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Cattle Decapitation @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Il y a trois mots qui décriraient bien le spectacle de mercredi soir aux Foufounes Électriques : pesant, agressif et gras! En effet, le groupe de death/grind américain Cattle Decapitation était de passage à Montréal dans le cadre de la deuxième partie de leur tournée The North American Extinction Tour : Inhuman Beings et, pour l’occasion, il s’est entouré de groupes très solides : Revocation, Full Of Hell et Artificial Brain. Apes, groupe de la ville de Québec, a également été ajouté à cette soirée où le gore est roi!

Apes : Un hardcore/grind sombre à souhait

Les musiciens de Apes avaient la lourde tâche de réchauffer la salle qui, à leur “arrivée sur scène”, était tout de même bien garnie. Je mets le terme entre guillemets car si la plupart des membres du groupe étaient sur scène, le chanteur Alex a décidé de profiter du parterre pour se laisser aller allègrement. Choix judicieux certes, mais pour moi ça a un peu miné la chimie du groupe. Avec un nouvel album sorti en juin intitulé Lightless, Apes y vont dans un style lourd, agressif avec beaucoup d’ambiance. Malheureusement pour eux, le son lors de leur prestation était loin d’être excellent ce qui rendaient leurs chansons trop semblables l’une à l’autre. Néanmoins, le groupe y est allé avec énergie et espérons que la prochaine fois, la qualité de son rendra justice à leurs compositions.

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Artificial Brain : Ambiant, technique, robotique

J’avais entendu de très bonnes choses à propos du groupe Artificial Brain, qui oeuvre dans un death technique mais aussi un peu ambiant et qui a sorti son deuxième album Infrared Horizon qui est acclamé par la critique. Malheureusement pour eux, leur chanteur Will n’a pas pu traverser la frontière mais ils ont pu trouver un remplaçant en la personne de Paulo Henri Paguntalan… et ce dernier m’a vraiment impressionné! Non seulement son range vocal était très varié, mais pour un remplaçant de dernière minute, il avait l’air extrêmement à l’aise sur scène, y allant avec humour et maîtrisant la danse du robot à la perfection! Les musiciens étaient tous excellents et très tight et parmi les musiciens ont pouvait également noter la présence de Dan Gargiulo, guitariste de Revocation. Je ne m’attendais à rien de leur prestation et j’ai été agréablement surpris!

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Full Of Hell : Chaos organisé

Full Of Hell semble bénéficier d’une grande popularité ces derniers temps, surtout grâce aux splits qu’ils ont fait avec les groupe Nails et The Body. C’était donc naturel de les voir sur une tournée regroupant des groupes aussi brutaux qu’eux. On peut dire qu’ils ont un style bien à eux, mélangeant le grindcore, hardcore, death metal et le noise. D’emblée je dois le dire, je n’ai vraiment pas apprécié leur prestation. Un mur de son où le chanteur s’époumonait tout en jouant avec une console pour créer des sons ambiants, et parfois pendant trop longtemps. Il y avait également un autre membre du groupe qui faisait des effets sonores avec une chaîne en métal…mais je ne trouvais pas que cela apportait vraiment quelque chose de plus à leur musique. Par la suite, je suis allé écouter leur dernier album Trumpeting Ecstasy et c’est là que je me suis rendu compte que la qualité de son au spectacle n’était vraiment pas génial. Un rendez-vous manqué pour moi et Full Of Hell et peut-être, que la prochaine fois, ils parviendront à venir me chercher. Dommage!

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Revocation : Un thrash technique et solide!

J’ai déjà vu le groupe Revocation à plusieurs reprises dans le passé et leurs prestations ont toujours été très agréables! Mais je dois dire que leurs albums plus récents ne m’ont pas autant accroché, surtout leur dernier album Great Is Our Sin que je trouve un peu flat. Dave Davidson et sa bande se sont présentés devant une salle assez pleine et nous ont lancé Teratogenesis en plein visage! Si le parterre avait été quelque peu tranquille jusqu’à maintenant, c’est à Revocation que le moshpit à commencé pour ne finir qu’à la fin de la soirée! Ils ont visité une bonne partie de leur discographie avec des pièces comme Existence Is Futile, The Hive et Scorched Earth Policy. Ils ont même été jusqu’à leur tout premier album avec la pièce Empire Of The Obscene. Malgré tout, un détail a quelque peu gâché mon appréciation de leur prestation : le son du bass drum était tout simplement horrible. Pour aller quelque peu dans l’exagération, on aurait dit qu’au lieur des bass drums, c’était deux cloches à vache. Même avec ce détail technique, Revocation ont bien livré la marchandise, surtout en nous offrant en guise de finale la pièce Dismantle The Dictator, un moment fort de la soirée. J’aurais aimé entendre plus de pièces de Chaos Of Forms qui a été complètement laissé de côté mais ils ont tout de même offert une solide prestation!

Setlist : Teratogenesis, Communion, Existence Is Futile, The Hive, Empire Of The Obscene, Copernican Heresy, Scorched Earth Policy, Crumbling Imperium, Dismantle The Dictator

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Cattle Decapitation : Un métal gras comme ça ne se peut pas!

Cattle Decapitation est probablement un des groupes les plus efficaces du genre! Avec un drum tight à souhait, des riffs solides et un vocal des plus gras et versatiles, c’est impossible de rester de glace en entendant leur matériel! C’est sur les notes de The Carbon Stampede que les hostilités ont été lancées et que le parterre a littéralement explosé! Les musiciens avaient l’air en forme et Travis Ryan était plus qu’impressionnant avec sa voix gutturale et criarde. On va se le dire, la musique de Cattle Decapitation est tout simplement sale et méchante, et on l’apprécie grandement! Le setlist de ce soir était entièrement constitué de chansons provenant des deux derniers album, Monolith Of Inhumanity et The Anthropocene Extinction, ce qui est quelque peu dommage pour les fans de leur matériel plus ancien. Dans mon cas, cela ne m’a pas trop gêné car, à mon avis, leur plus récent album est probablement leur meilleur en carrière. Ils nous ont carrément défoncé la face avec des pièces brutales comme The Prophets Of Loss, Forced Gender Reassignment et Pacific Grim. Mais pour moi, les moments forts de leur prestation ont été l’interprétation des pièces Clandestine Ways (Krokodil Rot) et Manufactured Extinct, deux pièces excessivement solides et, on va se le dire, ça rentrait au poste en s’il-vous-plaît! C’est avec Your Disposal qu’ils ont terminé ce spectacle qui nous a laissé suintants et complètement vidés! Cattle Decapitation sont incontestablement les maîtres du death/grind et c’est avec plaisir que je retournerais les voir à leur prochain passage en ville!

