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Hollow @ Coop Katacombes (Montréal)

Une soirée toute en noirceur attendait les gens présents aux Katacombes samedi soir alors que le groupe HolloW remontait sur scène pour nous présenter son matériel sombre, agressif mais mélodique. Les groupes Crosstitution, Hexolyth et Nälzer assuraient la première partie.

Nälzer : Un black metal qui décape!

Nälzer étaient les premiers à fouler les planches des Katacombes et je savais pas trop à quoi m’attendre de ce groupe qui, en apparance, m’avait l’air d’oeuvrer dans un black metal assez standard. Je dois vous dire que j’ai été agréablement surpris par leur performance! Niveau look, tout y est : l’attitude grim, le corpse paint et les riffs rapides et tranchants comme une lame de rasoir. Mais ce qui fait la différence est les changements de rythmiques qui rendent leur musique beaucoup plus intéressante. Les différents chants étaient aussi très bien balancés, passant des growls/screams à du clean vocal, peu conventionnel pour le genre mais qui fittait à la perfection. Il n’y a pas un seul moment ou je me suis ennuyé et, honnêtement, j’en aurais pris plus. Les gars de Nälzer ont offert une excellente prestation et si vous êtes fan de black metal qui décape, jetez-y un coup d’oeil, vous ne serez pas déçus!

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Hexolyth : Meh…

Les suivants étaient Hexolyth qui y vont dans un metal très teinté de metalcore. Dès les premières notes, on pouvait vite se rendre compte que l’ensemble n’était pas tout à fait tight : le chanteur s’en est même excusé par la suite. Au niveau du son, le tout sonnait quand même assez bien et tous les instruments étaient audibles. Mais malheureusement au niveau du matériel c’était une autre histoire. Les compositions s’enchaînaient et se ressemblaient toutes et je n’ai jamais été un grand fan de ces groupes chez qui le highlight d’un chanson est le breakdown. C’est un peu pour ça que j’ai trouvé la grande majorité de leurs compositions un peu flat et aucune ne se démarquait vraiment. Le chanteur essayait tant bien que mal d’entretenir la foule, mais celle-ci était très peu réceptive. Hexolyth n’aura pas réussi à m’impressionner et pour un groupe qui a supposément fait plusieurs spectacles, ça manquait de finition.

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Crosstitution : Répétitif et primitif

Crosstitution est réputé pour la violence de ses prestations et ses propos crus et simplement de voir le chanteur arborer un chandail mouillé de “sang” avec l’inscription Peace Of Shit dans le dos donnait pas mal le ton à leur prestation. D’habitude, j’apprécie tout de même le death/grind pour ses rythmiques endiablées où tout le monde dans le pit a visiblement envie de s’arracher la tête…mais je n’y ai pas trouvé mon compte avec Crosstitution. J’ai trouvé leurs compositions beaucoup trop répétitives et de chanson en chanson, la rythmique demeurait toujours la même ou presque et ce n’était pas toujours tight. Pour la musique qu’ils jouent, j’ai même trouvé que la présence d’une deuxième guitare n’était pas tellement nécessaire. Je ne peux passer sous silence l’attitude du chanteur qui envoyait promener le soundman à tour de bras, ce que j’ai trouvé assez désagréable. On m’a dit par la suite que c’était “stagé” et que les deux se connaissent, mais sur le coup je n’ai pas trouvé ça tellement agréable. À part à quelques moments précis où les chansons avaient un peu plus de groove, je n’ai pas vraiment aimé leur prestation. Dommage.

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HolloW : Sombre et majestueux

C’est finalement vers minuit que HolloW est monté sur scène devant une foule qui s’était quelque peu amoindrie vu l’heure tardive. Dès la première pièce, le son n’était vraiment pas génial et tout était enterré par un mur de basse, mais fort heureusement le tout s’est réglé par la suite. Ils étaient venus nous présenter leur matériel tiré de leur unique album Mordrake, sorti il y a déjà plus de quatre ans. Comme à leur habitude, les gars de HolloW démontrent une énergie contagieuse sur scène et tout était réglé au quart de tour. Jeff Mott est un très bon frontman et son vocal d’outre-tombe est toujours aussi efficace! On a même eu droit à une invitée surprise, Maude Théberge de Sanguine Glacialis, qui est venue chanter la pièce Mordrake I : Birth. Malgré tout, je commence à avoir hâte que le groupe nous présente de nouvelles chansons pour finalement donner un nouveau regain à leurs prestations qui ont fini un peu par toutes se ressembler au cours des dernières années. J’ose espérer que la prochaine fois où je les verrai en spectacle on aura droit à du nouveau matériel, surtout pour un groupe avec autant de potentiel.

ndlr : Le spectacle de Hollow se voulait comme le dernier avec le vieux matériel, mes excuses!

