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The Darkness @ Théâtre Corona (Montréal)

Une énorme dose de rock attendait les fans de Montréal alors que le groupe britannique The Darkness s’emparait du Théâtre Corona mardi soir! Cela faisait presque cinq ans que les créateurs du classique I Believe In A Thing Called Love ne nous avaient pas rendu visite et plusieurs étaient impatients d’entendre l’excellent Pinewood Smile en live! Diarrhea Planet, un groupe rock de Nashville ouvrait le bal pour une soirée riche en riffs et en spandex!

Diarrhea Planet : Over the top…mais pas dans le bon sens

Comme la grande majorité des gens présents, je n’avais jamais entendu parler du groupe Diarrhea Planet avant ce soir et avec un nom comme le leur je m’attendais à quelque chose d’humoristique, de pas trop sérieux. Ils oeuvrent dans un rock très standard mais ce qui frappe le plus, c’est de voir qu’ils sont…quatres guitaristes sur scène! Avec autant de musiciens sur scène je m’attendais à une sonorité recherchée car on s’entend qu’avec tout ça, les possibilités sont presques infinies! Malheureusement et malgré toute l’énergie déployé, leur musique tombe vraiment à plat avec des chansons où le power chord est roi et maître et j’oserais même dire que deux guitares auraient été amplement suffisantes. Toutes les chansons finissaient par se ressembler et on aura plus dit un groupe d’amis qui pratiquaient ensemble, ce qui est assez moyen Diarrhea Planet m’aura laissé totalement de glace et même déçu par ce gaspillage de potentiel.

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The Darkness : Le rock ‘n’ roll à l’état pur!

The Darkness a la réputation de rocker comme personne et ils allaient nous le prouver en ce mardi soir alors que le parterre du Théâtre Corona était très bien rempli! C’est après une intro épique que le groupe est monté sur scène et qu’on a pu voir l’excentricité de l’habillement du chanteur Justin Hawkins (tout en léopard). Open Fire a ouvert les hostilités et, dès le départ, le son et l’éclairage étaient excellents, ce qui est vraiment nécessaire pour apprécier un spectacle comme celui-là. On peut aussi dire que les vieux fans ont été très gâtés : la majorité des chansons provenaient de leur premier album Permission To Land. On s’est donc fait envoyé des classiques comme Get Your Hands Of My Woman, Black Shuck et Love Is Only A Feeling. Les pièces de leur dernier album Pinewood Smile rentraient aussi solidement au poste surtout Buccaneers Of Hispaniola et All The Pretty Girls!

Comme frontman, Justin Hawkins est excellent et avait le public dans sa poche dès le début du spectacle. Pendant tout le temps de leur set, il essayait tant bien que mal de s’adresser à la foule en français et ça a donné des moments assez cocasses! Peu de chanteur prennent le temps de déconner avec le public, ce qui est assez dommage. Un autre qui volait la vedette était sans aucun doute le bassiste Frankie Poullain avec son costume tout droit sorti des années 70 et on peut dire que ça lui va comme un gant (moustache incluse). Durant le rappel, ils ont finalement joué la pièce que tout le monde attendait avec impatience : I Believe In A Thing Called Love! Le parterre s’est alors agité comme jamais et les gens présents s’en sont donné à coeur joie! Ils nous ont finalement laissé avec Love On The Rocks With No Ice, une autre très bonne chanson tirée de leur premier album!

The Darkness ont donné un excellent spectacle et nous ont montré ce qu’est la véritable essence du rock ‘n’ roll : une musique percutante et suintante pour faire le party sans lendemain!

Setlist : Open Fire, Love Is Only A Feeling, Southern Trains, Black Shuck, One Way Ticket, Givin’ Up, All The Pretty Girls, Barbarian, Buccaneers Of Hispaniola, Friday Night, Every Inch Of You, Solid Gold, Stuck In A Rut, Get Your Hands Off My Woman, Growing On Me, Japanese Prisoner Of Love, I Believe In A Thing Called Love, Love On The Rocks With No Ice

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Paul Blondé

Hands Of Despair / Daedalean Complex @ L'Anti Bar & Spectacles (Québec)

Dans le cadre de leur tournée pour le lancement de leur nouvel album Well Of The Disquieted, le groupe Hands Of Despair était de passage dans la belle ville de Québec pour casser la baraque! Malheureusement, le groupe Sanguine Glacialis a dû annuler sa présence  à cause d’un mauvais virus, ce qui est extrêmement dommage. Le chroniqueur montréalais que je suis s’est donc exilé le temps d’un soir dans la capitale nationale pour couvrir cet événement qui rassemblait également les formations Daedalean Complex et Trobar.

Trobar : Solide, entraînant et sans prétention!