Setlist : The Carbon Stampede, Dead Set On Suicide, The Prophets Of Loss, A Living, Breathing Piece Of Defecating Meat, Forced Gender Reassignment, Clandestine Ways (Krokodil Rot), Not Suitable For Life, Apex Blasphemy, Circo Inhumanitas, Kingdom Of Tyrants, The Burden Of Seven Billion (Interlude), Manufactured Extinct, Pacific Grim, Your Disposal

Auteur : Maxime Pagé

6 albums métal à découvrir en novembre

#1 Moonspell1755

2 ans après la sortie de leur excellent album Extinct, Moonspell est de retour avec quelque chose d’assez spécial. Leur nouvel album intitulé 1755, renvoyant à la date du 1er novembre 1755 où la ville de Lisbonne fut presque entièrement détruite par des cataclysmes naturels dont un tremblement de terre, un tsunami et plusieurs incendies, a été entièrement composé en portugais. Une langue que l’on entend très peu souvent dans le métal et on peut dire que ça sonne bien! Voici donc le premier extrait, Todos Os Santos!

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#2 ElvenkingSecrets Of The Magick Grimoire

Le groupe de power/folk metal italien Elvenking est également de retour avec leur neuvième album, Secrets Of The Magick Grimoire. Vous avez besoin d’une bonne dose de musique festive et épique qui donne autant le goût de giguer que de buter des dragons? Elvenking risque de fortement vous plaire!

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#3 The UnguidedAnd The Battle Royale

The Unguided, groupe formé d’anciens membres de Sonic Syndicate partis dû à la directement merdique que le groupe a pris dans les dernières années, nous offre un autre album à saveur melodeath moderne avec And The Battle Royale. C’est le premier album avec leur nouveau chanteur/guitariste Jonathan Thorpenberg qui remplace Roland Johansson, de grands souliers à chausser pour le nouvel arrivé! Mais avec l’extrait Lengendary, on peut tout de suite voir qu’il est à la hauteur!

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#4 Cavalera ConspiracyPsychosis

Je n’avais jamais accroché sur le projet des frères Cavalera que je trouvais jusqu’à maintenant pas vraiment intéressé ou mémorable. Cela risque peut-être de changer avec Psychosis, nouvel album du groupe qui semble un retour à leurs racines. Leur extrait Insane me fait vraiment penser à la bonne vieille période de Sepultura : C’est rapide, agressif et ça vous rentre dedans! À vous d’en juger!

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#5 Witchery I Am Legion

Après quelques changements au sein du groupe, Witchery semble avoir trouvé la formule gagnante. Le nouvel album I Am Legion, qui va sortir sans qu’un an soit passé depuis la sortie de l’album précédent, prend une tendance assez différente. Avec True North, on explore un côté plus sombre et moins thrashy qui m’a franchement fait pensé à du Moonsorrow. Changement de sonorité inattendu mais efficace!

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#6 Threat SignalDisconnect

J’ai connu le groupe ontarien Threat Signal il a de cela plus de dix ans avec leur premier album Under Reprisal que j’avais bien aimé avec son mélange de groove et d’industriel. Dix ans plus tard et après plus de six ans depuis la sortie de leur album éponyme, Jon Howard et sa bande nous reviennent avec Disconnect. On reconnait bien la sonorité du groupe qui demeure très solide et le vocal de Jon Howard est toujours aussi perçant.

Auteur : Maxime Pagé

 

Hands Of Despair @ Piranha Bar (Montréal)

En ce jour fatidique qu’était le vendredi 13, plusieurs amateurs de musique abrasive s’étaient amassés au Piranha Bar pour une soirée des plus pesantes! Une affiche des plus variées comprenant Hands Of Despair, Sanguine Glacialis, Skullmace et Malebranche. Sanguine Glacialis qui remplaçait le groupe manitobain Noire, aux prises avec des problèmes de transport. Avec tout un paquet de groupes de qualité ça promettait d’être une soirée mouvementée!

Malebranche : un black metal ambiant et mélancolique à souhait

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler du groupe montréalais Malebranche, ni entendu aucune chanson. C’était donc un saut dans l’inconnu qui m’attendait…ainsi qu’une excellente découverte! Le groupe oeuvre dans un black metal ambiant avec une vibe me faisant penser aux chansons plus agressives d’Alcest, surtout au niveau du vocal ainsi que Forteresse avec la pièce Stelle. C’est rapide, agressif mais aussi très planant par moment, un peu comme le groupe Harakiri For The Sky. Le son était très bon, ce qui est rare avec une musique comme la leur qui ne ressort pas toujours bien en live. C’est aussi rare pour un jeune groupe comme le leur d’offrir une performance sans faille, et j’en suis agréablement surpris! Somme toute, la musique de Malebranche est vraiment venue me chercher et je vais surveiller avec attention leurs futures prestations!

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Skullmace : Un grand coup en pleine face!

Le spectacle de ce soir marquait également le lancement du nouvel album de Skullmace, Rise Above Blood et à voir la foule, beaucoup de gens étaient présents pour les encourager. Le groupe offre un death metal assez conventionnel mais très efficace et les musiciens étaient tous très tight. Le chanteur Francis Louis-Seize semblait très à l’aise sur la scène et les interactions teintées d’humour avec la foule étaient agréables. C’était aussi très cool de voir l’ajout d’éléments scéniques comme un groupe crâne couvert de pics avec des lumières dans les yeux ainsi qu’une masse brandie par le chanteur. Des chansons comme Deadly Betrayal et Bladegasm rentraient particulièrement au poste et Painless As Death a probablement été le point fort de leur prestation pour moi. Sans réinventer le genre, Skullmace est un bon groupe à voir en live, une belle découverte!