SetlistSunriser, Cryptic Howling, Iscariot, Vlad, Snow, Lament Configuration, A New Life, Landscape, Mordrake Pt. I-II-III

 

Auteur : Maxime Pagé

Sept albums métal à découvrir en décembre

Obscenity Summoning The Circle

Malgré une assez longue carrière et plusieurs albums, le groupe allemand Obscenity est assez méconnu de ce côté-ci de l’océan. Ils offrent un death metal pas piqué des vers qui risque de te faire headbanger fort! Voici donc Infernal Warfare tirée de leur prochain album Summoning The Circle!

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SvartidauðiRevelations Of The Red Sword

Après un passage remarqué à la Messe des Morts, le groupe islandais Svartidauði nous lance un nouvel album, Revelations Of The Red Sword. T’aimes le black metal crasse et blasphématoire? Ça risque fortement de te plaire!

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Sulphur AeonThe Scythe Of Cosmic Chaos

Avec de belles inspirations lovecraftiennes et un death metal solide, Sulphur Aeon ne font clairement pas dans la dentelle. Et avec une sonorité un peu plus doom que les albums précédents, on peut dire que ça promet! T’as juste à écouter leur nouvelle pièce Yuggothian Spell pour t’en rendre compte!

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Lovebites Clockwork Immortality

Je suis sorti de ma zone de confort et me suis laissé charmer par le groupe de heavy/power metal japonais Lovebites. Très comparable à X-Japan mais aussi à des sonorités beaucoup plus européennes, les filles de Lovebites ont énormément de talent!

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Rauhnåcht Unterm Gripfelthron

T’aimes le folk metal festif mais avec un côté plus dark? Le groupe autrichien Rauhnåcht est ce qu’il te faut! Un beau mélange de black metal et de folk qui donne autant le goût de boire que d’hurler au sommet d’une montagne l’hiver! Leur nouvel album Unterm Gripfelthron sera disponible le 7 décembre!

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Súl ad AstralOasis

Pour les amateurs de métal plus ambiant teinté de shoegaze, le groupe néo-zélandais Súl Ad Astral sort un nouvel album, Oasis, et ça semble être assez prometteur! Des sonorités très planantes…qui finissent par te frapper en pleine gueule quand tu t’y attends le moins!

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Dirge Lost Empyrean

Oeuvrant dans un post-metal lourd mais planant, les Français de Dirge ont tout pour te faire headbanger longtemps! Ils nous présentent justement Lost Empyrean, leur septième album en carrière et un excellent extrait du même nom!

Auteur : Maxime Pagé

Bane – Esoteric Formulae Critique d'album

Le groupe Bane a une histoire assez particulière. Formé en Serbie en 2006 par Branislav Panić puis reformé à Montréal en 2013 avec de nouveaux membres, on peut dire que leur musique en a fait du chemin! Après les avoir vu en juin en première partie de Wolfheart au Piranha Bar, j’ai tout de suite été sous le charme de leur death/black metal très mélodique grandement inspiré de Dissection. Ils sont maintenant de retour avec un nouvel album intitulé Esoteric Formulae et j’étais assez fébrile d’entendre le résultat. Mais, au final, ça sonne comment?

Contrairement aux deux albums précédents, le nouveau matériel est nettement plus mélodique et léché et la production est vraiment supérieure en qualité. Au niveau des compositions, et pour garder un lien avec Dissection, Esoteric Formulae serait le Reinkaos de Bane : Un album plus orienté vers le melodeath comme leur extrait Bringer Of Pandimensional Disorder tout en gardant les pieds bien ancrés dans le black metal avec des pièces comme The Calling Of The Eleven Angles. C’est brutal, mélodique et catchy à la fois! On peut entendre aussi des influences de Watain avec la chanson Burning The Remains, surtout au niveau du vocal au début de la pièce. Tout est super bien ficelé et je ne me suis jamais ennuyé une seule fois lors de mon écoute!

Par contre, quelques petits détails m’ont un peu dérangé. La chanson Reign In Chaos est une bonne pièce de melodeath mais ne fitte pas du tout sur l’album. J’avais l’impression d’entendre du vieux In Flames/Arch Enemy, ce qui n’est pas négatif en soi mais elle ne partage clairement pas le même esprit que les autres pièces. La chanson instrumentale Acosmic Forces Of The Nightside en est aussi une très bonne…mais elle donne aussi l’impression que l’outro Wrathful Reflections est complètement inutile et j’aurais franchement fini l’album avec elle. Mais malgré tout, Esoteric Formulae demeure un très bon album et j’ai eu Bringer Of Pandimensional Disorder dans la tête pendant une bonne semaine, ce qui est très bonne signe! C’est un album très bien produit, qui rentre au poste, et honnêtement j’ai très hâte d’entendre ça en live!

8/10

Auteur : Maxime Pagé

Augury @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Si t’es fan de death metal et de la scène locale tu te devais d’être au spectacle de Augury vendredi soir aux Foufounes Électriques! Ça promettait d’être une soirée assez explosive avec des groupes solides incluant également Necronomicon, Démence et Hidden Pride! Attention : Mal de cou assuré de lendemain!

Hidden Pride : Un death metal bien gras!