Le groupe de Rimouski Trobar s’est fait offert une place in extremis sur le line-up du spectacle de ce soir et je me demandais bien comment ils allaient tirer leur épingle du jeu avec leur musique nettement plus joyeuse et upbeat que le reste. Je peux vous dire que j’ai été agréablement surpris par leur prestation qui a été des plus plaisantes! Dès le départ, le son est excellent et les musiciens ont l’air d’avoir un plaisir fou à être sur scène, un détail qui n’est aucunement négligeable. Les pièces jouées provenaient de leur album Charivari et de leur split avec Distoriam et Trollwar dont la chanson Marée Noire mais les gens présents ont aussi eu droit à deux nouvelles chansons qui paraîtront sur le nouvel album. La chanteuse et flutiste Pascale Lévesque était très énergique et offrait une très bonne performance autant vocale que musicale. Le seul bémol que je pourrais apporter est que le guitariste et la bassiste manquaient un peu de vigueur et semblaient même un peu isolés dans leur coin de la scène. Somme toute, Trobar ont offert une très bonne prestation et j’espère les revoir bientôt dans un spectacle à Montréal!

Setlist : Marée Noire, Armageddon, Ascension, Neuf Orteils et Dix Sous, Le Bosquet

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Daedalean Complex : Un melodeath industriel très efficace

Je n’avais jamais vu le groupe Daedalean Complex mais j’en avais souvent surtout entendu parlé, surtout à ses débuts plus gothique et industriel. Je dois avouer que toute l’attitude que le groupe se donnait à l’époque ne me plaisait pas vraiment et ça a donc été une agréable surprise de voir un line-up et d’entendre un son complètement différent, allant plus dans un melodeath avec quelques éléments d’electro et d’industriel. En plus des nouveaux musiciens dont Eddy Levitsky (jouant aussi dans le groupe montréalais Hollow), la chanteuse Karina Charbonnier du groupe Empress a aussi été invitée sur scène pour chanter quelques chansons. Le chanteur David Habon (aka Daedalus) est un bon frontman et son vocal était très efficace! La plupart des morceaux joués ce soir provenaient de leur plus récent album After The Fall et ça sonnait très bien! J’ai eu l’impression à quelques reprises que leur prestation et le playback n’étaient pas tout à fait synchro et que le drum manquait parfois de justesse, mais ce ne sont que des détails mineurs qui n’ont en aucun cas affecté mon appréciation de leur set. Daedalean Complex nous en ont mis plein la gueule et si vous êtes fan de melodeath sombre et ambiant, c’est le groupe qu’il vous faut!

Setlist : The Fall Of Icarus, Breaking The Chains, Chrysalis, Elysian Fields, Sacred Desire, Divide And Conquer, The Darkest Path, Echoes Of Your Voice, Frozen Shade, The Wanderer, Under The Umbrella, The Illusion Of Freedom

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Hands Of Despair : Le désespoir incarné!

C’était finalement temps pour Hands Of Despair de monter sur la scène de l’Anti pour présenter aux fans de Québec son tout nouvel album Well Of The Disquieted. Tout a commencé avec les trois parties de L’Invasion et je crois sincèrement que la qualité du son était la meilleure que j’ai entendu dans une petite salle. Tous les instruments sont parfaitement audibles, même chose pour le vocal et les voix enregistrées en playback qui étaient en parfaite harmonie. La foule, bien que maigre, semblait vraiment apprécié la musique qui leur était présentée et plusieurs headbangaient à l’unison. Niveau présence scénique, le groupe était impeccable et le chanteur Jeff Mott se donnait corps et âme, surtout lors des chansons La Ballade Des Gens Heureux. Comme pour leur spectacle de Montréal, des pièces plus vieilles ont été jouées comme Shattered Memories et Veil, des valeurs sûres pour le groupe.

Le clou du spectacle a été sans aucun doute la prestation de la chanson Body And Souls, leur plus récent single : de la brutalité pure pendant un gros seize minutes! Une chanson comme celle-là nécessite un excellent son pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur et je crois qu’on a justement eu les meilleures conditions sonores possibles! En guise de finale, c’est avec la pièce Étoc que le groupe nous a quitté et c’était des plus efficaces! Après avoir vu le groupe à mainte reprises et ayant fais la critique de plusieurs de leur spectacle, je crois honnêtement que c’était la meilleure prestation de Hands Of Despair que j’ai pu voir à ce jour. Le son était tout simplement excellent du début à la fin et le groupe a donné une excellente performance. Chapeau!

SetlistL’Invasion I – Encres TroublesL’Invasion II – La SalveL’Invasion III – L’ÉlégieLa Ballade Des Gens Heureux, Shattered Memories, Veil, Body And Souls, Étoc

Auteur : Maxime Pagé

Cradle Of Filth @ Théâtre Corona (Montréal)

Une atmosphère lugubre planait sur la Théâtre Corona mardi soir alors que le groupe britannique Cradle Of Filth était venu hanter le public montréalais pour la promotion de son plus récent album Cryptoriana – The Seductiveness Of Decay. Pour agrémenter ce théâtre des plus macabres, les groupes Jinjer d’Ukraine et Uncured de New York ouvraient le bal.

