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Les meilleurs albums métal de 2019 Selon notre chroniqueur Maxime Pagé

La cuvée d’albums métal 2019 a été tout simplement phénoménale et je n’avais pas vu ça depuis de nombreuses années! Il a été très difficile pour moi de faire un choix et, exceptionnellement, cette liste va être plus longue cette année qu’à l’habitude. Voici donc ma sélection des meilleurs albums métal de 2019!

#1 InsomniumHeart Like A Grave

Une des sorties que j’attendais le plus en 2019 et on peut dire que ça a dépassé mes attentes! J’avais été un peu déçu par Winter’s Gate en 2016 mais ça c’est vraiment à un autre niveau! Le feeling, les mélodies, tout y est! Ce n’est pas pour rien que Heart Like A Grave d’Insomnium est en première position!

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#2 GloryhammerLegends From Beyond The Galactic Terrorvortex

Ça faisait longtemps que je n’avais entendu un album de power metal de cette qualité-là! Longtemps comment? Au moins un bon dix ans! C’est tellement bien ficelé et à la fois tellement cheesy que tu ne peux pas ne pas aimer cet album-là! Pour moi, avec cet album, Gloryhammer se sont hissés dans la liste des grands noms du power metal!

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#3 Shadow Of IntentMelancholy

Shadow Of Intent a été sans aucun doute ma plus belle découverte cette année. Quand j’ai vu la description de “symphonic deathcore” , j’ai vraiment été réticent à écouter. Mais Melancholy c’est définitivement plus que ça! J’apparente plus leur genre à du tech death symphonique avec une petite touche de deathcore et le chanteur Ben Duerr est rendu dans mon top 5 des meilleurs chanteurs de death metal, se disputant la première position avec Travis Ryan de Cattle Decapitation.

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#4 WilderunVeil Of Imagination

Oh. Wow! J’ai été vraiment surpris par le petit dernier de Wilderun. Je ne suis même pas sûr de pouvoir appeler ça “petit” dernier tellement le son est grandiose là-dessus! Je ne suis pas le plus grand amateur de prog en général mais ça c’est carrément de la bombe! Si vous avez été déçu du dernier d’Opeth, ceci va amplement compenser!

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#5 EluveitieAtegnatos

Avec tous les changements au sein du line-up et le fait que j’ai trouvé que les derniers albums tournaient en rond, je n’avais pas beaucoup d’attentes pour le dernier d’Eluveitie. Je me suis vraiment trompé! Ategnatos est un vent de fraîcheur pour le groupe et les compos sont beaucoup mieux ficelées. Et après avoir entendu le vocal de Fabienne Erni en spectacle, je m’ennuie beaucoup moins d’Anna Murphy!

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#6 SaorForgotten Paths

À mon avis, Forgotten Paths est le meilleur album que Saor n’a jamais composé, je n’ai même aucun doute là-dessus! C’est un peu plus catchy que les précédents mais je trouve que l’émotion qui s’en dégage est brute et magnifique à la fois, surtout pour la chanson titre!

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#7 BorknagarTrue North

J’ai vu True North de Borknagar dans beaucoup de top annuels et ce n’est pas pour rien! L’album est tellement bien travaillé et nous fait passer par toutes les gammes d’émotions et, même si certains sont tristes du départ de Vintersorg, ICS Vortex fait un travail phénoménale! Ne les manquez pas avec Rotting Christ le 1er avril 2020 aux Foufounes Électriques!

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#8 BrymirWings Of Fire

Wings Of Fire de Brymir a aussi été une grande surprise pour moi. Contrairement à Insomnium qui y vont avec un melodeath plus mélancolique et sombre, Brymir s’approche plus du mélange melodeath/power metal épique. C’est rapide, mélodique, prenant et il était clair que cet album allait finir dans mon top cette année.

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#9 AllegaeonApoptosis

Si j’avais été un peu indifférent aux autres albums du groupe, Apoptosis est vraiment venu me chercher avec sa sonorité plus mélodique et même parfois symphonique. Mais tout ça ne les empêche pas d’être toujours ultra technique et le côté sci-fi m’a vraiment plu.

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#10 FinsterforstZerfall

La première chose qui m’est venue en tête lors de l’écoute de cet album a été : “on dirait du très bon Moonsorrow mais plus riff oriented”. Si cette description-là vous met déjà en appétit vous allez tripper sur Zerfall comme moi j’ai trippé. C’est probablement l’album le plus abouti du groupe autant au niveau des compositions que du son. Mais je vous averti, il faut être un vrai warrior pour passer au travers de la dernière chanson de l’album d’un seul coup.

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#11 Beast In BlackFrom Hell With Love

Bon d’accord, je dois avouer que From Hell With Love de Beast In Black est mon plaisir coupable de 2019. Est-ce que c’est cheesy? Excessivement! Et le côté un peu synthwave est venu me chercher plus que ce que j’avais escompté…mais on peut pas empêcher un coeur d’aimer!

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#12 Cattle DecapitationDeath Atlas

Il y a eu beaucoup de sorties d’albums de brutal death cette année mais celle-là est bien au dessus des autres. Ce que j’aime avec Cattle Decapitation est que, malgré le cadre parfois rigide du genre, ils n’ont pas peur d’expérimenter avec leur son. Avec Death Atlas, on a un album ultra agressif qui rentre comme un poing en pleine face sans pour autant être dénué de tout feeling.

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#13 Fleshgod ApocalypseVeleno

Si j’avais perdu un peu d’intérêt pour Fleshgod Apocalypse à cause des derniers albums, Veleno est vraiment venu raviver la flamme. Le retour de Francesco Paoli au chant m’a vraiment fait réaliser à quel point ce gars-là est une brute comme frontman et je crois fermement que le line-up qu’ils ont présentement est le meilleur qu’ils ont jamais eu.

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#14 StormlordFar

Les gars de Stormlord ne m’ont jamais déçu mais leur album Far est sûrement le meilleur depuis des années. C’est un habile mélange de black metal symphonique et de power metal (oui ce mélange existe) et on peut dire que l’epicness est palpable! Si vous ne connaissez pas le groupe, ça risque d’être une belle découverte.

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#15 Swallow The SunWhen A Shadow Is Forced Into The Light

J’avais vraiment été déçu par leur album triple Songs From The North que j’ai trouvé dilué et rempli de fillers et je suis vraiment content de renouer avec Swallow The Sun avec leur album When A Shadow Is Forced Into The Light. J’y retrouve le melodic doom/death que j’aime et c’est probablement un des albums les plus solides qu’ils ont fait jusqu’à maintenant.

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#16 HelevornAamamata

Une autre belle découverte cette année a été l’album Aamamata du groupe espagnol Helevorn dont j’ai eu la chance de voir en live cet été. Comme Swallow The Sun, ils oeuvrent dans le  melodic doom/death mais avec un son moins pesant mais tout aussi mélancolique! L’Espagne n’est pas réputée pour son metal mais je crois que Helevorn devrait être nettement plus populaire.

