Blog Archives

Creeping Death / Fuming Mouth @ Lopez (Montréal)

C’est dans une salle TRÈS underground qu’avait lieu le spectacle de Fuming Mouth et Creepin Death samedi soir! Le Lopez, magasin vendant des vêtements de skate, est aussi muni d’un sous-sol presque entièrement bétonné où l’accès se trouve dans la ruelle derrière. C’est pas mêlant, on se sentait comme dans un meeting secret durant la prohibition! Mais malgré tout, comment ça sonnait?

Fuming Mouth : Intense…mais trop court

Les gars de Fuming Mouth étaient les premiers à monter sur scène…ou presque! Le drum et les amplis prenaient toute la place au point où le bassiste/chanteur et le guitariste ont joué en bas! Avec leur album The Great Descent, le groupe a acquis une belle notoriété dans la scène death underground et, plus ça avance, plus on en entend parler! Ils y sont allés avec une belle énergie devant une salle qui, à ma grande surprise, était vraiment pleine. Leur musique était lourde, agressive et tu ne pouvais pas ne pas headbanger! Et pour une salle en béton dans le fin fond d’un sous-sol, contre toute attente, ça sonnait plutôt bien! Par contre, leur set a été BEAUCOUP trop court avec seulement 20 minutes de matériel environ! Mais pour le peu qu’on a eu, c’était une très bonne performance!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Creeping Death : Tout simplement pesant!

Avec un mélange de death metal et de hardcore, il était clair que la prestation de Creeping Death allait être violente! Leur plus récent EP Specter Of War est incroyablement solide (en plus d’avoir une pochette hallucinante) et j’avais hâte de ressentir toute cette intensité en live! On a justement eu droit à plusieurs titres de ce EP dont les pièces Revenge et Trail Of Confusion qui se sont avérées très brutales et efficaces en spectacle. Si certains essayaient de thrasher comme ils pouvaient, c’est plutôt le hardcore dancing qui était à l’honneur et dans un espace aussi restreint, il fallait faire attention pour éviter les coups de poings qui fusaient de partout. Le groupe a aussi interprété une nouvelle chanson qui paraîtra sur un prochain EP qui sortira peut-être cette année (aucune date pour l’instant). C’était la première fois que Creeping Death présentait son matériel à la foule montréalaise et c’est avec surprise qu’ils ont constaté tout l’engouement et l’intensité de la foule. On a donc été gâtés avec un rappel complètement improvisé où tout le monde s’est donné pour une dernière fois. Creeping Death a offert une prestation énergique mais trop courte à mon goût! Vivement un retour de ce groupe à Montréal!

Auteur : Maxime Pagé

Mortiis Entrevue

Entrevue avec Mortiis (Håvard Ellefsen) du 31 mars 2019

Depuis combien de temps n’avez-vous pas joué non seulement à Montréal mais pour une tournée nord-américaine?

Mortiis: C’est la cinquième tournée en Amérique du Nord que je fais, mais c’est la première fois en 20 ans que je fais ce genre de musique (ndlr : Era 1). A Montréal ? J’étais ici pour la Messes des Morts en 2017. Je n’y suis pas allé à Toronto depuis 20 ans, je crois. J’étais peut-être là pour la tournée de Danzig en 2005, mais c’était un autre genre de musique, un autre genre de monstre à l’époque.

Avec la version groupe de Mortiis nous avons eu tellement de problèmes avec les agents et les managers… On est devenus désabusés, énervés et fatigués de l’industrie. Finalement, on s’est séparés… deux jours avant une tournée. Nous avons donc dû faire la tournée tout en sachant que nous étions séparés. C’était dur et pas très motivant. Nous avons fait d’excellents spectacles, mais nous étions en train de monter sur scène en détestant la tournée, en détestant le fait que nous avions été détruits par des gens de l’industrie.

Nous étions assez professionnels pour ne pas trop penser au fait que nous n’allions rien faire après la tournée. Aujourd’hui je ne dirais pas qu’on s’est séparés, plutôt en pause. On a parlé un peu et peut-être qu’un jour, on se remettra ensemble. C’est ce que j’espère.

C’était juste que nous avions atteint un niveau où comme nous ne faisions pas d’argent, tout devenait négatif. On était un super groupe, surtout en live, donc c’était une de ces situations où on se disait : “On se casse le cul et personne ne donne, alors pourquoi continuer à faire ça ?”. Le groupe n’était plus là, et pendant environ deux mois, j’ai dû démissionner, puis une offre très alléchante est arrivée. C’était une petite période de transition pendant laquelle j’ai dit à ma femme et à mes enfants : ” J’imagine que papa en a fini avec la musique, je vais juste être un travailleur de la santé maintenant”, ce que je fais à la maison. Je pense que ma femme était soulagée d’entendre ça. Ce soulagement n’a duré que deux mois, et puis j’ai dit : “Je suis de retour !”

Vous avez dit que lorsque vous ne faites pas de musique, vous travaillez dans le domaine de la santé ?

Mortiis: Oui. Je ne suis pas infirmier ; je travaille avec des gens qui ont beaucoup de handicaps mentaux. Des choses comme le syndrome de Down, des trucs de psychose, et des accidents de voiture où les patients ont eu des dommages cérébraux et ils sont juste, comme… bizarre. Je travaille avec une variété de ces maladies, c’est ce que je fais chez moi.

Dans la vie de musicien par rapport à la vie de famille, quelle est, selon vous, la principale différence mentale qui existe entre les deux ?

