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Sabaton @ MTELUS (Montréal)

 

Les fans de metal épique et cheesy ont été gâtés mercredi soir alors que les gars de Sabaton s’arrêtait au MTELUS dans le cadre de leur tournée nord-américaine. Et pour ajouter une couche de plus à cette soirée déjà riche en batailles et en histoires héroïques, le groupe HammerFall assurait la première partie.

HammerFall : Une performance énergique mais…

La dernière fois que j’ai vu HammerFall en spectacle, c’était lors de la première édition du Heavy Montréal en 2008 et disons que beaucoup d’eau à coulé sous les ponts depuis! Le groupe faisait la promotion de leur album Dominion, leur onzième en carrière, et j’avais bien hâte de voir comment ils allaient s’en sortir après tant d’années sans les avoir vu. Le tout a commencé avec Never Forgive, Never Forget tirée de leur nouvel opus et je dois bien avouer que je n’ai pas été impressionné outre mesure. Le son était bon et l’énergie y était mais le problème avec des groupes comme HammerFall…c’est qu’ils n’ont pratiquement pas évolué au niveau de leur son depuis leur début. Plus de onze ans après les avoir vu, c’est comme si je les avais vu la veille. Le vocal de Joacim Cans était bon mais il semblait un peu fatigué mais on voit encore que les gars d’HammerFall ont encore du plaisir à faire ce qu’ils font et ça fait une grosse différence dans mon appréciation de leur set. J’ai tout de même été content d’entendre des classiques comme Renegade, Blood Bound et Let the Hammer Fall qui ont titillé ma nostalgie. Et sans sortir des sentiers battus, des pièces comme Hector’s Hymn et Any Means Necessary étaient très efficaces en live. C’est finalement avec leur grand classique Hearts On Fire que le groupe a terminé sa prestation et, si beaucoup de gens présents n’avait jamais vu HammerFall avant ce spectacle, je crois que le groupe a gagné plusieurs fans. HammerFall ont offert une performance énergique et même s’ils ne réinventent plus la roue depuis belle lurette, c’était tout de même bien agréable.

Setlist : Never Forgive, Never Forget, One Against The World, Renegade, Blood Bound, Any Means Necessary, Hector’s Hymn, Last Man Standing, Let The Hammer Fall, Hammer High, (We Make) Sweden Rock, Hearts On Fire

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Sabaton : Une machine de guerre bien huilée!

Les fans de Sabaton ont eu droit à la totale en fait d’équipements de scène mercredi soir : le drum se trouvait sur un tank grandeur nature, un écran géant projetait des vidéos lors des chansons et on a même eu droit à la pyrotechnie au MTELUS, ce que je n’avais jamais vu auparavant! Les musiciens sont arrivés sur scène sous une pluie de cris et d’applaudissement alors qu’ils entamaient leur set avec Ghost Division et ça sonnait vraiment comme une tonne de briques (ou un tank en pleine gueule). Une des premières choses que j’ai remarquées, c’est à quel point les nouvelles chansons sonnaient excessivement bien en live! Je n’étais pas le plus grand fan de certaines chansons comme The Attack Of The Dead Men mais en spectacle ça sonnait tellement bien que je l’écoute en album depuis! On a donc eu une avalanche de nouvelles pièces comme The Red Baron, Fields Of Verdun et Great War. Le chanteur Joakim Brodén avait carrément l’air subjugué par la réaction de la foule montréalaise qui était excellente et très intense! Je croyais qu’une foule qui ramait était seulement réservée aux spectacles d’Amon Amarth mais c’est bel et bien arrivé pour Sabaton durant la pièce Bismarck! Mais pour moi, le moment fort a été l’interprétation des pièces Lion From The North et Carolus Rex qui ont été tout simplement excellentes! Par contre, les fans des vieux albums n’ont pas été aussi gâtés alors que seulement Ghost Division, The Price Of A Mile et Primo Victoria ont été jouées. Mais, qu’à cela ne tienne, on a eu une finale à tout casser avec Primo Victoria, Swedish Pagans et, finalement, To Hell And Back! Les gars de Sabaton ont offert une excellente prestation et je ne serais pas surpris de les revoir dans une salle plus grande dans un avenir rapproché!

Setlist : Ghost Division, Great War, Resist And Bite, Fields Of Verdun, The Attack Of The Dead Men, The Red Baron, The Price Of A Mile, Bismarck, The Lion From The North, Carolus Rex, Shiroyama, Night Witches, The Lost Batallion, The Last Stand, 82nd All The Way, Primo Victoria, Swedish Pagans, To Hell And Back

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Geneviève Hamel

Dix albums métal à découvrir en novembre

Cattle DecapitationDeath Atlas

C’est quatre ans après la bombe qu’était The Anthropocene Extinction que Cattle Decapitation nous présente Death Atlas, son huitième album. À quoi s’attendre de cet album? Rien de moins que de la brutalité pure! Vous avez seulement qu’à écouter Bring Back The Plague pour vous en rendre compte!

Sortie : 29 novembre 2019

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Nile Vile Nilotic Rites

Une autre grosse pointure du death metal américain sortira un album en novembre! Le groupe Nile, qui sortira son neuvième album en carrière, n’a plus de preuve à faire en terme d’agressivité et de pesanteur! Vile Nilotic Rites sortira au tout début du mois!

Sortie : 1er novembre 2019

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Abigail WilliamsWalk Beyond The Dark

Après plusieurs changements de personnel et de son, Abigail Williams semble avoir enfin trouvé son créneau avec un black metal assez crasse mais aussi très prenant! Walk Beyond The Dark semble très prometteur et, avec une superbe pochette signée Mariusz Lewandowski, le fit est parfait!

Sortie : 15 novembre 2019

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Dawn Of DiseaseProcession Of Ghosts

Si t’aimes le melodeath et tu cherches un nouveau groupe à découvrir, le groupe allemand Dawn Of Disease risque de te plaire! Ils sortent leur nouvel album intitulé Procession Of Ghosts et, après avoir entendu leur extrait du même nom, j’ai bien hâte d’entendre la suite!