Uncured : Technique et pesant

Le jeune groupe Uncured semble avoir la cote ces temps-ci et c’est mérité! Après avoir tourné avec Katatonia et Children Of Bodom, les voici avec une autre tournée d’envergure où ils pourront montrer ce dont ils sont capables devant un large public. Avec un death metal prog très solide, le groupe mené par les deux jeunes frères Cox est très solide en live et est très énergique. Pour moi il est encore impressionnant de constater le grand talent de ceux-ci alors qu’ils ne sont âgés que de 17 et 19 ans! La plupart des chansons provenaient de leur unique album Medusa mais une surprise attendait les fans avec une toute nouvelle chanson jouée à la fin de leur set. Du nouveau matériel leur ferait amplement de bien car d’une tournée à l’autre le même set semble revenir encore et encore. Qu’à cela ne tienne, Uncured ont offert une bonne prestation et on peut s’attendre à les revoir très bientôt à Montréal avec un nouvel album derrière la cravate!

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Jinjer : Un coup de poing en pleine gueule!

C’était maintenant au tour du groupe ukrainien Jinjer de monter sur la scène du Corona pour leur tout premier spectacle à Montréal et on sentait qu’une bonne partie de la foule s’était déplacée exclusivement pour eux. Je n’avais jamais entendu leur musique avant ce soir mais j’avais certaines appréhensions quant à leur style musical tirant beaucoup vers le core. Je dois vous dire que j’ai été agréablement surpris par ce que j’ai vu et entendu (et pas seulement parce que la chanteuse est excessivement jolie et badass). Très rapidement, Tatiana Shmailyuk est devenu pour moi la meilleure frontwoman que j’ai jamais vue : un vocal ultra varié allant du growl jusqu’au chant plus jazzy et une énergie comme j’en ai rarement vu sur une scène! Musicalement, c’est un gros melting pot de plein de choses comme un drum très death metal avec des blast beats, des riffs lourds un peu djent avec des breakdowns efficaces et de temps à autre on nous lance des sonorités jazz ou presque reggae. Jinjer aura été une excellente découverte et je n’hésiterai pas à aller les revoir lors de leur prestation au Heavy Montreal cet été!

Setlist : Who Is Gonna Be The One?, Words Of Wisdom, Sit Stay Roll Over, I Speak Astronomy, Just Another, Pisces, Captain Clock, Outlander, No Hoard Of Value, Bad Water

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Cradle Of Filth : Quand le théâtre infernal tombe un peu à plat

Le groupe Cradle Of Filth en est un qui est très habitué à la scène montréalaise et vient jouer dans la métropole à presque chaque année. C’est donc devant une salle relativement bien remplie mais loin d’être pleine que le groupe a entamé sa prestation avec Gilded Cunt, chanson brutale qui a eu un effet instantané sur la foule. Les vieux fans du groupe ont été particulièrement gâtés et bombardés avec des vieux classiques comme Beneath The Howling Stars, Born In A Burial Gown et Dusk And Her Embrace. On a même eu droit à Bathory Aria, chanson tirée de Cruelty And The Beast que je n’avais jamais entendu live jusqu’à maintenant! Le leader Dani Filth avait l’air en forme, son vocal strident qui lui est propre était au rendez-vous et nous a communiqué à maintes reprises son amour pour Eugénie Bouchard (oui oui, vous avez bien lu). Mention spéciale au guitariste Rich Shaw qui se donnait corps et âme en jouant de la guitare ET en tournant sur lui-même comme un malade. J’aurais vomi au moins deux ou trois fois!

Tout sonnait très bien mais je dois avouer qu’après avoir vu le groupe à de multiples reprises, je remarque que l’aspect théâtrale qui rendait le groupe si spécial a tout simplement disparu. Aucun artifice ou presque, presque aucun costume sauf pour Dani Filth, rien du tout! À part le chanteur et le guitariste Rich Shaw, j’ai trouvé que l’essence du groupe s’était quelque peu volatilisée. La claviériste Lindsay Schoolcraft, qui pourtant chante très bien et est très bonne avec son instrument, était cruellement sous-utilisée et je me suis même demandé à un certain moment si sa présence sur scène était nécessaire, ce qui est extrêmement triste. Les intro de chansons comme Her Ghost In The Fog ou encore Born In A Burial Gown auraient pu être jouées en live, mais mardi soir le playback était roi. La dernière partie du spectacle était surtout composée de classiques comme Her Ghost In The Fog, Nymphetamine (Fix) et, comme finale, nulle autre que From The Cradle To Enslave.

Somme toute, Cradle Of Filth a offert une performance correcte, sans plus. J’ai quelques fois l’impression que leur heure de gloire est un peu passée et que, malgré les albums de qualité qu’ils ont offert dans les dernières années, l’ambiance en live n’y est carrément plus. Dommage!

