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Uriah Heep @ Théâtre Corona (Montréal)

On a eu droit à de la visite rare samedi soir, et c’est le cas de le dire! Le groupe de rock prog Uriah Heep était de passage à Montréal…plus de 32 ans après leur spectacle du Club Soda de 1986! Une foule assez consistante s’était amassée au Théâtre Corona : beaucoup de vieux routiers mais pas mal de gens plus jeunes aussi! Pour ce spectacle, le groupe ottavien The Riot Police assurait la première partie.

The Riot Police : générique…très générique

Le groupe d’Ottawa The Riot Police avait la lourde tâche de réchauffer une salle remplie de vieux rockers en manque de prog et de virtuosité. Ils avaient également été sélectionnés pour le spectacle du Brass Monkey à Ottawa quelques jours auparavant et j’étais curieux de voir si leur musique plus tranquille allait bien fitter avec celle d’Uriah Heep. Ils offrent un pop rock très standard… qui sonne comme n’importe quels autres groupes du genre sorti dans les années 2000. Pendant leur prestation, leurs chansons se suivaient et se ressemblaient toutes et j’ai un peu de difficulté avec un petit groupe canadien qui se la joue surfers avec des chansons sur San Francisco : ça sonne forcé, et c’est surtout pas très crédible. Le chanteur Alex Boyd est correct sans plus mais lorsqu’il veut se montrer plus agressif niveau vocal, c’est loin d’être sur la note et loin d’être agréable. Pour moi, The Riot Police a passé carrément dans le beurre et j’avais un peu hâte que ça finisse. Ils y a tellement de bons groupes locaux qui auraient pu assurer la première partie et je suis toujours dans l’incompréhension quand ce genre de situation arrive…

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Uriah Heep : Le grand retour des maîtres du rock prog!

Uriah Heep est un véritable monstre dans l’univers du rock progressif ayant derrière la cravate pas moins de 24 albums! Avec une discographie aussi imposante, il doit être de plus en plus difficile de choisir une setlist qui saura plaire à tout le monde. Eh bien c’est une soirée très old-school qui attendait les fans présents samedi soir avec une majorité de chansons tirées de leurs albums sortis dans les années 70! Le tout a commencé en force avec Gypsy et Look At Yourself qui ont littéralement donné le ton à cette soirée. Le son est excellent et, dans un cas comme celui-ci, si le son de l’orgue Hammond avait été mauvais ou inaudible, ça aurait été un sacrilège! On en a justement eu la preuve avec le talentueux de Phil Lanzon qui occupe le poste de clavériste depuis plus de trente ans! Certains sont encore nostalgiques de la voix de David Byron ou de celle de Ken Hensley, mais Bernie Shaw a été tout simplement excellent du début à la fin et ses interactions teintées d’humour étaient très agréables!

On s’est également fait servir deux monstres de rock prog ce soit avec les chansons The Magician’s Birthday ainsi que July Morning, deux pièces de plus de dix minutes qui démontrent bien le savoir faire d’Uriah Heep. Je ne pourrais pas passer sous silence la présence scénique de Mick Box, guitariste et seul membre de la formation originale encore présent dans le groupe. Ayant visiblement un plaisir fou sur scène, il a carrément rocké la place avec ses mimiques hilarantes et ses excellents solos, le tout du haut de ses 70 ans! Un des moments forts de cette soirée a été la prestation de la pièce Lady In Black, ballade plus tranquille où la foule s’en est donné à coeur joie et, surtout, à gorge déployée!

C’est sur Easy Livin’ qu’Uriah Heep nous a laissé mais la plupart des gens présents en auraient pris encore! Le groupe nous a également annoncé la sortie d’un nouvel album intitulé Living The Dream qui sortira en septembre…avec possiblement un retour à Montréal! Ce fut une soirée totalement réussie pour le grand retour d’Uriah Heep après autant d’années et on espère que cela ne prendra pas une autre trentaine d’années avant de les revoir!

Setlist : Gypsy, Look At Yourself, Shadows Of Grief, Stealin’, The Law, Sunrise, The Magician’s Birthday, The Wizard, One Minute, Between Two Worlds, July Morning, Lady In Black, Easy Livin’

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Romy Del Signore

Wardruna @ Théâtre Corona (Montréal)

La soirée de dimanche en était une toute spéciale avec la venue du groupe de neofolk norvégien Wardruna au Théâtre Corona. C’était leur premier spectacle en sol canadien et cela faisait longtemps que je n’avais pas vu des billets s’envoler à cette vitesse-là! Le groupe a même décidé d’ajouter une supplémentaire le 7 février…qui fut sold-out assez rapidement aussi! Devant tant d’engouement face à ce groupe et à la popularité que la série Vikings (dans laquelle on peut entendre leur musique) leur a donnée, je ne pouvais qu’être fébrile à l’idée d’entendre le tout en live.