Sortie : 1er novembre 2019

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Novembers DoomNephilim Grove

Les fans de doom vont avoir de quoi se réjouir en ce mois des morts avec la sortie du nouvel opus de Novembers Doom, Nephilim Grove. Je crois fermement que le groupe n’a jamais aussi bien sonné et s’il m’avait laissé quelque peu indifférent dans le passé, ça risque de changer!

Sortie : 1er novembre 2019

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Wilderun Veil Of Imagination

Je sais que ce que j’avance est gros, mais si vous vous ennuyez du vieux Opeth, il y a de fortes chances que le petit dernier de Wilderun vous fasse tripper! Veil Of Imagination offre un excellent mélange de prog et d’agressivité et c’est définitivement un des albums que j’attends le plus le mois prochain!

Sortie : 1er novembre 2019

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Hanging GardenInto That Good Night

Un autre groupe de doom sort un album en novembre! Hanging Garden qui nous avait offert l’excellent album I Am Become il y a deux ans est déjà de retour avec Into That Good Night et le tout semble en continuité avec celui-ci d’ailleurs, ce qui est une très bonne chose!

Sortie : 15 novembre 2019

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SECTION DÉCOUVERTE

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Immanifest Macrobial

Récemment signé sur The Artisan Era, le groupe Immanifest offre un death/black technique pas piqué des vers et si vous êtes fans de groupes comme Inferi, ça devrait tomber pile dans vos cordes!

Sortie : 8 novembre 2019

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Sun Of The DyingThe Earth Is Silent

Sun Of The Dying est un groupe espagnol qui oeuvre dans un doom/death beaucoup plus ambiant que les groupes mentionnés précédemment mais reste néanmoins très efficace et le petit côté orchestral est excellent!

Sortie : 29 novembre 2019

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Ade Rise Of The Empire

Vous êtes fan de groupes comme Ex Deo ou de l’histoire romaine? Le groupe italien Ade va vous faire tripper! Avec un solide tech death mélangé avec des sonorités folkoriques antiques, ça risque d’être fort intéressant!

Sortie : 8 novembre 2019

Auteur : Maxime Pagé

Chelsea Wolfe @ Le National (Montréal)

On a eu droit à une soirée très spéciale dimanche alors que Chelsea Wolfe s’arrêtait au National dans le cadre de sa tournée nord-américaine. En effet, on a eu droit à une formule entièrement acoustique et ça promettait d’être magique! La chanteuse Ioanna Gika faisait office de première partie.

Ioanna Gika : Puissant

Ioanna Gika a été la première à monter sur scène pour nous présenter des pièces de son album Thalassa. Je dois vous avouer que je suis sorti de ma zone de confort avec cette artiste qui oeuvre dans un genre d’electro qui parfois frôlait le trip-hop et le synthwave. Une chose qui frappait déjà dès le début de sa prestation a été à quel point la voix de Ioanna Gika était magnifique et puissante. En plus de chanter et de faire ses propres samples, elle était aussi accompagné d’un autre musicien aux claviers/basse/guitare électrique/voix et les deux se complétaient très bien. L’éclairage lors de cette prestation était aussi excellent et se mariait vraiment avec les pièces. Celle que j’ai préférée a été sans aucun doute la pièce Roseate avec son côté electro très punché et son côté folk rock et, mélangé avec la voix cristalline de Ioanna Gika, c’était vraiment parfait! Ce fut pour moi une très belle découverte musicale et si vous avez la chance de la voir en spectacle, vous ne serez pas déçus!

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Chelsea Wolfe : Envoûtant!

C’est dans un cercle formé de branches et de chandelles que Chelsea Wolfe s’est pointée sur scène avec la pièce Flatlands et on savait déjà à quoi s’attendre du reste du spectacle : de la pure magie! Elle était en tournée pour faire la promotion de son plus récent album Birth Of Violence qui, pour plusieurs fans, est un peu décevant contrairement au reste de sa discographie. J’étais quelque peu sceptique avant le début du spectacle quant au déroulement de la soirée et j’ai malheureusement cru à tort qu’un set entièrement acoustique allait peut-être être un peu flat et répétitif. On peut dire que je m’étais vraiment trompé! Une chose qui est sûre, c’est que les nouvelles pièces sonnent à merveille dans une formule acoustique (surtout Deranged For Rock & Roll, The Mother Road et Be All Things) et c’était vraiment intéressant d’entendre les vieilles chansons sous un nouveau jour. Encore une fois, l’éclairage a joué un énorme rôle lors de cette soirée. Il était nettement moins flashy que pour Ioanna Gika mais tout aussi bien réalisé! Mais on s’entend pour dire que même si la musique est très bonne, le clou du spectacle était vraiment la voix parfois feutrée, parfois aérienne de Chelsea Wolfe, mais dans tous les cas c’était tout simplement envoûtant et je suis sorti de la salle en transe! C’était la première fois que je voyais Chelsea Wolfe en spectacle et, sérieusement, ce ne sera pas la dernière! Quel moment magique!

Setlist : Flatlands, American Darkness, Birth Of Violence, The Mother Road, Erde, Sick, Appalachia, Be All Things, Cousins Of The Antichrist, Pale On Pale, Night Of The Vampire (Roky Erickson Cover), Deranged For Rock & Roll, Woodstock (Joni Mitchell Cover), Boyfriend, Little Grave, Preface To A Dream Play, Highway, The Way We Used To

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Oranssi Pazuzu @ Le Ritz PDB (Montréal)

Première tournée nord américaine pour Oranssi Pazuzu. Les finlandais ont envahi le Ritz PDB dimanche le 13 octobre, accompagnés par Insect Ark en première partie.

Photographe : Thomas Mazerolles

Obituary / Abbath @ Théâtre Corona (Montréal)

Le légendaire groupe de death metal Obituary et le majestueux Abbath étaient de passage au Théâtre Corona dans le cadre de leur tournée nord-américaine et ça promettait d’être un spectacle à tout casser! En guise d’accompagnement, les groupes Midnight et Devil Master assuraient la première partie.