Setlist : Gilded Cunt, Beneath The Howling Stars, Blackest Magick In Practice, Heartbreak And Seance, Bathory Aria, Dusk And Her Embrace, The Death Of Love, You Will Know The Lion By His Claws, The Promise Of Fever, Nymphetamine (Fix), Her Ghost In The Fog, Born In A Burial Gown, From The Cradle To Enslave

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Morbid Fascination Show @ Piranha Bar (Montréal)

Retour en images sur le Morbid Fascination Show du 8 avril dernier au Piranha Bar!

Photographe : Thomas Mazerolles

Hands Of Despair / Sanguine Glacialis @ Petit Campus (Montréal)

Une grosse soirée attendait les gens présents au Petit Campus vendredi avec le double lancement d’albums des groupe Hands Of Despair et Sanguine Glacialis, deux excellents joueurs de la scène montréalaise! Le spectacle n’était pas encore commencé que la salle se remplissait lentement mais sûrement et tout ça s’enlignait pour être un franc succès. Pour l’occasion, le groupe Within Embers s’est déplacé directement de Québec pour assurer la première partie.

Within Embers : Un rock/metal assez prometteur!

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler du groupe Within Embers mais j’avais entendu beaucoup de bons commentaires à leur égard. Le groupe y va avec un mix assez égal de métal et de rock et ce n’est pas mauvais du tout! Par contre, dès le début de leur prestation, on se rend compte que le son est assez brouillon : la basse est trop fort et une des guitares est quelque peu inaudible. Mais malgré tout, le jeune groupe m’a tout de même impressionné par son aisance sur scène et la voix de la chanteuse était excellente! Les chansons étaient un peu disparates au niveau de la composition et on ne savait pas toujours où le tout s’en allait, mais leur prestation a été agréable!

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Sanguine Glacialis : La musique qui rend fou!

Maintenant le tour d’un des groupes vedettes de la soirée : Sanguine Glacialis! Le spectacle de vendredi soir marquait le lancement de leur deuxième album Hadopelagic et quoi de mieux pour promouvoir ce nouvel opus que de le jouer dans son intégralité! Le seul hic : le son est encore très brouillon comme pour le premier groupe et pour vraiment apprécier la musique du groupe, c’est un élément primordial! C’est ainsi que la très bonne pièce Aenigma s’est perdu dans un mur de son…mais au moins dès la deuxième pièce intitulé Kraken, la situation s’est quelque peu arrangée. La chanteuse Maude Théberge, malgré le fait qu’elle nous ait annoncé qu’elle était malade, était excellente! Elle sonne clairement mieux que beaucoup de chanteuses, et ce sans la grippe! Les musiciens étaient tous très dynamiques sur scène mais je dois avouer qu’à quelques occasions, je trouvais que le drum n’était pas toujours tight et toute la rythmique en prenait un coup. Les pièces Kraken, Funeral For Inner Ashes et Monsters ont été les meilleurs moments de la soirée, surtout cette dernière qui rentrait très solidement! Malgré le son qui laissait à désirer, Sanguine Glacialis a offert une excellente performance et j’espère justement les revoir dans de meilleures circonstances!

Setlist : Aenigma, Kraken, Le cri tragique d’une enfant viciée, Libera Me, Funeral For Inner Ashes, Oblivion Whispers, Deux Ex Machina, Missa Di Angelis, Un ineffable mal-être, Monsters

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Hands Of Despair : Plus pesant que ça, tu meurs!

Hands Of Despair est un groupe qui ne déçoit pas! Je me rappelle du lancement de l’album Bereft qui s’est également fait au Petit Campus et j’avais été grandement impressionné. C’est donc deux ans plus tard que le groupe lance son troisième album intitulé Well Of The Disquieted. C’est justement avec les trois parties de la chanson L’Invasion que le groupe débute ce set riche en agressivité et en mélancolie! Après les deux prestations précédentes où le son laissait à désirer, c’est avec un soupir de soulagement que je constate qu’on a enfin quelque chose qui a de l’allure! Ce n’est pas parfait, comme pour l’inégalité de son entre les deux guitares ou le micro qui coupait, mais on voit tout de même une nette amélioration.

Après avoir vu le groupe à plusieurs reprises, je dois dire que c’est probablement la prestation la plus efficace que j’ai pu voir à ce jour! Le chanteur Jeffrey MacDermott était très en forme et très actif sur scène et le même commentaire peut être mentionné pour les autres musiciens. Et tu sais qu’une performance est intense quand ton bassiste est tellement dedans qu’il en perd ses lunettes! Le groupe nous a fait voyager à travers les différentes époques du groupe avec des pièces comme Veil de l’album Bereft ou encore Shattered Memories de Hereafter. Une des nouvelles pièces, La ballade des gens heureux (non ce n’est pas un cover de la chanson de Gérard Lenorman), était particulièrement efficace et la finale était tout simplement méchante. En gros, c’était de l’excellent matériel pour headbang! Mais de nous envoyer à la gueule la pièce Body And Souls, un monstre de seize minutes, c’était vraiment ambitieux…et tout à fait réussi! Le tout s’est terminé avec la chanson Étoc, et quelle finale ce fut!