Mortiis: Je ne fais pas de longues tournées, donc d’habitude je suis de retour à la maison avant de réaliser que j’étais sorti. Je ne veux plus faire les longues tournées parce qu’après deux semaines, j’ai le mal du pays. Je bois trop en tournée aussi, et ça n’aide pas les nerfs ! Je ne bois pas beaucoup à la maison, mais j’ai remarqué en tournée que ça empire de plus en plus parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. La tournée est la chose la plus ennuyeuse de la planète. C’est la pire excuse de la planète. Pourquoi ne pas aller voir la ville, marcher dans les rues ? Je m’ennuierais, je m’ennuierais très facilement. C’est pour ça que je parle tant, même le silence est ennuyeux pour moi.

Je ne veux plus faire les longues tournées parce qu’elles ne sont pas bonnes pour ma tête.

Je suis peut-être un peu hypocrite, mais j’ai quarante-trois ans, j’ai le droit de dire ceci : Si le bon montant d’argent arrivait sur la table, je ferais les tournées les plus longues. À l’heure actuelle, j’ai une maison, une voiture, des enfants, des factures et tout le reste, alors l’argent est un facteur important de nos jours. Ce serait une motivation, si quelqu’un disait : “On paiera 5000$ par spectacle, vous feriez ça pendant deux mois, 50 spectacles ?” C’est beaucoup d’argent ; oui, je vais le faire. Ma femme serait d’accord avec ça, je pense. Mais je ne fais pas toutes ces tournées mal payées. Je ne le fais plus. Cette tournée est géniale, je suis très bien payé pour celle-là.

Quelle a été l’évolution ou les sources de votre costume ?

Mortiis: Le “regalia” ont commencé immédiatement avec la première démo que j’ai faite au début 1993. A ce moment-là, je n’avais qu’une imagerie black metal, mais peu de temps après, j’ai eu l’idée d’aller plus loin. J’ai grandi dans les années 80, j’étais un enfant de Kiss et de W.A.S.P., je suis assez vieux pour avoir acheté le premier album de W.A.S.P. quand il est sorti! A l’époque, chaque groupe avait une image fantastique, de Twisted Sister à Motley Crue. Quand ma mère a réalisé que j’aimais le Heavy Metal, elle a dit : “Quand j’étais jeune, on avait Alice Cooper.” C’était le maître de ce genre de choses ! Certaines personnes lui doivent beaucoup de gratitude, Kiss par exemple.

Comment décririez-vous ce que vous faites à quelqu’un qui ne l’a jamais entendu auparavant ?

Mortiis: Je ne sais pas. C’est un peu bizarre, parce que quand j’ai commencé, j’ai juste fait de la musique que j’avais dans la tête, et ça m’est passé directement du bout des doigts, je suppose. Je ne savais pas comment jouer, alors c’était juste un truc honnête, ça n’a été analysé d’aucune façon. C’était au début des années 90, et bien des années plus tard, j’avais fait beaucoup d’autres types de musique et j’ai décidé d’y retourner. Aujourd’hui, d’autres personnes qui jouent ce type de musique pourraient avoir une réponse différente. Je ne cherche pas vraiment à créer une certaine ambiance ou à être dans un certain genre. Je crée juste de la musique que j’aime, c’est difficile d’y coller une seule étiquette.

Vous avez mentionné l’ambiance et l’obscurité dans votre musique, sentez-vous un sentiment d’intimité qui influence votre son ?

Mortiis: La protection de la vie privée dans le sens où nous vivons en Norvège, et moins de gens autour de nous, ce genre de choses? Je suis une personne très privée, je peux être très gêné avec les gens, être dans ma bulle, et quand les gens s’approchent trop, je serai comme… (trépidation). C’est probablement mes gènes norvégiens, ou mes gènes scandinaves. Nous sommes certainement moins sociables que les autres. Ayant beaucoup voyagé, cette partie de ma personnalité a été un peu diluée. Je suis une personne sociale, mais je ne suis pas aussi sociable qu’aux États-Unis, où vous pouvez aller dans un restaurant et vous asseoir et un gars à côté de vous va commencer à vous parler. Ça m’est arrivé un million de fois. A cause des cheveux, ils sont comme “Oh, je connais un gars comme ça qui est dans un groupe ! Tu es dans un groupe ?” Et je suis genre, “Ouais.” “Comment tu t’appelles ?” Et puis je me fais aspirer dans son monde maintenant. Je suis trop poli, alors je vais essayer de lui expliquer des choses, d’écrire le site web sur une serviette ou quelque chose comme ça.

Vous avez dit que lorsque vous avez commencé, vous n’aviez aucune formation musicale ou ne saviez pas vraiment comment jouer ?

Mortiis: Je ne savais pas jouer parce que tout est basé sur le clavier. Je ne savais pas jouer des claviers, mais ces dernières années (à partir de l’époque de Emperor), je me suis lancé dans beaucoup de musique expérimentale, étrange, électronique… C’est en grande partie ce qu’on appelle le krautrock, vous savez, le vieux Tangerine Dream, Klaus Schulze, Kraftwerk, des trucs comme ça. Ça m’a fasciné. Avant même que je découvre ces groupes, je ne savais pas que l’on pouvait faire ce genre de musique sombre et atmosphérique qu’est le métal. Je n’avais pas réalisé parce que pour moi, les claviers étaient comme la synthpop.

Ou progressif, si vous voulez remonter plus loin dans les années 70.