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Sanguine Glacialis : Melodeath théâtrale

Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe Sanguine Glacialis, je pourrais décrire leur style musical par un mélange de melodeath, de gothic metal et d’éléments diverses s’approchant du style avant-guarde comme Diablo Swing Orchestra. Je connais le groupe depuis plusieurs années et j’ai pu voir les différents changements de personnel. Je dois dire que ce que j’ai vu ce soir est le line-up le plus efficace que j’ai pu voir jusqu’à maintenant. Leur setlist de ce soir était principalement composé de nouvelles pièces qui paraîtront sur leur nouvel album Hadopelagic dont la sortie est prévue pour le printemps 2018. Malheureusement pour eux, leur chanteuse et claviériste Maude Théberge était malade et le groupe a souffert de plusieurs problèmes techniques. Qu’à cela ne tienne, ils ont offert une prestation admirable vu les circonstances et chaque musicien s’est donné corps et âme. Plusieurs chansons ont attiré mon attention comme Oblivion Whispers mais pour moi le clou du spectacle a été l’interprétation de Kraken, pièce très groovy et très Finntroll-esque. Pour les fans de la première heure, on a eu aussi droit à Into The Heart Of Chaos tirée de leur premier album. Leur performance n’a toutefois pas été sans faille. Le drum n’était pas toujours très tight et tout devenait alors un peu brouillon, ce qui est dommage. Sanguine Glacialis ont offert une solide et agréable performance et j’espère qu’ils bénéficieront de meilleurs conditions lors de leur prochain spectacle.

Setlist : Le cri tragique d’une enfant viciée, Kraken, Oblivion Whispers, Funeral For Inner Ashes, Missa Di Angelis, Into The Heart Of Chaos, Monsters

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Hands Of Despair : Quand la noirceur vous saisit

C’était maintenant au tour de la tête d’affiche, Hands Of Despair, de se présenter sur scène pour nous présenter leur matériel sombre, agressif et mélancolique. C’est sur les notes de Sleeper tiré de l’album Bereft que le groupe a entamé son set et ça promettait d’être excellent. Le son était très bon mais après peu de temps, des problèmes techniques sont survenus pour le guitariste Alexandre Primeau durant la pièce Shattered Memories et le tout a duré trop longtemps sans que personne ne vienne régler la situation. Malgré ce petit accrochage, nous avons par la suite eu droit à une surprise : l’interprétation d’une toute nouvelle chanson intitulée La ballade des gens heureux qui paraîtra sur le prochain album du groupe. Allant dans un style moins mélancolique, plus agressif et plus technique que leurs chansons précédentes et durant environ une quinzaine de minutes, cette chanson est un monument brutal avec une fin carrément méchante! On a aussi eu droit à l’interprétation de la pièce Étoc dont le vidéoclip est sorti un peu plus tôt cette année et dont l’interprétation vocale de Jeff Mott était plus que solide. En guise de finale pour cette prestation qui pour moi a paru beaucoup trop courte, une autre nouvelle chanson, Body & Souls, nous a été lancée en plein visage, au grand plaisir des fans présents. Hands Of Despair est un groupe qui est aussi excellent en album qu’en live et c’est toujours un immense plaisir de les voir en spectacle. Et avec un nouvel album en préparation dont la pochette sera dessinée par le célèbre Travis Smith, on ne peut qu’être impatient d’entendre le résultat final!

Setlist : Sleeper, Shattered Memories, La ballade des gens heureux, Étoc, Body & Souls

Auteur : Maxime Pagé

Dix albums métal à découvrir en octobre

#1 Ne ObliviscarisUrn

Ne Obliviscaris est un groupe dont la popularité a littéralement explosé au cours des dernières années et ce n’est pas pour rien. Avec une musique agressive, technique et très mélodique, ils râtissent un public vraiment large. Ils nous reviennent donc avec un troisième album intitulé Urn, premier album sans leur bassiste de longue date Brendan Brown. Voici donc le premier extrait de cet album, Intra Venus!

Ne Obliviscaris sera de passage à Montréal le 19 novembre aux Foufounes Électriques avec Allegaeon et Unbeing, pour toutes les infos, cliquez ici!

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#2 XanthochroidOf Erthe & Axen Act II

Seulement un mois après la parution du premier volet, Xanthochroid nous revient déjà avec la deuxième partie de leur concept Of Erthe & Axen. Cet album semble être dans la même lignée que le précédent : des chansons épiques, symphoniques et variées! Un autre album qui vaut le détour!

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#3 SamaelHegemony

Plus de six ans après la sortie de leur album Lux Mundi, les Suisses de Samael nous offrent leur onzième album en carrière, Hegemony. Avec leur metal industriel très agressif, sonorité qui leur est propre, ils nous défoncent les tympans avec trois excellents extraits. Voici un de ceux-là, Black Supremacy.

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#4 NachtblutApostasie

J’ai découvert le groupe Nachtblut par pur hasard avec leur précédent album Chimonas et j’avais vraiment adoré. Un habile mélange de black/gothic metal avec des éléments symphoniques qui rentrait solidement au poste. Leur nouvel album Apostasie semble être plus lent et plus mélancolique que les autres et…disons que comme pochette j’ai vu mieux!

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#5 EnslavedE

Les légendes du metal norvégien Enslaved continuent sur la voie de l’epicness avec un album tout simplement intitulé E. De longues chansons progressives et mélodiques avec le vocal très guttural de Grutle Kjellson, c’est ce que j’appelle du métal de qualité!

