Category: Québec

Deux géants du métal progressif et mélodique réunis à Montréal @ Théâtre Beanfield

Il s’est écoulé deux ans depuis le dernier passage de Dark Tranquillity et de Soen dans la métropole et ces derniers ont décidé de joindre leurs efforts dans une tournée co-tête d’affiche alors que Persefone agissait comme première partie lors de leur passage au Théâtre Beanfield.
Persefone commence la soirée avec leur musique death métal mélodique, mais nous remarquons que le claviériste et le bassiste ne sont pas de la tournée, mais cela n’empêche pas le groupe d’offrir une excellente et courte prestation. Les titres s’enchainent rapidement et les musiciens sont très dynamiques sur scène. Le chanteur Daniel R. Flys va s’aventurer dans l’espace de sécurité afin de s’approcher le plus possible des amateurs alors que le guitariste Filipe Baldaia ira prendre un bain de foule vers la fin de leur prestation après avoir manqué pratiquement une chanson pour changer une corde brisée. Daniel demandera aux amateurs de faire un circle pit autour de lui. Le groupe s’est bien débrouillé considérant les circonstances et leurs lourdes mélodies on rejoint de nombreux amateurs.
C’est au tour de Soen d’arriver sur scène avec la pièce Mercenary qui provient de leur plus récent album. Le groupe pigera trois autres titres de celui-ci durant la soirée. Le chanteur Joel Ekelöf est en très grande forme et interagit constamment avec les amateurs. Il ira chanter la pièce Memorial à partir du balcon alors qu’il est habillé en général et reviendra sur scène pour nous donner des frissons avec le titre Indifferent. C’est cependant avec Lotus que les amateurs vont créer un moment magique avec leurs téléphones. Il était plaisant de voir que le groupe avait réintégré la pièce Fraccions dans le setlist après quelques années d’absence, ce fut la seule pièce de l’album Cognitive. Les musiciens sont très dynamiques sur scène et l’émotion de leur musique progressive rejoint rapidement les amateurs qui sont très démonstratifs tout au long de leur prestation. Le groupe a bien réussi à agencer les titres rapides et agressifs avec ceux qui sont plus lents afin de créer un effet de montagne russe.
C’est maintenant au tour de Dark Tranquillity de s’amener sur scène devant une salle comble. Les Suédois ont à peine commencé la pièce Punish My Heaven que les amateurs se poussent vigoureusement. Le groupe enchaine rapidement avec The Emptiness From Which I Fed, un vieux titre qui est revenu dans la rotation récemment. Mikael Stanne est en grande forme et il interagit constamment avec les amateurs. Le nouveau titre Unforgivable sera grandement apprécié et les amateurs vont se déchainer pendant celui-ci, au grand plaisir des musiciens. Le claviériste Martin Brändström est à l’honneur durant l’excellente Atoma et la foule va chanter à pleins poumons avec Mikael pendant cette dernière. Mais c’est durant Nothing To No One que les amateurs deviennent hystériques, les nombreux changements de tempo vont mettre ces derniers à rude épreuve pendant le moshpit. Johan Reinholdz est très dynamique et change régulièrement de côté avec Peter Lyse Hansen ou Christian Jansson. Les Suédois reviennent en force avec Terminus (Where Death Is Most Alive) et cela donne un second souffle aux amateurs dans le moshpit. Leur prestation se termine avec Phantom Days et Misery’s Crown. Comme d’habitude, les Montréalais ont démontré beaucoup d’affection pour ces Suédois et Mikael a pris le temps de remercier les amateurs montréalais pour leur accueil chaleureux.
Lorsque l’on peut voir les formations Dark Tranquillity et Soen le même soir, nous savons que nous allons passer une excellente soirée et c’est exactement cela que les amateurs se disaient à la sortie du Théâtre Beanfield.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Photographe: Paul Blondé

Une soirée heavy métal brûlante avec Burning Witches @ Piranha Bar (Montréal)