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#17 WormwoodNattarvet

Dès que j’ai entendu le premier extrait de l’album, The Isolationist, je savais que j’avais affaire à un album spécial! Wormwood, c’est du black metal mélodique mais avec une petite douche de doom qui fait tout la différence. Si ça vous intrigue, allez écouter l’extrait ci-dessous, c’est excellent!

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#18 MyrathShehili

Le power et le prog sont des genres qui ne m’interpellent plus autant qu’avant mais avec Myrath c’est une autre histoire! Leur réputation est déjà fait comme étant les maîtres du metal à saveur moyen-orientale avec Orphaned Land mais l’album Shehili est encore plus abouti que leur album précédent qui était déjà très bon. Préparez-vous à être envoûtés!

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#19 Children Of BodomHexed

Comme plusieurs, je suis un grand fan des quatre premiers albums de Children Of Bodom et beaucoup moins de ce qui a suivi. Pour moi, Hexed est carrément un retour aux sources pour le groupe qui a malheureusement implosé au cours du dernier mois. Est-ce que ça va être le dernier album du groupe? Si c’est le cas, c’est une finale très respectable!

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#20 BelzebubsPantheon Of The Nightside Gods

Je pensais que Dethklok était dur à battre comme groupe metal fictif mais Belzebubs a clairement gagné la palme cette année avec un album à tout casser! Pantheon Of The Nightside Gods, c’est un mélange de melodic black metal et de melodeath avec une prod tout simplement débile! Et, on va se le dire, le côté comique des clips joue pour beaucoup dans mon appréciation!

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MENTIONS HONORABLES

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Cloak The Burning Dawn

Je n’ai vraiment pas aimé le dernier de Watain et je n’ai pas de nouvel album de Tribulation à me mettre sous la dent. Mais j’ai trouvé le meilleur des deux mondes avec le dernier opus de Cloak qui est vraiment solide. Si comme moi t’aimes le black metal plus rock ‘n roll, écoute ça, ça presse!

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Creeping DeathWretched Illusions

La popularité de Creeping Death a explosé au cours de l’année et ce n’est pas pour rien! Leur mélange de death metal old-school et de hardcore m’a fait headbanger longtemps et leur album Wretched Illusions a de quoi te sacrer une volée dont tu vas avoir de la misère à te remettre!

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Vorna Sateet Palata Saavat

Comme leurs compatriotes finlandais Insomnium, les gars de Vorna mettent beaucoup de feeling dans leur musique et on peut dire que c’est très prenant! J’ai adoré leur album Sateet Palata Saavat par son côté agressif mais dépressif à la fois. La chanson Sateet est vraiment un bon exemple de ce qui t’attend avec cet album!

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Månegarm Fornaldarsagor

Si vous trouviez que ça manquait de folk metal à thématique viking dans cette liste, en voilà! Fornaldarsagor de Månegarm est nettement supérieur en tout point contrairement à leur album précédent sorti en 2015. Le côté black metal est enfin de retour et avec le côté folk du violon, le mix est parfait!

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Aephanemer Prokopton

Si vous vous ennuyez des sonorités du vieux Children Of Bodom ou de Wintersun, vous allez retrouvez la même drive avec l’album Prokopton d’Aephanemer. En tout cas, c’est le feeling que moi j’ai eu en l’écoutant! Mais ce n’est pas qu’une vulgaire copie, au contraire! C’est tout simplement un rassemblement des meilleurs éléments avec un son unique et une frontwoman très badass!

Auteur : Maxime Pagé

 

In Flames @ Théâtre Corona (Montréal)

On a eu droit à une grosse pointure du metal suédois mercredi soir alors qu’In Flames s’arrêtait au Théâtre Corona dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Les groupes Arrival Of Autumn et RED faisaient office de première partie.

Arrival Of Autumn : Une belle énergie

Le groupe canadien Arrival Of Autumn avait la lourde tâche de réchauffer la foule déjà assez dense avec leur musique tirant beaucoup sur le metalcore. Côté qualité de son, c’était acceptable mais quand le drum roulait trop dans le tapis, on perdait pas mal tout le reste. Au niveau des compos, on aurait dit un mélange de Killswitch Engage et d’As I Lay Dying sans pour autant trop abuser sur les breakdowns. Le groupe avait une belle énergie et le chanteur, Jamison Friesen, avait une bonne voix même si ses clean vocals étaient un peu chambranlants par moments. Les gens présents semblaient apprécier leur matériel et, si la plupart était un peu statique, un groupe d’irréductible ont formé un petit moshpit. Le groupe faisait aussi la promotion de son plus récent album Harbinger et les gars ont joué plusieurs pièces tirées de celui-ci dont The Endless, The Horror et Apocalyptic. Est-ce que leur musique réinvente la roue? Pas vraiment! Mais ils ont tout de même offert une prestation efficace! Petite mention pour leur symbole qui mélange feuille d’érable et pentacle satanique!

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RED : Générique à l’os

Avant ce spectacle, je n’avais jamais entendu parler du groupe RED mais j’ai surtout été surpris par la quantité de followers qu’ils ont sur Facebook (qui frôle le million). Je ne passerai pas par quatre chemins, j’ai trouvé leur musique totalement sans intérêt. On a eu droit à du metal radiophonique sans saveur dont chaque chanson était une pâle copie de la précédente. La meilleure façon que je pourrais vour décrire le groupe…c’est comme du Three Days Grace plus agressif mais sans aucun charisme. Je n’ai clairement pas été le seul à ne pas apprécier leurs compositions car une grosse portion du public était complètement immobile, les bras croisés et seulement quelques-uns headbangaient. Par contre, je ne peux enlever aux musiciens qu’ils ont une excellente chimie entre eux et leur intensité était palpable. Le chanteur Michael Barnes communiquait très souvent avec la foule et son vocal n’était pas mauvais du tout. C’est pas mal tout ce que je pourrais dire de positif concernant RED. Dès la première chanson, j’avais déjà hâte que ça finisse.

Setlist : Fight Inside, Death On Me, Confession (What’s Inside My Head), Let Go, From The Ashes, Already Over, Feed The Machine, The Evening Hate, Breathe Into Me

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In Flames : Wow!

Je ne le cacherai pas, je fais partie de ceux qui croient que le peak artistique d’In Flames n’a jamais dépassé les années 90 et le reste n’est qu’une pente descendante sauf pour quelques chansons. Le fait aussi que plus aucun membre original ne soit présent dans le groupe me dérange quelque peu. C’est donc avec ce mindset que j’appréhendais leur prestation et je dois dire que j’ai été agréablement surpris! Dès le début de leur set, on pouvait constater que le son était excellent et le jeu de lumières était vraiment une coche au dessus de celui des groupes précédents. Tout a commencé avec un beau trio composé des pièces Cloud Connected, Only For The Weak et Take This Life. Si j’avais trouvé la foule un peu molle depuis le début de la soirée, ça a été une toute autre histoire avec In Flames où le parterre a été en mouvement du début à la fin.