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#6 Trivium The Sin And The Sentence

Je crois que c’est la première fois depuis très longtemps que je n’avais pas entendu un extrait de Trivium vraiment convainquant. Après deux albums plutôt mous (surtout pour Silence In The Snow), leur nouvel opus The Sin And The Sentence semble vraiment franc et solide. T’en doute un peu? Écoute leur nouvel extrait du même nom!

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#7 KartikeyaSamudra

Le groupe russe Kartikeya est assez particulier. Intégrant des sonorités de musique indienne avec le death metal, ça donne un résultat assez intéressant et unique. Avec un nouvel album intitulé Samudra contenant une collaboration avec Karl Sanders de Nile, ils devraient acquérir une bonne popularité!

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#8 Bloodred HourglassHeal

T’es en manque de melodeath mais tu veux aussi une vibe thrashy? Bloodred Hourglass est peut-être ce qu’il te faut! Avec un troisième album, Heal, ils offrent un metal solide et rapide qui saura te faire headbanger comme il faut!

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#9 The Black Dahlia MurderNightbringers

The Black Dahlia Murder joue un type de melodeath qui leur est propre. Mélodique, mais très agressif et qui s’éloigne du côté plus mélancolique du melodeath européen actuel. Ils nous offrent donc un album à la pochette très cool, Nightbringers (toutes les pochettes de TBDM sont pas mal toutes très cool de toute façon). On pouvait s’y attendre : c’est du solide!

The Black Dahlia Murder sera en spectacle aux Foufounes Électriques le 16 octobre avec Suffocation, Decrepit Birth, Necrot et Wormwitch, pour toutes les infos, cliquez ici!

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#10 Hanging Garden I Am Become

Hanging Garden est un groupe méconnu ici mais qui vaut le détour! Avec un metal mélancolique dans la même lignée que Katatonia, ce groupe finlandais est sûr d’aller chercher le fan de musique mélancolique en toi! Voici le premier extrait de leur nouvel album I Am Become, Elysium.

Auteur : Maxime Pagé

Dark Tranquillity @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

En ce dimanche soir, les trippeux de melodeath suédois ont pu s’en donner à coeur joie avec la venue de Dark Tranquillity aux Foufounes Électriques. C’est leur troisième passage en trois ans et, heureusement pour eux, l’engouement des fans est toujours à son comble si je me fis à la foule déjà présente à l’ouverture des portes. Deux groupes assuraient la première partie, Warbringer et Striker. La présence du groupe Insatia, qui devait ouvrir le bal, a été compromise à la dernière minute.

Striker : Le métal canadien qui vous rentre dedans

Avant ce soir, je n’avais que très peu entendu parler du groupe Striker, qui vient tout droit d’Edmonton mais je n’avais eu que de bons commentaires. Après plusieurs problèmes, ils ont pu arriver de peine et de misère à Montréal, ce qui a repoussé le début du spectacle d’environ trente minutes. Je dois dire que je n’avais pas vraiment d’attente quant à leur prestation… et j’ai été époustouflé! Le groupe dégage une énergie contagieuse et leur musique, intense, rapide et mélodique, m’ont fait headbangé du début à la fin. Ce n’est pas la musique la plus originale, mais c’est drôlement efficace! Le son était excellent et les harmonies vocales entre presque tous les musiciens rendaient le tout vraiment épique! Une très belle découverte pour moi et je surveillerai de près leur prochain passage à Montréal!

Setlist : Former Glory, Pass Me By, Born To Lose, Lethal Force, Out For Blood, Phoenix Lights, Fight For Your Life

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Warbringer : La guerre totale!

Warbringer est un autre groupe qui nous visite de plus en plus souvent. La dernière fois, c’était le 31 mai dans le cadre de la tournée avec Destruction et le chanteur John Kevill nous avait mentionné qu’à leur prochain passage à Montréal, l’intégralité de leur nouvel album Woe To The Vanquished serait jouée. C’est donc 4 mois plus tard qu’ils sont de retour et promesse a été tenue. C’est sur les premières notes de Silhouettes que le carnage a commencé! On voit qu’une bonne partie de la foule était là pour eux alors que les premiers moshpits ont commencé à se former. Malheureusement pour le groupe, le son n’était vraiment pas génial… Le son d’une des guitares n’était pas assez fort et celui de la basse était carrément perdu dans le mix, ce qui a enlevé énormément de punch à la plupart des chansons. La première partie de l’album est très solide avec Remain Violent et Shellfire…mais la deuxième est correcte, sans plus. Le point fort de leur prestation a été définitivement l’interprétation de leur plus longue chanson en carrière, When The Guns Fell Silent du long de ses onze minutes. Pour ne pas oublier les fans de la première heure, Warbringer ont terminé le tout avec Combat Shock, un classique tiré de leur premier album Total War. Une performance très correcte et énergique, mais qui a été quelque peu gâchée par un son très ordinaire.

Setlist : Silhouettes, Woe To The Vanquished, Remain Violent, Shellfire, Descending Blade, Spectral Asylum, Divinity Of Flesh, When The Guns Fell Silent, Combat Shock

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Dark Tranquillity : Le melodeath suédois dans toute sa splendeur

Bien que Dark Tranquillity multiplie ses passages à Montréal depuis des années et a même poussé l’audace de revenir trois années de suite, les fans sont toujours au rendez-vous et les salles sont toujours bien remplies. Le groupe se lance donc dans une deuxième tournée de promotion pour leur excellent album Atoma avec la même mise en scène (comprenant des projections de vidéos) mais avec de nouveaux musiciens dont Johan Reinholdz des groupes Nonexist et Skyfire ainsi que Christopher Amott, surtout connu pour son travail au sein d’Arch Enemy des début du groupe jusqu’à son départ en 2012. Comme à son habitude, le leader du groupe Mikael Stanne nous montre tout son enthousiasme et sa joie de voir les fans de Montréal lui montrer une si grande dévotion et les en remercie mille fois. Le son était quand même bien sauf pour le vocal qui n’était parfois pas assez fort.

