, le très attendu Time II. En guise de finale, on a eu droit à l’excellente chanson Time, un très bon choix pour clore leur set. Wintersun ont offert une prestation mémorable et j’espère fortement les revoir ici plus souvent. Wow!

SetlistAwaken From The Dark Slumber (Spring), Winter Madness, Sleeping Stars, StarchildLoneliness (Winter)Sons Of Winter And Stars, The Forest That Weeps (Summer), Storm, Battle Against Time, Time

Auteur : Maxime Pagé

Dance With The Dead @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Les amateurs de synthwave et d’épouvante ont été gâtés en ce lundi soir alors que Dance With The Dead s’arrêtait au Théâtre Fairmount pour faire la promotion de son plus récent album Loved To Death. Pour agrémenter cette soirée riche en horreur, les groupes Le Matos et Gloom Influx assuraient la première partie.

Gloom Influx : Un synthwave efficace!

Il revenait à Gloom Influx de réchauffer la salle qui était, somme toute, relativement bien remplie pour une première partie. C’est avec un éclairage plutôt sombre que le seul et unique musicien arborant un masque et armé de sa console et de sa guitare électrique est monté sur scène pour présenter son matériel très upbeat. Musicalement, ça me fait penser à Carpenter Brut par sa sonorité agressive qui se trouverait à mi-chemin entre l’electro et le métal, ce qui m’a beaucoup plu. Les gens présents ont eu l’air d’apprécier sa prestation et il était assez difficile de ne pas hocher de la tête. Le son aurait pu être un peu plus fort, ce qui aurait punché beaucoup plus, mais dans l’ensemble tout sonnait assez bien. Gloom Influx a offert une prestation intéressante et percutante que j’ai bien appréciée!

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Le Matos : Quelque peu répétitif

L’an passé, j’avais vu Le Matos en première partie de Carpenter Brut au Théâtre Corona et je n’avais pas été tant impressionné par leur prestation. Est-ce que le spectacle de ce soir allait changer la donne? Prime abord, le son dont ils ont bénéficié était nettement supérieur au précédent et ça rentrait beaucoup plus au poste. Le duo constitué de Jean-Nicolas Leupi et de Jean-Philippe Bernier était très dynamique sur scène et la foule, qui s’était beaucoup agrandie, avait vraiment l’air d’apprécier leur matériel. Bien que leurs compositions sonnaient bien dans l’ensemble, j’ai trouvé que, au final, ça manquait un peu de punch et les pièces finissaient un peu par toutes se ressembler. Le Matos ont offert une bonne prestation mais m’a laisser sur ma faim.

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Dance With The Dead : Un electro terrifiant!

C’était maintenant au tour de Dance With The Dead de nous glacer le sang avec leur synthwave tiré d’un film d’épouvante! Les artifices de scène étaient tous très cool avec deux crânes géants aux yeux lumineux, deux mannequins féminins zombifiés et deux barils en métal d’où sortait de la fumée verte. C’est avec la pièce Go! tirée de leur plus récent album Loved To Death que tout a commencé et on peut dire que ça a commencé fort! Contrairement aux groupes précédents, leur musique est beaucoup plus rapide et agressive et les fans de métal présents y ont clairement trouvé leur compte. Ils ont pigé des chansons à travers toute leur discographie avec quelques surprises dont un cover de Master Of Puppets qui m’a assez surpris! Maniant aussi bien les guitares électriques que les consoles, Justin Pointer et Tony Kim se donnaient corps et âme sur scène et c’était beau à voir! Le moment fort de la soirée pour moi a été l’interprétation des excellentes pièces That House, The Man Who Made A Monster et Salem qui m’ont fait headbanger du début à la fin. C’est finalement avec un remix de la chanson de Motley Crüe Kickstart My Heart que le groupe nous a laissé. Selon moi, Dance With The Dead est un des meilleurs groupes de synthwave du moment et offre un excellent spectacle! À voir absolument!

Auteur : Maxime Pagé

Carach Angren @ Petit Campus (Montréal)

Le groupe néerlandais Carach Angren s’est taillé une bonne place sur la scène métal internationale au cours des dernières années et leur passage au Théâtre Corona en première partie de Children Of Bodom l’an passé n’a laissé personne indifférent. Il était donc normal de les revoir aussitôt en tête d’affiche dimanche soir au Petit Campus cette fois-ci avec un solide line-up finlandais, les groupes Mors Principium Est et Wolfheart. Le groupe local Valfreya faisait office de première partie.