Wardruna : Puissant, épique, magistral!

C’est donc avec un décor assez sobre que les six musiciens se sont présentés sur scène avec comme artifice qu’une espèce d’immense toison qui leur servait de bannière et quel accueil triomphale ils ont eu! Mais c’est lorsque deux des musiciens ont entamé la pièce Tyr avec de grands cors qu’on appelle lur qu’on a réellement su à quoi s’en tenir : Wardruna en live, c’est puissant! Le son était vraiment excellent, un des meilleurs qu’il a été donné d’entendre au Corona. Wardruna a profité de son passage pour nous interpréter des pièces provenant de leurs trois albums, mais le tout était surtout axé sur leur premier et leur plus récent, Runaljod – Ragnarok.

Le chanteur et multi-instrumentiste Einar Selvik (aka Kvitrafn) et la chanteuse Lindy Fay Hella étaient tous les deux en voix et les harmonies vocales entre eux et les autres musiciens étaient parfaites. Car les harmonies vocales sont définitivement ce qu’il y a de plus impressionnants dans leurs performances live, ça m’a carrément donné des frissons! L’éclairage durant ce spectacle était également parfait et la toison que je mentionne précédemment, que je trouvais plutôt banale, était en fait un élément scénique primordiale : les ombres des musiciens y étaient projetées de différentes façons lors de la soirée, ce qui ajoutait un côté mystique, presque envoûtant!

Mon moment préféré de la soirée pour moi fut incontestablement l’interprétation de la pièce Runaljod, puissante et aux harmonies vocales complètement hypnotisantes. C’est pas mêlant, ils auraient pu la jouer deux ou trois fois encore et ça ne m’aurait aucunement dérangé! Lorsque Einar Selvik s’est adressé à la foule pour la première fois vers la fin de leur set, ce fut un tonnerre d’applaudissement instantané et incessant, ce qui l’a grandement surpris et ému. Ils nous ont laissé avec deux dernières pièces, Helvegen et Laukr, chansons plus lentes mais très intenses, un choix parfait pour clore une soirée parfaite!

Voir Wardruna en spectacle n’est pas seulement une question de musique, c’est toute une expérience autant musicale qu’émotionnelle, et c’est une des meilleures expériences que j’ai vécu jusqu’à maintenant. Si on oublie la supplémentaire qui aura lieu dans quelques jours, je suis persuadé que Wardruna reviendra dans un futur rapproché j’y retournerai avec grand plaisir!

Setlist : Tyr, Wunjo, Bjarkan, Heima Thurs, Thurs, Runaljod, Raido, Isa, Jara, Algir – Stien Klarnar, Dagr, Rotlaust Tre Fell, Fehu, NaudiR, Odal, Helvegen, Laukr

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Geneviève Hamel

Igorrr @ Café Campus (Montréal)

L’alien musical qu’est Igorrr était de passage au Café Campus en ce mercredi soir, première date de leur toute première tournée nord-américaine. Ne cadrant pas dans un genre défini (et c’est ce qui en fait toute sa beauté), cela n’empêche pas le monstre créé par Gautier Serre d’attirer les foules et, dans le cas de Montréal, de faire salle comble. Pour réchauffer la foule avant qu’Igorrr ne leur envoie toutes les bizarreries et l’agressivité possible, le groupe newyorkais Spotlights assurait la première partie du spectacle.

Spotlights : Lourd mais fragile

Le groupe de post-metal Spotlights avait la lourde tâche d’ouvrir le bal avec sa musique très pesante mais très planante à la fois. Le duo composé de Sarah Quintero à la basse/guitare et Mario Quintero à la guitare ainsi que Chris Enriquez leur drummer live se sont présentés sur scène devant une salle pleine pour nous présenter leur matériel tiré de leurs deux albums dont le plus récent, Seismic, est sorti à l’automne 2017. On peut dire que le groupe a frappé fort avec des compos parfois lentes et ambiantes, parfois totalement percutantes! On aurait pu imaginer un vocal bien gras pour accompagner le tout, mais celui de Mario Quintero est tout le contraire et est très aérien, ce qui apporte un contraste intéressant. Le seul point négatif que je pourrais apporter est que le vocal aurait pu être plus fort, mais peut-être que cela fait le charme du groupe. Somme toute, j’ai bien apprécié la performance de Spotlights qui en était à son premier spectacle à Montréal, moi qui à l’habitude est assez critique en ce qui concerne le post-metal.