Leur choix de chansons est très similaires au spectacle présenté un an plus tôt avec quelques variations, tout en gardant l’accent sur leur dernier album. Malheureusement pour les fans des vieux albums, aucune chanson plus vieilles que 1999 n’a été jouée, ce qui est assez dommage pour ceux qui espéraient entendre quelques pièces du légendaire album The Gallery. On a tout de même pu entendre des classiques du groupe comme The Treason Wall, Monochromatic Stains, The Wonders At Your Feet et Therein. Un moment fort de la soirée a été l’interprétation de la chanson plus tranquille The Mundane And The Magic, tirée de l’album Fiction. En guise de finale, rien de mieux que la pièce Misery’s Crown, où les gens présents se sont mis à chanter en coeur et ont donné ce qu’il leur restait d’énergie.

Les musiciens de Dark Tranquillity ont démontré une fois de plus leur savoir-faire et la foule a été comblée mais j’aimerais toutefois que plus de vieilles chansons soient incorporées dans leur setlist.

Setlist : Force Of Hand, The Lesser Faith, Atoma, The Treason Wall, The Science Of Noise, Forward Momentum, Terminus (Where Death Is Most Alive), The Silence In Between, The Mundane And The Magic, Final Resistance, Monochromatic Stains, The Wonders At Your Feet, Endtime Hearts, Encircled, Clearing Skies, Therein, State Of Trust, Through Smudged Lenses, Misery’s Crown

Auteur : Maxime Pagé

Orphaned Land @ Katacombes (Montréal)

On a eu droit à un concert des plus variés mardi soir avec des noms que l’on voit pas souvent…et même que l’on n’avait jamais vu à Montréal jusqu’à maintenant. Le groupe israélien Orphaned Land était enfin de retour, sept ans depuis leur dernier passage en ville. Le groupe Pain du légendaire Peter Tägtgren et Voodoo Kungfu assuraient la première partie et si on se fit à la densité de la foule déjà présente, ça allait être une bonne soirée.

Voodoo Kungfu : Le malaise chamanique

J’avais déjà entendu parlé du groupe chinois Voodoo Kungfu grâce au documentaire Global Metal et déjà je trouvais la sonorité du groupe vraiment unique et bizarre. Comme son compatriote de Tengger Cavalry, le leader du groupe Li Nan a déménagé aux États-Unis pour reformer le groupe avec d’autres membres. Habillés de vêtements traditionnels et d’un masque faisant penser à Scarecrow dans Batman Begins. le chanteur et ses acolytes se sont présentés sur la scène des Katacombes devant une foule fascinée mais un peu inquiète quant à la prestation à venir. Ce que j’ai vu ce soir m’a laissé assez perplexe et, avec du recul, je n’ai pas tellement apprécié leur performance. Les chansons se suivaient et se ressemblaient beaucoup trop et côté sonorité, ça ressemblait à un mélange de Sepultura du temps de Roots et de System Of A Down avec une touche asiatique. Quand ton guitariste a une sept cordes mais n’utilisent que 2-3 d’entre elles, tu te demandes en quoi c’est pertinant. Li Nan, torse nu et couvert de tatouages qui lance des cris très animaliers, qui crache partout et qui te tape très fort sur la tête…c’est pas nécessairement très intéressant non plus, c’est juste trop pour pas grand chose. Durant la dernière chanson, il s’est renversé une coupe de plastique pleine de sang sur la tête, et je me suis même demandé si c’était vraiment nécessaire. Musicalement, je n’ai pas trouvé Voodoo Kungfu intéressant et je les mettrais seulement aux rangs des curiosités, rien de plus.

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Pain : De l’industriel classique, mais répétitif

Bien que Peter Tägtgren soit venu plusieurs fois à Montréal avec Hypocrisy, c’était la première fois qu’il se produisait avec son autre projet Pain. La salle était pleine à craquer et on voyait qu’une grande partie de la foule était venue que pour eux. Dès que le groupe est apparu, les gens présents se sont déchaînés et la chaleur est devenu assez intense. Les musiciens ont montré une excellente énergie tout au long de leur prestation et, sérieusement, si tu headbangais pas, tu devais être mort! Ils ont joué plusieurs chansons tirées de la plupart de leurs albums comme Suicide Machine, Dirty Woman et Pain In The Ass. Malgré toute cette belle énergie, j’ai trouvé que beaucoup de chansons se ressemblaient entre elles et, à mon goût à moi, les paroles ne sont pas assez recherchées. En guise de conclusion, on a eu droit à Shut Your Mouth, moment où la foule a le plus participé. Les fans avaient l’air amplement satisfait de leur prestation, c’était divertissant, mais pas très mémorable.

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Orphaned Land : Divinement excellent

J’ai eu la chance de voir Orphaned Land à deux reprises dans le passé et j’ai toujours été amplement satisfait. Le groupe nous propose un métal de qualité, teinté d’influences progressives et folkorique qui rendent leur son unique. Prônant la tolérance et la paix entre tous, c’est assez rare d’entendre des messages aussi foncièrement positifs dans le métal de nos jours. Devant une foule qui s’était quelque peu réduite, ils ont entamé leur succès Ocean Land, un choix d’entrée des plus judicieux. N’ayant pas sorti d’album depuis All Is One sorti en 2013, le groupe a pigé dans ses quatres albums et leurs choix ne m’ont pas déçu du tout! Passant de chansons plus vieilles comme El Meod Na’Ala jusqu’aux chansons comme Brother et The Simple Man, il y en avait pour tous les goûts. Le moment fort de la soirée pour moi a été l’interprétation de Birth Of The Three (The Unification) et The Kiss Of Babylon (The Sins) où le chanteur Kobi Farhi a montré ses talents d’entertainer. Orphaned Land ont visiblement l’air d’aimer leurs fans et ça fait plaisir à voir! En guise de dernière offrande, on a eu droit au classique Norra El Norra suivi de la finale de Ornaments Of Gold. Encore une fois, Orphaned Land ont offert une performance impeccable et j’espère fortement qu’il ne faudra pas attendre un autre sept ans avant de les revoir.