Mais ce qui m’a vraiment surpris et surtout plu c’est l’ajout de vieilles chansons comme Behind Space, Graveland, The Hive et Colony qui m’ont rendu assez nostalgique et qui étaient incroyables en live! Même si je ne suis pas le plus grand fan des pièces plus récentes, leur album I, The Mask est nettement meilleur que les deux albums précédents et les chansons Voices, Burn et I Am Above se sont avérées très efficaces en spectacle. Ce n’était pas la première fois que je voyais In Flames, mais je crois que c’est la première fois que je les vois avoir autant de plaisir en spectacle. Anders Fridén avait l’air ému des réactions de la foule et c’était beau à voir. C’est avec la pièce The End que le groupe a terminé son set et je suis sorti de la salle avec un bon sentiment de satisfaction. Les gars d’In Flames ont offert un excellent spectacle et je crois que les fans en ont eu pour leur argent.

Setlist : Setlist : Cloud Connected, Only For The Weak, Take This Life, Where The Dead Ships Dwell, Call My Name, Behind Space, Graveland, Monsters In The Ballroom, All For Me, (This Is Our) House, The Hive, Wallflower, Burn, Voices, Colony, The Truth, I Am Above, The End

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Chon / Between The Buried And Me @ Théâtre Corona (Montréal)

Une grosse soirée riche en musique technique attendait les gens présents au Théâtre Corona mardi soir alors que les groupes Chon et Between The Buried And Me s’arrêtaient en ville dans le cadre de leur tournée nord-américaine. En guise d’entrée en matière, le groupe canadien Intervals assurait la première partie.

Intervals : Impressionnant!

J’avais déjà eu la chance de voir Intervals live au Heavy Montreal 2018 et j’avais vraiment apprécié leur musique instrumentale, technique mais aussi très catchy. C’est devant une salle assez bien remplie que le groupe s’est exécuté et le son était vraiment excellent. C’est avec leur pièce Touch And Go que tout a commencé et on pouvait déjà voir qu’une partie de la foule s’était déplacée pour eux. Toutes les pièces ont été jouées au quart de tour, l’énergie que le groupe dégageait était contagieuse et la justesse d’exécution était tout simplement impressionnante. Ce qui a également attiré mon attention était la qualité du jeu de lumières qui fittait parfaitement avec leur musique et c’est assez rare de voir un éclairage de cette qualité pour un groupe de première partie. Je dirais que la chanson qui m’a carrément subjugué a été sans aucun doute By Far And Away, beaucoup plus prog que les autres avec une légère ambiance jazz fusion aux changements de rythmiques incessantes. C’est rare que cela arrive pour une première partie, mais Intervals ont vraiment mis la barre haute dès le début de la soirée avec une excellente prestation!

Setlist : Touch And Go, Impulsively Responsible, Sure Shot, By Far And Away, Leave No Stone, Alchemy, Mata Hari

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Between The Buried And Me : Groovy!

La dernière fois que j’ai vu Between The Buried And Me en spectacle, c’était il y a dix ans en première partie d’In Flames et disons qu’à l’époque je n’avais pas tellement apprécié. Mais, comme vous savez, les goûts changent au fil du temps et les sonorités des groupes aussi. Après avoir écouté leurs deux derniers albums Automata I et II, j’avais plutôt hâte de voir comment ça allait sonner en live. Je dois avouer que la première pièce Alaska, qui est aussi une pièce plus vieille, m’a laissé un peu froid mais tout le reste a vraiment été à la hauteur de mes attentes. Je dirais même que du début jusqu’à la fin, c’était toute un crescendo vers l’excellence! Si certains musiciens étaient un peu statiques sur scène, le chanteur Tommy Giles Rogers compensait avec une très bonne énergie. J’ai eu une énorme préférence pour la deuxième partie de leur set composée de chansons plus récentes dont Blot qui est une de mes préférées. Le tout s’est terminé avec Voice Of Trespass qui a carrément tout démoli avec son groove contagieux et je crois même que c’était la meilleure pièce de leur set. On peut dire que j’ai vraiment renoué avec Between The Buried And Me après dix ans et j’ai vraiment aimé leur prestation cette fois-ci!

Setlist : Alaska, Ants Of The Sky, Prequel To The Sequel, Extremophile Elite, Blot, Glide, Voice Of Trespass

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Chon : Bof…

Avant cette tournée, je n’avais jamais entendu parlé du groupe Chon et après m’être fié au following de chaque groupe de la soirée, je trouvais étrange que Chon soit mis en tête d’affiche. Je me suis même dis qu’après Between The Buried And Me, la salle allait se vider…et c’est un peu arrivé. C’est avec un set-up de stage assez sobre agrémenté seulement par quelques lumières circulaires aux couleurs changeantes que le groupe a commencé son set et je dois dire que, dans l’ensemble, j’ai été assez déçu. Si les groupes précédents y allaient avec une belle énergie, la musique de Chon ne dégageait, selon moi, pas grand chose. Est-ce que les pièces étaient bien exécutées? Absolument! Je n’ai absolument rien à reprocher au groupe sur ce point. Mais plus la soirée avançait, plus je trouvais que toutes les pièces se ressemblaient entre elles et manquaient de punch. Certains me diront que c’est justement un style musicale très technique et que c’est normal que les musiciens ne courent pas partout. Je suis d’accord, mais pour avoir vu des groupes comme Polyphia qui oeuvrent dans un genre similaire, les gars de Chon étaient beaucoup trop statiques et c’en était presque ennuyant. J’ai vu plusieurs personnes quitter lors de leur prestation et je ne peux malheureusement pas leur en vouloir. Malgré leur musique assez technique, Chon n’ont pas réussi à m’impressionner et je crois fermement que Between The Buried And Me aurait du être la tête d’affiche.

Setlist : Story, Bubble Dream, Puddle, Book, Petal, Ghost, Cloudy, Elliptical Illuminations, Newborn Sun, Mountains Of Creation, Peace, Rosewood, Visit, Pitch Dark, Sleepy Tea, Waterslide, Can’t Wait, Perfect Pillow

Auteur : Maxime Pagé

Photographe: Pedro Riot

Huit albums métal à découvrir en décembre

Fen The Dead Light

Le groupe de black metal atmosphérique britannique Fen est de retour avec The Dead Light, leur sixième album en carrière! Vous aimez la musique à la fois planante et agressive? Cet album risque fort de vous plaire! Vous n’avez qu’à écouter leur extrait Nebula pour vous en rendre compte!