Plusieurs amateurs avaient encerclé ce lundi sur leur calendrier depuis longtemps, car c’est le premier passage de la formation suisse Burning Witches dans la métropole et le premier de quatre concerts au Canada. Pour l’occasion, le groupe était accompagné de Thunderor ainsi que de la formation locale Burning Sanctum lors de leur passage au Piranha Bar.
Il y a déjà beaucoup amateurs lorsque Burning Sanctum commence leur prestation avec leur musique doom métal. La majorité des amateurs étaient davantage en mode réceptif que participatif, mais certains d’entre eux appréciaient pleinement leur prestation. La tenue des musiciens ainsi que leur style musical fait immédiatement penser au groupe Candlemass, mais avec une voix gutturale. Même s’ils ont peu d’espace sur scène, le chanteur Gabriel Tulli se déplace autant que possible et interagit avec les amateurs. Leur courte prestation a bien été reçue par les amateurs même si leur style était très différent de celui de la formation en tête d’affiche.
Il ne faut pas attendre très longtemps avant de voir le groupe Thunderor arriver sur scène avec leur musique hard rock/métal. Quelques amateurs embarquent rapidement et hochent leur tête au rythme de leur musique, mais la majorité des amateurs restent de glace. Le chanteur est le batteur du groupe et cela laisse énormément de place au bassiste Brycen Gunn et au guitariste Johnny Nesta pour exprimer pleinement leurs talents. Nous remarquons que Johnny est un naturel à la guitare et qu’il ne tient tout simplement pas en place. Leur son était très bon, mais il leur manquait un petit quelque chose pour rejoindre les amateurs.
La formation Burning Witches arrive sur scène et les amateurs leur réservent un accueil très chaleureux alors qu’ils entament leur prestation avec les pièces Soul Eater et Shame de leur plus récent album. On voit immédiatement que Laura Guldemond est en très grande forme et sa puissante voix se démarque facilement des instruments. Elle est très dynamique et très intense, elle me fait rapidement penser à la défunte Jill Janus à plusieurs niveaux. Laura revient sur scène avec un masque durant l’entrainante Dance With The Devil. Le travail de Romana Kalkuhl et de Courtney Cox est très complémentaire et elles sont au centre des titres comme Maiden Of Steel et Sea Of Lies.
La ballade Release Me donne une pause aux amateurs qui hochent leur tête au rythme de la musique sans arrêt et démontre aussi que Laura a non seulement une puissante voix, mais qu’elle peut aussi avoir beaucoup d’émotions. Mais cela n’est que temporaire, car la formation revient à la charge avec Black Widow, un titre simple, brutal et rapide qui signale aux amateurs qu’il est grand temps de se pousser vigoureusement les uns contre les autres. La lourdeur d’Evil Witch met en évidence le travail de Jeanine Grob et de Lala Frischknecht à la section rythmique alors que les amateurs vont chanter le refrain à pleins poumons. Leur excellente prestation se termine avec The Witch Of The North et Burning Witches.
Les amateurs ont démontré beaucoup d’enthousiasme durant cette superbe soirée et les musiciens étaient vraiment heureux de voir la réaction de la foule montréalaise. Il faudra maintenant espérer que Burning Witches va ajouter Montréal dans leur parcours nord-américain lors de leurs prochaines tournées et merci encore une fois à Dungeon Works d’avoir amené ce groupe au Canada pour la première fois.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Photographe: Ema Gagné

Du vieux, du neuf et des surprises : Raven livre la marchandise @ Piranha Bar (Montréal)