Setlist : Ocean Land, The Simple Man, All Is One, Let The Truce Be Known, Barakah / The Kiss Of Babylon (The Sins), Brother, The Birth Of The Three (The Unification) / Olat Ha’tamid, Sapari, El Meod Na’Ala, In Thy Neverending Way, Halo Dies (The Wrath Of God), Norra El Norra / Ornaments Of Gold

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Romy Del Signore.

Epica @ M Telus (Montréal)

En ce vendredi soir, on a eu droit à un line-up assez varié au feu Metropolis (maintenant M Telus) avec le passage à Montréal du groupe néerlandais Epica pour la promotion de leur album The Holographic Principle. Les groupes Lacuna Coil, Insomnium et Elantris assuraient la première partie du spectacle et si je me fis au nombre de personnes déjà présentes devant la salle à l’ouverture des portes, ça risquait d’être un succès!

Elantris : Disparate et inintéressant

Le premier groupe à entrer sur scène est Elantris de l’Ohio et ce fut loin d’être mémorable. Composé de 6 musiciens, le groupe y va dans un power/gothic metal teinté de metalcore qui ne m’a clairement pas impressionné. Le chanteur Thomas Ullom, avec son mohawk et son jersey de style football avait l’air d’un membre égaré de Five Finger Death Punch tandis que la chanteuse Lindsay Victoria Ketchum n’était pas souvent sur la note avec sa voix qui était vraiment nasiarde. Les autres musiciens n’étaient guère impressionnants  et semblaient surtout jouer pour eux-mêmes. Disons que côté chimie entre les membres, c’était un gros zéro et même les compositions étaient vraiment flat. Je me demande toujours comment ce genre de groupe réussit à se retrouver sur des tournées d’envergure comme celle-ci, alors que tant de bons groupes mériteraient amplement leur place. Au suivant!

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Insomnium : Le nec plus ultra du melodeath européen

La popularité du groupe finlandais Insomnium a littéralement explosée depuis la sortie de leur album Above The Weeping World sorti en 2006 et depuis, les tournées ne font que s’accumuler. Le groupe est venu nous présenter son dernier album, Winter’s Gate, projet ingénieux d’une seule chanson d’environ 40 minutes. C’est sur les notes de l’intro The Primeval Dark que les musiciens se sont présentés à la foule pour ensuite entamer While We Sleep, extrait de leur album Shadows Of The Dying Sun. Leur set, d’environ 45 minutes, était surtout basé sur cet album ainsi que différentes parties de Winter’s Gate et Above The Weeping World avec les chansons Mortal Share et Change Of Heart. Le son était excellent et les musiciens avaient vraiment l’air contents des réactions de la foule, qui était probablement la plus dense qu’ils ont jamais eu à Montréal. C’est avec la chanson Ephemeral qu’Insomnium a terminé son périple qui a été un véritable succès. Un excellente prestation et probablement mon moment fort de la soirée!

Setlist : The Primeval Dark, While We Sleep, Winter’s Gate Pt.7, Mortal Share, Change Of Heart, Winter’s Gate Pt.4, The Promethean Song, Ephemeral

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Lacuna Coil : Entre délire et schizophrénie

J’avais découvert Lacuna Coil avec l’album Comalies sorti en 2002 et je trouvais leur musique correcte sans plus. Le groupe a fait beaucoup de chemin depuis ce temps-là et pas nécessairement dans le bon sens avec une approche musicale trop axé sur les breakdowns ce qui rend les chansons trop similaires entre elles et peu intéressantes. Les membres sont arrivés sur les planches barbouillés de corpse paint et vêtus de camisoles de force, habit promotionnel pour leur album Delirium. La chanteuse Cristina Scabbia était en voix et une bonne chimie opérait entre les musiciens. Je me suis souvent questionné sur la pertinence de la présence du chanteur Andrea Ferro qui n’a pas la meilleure voix du monde et qui ne chante que de temps en temps sur certaines chansons. Mais je dois dire que son scream n’est pas mauvais et il est beaucoup plus présent sur les nouvelles chansons que celles que j’ai entendues il ya  de cela 10 ans. Les chansons provenaient surtout de leur nouvel album mais nous avons eu tout de même droit à des vieux classiques comme Heaven’s A Lie et Our Truth, qui ont provoqué les plus vives réactions de la part de la foule. Les compositions plus récentes s’éloignent énormément de ce que je connaissais et parfois c’était assez répétitif et je me demandais même comment le guitariste arrivait à ne pas s’emmerder. Malgré ce détail, la musique était bien exécutée et même si on aime pas leur musique, ils la font bien. Mention spéciale pour le bassiste qui avait écrit “J’aime la poutine” sur le dessus de sa tête, une belle attention!

Setlist : Ultima Ratio, Spellbound, Die & Rise, Heaven’s A Lie, Blood, Tears & Dust, My Demons, Ghosts In The Mist, Trip The Darkness, Downfall, Our Truth, Delirium, Nothing Stands In Our Way, The House Of Shame

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Epica : La symphonie qui vont frappe en plein visageè

Voici donc venu le clou de la soirée, une grosse pointure dans le monde du power metal au vocal féminin! Epica n’ont plus besoin de présentation avec leur huit albums et leur tout nouveau EP The Solace System qui sortait justement vendredi soir. Une chose qui a frappé les gens en pleine face dès les premières notes de Edge Of The Blade est que le jeu de lumières était hallucinants, même ce matin je vois encore des spots mauves! Le son était également très bon…mais très fort! Quand la chanteuse Simone Simons atteignait les plus hautes notes, les oreilles me sillaient…et j’avais des bouchons! Les installations sur la scène étaient également très cool où le claviériste Coen Janssen pouvait promener son clavier sur une rail pour aller d’une bout à l’autre de la scène comme une trottinette. Pour la chanson Dancing In A Hurricane, il a même utiliser quelque chose que je n’avais jamais vu : Un clavier courbé en demi-lune. Les communications avec la foule étaient drôles et agréables et c’est là qu’on voit si un groupe aime vraiment son public.