Sortie : 6 décembre 2019

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Lunarsea Earthling/Terrestre

Les Italiens de Lunarsea nous reviennent avec Earthling/Terrestre, et ce, plus de six ans après la sortie de leur album précédent Hundred Light Years.Si vous êtes fan de melodeath avec un touche plus moderne, Lunarsea est le groupe pour vous. Il n’y a malheureusement pas encore d’extrait disponible, seulement un petit teaser.

Sortie : 15 décembre 2019

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Pagan ReignArt Of The Time

Art Of The Time, plus récent opus et deuxième album depuis leur reformation, était assez attendu de la part des fans du groupe russe Pagan Reign. Un folk/black metal prenant et ambiant avec une voix quelque peu stridente, c’est ce qui vous attend avec Art Of The Time!

Sortie : 1er décembre 2019

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ZONE DÉCOUVERTE

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Perihelion Agg

Perihelion est un groupe hongrois au style assez difficile à décrire. Parfois très smooth et rock, parfois carrément black metal, si vous êtes à la recherche d’un groupe un peu expérimental pour tester votre oreille, essayez ça! Vous ne le regretterez pas! Pour les fans de Thy Catafalque.

Sortie : 6 décembre 2019

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Officium TristeThe Death Of Gaia

Les journées sombres de décembre sont parfaites pour le doom metal et c’est exactement ce que le groupe Officium Triste propose! Si vous aimez des groupes comme Swallow The Sun, Rapture ou encore Hanging Garden, Officium Triste va tomber pile dans vos cordes!

Sortie : 13 décembre 2019

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NightbearerTales Of Sorcery And Death

Vous aimez le death avec le son suédois très gras et très crunchy? Le groupe allemand Nightbearer oeuvre justement dans ce créneau! Je dois avouer, le son du snare est quelque peu crasse, mais les compos sont très solides!

Sortie : 13 décembre 2019

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Death WolfIV : Come The Dark

Selon leur description, le groupe suédois Death Wolf ferait dans le horror punk/heavy metal, mais les plus récents extraits montrent aussi un côté doom, voire post-metal/sludge. Ils sortent justement leur nouvel album en décembre. À suivre!

Sortie : 10 décembre 2019

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Pénitence OniriqueVestige

Tu te cherches un groupe de black metal mélodique et mélancolique à te mettre sous la dent? Pénitence Onirique sort justement un nouvel album en décembre intitulé Vestige. Va écouter ça!

Sortie : 6 décembre 2019

Auteur : Maxime Pagé

High On Fire @ Club Soda (Montréal)

Si t’es fan de musique grasse et lourde, tu te devais d’être au spectacle de High On Fire de dimanche dernier au Club Soda! Mais comme si ce n’était pas assez, les groupes Power Trip, Devil Master et Creeping Death étaient aussi de la partie et ça promettait d’être solide!

Creeping Death : Un coup de poing dans les dents

La dernière fois que j’ai vu Creeping Death en spectacle, c’était dans le sous-sol bétonné du Lopez MTL devant environ 60 personnes et, malgré ce set-up très douteux, ils avaient offert un très bon spectacle! C’est donc dans une salle beaucoup plus standard que je les ai retrouvé et, avec leur excellent nouvel album Wretched Illusions sorti récemment, j’avais hâte d’en prendre plein les oreilles! La seule façon que je pourrais décrire ce groupe qui oeuvre dans un death metal old-school teinté de hardcore, c’est que…c’est un coup de poing directement dans les dents! Le son était excellent et la pesanteur de leurs compositions était très efficace. Si la plupart des gens ne connaissaient pas Creeping Death, la grande majorité headbangaient tous à l’unison. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde lors de leur prestation et je crois fortement qu’ils ont gagné plusieurs fans lors de ce spectacle! Si vous êtes en manque de nouveaux groupes de death metal à découvrir, Creeping Death est une excellente suggestion!

Setlist : Revenge, Specter Of War, Bloodlust Contamination, Sinner’s Torch, Corroded From Within, Ripping Through Flesh, Captivity

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Devil Master : Misère…Pt.2

Ceux qui ont lu ma critique du spectacle d’Obituary du 18 octobre dernier, et où Devil Master figurait en tant que première partie, savent que je ne porte pas le jeune groupe dans mon coeur. Je trouve leur set-up de scène trop cliché et Halloween-esque et, musicalement, leur mélange de punk et de black metal me laisse assez indifférent. C’est donc avec des attentes très basses que j’appréhendais leur prestation et…le même scénario s’est reproduit ou presque. De grandes toiles d’araignées ornaient le micro et chaque membre avait un corpse paint très semblable à ceux de Cradle Of Filth (même le guitariste avait des air de Dani Filth avec sa cape). On a eu droit à un copier-coller de leur prestation du mois passé avec un son quelque peu meilleur. Est-ce que c’était mauvais en entier? Je dois dire que certains riffs étaient plutôt cool et agréables mais je crois que le point faible de la formation est le chanteur qui beugle sans arrêt. Et que dire du claviériste qu’on n’a quasiment pas entendu et qui ne jouait pratiquement jamais, je doute rendu là de son utilité dans le groupe. Bref, ce fut un long trente minutes où je me suis ennuyé solidement et je n’étais clairement pas le seul.

Setlist : Nightmares In The Human Collapse, Black Flame Candle, Devil Is Your Master, Inhabit The Corpse, Christ’s Last Hiss

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Power Trip : Chaos total!

Aussitôt que Devil Master ont terminé leur set, on sentait une certaine tension dans l’air, comme une hâte au carnage qui s’en venait! Le groupe Power Trip a gagné en notoriété au cours des dernières années et ce n’est pas pour rien! Leur thrash metal/crossover est tout simplement excellent et, après les avoir vu au Heavy Montreal l’an dernier, j’avais vraiment hâte de voir comme ça allait sonner en salle. Dès les premières notes de Manifest Decimation, ce fut le chaos total! Un énorme moshpit s’est formé, les stage divers se sont multipliés et la scène est devenue leur terrain de jeu. Les gars de Power Trip étaient ultra énergiques, surtout leur chanteur Riley Gale qui courait partout et gesticulait comme un diable dans l’eau bénite. Ce n’est pas mêlant, si t’es resté de glace pendant leur spectacle, c’est sûrement parce que t’es mort! Ils ont joué des pièces de leur deux albums ainsi qu’une nouvelle chanson intitulée Hornet’s Nest. Les chansons qui ont eu plus la cote de mon côté ont été Firing Squad et Executioner’s Tax (Swing Of The Axe) qui rentraient au poste en s’il-vous-plaît! Je dois l’avouer, la prestation de Power Trip était tellement excellente que je risque fort d’en écouter pendant les prochains jours! Ce groupe-là est définitivement un must pour les fans de thrash/crossover et, en spectacle, c’est excellent!