Les amateurs montréalais complètent leur weekend avec un rendez-vous au Piranha Bar pour une soirée métal avec les groupes Raven, Slackjaw et la formation locale Metalian.
Il y a bons nombres d’amateurs lorsque Metalian commence leur prestation avec leur musique endiablée. Quelques amateurs de longue date démontrent leur intérêt, mais la foule était principalement en mode réceptif. Leur musique est rapide et agressive et la voix d’Ian Wilson toujours aussi puissante et aiguë. Leur courte prestation a bien été reçue par les amateurs.
Il ne faut pas attendre très longtemps avant de voir le groupe Slackjaw arriver sur scène avec leur groove métal. Les amateurs sont maintenant plus nombreux et ils embarquent rapidement en hochant leur tête au rythme de leur musique. C’est le premier passage de la formation dans la métropole et les amateurs étaient impatients de pouvoir finalement les voir et ils vont rapidement se pousser violemment les uns contre les autres tout au long de leur prestation. Les musiciens interagissent constamment avec la foule et ne tiennent pas en place. À voir la réaction des amateurs, c’est à croire que le groupe est la tête d’affiche de la soirée. Le groupe a pigé également dans ses deux albums et ils ont aussi joué deux nouveaux titres, soit Ascend Me et Death Can’t Save You.
Il s’est écoulé pratiquement deux ans jour pour jour depuis le dernier passage de Raven au Piranha Bar et les amateurs sont encore une fois présents en grand nombre pour les voir débuter leur prestation avec Can’t Take Away The Fire, un titre de leur plus récent EP du même nom. Ils reviennent à leur origine avec Hell Patrol avant de jouer The Power. On voit rapidement que les frères Gallagher se complètent toujours aussi bien sur scène. Armé d’un nouveau genou et d’une nouvelle cheville, Mark est survolté sur scène et il interagit constamment avec les amateurs. Le groupe pige rapidement dans leur nouvel album avec Surf The Tsunami et All Hell’s Breaking Loose avant de faire exploser la foule avec une succession de vieux succès. Les amateurs ont droit à All For One, Rock Until You Drop, On And On et For The Future. Cette dernière était un pur délice pour les amateurs de longue date, car elle est rarement intégrée dans le répertoire de la formation. Le titre Faster Than The Speed Of Light a été joué à la vitesse grand V et a grandement été apprécié par les amateurs. La voix de John est toujours aussi impressionnante et il est encore capable d’atteindre les notes aiguës qu’il a enregistrées dans une autre vie. Il a cependant eu des difficultés avec son micro pendant un court moment. Le groupe a offert une autre belle surprise aux amateurs en jouant Pick Your Window sur cette tournée pour la toute première fois depuis sa parution sur l’album Life’s A Bitch en 1987. Le batteur Mike Heller est tout encore une fois en feu tout au long de la soirée et rehausse le travail des frères Gallagher. Après Break The Chain, le groupe revient encore une fois avec un superbe medley des titres War Pigs / Rock Bottom / Victim Of Changes / Breadfan / Children Of The Grave / Tie Your Mother Down avant de compléter leur prestation avec Chain Saw.
Il n’y avait pas beaucoup de changement entre la sélection des titres de cette prestation et de celle d’il y a deux ans, mais il est toujours impressionnant de voir le groupe s’exécuter avec autant d’énergie sur scène et d’avoir autant de plaisir à le faire.
 

Journaliste: Albert Lamoureux

Photographe: Thomas Mazerolles

 

De Going Solo à Zebra: John Butler recolle les époques @ Théâtre Beanfield (montréal)

Ce dimanche à Montréal, John Butler nous rappelait ce que veut dire tenir une salle sans artifice mais pas sans muscles. D’abord seul, guitare en bandoulière, comme pour poser le décor: un songwriter capable de remplir l’espace avec une voix, un jeu percussif et une présence calme. Puis, graduellement, ses trois musiciens le rejoignent sur scène. Élargissant le spectre sans jamais diluer l’essentiel: le groove organique et cette tension entre l’intime et le collectif.

La setlist navigue entre nouveautés (Going Solo, Gets No Better, Trippin On You) et classiques du John Butler Trio (Better Than, Betterman, Revolution), cousant les époques plutôt que les opposant. Un concert agencé par vagues, mêlant des confessions maîtrisées sur So Sorry et Outta My Head avec des poussées plus militantes et spirituelles sur Wade in the Water et Leave the Rest to Earth. Au cœur du set, Ocean, un morceau qui tient du rite où la virtuosité sert d’abord l’émotion, a suspendu le temps. La machine est ensuite reparti au galop avec des titres plus solaires et festifs (Used to Get High, Treat Yo Mama, Funky Tonight).

En rappel, Peaches & Cream et Zebra ont conclu la soirée sur une évidence: John Butler est un artisan du live, chaleureux, précis, toujours ancré dans le vrai.