Mais malgré tous ces artifices, je dois malheureusement émettre un gros bémol. Je sais que la tournée a été faite pour promouvoir leur plus récent album The Holographic Principle, mais quand 8 chansons sur 13 proviennent que des deux derniers albums, le vieux fan en moi ne peut qu’être déçu. Comme maigre consolation, seulement deux vieilles pièces ont été jouées : Cry For The Moon et Consign To Oblivion. Ce n’est pas que les deux derniers albums ne soient pas bons, mais pour les fans de la première heure, c’est assez ordinaire. Je suis sorti de la salle un peu déçu du choix de chansons mais leur performance était néanmoins excellente.

Setlist : Edge Of The Blade, Storm The Sorrow, Unleashed, The Essence Of Silence, Universal Death Squad, Ascension – Dream State Armageddon, Dancing In A Hurricane, Reverence (Living In The Heart), Unchained Utopia, Cry For The Moon, Sancta Terra, Beyond The Matrix, Consign To Oblivion

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Sept albums métal à découvrir en septembre

#1 Ensiferum Two Paths

Ceux qui étaient en manque de folk metal vont être gâtés en septembre avec la sortie de Two Paths, le septième album en carrière d’Ensiferum. On peut s’attendre à la même epicness que d’habitude avec des riffs rapides, mélodiques et festifs. Si on se fie à leur extrait Way Of The Warrior, qui sonne quelque peu comme leur chanson Token Of Time, on pourrait assister à un retour aux sources. À suivre!

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#2 SepticfleshCodex Omega

C’est trois ans après la sortie de leur album Titan que la machine de guerre grecque qu’est Septicflesh est de retour avec Codex Omega. Comme pour Titan, l’Orchestre philharmonique de la ville de Prague a été sollicitée pour les orchestrations et ça risque d’être pesant! C’est également le premier album avec Krimh au drum et on peut dire que la rythmique est  couper au couteau! Vous n’avez qu’à écouter 3rd Testament pour le constater!

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#3 KauanKaiho

J’en conviens, Kauan n’est pas un groupe métal, mais je ne pouvais pas passer à côté. Depuis leur album Sorni Nai sorti en 2015, le groupe russe (qui chante en finnois) a acquis une certaine notoriété au sein de la scène de musique ambiante et avec raison. Je considère Sorni Nai comme un de mes albums préférés de tous les temps. La barre est donc très haute pour leur nouvel album Kaiho qui est pour moi un des albums les plus attendus de l’année. Pour les fans de musique ambiante!

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#4 Paradise LostMedusa

Paradise Lost, véritables piliers du doom/death britannique, nous reviennent avec Medusa, leur quinzième album! On peut voir que le groupe prend une certaine distance de leur son plus lent et pesant au profit d’une sonorité plus agressive et rapide, ce qui n’est pas mal du tout!

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#5 MyrkurMareridt

Au cours des années, je n’avais jamais vu un projet musical provoquer autant de controverse et de haine que Myrkur. Les puristes continueront de vous dire que c’est de la fraude, mais Myrkur, grâce à ses tournées avec des groupes de renom et d’appui de taille comme celle de Nergal de Behemoth, on ne peut nier qu’elle a bel et bien réussi à se tailler une place dans la scène métal.

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#6 DyscarnateWith All Their Might

Le groupe de death metal britannique Dyscarnate n’avait rien sorti depuis 2012 et les fans commençaient à perdre espoir. Mais l’attente est terminée! Avec With All Their Might, on reçoit une bonne dose de brutalité avec une production béton! Un groupe qui risque fort de te faire décrocher la tête!

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#7 ThresholdLegends Of The Shires

Les fans de prog vont avoir de quoi à se mettre sous la dent en septembre avec le nouvel album de Threshold, Legends Of The Shires. Avec cet album, on assiste au retour du chanteur Glynn Morgan, qui avait chanté sur l’album Psychedelicatessen sorti en 1994. Un must pour les fans du genre!

Auteur : Maxime Pagé

Anathema @ L'Astral (Montréal)

Anathema n’est pas un groupe qui vient nous visiter si souvent, mais lorsque c’est le cas, les fans se déplacent en masse! C’est donc devant une salle qui affichait complet que le groupe britannique allait nous présenter des chansons de son nouvel album, The Optimist. Le groupe américain Silver Snakes les accompagnait pour cette courte tournée et avait la lourde tâche de réchauffer la foule.

Silver Snakes : Plus générique, tu meurs

Dès l’annonce de la tournée nord-américaine d’Anathema, plusieurs étaient curieux à savoir quel groupe allait les accompagner. Plusieurs spéculations pointaient vers le groupe français Alcest qui assurait leur première partie durant leur tournée estivale en Europe. Je fus parmi de ceux qui furent déçus que la tâche soit dévolue au groupe Silver Snakes, dont je n’avais jamais entendu parler. Après quelques écoutes sur internet, je trouvais le son du groupe peu intéressant, mais je me suis dis qu’il fallait laisser la chance au coureur. C’est devant une salle déjà bien pleine que le groupe américain s’est pointé sur scène et, honnêtement, je ne me rappelle pas la dernière fois qu’un groupe a provoqué chez moi un aussi total désintérêt après seulement une chanson. Le chanteur Alex Estrada a une voix assez monocorde et la musique est totalement flat. Certains groupes comme Anathema utilisent des effets dans le vocal comme dans la chanson Closer, ce qui rend la pièce unique, mais quand tu utilises le même effet vocal dans toutes les chansons, ça fait pitié. On aurait dit une version plus dark, plus cheap et moins catchy du vieux Three Days Grace. Un très mauvais choix de première partie et sérieusement, j’avais hâte que ça finisse.

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Anathema : Aérien et inoubliable!