Mortiis: J’aimais bien le vieux Pink Floyd et tout ça, quand on parle de progressif….Rick Wakeman, et dans une certaine mesure Yes. J’ai eu du mal avec la voix d’Anderson, mais j’ai adoré leurs trucs plus sombres, c’était fantastique. J’étais en train de m’y mettre quand j’étais dans Emperor, élargissant en fait mes horizons musicalement pour la première fois de ma vie. Cela m’a beaucoup inspiré. Quand j’ai quitté Emperor, c’était ma troisième tentative et toutes les autres avaient échoué. J’en avais marre d’essayer de faire en sorte que ça arrive et de traiter avec d’autres personnes, alors je me suis dit que j’allais y aller seul. Je suis allé au magasin de musique, j’ai acheté un clavier, je suis rentré chez moi et, trois mois plus tard, j’avais une démo. Je ne savais pas comment y jouer, mais cela rendait ma musique très honnête à l’époque.

Auteur : Shay Spivak

Photographe : Thomas Mazerolles

Délétère @ Piranha Bar (Montréal)

C’était une soirée riche en ténèbres qui attendait les gens au Piranha Bar samedi soir alors que le groupe Délétère était de passage dans la métropole dans le cadre du lancement de leur plus récent EP Theovorator: Babelis Testamentum. Pour ajouter une bonne dose d’obscurité à ce spectacle déjà très grim, les groupes Cantique Lépreux et Blood Sacrifice faisaient office de première partie.

Blood Sacrifice : Prometteur!

Le groupe montréalais Blood Sacrifice était le premier à monter sur scène et, pour une première partie, il y avait déjà pas mal de monde. Avec seulement un seul demo sorti, j’étais assez curieux de voir comment le tout allait être rendu en live. Ils oeuvrent dans un black metal qui certes ne réinvente pas la roue, mais qui était tout de même drôlement efficace. La chanteuse Amanda Blodøks avait une très bonne présence scénique et son vocal était puissant. Les pièces se ressemblaient un peu trop par moment mais pas au point d’être dérangeant et les gens présents ont vraiment eu l’air d’apprécier leur prestation. Somme toute, Blood Sacrifice ont donné une bonne performance et risque d’être un groupe à surveiller dans les prochaines années!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Cantique Lépreux : Puissant et contemplatif

J’avais souvent entendu parler du groupe Cantique Lépreux dans le passé et j’avais enfin la chance de voir pourquoi les gens en parlent autant. Si le groupe est connu pour ses thématiques hivernales, il est clair qu’il ne faisait pas froid lors de leur prestation tant ils y sont allés avec énergie! Le chanteur Blanc Feu avait une bonne communication avec la foule et avait une assez bonne prestance. Leur black metal se veut plus contemplatif avec des textes assez poétiques. On a même eu droit à une toute nouvelle pièce intitulée Lune défroquée qui s’éloigne des thématiques habituelles en s’inpirant des écrits du Marquis de Sade. Si leur musique était puissante, j’ai toutefois eu l’impression à certains moments que les pièces s’étiraient un peu trop en long et en large et finissaient par être quelque peu répétitives. Malgré tout, j’ai bien apprécié la musique de Cantique Lépreux et j’ai enfin compris la source de tout cet engouement!

Setlist : Le froid lépreux, Paysages polaires I, L’adieu, Lune défroquée, Le feu secret, Les étoiles endeuillées, La meute, Paysages polaires III

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Délétère : Black metal pour pestiférés

C’était maintenant l’heure où Délétère montait sur scène pour faire déferler sa musique cryptique et violente sur les fans présents. La salle était tout de même assez pleine et ça promettait d’être intense! J’ai vraiment apprécié leur plus récent EP Theovorator: Babelis Testamentum et j’avais bien hâte de finalement entendre ça en spectacle. Dès les premières notes de Theovoratoris Aduentus, on savait déjà à quoi s’attendre pour le reste du spectacle : Une performance complètement folle avec une intensité remarquable! Tous les musiciens se donnaient corps et âme et le chanteur Thorleïf avec sa carrure imposante s’époumonait pour notre plus grand plaisir. Le groupe est allé piger dans toute sa discographie pour monter la setlist de ce soir, allant des vieilles chansons comme Sales vestales jusqu’aux plus récentes comme Cantus II – Sagina Caedendis et Babel Insanifusor. Cette dernière fut d’ailleurs ma pièce préférée de ce spectacle, plus lente que les autres mais ô combien excellente. C’est finalement avec Complies – Une garce vénale en majesté tirée de leur premier album que le groupe a terminé son set. Délétère a offert une performance incroyable et je dois même avouer qu’après ce spectacle, le groupe est monté en première position dans mon top des groupes de métal noir québécois! Un immense merci à Sepulchral Productions pour ce spectacle!

Setlist : Theovoratoris AduentusBabel InsanifusorMilites Pestilentiae III – Babylonia MagnissimaMatines – PortepestePrime – Exitiabilis VenatusCantus II – Sagina CaedendisCantus III – Ichthus Os Tremoris, Sales VestalesComplies – Une garce vénale en majesté

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Gloryhammer @ L'Astral (Montréal)

Les fans de power metal épique ont été très choyés mercredi soir alors que le groupe Gloryhammer était de passage à l’Astral dans le cadre de sa tournée nord-américaine pour la promotion de leur plus récent album Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex. Pour agrémenter cette soirée déjà riche en licornes, dragons et batailles légendaires dans l’espace, les groupes Æther Realm et Valfreya assuraient la première partie.

