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Wolfheart @ Piranha Bar (Montréal)

Wolfheart est un groupe que je n’aurais jamais imaginé voir en live un jour, mais les voici finalement arrivés de ce côté-ci de l’Atlantique, et ce, en tête d’affiche! C’est donc jeudi dernier au Piranha Bar que les fans se sont entassés pour voir le légendaire Tuomas Saukkonen et sa bande. Les groupes locaux Erimha, Bane et Fall Of Stasis assuraient la première partie de ce spectacle.

Fall Of Stasis : Beaucoup de potentiel, mais…

L’ouverture de cette soirée revenait au jeune groupe Fall Of Stasis qui y va avec un folk/black metal quelque peu déjanté. N’ayant qu’un seul démo à leur actif, une soirée comme celle-ci était une bonne occasion pour eux de se faire connaître. La chanteuse Jessica Dupré a un vocal assez strident et puissant (bien qu’un peu monocorde) et dans l’ensemble ça sonnait pas trop mal. Bien que le groupe ait beaucoup de potentiel, j’ai trouvé les compositions un peu trop hésitantes et j’ai souvent eu l’impression que leurs expérimentations étaient un peu trop over the top. Côté présence sur scène, sauf pour la chanteuse, l’ensemble était assez statique mais ce genre de défaut est un classique chez les groupes qui débutent. En résumé, je suis sûr que Fall Of Stasis ne pourra que devenir meilleur avec le temps, l’expérience et avec des compositions ayant un peu plus de lignes directrices.

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Bane : Magistral!

J’avais déjà entendu parler de Bane dont le leader venu directement de Serbie avait complètement remonté le groupe avec des musiciens montréalais dont deux membres de Frostbite et le drummer de Pronostic arrivé tout récemment. Je m’attendais à un black metal conventionnel…mais ce que j’ai eu m’a agréablement surpris! Jouant dans un style musical qui rappelle énormément Behemoth et Dissection, ils ont offert une performance extrêmement efficace avec un son qui était excellent. Le chanteur et guitariste Branislav Panić est un très bon frontman, très énergique et qui y allait avec humour et humilité lors de ses interractions avec la foule. Le seul petit défaut que je pourrais soulever est que les musiciens, hormis le chanteur, ne bougeaient pas beaucoup. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant surpris par la performance d’un groupe, mais après ce soir, je rajoute officiellement Bane à la liste de mes groupes locaux préférés! Ceux qui s’ennuient de Dissection ont tendance à aller vers Thulcandra mais je leur donnerais une meilleure alternative : Bane!

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Erimha : Un rendez-vous totalement manqué

Cela fait environ huit ans que le groupe Erimha oeuvrent dans la scène locale en plus de leur participation récente au Inferno Festival en Norvège. Je n’avais jamais eu l’occasion de les voir avant ce soir et avec ce que j’avais entendu, la barre était assez haute. Malheureusement pour eux, ils ont eu des ennuis mécaniques sur la route avant le spectacle mais ils ont pu arriver juste à temps pour leur performance. Dès le début, on se rend compte que quelque chose cloche. Le son n’est vraiment pas génial et le mix est complètement chaotique (surtout avec la voix qui avait définitivement trop de reverb et le drum beaucoup trop fort). On remarque aussi l’absence d’un guitariste et même si l’autre guitariste David Gagné essaie de se donner comme il peut, le son de sa guitare coupait sans arrêt au point d’en devenir frustrant pour les gens présents (dont plusieurs ont quitté la salle après quelques chansons). Et on va se le dire, avec un musicien en moins, ça sonnait vide et on sentait beaucoup trop qu’il manquait quelque chose. Je sais que le groupe a du potentiel et c’est frustrant de voir des aspects techniques complètement gâcher leur prestation. On va espérer les revoir dans de meilleures conditions.

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Wolfheart : Un melodeath mélancolique à souhait

C’était maintenant au tour des Finlandais de Wolfheart de monter sur scène après un trop long moment d’attente. Le groupe en était à sa première présence à Montréal et une foule considérable s’était déplacée pour les voir. Ils étaient en tournée pour la promotion de leur plus récente album Tyhjyys, tournée canadienne qu’ils ont humoristiquement nommée Beaverheart. Dès le début de leur prestation, on voit que le son est très bon, ce qui est rassurant après la prestation précédente. Tuomas Saukkonen est assez imposant sur la scène et son vocal est très puissant. La setlist était composée de titres provenant de leurs trois albums dont Routa Pt.2, World On Fire et Aeon Of Cold. C’est aussi lors de leur prestation que les moshpits ont commencé à être plus convainquants et on peut dire que la chaleur était suffocante! Les musiciens avaient visiblement l’air contents des réactions de la foule, moment toujours stressant lors d’une première tournée. Par contre, la seule chose que je déplore est que leur set a été plutôt court. Après environ une heure de matériel, le groupe a tiré sa révérence avec la pièce Zero Gravity tirée de l’album Shadow World. Wolfheart a offert une bonne prestation mais beaucoup de gens présents en auraient voulu un peu plus. Mais n’ayez crainte, ils seront de retour en octobre en première partie du groupe néerlandais Carach Angren!