Setlist : Manifest Decimation, Firing Squad, Hornet’s Nest, Nightmare Logic, Soul Sacrifice, Executioner’s Tax (Swing Of The Axe), Crucifixation, Conditioned To Death, If Not Us Then Who, The Hammer Of Doubt

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High On Fire : Bonne énergie mais…

Pour des raisons personnelles, j’ai dû quitter pendant la prestation de High On Fire mais je vais tout de même vous donner mes impressions. Après la prestation de feu de Power Trip, j’ai eu peur que l’ambiance tombe à plat vu le changement radical de style musical…et c’est un peu ça qui est arrivé, surtout avec l’attente de 45 minutes entre les deux groupes. J’ai même remarqué que la salle s’était quelque peu vidée, mais peut-être que le fait que le spectacle soit tombé un dimanche soir y a été pour quelque chose. Malgré l’arrivée de Matt Pike et sa bande qui avaient l’air gonflés à bloc, je n’ai pas senti le même engouement que pour le groupe précédent. Est-ce dû au changement de crowd, passant de thrasheux à des fans de stoner/doom? Peut-être! Dans l’ensemble ça sonnait assez bien et les pièces plus rapides ont définitivement eu plus la cote que les pièces plus doom et lentes. Je dois bien vous l’avouer, je ne suis pas le plus grand fan de High On Fire et, malgré le fait que le groupe a bien performé, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Après quelques chansons, j’ai quitté le Club Soda, ayant plus trouvé mon compte avec Power Trip que High On Fire. Les fans présents ont eu l’air d’y trouver leur compte, mais ce n’était pas pour moi!

Setlist : Blood From Zion, Spewn From The Earth, Steps Of The Ziggurat/House Of Enlil, Rumors Of War, DII, Speedwolf, Fertile Green, Devilution, Carcosa, Baghdad, Freebooter, Fury Whip, Snakes For The Divine, Electric Messiah

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Mortiferum @ Piranha Bar (Montréal)

Une soirée toute en pesanteur attendait les gens présents au Piranha Bar mardi soir alors que le groupe américain Mortiferum s’arrêtait en ville pour nous présenter son doom/death très caverneux. Pour ajouter une couche d’agressivité supplémentaire, les groupes locaux Ignominy et Necrosphere faisaient office de première partie.

Ignominy : Intéressant

Le jeune groupe Ignominy était le premier à fouler les planches du Piranha Bar pour nous présenter son death metal teinté de doom. On ne peut pas le nier, leur musique est TRÈS lourde et angoissante et le vocal d’Alexandre Desroches est gras et très efficace. Ils ont joué plusieurs pièces de leur EP Fear The Living ainsi que plusieurs autres qui figureront sur leur tout premier album qui sortira éventuellement. Le seul hic que je pourrais noter est que la présence scénique de leur chanteur reste encore à travailler. Si à certains moments il semblait être en pleine possession de ses moyens, à d’autres on aurait dit qu’il ne savait pas trop quoi faire sur scène et se dandiner sur leur musique aux thématiques très sombres, c’est un peu étrange et malhabile. Dans l’ensemble, j’ai trouvé la prestation d’Ignominy assez intéressante et cadrait très bien avec le line-up de ce spectacle.

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Necrosphere : Un death metal très solide!

La dernière fois que j’ai vu Necrosphere en spectacle c’était en septembre dernier à l’Hémisphère Gauche et les conditions sonores étaient tellement dégueulasses qu’il m’a été impossible d’apprécier leurs compositions à leur juste valeur. Disons que, cette fois-ci, j’espérais vraiment que le tout allait mieux sonner…et heureusemement, c’est exactement ce qui s’est passé! Pour ceux qui ne les connaissent pas, Necrosphere oeuvre dans un death metal un peu old-school mais très percutant avec un solide vocal gracieuseté d’Alex Leblanc (Neuraxis, ex-Mass Murder Messiah). Ils ont interprété des chansons tirées de leur EP Blasphemous Dominions ainsi qu’une toute nouvelle chanson qui paraîtra sur leur nouvel album. Du début jusqu’à la fin, c’était un véritable carnage et, si j’avais été déçu par le vocal d’Alex Leblanc lorsqu’il avait joué avec Dark Century l’an passé, cette fois-ci c’était tout simplement excellent! Si vous cherchez un nouveau groupe de death metal local à découvrir, Necrosphere est une excellente option!

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Mortiferum : Du metal d’outre-tombe

C’est dans une ambiance glauque et presque dénuée de toute lumière que les gars de Mortiferum se sont présentés devant leur public montréalais. Ils étaient en tournée pour la promotion de leur tout nouvel album Disgorged From Psychotic Depths et ça promettait d’être vraiment pesant. Malheureusement, dès la première chanson, le bassiste a fait sauter une de ses cordes et a dû courir vers la backstage pour aller en chercher une de rechange, ce qui a privé le groupe de basse pendant de longues minutes. Mais malgré ce petit incident fâcheux, tout le reste sonnait à merveille! Le vocal de Max Bowman était gras à souhait et l’ambiance créée par leur musique était carrément angoissante! La dernière fois que j’ai ressenti ce genre de feeling, c’était lors du spectacle d’Abyssal aux Katacombes en mai dernier et, quelle coïncidence, les deux groupes sont signés sur le même label, Profound Lore. Si vous êtes fans de death/doom avec une légère touche de funeral, Mortiferum vaut le détour! Un grand merci à Tehom Productions pour ce spectacle!

 

Auteur : Maxime Pagé

 

Ensiferum @ Théâtre Corona (Montréal)

On a eu droit à un line-up à tout casser dimanche soir alors que le groupe finlandais Ensiferum s’arrêtait au Théâtre Corona dans le cadre de sa tournée nord-américaine. C’est la deuxième tournée pour la promotion de leur plus récent album Two Paths et avec les groupes Kalmah, Abigail Williams et Aenimus, ça promettait d’être tout un succès!

Aenimus : Une prestation efficace

La dernière fois que j’ai vu Aenimus en spectacle, c’était en première partie de Hypocrisy au mois d’avril et bien que j’avais apprécié leur musique, la voix et l’attitude de leur chanteur Alex Green avait quelque peu gâché mon expérience. J’ai appris avant le spectacle que le dit chanteur n’avait pas passé les douanes et qu’un chanteur remplaçant avait été trouvé à la dernière minute. Dès les premières notes, on pouvait se rendre compte que le tout sonnait très bien mais j’ai aussi pu remarqué qu’il manquait également un guitariste et on sentait un certain vide. Le chanteur du nom de Jake a un bon vocal mais m’a laissé la même impression qu’Alex Green : le vocal est beaucoup trop gras pour le style musical. Par contre, je sentais qu’il était beaucoup plus en possession de ses moyens sur scène que leur chanteur original et essayait tant bien que mal de réchauffer la foule qui n’était pas des plus réceptives. Musicalement, c’était tout de même très tight et le bassiste Seth Stone avait un très bon clean vocal. Dans l’ensemble, Aenimus ont offert une prestation efficace malgré le peu de réactions positives de la part des gens présents.