La soirée commençait en force avec le groupe Hidden Pride qui nous ont servi un death metal old school très solide et surtout très gras! À ma grande surprise, le son était particulièrement bon pour une première partie et le tout rentrait au poste en s’il-vous-plaît! Tout les musiciens se donnaient corps et âme sur la scène et les gens présents ont eu l’air d’apprécier. Les premiers moshpits ont même commencé à se former assez tôt et la la grosseur de la foule était respectable. Les chansons provenaient évidemment de leurs deux albums Brutal Advice et Born On A Landmine et c’était solide du début à la fin. J’ai parfois eu l’impression que le chanteur cherchait un peu ses mots pour s’adresser à la foule et peinait parfois à reprendre son souffle, mais rien de bien dramatique. Si j’ai bien compris, c’était probablement le dernier spectacle du groupe alors honte à vous si vous avez manqué ça!

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Démence : Gorement vôtre!

Premier groupe vétéran à se présenter sur scène, Démence est venu nous présenter son matériel complètement gore et humoristique. Le chanteur Joël Lamontagne est arrivé avec un masque et un tablier ensanglanté, tout pour ajouter à l’ambiance! Leur matériel était très solide et le vocal était aussi bien gras et hargneux. On a eu droit à des classiques comme Les aventures d’un foetus, Cervivore et L’Arrière-Goût et à plusieurs surprises dont la participation de Philippe Langelier de Bookakee et Patrick Loisel de Augury. Bien que le chanteur n’est pas le plus dynamique, sa présence sur scène fittait parfaitement avec la musique et leurs thématiques. C’est finalement avec leur grand hit Marie-Pute que le groupe nous a laissé. J’ai passé un bon moment avec Démence au point où j’aimerais bien qu’ils fassent des shows plus souvent!

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Necronomicon : Grandiose et agressif

Deuxième groupe vérétan ce soir qui fête cette année ses trente ans d’existence, le groupe Necronomicon est arrivé sur scène devant une salle bien pleine. En plus de venir nous présenter leur matériel récent comme ancien, c’était aussi le dernier spectacle du bassiste Éric Marsan (aka Mars). Le son au début de leur prestation était quelque peu brouillon, ce qui laissait présager le pire, mais le tout s’est réglé dès la deuxième chanson. J’avais déjà vu le groupe à plusieurs reprises (souvent en première partie de groupes internationaux) et je crois fermement qu’ils ont offert la meilleure prestation que j’ai pu voir jusqu’à maintenant! Les orchestrations étaient grandioses et tout sonnait à merveille. On a eu droit à des pièces plus récentes tirées de leur dernier album Advent Of The Human God comme leur single Crown Of Thorns mais aussi du matériel plus vieux comme Pharaoh Of Gods et Through The Door Of Time. Le chanteur Rob “The Witch” Tremblay était très communicatif avec la foule et celle-ci lui rendait bien avec de bon moshpits. C’est finalement avec The Time Is Now que le groupe nous a laissé. Les gars de Necronomicon ont offert une excellente prestation et ce, dans les meilleures conditions possibles!

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Augury : Plus tight que ça, tu meurs!

C’était maintenant temps pour Augury de fouler les planches des Foufounes Électriques pour nous jouer son matériel agressif, complexe et décapant. Leur plus récent album Illusive Golden Age est très efficace et semble populaire auprès des fans et j’avais bien hâte d’entendre le tout en live. C’est avec Alien Shores tirée de leur premier album Concealed que tout a commencé et ça sonnait comme une tonne de briques! Patrick Loisel était à l’aise comme un poisson dans l’eau devant public (et je ne parle pas ici de sa suintante personne, car c’était très chaud sur scène) et son vocal était très bon. Je ne peux pas non plus passer sous silence l’extraordinaire musicianship dans ce groupe avec d’excellents musiciens comme Mathieu Marcotte à la guitare, Dominic “Forest” Lapointe à la basse et Antoine Baril aux drums. En gros, ça donne un quatuor très difficile à battre! La plupart des pièces provenaient du plus récent album mais aussi de leur tout premier, ce qui est très cool pour les fans de la première heure. On s’est donc fait balancé …Ever Know Peace Again, Living Vault et Maritime, ma préférée de Illusive Golden Age! Après tout ce raz-de-marée métallique, ils nous ont finalement lancé Beatus en pleine face, une finale parfaite. Encore une fois, Augury nous a offert une excellente performance avec des riffs à couper au couteau!

Setlist : Alien Shores, Maritime, Carrion Tide, …Ever Know Peace AgainNoceboIllusive Golden AgeSimian CattleLiving VaultParallel BiospheresSovereign UnknownBeatus

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Stone Temple Pilots / Seether @ Place Bell (Laval)

Les fans de rock s’étaient donné rendez-vous jeudi soir alors que les groupes Stone Temple Pilots et Seether s’arrêtaient à la Place Bell de Laval dans le cadre de leur tournée canadienne. Le groupe canadien Default assurait la première partie de ce spectacle.