Auteur : Maxime Pagé

Cinq albums métal à découvrir en juin

#1 NervosaDownfall Of Mankind

Le groupe brésilien Nervosa a été toute une surprise pour moi avec son thrash efficace et son line-up entièrement féminin. Dignes héritières de Sepultura, elles y vont dans un thrash agressif et très solide qui réveillerait un mort! Vous pensiez que Doro était badass? Écoutez Kill The Silence tirée de leur nouvel album Downfall Of Mankind!

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#2 Exmortus The Sound Of Steel

Les Américains d’Exmortus nous reviennent avec The Sound Of Steel, leur cinquième album! Après un changement de line-up assez substantiel ou plusieurs membres de Warbringer se sont joints au groupe, on peut s’attendre à un thrash metal solide et des riffs à couper au couteau!

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#3 ShylmagoghnarTranscience

Ce groupe néerlandais au nom difficilement prononçable s’est fait surtout connaître avec son premier album Emergence, qui semblait justement sorti de nulle part et qui était excellent. Le duo est donc de retour quatre ans plus tard avec Transience! T’aimes le melodeath mais qui expérimente beaucoup avec plein d’autres genres? Shylmagoghnar est le groupe qu’il te faut!

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#4 GhostPrequelle

Plusieurs me diront que Ghost n’est pas un groupe metal et que le hype est beaucoup trop gros pour ce que c’est. Peut-être bien, mais je dois avouer que je ne déteste pas leur musique et le dernier extrait Rats tiré de leur nouvel album Prequelle m’est resté dans la tête assez longtemps! Vous vous en ferez votre propre idée!

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#5 Blood Stain ChildThe Legend

Le groupe japonais Blood Stain Child a subi plusieurs changements au cours des dernières années, ce qui a beaucoup retardé la sortie de leur nouvel album. C’est donc sept ans après leur album εpsilon qu’ils sont de retour avec The Legend. Absence totale de vocal féminin mais toujours le même melodeath teinté d’electro!

Auteur : Maxime Pagé

Satyricon @ Théâtre Corona (Montréal)

Une aura sombre et malfaisante émanait du Théâtre Corona jeudi soir alors que les légendes du black metal norvégien Satyricon s’arrêtaient à Montréal, et ce, pour la dernière fois. Pour les accompagner dans cette soirée complètement grim, les groupes Goatwhore et Panzerfaust assuraient la première partie.

Panzerfaust : Un black metal cru et sale

Le groupe ontarien Panzerfaust avait la lourde tâche de réchauffer une salle très peu remplie avec son black metal qui ne passe pas par quatre chemin. Le son est très bon et l’éclairage très sombre hormis les stroboscopes éblouissants à quelques occasions fittent parfaitement avec l’ambiance. La mise en scène est très sobre avec le chanteur Goliath encapuchonné et masqué vociférait ses blasphèmes derrière sa chaire infernale. Son vocal m’a aussi quelque peu surpris avec sa sonorité beaucoup plus proche du death metal que du black et qui me faisait penser un peu à Vader ou Gorefest. Je dois tout de même avouer que leur prestation m’a laissé plutôt indifférent et j’ai trouvé que les chansons s’enchaînaient et se ressemblaient un peu trop. La foule n’avait pas l’air trop enthousiaste non plus. C’est après environ une demie heure qu’ils ont laissé la place à Goatwhore.

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Goatwhore : Une prestation ordinaire…

J’avais déjà vu le groupe américain Goatwhore en spectacle et j’avais été agréablement surpris! Un mélange de black et de thrash très solide avec un chanteur charismatique et sympathique! Mais la prestation que j’ai vu en ce jeudi soir m’a vraiment déçu. Dès le départ, le son était incroyablement brouillon et surtout trop fort au point que j’ai eu de la difficulté à reconnaître certaines chansons. Les musiciens étaient tous très énergiques et le chanteur Ben Falgoust a été très communicatif avec la foule. Mais avec ce mauvais son, j’ai fini par trouver leur prestation longue et peu intéressante, ce qui est extrêmement dommage vu le potentiel live du groupe en temps normal. La seule pièce qui avait moindrement de l’allure a été Apocalyptic Havoc tirée de l’album Carving Out The Eyes Of God. J’espère vraiment revoir Goatwhore dans de meilleures conditions!

Setlist : Alchemy Of The Black Sun Cult, Baring Teeth For Revolt, Mankind Will Have No Mercy, Abandon Indoctrination, Chaos Arcane, Apocalyptic Havoc, FBS

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Satyricon : grim et sans artifice

Satyricon n’est pas un groupe qui nous visite très souvent mais, comme l’a annoncé le groupe, cette tournée nord-américaine sera la dernière. C’était donc maintenant ou jamais pour les fans de voir le groupe performer à Montréal. Ils étaient en ville pour la promotion de leur plus récent album Deep Calleth Upon Deep, considéré par plusieurs comme le meilleur album qu’ils ont fais depuis longtemps. Le tout a commencé avec Midnight Serpent, première pièce de l’album et c’était très solide! J’ai eu l’impression que le son n’était pas assez fort au début mais le tout s’est arrangé assez rapidement. Il faut se le dire, Satyr est un excellent frontman, pas le plus dynamique certes mais son aisance sur scène est remarquable! La plupart des titres provenaient de leurs albums récents et, pour une dernière tournée comme celle-là, c’est assez dommage pour les fans du vieux matériel qui n’ont eu comme offrandes que Walk The Path Of SorrowTranscendental Requiem Of Slaves et Mother North. Les moments forts pour moi ont été l’interprétation de Black Crow On A Tombstone, Die By My Hand et Now, Diabolical qui étaient très solides.