Valfreya : Décevant…

Les musiciens de Valfreya sont des habitués de la scène montréalaise et encore plus des premières parties de spectacles de groupes internationaux. C’est devant une salle tout de même assez pleine que le groupe a commencé son set mais déjà certaines choses n’allaient pas. Le son était tout simplement horrible au point où tout ce qu’on entendait vraiment c’était le drum et le vocal. Ils avaient invité Maude Théberge (Sanguine Glacialis) comme violoniste mais on ne l’entendait pas du tout ou presque. Pire, lors d’une de leurs chansons, les backtracks enterraient le violon, ce que je trouve inacceptable. Deux personnes vêtues de tuniques blanches sont venues faire les fanfarons sur scène pour lancer des chandails du groupe dans la foule, ce que j’ai trouvé un peu gênant et inutile. Malgré tout, les dernières pièces ont mieux sortis que les autres et étaient nettement plus agréables à l’oreille. Mais on va se le dire : c’est peut-être à cause des changements de personnel un peu trop fréquents mais je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une vraie chimie entre les membres du groupe. Chacun semblait joué pour lui-même et le seul qui démontrait vraiment de l’enthousiasme et de l’énergie était le bassiste…qui a été remplacé par quelqu’un d’autre durant la dernière chanson pour aucune raison apparente. J’ai été vraiment déçu de la prestation de Valfreya qui, pour un groupe roulant depuis dix ans, n’était pas à la hauteur.

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Æther Realm : Une bonne prestation

La dernière fois que j’ai vu Æther Realm en spectacle c’était en première partie d’Alestorm en 2017 et je n’avais pas vraiment apprécié leur performance. Le son n’était pas bon, ni le vocal et le groupe manquait de cohésion sur scène. C’est donc avec des attentes plutôt basses que j’attendais leur prestation et je dois dire que j’ai été agréablement surpris! Cette fois-ci, le groupe avait vraiment l’air d’un groupe avec une bonne chimie et les gars avaient visiblement l’air contents d’être sur scène. Si le son était un peu brouillon au début de leur prestation le tout s’est réglé par la suite et le tout sonnait très bien. Par contre, si le vocal sur album est assez efficace, en live c’était encore une fois problématique. Les screams de Vincent Jones avaient l’air émoussés et il semblait toujours à bout de souffle. La foule a tout de même eu l’air d’apprécier leur prestation et les moshpits étaient respectables. Pour ma part, mon opinion sur Æther Realm a changée, et ce, pour le mieux! Le groupe a offert une bonne prestation et si on fait abstraction du vocal chambranlant, c’était assez agréable!

Setlist : The Chariot, Death, Swampwitch, Kings Of Cups, The Tower, The Magician, The Sun, The Moon, The Star (extrait)

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Gloryhammer : Plus épique que ça, tu meurs!

Après un passage très remarqué à l’édition 2018 du Heavy Montréal, c’est maintenant en tête d’affiche que les gars de Gloryhammer nous reviennent devant une salle à guichet fermé. Leur plus récent album, Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex, a été bien reçu par la critique et les fans et j’avais très hâte d’entendre les nouvelles chansons en live. C’est avec The Siege Of Dunkeld (In Hoots We Trust) que tout a commencé et c’est aussi là que le parterre à explosé! La voix de Thomas Winkler était excellente et tout sonnait à merveille. Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu une foule s’époumoner autant à chaque chanson et c’était franchement beau à voir. En parlant de Thomas Winkler, cela faisait longtemps aussi que je n’avais vu un chanteur entretenir la foule avec une telle ardeur, la faisant participer le plus possible. Les nouvelles pièces sonnaient vraiment bien en spectacle dont Gloryhammer et ma préférée du nouvel album, The Land Of Unicorns. On s’est donc fait envoyé des classiques plus épiques les uns que les autres comme Legend Of The Astral Hammer, Goblin King Of The Darkstorm Galaxy ou encore Angus McFife. Mais je crois que c’est pendant la pièce Universe On Fire et son côté très dansant que l’intensité de la foule a été à son comble. C’est finalement avec The Unicorn Invasion Of Dundee que le groupe nous a laissé et quelle intense finale c’était! C’était le premier spectacle en tête d’affiche à Montréal pour Gloryhammer et ce fut un immense succès. Ils ont offert une performance exceptionnelle et ce spectacle fait maintenant partie de mon top des meilleurs spectacles cette année!

Setlist : The Siege Of Dunkeld (In Hoots We Trust), Gloryhammer, Questlords Of Inverness, Ride to The Galactic Fortress!, The Land Of Unicorns, Masters Of The Galaxy, Legend Of The Astral Hammer, Goblin King Of The Darkstorm Galaxy, Magic Dragon, The Hollywood Hootsman, Hootsforce, Heroes (Of Dundee), Angus McFife, Universe On Fire, The Unicorn Invasion Of Dundee

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Geneviève Hamel

Gloryhammer – Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex Critique d'album

Depuis quelques années, le groupe Gloryhammer a atteint une belle renommée au sein de la scène power metal et ce n’est pas pour rien! Avec une sonorité très proche des ténors du genre comme Rhapsody et avec une thématique complètement loufoque mais épique, c’était écrit dans les étoiles que tout cela deviendrait un immense succès! Ils viennent tout juste de sortir un nouvel album intitulé Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex, leur troisième en carrière et si je me fis aux trois extraits déjà sortis, ça promettait d’être intense. Mais dans l’ensemble, comment ça sonne?