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Igorrr : L’excentricité incarnée

Comme mentionné précédemment, Igorrr est assez difficile à définir. Alliant des genres n’allant à priori pas ensemble du tout comme le death/black metal, le baroque et l’électro, le groupe a tout pour attirer l’attention et surtout la curiosité! Leur plus récent album, Savage Sinusoid, sorti l’an passé, est vite devenu un de mes albums préférés de 2017 et j’avais bien hâte de voir comment le tout allait être retranscrit en live! Le tout a commencé doucement avec une interprétation a cappella de Au Revoir, avec la voix crystalline de Laure Le Prunenec (aka Rïcïnn) qui m’a carrément donné des frissons…pour finalement nous envoyer Spaghetti Forever en plein visage avec le vocal criard de Laurent Lunoir (aka Öxxö Xööx) et son micro tentaculaire ainsi que la machine qu’est Sylvain Bouvier à la batterie. C’est à ce moment précis que la foule s’est déchaînée et le tout s’est arrêté qu’à la toute fin du spectacle.

Mais c’est vraiment quand ils ont balancé Opus Brain que le tout est devenu incontrôlable…dans le bon sens du terme! Un brillant mélange d’agressivité et de douceur qui a fait exploser le parterre. La grande majorité des titres joués ce soir venaient de leurs trois derniers albums, Nostril, Hallelujah et Savage Sinusoid ainsi que quelques-unes du EP intitulé Maigre. Un autre moment fort a été l’interprétation de la pièce Cheval, premier extrait de leur dernier album, où la foule s’est donné corps et âme dans une valse des plus chaotique, aggrémenté par la suite de Tendon, pièce ultra syncopée qui en a étourdi plus d’un!

On peut dire qu’en live, ce qu’Igorrr offre est loin du show métal conventionnel mais je crois qu’au final, tout le monde présent a pu y trouver son compte! Le spectacle de mercredi soit a été un franc succès pour Igorrr et je crois fermement que c’est un groupe qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie!

Setlist : Au Revoir, Spaghetti Forever, Grosse Barbe, Opus Brain, Moldy Eye, Biquette, Barbecue, Pavor Nocturnus, Caros, Viande, Cheval, Tendon, Excessive Funeral, Tout Petit Moineau, ieuD, Unpleasant SonataApopathodiaphulatophobie, Robert

Auteur : Maxime Pagé

Cinq albums métal à découvrir en février

#1 Harakiri For The SkyArson

Après un troisième album qui est vite devenu un des mes préférés de 2016, le groupe autrichien Harakiri For The Sky est de retour avec leur quatrième album, Arson. Oeuvrant dans un style mélangeant avec brio le black metal et le post-rock, ce groupe est clairement une valeur sûre pour tous les fans du genre. L’extrait You Are The Scars démontre très bien leur savoir-faire!

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#2 TherionBeloved Antichrist

Après un album de reprises de chansons françaises sorti en 2012, Therion est finalement de retour avec du matériel original, huit ans après la sortie de Sitra Ahra, avec l’album triple Beloved Antichrist. Totalisant environ trois heures de matériel, le concept de Beloved Antichrist est basée sur la nouvelle A Short Tale Of The Antichrist de Vladimir Soloviov qui a été quelque peu modifiée par Christopher Johnsson dans le cadre de ce projet titanesque. Avec la sonorité des deux extraits, donc Night Reborn, on peut s’attendre à un retour d’un son plus près de l’album Deggial.

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#3 Thousand EyesDay Of Salvation

Le groupe japonais Thousand Eyes est très peu connu, mais livre un melodeath vraiment efficace et accrocheur qui pourrait facilement passer pour un groupe finlandais au niveau de la sonorité. Ils nous présentent leur troisième album en carrière intitulé Day Of Salvation dont le teaser est disponible ci-dessous!

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#4 Extinction A.D.Decimation Treaty

Tu veux quelque chose d’agressif et de direct qui va, justement, aller directement dans ta face? Extinction A.D. est ce qu’il te faut! Alliant le thrash metal et le crossover mais étant moins axé sur le party comme Municipal Waste peut l’être, Extinction A.D. pourrait être en mesure de te donner la dose d’agressivité dont tu as besoin!