Vous vous souvenez des stroboscopes que j’ai mentionnés précédemment? Et bien je ne peux passer sous silence leur utilisation abusive lors de la prestation de Satyricon. Quand tous les gens dans la salle avaient les yeux plissés du début à la fin et que j’ai même vu des gens partir en sacrant, c’est peut-être un signe que c’était un peu trop! Pour ma part, ça a quelque peu gâché mon appréciation de leur prestation qui autrement aurait été parfaite. Malgré tout, le groupe Satyricon a donné une bonne prestation et espérons que leur décision de ne plus revenir en Amérique du Nord ne soit pas définitive.

Auteur : Maxime Pagé

TesseracT @ Club Soda (Montréal)

Les amateurs de musique technique ont été choyés mercredi soir avec la venue du groupe britannique TesseracT à Montréal et si je me fie à la file devant le Club Soda à mon arrivée, ça promettait d’être une soirée assez réussie. Dans le cadre de cette tournée, les groupes Plini et Astronoid assuraient la première partie.

Astronoid : Technique, ambiant…pas tout à fait au point

La tâche revenait au groupe américain Astronoid d’ouvrir le bal pour une soirée où le metal technique règnait en maître. Oeuvrant dans un style assez rafraichissant ressemblant à un mélange de post-rock et de rock plus pop (surtout au niveau du vocal), le groupe avait amplement sa place sur ce genre de tournée. Dès le début, on se rend compte que l’éclairage est vraiment bon, très surprenant pour un groupe d’ouverture! Le son est correct mais je me rends vite compte qu’un groupe comme Astronoid a besoin d’un son optimal pour qu’on puisse apprécier leurs compositions à leur juste valeur. Le son des trois guitares devenait parfois cacophonique et on perdait alors toute la subtilité de chaque instrument. La voix très haut perché du chanteur Brett Boland n’était pas non plus tout à fait au point et pas toujours sur la note, ce qui était dommage. Dans l’ensemble, Astronoid a offert une prestation correcte et énergique mais une qualité de son assez moyenne a quelque peu ruiné l’ensemble.

Setlist : Incandescent, Up And Atom, Resin, Tin Foil Hats, Obsolete, Air

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Plini : Quelle virtuosité!

Le groupe australien Plini a commencé à se faire un nom au sein de la scène prog avec leur excellent album Handmade Cities sorti en 2016. C’est donc devant un Club Soda très bien rempli que le groupe s’est présenté sur scène avec leur plus récent single Salt + Charcoal qui m’a tout de suite conquis! J’ai souvent vu des groupes impressionnants au niveau du musicanship, mais je crois fortement que Plini a remporté la palme en ce mercredi soir! Le quatuor nous a interprété plusieurs chansons plus techniques les unes que les autres et les gens présents avaient l’air tout simplement hypnotisés par la prestation (et avec raison). Leur musique est quelque peu difficile à décrire : c’est clairement prog, ambiant mais avec une petite touche qui pourrait s’apparenter à du jazz fusion! Le résultat est tout simplement hallucinant. C’est pas mêlant, s’ils avaient joué pendant deux heures, ça ne m’aurait même pas dérangé! Plini a vraiment mis la barre haute avec une excellente prestation et je vais clairement surveiller leur prochain passage en ville!

Setlist : Salt + Charcoal, Handmade Cities, Heart, Cascade, Away, Other Things, Selenium Forest, Moonflower, Electric Sunrise

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TesseracT : Un son à couper au couteau!

Le groupe TesseracT en est un qui vient nous visiter relativement souvent au bon plaisir des fans de musique très “carrée”. Daniel Tompkins et sa bande étaient en ville pour la promotion de leur tout nouvel album Sonder dont le single King sonne comme une tonne de briques! Par contre, j’ai pu remarquer que la salle s’était un peu vidée après la prestation de Plini, ce qui est un peu dommage. Qu’à cela ne tienne, le groupe nous a envoyé en pleine face des chansons tirées de tous leurs albums, allant de April tirée de leur premier album jusqu’aux plus récent comme Smile ou encore Luminary. Le son est excellent et disons que ça rentre au poste! La voix de Daniel Tompkins était très bonne voire surprenante avec sa voix haut perchée mais puissante! C’est aussi avec leur prestation qu’on assiste au premiers moshpits qui se sont avérés assez intenses. Les musiciens avaient visiblement l’air satisfaits des réactions de la foule et nous le rendaient très bien! Les meilleurs moments de la soirée pour moi ont été l’interprétation de quatre titres d’affilé de l’album Polaris (Survival, Dystopia, Hexes et Phoenix) ainsi que King qui était excellente en live. C’était la première fois que je voyais le groupe TesseracT en spectacle et je n’ai pas été déçu! Très bonne performance!

Setlist : Luminary, Of Mind – Nocturne, Concealing Fate Pt. 2 : DeceptionConcealing Fate Pt. 3 : The ImpossibleSurvival, Dystopia, HexesPhoenix, April, Smile, Of Matter – Proxy, Of Matter – Retrospect, King, Concealing Fate Pt. 1 : Acceptance

Auteur : Maxime Pagé

Melvins @ Théâtre Corona (Montréal)

Retour en images sur le spectacle de Melvins du 14 mai dernier au Théâtre Corona!