Photographe et journaliste: Paul Blondé

Du rétro à l’abrasif : la soirée éclectique de Carpenter Brut à Montréal @ MTelus (Montréal)

Le 15 avril 2026, Carpenter Brut faisait escale au MTELUS dans le cadre de sa tournée, accompagné de HEALTH et Desire. La date montréalaise a rassemblé une foule dense et éclectique, mêlant amateurs de metal, adeptes d’électro et curieux, tous attirés par une affiche qui brouille de plus en plus les frontières entre les genres. 

La soirée s’ouvre avec Desire, dont la synthpop minimaliste aux accents rétro installe une atmosphère brumeuse et presque cinématographique. Dès les premières minutes, Desire impose une forte signature visuelle, notamment grâce à la présence de sa chanteuse Megan Louise, vêtue d’une robe en latex sculpturale et audacieuse qui capte immédiatement l’attention et renforce l’esthétique stylisée du projet. Une entrée en matière plus douce, en contraste avec la suite. Heath prend ensuite le relais avec une performance abrasive et intense, portée par des basses saturées, un éclairage agressif et la présence scénique affirmée de Jake Duzsik. Lorsque Carpenter Brut entre en scène, la salle est déjà entièrement acquise. Accompagné d’un groupe live et d’un dispositif visuel percutant : stroboscopes synchronisés, bains de lumière néon et ruptures franches dans l’obscurité. Le groupe enchaîne un set sans relâche centré sur leur plus récent album Leather Temple mais incluant tout de même des morceaux phares comme « Turbo Killer », « Le Perv » et « Maniac » pour clore la soirée. La communication avec le public ne passe pas par les échanges traditionnels, mais par une voix grave et informatisée qui ponctue le spectacle, renforçant son atmosphère froide et mécanique. 

Ce qui distingue véritablement cette soirée, c’est la capacité de Carpenter Brut à fédérer un public largement issu de la scène metal autour d’un projet électronique, sans en diluer les codes. Tout en conservant les éléments fondamentaux d’un show électro, notamment dans le travail des lumières, de la programmation et de l’atmosphère, il parvient à traduire l’énergie et la présence scénique propres au metal dans un format synthétique. Le résultat est un spectacle à la fois rigoureusement structuré et viscéralement puissant, démontrant que la musique électronique, poussée à son intensité maximale, peut rivaliser sans difficulté avec les formations les plus lourdes.

Photographe: Thomas Mazerolles

Ariane Roy et Minou : Une Soirée en Douceur et en Intensité Club Dix30

Le 11 avril, on se rendait au Club du Dix30 afin d’assister au spectacle Dogue d’Ariane Roy. Sa première partie était assurée par l’artiste émergent Minou, un projet musical de Dominic Plante que vous avez peut-être vu en prestation aux Francouvertes 2025 ou que vous pouvez avoir entendu sur son balado intitulé Sans Filtre Podcast.

Dès 20h, Minou nous présente son doux Indie-Rock-Pop, dont la vibe est planante. Les compositions mettent en évidence le groove des riffs de guitare, relevé parfois par des synthés assez prononcés, au détriment de la voix de l’artiste qui s’efface quelque peu au sein de la musique. N’empêche que Minou fait dodeliner de la tête les personnes présentes dans la salle et les réchauffent doucement avec les pièces Émilie, L’ordre naturel des choses et Je suis entré, tirées de son EP Tout va bien (2024). Avant de conclure avec la fringante Demi-tour, il nous propose une pièce exclusive, Différent, à la grande surprise de tous·tes, puisque la chanson n’est pas encore parue ! Ce premier acte a assurément piqué la curiosité de plusieurs spectateur·trice·s et fût bien apprécié par ceux et celles-ci.

C’est sur la chanson Dogue qu’Ariane Roy, précédée par son groupe formé de 4 membres – dont Dominic Plante à la guitare -, entre en scène, totalement assumée et en confiance. Elle joue ensuite Âmes sœurs, pièce durant laquelle elle virevolte sur elle-même, terminant le morceau avec une interlude jazzée. Elle attrape ensuite sa guitare pour jouer Quand je serai grande, suivie par deux autres pièces qui bouge tout autant Si je rampe et Kundah. Durant cette dernière, Ariane mêle quelques arabesques à sa prestation, mais ce qui nous épate le plus globalement est la puissance brute de sa voix. Rares sont les artistes qui performent sans avoir une piste sonore qui joue en fond et à notre grand bonheur, Ariane Roy fait partie de ces artistes d’exception qui jouent 100% de leur mélodie en direct !