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#5 SaxonThunderbolt

Le groupe britannique Saxon n’a plus besoin de présentation! Véritables pionniers de la New Wave Of British Heavy Metal, ils nous reviennent avec leur vint-troisième album, Thunderbolt. Vingt-trois album derrière la cravate, c’est beaucoup, mais est-ce encore pertinent? Si je me fis à leur extrait Thunderbolt, je dirais que oui!

Auteur : Maxime Pagé

Avatar @ L'Astral (Montréal)

Le cirque était en ville mardi soir avec la venue du groupe suédois Avatar à l’Astral, leur premier périple en sol montréalais! Avec une sonorité qui est assez difficile à décrire et assez déjantée, je ne savais pas quoi m’attendre en terme d’assistance, mais si je me fis à la file qui a bravé le froid pour être aux premières loges, ça promettait d’être une soirée assez réussie. Le groupe de psychobilly montréalais The Brains ainsi que le freak show Hellzapoppin assuraient la première partie de ce spectacle haut en couleur et en bizarreries!

Hellzapoppin : Bizarre et spectaculaire!

Pour cette critique, je suis à des années lumières de ma zone de confort! En effet, la troupe de freak show Hellzapoppin assurait la première partie de ce spectacle, donc rien de musical à analyser. À tour de rôle, on nous a présenté des numéros plus intenses et divertissants les uns que les autres, le tout animé par Bryce “The Govna” Graves qui lui-même a exécuté plusieurs tours. Nous avons été privilégiés par la présence du magicien Dan Sperry, qui devant nous, a avalé une série de lames de rasoir pour les faire ressortir sur un fil de soie dentaire ainsi que Ryan Stock, qui a déjà présenté plusieurs de ses tours assez répugnants mais divertissants à l’émission America’s Got Talent. Avez-vous vu ça souvent quelqu’un qui se rentre une mèche de perceuse en marche dans la gorge? Probablement pas et vous manquez quelque chose! Le seul point négatif que je pourrais apporté est que les tours de Short E. Dangerously, le demi homme, étaient très moyennes et pas tellement impressionnantes. La troupe de Hellzapoppin ont offert une agréable performance que, malgré l’intensité, vous ne pouviez pas ne pas regarder!

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The Brains : un psychobilly classique et entraînant

C’était maintenant au tour du groupe de psychobilly montréalais The Brains de monter sur scène pour nous faire bouger avec leur musique entraînante et zombifiante. Ils nous ont présenté du matériel provenant de la plupart de leurs albums et les metalheads présents ont eu l’air d’apprécier. La voix du chanteur Rene D La Muerte était bonne mais le contrebassiste Colin The Dead a litéralement volé le spectacle avec sa bonne présence scénique et son scream ajoutait un côté plus heavy à leur musique. Bien que leur musique soit divertissante, les chansons s’enchaînaient et se ressemblaient un peu trop à mon goût. Je ne suis pas le plus grand fan de ce style musical, mais j’ai tout de même apprécié l’énergie de The Brains et je verrais très bien le groupe dans un festival comme le ’77 Montréal!

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Avatar : Le Roi est en ville!

Il y a de cela quelques semaines, je ne connaissais Avatar que de nom et, après le spectacle de mardi soir, il m’est désormais impossible de l’oublier! C’était la première fois que le groupe jouait à Montréal pour la promotion de leur nouvel album qui va paraître dans quelques jours, Avatar Country. La salle était très bien remplie et c’est évident que ça allait être une excellente soirée! C’est sur l’intro Glory To Our King, dont les paroles étaient inscrites sur un immense drapeau placé entre la foule et la scène que tout a commencé. Le rideau tombe et on se retrouve nez à nez avec le Roi en personne, rôle interprété par le guitariste Jonas Jarlsby assis sur un trône rouge et doré qui entame alors la nouvelle chanson Legend Of The King. C’est probablement un des meilleurs sons qu’il m’a été donné d’entendre à l’Astral et aussi le plus complet question scénique. Un immense logo du groupe illuminé arborait le mur derrière le drum et tous les musiciens étaient déguisés en gardes royaux. Le chanteur Johannes Michael Gustaf Eckerström est un des meilleurs frontmen qu’il m’a été donné de voir depuis longtemps! Une présence scénique impeccable, un excellent chant et une joie visible m’ont littéralement conquis. Le groupe a malheureusement été victime de problèmes techniques en début de spectacle mais le chanteur s’est occupé de la situation comme un vrai pro!