Default : un rock assez banal

Le groupe Default était le premier à fouler les planches de la Place Bell et je dois dire que c’était un choix quelque peu étrange de les choisir alors qu’ils n’ont absolument rien sorti depuis 2009. Ayant acquis une certaine popularité radiophonique au début des années 2000 avec leur single Wasting My Time, je m’attendais à une prestation à l’image de la chansons : assez tranquille, sans grand rebondissement. J’ai été un peu surpris de voir que les autres chansons avaient plus de punch, ce qui n’est clairement pas une mauvaise chose. Par contre, je n’avais jamais vu une Place Bell aussi vide (il devait y avoir peut-être 200 personnes présentes), ce qui faisait franchement pitié. Dallas Smith avait une bonne voix mais je n’ai pas trouvé leur musique particulièrement intéressante ou originale. Les gars de Default ont donné une prestation correcte, sans plus.

Setlist : Hiding From The Sun, I Can’t Win, Sick & Tired, (Taking My) Life Away, Count On Me, Wasting My Time, Deny

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Seether : Statique…

D’emblée, je dois avouer que Seether était le groupe pour lequel j’avais le plus d’attentes. Sans être un grand fan du groupe, j’aime bien quelques-unes de leurs chansons et c’était sûrement le groupe qui buchait le plus de toute la soirée. Ils se sont finalement présentés sur scène avec trois petits écrans qui projetaient leur logo ou de courts vidéos. Dès la première chanson Gasoline, on a pu constater à quel point le groupe était statique sur scène. Le leader Shaun Morgan est resté dans son coin pendant tout le spectacle et ne s’est adressé à la foule qu’une seule fois (foule beaucoup plus nombreuse que pour le groupe précédent. J’ai aussi eu l’impression que les chansons plus pesantes ne rentraient tout simplement pas au poste, peut-être entre autre parce que le volume n’était pas assez fort.

Mais ce qui m’a vraiment agacé, c’est qu’à la fin de chaque chanson, ils éteignaient l’éclairage pendant plusieurs minutes, comme de mini interludes entre les chansons. Ceci n’a absolument rien apporté d’intéressant et brisait même le rythme de leur prestation. La pièce Broken, moment émotif de la soirée, a été un peu bâclée vers la fin et manquait même d’émotion (quelle ironie). C’est finalement avec Remedy que le groupe nous a laissé et c’était probablement la seule chanson où le groupe a été moindrement dynamique. La prestation de Seether m’a ennuyé et si je me fis au gens autour, je n’étais pas le seul.

Setlist : Gasoline, Let You Down, Words As Weapons, Nobody Praying For Me, Country Song, Fine Again, Broken, Rise Above This, Betray And Degrade, Fake It, Remedy

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Stone Temple Pilots : Décevant

Comme beaucoup de gens présents, j’ai connu Stone Temple Pilots dans les années 90, surtout avec l’album No. 4 et Sour Girl qui passait en boucle à MusiquePlus. Mais avec la mort de Scott Weiland, je me suis demandé comment le groupe allait pouvoir continuer. Le choix s’est finalement arrêté sur Jeff Gutt qui, à mon avis, fait un très bon travail. C’est donc devant une salle tout de même bien remplie qu’ils nous ont envoyé Wicked Garden et déjà c’était plus dynamique que les groupes précédents. Si Seether avait quelques éléments scéniques, c’est sur une scène totalement épurée de quoi que ce soit, ce qui est décevant surtout pour une spectacle à moyen/grand déploiment. Je dois par contre vous l’avouer, je me suis franchement ennuyé pendant leur spectacle. Bien que la plupart de leurs chansons provenaient de vieux albums, l’omission de certaines d’entres elles comme justement Sour Girl ou Days Of The Week est pour moi un non-sens. Certaines nouvelles pièces ont été jouées comme leur single Meadow et la foule est restée de glace.

Parlant de la foule, je n’avais encore jamais vu une foule aussi amorphe que ce soir-là. Quelques personnes fredonnaient les paroles, surtout pendant Plush, mais on aurait surtout dit une armée de piquets. Si je vous ai avoué m’être ennuyé, je n’étais clairement pas le seul alors que plusieurs personnes quittaient…en plein milieu de leur prestation. Ils nous ont finalement laissé avec Trippin’ A Hole In a Paper Heart. Je vais peut-être faire des mécontents, mais c’est probablement le pire spectacle auquel j’ai assisté cette année. Navrant!

Setlist : Wicked Garden, Vasoline, Crackerman, Down, Big Bang Baby, Big Empty, Plush, Meadow, Interstate Love Song, Roll Me Over, Dead And BloatedSex Type Thing, Piece Of Pie, Trippin’ A Hole In A Paper Heart

Auteur : Maxime Pagé

British Lion @ Théâtre Corona (Montréal)

Pour plusieurs amateurs, l’attente était finalement chose du passé, car Steve Harris était finalement de passage auThéâtre Corona avec sa formation British Lion. C’est la formation canadienne Coney Hatch qui avait la chance de faire la première partie de cette courte tournée en sol canadien.
 