Photographe : Thomas Mazerolles

Týr @ Théâtre Corona (Montréal)

Sortez vos casques, vos épées en mousse et votre corne à boire car le groupe féringien Týr était en ville lundi soir et ça promettait d’être épique! Dans le cadre de cette tournée nord-américaine, le groupe était accompagé d’Orphaned Land, Ghost Ship Octavius et Aeternam, un groupe de chez nous!

Ghost Ship Octavius : Prog, ambiant et mélancolique

Le groupe américain Ghost Ship Octavius avait la lourde tâche de réchauffer une salle très peu remplie avec leur metal progressif un peu planant. Dès le départ on se rend compte que le son n’est pas optimum surtout pour celui du drum qui est très brouillon. Par contre, la voix du chanteur Adon Fanion était très bonne et il était très communicatif avec la foule qui semblait bien apprécier leur musique. Pour ma part, j’ai trouvé le tout assez agréable à l’oreille et ça a assez piqué ma curiosité pour que j’aille en écouter après le spectacle. Les mélodies étaient intéressantes et c’est assez rare dans ce genre de musique prog d’avoir une touche de mélancolie, ce qui pour moi ajoute une belle profondeur à leurs compositions. En général, Ghost Ship Octavius ne réinvente certes pas la roue mais ont offert une bonne prestation.

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Aeternam : Un métal épique directement dans ta face!

J’ai déjà vu le groupe québécois Aeternam à quelques reprises déjà et je n’ai jamais été déçu! Leur plus récent album Ruins Of Empires a même fini numéro un dans mon top annuel de l’an passé! C’est donc devant une parterre nettement plus rempli que le groupe a entamé la pièce Praetor Of Mercury, leur pièce la plus brutale de leur dernier opus. On a appris par la suite que leur chanteur Achraf Loudiy était malade mais honnêtement, ça ne paraissait pas du tout! Les musiciens avaient l’air à l’aise sur scène et l’énergie qu’ils dégageaient était contagieuse! En plus des pièces plus récentes, on a aussi eu droit à des chansons du premier album comme Esoteric Formulae et Goddess Of Masr ainsi que Hubal, Profaner Of Light tirée de l’album Moongod. Les gars d’Aeternam ont offert une prestation du tonnerre et disons qu’ils ont mis la barre très haute pour les groupes restants!

Setlist : Praetor Of Mercury, Esoteric Formulae, Hubal, Profaner Of Light, Paropamisadae, Goddess Of Masr

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Orphaned Land : Envoûtant!

C’est seulement quelques mois après leur spectacle à guichet fermé aux Katacombes que le groupe israélien Orphaned Land est de retour à Montréal et on sentait qu’une bonne partie de la foule était venue pour eux! C’est avec la pièce The Cave que tout a commencé et le son était excellent! Kobi Farhi et sa bande avait l’air vraiment en forme et contents d’être de retour devant la plus grande foule qu’ils ont jamais eu dans la métropole. La présente tournée faisait la promotion de leur nouvel album Unsung Prophets & Dead Messiahs et plusieurs nouvelles chansons ont été jouées telles que We Do Not Resist, In Propaganda ainsi que leur single Like Orpheus. La beauté d’un spectacle d’Orphaned Land est de voir la foule se donner corps et âme autant au niveau du chant que des gestes et certains pièces s’y prêtent à merveille, surtout The Kiss Of Babylon (The Sins) et, bien sûr, Norra El Norra (Entering The Ark)! C’est justement avec cette dernière que le groupe nous a laissé suivie de la finale de Ornaments Of Gold qui conclut toujours leur spectacle. Je crois fermement qu’Orphaned Land ont carrément volé la vedette (avec leurs comparses d’Aeternam). Vous allez vite comprendre pourquoi…

Setlist : The Cave, All Is OneThe Kiss Of Babylon (The Sins), We Do Not Resist, Like Orpheus, Sapari, In Propaganda, All Knowing Eye, Norra El Norra (Entering The Ark), Ornaments Of Gold (outro)

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Týr : Quand l’epicness tombe à plat…

Les gars du groupe Týr sont des habitués de la scène montréalaise avec leurs multiples passages au cours des années et ce depuis 2008. Je dois avouer que leur plus récent matériel m’interpelle beaucoup plus que le plus vieux qui était beaucoup plus lent. On pouvait déjà remarquer que plusieurs personnes avaient quitter la salle après la prestation d’Orphaned Land, ce qui ne présageait rien de bon. Cette même foule est restée assez amorphe lors de la première pièce Blood Of Heroes malgré son tempo rapide. Les musiciens avaient visiblement l’air fatigués, les interractions avec la foule étaient réduites au strict minimum et l’absence d’énergie était facilement remarquable. Mais si seulement ce n’était que ça…

Malgré des pièces que j’apprécie beaucoup en album comme The Lay Of Thrym ou encore Hail To The Hammer, le groupe n’arrive pas à communiquer l’énergie à la foule et c’était quelque peu gênant. Mais ma plus grande déception a été lors de l’interprétation de Wings Of Time qui a été complètement manquée par un manque de tightness épouvantable où certains spectateurs se regardaient entre eux, complètement confus. Et ce fut le cas pour plusieurs autres pièces où les solos de Terji Skibenæs semblaient improvisés (ou manqués dépendamment de comment on voit les choses) et où le vocal de Heri Joensen n’était clairement pas à son meilleur. Le seul membre qui semblait avoir du plaisir était le bassiste Gunnar Thomsen qui a arboré un immense sourire tout au long du spectacle. Après une succession de gros titres comme By The Sword In My Hand et Hold The Heathen Hammer High, le groupe est revenu pour ce qui devait être un rappel de deux chansons. Mais après Shadow Of The Swastika, les musiciens ont coupé court au spectacle avec une finale bâclée et beaucoup trop rapide.