Dès le début de la pièce The Siege of Dunkeld (In Hoots We Trust), on sait déjà à quoi s’attendre : un power metal rapide, épique et efficace! Mais je crois qu’avec cet album, le côté catchy des refrain a vraiment monté d’un cran. Ma comparaison précédente avec Rhapsody n’est pas si exagérée car en écoutant la pièce The Land Of Unicorns, j’ai vraiment eu le même feeling qu’avec la pièce Dawn Of Victory sans pour autant être une copie conforme. Cette pièce est d’ailleurs une de mes préférées de l’album. mais je dois avouer qu’il est même difficile d’avoir une seule pièce préférée tant toutes les compositions sur cet album sont de qualité et entraînantes. Quand j’ai entendu le premier extrait, Gloryhammer, je n’étais pas tout à fait sûr d’accrocher tant la sonorité était assez différente de tout ce que j’avais entendu d’eux auparavant, mais après quelques écoutes, je me dis qu’en live ça doit carrément être de la bombe! Le plus récent single Hootsforce est également drôlement efficace et m’a aussi fait remarqué à quel point les claviers ont pris plus de place sur cet album sans toutefois saturer l’ensemble. On passe alors d’ambiances épiques plus conventionnelles à des parties carrément électro, surtout dans la dernière pièce The Fires of Ancient Cosmic Destiny. C’est justement cette pièce qui clot l’album et quelle finale exceptionnelle! On passe par toutes les gammes d’émotions et par toutes les ambiances et, sans donner trop de détails, cette finale a un dénouement des plus inattendus, tragiques et mystérieux!

Un album n’est jamais totalement parfait et il y a bien certaines pièces qui me plaisent moins que les autres, sans pour autant être mauvaises. Les chansons Masters Of The Galaxy et Battle Of Eternity m’ont laissé quelque peu indifférent et ne se démarquent pas autant que les autres. Mais outre ce détail, je ne trouve aucun autre défaut à cet album, même après avoir cherché longtemps!

Je ne passerai pas par quatre chemins : Je crois fermement que Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex est un des meilleurs albums de power metal qu’il m’a été donné d’entendre, et ce, depuis des années! Je dirais même que si vous êtes déçus des nouveaux albums de power metal qui ont pris une tournure plus molle au cours des dernières années, cet album risque de raviver votre amour pour le power metal épique! Un excellent album!

9/10

Auteur:  Maxime Pagé

Deicide @ L'Astral (Montréal)

Les légendes du death metal américain Deicide débarquaient à l’Astral mercredi soir dans le cadre de leur tournée nord-américaine. Avec un nouvel album derrière la cravate et étant accompagné des groupes The Absence, Jungle Rot et Origin, ça promettait d’être brutal à souhait!

The Absence : Un melodeath très efficace!

La dernière fois que j’ai vu The Absence en spectacle, c’était en première partie d’Amon Amarth il y a de cela plus de dix ans et j’avais vraiment aimé leur performance. C’est donc devant une salle assez bien remplie que le groupe s’est executé et ça sonnait comme une tonne de briques! Je dirais même que ça faisait très longtemps que je n’avais pas entendu une première partie avec un aussi bon son! Comme dans mon souvenir, le groupe était très énergique en spectacle et leurs nouvelles pièces tirées de l’album A Gift For The Obsessed rentraient solidement au poste, surtout Celestial Hysteria qui fut pour moi le moment fort de leur prestation. Le chanteur Jamie Stewart était très à l’aise sur scène, faisant participer la foule le plus souvent possible. On a aussi eu droit à une toute nouvelle pièce intitulée Walking Shadows qui était rapide, brutale et efficace. C’est finalement avec la pièce Dead And Gone que le groupe a terminé son set. Les gars de The Absence ont offert une excellente prestation qui fut très appréciée par les gens présents.

Setlist : The Murder, Necropolis, Septic Testament, Walking Shadows, Celestial Hysteria, Dead And Gone

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Jungle Rot : Old school!

À chaque fois que j’ai eu la chance de voir Jungle Rot en spectacle, c’était un véritable carnage! Leur prestation de ce soir n’a vraiment pas fait exception! Le tout a commencé avec la pièce Doomsday et le niveau de brutalité est vraiment monté d’un cran comparé au groupe précédent. Vous voyez, Jungle Rot ne fait pas dans la dentelle mais plus dans le camo et dans le sang! Le vocal de Dave Matrise était gras à souhait et mélangée avec un death metal old school et brutal, on a une combinaison parfaite! Dans le cadre de cette tournée, on a eu droit à toute une setlist qui est autant allée piger avec leur vieux matériel que dans le nouveau. On s’est donc fait défoncer la gueule avec pièces comme Burning Cinder, Strangulation Mutilation ou la très directe Eat Fuck Kill. Si le pit était petit mais respectacle lors de The Absence, la foule s’est vraiment déchaînée pendant Jungle Rot et tout le monde headbangait à l’unison. En guise de finale, on a même eu droit à une vieille pièce tirée de leur tout premier demo, Psychotic Cremation. Jungle Rot ont vraiment mis la barre haute avec une performance digne de mention et c’est probablement leur meilleure que j’ai pu voir jusqu’à maintenant!