Invitée par Steve Harris lui-même, la formation Coney Hatch arrive sur scène devant une petite foule et donne rapidement le ton à la soirée en enchainant les pièces We Got The Night et Stand Up. On voit immédiatement que les musiciens ont beaucoup de plaisir à jouer ensemble même si la formation n’est pas aussi active que par le passé. Que ce soit Carl Dixon ou Andy Curran à la voix, les deux chanteurs sont tout aussi efficaces et ils interagissent constamment avec la foule.  Étant fort populaire dans les années 80s il est tout à fait normal que la majorité des compositions proviennent de leurs deux premiers albums, soit Coney Hatch et Outta Hand. Mais pour la majorité des amateurs, ces compositions ne leur disent absolument rien. Le groupe réussit tout de même à captiver l’attention de ces derniers avec les titres comme Blown AwayBoys Club, Devil’s Deck et Monkey Bars. Comme à son habitude, le guitariste Sean Kelly met plein la vue aux amateurs avec son excellent travail à la guitare, particulièrement avec ses solos pendant les pièces Marseille et Don’t Say Make Me. Ceux qui ne connaissaient pas le groupe ont eu une excellente surprise alors que les habitués du groupe ont grandement apprécié leur prestation dynamique.
 
Il y a maintenant beaucoup plus d’amateurs pour assister à la première performance de la formation British Lion dans la métropole. Comme on peut s’y attendre, les amateurs sont là pour voir le légendaire bassiste Steve Harris. Les guitaristes David Hawkins et Grahame Leslie sont très dynamiques sur scène même s’ils jouent dans l’ombre de Steve. N’ayant qu’un seul album à leur actif, il est tout à fait normal de voir que la majorité des titres proviennent de ce dernier, mais le groupe profite aussi de l’occasion pour jouer des compositions qui seront sur leur prochain album. Le chanteur Richard Taylor se débrouille très bien lorsqu’il chante, mais parait très nerveux lors de ses interactions avec les amateurs. Cela ne l’empêche pas d’interagir régulièrement avec la foule et les choses semblent se placer au fur et à mesure que la prestation avance. Plusieurs attendaient avec impatience que le groupe joue quelques titres d’Iron Maiden, mais ces derniers sont restés sur leur appétit.
 
Comme on pouvait s’y attendre, les amateurs ont grandement apprécié le passage de Steve Harris dans la métropole, plus particulièrement dans un environnement intime comme le ThéâtreCorona. Il faudra maintenant espérer que cette première tournée canadienne donnera l’envie au groupe de revenir ici après la parution de leur nouvel album.

Auteur : Albert Lamoureux

Behemoth @ MTelus (Montréal)

Une aura maléfique émanait de MTelus en ce dimanche soir, jour du Seigneur, alors que le groupe polonais Behemoth s’arrêtait en ville pour la promotion de son tout nouvel album I Loved You At Your Darkest. Dans le cadre de cette tournée des plus intenses, les maîtres du melodeath suédois At The Gates et le groupe de black metal ambiant américain Wolves In The Throne Room assuraient la première partie.

Wolves In The Throne Room : Grim et ambiant

La dernière fois que j’avais vu Wolves In The Throne Room, c’était en février en première partie d’Enslaved et le son n’était vraiment pas génial, et un mauvais son pour un groupe ambiant, ça tue solidement une performance. On peut dire que ce soir ça a été totalement l’inverse! Tous les instruments étaient audibles et c’était probalement la plus grosse foule que le groupe a eu à Montréal jusqu’à maintenant. Il est certain qu’avec leurs chansons dépassant souvent la barre des dix minutes, il devient difficile de faire des choix pour une setlist et, dans ce cas-ci, les trois pièces provenaient de leur plus récent album Thrice Woven. Niveau éclairage et artifices de scène, tout s’harmonisait avec leur musique, jusqu’à l’odeur d’encens qui s’est diffusée très rapidement dans la salle. C’était enfin un rendez-vous réussi pour Wolves In The Throne Room avec une excellente prestation!

SetlistAngrboda, The Old Ones Are With Us, Born From the Serpent’s Eye

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At The Gates : Les vétérans du melodeath suédois!

Le groupe At The Gates n’a vraiment plus besoin de présentation. Véritables monuments de la scène de Gothenburg, ils offrent toujours une performance efficace et brutale. Avec un nouvel album, To Drink From The Night Itself, que je trouve excellent, il est clair que l’on pouvait s’attendre à quelque chose de solide. C’est justement avec la pièce titre que tout a commencé et ça rentrait au poste en s’il-vous-plaît! Les nouvelles chansons rentrent très bien en live et, surtout, se mélangent bien avec le vieux matériel. Par contre, j’ai senti une certaine fatigue dans la voix de Tomas Lindberg, comme si elle était un peu émoussée et il n’avait clairement pas sa fougue habituelle. Les fans des trois premiers albums sont aussi restés sur leur faim : seulement des morceaux du nouvel album ainsi que At War With Reality et Slaughter Of The Soul ont été joués. Les meilleurs moments pour moi ont été sans aucun doute l’interprétation des vieux classiques comme Slaughter Of The Soul, Suicide Nation et Blinded By Fear mais aussi de chansons plus récentes et très solides comme A Stare Bound In Stone. En résumé, At The Gates ont offert une très bonne performance et c’est toujours un plaisir de les voir en spectacle!