Ce fut un rendez-vous manqué pour Týr qui a en a laissé plusieurs déçus. Malgré une setlist très longue, ça sentait beaucoup le pilote automatique et c’était un peu triste à voir. Dommage!

Setlist : Blood Of Heroes, Mare Of My NightGrindavísan, Hall Of Freedom, The Lay Of ThrymRegin Smiður, Flames Of The Free, Lady Of The SlainGandkvæði TróndarSinklars Vísa, By The Light Of The Northern Star, Hail To The Hammer,  Turið Torkilsdóttir, Wings Of TimeTróndur í Gøtu, By The Sword In My Hand, Hold The Heathen Hammer High, Shadow Of The Swastika

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Quinze albums métal à découvrir en mai

#1 AmorphisQueen Of Time

Le groupe Amorphis nous revient enfin avec un nouvel album Queen Of Time, trois ans après l’excellent Under The Red Cloud. Ce dernier, considéré par plusieurs comme le meilleur du groupe, mettait la barre extrêmement haute pour l’album qui allait suivre! Mais avec les deux extraits sortis jusqu’à maintenant dont Wrong Direction, je n’ai aucun doute que ça sera encore à la hauteur des attentes!

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#2 Dimmu BorgirEonian

Pour ce nouvel album, les fans de Dimmu Borgir ont dû prendre leur mal en patience! Cela a pris dix ans au groupe pour sortir Eonian et il est certain que plus on attend, plus les attentes sont élevées. Le premier extrait Interdimensional Summit en avait laissé plusieurs perplexes et déçus mais Council Of Wolves And Snakes apportent un vent de fraîcheur qui donne espoir. À suivre!

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#3 At The Gates – To Drink From The Night Itself

Une autre grosse pointure sortira son album en mai : les vétérans de la scène Gothenburg At The Gates! Avec un son très old-school qui me rappelle celui des années 90, il est clair que cet album va aller toucher une corde sensible auprès des vieux fans du genre!

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#4 IhsahnÀmr

Au cours des dernières années, Ihsahn a probablement été un des musiciens les plus productifs totalisant sept albums depuis la création de son projet solo en 2005! Deux ans après la sortie de Arktis. il nous revient déjà avec Àmr! Encore une fois, on assiste à excellent mélange des genres, un standard de qualité que peu savent garder!

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#5 AlkaloidLiquid Anatomy

Le style du groupe allemand Alkaloid est assez difficile à décrire. Très prog, très technique, ambiant et mélodique à la fois, cet alien de la scène métal a acquis une belle notoriété avec son album précédent The Malkuth Grimoire et il est clair que le succès va se poursuivre avec Liquid Anatomy.

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#6 Fractal GatesThe Light That Shines

Alliant un style de melodeath qui rappelle le vieux Gothenburg et Omnium Gatherum, les Français de Fractal Gates livrent un matériel solide qui risque de plaire aux fans qui s’ennuie cruellement de l’époque de l’album Colony d’In Flames.

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#7 SuotanaLand Of The Ending Time

Tu cherches un band de melodeath et tu commences à être tanné de tes vieux albums de Kalmah? Le groupe finlandais Suotana est le groupe qu’il te faut! Avec un premier album, Frostrealm, qui n’était pas passé inaperçu, les revoilà avec Land Of The Ending Time. Une meilleure production qui rentre au poste, ça s’annonce pour être excellent!

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#8 Thy CatafalqueGeometria

Le groupe hongrois Thy Catafalque est rendu à son huitième album et les mots me manquent pour tenter de vous décrire sa musique. Une musique décrit comme avant-garde metal aux influences diverses où aucune chanson ne ressemble à l’autre. Écoutez et vous vous en ferai bien une idée!

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#9 StortregnEmptiness Fills The Void

Stortregn avait attiré mon attention avec son album précédent avec la participation de plusieurs musiciens invités dont Simon Girard de Beyond Creation. Ils offrent un death/black metal assez solide avec une pochette très cool signée Dan Seagrave! Un nom à surveiller!

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#10 UadaCult Of A Dying Sun

Maintenant place à de la musique plus obscure avec le tout nouvel album du groupe américain Uada, Cult Of A Dying Sun! Avec un son similaire à Mgła, Uada offre un matériel grim à souhait qui risque de plaire aux fans de métal noir!

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#11 Fragments Of UnbecomingPerdition Portal

Tu cherches un groupe de melodeath mais tu veux quelque chose d’un peu plus agressif? Fragments Of Unbecoming risque de te plaire! Oeuvrant dans un melodeath assez old-school avec une petite touche de black metal, leur musique apporte un petit renouveau dans une scène quelque peu saturée.