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Abigail Williams : Un rendez-vous manqué

Ce n’était clairement pas la première fois que je voyais le groupe Abigail Williams en spectacle avec leur nombreux passages dans la métropole au cours des dernières années. Les changements de style musicaux ont été assez nombreux aussi allant d’un black metal symphonique assez conventionnel jusqu’à un black metal plus cryptique et cru. J’avais assez hâte d’entendre les chansons de leur tout nouvel album Walk Beyond The Dark qui est possiblement leur album le plus abouti. Malheureusement, ce qu’on a eu a été très décevant. La formation n’était pas complète et un des guitaristes était absent et leurs compositions en ont beaucoup souffert. Si les chansons en album punchent énormément, leur prestation a été très flat au point que je me suis ennuyé ferme. La voix de Ken Sorceron était puissante mais l’effet de reverb dans son micro devenait lassant plus leur set avançait. C’est dommage, mais je n’ai vraiment pas aimé la prestation de Abigail Williams qui a été probablement la plus décevante que j’ai pu voir du groupe.

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Kalmah : Très très solide!

Kalmah est un groupe qui nous rend de plus en plus souvent visite et on peut dire que ça fait mon bonheur! Par contre, lors de leur dernier passage qui remonte à la fin avril, j’avais été déçu de leur prestation qui n’était pas tout à fait tight et les interactions du chanteur ne finissaient plus. C’est donc avec très peu d’attentes que j’appréhendais la prestation du groupe et on peut dire que la barre est remontée très haut! Tout a commencé avec Swamphell et c’est pas mal à ce moment que le parterre a commencé à s’activer. Le son était excellent et, pour une fois, j’ai vraiment eu l’impression que le groupe avait l’air en forme et pas sur un lendemain de brosse. Le chanteur Pekka Kokko, cette fois-ci, ne s’est pas éternisé avec la foule et a laissé la musique parler. On s’est donc fait envoyé en pleine gueule une setlist de qualité passant de vieux classiques comme They Will Return, Heroes To Us et Hades. C’était particulier de voir que leur setlist tournait beaucoup autour de l’album Swampsong sorti en 2003 avec trois chansons sur neuf incluant également Moon Of My Nights et The Third, The Magical. La finale a été également très satisfaisante avec l’interprétation de The Black Waltz et Hades où les gens se sont donnés corps et âme dans le pit. J’ai vu souvent Kalmah en spectacle et c’était sans doute une des meilleures performances que j’ai pu voir du groupe!

Setlist : Swamphell, The Evil Kin, Moon Of My Nights, They Will Return, Seventh Swamphony, Heroes To Us, The Third, The Magical, The Black Waltz, Hades

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Ensiferum : Tout simplement épique!

Pour moi, Ensiferum est une valeur sûre et, même si je ne suis pas le plus grand fan de leur plus récent album Two Paths, ça a toujours été un plaisir de les voir en spectacle…et celui de dimanche soir n’a pas fait exception! Dès les premières notes de Blood Is The Price Of Glory, tout le parterre s’est littéralement changé en un gigantesque champ de bataille, et ce, pour tout le long du spectacle. C’était la deuxième fois que je voyais le groupe en formule sans clavier et même si plusieurs aimeraient un retour d’un ou d’une claviériste, les tracks préenregistrées étaient beaucoup plus audibles, surtout quand dans le passé les sons du clavier étaient toujours enterrés par le reste. Les gars d’Ensiferum avaient visiblement l’air en forme et surtout très contents de jouer devant leurs fans montréalais qui ont toujours été au rendez-vous depuis leur premier spectacle à Montréal en 2007.

On a eu droit à une setlist très bien balancée entre les vieux classiques comme Token Of Time et Hero In A Dream jusqu’aux chansons plus récentes comme Heathen Horde et Way Of The Warrior. Mais on va se le dire, dès le début du spectacle la foule était déjà conquise devant autant d’epicness où tout le monde chantait à gorge déployée. Mon moment préféré a été sans l’ombre d’un doute l’interprétation de l’excellente Victory Song, que je considère comme une des meilleures chansons du groupe. En guise de finale, Hero In A Dream et LAI LAI HEI sont venues nous achever et quelle finale ce fut! Je suis sorti dans la salle avec un énorme sentiment de satisfaction et même si c’était dimanche et que le spectacle s’est terminé vers minuit, la fatigue ne pouvait pas enlever le sourire de mon visage!

SetlistBlood Is The Price Of Glory, One More Magic Potion, Token Of Time, From Afar, Smoking Ruins, Two Of Spades, Heathen Horde, For Those About To Fight For Metal, Way Of The Warrior, Burning Leaves, In My Sword I Trust, Ahti, Victory Song, Hero In A Dream, LAI LAI HEI

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

First Fragment @ Coop Katacombes (Montréal)

Le spectacle de First Fragment de samedi soir en était un très spécial et bien triste à la fois. En effet, c’était pour moi le dernier spectacle auquel j’allais assister à la Coop Katacombes avant sa fermeture à la fin décembre. Je me suis alors dis qu’une situation spéciale demandait des mesures spéciales. Cette critique sera alors fait en collaboration Jeff Mott, chanteur de Hands Of Despair et Hollow et très bon connaisseur de la scène locale. Enjoy!

Kruhl : Une prestation correcte

Max : Le band montréalais Kruhl était le premier à monter sur scène devant une foule assez respectable pour nous présenter leur matériel très death et très groovy. Malheureusement pour eux, le son du micro n’était clairement pas assez fort et la voix de leur chanteur Gonzalo Quintana Zunino se perdait dans le mix. Et même si toutes les compositions étaient exécutées avec justesse, j’ai trouvé le groupe un peu trop statique sur scène sauf pour le chanteur qui se donnait beaucoup. Mais pour ce qui est des points négatifs, ça s’arrête pas mal là! Leur musique m’a plu et, même si ça ne réinvente pas la roue, les riffs et les passes de drums étaient drôlement efficaces. Si vous aimez le death groovy et un peu prog, Kruhl est un nom à retenir!

Jeff : Surprenant et solide, leur deathcore se veut groovy et technique à la fois. On sentait bien la performance du vocal, très intense et énergique, malgré le manque de celle-ci dans la sonorisation. Autrement, ça manquait de mouvement un peu partout ailleur sur scène. Bonne performance technique pour l’ensemble.

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Decerebration : Juste wow!