Devil Master : Misère…

Le groupe américain Devil Master, récemment signé sur Relapse Records, a été le premier groupe à fouler les planches du Corona et je dois dire tout de suite que je n’ai vraiment pas été impressionné par leur prestation. Si leur musique en album est, à mon avis, passable, en live c’était vraiment une autre paire de manches. La qualité de son était horrible au point où toutes les pièces se ressemblaient et à voir la réaction du public, je n’étais clairement pas le seul à ne pas apprécier. Mais je crois que ce que j’ai le moins apprécié était la mise en scène quasi halloween-esque et on aurait clairement dit un petit groupe de métalleux d’école secondaire qui fait un show de fin d’année et qui fait capoter les profs. J’ai trouvé ça juvénile et beaucoup trop caricatural, surtout avec les capes de vampires et les corpse paint cheap avec de grosses toiles d’araignées noires accrochées au micro. Devil Master n’aura clairement pas gagné la faveur du public et la mienne non plus d’ailleurs. Suivant!

Setlist : Black Flame Candle, Skeleton Hand, Christ’s Last Hiss, Nightmares In The Human Collapse

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Midnight : Une énergie contagieuse!

La dernière fois que j’ai vu le groupe Midnight, c’était aussi avec Obituary en 2017 au Club Soda et j’avais bien apprécié leur prestation. Si j’avais à vous décrire le son du groupe, c’est comme un mélange de Motörhead et de black metal avec une attitude très punk. Le trio s’est pointé sur scène encapuchonné pour nous présenter son matériel agressif et punché. Une chose que l’on ne pourrait reprocher aux gars de Midnight serait de manquer d’énergie! Ils ont passé leur temps à se démener comme des diables dans l’eau bénite et même à prendre de brefs bains de foule. En parlant de la foule, c’est lors du set de Midnight qu’a commencé à se former les premiers moshpits de la soirée et les gens présents ont eu l’air d’apprécier leur musique. C’est après un maigre mais intense trente minutes que le groupe a tiré sa révérence sans, comme la dernière fois, tout briser leur instruments avant de partir. Midnight est vraiment un groupe à voir en live et si vous avez la chance de les voir en spectacle, vous ne serez pas déçus!

Setlist : Penetratal Ecstasy, Poison Trash, Black Rock’n’Roll, Satanic Royalty, Evil Like A Knife, Lust Filth And Sleaze, You Can’t Stop Steel, Unholy And Rotten

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Abbath : Divertissant!

Abbath, ancien leader du groupe Immortal, est tout simplement plus grand que nature! Malgré le corpse paint menaçant et l’armure, le chanteur/guitariste est un vrai boutentrain sur scène et se plait à faire rire la foule. Il était de passage en ville pour faire la promotion de son plus récent album Outstrider sorti cet été. Si la plupart des groupes ont des backdrops avec leur logo ou la pochette de leur plus récent album, Abbath lui avait un immense logo en 3D placé devant le drum, ce qui est assez inusité! Malheureusement pour eux, la bassiste Mia Wallace n’a pas pu faire partie de cette tournée et c’est Rusty Cornell, qui a déjà joué avec le groupe dans le passé, qui la remplace. Tout a commencé avec la pièce Count The Dead tirée de son premier album et, dans l’ensemble, ça sonnait assez bien! La présence des musiciens sur scène était impeccable et les mimiques d’Abbath étaient tout simplement hilarantes. Je dois bien vous l’avouer, je suis beaucoup plus un fan d’Immortal que d’Abbath et j’ai été bien content d’entendre deux pièces d’Immortal, In My Kingdom Cold et Tyrants, tirées de mon album préféré du groupe, Sons Of Northern Darkness. Ils ont aussi joué la chanson Warriors du projet d’Abbath simplement intitulé I. Mais je crois que la pièce qui a le plus rentré au poste a été Winterbane par sa vitesse et sa pesanteur! C’est finalement avec la pièce At War! que le fabuleux Abbath et ses acolytes nous ont laissés. Abbath en spectacle c’est brutal mais aussi divertissant et ça vaut définitivement le détour!

Setlist : Count The Dead, Bridge Of Spasms, The Artifex, Harvest Pyre, In My Kingdom Cold (Immortal Cover), Tyrants (Immortal Cover), Warriors (I Cover), Hecate, Winterbane, To War!

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Obituary : Un coup de poing en plein visage

C’était maintenant au tour du groupe Obituary de venir péter la gueule de leur fans montréalais! J’ai déjà vu le groupe à plusieurs reprises et à chaque fois j’étais subjugué par la puissance et la pesanteur de leur son. Et ce qu’on a eu vendredi soir a été encore mieux que tout ce que j’avais pu entendre jusqu’à maintenant! Dès les premières notes de Redneck Stomp, on savait déjà à quoi on aurait affaire : une véritable tuerie! Je suis toujours grandement impressionné par le vocal de John Tardy qui, du haut de ses 51 ans, est encore capable de gueuler avec aplomb et a une drive vraiment incroyable. Se sont enchaînés des classiques comme Threatening Skies, Chopped In Half et Find The Arise et la foule a carrément perdu les pédales dans un moshpit incessant. Cette tournée soulignait aussi les trente ans de leur premier album Slowly We Rot et on a eu droit à beaucoup de chansons de cet album comme Internal Bleeding, Godly Beings, Suffocation ou encore Intoxicated. Ils ont aussi joué leur plus récent single A Dying World qui sonne un peu plus thrashy que ce à quoi nous sommes habitués. C’est finalement avec la pièce Slowly We Rot que le groupe a terminé son set. C’était la troisième fois que je voyais le groupe en spectacle et je crois que c’était la meilleure prestation que j’ai pu voir à ce jour. C’est rare que je dis ça, mais Obituary est un des groupes qui sont une valeur sûre en spectacle et, même après être sorti de la salle, j’en aurais pris encore et encore!