Setlist : To Drink From The Night Itself, Slaughter Of The Soul, At War With Reality, A Stare Bound In Stone, Cold, Death And The Labyrinth, Heroes And Tombs, Suicide Nation, The Book Of Sand (The Abomination), Blinded By Fear, The Night Eternal

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Behemoth : Comme une tonne de briques!

C’est finalement devant un MTelus plein à craquer que Behemoth s’est présenté sur scène derrière un rideau noir où leurs ombres étaient projetées. Leur plus récent album I Loved You At Your Darkest ne fait pas l’unanimité chez les fans mais c’était tout de même intrigant d’entendre leur nouveau matériel en spectacle. C’est avec Wolves Ov Siberia que tout a commencé et c’était d’une violence inouïe! Comme à leur habitude, ils bénéficiaient d’une qualité de son hors du commun et Inferno derrière le drum c’était l’équivalent de se faire mitraillé…par un tank! On va aussi se le dire, Nergal est un excellent frontman, probablement un des meilleurs, autant par sa présence sur scène que son musicianship et pour entretenir la foule, on ne peut pas vraiment faire mieux! Il est rare que je suis impressionné par un jeu d’éclairage, mais là c’était vraiment quelque chose et tout était réglé au quart de tour!

Les chansons solides s’enchaînaient allant de classiques comme Conquer All et Slaves Shall Serve jusqu’aux titres plus récents comme Bartzabel et God = Dog. La chanson Ora Pro Nobis Lucifer est sûrement une de celles qui a rentré le plus solidement et a été mon moment préféré du spectacle. Un peu comme pour At The Gates, ceux qui espéraient de vieilles chansons sont repartis bredouille de ce spectacle : les seules vieilles chansons jouées étaient Decade Of Therion et Chant For Eschaton 2000. Le tout s’est finalement terminé avec We Are The Next 1000 Years, un choix quelque peu étrange pour une finale. Behemoth ont donné une prestation à tout casser, comme à leur habitude. Certains diront qu’il manquait certaines chansons marquantes dans leur setlist et qu’un set de une heure et demie c’est un peu court, mais malgré tout, c’était excellent!

Setlist : Wolves Ov Siberia, Daimonos, Ora Pro Nobis Lucifer, Bartzabel, Ov Fire And The Void, God = Dog, Conquer All, Ecclesia Diabolica Catholica, Decade Of Therion, Blow Your Trumpet Gabriel, Slaves Shall Serve, Chant For Eschaton 2000, Lucifer, We Are The Next 1000 Years

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Korpiklaani/Arkona @ Club Soda (Montréal)

Le folk metal a toujours été très populaire à Montréal et ça paraissait samedi soir alors que les groupes Korpiklaani et Arkona étaient de passage au Club Soda. Les deux groupes venaient nous présenter leurs plus récents albums et même que Korpiklaani nous réservait un bon deux heures de matériel. Pour commencer cette soirée riche en alcool et en gigue, le groupe de Québec Nordheim assurait la première partie.

Nordheim : Épique et hilarant!

C’est devant un Club Soda assez bien rempli que le groupe Nordheim est monté sur scène pour nous donner une bonne leçon de beuverie, de niaiseries et de nerdiness! J’avais souvent entendu parler du groupe mais je n’avais pas encore eu l’occasion de les voir en spectacle. Côté son, ils oeuvrent dans un mélange de melodeath, de power et de folk, mais c’est surtout leur côté humoristique qui m’a plu! Les chansons s’enchaînaient et étaient plus hilarantes les unes que les autres. Je crois qu’on manque fortement de groupes qui ne se prennent pas au sérieux et qu’ils veulent tout simplement avoir du plaisir sur scène, sans prétention, et c’est exactement ce que Nordheim fait! Une bonne prestation!

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Arkona : Sombre, ambiant, intense

Les musiciens d’Arkona sont des habitués de la métropole tellement leurs passages sont devenus de plus en plus fréquents. La dernière fois c’était à l’Astral l’an passé et j’avais été assez déçu par leur performance qui manquait de pep et une setlist qui laissait à désirer. Ils sont maintenant de retour avec un excellent nouvel album intitulé Храм et j’étais assez curieux de voir comment ça allait sonner. Leur chanteuse Masha est arrivée sur scène encapuchonnée et s’est placée devant son stand à micro arborant un crâne de boeuf et des tambours.