Max : Decerebration était le groupe que je connaissais le moins et je n’avais même pas pris le temps d’écouter leur matériel avant d’arriver au spectacle. J’avais lu que les musiciens sont de vieux routards du death metal de la région de Québec et le groupe a même commencé au début des années 90! Ce que j’ai entendu samedi soir m’a carrément jeté sur le cul! On a eu droit à un death metal ultra old-school avec des riffs pesants, un drum très tight et un vocal d’outre-tombe qui m’a fait penser à du vieux Cannibal Corpse ou du vieux Deicide! Les gars avaient visiblement l’air contents d’être là et le chanteur Etienne Hubert aka Fudz était très communicatif avec la foule. C’est justement pendant leur set que les gens ont commencé à s’activer sérieusement et les moshpit étaient vraiment bien sentis et intenses. Ce fut pour moi une très belle découverte et si j’entends parler que Decerebration revient en spectacle à Montréal, c’est pas mal sûr que j’y serai!

Jeff : Oh wow, quelle surprise! La tête te part tout de suite quand le premier riff embarque! Un savant mélange de bon vieux death américain et scandinave ainsi qu’une touche de crossover, un vocal gras et groovy. Cette fois, le vocal était au rendez-vous, ainsi que tous les instruments: le son est “su’a coche”. Le pit est parti après une toune. Y’avait de l’énergie sur scène et ça se ressentait dans la foule, chevelures en motion perpétuelle. Vraiment une perle parmi les perles! À découvrir assurément!

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Archons : Solide!

Max : Je ne le cacherai pas, j’avais pas mal plus hâte de voir le groupe Archons que les autres vu la très faible fréquence à laquelle ils viennent à Montréal (je crois que leur dernier passage remonte à il y a sept ans). Les rouynorandiens sont débarqués sur scène devant une foule de plus en plus dense pour nous présenter leur plus récent album, Buried Underneath The Lies sorti plus tôt cette année. Malheureusement pour eux, leur bassiste n’a pas pu faire le voyage, ce qui aurait apporter plus de profondeur et plus de pesanteur à leur son. Le son au début de leur set n’était pas vraiment génial non plus alors qu’une des guitares à été pratiquement inaudible pendant les premières chansons. Ils oeuvrent dans un melodeath très efficace qui me faisait penser à du vieux In Flames à certains moments. Le chanteur Sébastien Audet avait vraiment l’air satisfait des réactions de la foule et le rendait bien avec une très bonne énergie. Les gars d’Archons ont offert une très bonne prestation et je risque de me pencher sur leur discographie au cours des prochains jours!

Jeff : Malgré le manque d’un bassiste ce soir, une visite réussie pour les gars de Rouyn. Leur mélodeath est réglé au quart de tour, c’est droit, frappant et vraiment efficace, en témoigne le pit qui se faisait allègrement brasser. Bon, on va se le dire, Archons est probablement mon band québécois favori, alors mes observations seront peut-être un peu biaisées mais quand des gars possèdent et maîtrisent leurs pièces comme eux, il est dur d’y trouver des mauvais points, même avec les grosses cordes manquantes. Un set comblant, touchant moitié-moitié à leurs deux albums, dont les très excellentes Wandering the Burning Lands ainsi qu’Of Pride and Prejudice, qui commandent le hochement de la tête à coup sûr et un fan comblé!

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First Fragment : Quelques petites déceptions

Max : Je dois vous l’avouer, je n’ai pas pu voir la prestation de First Fragment en entier (ils sont montés sur scène il était presque minuit) mais je vais essayer tant bien que mal de vous dresser un bref portrait des quelques chansons que j’ai pu écouter. Dans les jours précédant le spectacle, on a appris par Facebook que le guitariste Nick Miller ne serait pas de la partie et que, selon les membres, tout allait bien sonner quand même. C’est dommage, mais ce n’est pas le sentiment que j’ai eu. Dès les premières notes de Le Serment De Tsion, j’ai senti à quel point il y avait un vide dans leur son et l’absence du guitariste s’est vraiment fait sentir pour plusieurs. Est-ce que le groupe était tight? Absolument! C’était réglé au quart de tour comme à leur habitude et le vocal de leur chanteur David Alexandre Brault-Pilon était toujours aussi efficace. Mais, malgré tout, j’ai eu de la difficulté a vraiment apprécier les pièces, surtout avec le souvenir que j’avais de leur spectacle de l’an passé avec Beyond Creation. J’espère revoir le groupe dans de meilleures conditions techniques car si vous êtes fan de tech death, First Fragment vaut vraiment le détour!

Jeff : Grosse pointure de notre berceau québécois, First Fragment donne le ton à leur death technique et mélodique avec une intro Steve Vai-esque: une transe est sur le point de se faire sentir! Un autre musicien manquant, une guitare cette fois, nous coupe du jeu harmonique des compositions impressionnantes du groupe. Qu’à cela ne tienne, les trois musiciens présents et leur chanteur nous en ont mis plein les oreilles, la basse remplissant le vide laissé par la six cordes absente et l’énergie déployée était contagieuse. À revoir absolument, avec un lineup complet j’espère!

Un gros merci à Nicky’s Productions pour ce spectacle!

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Collaborateur invité : Jeff Mott

King Diamond @ MTELUS (Montréal)

Une véritable légende était en ville mardi soir! En effet, le seul et l’unique King Diamond s’est arrêté au MTELUS dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Pour ajouter à toute cette frayeur cauchemardesque, les groupes Uncle Acid And The Deadbeats et Idle Hands assuraient la première partie.

Idle Hands : Quand heavy metal et gothic rock se rencontrent

C’est devant une foule un peu maigre que les gars d’Idle Hands se sont pointés sur scène et je dois avouer que, en plus de King Diamond, c’était le groupe que j’avais le plus hâte de voir. J’aime beaucoup leur plus récent album Mana et j’étais curieux de voir comme le tout allait sonner en live. C’est avec la pièce Nightfall que tout a commencé et, dans l’ensemble, ça sonnait assez bien! Si j’avais à décrire le son du groupe, c’est comme un mélange de heavy metal traditionnel et de gothic rock et, même si ces deux styles ont été surutilisés au cours des années, le mix des deux est assez intéressant. Le vocal d’ailleurs très goth de Gabriel Franco sonne aussi bien en live qu’en album et la musique avait nettement plus de punch en spectacle. Ils ont joué une bonne partie des chansons de leur album Mana comme Jackie et Cosmic Overdrive mais aussi deux pièces de leur EP Don’t Waste Your Time, Can You Hear The Rain et Time Crushes All. Le groupe était assez énergique et bien que la foule était assez statique, les gens présents ont eu l’air d’apprécier leur prestation. C’était la première fois qu’Idle Hands jouait à Montréal et j’espère fortement que ce ne sera pas la dernière!