Setlist : Redneck Stomp, Threatening Skies, By The Light, Chopped In Half, Turned Inside Out, Dying, Straight To Hell, Find The Arise, I’m In Pain, Internal Bleeding, Godly Beings, Suffocation, Words Of Evil, Intoxicated, A Dying World, Slowly We Rot

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Pedro Riot

Beyond Creation @ Cabaret La Tulipe (Montréal)

Une énorme soirée de tech death attendait les fans au Cabaret La Tulipe jeudi soir! Le groupe Beyond Creation, un de nos fleurons nationaux s’arrêtait à Montréal dans le cadre de sa tournée nord-américaine et ça promettait d’être quelque chose! Pour agrémenter cette soirée déjà riche en brutalité et en riffs réglés au quart de tour, les groupes Fallujah, Arkaik et Equipoise aussuraient la première partie de ce spectacle.

Equipoise : Bonne performance, son moyen

Le groupe Equipoise, composé de musiciens d’ici et de musiciens américains, était le premier à monter sur la scène de La Tulipe devant une foule d’une densité respectable. Ils oeuvrent dans un tech death assez solide et faisaient la promotion de leur tout premier album Demiurgus. Malheureusement pour eux, leur chanteur live Michael Alvarez a été pris aux douanes et nous avons donc eu un spectacle complètement intrumental. Mais ce qui a vraiment miné leur prestation était que la qualité du son était loin d’être excellente. À certains moments, une des guitares devenait tout à coup presque inaudible comparée à l’autre et quand l’ensemble jouait dans le tapis, on perdait complètement la basse ou presque. Je suis peut-être un peu picky au niveau du son, mais je n’ai vraiment pas apprécié le son du snare qui claquait beaucoup trop pour la ligue. Les gars ont tout de même fait preuve d’une bonne énergie mais le son a quelque peu gâché leur prestation. J’espère revoir le groupe Equipoise dans de meilleures conditions sonores parce qu’un groupe de tech death avec un mauvais son, c’est jamais génial.

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Arkaik : Très solide!

J’avais souvent entendu parler du groupe Arkaik dans le passé mais je n’avais jamais encore eu l’occasion de les voir en live. Le groupe américain y va aussi avec un tech death très carré et ils le font très bien. Heureusement, la qualité du son a vraiment monté d’un cran et tout sonnait à la perfection. Le chanteur Jared Christianson a un growl vraiment gras et efficace et semblait très content des réactions de la foule qui a finalement commencé à s’activer sérieusement lors de leur set. Le jeu de lumière a aussi commencé à être plus intéressant et, sans être à tout casser, c’était assez efficace! Je ne connaissais pas vraiment les pièces qu’ils ont jouées sauf leur plus récent single Supernal Flame (avec lequel ils ont terminé leur set) mais on peut dire que c’était difficile de ne pas headbanger. Les gars d’Arkaik ont offert une solide prestation et je risque de me pencher sur leur discographie dans les prochains jours!

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Fallujah : En dents de scie

J’avais bien hâte de voir la performance de Fallujah même si pour certains le changement de chanteur a été une grosse déception. Leur plus récent album Undying Light a été un gros changement au niveau de leur son, passant d’un tech death bien exécuté à quelque chose de plus ambiant et moins punché. Et je crois que ce fut un des problèmes lors de leur prestation. Les nouvelles pièces et le reste de leur discographie ne se mélangeaient pas tellement bien et ça paraissait même au niveau des mouvements de la foule. Sur une note plus positive et au soulagement de plusieurs, le nouveau chanteur Antonio Palermo est bel et bien capable de growler comme sur les anciens albums contrairement à son scream assez monocorde que l’on peut entendre sur Undying Light. Mais je dois avouer qu’en live, je l’ai trouvé efficace…sans plus. Je n’ai pas vraiment aimé l’énergie qu’il dégageait et si les autres musiciens avaient l’air d’avoir une bonne chimie entre eux, il avait l’air quelque peu seul dans son coin. Il y a eu de bons moments lors de leur prestation et j’ai surtout aimé la toute dernière pièce jouée qui était vraiment excellente. Ce fut une performance en dents de scie que le groupe Fallujah nous a offert et même si plusieurs ont eu l’air d’y avoir trouvé leur compte, j’ai été quelque peu déçu.

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Beyond Creation : Phénoménal!

Depuis que j’ai assisté à leur lancement d’album au National l’an passé, Beyond Creation s’est définitivement frayé un chemin dans mon top des meilleurs groupes metal québécois. C’est donc avec des attentes assez hautes que j’appréhendais leur prestation qui, selon le groupe, allait être un peu spécial contrairement au reste de la tournée où l’intégralité de leur album Algorythm était jouée. Ils sont donc allés en ordre chronologique en commençant avec No Request For The Corrupted et Coexistence tirée de The Aura et ça sonnait comme une tonne de briques! Une chose que je remarque depuis que je connais le groupe c’est à quel point le vocal de Simon Girard ne cesse de s’améliorer. Je savais déjà que ses growls et screams étaient efficaces mais son inhale était tout simplement hallucinant. La foule était devenue assez compacte lors de leur spectacle et le moshpit était assez constant. Se sont enchaînées les pièces Earthborn Evolution et Fundamental Process qui furent très appréciées par leur public. Leur album Algorythm est probablement mon préféré du groupe par sa diversité de sonorités et d’ambiances et j’étais très content d’entendre des pièces comme Algorythm et The Inversion. C’est avec Omnipresent Perception que le groupe a terminé son set et malgré le fait que ce fut un très bon spectacle, j’en aurais pris plus! Beyond Creation a néanmoins offert une superbe prestation et c’est toujours un plaisir de les voir en spectacle et de voir un groupe de chez nous avoir autant de succès à l’international. Bravo!

Setlist : No Request For The Corrupted, Coexistence, Chromatic Horizon, Earthborn Evolution, Neurotical Transmission, Fundamental Process, Algorythm, À travers le temps et l’oubli, In Adversity, The Inversion, The Afterlife, The Aura, Omnipresent Perception

Auteur : Maxime Pagé

Reanimator @ Petit Campus (Montréal)

Un tango de death metal et de thrash metal a eu lieu samedi soir alors que le groupe Reanimator débarquait au Petit Campus pour nous donner une bonne leçon d’agressivité, de vitesse et de gasoline. Dans le cadre de ce spectacle, le groupe costaricain Chemicide et les groupes locaux Cruel Fate et Flesh Shrine assuraient la première partie.