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#12 De ProfundisThe Blinding Light Of Faith

T’es en manque de death/doom? Pas de panique! Le groupe britannique De Profundis sort son nouvel album The Blinding Light Of Faith et ça risque d’être pesant! Tu n’as qu’à écouter l’extrait Godforsaken pour t’en rendre compte!

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#13 LikCarnage

Tu te réveilles la nuit et tu pleures encore la mort de Dismember? Avec Lik, tu vas avoir ta dose de death suédois pour l’année! Le trio comprenant le bassiste Niklas Sandin de Katatonia et Christopher Barkensjö de Witchery va carrément te faire décrocher la tête avec des riffs lourds et rapides!

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#14 AgronaRealm Of The Fallen

Un groupe que je connaissais pas mais qui m’a surpris par la qualité de sa musique est le groupe britannique Agrona, qui sort son premier album Realm Of The Fallen. Un black metal mélodique et bien ficelé avec un très beau lyrics video pour la pièce I Chose To Burn. Une belle découverte!

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#15 Bleeding ThroughLove Will Kill All

Groupe revenu d’entre les morts après quatre ans d’absence, le groupe de metalcore Bleeding Through revient en force avec Love Will Kill All, leur huitième album. Avec un son percutant qui me fait penser à une version plus dark de As I Lay Dying, on peut dire que c’est un excellent retour!

Auteur : Maxime Pagé

Sirenia @ Katacombes (Montréal)

C’était le rendez-vous des fans de metal symphonique vendredi soir alors que le groupe norvégien Sirenia s’arrêtait au Katacombes dans le cadre de sa première tournée nord-américaine en tant que tête d’affiche. Les groupes Dire Peril, Valinor Excelsior et Threat Signal faisaient office de première partie.

Dire Peril : un power metal efficace

Le groupe californien Dire Peril s’est présenté sur scène devant une salle très dégarnie et c’est assez dommage! Oeuvrant dans un power metal à thématique sci-fi aux sonorités très influencées par Blind Guardian et Iced Earth, ils ont offert une performance très efficace et dégageaient une très bonne énergie. Cette aisance sur scène est assez surprenante compte tenu que c’est leur toute première tournée. Le chanteur John Yelland avait une excellente voix et tous les membres avaient une bonne complicité. Seule la bassiste Chelsea McMasters restait un peu en retrait contrairement aux autres mais ce détail n’a en aucun cas miné leur prestation. Dire Peril est définitivement un nom à surveiller pour tous les fans de power metal!

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Valinor Excelsior : Directement de la Colombie!

C’était maintenant au tour du groupe Valinor Excelsior de nous présenter leur matériel et la surprise était de taille. Étant aussi à leur première grosse tournée, les Colombiens nous ont envoyé un metal réglé au quart de tour grandement inspiré de groupes comme Judas Priest et Iron Maiden. Certains des membres ne semblent pas avoir fait le voyage mais même avec un personnel réduit, le tout sonnait très bien. Les deux guitaristes, Fernando Moreno et Carlos Mendoza, étaient excellents et leurs solos en double étaient très tight! Le chanteur, Jhonny Velazco, avait une bonne voix mais il faut dire que sa présence sur scène et ses interractions avec la foule sont à retravailler. Qu’à cela ne tienne, Valinor Excelsior ont livré la marchandise et le tout était très agréable!

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Threat Signal : Un metalcore comme il ne s’en fait plus

La première fois que j’ai vu Threat Signal en spectacle, c’était en 2006 en première partie de Soilwork aux Foufounes Électriques et le groupe m’avait fait bonne impression. Le metalcore est un genre mal-aimé et souvent avec raisons avec les multiples émules de groupes connus avec des thématiques souvent trop larmoyantes et dramatiques pour la ligue. Mais Threat Signal ne tombe heureusement pas dans cette catégorie. Le groupe ontarien ont profité de cette tournée pour présenter leur plus récent album Disconnect, et on peut dire que ça rentrait au poste!  C’était également l’occasion pour le groupe de présenter son nouveau bassiste Ryan Miller, en remplacement de Pat Kavanagh qui était dans le groupe depuis déjà douze ans.Le chanteur Jon Howard est un excellent frontman et tous les membres avaient l’air d’avoir un plaisir fou sur scène. Malgré leur nouveau matériel, leur setlist était surtout composées de vieux titres comme Rational Eyes, New Beginning et Through My Eyes, pour le bon plaisir des vieux fans. Threat Signal ont donné une excellente performance et j’espère les revoir avec une line-up qui les mettra plus en valeur.

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Sirenia : Épique et envoûtant

Le dernier passage de Sirenia dans la métropole remonte à l’an passé alors qu’ils faisaient la première partie d’Arkona et, à mon humble avis, ils avaient carrément volé la vedette! Malheureusement, c’est devant une salle très peu remplie que le groupe est monté sur la scène des Katacombes. Malgré tout, les musiciens ont présenté leur matériel avec le sourire et il est clairement difficile de rester de glace devant le charisme de leur chanteuse Emmanuelle Zoldan. Pour le spectacle de ce soir, le groupe a pigé dans une bonne partie de sa discographie mais la plupart des titres provenaient de leur dernier album Dim Days Of Dolor comme Goddess Of The Sea et Treasure N’ Treason. La voix d’Emmanuelle Zoldan était excellente et ses interractions avec la foule étaient chaleureuses, ce qui a été très apprécié par les gens présents. On a aussi eu droit à quelques pièces plus vieilles comme Meridian tirée du premier album ainsi que My Mind’s Eyes et The Other Side, très populaires auprès du public. La prestation de Sirenia était impeccable et je trouve encore dommage que malgré la présence d’un groupe de ce calibre en ville, peu de gens se soient déplacés pour les voir.