Setlist : Doomsday, Worst Case Scenario, Send Forth Oblivion, Burning Cinder, Stay Dead, Strangulation Mutilation, Eat Fuck Kill, Terror Regime, Strong Shall Survive, Psychotic Cremation

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Origin : Un chaos structuré

On va se le dire, Origin était probablement le groupe le moins accessible de la soirée. Avec un brutal death ultra technique qui bûche du début à la fin, il est clair que cela n’allait pas rejoindre tout le monde, et malheureusement je fais partie de cette catégorie. Même si le son était bon et que je voyais les musiciens se démener avec leurs instruments, j’ai eu de la difficulté à y trouver mon compte et j’ai surtout eu l’impression que toutes les pièces se ressemblaient, voire même un peu trop. Je dois par contre admettre que Jason Keyser est un très bon frontman avec son vocal ultra puissant et son énergie débordante. Mais mon niveau d’appréciation s’arrête un peu là. Je vois la qualité du musicianship et surtout l’endurance du drummer qui a été une véritable machine, mais je ne m’y suis pas retrouvé. Dommage!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Deicide : Une prestation correcte, sans plus.

C’était enfin au tour de Glen Benton et de sa bande de se présenter à la foule montréalaise devant une salle qui était maintenant pleine à craquer! Cela faisait presque cinq ans depuis leur dernier passage à Montréal et la tension était palpable. Malheureusement, si le son pour les autres groupes était impeccable, ce n’était vraiment pas le cas pour Deicide. Dès les premières notes de Dead By Dawn, le son de la basse et du drum était beaucoup trop fort et c’est tout ce qu’on a entendu pendant les premières chansons. Mais ce n’est pas le seul détail qui m’a gêné. Le groupe au complet avait l’air sur le pilote automatique et ce qui m’a le plus déçu est le vocal de Glen Benton qui avait l’air de marmonner plus qu’autre chose. Si vous êtes habitués au vocal bien défini et puissant que l’on retrouve sur les albums, ce n’est pas du tout à ça qu’on a eu droit. Même la foule m’a paru beaucoup moins intense pendant Deicide que pendant Origin ou Jungle Rot, ce qui est en soit un peu anormal. On a tout de même eu droit à plusieurs vieux hits comme Once Upon The Cross ou Serpents Of The Light sans oublier leur classique Scars Of The Crucifix. Mais, malgré tout, j’ai eu de la difficulté a vraiment apprécier leur set à cause du son et du manque visible d’enthousiasme du groupe. Certains me diront que c’est normal et que Deicide et Glen Benton sont toujours comme ça en live, mais pour moi ça n’a tout simplement pas cliqué. Je suis sorti du spectacle un peu déçu et j’aurais aimé que la prestation du groupe soit aussi intense que leur musique.

Setlist : Dead By Dawn, When Satan Rules His World, Scars Of The Crucifix, Crawled From The Shadows, They Are The Children Of The Underworld, One With Satan, Once Upon The Cross, Defying The Sacred, Serpents Of The Light, Seal The Tomb Below, Oblivious To Evil, Excommunicated, Dead But Dreaming, In The Minds Of Evil, Sacrificial Suicide, Homage For Satan

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Abyssal @ Coop Katacombes (Montréal)

Si t’aimes le metal cryptique, voire d’outre-tombe, il y a de fortes de chances que tu te trouvais au concert du groupe britannique Abyssal à la Coop Katacombes mardi soir. Le groupe nous offrait son seul spectacle en sol canadien et, pour l’occasion, il était accompagné des groupes Tchornobog et Basalte.

Basalte : Du lourd!

C’est avec un éclairage ultra sombre que le groupe Basalte est monté sur scène pour nous présenter son matériel ultra lourd. Dès les premières notes, toute la salle vibrait au son des basses fréquences et la salle était tout de même bien remplie pour une première partie. Leur musique est assez lente et expérimentale et tout le monde semblait en transe à l’écoute de leurs chansons. Bien que les compositions étaient très heavy, j’ai eu un peu de difficulté à vraiment embarquer dans leur univers. La performance était bien sentie, mais j’ai trouvé qu’il manquait un petit quelque chose, que ce soit au niveau de l’ambiance ou des mélodies. C’est cool quand c’est lourd, mais on fait le tour assez rapidement. Bref, j’ai trouvé la prestation de Basalte correcte mais leur musique ne m’a pas interpelé plus que ça. Dommage!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Tchornobog : Catastrophique…

Je dois vous l’avouer, j’étais surtout venu à ce spectacle pour enfin voir Tchornobog en spectacle. J’ai trouvé leur album éponyme très intéressant et je me demandais comme le tout allait être rendu en live. Je ne passerai pas par quatre chemins:  J’ai été horriblement déçu. Le son lors de leur prestation était tout simplement dégueulasse au point que je n’ai même pas pu reconnaître la première chanson. La basse était inaudible et les riffs se perdaient dans un bruit sourd. Le leader du groupe, Markov Soroka, est arrivé sur scène avec un make-up occulte, mais les autres n’en avaient pas, ce qui ajoutait au manque de cohésion au sein du groupe. J’ai même réécouté l’album en retournant chez moi et je ne comprends pas comment cela a pu virer au fiasco comme ça. Les gens présents semblaient médusés par la performance et, même après la dernière pièce, la plupart n’applaudissaient même pas (ça en dit long). J’ai entendu par la suite que c’était la troisième prestation du groupe à Montréal et que c’est celle qui sonnait le mieux (aouch.). En gros, Tchornobog n’a pas réussi à retranscrire leur album en live, ni au niveau des mélodies que de l’ambiance. Extrêmement décevant.