Côté chansons, beaucoup de titres étaient tirés de leur nouvel album mais nous avons tout de même eu droit à plusieurs classiques du groupes comme Let It Burn, Smell Like A Freakshow et Paint Me Red et même de War Song, tirée de leur tout premier album. Autre chose vraiment intéressante a été la chanson Puppet Show où le chanteur a joué un peu de trombone, instrument pas tellement commun dans le métal! Mais les meilleurs moments pour moi ont été l’interprétation des chansons Bloody Angel et Tower, deux chansons beaucoup plus tranquilles et prenantes qui sont vraiment venus me chercher. En guise de finale, rien de moins que Hail The Apocalyse qui a permis à ceux qui ne l’avaient pas fait encore de se dévisser la tête comme il faut!

Je ne m’avais attendu à rien du tout de ce spectacle et je suis sorti de l’Astral avec un grand sourire (moins grand et moins creepy que celui du chanteur, mais tout de même) et un énorme sentiment de satisfaction. Mon année 2018 a littéralement commencée en force avec Avatar et j’espère bien les revoir en ville dans un futur proche!

Setlist : Glory To Our King (Intro), Legend Of The King, Let It Burn, Paint Me Red, King’s Harvest, Bloody Angel, The King Wants You, Puppet Show, Tower, The Eagle Has Landed, War Song, Raven Wine, Reload, Smells Like A Freakshow, A Statue Of The King, The King Welcomes You To Avatar Country, Hail The Apocalypse

Auteur : Maxime Pagé

Sept albums métal à découvrir en janvier

#1 Orphaned LandUnsung Prophets & Dead Messiahs

Après presque cinq ans depuis la sortie de leur album All Is One, le groupe israélien Orphaned Land est enfin de retour avec Unsung Prophets & Dead Messiahs. On y retrouvera sans doute leur son distinctif, un savant mélange de prog, de death et de folk moyen-oriental. Il y vont également très fort avec un premier extrait intitulé Like Orpheus, en collaboration avec le chanteur de Blind Guardian, Hansi Kürsch!

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#2 WatainTrident Wolf Eclipse

Un autre groupe qui tardait un peu à nous revenir avec un nouvel album est le groupe de black metal suédois Watain. Après leur album The Wild Hunt, qui a laissé les fans du genre un peu perplexe, on peut s’attendre à un retour aux sources avec Trident Wolf Eclipse. Un son chaotique, rapide et agressif comme on en a pas entendu depuis leurs débuts!

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#3 Arkona Khram

T’es fan de Arkona depuis des années et tu trippes sur leur côté festif? Tu risques de faire le saut en entendant le virage musical qu’ils viennent de prendre! En effet, leur nouvel album Khram semble être beaucoup plus black metal et beaucoup moins folk. Décision risquée, mais si c’est fait comme il faut, pourquoi pas!

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#4 TribulationDown Below

Après leur excellent Children Of The Night, la barre était très haute pour le prochain album de Tribulation. Down Below semble être dans la même veine que son prédécesseur avec une ambiance toujours aussi glauque sortie directement d’un film d’horreur des années vingt! C’est aussi leur premier album avec leur nouveau drummer Oscar Leander, anciennement du groupe Deathstars.

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#5 SummoningWith Doom We Come

Les fans de black metal ambiant et de J.R.R. Tolkkien vont être servis avec la parution de With Doom We Come, le huitième album du groupe Summoning. On reconnait tout de suite leur sonorité ambiante et épique digne des meilleures bandes sonores de films. Avec ça, tu devrais avoir ta dose d’epicness pour l’année!

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#6 ShiningX – Varg Utan Flock

Le groupe Shining, mené par le très intense Niklas Kvarforth, nous lance en pleine face leur nouvel album X – Varg Utan Flock! Tu veux du black metal qui va droit au but et qui rentre en s’il-vous-plaît? Shining est exactement ce qu’il te faut!

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#7 In VainCurrents

Le groupe de death/black prog norvégien In Vain nous arrive avec Currents, leur nouvel album à la pochette beaucoup plus agressive qu’à leur habitude. Tu trippes un peu moins sur le reste de ma sélection très black metal et tu veux quelque chose de plus mélodique? In Vain risque fortement de te plaire!

Auteur : Maxime Pagé

Les meilleurs albums métal de 2017 Selon notre chroniqueur Maxime Pagé

#1 AeternamRuins Of Empires

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#2 DyscarnateWith All Their Might

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#3 IgorrrSavage Sinusoid

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#4 XanthochroidOf Erthe & Axen Act I & II

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#5 Ultra VomitPanzer Surprise!