Setlist : Goddess Of The Sea, Cold Caress, Treasure N’ Treason, Lost In Life, The Funeral March, Dim Days Of Dolor, Meridian, The End Of It All, Ashes To Ashes, My Destiny Coming To Pass, The Path To Decay, My Mind’s Eye, The Other Side

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Carpenter Brut @ Théâtre Corona (Montréal)

En ce samedi soir, je sors de ma zone de confort pour me rendre au spectacle du groupe électro français Carpenter Brut au Théâtre Corona, à guichet fermé depuis déjà un bon moment. Ils semblent jouïr d’une popularité monstre depuis la sortie de leur album Trilogy et j’étais curieux de voir comment le tout allait être retranscrit en live. Je plonge alors tête première dans les années 80 pour un spectacle qui allait devenir un des mes meilleurs de 2018!

Le Matos : Une bonne bande sonore…

…mais pas nécessairement intéressant en live. Le duo électro montréalais Le Matos mené par Jean-Philippe Bernier et Jean-Nicolas Leupi oeuvre aussi dans des sonorités très années 80 et ont même composé la bande sonore du film Turbo Kid sorti en 2015. C’est donc devant une salle déjà pleine qu’ils nous ont présenté leur matériel avec un set-up assez épuré constitié de tables de DJ et de grands paneaux illuminés représentant leur symbole (deux mains dans un cercle). Si leur musique est tout de même agréable à l’oreille et se prête bien aux bandes sonores, je doute quelque peu de sa pertinence dans le cadre d’un spectacle en live. La foule semblait tout de même apprécier l’ambiance mais certains trouvaient leur set long, répétitif et manquait un peu de punch. Leur musique est loin d’être mauvaise, mais un spectacle n’est peut-être pas le meilleur medium pour l’apprécier à sa juste valeur.

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Carpenter Brut : Hallucinant!

Carpenter Brut est un phénomène assez intéressant, regroupant certes les fans d’électro mais ayant aussi la cote auprès des metalheads. Le résultat donne une foule assez hérétoclite, tous réunis pour l’amour de la musique percutante! La présente tournée fait la promotion de leur plus récent album Leather Teeth qui m’avait un peu moins impressioné que Trilogy mais j’étais tout de même curieux de l’entendre en live. N’étant pas un habitué de la scène électro, je ne savais pas trop à quoi m’attendre niveau foule ou performance, mais ce que j’ai vu ce soir est monté directement dans mon top des meilleurs spectacles que j’ai vu jusqu’à maintenant en 2018!

Même si Leather Teeth était à l’honneur, la grand majorité des pièces provenaient de leur album Trilogy, ce qui est pour moi un énorme plus! Mais je dois dire que les nouvelles pièces s’harmonisent très bien avec le reste de leur matériel, même que je les préfère en live qu’en album. Niveau artifices de scène et éclairage, c’était tout simplement hallucinant! Pendant les chansons, des films d’horreur de série B des années 80 modifiés par le groupe étaient projetés sur un écran géant et j’ai rarement vu un éclairage aussi intense et réussi (et oui, c’était encore mieux que celui de Meshuggah!). J’ai un peu de difficulté quand les projets d’électro ne comporte que des DJ mais quand on a droit à une vraie guitare électrique et du vrai drum, je suis conquis! Les points forts de la soirée ont été sans aucun doute l’interprétation de Turbo Killer, leur chanson la plus percutante, la très groovy Disco Zombi Italia et, juste pour la projection des plus hilarantes, Meet Matt Stryker! Le tout a vraiment culminé avec la reprise de la chanson Maniac de Michael Sembello où tout le monde chantait à gorge déployée et je pense même que j’aime plus leur cover que l’original!

En résumé, je suis sorti du spectacle de Carpenter Brut complètement flabbergasté et j’y serais retourné immédiatement! Ce fut un concert des plus mémorables avec une énergie folle et contagieuse! À leur prochain passage à Montréal, j’y serai, n’ayez aucun doute là-dessus!

Setlist : Leather Teeth, Division Ruine, Roller Mobster, Beware The Beast, Wake Up The President, Chew BubbleGum And Kick Ass, Turbo Killer, Paradise Warfare, Cheerleader Effect, Meet Matt Stryker, Monday Hunt, Inferno Galore, SexKiller On The Loose, Disco Zombi Italia, Hairspray Hurricane, Le Perv, Maniac (Michael Sembello Cover)

Auteur : Maxime Pagé

Fascination morbide avec Mary Sisuei Entrevue

Après ses récentes escapades visuelles dans l’univers du burlesque, Thorium Mag a eu le plaisir de rencontrer Mary Sisuei pour en savoir plus sur ce personnage, sur l’univers burlesque et sur ce nouveau Morbid Fascination Show.