Flesh Shrine : Un death metal très punché!

Ça faisait déjà un bon moment que j’entendais parler du groupe Flesh Shrine mais je n’avais pas encore eu la chance de les voir en spectacle. Ils oeuvrent dans un death metal très punché avec des riffs pesants et disons que c’était difficile de ne pas headbanger. Malheureusement pour eux, c’est devant une salle très peu remplie que le groupe s’est exécuté mais cela n’a pas eu l’air de les déranger. Ils ont enchaîné les pièces de façon très professionnelle avec une excellente énergie. J’aime le death metal avec de bons riffs et sans abus de blast beats et c’est exactement ce que j’ai eu avec Flesh Shrine! Ils ont aussi joué une toute nouvelle pièce, Process Of Dying, qui a été pratiquée pour la première fois que depuis peu. Le groupe n’a pas encore d’album mais je suis certain que ce sera très solide! Si vous cherchez un bon groupe de death local, Flesh Shrine ne vous décevera pas!

Setlist : Threnody, Spineless, Embrace The Rot, The Adversary, Process Of Dying, 13 Years

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Cruel Fate : Une solide performance

Le groupe de Gatineau est débarqué sur scène avec aplomb pour nous présenter son matériel très old-school death metal. Le chanteur Yolin Lafrenière y allait avec des mimiques assez drôles mais efficaces et ressemble quelque peu à Zakk Wylde s’il faisait du death metal. Leur musique est peut-être un peu moins rapide au niveau des riffs que celle de Flesh Shrine mais est toute aussi pesante! Les gens présents qui voulaient du old-school ont vraiment été gâtés avec Cruel Fate et le t-shirt de Bolt Thrower qu’arborait leur bassiste donnait une bonne idée d’où leurs influences provenaient. Justement, leur sonorité s’approchait beaucoup plus du death metal européen comme Grave ou encore Asphyx que du death américain. Somme toute, les gars de Cruel Fate ont donné une prestation assez énergique et je suis pas mal convaincu que les gens dans la salle ont bien apprécié leur matériel. Si vous êtes intéressés par le groupe, leur premier album A Quaternary Of Decrepit Nightmares sortira en décembre via PRC.

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Chemicide : La rage dans une cage

Le groupe costaricain Chemicide en était à leur deuxième spectacle à Montréal et disons que je ne m’attendais pas à voir un groupe provenant de ce pays d’Amérique Centrale un jour! Comme pour beaucoup de pays où les inégalités sociales sont un véritable fléau, les groupes de thrash metal contestataires sont souvent très solides et très hargneux et c’est exactement ce qu’on a eu avec Chemicide. Si le groupe était un peu timide au début de leur set, le tout s’est grandement amélioré plus le temps avançait. Malheureusement, le guitariste Sebastian Quiros a eu quelques pépins techniques qui ont privé deux chansons complètes de leur lead guitar. J’ai aussi eu l’impression par moment que le son de la basse était beaucoup trop fort et dans le mix ça sonnait un peu bizarre. Qu’à cela ne tienne, le chanteur/guitariste Fernando Camacho communiquait avec la foule le plus possible et les gars avaient visiblement l’air contents de jouer au Québec. Ils ont joué plusieurs pièces de leur plus récent album Inequality sorti en septembre et même si leur musique ne réinvente pas nécessairement la roue, ils l’ont très bien exécuté. Dans l’ensemble, j’ai apprécié la performance de Chemicide et il est plaisant de voir un groupe venant de cette partie du monde faire ce long voyage pour présenter son matériel.

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Reanimator : Du gros fun noir!

Cela fait plus de dix ans que je connais le groupe Reanimator et, si tu viens du coin de l’Assomption mais que tu ne connais pas le groupe, t’es peut-être dû pour sortir de chez vous plus souvent! Pour moi, Reanimator c’est du thrash de party et je n’ai jamais été déçu par une de leurs prestations. C’est donc avec la confiance du vainqueur que le groupe est monté sur la scène du Petit Campus devant une foule qui avait visiblement envie de thrasher. C’est avec la pièce Electric Circle Pit que tout a commencé et ça punchait en s’il-vous-plaît! Je vais être honnête, Patrick Martin est un de mes frontmen québécois préférés tant au niveau de son aise sur scène que pour ses commentaires complètement débiles. C’est pas mêlant, après seulement quelques mots, il avait le public sans sa poche (mais pas celle que vous pensez). Ce que j’aime avec Reanimator c’est à quel point le groupe dégage une énergie ultra contagieuse et même si t’aimes pas thrasher, t’as le goût de le faire pareil!

On a eu donc droit à une setlist passant par toute leur discographie et même une pièce provenant de leur EP Great Balls, Peaceful Eradication. On s’est aussi fait teasé avec l’annonce d’un nouvel album qui devrait paraître bientôt et ça ne leur fera pas de tort compte tenu du fait que leur dernier album Horns Up date de 2015. C’est avec deux chansons à tout casser, The Abominotaur et The Mosh Master que le groupe a terminé son set et pendant la dernière pièce, les chanteurs de Chemicide et Cruel Fate sont venus rejoindre le groupe sur scène. Reanimator en spectacle, c’est de la bombe et ça expliquerait le fait qu’ils boivent leur bière à même une canisse d’essence! Un gros merci à DMBH Prod pour ce magnifique spectacle!

Setlist : Electric Circle Pit, Rush For The Mosh, Peaceful Eradication, Maximum Overdrive, Tempted By Deviance, Thieves Of Society, Still Sick, When The World Burns Down, The Desolator, The Abominotaur, The Mosh Master

Auteur : Maxime Pagé

Eluveitie / Korpiklaani @ Théâtre Corona (Montréal)

Les fans de folk metal ont été gâtés mercredi soir alors que les groupes Eluveitie Et Korpiklaani s’arrêtaient au Théâtre Corona et ça promettait d’être festif! Dans le cadre de cette tournée, un groupe bien de chez nous, Gone In April, faisait office de première partie.

Gone In April : Une solide prestation!