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#6 EnslavedE

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#7 WarbringerWoe To The Vanquished

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#8 Shade EmpirePoetry Of The Ill-Minded

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#9 Die Apokalyptischen ReiterDer Rote Reiter

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#10 SepticfleshCodex Omega

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#11 Hanging GardenI Am Become

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#12 VintersorgTill Fjälls Del II

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#13 FenWinter

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#14 Ne ObliviscarisUrn

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#15 Paradise LostMedusa

Auteur : Maxime Pagé

Children Of Bodom @ Théâtre Corona (Montréal)

On eu droit à une soirée d’exception ce vendredi alors que Children Of Bodom s’est arrêté à Montréal dans le cadre de la tournée soulignant leur vingt ans de carrière. Un anniversaire du genre inclut certainement quelque chose de spécial vous demanderez? Effectivement, le setlist de ce soir ne comprend que des chansons tirées des quatres premiers albums, de quoi faire frétiller les fans old-school dont je fais moi-même partie! Pour ces festivités à guichet fermé depuis déjà quelques semaines, le groupe s’est entouré de comparses de qualité dont Carach Angren, Lost Society et Uncured.

Uncured : Un jeune groupe très prometteur

Uncured, groupe new-yorkais fondé en 2014 par les frères Zak et Rex Cox, n’a à son actif qu’un seul album mais qui est tranquillement reconnu par les grands de l’industrie. En plus de la tournée avec Katatonia en mai dernier, ils sont maintenant sollicités par un autre grand nom de la scène métal, une chance inespérée pour un groupe aussi jeune. Leur musique s’approche du death prog mais avec une touche très groovy et technique qui rend le tout intéressant. Les musiciens sont tous excellents et le son est très bien aussi, ce qui est rare pour les premières parties. Malgré la justesse de leur musique, les chansons bien qu’efficaces, tendent à devenir rapidement répétitives et les patterns semblent toujours se répéter. Uncured a un grand potentiel et leurs compositions ne peuvent que s’améliorer!

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Lost Society : Thrashy et énergique!

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler du groupe de thrash finlandais Lost Society, mais vu la réaction de la foule lors de leur arrivée sur scène, plusieurs personnes s’étaient déplacées pour leur premier spectacle à Montréal. Une chose que l’on ne peut reprocher au groupe serait de manquer d’énergie! Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un chanteur se garrocher partout comme ça et tous les musiciens headbangaient à l’unison. Côté musique, c’est un thrash metal assez conventionnel qui m’a beaucoup fait penser à Havok, ce qui est une bonne chose! Les moshpits sont devenus de plus en plus gros et le tout a évidemment fini par un wall of death bien senti. Pour leur première expérience de la foule montréalaise, Lost Society ont vraiment reçu un accueil chaleureux et enthousiaste! Sans réinventer la roue, ils ont offert une prestation agréable et efficace qui a sûrement plu aux fans présents!

Setlist : Tyrant Takeover, Attaxic, Kill (Those Who Oppose Me), Hollow Eyes, Terror Hungry, I Am The Antidote, Riot

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Carach Angren : Le métal dans toute sa théâtralité

Les lumières se tamisent à nouveau et c’est à ce moment que l’horreur commence! Le groupe de black metal symphonique néerlandais Carach Angren est reconnu pour ses prestations très théâtrales mais, en ce vendredi soir, ils se sont vraiment surpassés! Avec un immense “miroir” où étaient projetées des silhouettes fantomatiques ainsi qu’un bras mécanique orné d’un drap noir et d’un masque qui servait de stand pour le clavier et qui bougeait de façon erratique, tout était installé pour nous faire entrer dans leur monde. Le chanteur Seregor est un des meilleurs frontmen qu’il ma été donné de voir, tant par son talent vocal que par sa présence scénique. Le groupe a pigé des chansons parmi toute sa discographie, allant de The Carriage Wheel Murder jusqu’aux titres plus récents comme Charlie et Blood Queen. Cette dernière a été, à mon avis, un des meilleurs moments de la soirée. Si plusieurs semblaient vraiment apprécier leur prestation, plusieurs sont restés quelque peu perplexes face à l’univers déjanté du groupe qui clashait beaucoup avec les autres groupes. Qu’à cela ne tienne, Carach Angren ont donné un spectacle sans faille et il ne serait pas curieux de les voir en tête d’affiche dans un avenir rapproché!