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Abyssal : Symphonie des profondeurs

C’était maintenant au tour d’Abyssal de pousser la noirceur à un niveau rarement vu. Il est quelque peu difficile de décrire leur musique qui mélange death, black et doom metal mais avec une ambiance sombre et lourde qui leur est propre. Si tous les musiciens étaient tout simplement encapuchonnés, le chanteur lui était couvert de la tête aux pieds par un voile noire avec lequel il était impossible de distinguer son visage. Ce déguisement de scène marchait parfaitement bien avec le genre de musique qu’ils font! La plupart des pièces provenaient de leur plus récent album Antikatastaseis mais ils sont tout de même allés piger quelques titres sur les deux albums précédents comme Deus Vult et The Headless Serpent. J’aurais aimé entendre quelques titres du nouvel album dont la sortie est prévue pour juin mais il n’en fut rien malheureusement. Et la seule autre critique que je pourrais apporter est que leur set a été extrêmement court, n’allant pas au delà du 45 minutes. Mais, somme toute, je dois dire que la prestation d’Abyssal a été très solide du début à la fin, au point de me donner le goût de me relancer dans leur discographie.

Setlist : I Am Alpha And Omega, The Cornucopian, Deus Vult, The Headless Serpent, Under The Wretched Sun Of Hattin, Chrysalis

Auteur : Maxime Pagé

Sept albums métal à découvrir en juin

Hate Auric Gates Of Veles

Tu trouves que Behemoth est devenu mou avec le dernier album et t’es en manque de metal brutal polonais? Ça tombe bien, le groupe Hate vont sortir leur nouvel album Auric Gates Of Veles en juin! Un metal agressif, pesant et occulte, c’est ce qui t’attends avec cet album!

Sortie : 14 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Baroness Gold And Grey

C’est trois ans après leur album Purple que le groupe américain est de retour avec un tout nouvel album, Gold & Grey. C’est aussi le premier album avec Gina Gleason au chant et à la guitare, ce qui ajoute une dimension assez intéressante aux compositions du groupe.

Sortie : 14 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Enthroned Cold Black Suns

Si t’aimes le black metal cru et violent, il y a de fortes chances que le groupe Enthroned te plaise! Des riffs rapides, des ambiances sombres et grim, un vocal d’outre-tombe, que demander de plus? Préparez votre corpse paint, l’album Cold Black Suns débarque en juin!

Sortie : 7 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Memoriam Requiem For Mankind

Pour ceux qui l’ignorent, Memoriam est né des cendres de Bolt Thrower et se veut un hommage à Martin Kearns, décédé subitement en 2015. Le groupe est en maintenant à son troisième album intitulé Requiem For Mankind. Si t’aimes le death old school, tu vas être servi!

Sortie : 21 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Firespawn Abominate

Il semblerait que le death metal soit à l’honneur à juin avec une autre sortie béton : Un tout nouvel album de Firespawn! Intitulé Abominate, L-G Petrov et sa bande sont prêts à te décaper la face avec un death suédois pas piqué des vers!

Sortie : 7 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

SECTION DÉCOUVERTE

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Bloodred HourglassGodsend

T’es en manque de melodeath efficace? Le groupe finlandais Bloodred Hourglass est pour toi! Avec un metal rapide, mélodique et groovy, ça a tout pour plaire aux fans de metal mélodique!

Sortie : 28 juin 2019

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Thenighttimeproject Pale Season

T’aimes vraiment Katatonia et t’es trop impatient pour attendre le prochain album? Thenighttimeproject va te faire tripper et contient même d’anciens membres de Katatonia. À surveiller!

Sortie : 28 juin 2019

Auteur : Maxime Pagé

Your Last Wish @ Piranha Bar (Montréal)

On a eu droit à du metal de qualité samedi soir alors que les groupes Your Last Wish, Uhtcearu et Bane se produisaient au Piranha Bar. C’était au départ un spectacle de la tournée nord-américaine de Bane et Uhtcearu mais ils ont décidé de laisser Your Last Wish faire le headline, ce qui est tout à leur honneur.

Bane : Solide!

Le groupe Bane accumule les passages à Montréal depuis environ un an, et ce, au grand plaisir de leurs fans (et de moi-même!). Leur plus récent album, Esoteric Formulae, a terminé dans mon top 10 des meilleurs albums métal québécois de l’an passé et ce n’est pas pour rien! C’est donc devant une foule respectable en densité que le groupe nous a présenté son matériel très inspiré par Dissection. Tout a commencé avec The True Insomnia tirée de leur premier album Chaos, Darkness & Emptiness et ça sonnait déjà comme une tonne de briques! Branislav Panic est un excellent frontman et dégage une énergie et un enthousiasme contagieux! Tout était réglé au quart de tour et il était carrément impossible de ne pas headbanger durant leur prestation. J’ai un petit faible pour la pièce Bringer Of Pandimensional Disorder, single de leur plus récent album, qui a été très efficace en spectacle! C’est avec Pandemonium qui le groupe a terminé son set et sa finale très militaire a été une finale parfaite. Le groupe Bane ne m’avait jamais déçu en spectacle et je crois que ce n’est pas prêt d’arriver!

Setlist : The True Insomnia, Beneath The Black Earth, Bringer Of Pandimensional Disorder, In Endless Silence, World Of Desolation, Into Oblivion, Pandemonium

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Uhtcearu : Une très belle découverte!