Le lancement de Hands Of Despair en a été un des plus réussi et je vous conseille fortement d’aller vous procurer leur tout nouvel album Well Of The Disquieted dont vous pouvez lire ma critique ici!

SetlistL’Invasion I – Encres TroublesL’Invasion II – La SalveL’Invasion III – L’ÉlégieLa Ballade Des Gens Heureux, Veil, Shattered Memories, Body And Souls, Étoc

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Ex Deo @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Ex Deo, le side project des gars de Kataklysm, se produisait aux Foufs vendredi soir pour un spectacle spécial juste avant de partir pour leur tournée européenne avec Ensiferum. Les prestations du groupe se font assez rares et les fans n’ont pas hésité un instant à acheter leur billet! Les groupes Distoriam et Valfreya assuraient la première partie de ce spectacle épique!

Distoriam : Le pire band ever…

…ou du moins c’est ce qu’ils essaient de nous faire croire! J’avais déjà vu le groupe en première partie de Alestorm l’an passé et ils avaient donné une excellente performance, c’était presque magique! C’est devant une salle très peu remplie qu’ils se sont présentés sur scène avec la chanson Hymn To Mead, un incontournable! Les membres de Distoriam sont toujours aussi à l’aise sur scène même avec le très peu d’espace qu’ils avaient. La plupart des pièces provenaient de leur unique album Chapter I : Vinlanders mais nous avons également eu droit à plusieurs surprises dont deux nouvelles chansons et un très bref cover de la Chant Sacrée de Laurent Paquin. Malheureusement pour eux, le son était assez brouillon et à certains moments c’était difficile de distinguer le son des instruments, ce qui est dommage. Malgré la maigre foule, les gens présents avaient l’air d’avoir beaucoup de plaisir et participaient beaucoup! C’est toujours très divertissant de voir Distoriam en spectacle et j’en aurais pris plus!

Setlist : Hymn To Mead, Us, Travelers, La Guilde de l’Or et du Roy, Chant Sacré, Under Blackbird Wings, The Call To Freedom

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Valfreya : Bonne performance, mauvais choix de chansons?

Les habitués de la scène montréalaise connaissent sans aucun doute le groupe de folk metal Valfreya. Roulant leur bosse depuis presque 10 ans et ayant deux albums à leur actif, le groupe mené par Corinne Cardinal (aka Crook) n’a rien à envier niveau expérience de scène. Les changements au sein du groupe ont été assez récurrents au cours des dernières années, autant au niveau des membres que de leur musique. Chose à noter, le son est définitivement meilleur que pour le groupe précédent, ce qui est un bon signe pour la suite des choses! Le vocal de Corinne Cardinal est excellent, autant pour ses screams que pour le vocal clean et plus opératique. Elle est également une bonne frontwoman et ses interractions avec la foule, même si certaines d’entre elles sont un peu trop cheesy à mon goût, sont relativement efficaces. Par contre, si les pièces plus festives ont la cote chez le public, les chansons plus lentes ont quelques peu refroidit l’ambiance vers la fin du spectacle. J’ai même eu l’impression fâcheuse que leur set aurait pu être plus court. Mauvais choix au niveau de la setlist peut-être, qui sait? Valfreya ont tout de même offert une prestation juste et énergique qui a tout de même su plaire à plusieurs personnes présentes!

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Ex Deo : Quand la légion te passe sur le corps!

C’était maintenant au tour de Ex Deo de fouler les planches des Foufs! Cela faisait déjà un bon moment que je n’avais pas vu le groupe en spectacle, la dernière fois étant en 2012 dans le cadre du Paganfest. On peut donc dire que même si le groupe est de Montréal, leurs visites sont assez rares! Avec un nouvel album, The Immortal Wars, ils étaient fin prêts à nous en envoyer plein la gueule avec leur death épique! Tout a commencé avec The Rise Of Hannibal et si la foule avait été relativement agitée au cours de la soirée, c’était maintenant à un autre niveau! La bande de Maurizio Iacono, toute d’armure vêtue, était réglé au quart de tour et ça sonnait comme une tonne de briques! Les nouvelles chansons sonnent vraiment bien en live et se mélangent aussi très bien avec les titres plus anciens. La pièce qui a eu probablement le plus de succès a été l’excellente I, Caligvla où la foule s’est carrément déchâinée! Je crois même que j’en aurai encore mal au cou demain matin! Toutes les chansons ont été jouées avec justesse et avec les orchestrations, c’était grandiose!