Setlist : Charlie, The Carriage Wheel Murder, Pitch Black Box, Blood Queen, Charles Francis Coghlan, In De Naam Van Der Duivel, Bloodstains On The Captain’s Log

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Children Of Bodom : Un spectacle plus que parfait!

Children Of Bodom est un groupe qui a marqué mon adolescence et qui m’a même initié au metal. À ce jour, je considère les quatre premiers albums comme des chefs-d’oeuvre du genre et je dois avouer qu’à partir de l’album Are You Dead Yet? mon intérêt pour le groupe a grandement décliné. Si vous m’aviez dit il y a de cela quelques années que le groupe allait faire une tournée uniquement basée sur ces albums, je ne vous aurais pas cru! Mais c’est effectivement ce qui attendait les fans en ce vendredi soir et c’est sur les notes de Deadnight Warrior que les hostilités ont été lancées! Tout ce que je peux dire, c’est que c’était l’équivalent de recevoir une masse en pleine face! Le son était excellent et Alexi Laiho et sa bande, malgré que le spectacle de Montréal soit le dernier de la tournée, avaient l’air très en forme.

Une tournée d’anniversaire vient aussi avec son lot de surprises dont l’interprétation de chansons qui n’ont pas été jouées depuis des années. On a donc eu droit à cinq chansons du premier album Something Wild dont In The Shadows, Red Light In My Eyes Pt.2 et The Nail et plusieurs tirées des albums suivants comme les classiques Hate Me! et Needled 24/7. Les musiciens avaient visiblement l’air contents et émus de la réaction si chaleureuse de la foule et, comme à son habitude, Alexi Laiho était très communicatif avec la foule. Le bassiste Henkka T. Blacksmith s’est également adressé à nous dans un français très correct, ce qui a évidemment eu son effet auprès des gens présents. On voit également une belle chimie s’installer entre Alexi Laiho, Janne Warman et Daniel Freyberg, arrivé au sein de la formation l’an passé et chacun se lançait la balle pour les différents solos. Un moment fort pour moi a été l’interprétation de Bed Of Razors tirée de Hatebreeder, qui est une de mes chansons préférées et que je n’avais jamais entendu live jusqu’à ce jour. En guise de finale, la magistrale Towards Dead End nous a été lancée en plein visage et quelle belle façon de terminer le tout!

Je me réveille samedi matin et l’adolescent de 14 ans en moi est encore sous le choc. J’ai vu Children Of Bodom une dizaine de fois mais le spectacle de vendredi soir est définitivement le meilleur que j’ai jamais vu! Un setlist de rêve, un son excellent et une foule délirante, que demander de plus!

Setlist : Deadnight Warrior, In The Shadows, Needled 24/7, Hatebreeder, Lake Bodom, Warheart, Hate Me!, Red Light In My Eyes Pt.2, Downfall, Everytime I Die, Children Of Bodom, Hate Crew Deathroll, Bed Of Razors, Kissing The Shadows,The Nail, Towards Dead End

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Cinq albums métal à découvrir en décembre

#1 The FacelessIn Becoming A Ghost

Une grosse sortie que plusieurs attendaient depuis des années! Le groupe américain The Faceless est enfin de retour avec In Becoming A Ghost qui risque d’en surprendre plus d’un. Avec une pochette peu conventionnel si on la compare aux albums précédents ainsi qu’un extrait intitulé Digging The Grave qui a une vibe presque black metal, cet album risque d’être assez intéressant!

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#2 EldamarA Dark Forgotten Past

Eldamar, one man band norvégien oeuvrant dans un black metal atmosphérique grandiose, nous offre son deuxième album, A Dark Forgotten Past. À quoi peut-on s’attendre avec cet album? De longues chansons ambiantes et épiques, bien sûr! Pour les fans de Summoning et de Caladan Brood!

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#3 Morbid AngelKingdoms Disdained

Les légendes du death metal américain Morbid Angel sont de retour en force six ans après la sortie du controversé Illud Divinus Insanus. Avec Kingdoms Disdained, on sent un retour aux sources avec un death metal très direct sans fioriture et sans compromis! Ça promet!

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#4 Diablo Swing OrchestraPacifisticuffs

Un autre groupe qui a été plutôt silencieux au cours des dernières années est Diablo Swing Orchestra. Avec le départ de la chanteuse AnnLouice Lögdlund et l’arrivée de Kristin Evegård avec un vocal très très pop, leur fanbase semblait inquiet du résultat. Avec Pacifisticuffs, on retrouve leur sonorité très déjantée mais pour le vocal, je suis encore un peu perplexe. Laissons la chance au coureur!