Valfreya : Quand l’epicness n’est pas au rendez-vous

Valfreya est sûrement un des groupes locaux les plus sollicités pour faire les premières parties de groupes internationaux et ce soir n’est pas exception. Après plusieurs changements au sein de la formation, dont les plus récents remontent à l’an dernier,  ils sont de retour sur scène pour nous présenter leur matériel. Dès le départ, on remarque que le son est assez bon et que, bien qu’encore tôt, la salle était assez bien remplie. Malgré tout, j’ai trouvé que la chimie entre les musiciens était quasi inexistante et, bien que leurs compositions se veuillent épiques et enlevantes, j’ai trouvé que l’ensemble tombait un peu à plat. Le vocal clair de Corinne Cardinal était très bien exécuté mais ses screams/growls semblaient un peu émoussés par moment. Les réactions de la foule étaient aussi assez timides et l’ambiance n’y était pas. Une prestation correcte, sans plus.

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Wolfheart : Un melodeath mélancolique à souhait

Seulement trois mois après leur dernier passage à Montréal, le groupe finlandais Wolfheart était déjà de retour pour nous présenter son quatrième album Constellation Of The Black Light. Le tout a commencé avec la pièce Aeons Of Cold et c’est à cet instant que le parterre s’est vraiment réveillé. Tuomas Saukkonen et sa bande nous offre un melodeath mélancolique et prenant, ce qui les démarque de beaucoup d’autres groupes. Le son était excellent et les pièces soigneusement choisies. Bien que le nouvel album venait tout juste de sortir, seulement une nouvelle chanson a été jouée ce soir, soit le single Breakwater. C’est finalement avec Routa Pt. 2 que le groupe nous a laissé devant une foule qui en aurait pris encore! Wolfheart a offert une excellente prestation et, pour ceux qui les auraient manqué, le groupe sera de retour en janvier!

Setlist : Aeons Of Cold, Zero Gravity, The Hunt, Breakwater, Routa Pt. 2

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Mors Principium Est : Bonne prestation, mauvaises conditions

Bien que beaucoup étaient là pour Carach Angren et Wolfheart, c’était aussi l’occasion pour les fans de voir Mors Principium Est pour la première fois et l’excitation était palpable! Leur plus récent album sorti en 2017 est excellent et j’avais bien hâte d’entendre le tout en live. Malheureusement pour eux, si la qualité du son était excellente jusqu’à maintenant, ils n’ont pas eu droit au même traitement. Dès le début de leur set, le vocal n’était clairement pas assez fort et l’absence de basse enlevait beaucoup de pesanteur à leur son. Ce n’est que vers la quatrième chanson (donc à la moitié de leur set) que le tout s’est quelque peu améliorer. Côté setlist, alors là les fans ont été gâtés! Malgré les maigres 45 minutes qui leur était allouées, le groupe est allé piger des chansons couvrant l’intégralité de leur discographie passant de titre plus vieux comme Life In Black et Pure jusqu’aux titres plus récents comme Reclaim The Sun et Monster In Me. C’est avec Birth Of The Starchild que le groupe nous a laissé devant des fans satisfaits. Mors Principium Est, malgré un son loin d’être optimal, a offert une performance énergique et efficace. J’espère bien les revoir bientôt dans de meilleures conditions sonores.

Setlist : Reclaim The Sun, Life In Black, Monster In Me, Sinner Defeat, I Will Return, Pure, Apprentice Of Death, Birth Of The Starchild

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Carach Angren : L’horreur dans toute sa splendeur!

À l’approche de la prestation de Carach Angren, l’ambiance s’était alors alourdie et quelque chose de malsain flottait dans l’air! C’était leur premier spectacle en tête d’affiche à Montréal et les fans les attendaient de pied ferme! Les musiciens se sont alors présentés sur scène sur les notes de Charlie, et le parterre a explosé! Le groupe est toujours théâtrâle mais très agressif en live, ce qui les rend si unique! Ce n’est clairement pas la première fois que je vois le groupe en spectacle mais à chaque fois je suis subjugué par la présence scénique du chanteur Seregor qui est, pour moi, un des meilleurs frontmen qui soient! Se sont alors enchaînées plusieurs chansons plus délirantes et macabres les une que les autres comme When Crows Tick On Windows, The Carriage Wheel Murder et In De Naam Van De Duivel. Lors de la pièce Blood Queen, qui fut un des moments forts de la soirée, le chanteur tout simplement égorgé une statue qui était couverte d’un drap depuis le début du spectacle et le sang coulait à flot! Le seul détail qui m’a quelque peu déçu était l’absence d’éléments théâtraux qui m’avaient vraiment marqué lors de leur dernier passage même si je sais que le Petit Campus n’offre pas autant d’espace que les autres salles. En guise de finale, on s’est fait lancer Bloodstains On The Captain’s Log. Ce fut une soirée très réussie pour Carach Angren qui a signé son premier spectacle sold-out à Montréal et c’était amplement mérité!

Setlist : Charlie, When Crows Tick On Windows, General Nightmare, The Carriage Wheel Murder, Spectral Infantry Battalions, In De Naam Van De Duivel, Sir John, Blood Queen, The Sighting Is A Portent Of Doom, Pitch Black Box, Lingering Is An Imprint Haunting, The Funerary Dirge Of a Violonist, Bitte Tötet Mich, Bloodstains Of The Captain’s Log

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

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