Dès le début, on pouvait se rendre compte que le son était excellent et le jeu de lumières étaient juste parfait. Je dirais que, côté setlist, les avis sont mitigés. Si t’es un fan du vieux Arkona plus festif, t’as sûrement pas trippé, mais si le nouveau matériel plus sombre et ambiant te parle, ça a sûrement été le meilleur set que t’auras jamais vu! Parlant du nouveau matériel, ça sonnait vraiment bien en live et les parties plus ambiantes étaient assez prenantes, surtout pour les pièces Целуя жизнь et В погоне за белой тенью! Les musiciens n’ont pas une super chimie sur scène et chacun avait l’air de jouer pour soi-même et sont en général assez réservés et froids. Certains n’aiment pas, mais je crois que ça rajoute un peu au côté mystique du groupe. Question de ne pas oublier les fans de musique festive, on a eu les chansons Ярило et Стенка на стенку en guise de finale. Arkona a offert une très bonne prestation, assez pour avoir envie de me replonger dans leur plus récent album!

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Korpiklaani : Complètement décevant

C’était maintenant au tour de Korpiklaani de se présenter sur scène pour nous offrir un gros deux heures de matériel. Pour plusieurs (et moi-même), c’était une occasion en or pour entendre tous les classiques de leur discographie que l’on n’entend malheureusement plus très souvent. Et bien je peux vous dire que…ce n’est pas du tout ce qu’on a eu! Vous étiez mieux d’être fan de leur plus récent album Kulkija parce qu’on l’a presque eu dans son intégralité, totalisant plus de la moitié de leur set. Pour le reste, quelques chansons pas trop connues éparpillées provenant des albums plus récents comme Petoeläimen Kuola de l’album Manala, alors que les excellentes chansons Kunnia et Rauta ont été laissées de côté.

Le groupe était aussi assez statique sur scène sauf pour le chanteur Jonne Järvelä qui dansait à quelques occasions. Il y a bien eu quelques bons moments comme l’interprétation de pièces comme Ievan Polkka et Sahti, mais le reste étaient tout simplement décevant. Comme maigre consolation, les quelques dernières pièces n’étaient que des classiques, du moins trois d’entre elles. Après Wooden Pints, Beer Beer et Vodka, leur choix de final s’est arrêté sur…Crows Bring the Spring, une chanson pas tellement connue du premier album. J’ai rarement vu des gens partir pendant un rappel, mais c’était le cas hier. Je crois que c’était la performance la plus décevante de Korpiklaani que j’ai vu jusqu’à maintenant, et je les ai vu souvent. À leur prochain passage en ville, je vais m’abstenir.

Auteur : Maxime Pagé

Haken/Leprous @ L'Astral (Montréal)

Si t’es fan de prog, le show de Haken et Leprous de jeudi soir était définitivement un must…à condition d’avoir acheté ton billet de bonne heure! En effet, cela faisait dejà plusieurs semaines que le spectacle affichait complet au grand désarroi de plusieurs! Je me suis donc retrouvé à l’Astral avec beaucoup d’attentes, surtout par rapport à Leprous que j’apprécie beaucoup. Le groupe américian Bent Knee assurait la première partie.

Bent Knee : Déjanté!

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler du groupe Bent Knee…mais c’est un nom que je vais me rappeler dorénavant! Je dois avouer que la première chanson m’avait laissé un peu perplexe, mélangeant des éléments un peu disparates de prog et surtout de rock très années 70 qui, par moments, me faisait beaucoup penser à The B-52’s. Mais c’est exactement ce qu’est la force de Bent Knee : un mélange qu’influences qui sur papier ne fonctionnerait pas nécessairement…mais qui finit par prendre tout son sens! La chanteuse et clavériste Courtney Swain a une excellente voix aussi très rock et une bonne présence sur scène, comme la plupart des musiciens d’ailleurs. Si les univers déjantés ne vous font pas peur, allez jeter un coup d’oeil à la musique de Bent Knee! Une très belle découverte!

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Leprous : Grandes attentes, grandes déceptions

Je dois vous dire que, d’entrée de jeu, j’étais surtout allé au spectacle pour entendre le groupe Leprous en live et mes attentes étaient assez élevées. Leur plus récents albums Malina est excellent et depuis que je me suis plongé dedans en vue du spectacle, je ne peux pas écouter autre chose. C’est devant une salle pleine à craquer que le groupe est monté sur scène et, déjà, quelque chose cloche. La basse et le bass drum sont vraiment trop forts et le côté ambiant des chansons est carrément perdu dans le mix. Mais, malheureusement, ce n’est pas tout. Le chanteur Einar Solberg, qui a un range vocal assez impressionnant, semblait fatigué et peinait à pousser les notes à plusieurs occasions, surtout pendant la pièce Illuminate. À la fin de chaque phrase, il poussait un genre de falsetto qui m’a vraiment agacé et m’a un peu d’apprécier le spectacle. Il y a tout de même eu de bons moments comme l’interprétation de From The Flame et de Mirage qui était très prenantes. C’est rare que j’ai à dire ça, mais je crois fermement que Leprous est un meilleur groupe en album qu’en live. Quand un groupe aux ambiances grandioses ne sont pas capable de le transcrire en live, c’est assez décevant. Un problème de soundman? Qui sait!