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#5 HäiveIätön

Häive, one man band finlandais encore peu connu mais valant largement la peine, nous arrive avec son deuxième album Iätön. Un folk/black metal assez proche de Moonsorrow par son ambiance, très efficace et très mélodique qui risque de plaire aux fans du genre!

Auteur : Maxime Pagé

A Perfect Circle @ Place Bell (Laval)

On a eu droit à un retour très attendu en ce mardi soir à la Place Bell de Laval! Après presque 15 ans sans nous visiter, A Perfect Circle revient enfin nous faire planer avec son rock alternatif atmosphérique à souhait. Dans le cadre de cette tournée, le groupe The Beta Machine, projet de deux membres live de A Perfect Circle, avait la lourd tâche de réchauffer la salle qui était loin d’être pleine.

The Beta Machine : Harmonies vocales sur musique monocorde

Le groupe californien The Beta Machine est monté sur scène devant une salle pas très remplie mais j’étais tout de même curieux d’entendre ce qu’ils avaient à offrir. Projet musical de Matt McJunkins et de Jeff Friedl, musiciens live de A Perfect Circle, c’était donc assez naturel de les voir en première partie de ces derniers. Allant dans un style rock electro où la basse règne, allaits-ils réussir à gagner un public plus rock? Malgré un son assez bon, j’ai trouvé leurs compositions très répétitives et l’utilisation d’un unique son de clavier n’a vraiment pas aidé. Par contre, la voix très feutrée de Claire Acey doublée de celle de Matt McJunkins étaient très agréables à l’oreille. La seule pièce que j’ai vraiment apprécié est The End qui avait vraiment de la gueule en live. Somme toute, The Beta Machine ont offert une prestation correcte mais qui n’a pas semblé accrocher la foule.

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A Perfect Circle : Aérien, mélancolique, parfait!

C’est avec un grand voile projetant leurs ombres que les musiciens de A Perfect Circle ont entamé la pièce The Package sous les cris de la foule. La Place Bell était loin d’être pleine, mais l’énergie des gens présents compensait amplement pour les places vides! Le groupe s’est perdu dans la très courte discographie pour nous concocter un setlist ambiant mais qui a également su nous rentrer dedans solidement. Maynard James Keenan, comme à son habitude, était caché dans l’ombre au milieu de la scène sur une des trois plateformes présentes. Certains n’aiment pas ce genre d’attitude en spectacle, mais sa performance vocale et celle de Billy Howerdel étaient impeccables!

Niveau visuel, c’était également très réussi! Un éclairage efficace qui fittait parfaitement avec les artifices présents sur la scène, qui donnait un effet glauque qui se mariait très bien avec l’ambiance dégagée par leur musique. Ils ont interprété plusieurs classiques du groupe comme The Hollow, The Noose, Magdalena et Imagine, leur fameuse reprise de John Lennon. Ce genre de musique nécessite un excellent son pour atteindre son plein potentiel et c’est exactement ce à quoi on a eu droit! La setlist du groupe comportait également plusieurs surprises dont l’interprétation de quatre nouvelles chansons à paraître sur le nouvel album dont la sortie est prévue en avril dont leur plus récent extrait The Doomed, qui a été pour moi le moment fort de la soirée. Par contre, j’ai été un peu perplexe quant à leur chanson Hourglass qui s’éloigne beaucoup du son auquel nous sommes habitués et qui sonnait même très pop. La seule déception de la soirée dans mon cas a été l’absence de la pièce Judith, tirée de leur premier album, et qui est pourtant très populaire auprès des fans. C’est avec la nouvelle pièce Feathers que le groupe nous a laissé, nous faisant grandement anticiper la sortie du nouvel album!

A Perfect Circle a offert un excellent spectacle qui était définitivement à la hauteur de l’attente interminable que les fans ont dû subir pour enfin les revoir. En espérant que cela ne prendra pas un autre quinze ans avant qu’ils décident de fouler les planches. Mais avec un nouvel opus sur la table, on peut sûrement s’attendre à un retour très rapide!

Setlist : The Package, The Hollow, The Noose, Weak And Powerless, Rose, Imagine (John Lennon Cover), By And Down, Thomas, (What So Funny ‘Bout) Peace, Love And Understanding (Brinsley Schwarz Cover), Orestes, Vanishing, Magdalena, A Stranger, 3 Libras (All Main Course Mix), Hourglass, Counting Bodies Like Sheeps To The Rythmn Of The War Drums, The Doomed, The Outsider, Feathers

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Paul Blondé

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