Le groupe du Wisconsin était le deuxième à monter sur la scène du Piranha Bar et je dois avouer qu’avant l’annonce de cette tournée, je n’avais jamais entendu parler d’eux. Ils oeuvrent dans un black metal assez unique, mélangeant agressivité et passages plus ambiants. Ils étaient en tournée pour la promotion de leur plus récent album Madness & Creation sorti au début du mois de mai. C’était leur premier spectacle à Montréal et les gens présents étaient assez curieux d’entendre leur matériel. Le trio y est allé avec une bonne énergie et les pièces sonnaient très bien en live. Le trio y est allé avec une très bonne énergie et leurs chansons sonnaient très bien en live! Leur musique était envoûtante et les gens présents ont vraiment eu l’air d’apprécier. Si vous êtes à la recherche de nouveaux groupes à écouter, Uhtcearu mériterait amplement sa place sur votre liste!

_______________________________________________________________________________________________________________________________

Your Last Wish : Toute une fougue!

La dernière fois que j’ai vu Your Last Wish en spectacle c’était en 2011 en première partie de Kalmah. À l’époque, je n’avais pas tellement apprécié leur matériel, mais c’était surtout parce que le son était tout simplement horrible. C’est donc huit ans plus tard et avec plusieurs changements au niveau de leur line-up que je les revois sur scène. On va se le dire, leur chanteuse Roxana Bouchard en a dedans! Son vocal est puissant et elle est très énergique sur scène, faisant même participer la foule à plusieurs occasions. C’était aussi impressionnant de voir David Gagné (jouant aussi dans Hollow), shredder comme un malade et je dirais même que les deux guitaristes se complétaient vraiment bien. Blake Lemieux aux drums sonnait comme une machine de guerre et a été tight du début à la fin. Par contre, c’était un peu dommage qu’ils n’avaient pas de bass en spectacle, ce qui aurait donné davantage de punch à leur prestation. Ils ont joué plusieurs nouvelles pièces de leur nouvel album qui est supposé sortir un peu plus tard cette année et ça sonnait assez bien. On a aussi eu droit à un hommage émouvant dédié à Naty Baril (bassiste de Potion 13 et ancienne de BCI), décédée plus tôt de mois-ci d’une tumeur au cerveau. Your Last Wish ont donné une bonne prestation et je suis curieux d’entendre leur nouveau matériel en album.

Auteur : Maxime Pagé

Avantasia @ MTELUS (Montréal)

On a eu droit à un spectacle d’envergure jeudi soir alors qu’Avantasia, projet de Tobias Sammet (aussi chanteur d’Edguy) s’arrêtait au MTELUS dans le cadre de sa courte tournée nord-américaine pour la promotion de son plus récent album Moonglow. Les fans présents avaient besoin d’être prêts car le groupe nous avait prévu un énorme set de trois heures!

Avantasia : Le meilleur rock opera qui soit!

C’était la première fois qu’Avantasia se produisait dans la métropole et, à voir la densité de la foule, ils étaient attendus de pied ferme depuis de nombreuses années. C’est avec un immense écran derrière la scène que tout ce beau monde s’est présenté devant la foule. Tobias Sammet a toujours eu le don de rassembler les meilleurs talents et légendes du métal et ce fut d’ailleurs très old-school. On a donc vu défiler des grands noms comme Jørn Lande, Geoff Tate (ex-Queensrÿche), Ronnie Atkins (Pretty Maids), Eric Martin (Mr. Big) et Bob Catley (Magnum). On a aussi eu la chance de découvrir la jeune Adrienne Cowan, chanteuse du groupe Seven Spires qui a donné toute une performance ainsi que Herbie Langhans qui ne s’en est pas trop mal tiré non plus. Tout le monde était en voix et Tobias Sammet avait vraiment l’air content et ému de la réaction et de l’intensité des fans présents.

Si beaucoup de chansons provenaient de leur plus récent opus Moonglow, le groupe a bien pris soin de concocter une setlist qui allait plaire à tout le monde, survolant la grande majorité de leur discographie. On a eu droit à d’autant de vieux classiques très power metal comme Reach Out For The Light et Avantasia qu’à des monstres comme The Raven Child et Let The Storm Descend Upon You en passant par le cover de Maniac par Michael Sembello. Si tous les vocalistes apportaient chacun une bonne dose d’intensité, j’ai vraiment été impressionné par la prestation de Jørn Lande qui, avec sa présence scénique et sa voix puissante, m’a carrément donné des frissons. J’avais souvent entendu parlé de lui dans le passé et de le voir en spectacle était une chance inespérée! Je dois par contre apporter un petit bémol concernant la prestation de Bob Catley. Du haut de ses 71 ans, c’était tout de même impressionnant de le voir sur scène mais je n’ai pas trouvé son apport aux pièces particulièrement intéressant et j’ai souvent eu l’impression qu’il avait un peu de difficulté à atteindre les notes. Une certaine fatigue due à la tournée? Qui sait! On a eu droit à une finale à tout casser avec un mash-up des pièces Sign Of The Cross et The Seven Angels où tout le monde est monté sur scène et chantait en choeur. C’était tout simplement épique et je n’aurais pas pu demandé mieux pour clore cette soirée. Le spectacle d’Avantasia à Montréal a été un succès retentissant et je crois fermement que tout les gens présents sont sortis du MTELUS amplement satisfaits.

Setlist : Ghost In The Moon, Starlight, Book Of Shallows, The Raven Child, Lucifer, Alchemy, Invincible, Reach Out For The Light, Moonglow, Maniac (Michael Sembello Cover), Dying For An Angel, Lavender, The Story Ain’t Over, The Scarecrow, Promised Land, Twisted Mind, Avantasia, Let The Storm Descend Upon You, Master Of The Pendulum, Shelter From The Rain, Mystery Of The Blood Red Rose, Lost In Space, Farewell, Sign Of The Cross/The Seven Angels

 

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Geneviève Hamel

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google