Setlist : Bonneville, Illuminate, Third Law, Malina, Stuck, The Valley, Foe, From The Flame, Mirage, Golden Prayers, Angel (Massive Attack Cover), The Price, Slave

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Haken : Un prog très solide

C’était finalement au groupe britannique Haken de se présenter sur la scène de l’Astral devant une foule qui s’était quelque peu amoindrie après la performance de Leprous. Ils étaient venus nous présenter leur tout nouvel album Vector qui, contrairement aux albums précédents, a un son beaucoup plus agressif. C’est justement avec leur premier single The Good Doctor qu’ils ont commencé le spectacle et ont semblé souffrir du même problème de son que Leprous avec un bass drum et une basse beaucoup trop forte, mais ce problème s’est résorbé un peu par la suite. Côté setlist, l’accent a définivitement été mis sur Vector alors que seulement trois chansons provenaient des autres albums, dont l’excellente 1985 tirée de l’album précédent. Le musicianship de Haken n’est aucunement contestable et tout était réglé au quart de tour. Le chanteur Ross Jennings était définitivement en voix ce soir et semblait satisfait des réactions de la foule. C’est finalement Crystallised, un monstre de presque vingt minutes qui me sonnait très rock prog année 70 que le groupe a terminé son set et c’était assez épique. Les gars de Haken ont offert une très bonne performance, assez pour me donner le goût de découvrir leur matériel!

Setlist : The Good Doctor, Falling Back To Earth, Puzzle Box, Nil By Mouth, 1985, Veil, Crystallised

Auteur : Maxime Pagé

 

Polyphia @ Le Belmont (Montréal)

Une fois de temps en temps, ça fait du bien de sortir de sa zone de confort et c’est exactement ce que j’ai fais jeudi soir en me rendant au Belmont pour le spectacle du groupe de math rock américain Polyphia. Dans le cadre de cette tournée nord-américaine, les groupes Hail The Sun et Covet assuraient la première partie.

Covet : Envoûtant

Le groupe Covet était le premier à fouler les planches du Belmont devant une salle qui était déjà assez bien remplie. Le trio était en ville pour nous présenter son nouvel album effloresce sorti cet été et je dois dire que je suis tout de suite tombé sous le charme! Leur musique est très planante et on peut dire qu’il y avait beaucoup de feeling dans le jeu des musiciens. Yvette Young est une excellente guitariste et David Adamiak avait tout simplement l’air en transe derrière sa bass. Il est clair que tout le monde a plané pendant toute leur prestation et ce fut pour moi une très belle découverte! Excellente performance!

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Hail The Sun : Impressionnant!

Hail To The Sun était sans doute l’intrus au sein du line-up de ce soir. Oeuvrant dans un post-hardcore assez prog, c’était aussi le seul groupe avec du chant (quand tout le reste est instrumental, ça fait bizarre!). La salle était maintenant assez pleine et plusieurs ont semblé s’être déplacés pour eux. Ce qui était surtout impressionnant c’est que le chanteur Donovan Melero est aussi le drummer et je n’ai vraiment pas vu ça souvent (sauf peut-être pour le groupe Atreyu). Passant d’un vocal très haut perché à un style proche du screamo, il a une assez bonne voix pour le genre. La foule a visiblement eu l’air d’apprécier leur performance et j’ai moi-même bien aimé leur matériel. Hail The Sun était un choix assez éclectique pour cette tournée mais, en bout de ligne, ça a bien fonctionné!

Setlist : Secret Wars, Suffocating Syndrome, Human Target Practice, Gouge & Uproot, Mental Knife, Missed Injections, Anti-Eulogy (I Hope You Stay Dead), Glass, Half Empty, The Stranger In Our Picture, Repellent

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Polyphia : Planant et ultra tight!

J’ai découvert Polyphia il y a de cela quelques mois et j’avais tout de suite adoré le groove et la virtuosité de leurs compositions. Le groupe a pris une direction assez différente avec leur plus récent album New Levels New Devils que j’apprécie un peu moins mais j’étais tout de même curieux de voir comment le tout allait sonner en live. C’est donc avec des attentes assez élevées que j’appréhendais leur performance devant un Belmont plein à craquer. C’est avec G.O.A.T. tirée de leur nouvel album que tout a commencé et déjà le son était excellent. Si les nouvelles pièces me laissent un peu indifférent sur album, en live c’est une toute autre histoire et le tout s’imbrique bien avec les chansons plus vieilles. Le groupe a pigé dans toute sa discographie et même sur une grande partie de son EP The Most Hated sorti l’an passé comme Loud, Goose et 40oz.

Si les interactions avec le public des autres groupes étaient assez sobres, celle de Polyphia sont beaucoup plus directes et humoristiques. Côté musicianship, c’était simplement parfait! Tout était réglé au quart de tour. Certains auraient peut-être voulu entendre plus de morceaux provenant de l’album Renaissance (que je considère comme leur meilleur) mais dans l’ensemble c’était très bien. Les gars de Polyphia ont offert un spectacle de qualité devant une foule visiblement satisfaite.

Setlist : G.O.A.T., O.D., Champagne, Sweet Tea, Icronic, Goose, 40oz, Saucy, Yas, LIT, Crush, Loud, Finale, Euphoria

Auteur : Maxime Pagé

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