Malgré tout, j’ai certaines réserves quant à la présence scénique de Maurizio Iacono qui était des plus statiques, sauf pour certains poses qu’il prenaient de temps à autre. Alors que les autres musiciens se donnaient corps et âme et headbangaient à l’unison, lui restait plus souvent qu’autrement immobile au milieu de la scène. Les interractions avec la foule a aussi été tenue au minimum, ce que j’ai trouvé un peu dommage. La seule chose positive et digne de mention a été un wall of death bien commandé et bien exécuté. Quoi de mieux pour terminer le tout que leur premier single, Romulus : épique, solide, efficace!

Somme tout, les gars d’Ex Deo ont offert une solide prestation devant une salle très bien remplie! Si ce spectacle se voulait un rodage pour leur tournée européenne, je n’ai aucun doute quant à la satisfaction que les chansons procureront aux fans de l’autre côté de l’Atlantique!

Setlist : The Rise Of Hannibal, I, Caligvla, The Tiberius Cliff (Exile To Capri), Pollice Verso (Damnatio Ad Bestia)Cato Major: Carthago Delenda Est!Ad Victoriam (The Battle of Zama)Legio XIIIThe Final War (Battle Of Actium), The Roman, Romulus

Auteur : Maxime Pagé

Dix albums métal à découvrir en avril

#1 Hands Of DespairWell Of The Disquieted

Un des albums que j’attendais le plus cette année, Well Of The Disquieted est le troisième opus du groupe Hands Of Despair. Mélangeant habilement les éléments death, black, et doom metal, cet album est un must pour tous les fans de musique agressive mais planante! Vous pouvez lire ma critique de cet album ici!

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#2 KalmahPalo

Le groupe Kalmah est de retour cinq ans après la sortie du très bon Seven Swamphony. Avec Palo, on sent une changement de direction au profit d’une sonorité moins lourde et moins in your face que les albums précédents mais qui me fait tout de même penser à leur plus vieux matériel. À suveiller!

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#3 InferiRevenant

Tu cherches une musique brutale, technique mais aussi mélodique? Inferi est définitivement le groupe qu’il te faut! Avec une pochette très badass, ils nous offrent leur quatrième album Revenant qui risque de rentrer au poste en s’il-vous-plait! Voici leur tout nouvel extrait Condemned Assailant!

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#4 UnreqvitedStars Wept To The Sea

Unreqvited est un groupe entouré de mystère! Ne sachant pas d’où ils viennent exactement ni le nombre de musiciens au sein de la formation, ils oeuvrent dans un black metal teinté de post-rock et dans le cas du nouvel album Stars Wept To The Sea, fortement influencé par la musique japonaise traditionnelle.

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#5 God Is An AstronautEpitaph

Oui je sais, God Is An Astronaut n’est pas un groupe metal, mais je ne pouvais pas laisser cette sortie de côté! Epitaph est probablement la sortie la plus sombre du groupe et sera fortement apprécié par tous les fans de doom, j’en suis sûr et certain! Et c’est clair que la chanson titre saura vous convaincre!

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#6 Sanguine GlacialisHadopelagic

Sanguine Glacialis est un alien dans le paysage métal québécois avec une musique complètement éclatée comparable à Diablo Swing Orchestra ou encore Unexpect. Si vous êtes attiré par le sombre et l’étrange, leur album Hadopelagic saura vous satisfaire! Vous pouvez lire ma critique de Hadopelagic ici!

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#7 Winterfylleth The Harrowing Of Heirdom

Le groupe anglais Winterfylleth, qui y vont habituellement dans un black metal/folk ambiant très solide, nous envoie The Harrowing Of Heirdom, un album complètement acoustique. Tu aimes l’agressivité mais t’as besoin d’un moment de détente sans manque d’epicness? C’est définitivement ce dont tu as besoin!

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#8 KamelotThe Shadow Theory

Avec The Shadow Theory, le groupe de power metal Kamelot continue dans sa lignée avec des thématiques sombres et envoûtantes. C’est le troisième album avec Tommy Karevik au vocal et c’est toujours aussi efficace. C’est aussi le dernier album avec Casey Grillo au drums, qui était au sein du groupe depuis 1997!

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#9 TesseracTSonder

Le courant djent n’est définitivement pas aussi fort qu’il l’a déjà été mais certains groupes tiennent le fort comme TesseracT qui sortent leur quatrième album intitulé Sonder. C’est lourd, technique, mais aussi très smooth!

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#10 Celtachor – Fiannaoícht

Groupe que je ne connaissais pas jusqu’à tout récemment, le groupe irlandais Celtachor offre un excellent black metal celtique et leur nouvel album Fiannaoícht semble très solide et a une très bonne production pour un petit groupe comme le leur. Une belle découverte!

Auteur : Maxime Pagé

Iced Earth @ Théâtre Corona (Montréal)

Le metal old school était à l’honneur dimanche soir alors que le groupe de power/thrash metal américain Iced Earth s’arrêtait au Théâtre Corona dans le cadre de la tournée The Incorruptible World Tour. Pour agrémenter le tout, les groupes Sanctuary et Kill Ritual assuraient la première partie.