Comme dans toutes les histoires fabuleuses, celle-ci est née d’une rencontre hasardeuse. C’est forcée par ses amis à se rendre au Mont Royal, un de ces fameux dimanche d’été où le Mont est si animé, qu’une employée de la restauration fait la rencontre qui allait la marquer le plus : une troupe d’artistes jongleur y fait son numéro et l’intrigue. Il aura fallu qu’ils commencent à jouer avec le feu (littéralement !) pour lui mettre des étoiles dans les yeux. Le personnage de Mary Sisuei était né !

Thorium Mag : Bonjour Mary, pourrais-tu présenter ton parcours en quelques mots ?

Mary Sisuei : Ça fait maintenant un peu plus de deux ans que je performe ! J’ai commencé par tous les numéros liés au feu (cracheur de feu, fouet de feu…), j’ai ensuite exploré différents aspects comme la danse et le ballet pour finalement prendre des cours avec Arabesque burlesque. Dix semaines intensives avec une instructrice incroyable ! Depuis ce temps-là, je continue à me découvrir moi-même, mon personnage évolue au fur et à mesure que je travaille de nouveaux numéros et que je réfléchi à la direction à me donner. Actuellement je suis en plein dans les thématiques morbides, freak show, alternatif et qui peut choquer !

T : Qu’est ce qui se passe dans la tête d’une femme qui se tourne vers le burlesque ?

MS : J’ai toujours été confortable avec mon corps et je voulais vraiment m’essayer à toutes les formes d’art, j’ai d’ailleurs encore une longue liste de disciplines à découvrir comme lancer des couteaux ou avaler des sabres ! Donc j’ai tenté le burlesque, pour voir au départ, puis j’ai adoré ça. J’avais déjà fait quelques numéros avant de prendre des cours mais ma manière de voir les performances a vraiment changé après ça. On vient à se poser plus de questions : quelle est l’histoire de ton personnage ? Si on enlève certains morceaux, pourquoi on le fait ? Ce n’est pas juste pour se dénuder.

T : Justement à ce propos, quelqu’un d’étranger à cet univers pourrait croire que c’est comme aller dans un club de danseuses, qu’est ce que tu dirais à ce genre de personne ?

MS : Je fais beaucoup face à ce stigma. Le burlesque c’est vraiment l’art de la séduction. C’est raconter une histoire en séduisant le public, en utilisant sa féminité, sa sensualité mais aussi sa masculinité, des hommes participent également. Il y a vraiment une histoire derrière le numéro, ce n’est pas juste enlever son linge pour enlever son linge. C’est une forme d’art, au lieu d’exprimer mes émotions via un pinceau et une toile, je les exprime sur scène avec mon corps.

T : Ce projet que tu lances, le Morbid Fascination Show, peux-tu nous en dire plus ?

MS : En avril dernière c’était la deuxième édition ! Après avoir tenté le concept dans un autre bar, on a fait évoluer la formule pour avoir un show complet mensuel qui veut donner un espace pour tous les performeurs alternatifs qui peuvent pas facilement se faire engager dans les cabarets traditionnels parce qu’ils ne rentrent pas vraiment dans le « beau et brillant ». Ici ils trouvent une place pour s’exprimer sans contraintes et être fous ! Notre touche à nous c’est vraiment cet aspect « freak show ».

T : Comment entrevois-tu le futur proche de ce projet ?

MS : Pour le moment c’est un évènement mensuel. Le Morbid Fascination c’est le premier bébé de ma compagnie de cirque, le cirque NiKa, qui a aussi cette mission de laisser une place aux arts alternatifs et de mettre ensemble cirque, freak show et burlesque dans une formule qui peut plaire à tout le monde. Avec NiKa on s’éloigne de l’underground vers le grand public. Morbid Fascination c’est un cadeau que je me fais, le show dans lequel je veux performer et qui lui a une visée plus alternative. Mais pour le futur j’aimerais bâtir des spectacles de plus grande envergure, avec une grosse chorégraphie, des possibilités de tournées…

T : Il y a donc un grand public burlesque/freak show à Montréal et au Québec en général ?

MS : C’est certain qu’il y a des spectacles de freak show qui tournent de temps en temps mais pas vraiment de manière régulière. Une troupe qui tourne et que j’adore c’est le Blue Mushroom Psykus, certains sont à Toronto, d’autres ici et des membres ponctuels plus éparpillés. De temps en temps au Wiggle Room il y a des spectacles qui repoussent un peu les frontières mais c’est plus rare, ils se concentrent plus sur le style cabaret ou burlesque traditionnel.

T : Pour terminer, que dirais tu à quelqu’un de complètement étranger à cet univers pour l’inciter à venir voir ton spectacle ?

MS : Si quelqu’un veut entrer dans un univers qui est complètement différent de ce qu’il est habitué de voir, s’il veut pouvoir se lier à ses petits démons intérieurs, découvrir que la noirceur n’est pas si noire et qu’il y a quand même des belles choses dans ce qui est « laid », alors il trouvera son bonheur au spectacle !

Le Morbid Fascination Show c’est tous les deuxièmes dimanches du mois, au Piranha Bar de Montréal. Pour plus d’infos c’est par ici !

Auteur : Thomas Mazerolles

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