Anathema est l’un des seuls groupes qui a pu faire une excellente transition entre la sonorité métal de leurs premiers albums et le rock atmosphérique qui est devenu leur marque de commerce, et ce, depuis leur album Eternity sorti en 1996. Depuis ce tournant dans leur évolution musicale, leur popularité a grimpé en flèche et le concert à guichet fermé illustre très bien cet exploit. C’est sur un bref intro de la pièce San Francisco et avec un écran de projection que les membres sont arrivés sur scène sous des applaudissements bien nourris pour finalement commencer le périple très sentimentale que sont les deux pièces Untouchable. Le son est excellent et l’interprétation des chansons est sans faille. Les interactions du chanteur Vincent Cavanagh étaient presque toute en français, une valeur toujours sûr pour avoir la foule québécoise dans sa poche! La foule était conquise mais je dois dire que les nouvelles pièces tirées de The Optimist refroidissaient un peu les ardeurs de certains, surtout durant Leaving It Behind. Mais les chansons qui ont suivies ont su me faire oublier ce détail.

Les chansons choisies pour le concert de ce soir tournaient surtout autour des quatre derniers albums dont Thin Air, The Beginning And The End et Distant Satellites, qui était un des points forts de la soirée avec trois des membres qui faisaient les percussions. La chanteuse Lee Douglas était en voix et a surtout brillé avec la pièce Dreaming Light, devenu bien vite un classique du groupe. La dernière partie du spectacle contenait des surprises pour les fans du vieux matériel du groupe avec l’interprétation de Closer et A Natural Disaster ainsi que quelques pièces d’Alternative 4 comme Lost Control. C’est justement avec leur succès Fragile Dreams qu’Anathema a terminé le spectacle qui a duré somme toute un bon deux heures.

Anathema est un groupe que je ne me tannerais jamais de voir en spectacle tellement ils offrent une prestance et de la musique de qualité. J’aurais aimé entendre plus de chansons provenant de Distant Satellites comme The Lost Song Pt.2, mais ce fut tout de même un concert mémorable et si on se fit aux dires du chanteur, nous devrions les revoir très bientôt à Montréal.

Setlist : Intro (San Francisco), Untouchable Pt.1, Untouchable Pt.2, Leaving It Behind, Endless Ways, The Optimist, Thin Air, Lightning Song, Dreaming Light, Can’t Let Go, The Beginning And The End, Universal, Closer, A Natural Disaster, Distant Satellites, Springfield, Lost Control, Destiny, Fragile Dreams

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Thomas Courtois

The Australian Pink Floyd Show @ Salle Wilfrid-Pelletier (Montréal)

Je vais le dire d’emblée, je n’ai jamais été un grand fan de Pink Floyd. Au secondaire, alors que la plupart trippait sur eux ou Led Zeppelin, j’y allais déjà avec des trucs plus agressifs. Mon adolescence n’a donc pas été bercée par ces géants de rock progressif et je n’ai donc aucun attachement sentimental pour pour le groupe. C’est donc sans aucune attente que je me présente dimanche soir à la Salle Wilfrid-Pelletier où le groupe hommage The Australian Pink Floyd Show allait offrir un concert spécial où l’intégralité du légendaire album The Dark Side Of The Moon allait être interprété.

The Australian Pink Floyd Show : Quand un groupe hommage te fait aimer l’original

The Dark Side Of The Moon est un de ces albums où il est impossible de sauter une chanson sans perdre l’essence de l’oeuvre. C’est donc devant une salle pleine à craquer de gens de tous âges que le groupe a entamé ce périple d’une quarantaine de minutes qui s’est avéré mémorable. Le son est excellent, la foule est conquise d’avance et avec tous les effets scéniques, l’immersion est instantanée. Il y a des pièces sur l’album que je n’aimais pas tant que ça mais qui prennent tout leur sens live, c’est le cas de la pièce étourdissante On The Run qui devient alors essoufflante. On ne peut pas non plus passer à côté de classiques comme Time et Money mais je dois dire que le moment fort de cette prestation était l’interprétation de The Great Gig In The Sky où les choristes se sont solidement époumonées, c’était du grand art à donner des frissons! Un autre moment fort a été l’interprétation de la pièce Us & Them, beaucoup plus mélancolique qui est vraiment venue me chercher. Ce fut un moment magique, du début jusqu’à la fin.

Question de battre le fer pendant qu’il est encore chaud, le groupe a enchaîné avec les cinq premières chansons du mythique album The Wall, un moment attendu par beaucoup de spectateurs. Durant Another Brick In The Wall Pt.2, un immense personnage gonflé représentant le professeur diabolique présent dans le vidéoclip de la chanson prenait place à droite de la scène, un moment très cool.

C’est malheureusement après un court entracte de 20 minutes que les choses sont un peu tombées à plat pour moi avec l’interprétation de chansons qui ne m’ont pas du tout accroché. Shine On You Crazy Diamond (I-V) est un classique pour plusieurs mais après un moment punché comme Another Brick In The Wall, j’ai trouvé que ça avait un peu gâché le rythme. Le tout a été suivi des pièces Learning To Fly et Keep Talking, chansons plus récentes dans le répertoire du groupe, qui m’ont laissé quelque peu indifférent. Tant qu’à jouer une chanson de The Divison Bell, j’aurais choisi High Hopes sans aucune hésitation. Comme finale, nous avons quand même eu droit à du gros calibre avec l’excellente Comfortably Numb.

Une chose que je peux affirmer, c’est que je suis sorti de la salle conquis par l’interprétation et le professionnalisme du groupe. Leur but est de faire revivre l’expérience d’un véritable show de Pink Floyd et je n’ai aucun doute quant à leur capacité d’exceller dans cette voie. Une très bon spectacle!

Setlist : Speak To Me, Breathe, On The Run, Time, The Great Gig In The Sky, Money, Us & Them, Any Colour You Like, Brain Damage, Eclipse, In The Flesh?, The Thin Ice, Another Brick In The Wall Pt.1, The Happiest Days Of Our Lives, Another Brick In The Wall Pt.2, Shine On You Crazy Diamond (Parts I-V), Wish You Were Here, Learning To Fly, Keep Talking, Sheep, One Of These Days, Run Like Hell, Comfortably Numb

Auteur : Maxime Pagé

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