Ariane souligne la présence de Minou à la guitare avec humour, juste avant Coule : « Là, vous devez vous demander si vous rêvez, parce que le guitariste ressemble beaucoup à Minou… Mais oui, c’est bien lui, et j’en suis fan ! ». C’est ainsi que Minou prête sa voix à la chanson, nous rappelant la version qu’Ariane a faite avec Thierry Larose sur l’album Dogue de Luxe (2026). Les voix sont très justes et la chanson devient très puissante alors que le groupe joue avec l’intensité sonore qui crée un crescendo, en la faisant pratiquement passer d’un murmure à une perfo explosive.  

Alors qu’elle entame Une cigarette sur le balcon, Ariane nous raconte que sa mère est une fumeuse occasionnelle, qu’elle se cache sur le balcon pour fumer quand ça ne va pas et que plus jeune, la chambre d’Ariane était en haut du balcon. L’odeur de cette fumée portrait l’artiste à espionner sa mère et lui indiquait que quelque chose n’allait pas. Cette chanson douce et calme, représentant sa relation avec sa mère, est bien mise en valeur grâce à un unique éclairage à la main, projeté derrière le bar de la salle directement sur la chanteuse. On sent à ce moment qu’Ariane est vulnérable et délicate et ça nous fait connecter davantage avec elle.

Afin de ramener le dynamisme dans sa performance, la chanteuse enchaîne avec Agneau, Mordre et Tous mes hommages. Ariane commence cette chanson en coulisses et entame les premières paroles alors qu’elle se trouve (à notre grande surprise) dans la foule, oscillant entre les chaises et plantant son regard intense dans celui des spectateur·trices. Elle progresse ainsi à travers le public le temps d’un couplet et d’un refrain, avant de reprendre d’assaut la scène et de clore la piste avec des vocalises très impressionnantes.

Au début de la piste I.W.Y.B., Ariane nous invite à nous lever et à danser, sans se préoccuper du regard des autres. Afin d’appuyer ses paroles, lors du bridge de I.W.Y.B., elle revêt une tête de caniche blanche et se met à danser de toutes sortes de façons frisant le ridicule (dont la Macarena), mais ces gestes la rendent captivante et épatante puisqu’elle les assume tous ! Ça crée un engouement et on se délecte de ce moment à danser sans scrupules aux côtés de l’artiste. Ariane reprend ensuite sa guitare pour jouer Ce n’est pas de la chance ainsi que Tu voulais parler. Durant Ce n’est pas de la chance, elle joue de son instrument côte-à-côte avec Minou, témoignant de leur complicité apparente au grand plaisir de tous·tes.

D’une manière qu’on qualifie de poétique, puisque Ariane a entamé son spectacle avec la première piste de Dogue, elle termine son spectacle avec la dernière piste de son opus, soit Berceuse. En guise de rappel, Ariane frappe fort avec deux de ses plus vieilles et plus populaires chansons, de grandes favorites du public : Ta main et Fille à porter. Le public tape des mains et chante toutes les paroles. Au final, on est ravis de cette performance chaleureuse, sans faute, authentique et totalement assumée. On vous conseille d’attraper Ariane en spectacle avant la fin de sa tournée Dogue !

Journaliste : Laurence Daoust

Crédit photo: Photo de presse Léa Taillefer

Hirax : une leçon de thrash livrée à un public de fidèles @ Piranha Bar (Montréal)