J’avais souvent entendu parler de Gone In April mais je n’avais jamais eu la chance de les voir en spectacle. C’est donc devant une salle très bien remplie que le groupe est monté sur scène pour nous présenter son tout nouvel album Shards Of Light. Tous les musiciens avaient l’air en forme et, dans l’ensemble, ça sonnait assez bien mais le son aurait pu être un peu plus fort, surtout celui du violon. Leur chanteuse/violoniste Julie Bélanger Roy était en voix bien que j’apprécie beaucoup plus sa voix opéra plutôt que celle qu’on pourrait décrire comme étant plus “pop”. Sébastien Croteau y allait avec son growl puissant et efficace et, de toute façon, le contraire m’aurait beaucoup étonné! Beaucoup de musiciens étaient des tour members comme le guitariste Vincent Bruneau qui joue habituellement dans Fractal Cypher et, malgré tout, la chimie semblait bien opérer comme s’ils avaient toujours joué ensemble. Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié la performance de Gone In April qui ont offert une musique de qualité et une bonne énergie.

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Korpiklaani : Enfin!

Je dois l’avouer, la dernière fois que j’ai vu Korpiklaani c’était au Club Soda l’an passé et j’avais trouvé leur prestation horriblement ennuyante et tous les musiciens avaient l’air sur le pilote automatique. C’est donc avec des attentes assez basses que j’anticipais leur spectacle et j’ai été vraiment surpris. Je dirais même que c’est la meilleure performance du groupe que j’ai pu voir depuis au moins dix ans! Premièrement, les gars de Korpiklaani étaient vraiment énergiques et avaient visiblement envie d’être là contrairement à l’an passé. Deuxièmement, le choix de chansons était vraiment excellent, pigeant beaucoup dans de vieux classiques comme Hunting Song, Wooden Pints et Fields In Flames et des chansons plus récentes qui swingent beaucoup plus. Il y a peut-être eu certaines longueurs au milieu de leur set avec des chansons du dernier album qui sont plus lentes et un peu moins mémorables. Ma grosse surprise a été l’interprétation de la pièce Old Tale de l’album Voice Of Wilderness que je n’avais jamais entendu live avant. Mais il reste que le meilleur moment de leur set a été sans contredit la finale avec Beer Beer et Vodka qui ont fait explosé le parterre. J’ai vraiment eu l’impression de retrouver le Korpiklaani que j’aimais il y a des années et j’en suis ravi! Enfin!

Setlist : Hunting Song, Sahti, Lands Of A Thousand Drinks, A Man With A Plan, Let’s Drink, Happy Little Boozer, Kallon Malja, Pellervoinen, Harmaja, Old Tale, Fields In Flames, Aallon Alla, Kotikonnut, Henkselipoika, Lempo, Pilli On Pajusta Tehty, You Looked Into My Eyes, Wooden Pints, Beer Beer, Vodka

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Eluveitie : Tout simplement hallucinant!

Comme plusieurs, j’ai eu l’impression que le groupe Eluveitie s’était un peu perdu au cours des dernières années avec des changements de line-up fréquents et leur albums Origins m’avait déçu par son manque d’originalité. Mais avec Ategnatos qui est tout simplement excellent et un personnel qui semble beaucoup plus stable, j’avais vraiment hâte de voir comment le tout allait sonner en live. Dès les premières notes de la pièce Ategnatos, on savait déjà que ça allait être une soirée hors du commun. Tous les instruments étaient audibles, ce qui est difficile avec autant de musiciens sur une même scène et l’énergie que le groupe dégageait était phénoménale. Ce que je vais dire va peut-être déplaire à plusieurs, mais après avoir entendu chanter Fabienne Erni en spectacle, je ne m’ennuie plus du tout du chant d’Anna Murphy. Elle est nettement supérieure en technique et l’émotion qu’elle dégage quand elle chante m’a carrément donné le frisson, surtout pendant Artio!

On a eu droit à des pièces provenant de presque tous leurs albums et j’étais bien content d’entendre des chansons comme Quoth The Raven, Havoc et King. C’était aussi intéressant d’entendre The Call Of The Mountains en français et on a pu constater que Fabienne Erni maîtrise mieux le français que son ancienne interprète. On a aussi eu droit à un petit featuring pendant la pièce EponaJulie Bélanger Roy de Gone In April est venu remplacer Nicole Ansperger au violon le temps d’une chanson. Les solos de drums ne sont plus tellement populaires ces temps-ci mais on pu voir le savoir-faire d’Alain Ackermann et des deux guitaristes Jonas Wolf et Rafael Salzmann, ce qui fut très agréable. C’est avec une finale à tout casser composée des chansons Helvetios, Rebirth et Inis Mona que le groupe a mis fin à ce spectacle. Ce concert s’est clairement taillé une place parmi mon top des meilleurs spectacles de 2019 et je plains ceux qui n’ont pas pu y assister! C’était tout simplement hallucinant!

Setlist : Ategnatos, King, The Call Of The Mountains (version française), Deathwalker, Quoth The Raven, The Slumber, Worship, Artio, Epona, A Rose For Epona, Thousandfold, Ambiramus, Havoc, Breathe, Helvetios, Rebirth, Inis Mona

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Jinjer @ Théâtre Corona (Montréal)

Le groupe ukrainien Jinjer était de passage au Théâtre Corona dimanche soir et ça promettait d’être tout un succès! Après être passé de l’Astral au Corona à cause de la demande trop élevée, il était clair qu’on allait avoir une soirée du tonnerre! Dans le cadre de ce spectacle, les groupes The Browning, Sumo Cyco et Burning The Oppressor assuraient la première partie.