Kill Ritual : Complètement raté

Il revenait au groupe californien Kill Ritual d’ouvrir les hostilités avec un thrash metal…assez standard. Avec un son et un look comme le leur, on aurait pu s’imaginer qu’ils roulent leur bosse depuis des décennies, mais il n’est est rien : le groupe n’existe que depuis 2010. Je ne vais pas passer par quatre chemins, leur musique m’a carrément ennuyé et si je me fis à l’absence de réactions de la foule, je me dis que je n’étais pas le seul. Le chanteur David Reed Watson avait beau essayer de faire participer les gens présents, rien n’y faisait. Comble de malheur, voulant montrer ses talents vocaux, il est tombé à la renverse sur la scène. Côté première impression, ce n’était pas très fort. Les chansons s’enchaînaient et se ressemblaient toutes et même la structure de certaines d’entre elles me paraissait douteuse. L’énergie y était, mais pas le reste. Ce fut un rendez-vous plus que manqué pour Kill Ritual…suivant!

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Sanctuary : Un hommage solide et émouvant

Comme plusieurs d’entre vous le savez déjà, le chanteur original Warrel Dane est décédé en décembre dernier d’un infarctus. C’est une bien triste nouvelle pour les fans de Sanctuary et de Nevermore et plusieurs se demandaient si la tournée avec Iced Earth allait se dérouler comme prévu. Une chose est sûre c’est que Sanctuary est vraiment dévoué pour ses fans. Malgré cette situation difficile, ils sont tout de même partis en tournée avec comme chanteur Joseph Michael du groupe Witherfall. Ils ont pigé des chansons de façon égale parmi leur trois albums, de quoi plaire autant aux vieux fans qu’aux nouveaux. Le vocal de Joseph Michael était impressionnant et j’ai rarement vu un chanteur avec autant de contrôle durant des high pitch. Un des moments forts a été sans aucun doute l’interprétation de la pièce The Mirror Black, plus lente que le reste mais très prenante! Les musiciens avaient l’air émus de l’accueil chaleureux  que le public montréalais leur a offert et ils l’ont redonner de façon remarquable! Sanctuary ont offert une excellente performance et un touchant hommage à Warren Dane!

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Iced Earth : Tout simplement solide!

C’était maintenant au tour de Iced Earth de fouler les planches du Théâtre Corona devant un parterre très bien rempli! Je dois avouer que je fais partie de ceux qui sont un peu triste que Stu Block soit parti de Into Eternity pour joindre Iced Earth, mais après ce soir mon opinion a totalement changée! C’est avec Great Heathen Army que tout a commencé et on peut dire que ça rentrait au poste! Le son était vraiment excellent et tous les instruments étaient parfaitement audibles. Le drum de Brent Smedley était entouré d’une cage où était accrochées les cymbales, chose que je n’avais pas vu depuis longtemps! Et pour joindre l’utilse à l’agréable, Stu Block s’amusait à y grimper et disons que le faire pendant une chanson comme Black Flag apporte un certain cachet!

Bien que beaucoup de chansons jouées provenaient de leur plus récent album Incorruptible et qu’il devient difficile de choisir une setlist avec une discographie aussi garnie que la leur, on a pu entendre des vieux classiques comme Vengeance Is Mine, Burning Times ou encore Dracula. Si certains ont encore des doutes quant aux capacités vocales de Stu Block et qui pensent qu’il n’arrivera jamais à la cheville de Matt Barlow, je crois que ces doutes ont été dissipés avec le spectacle de ce soir! Il a une présence scénique incroyable et un talent vocal indéniable!

Le temps d’une chanson, Stormrider, on a eu droit à Jon Schaffer seul au vocal et c’était probablement le moment le plus violent de la soirée! Mais c’est après Angels Holocaust qu’on s’est fait envoyé deux gros morceaux en pleine figure, soient Travel In Stygian et Clear The Way (December 13th, 1862), totalisant ensemble presque vingt minutes de matériel et c’était très efficace, surtout dans le cas de Clear The Way ou tout le monde chantait les paroles à tue-tête! En guise de finale, ils ont joué Watching Over Me, une chanson beaucoup plus tranquille commémorant le décès d’une ami de Jon Schaffer et ainsi que celui de Warrel Dane.

Iced Earth ont donné un excellent spectacle et je crois que tous les gens présents sont sorti de là avec un grand sentiment de satisfaction. Du haut de ses trente ans de carrière, le groupe a démontré qu’ils sont la référence dans leur genre!

Setlist : Great Heathen Army, Burning Times, Dystopia, Black Flag, Seven Headed Whore, I Died For You, Vengeance Is Mine, Brothers, Dracula, Raven Wing, Stormrider, Angels Holocaust, Travel In StygianClean The Way (December 13th, 1862), Watching Over Me

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Blue Mushroom Sirkus Psyshow @ Théâtre Plaza (Montréal)

Retour en photos sur le Blue Mushroom Sirkus Psyshow organisé par ShazamFest!