La formation Hirax était déjà de retour dans la métropole après leur prestation de l’année dernière. En plus de ces derniers, les amateurs pouvaient voir les groupes Warsenal, Desolus et Savage Master au Piranha Bar.
Arrivant du concert de Black Label Society qui jouait au MTelus, j’ai manqué les trois premiers groupes, mais j’arrive au moment où Hirax commence leur prestation avec Hellion Rising. Il n’y a pas beaucoup d’amateurs, car la majorité d’entre eux sont restés ou je me trouvais il y a à peine 15 minutes. Les amateurs qui sont présents donnent tout ce qu’ils ont dès que la musique se fait entendre. On voit que le bassiste Jose Gonzalez est remplacé par le guitariste Allan Chan et que le seul guitariste est Geremi Perez. Ce dernier donne une clinique de guitare tout au long de la soirée et nous pouvons voir qu’il apprécie pleinement la réaction des amateurs. Katon W. de Pena est le seul membre fondateur et il est tellement intense sur scène qu’il fait peur par moments. Je serais curieux de le voir lors qu’il n’est pas au sommet de sa forme et j’imagine qu’il est probablement encore plus dans la zone que de nombreux chanteurs qui sont au sommet de leur art.
Le groupe fête les quarante ans de l’album Hate, Fear And Power et ils vont jouer quatre titres de cet album, soit Criminal Punishment, Hate, Fear And Power, Lightning Thunder et The Plague. Ces derniers sont bien répartis dans la soirée entre les pièces de leurs cinq autres albums. Le groupe enchaine rapidement les chansons alors que Katon interagit constamment avec les amateurs. Les amateurs sont très démonstratifs et se poussent constamment les uns contre les autres tout au long de la soirée.
Leur prestation se termine en force avec Broken Neck, Destruction And Terror et Criminal Punishment. Malgré la petite foule, le groupe était heureux de voir les amateurs aussi démonstratifs et ils avaient déjà hâte de revenir dans la métropole dans des circonstances plus favorables.
 

 
Journaliste: Albert Lamoureux

Zakk Sabbath vole la vedette avant Black Label Society @ MTelus (Montréal)

Armé d’un nouvel album intitulé Engines Of Demolition, Black Label Society était de passage au MTelus en compagnie des formations Dark Chapel et Zakk Sabbath.
Contrairement à mes attentes, il y a beaucoup de gens dans la salle lorsque Dark Chapel arrive sur scène avec Dario Lorina à la guitare et au chant. Les amateurs le reconnaissent immédiatement, car il est aussi un membre de Black Label Society. Le style musical du groupe est axé sur la guitare et fait immédiatement penser à celui de BLS, mais avec plus de mordant et d’intensité. Après la puissance des titres Afterglow, Hollow Smiles et Sign Of Life, Dario s’installe au piano pour la pièce Hit Of Your Love alors que les amateurs illuminent le MTelus avec leur cellulaire.
Le groupe à bien choisit les pièces pour donner un aperçu de leur album Spirit In The Glass lors de cette courte prestation et il ne faudrait pas être étonné de les revoir prochainement avec leur propre tournée.
Zakk Sabbath arrive maintenant sur scène pour la première fois dans la métropole et pour plusieurs, c’est la raison de leur déplacement au MTelus. Suivant l’introduction de Supertzar, le groupe enchaine avec Children Of The Grave et la foule composée majoritairement de jeunes devient tout simplement hystérique. Le parterre est très compact et les frissons se font sentir tout au long de leur prestation. N.I.B. donne l’occasion aux amateurs de chanter à pleins poumons avec Zakk et il était très heureux de la réaction de ces derniers. C’est aussi durant cette dernière que les ballons de plage aux couleurs associées à Black Sabbath (blanc et mauve) ont été lancés dans la foule.
Les sirènes se font entendre pour annoncer War Pigs et les amateurs sont tous debout et vont encore une fois chanter à pleins poumons les paroles mythiques de cette pièce alors que Zakk s’aventure dans la foule pour un long solo de guitare à la fin du titre.
À voir l’euphorie des amateurs, et les Ozzy, Ozzy, Ozzy qui ont été criés par la foule à la fin de leur prestation, Zakk Sabbath aurait pu facilement jouer plus longtemps et être la tête d’affiche de la soirée.
J’ai malheureusement manqué la prestation de Black Label Society, car j’avais un autre engagement, mais à ma grande surprise j’ai vu une bonne quantité d’amateurs quitter le MTelus en même temps que moi après la prestation de Zakk Sabbath.
 
 
Journaliste: Albert Lamoureux
 
Photographe: Alexandre Guay
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