Burning The Oppressor : Une bonne prestation

J’avais déjà vu le groupe Burning The Oppressor au Heavy Montreal l’an passé et j’avais vraiment été déçu de la qualité de son dont ils avaient bénéficiée. J’espèrais alors que cette fois-ci allait être la bonne car en album, le groupe sonne vraiment comme un dix-roues qui vous frappe de plein fouet. Est-ce que mes attentes allaient être enfin rencontrées? Oui et non en fait. Si ça sonnait mieux que l’an dernier, la qualité de son demeurait très ordinaire. Le son de la guitare lead était nettement plus fort que l’autre, le drum ne punchait pas autant que j’aurais voulu et j’ai vraiment eu l’impression que le micro du chanteur saturait la plupart du temps. J’ai aussi remarqué que leur guitariste David Bérard n’était pas présent sur scène mais je su par la suite qu’une blessure à la main en était la cause. Malgré tout, les gars ont tout de même démontré une énergie débordante et nous avons même eu droit à deux nouvelles pièces qui paraîtront sur le prochain album intitulé Damnation. J’espère sérieusement voir le groupe dans de meilleures conditions sonores car Burning The Oppressor est un groupe qui vaut le détour!

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Sumo Cyco : Pas tellement impressionné

Sumo Cyco était le prochain groupe à se présenter sur scène et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ne passerai pas par quatre chemin : je n’ai vraiment pas été impressionné par ce groupe que j’ai vraiment trouvé trop pop bonbon. Musicalement, mon opinion est partagé quant à comment je pourrais décrire le groupe. C’est comme si No Doubt faisait du metal ou encore une version PG-13 de Butcher Babies. Dans les deux cas, je n’ai pas vraiment aimé leur musique. La chanteuse Skye Sweetnam a un range vocal respectacle mais son attitude et son look faisaient un peu trop cirque/Harley Quinn à mon goût. La foule a été assez timide au début de leur set et c’est seulement lors de leur interprétation du classique de System Of A Down B.Y.O.B. qu’on a pu constater du mouvement au parterre. Ce que je ne peux pas nier, c’est que les musiciens avaient une très bonne énergie et les bains de foule ont été assez fréquents, même si le groupe ne disposait que de trente minutes. On ne peut pas dire que je sois devenu le plus grand fan de Sumo Cyco, mais j’admire tout de même leur dévotion et leur énergie qui a été en soi assez contagieuse.

Setlist : The Ugly, Undefeated, Free Yourself, Sleep Tight, B.Y.O.B. (System Of A Down Cover), Run With The Giants, Love You Wrong, Fuel My Fire, Move Moutains

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The Browning : Par où commencer…

J’avais souvent entendu parler du groupe The Browning par des amis qui aiment beaucoup le metalcore et les breakdowns et je n’étais pas vraiment convaincu que j’allais apprécier leur prestation. Mais je n’étais clairement pas prêt à ce que j’allais voir et entendre en ce lundi soir. Le groupe n’est pas seulement un groupe de metalcore conventionnel, c’est du electronicore. Toutes les intros sonnaient comme si on allait passer une fin de semaine à IleSoniq et finissait par devenir une grosse succession de breakdowns. Vous vous dites sûrement : “Ouais mais en bout de ligne, ça ne doit pas être si pire que ça non?” Eh bien…oui. Toutes les chansons se ressemblaient et avaient la même structure. Je ne crois pas avoir même entendu un seul riff au cours de leur prestation, que des breakdowns! Que. Des. Breakdowns. Quand tu ne connais pas le groupe et que tu peux déjà prévoir comment la chanson va sonner, il y a un problème. Quelqu’un m’a dit qu’il admirait le fait qu’ils se donnent comme des malades sur scène, mais c’est vraiment facile de se donner à ce point quand tu ne joues pratiquement pas de ton instrument! Le groupe aurait eu plus de mérite s’il avait eu un DJ/keyboard player pour rendre le tout plus live et surtout plus organique. Le seul point positif que j’ai trouvé de leur prestation est que l’éclairage était vraiment bien et fittait avec leur musique. Ce fut pour moi un 45 minutes assez pénible et je ne comprends toujours pas comment des groupes comme ça peuvent avoir autant de succès. Désolé pour les fans, mais ce n’est clairement pas pour moi.

Setlist : Beyond Stone, Final Breath, Carnage, Pure Evil, Disconnect, Awaken The Omega, Optophobia, Dragon, Skybreaker, Geist

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Jinjer : Quelque peu décevant

La dernière fois que j’ai vu Jinjer en spectacle, c’était en avril 2018 en première partie de Cradle Of Filth et j’avais vraiment été impressionné par leur performance brutale et ultra énergique. À mon avis, ce n’est pas pour rien que le groupe s’est developpé une renommée béton en si peu de temps et ils le méritent amplement. C’est donc en tant que tête d’affiche que je les ai retrouvés lundi soir et, malheureusement, j’ai été quelque peu déçu. L’énergie que j’avais vu l’an passé n’était pas tellement au rendez-vous alors que je voyais un groupe qui semblait visiblement fatigué par la tournée intensive dans laquelle il se trouve pour encore un bon moment. Tatiana Shmailyuk se donnait comme elle pouvait mais j’ai même trouvé qu’au niveau vocal, elle semblait avoir quelques difficultés avec les notes plus hautes. J’ai été aussi un peu dérangé par l’abus de stroboscopes pendant les chansons et c’était dommage car le reste du jeu de lumières était très bien exécuté. Les autres musiciens ont donné une performance quasi impeccable mais j’ai aussi trouvé que la qualité du son n’était pas optimale alors que j’avais un peu de difficulté à distinguer les différents riffs au profit d’une batterie dont le volume était peut-être un peu trop fort. On a quand même été gâtés avec une setlist bien balancée avec des classiques comme Who’s Gonna Be The One, Captain Clock et Pisces ainsi que deux chansons qui paraîtront sur leur prochain album Macro dont Judgement (& Punishment) et Retrospection. Jinjer a offert une prestation correcte mais le groupe semblait un peu au bout du rouleau et mériterait peut-être une journée de congé sur cette tournée.

Setlist : Teacher, Teacher, Sit Stay Roll Over, Ape, Judgment (& Punishment), I Speak Astronomy, Dreadful Moments, Who’s Gonna Be The One, Retrospection, Perennial, Captain Clock, Bad Water, Outlander, No Hoard Of Value, Cloud Factory, Pisces

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Warbringer / Enforcer @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Le metal old school était à l’honneur lundi soir alors que les groupes Warbringer et Enforcer s’arrêtaient aux Foufounes Électriques dans le cadre de leur tournée nord-américaine. C’est la deuxième fois que ces groupes joignent leurs forces le temps d’une tournée et, pour avoir été là la première fois, c’était un fit parfait! Pour ce spectacle, les groupes locaux Sans Amertume et Chemical Way assuraient la première partie.