Photographe : Thomas Mazerolles

Sanguine Glacialis – Hadopelagic Critique d'album

Sanguine Glacialis, groupe formé en 2010 et au style sombre et déjanté, nous présente son deuxième album Hadopelagic. Après presque six ans depuis la sortie de leur premier album Dancing With A Hanged Man et après plusieurs changements au sein du groupe, il m’était intrigant de voir comment ils ont réussi à évoluer musicalement dans un créneau qui est assez peu utilisé dans la scène métal québécoise depuis que Unexpect a tiré leur révérence en 2015. Mais comment sonne Hadopelagic?

Dès la première pièce, Aenigma, on sait dans quoi on s’embarque avec une intro parlée à l’envers (qui est un peu trop longue par contre). Hormis ce détail, cette chanson est très solide et très punchy avec un refrain très entraînant. La chanteuse et claviériste Maude Théberge a un bon contrôle de sa voix, autant au niveau du growl que du chant clair. La plupart des chansons mélangent le français et l’anglais et les transitions entre les deux langues est si subtil que ça finit par devenir une normalité. Si l’on fait une brève comparaison avec le premier album, on peut aisément voir (et entendre) que les compositions de Hadopelagic sont beaucoup plus matures au niveau de la composition que leur précédent opus qui pouvait parfois avoir une sonorité un peu juvénile. C’est aussi la meilleure production et le meilleur line-up qu’ils ont à ce jour et on peut dire que tout entre au poste!

Les gens en manque de groove seront choyés avec la pièce Kraken, une de mes préférées de l’album, avec sa vibe qui me fait penser à un mélange de Finntroll et de Diablo Swing Orchestra. C’est catchy, légèrement chaotique, c’est génial! Le mélange de voix masculines et féminines et les changements de rythmiques dans la pièce apportent vraiment quelque chose d’intéressant. La basse et les guitares sont extrêmement solides et, sérieusement, c’est impossible de ne pas au moins hocher de la tête! C’est un peu le même cas que la pièce Le Cri Tragique D’Une Enfant Viciée qui est aussi très efficace.

La mélancolie et la rage se côtoient avec la chanson Funeral For Inner Ashes qui commence tout doucement avec une introduction au piano et à la guitare qui finit par exploser. Probablement la chanson la plus intense de l’album, il s’en dégage une panoplie d’émotions palpables qui rendent la chanson si spéciale. Les moments agressifs et calmes s’entremêlent pour créer une vraie catatonie musicale qui ne devrait pas laisser personne indifférent.

Missa Di Angelis fait également des meilleures pièces de l’album avec son départ tranquille qui se transforme en musical tout droit sorti d’un film de Tim Burton. Chose souvent tentée mais très rarement réussi, tombant plus souvent qu’autrement dans une mare de clichés, c’est toutefois très bien réussi ici! Des riffs à la fois très melodeath et l’utilisation d’effets de chorales sont définitivement les éléments à surveiller dans cette superbe pièce!

Mais après tant de fleurs, je dois apporter ma part de pot : certaines pièces ne se démarquent pas assez. Je n’ai qu’à pensé à Libera Me ou Oblivion Whispers qui, malgré que ce ne soit pas de mauvaises chansons, ne réussissent pas à venir me chercher. Je dois aussi mentionner deux pièces que je trouve nettement moins intéressantes que les autres, soient Deux Ex Machina et Un Ineffable Mal-Être. Que ce soit par manque d’éléments que je trouve intéressants ou de refrain ou le hook est quelque peu ratée, j’ai plus souvent qu’autrement passé à la chanson suivante. Mais je dois avouer qu’un détail en particulier m’a vraiment agacé et c’est l’utilisation trop fréquente de moments parlés où le reverb était dans le tapis. Même si c’est un effet voulu, je trouve que c’est raté : on ne comprend absolument rien de ce qui est dit, et à ce point, ça me fait douter très fort de leur pertinence en général.

L’album se termine avec le single de l’album, Monsters, chanson très pesante où le growl de Maude Théberge est probablement le plus agressif. Encore à ce jour, je ne suis pas encore tout à fait sûr si cette chanson est un bon choix pour un single. Ce n’est pas une mauvaise chanson, loin de là, surtout avec ses riffs et surtout sa finale qui sont tous très lourds. Mais je crois fermement que des chansons comme Kraken auraient été plus appropriés.

Hadopelagic est un bon album, mais un album inégal. Certaines chansons sont excellentes alors que d’autres ont tendance à quelque peu tomber dans l’oubli. Mais qu’à cela ne tienne, Sanguine Glacialis ont encore offert une musique complètement éclatée comme peu savent le faire ici!

7/10

Sanguine Glacialis lancera son album Hadopelagic le 6 avril prochain au Petit Campus aux côtés de Hands Of Despair et Within Embers

Vous trouverez toutes les informations ici

Auteur : Maxime Pagé

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