Sans Amertume : Un manque de finition

Sans Amertume était le premier groupe à monter sur scène devant une foule très clairsemée. Ils oeuvrent dans un thrash teinté de death metal et à voir le drapeau des Patriotes sur scène et la ceinture flèchée du guitariste, il est clair que les textes allaient être en français (le contraire aurait été vraiment bizarre). Malheureusement pour eux, plusieurs choses faisaient défaut lors de leur prestation. Premièrement, le son n’était vraiment pas génial et le résultat était un mur de son un peu cacophonique. Le deuxième détail et probablement le plus problématique est tout simplement que les musiciens n’étaient pas tight ou presque (à l’exception du bassiste qui a fait un très bon travail). Le chanteur avait beaucoup d’énergie mais j’ai eu l’impression que c’était un peu mal canalisé. Quand t’es dedans et que tu veux frapper le stage de toute tes forces avec ton pied, t’as le droit de le faire mais pas au point où le bruit que tu fais enterre presque le reste de ton band. Les solos ont presque tous été manqués au point où les gens dans la foule se regardaient avec un air assez perplexe. En résumé, on aurait dit que le groupe n’avait pas assez pratiqué avant le spectacle et ça a paru un peu trop. Dommage!

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Chemical Way : Un thrash/crossover vraiment solide!

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parlé de Chemical Way ni entendu leur musique mais dès les premières notes, je savais déjà à quoi m’attendre. Le groupe y va dans un style qui m’a beaucoup fait pensé à Municipal Waste et ils le font très bien d’ailleurs! La qualité du son avait monté d’un cran et on peut dire que leur musique punchait en s’il-vous-plaît! Ce n’est pas mêlant, leur prestation c’était carrément du gros fun noir! On a eu droit à des riffs très thrashy et groovy et le drummer, qui avait la voix la plus hardcore dans le groupe, se démenait derrière son kit. Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu un groupe de thrash/crossover aussi efficace et, à mon avis, ils n’ont rien à envier à leur confrères américains au niveau de l’intensité et de la qualité. J’ai vraiment aimé la prestation de Chemical Way et, sans réinventer le genre, ils ont offert une excellente prestation!

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Enforcer : Tout pour le old school!

Avec leur son old-school mais très solide, le groupe suédois Enforcer a su se tailler une place de choix parmi cette scène et leurs passages de plus en plus fréquents dans la métropole en disent beaucoup. C’était aussi leur premier passage en ville depuis la sortie de leur plus récent album Zenith qui a reçu un accueil assez mitigé autant de la part de certains critiques que de certains fans qui le trouvent un peu mou comparé aux albums précédents. Mais, fort heureusement, ces nouvelles chansons se mariaient bien avec les vieilles pièces et, dans l’ensemble, tout était excellent! On a eu droit à des pièces provenant de tous leurs albums, passant de Scream Of The Savage jusqu’à Die For The Devil sans oublier les chansons de l’excellent album From Beyond avec Undying Evil et Destroyer. Le chanteur/guitariste Olof Wikstrand était en voix et interagissait le plus possible avec la foule. Par contre, une chose m’a quelque peu laissé perplexe. Olof Wikstrand était le seul membre du groupe présent sur scène, les autres étant des live members engagés pour la tournée. Qu’on prenne un guitariste live pour une tournée, c’est assez commun, mais quand c’est presque tout le groupe, c’est vraiment bizarre. Malgré tout, la chimie avait l’air de bien opérer au sein de la formation et le tout sonnait à merveille. C’est finalement avec la très groovy Midnight Vice que le groupe nous a laissé et la foule en aurait pris encore! Comme à leur habitude, Enforcer ont offert un excellent spectacle et c’est toujours un plaisir de les voir en live!

Setlist : Destroyer, Die For The Devil, Searching For You, Undying Evil, From Beyond, Bells Of Hades, Death Rides This Night, Zenith Of The Black Sun, Live For The Night, Mesmerized By Fire, Scream Of The Savage, Take Me Out Of This Nightmare, Katana, Midnight Vice

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Warbringer : La machine de guerre!

C’est devant une foule un peu plus petite que pour le groupe précédent que les gars de Warbringer sont montés sur scène pour nous offrir leur thrash militaire destructeur. C’est avec Remain Violent que tout a commencé et le parterre a tout simplement explosé dans un moshpit incessant. Et quoi de mieux qu’une bombe en guise de première chanson? Une plus grosse bombe en guise de deuxième! On s’est donc fait envoyé Shellfire en pleine gueule, qui est probablement la chanson la plus violente et pesante de leur plus récent album Woe To The Vanquished. Les fans présents ont aussi eu droit à une toute nouvelle chanson, Firepower Kills, qui paraîtra sur leur nouvel album qui est prévu pour début 2020. Leur chanteur John Kevill et sa bande avaient visiblement l’air en forme et tout rentrait solidement au poste. Ils ont pigé parmi toute leur discographie pour cette setlist n’oubliant pas les vieux fans avec des classiques comme Combat Shock et Living In a Whirlwind. Cette dernière a d’ailleurs été un des meilleurs moments de la soirée avec son intensité et la foule qui s’est perdue dans un gigantesque circle pit. Après un court moment, le groupe est revenu pour un rappel constitué des pièces Silhouettes, Woe To The Vanquished et, probablement ma pièce préférée du groupe, Living Weapon. Avec les années, les musiciens de Warbringer sont devenus des habitués des salles montréalaises et, à chaque spectacle, c’est un véritable carnage! Je quitte les Foufounes Électriques amplement satisfait et, quand tu as encore des chansons en tête le lendemain matin, tu sais que tu as assisté à un bon spectacle!

Setlist : Remain Violent, Shellfire, Descending Blade, Demonic Ecstasy, Firepower Kills, Hunter-Seeker, Prey For Death, Living In A Whirlwind, Combat Shock, Silhouettes, Woe To The Vanquished, Living Weapon

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Pedro Riot

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