Setlist : Nightfall, Blade And The Will, Time Crushes All, Jackie, Cosmic Overdrive, Can You Hear The Rain, Dragon, Why Do You Cry?, Give Me To The Night

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Uncle Acid And The Deadbeats : Trop répétitif…

J’avais souvent entendu parler du groupe britannique Uncle Acid And The Deadbeats par mes amis trippeux de stoner mais je n’avais pas encore eu la chance de les voir en spectacle. C’est avec une énorme toile à projection que le groupe s’est présenté au public montréalais et, déjà, la foule était nettement plus dense que pour le groupe précédent. Ils oeuvrent dans un doom metal psychédélique très pesant et très crunchy et on peut dire que les projections utilisées pendant leur set exprimaient très bien cette vibe (le gars ne s’appelle pas Uncle Acid pour rien). Mais malgré tout, je dois bien avouer que je me suis un peu ennuyé lors de leur prestation. Les riffs assez lourds finissaient par devenir un peu trop répétitifs à mon goût et j’ai trouvé le vocal d’Uncle Acid trop monocorde. Peut-être que le choix de chansons n’était pas approprié et pas assez varié pour un set de 45 minutes, mais dans mon cas, vers la moitié de leur spectacle, je trouvais déjà le temps long. Uncle Acid And The Deadbeats ont tout de même offert une bonne prestation mais, de mon côté, ce n’était clairement pas ma tasse de thé.

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King Diamond : Cachez vos enfants!

On m’avait dit qu’un spectacle de King Diamond c’était TRÈS théâtrale mais je ne m’attendais pas à ce que ça soit à ce point-là! Dès la fin de la prestation de Uncle Acid And The Deadbeats, on pouvait déjà voir le setup énorme représentant un asile psychiatrique en ruines qui s’étalait sur plusieurs étages. Vers 21h les lumières se sont éteintes…place à l’horreur! C’est sur une civière que King Diamond est arrivé avec les acclamations de la foule et c’est avec la pièce The Candle que tout a commencé. Je vais être franc, je ne suis vraiment pas le plus grand fan du vocal hyper aigu de King Diamond, mais je dois dire qu’en spectacle ça passe beaucoup mieux! Pour un gars de 63 ans, King Diamond n’a pas perdu de sa fougue ni de sa puissance vocale, ce qui est impressionnant et tout à son honneur! Tous les musiciens avaient visiblement l’air en forme dont le légendaire guitariste Andy LaRocque et la compagne de King Diamond, Livia Zita, qui l’accompagnait au vocal. Par contre, et c’est un peu plate à dire, Livia Zita n’apportait vraiment pas grand chose au spectacle à part se dandiner derrière son micro et pousser quelques notes une fois de temps en temps. Si elle avait eu un rôle un peu plus intéressant au sein du groupe, ça aurait mieux passer.

Le groupe a pris la peine de piger parmi presque toute sa longue discographie pour concocter une setlist qui allait plaire à son public montréalais, ce qui n’est pas chose facile. On a donc eu droit à des classiques comme A Mansion In Darkness, Halloween ou encore Sleepless Nights mais aussi à une toute nouvelle chanson, Masquerade Of Madness, qui paraîtra sans doute sur le prochain album. À chaque chanson ou presque, nous avons eu droit à de petites mises en scène avec des personnages donc une bonne soeur et la fameuse grand-mère lors de la pièce Welcome Home. C’est finalement avec Black Horsemen, qu’il a dédié au bassiste de Mercyful Fate Timi Hansen décédé récemment d’un cancer, que le groupe a terminé son set. King Diamond en spectacle, c’est définitivement plus grand que nature et je crois fortement que les gens présents en ont eu pour leur argent!

Setlist : The Candle, Behind These Walls, Arrival, A Mansion In Darkness, Voodoo, Halloween, Masquerade Of Madness, Welcome Home, The Invisible Guests, Sleepless Nights, The Lake, Burn, Black Horsemen

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Geneviève Hamel

Magic Sword @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Le synthwave était à l’honneur mercredi soir alors que le trio américain Magic Sword s’arrêtait au Théâtre Fairmount dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Ça s’annonçait pour être une soirée épique et surtout très rétro et ça devait l’être encore plus avec Droid Bishop en première partie!

Droid Bishop : Au coeur des années 80!

Droid Bishop est monté sur scène devant une foule pas très nombreuse mais enthousiaste armé de ses lunettes lumineuses et de sa Fender Stratocaster. Comme beaucoup d’autres projets synthwave, sa musique est un saut dans les années 80 agrémenté d’une touche moderne et de projections très polygonales où les palmiers sont rois. Je suis habituellement pas très fan des musiciens qui ne jouent que par dessus une track mais son jeu de guitare et son chant ont vraiment fait la différence dans mon appréciation de sa musique. En plus de ses propres compositions, il nous a lancé un cover de Drive de The Cars ainsi qu’un bref clin d’oeil à Depeche Mode avec un bref refrain de Enjoy The Silence et même à Super Mario World, ce qui a eu la cote auprès du public. Droid Bishop avait une bonne interaction avec la foule, laissant même quelques élus devant la scène tapoter le floyd de sa guitare (non ce n’est pas un innuendo sexuel!). Même si les rythmiques étaient peut-être un peu trop similaires plus les chansons avançaient, je ne me suis pas du tout ennuyé avec la musique, les projections et le jeu de lumières impeccable. Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié la performance de Droid Bishop qui a offert un synthwave efficace et bien senti!

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Magic Sword : Une quête épique!

La foule était devenue plus dense plus la soirée avançait et on sentait une excitation palpable. On avait même passé des épées lumineuses en plastique à quelques personnes dans l’assistance et, dans le noir, ça détonnait pas mal! C’est alors que les lumières se sont éteintes et que trois silhouettes masquées se sont présentées devant nous. Contrairement à beaucoup de groupes du genre qui y vont avec des thématiques d’horreur ou d’univers dystopiques, Magic Sword y vont avec une saga épique de leur invention. Les trois musiciens vont ainsi sous le nom de The Keeper Of the Magic Sword à la console, The Seer Of All à la guitare et The Weaver Of Hearts And Minds à la batterie. Ils avaient peut-être moins de visuel que Droid Bishop mais le jeu de lumières était nettement à un autre niveau et les masques des membres étaient vraiment biens! Le groupe a joué des pièces tirées de toute leur discographie dont certaines de leur plus récent EP Awakening. Au niveau du visuel c’était assez réussi et l’ambiance qui règnait dans la salle était, sans vouloir faire de jeu de mot foireux, magique! Même si le tempo des pièces est quelque peu répétitifs et ne punchait peut-être pas assez à mon goût, c’était vraiment cool les voir aller et de voir la réaction du public, surtout quand ils sortaient la légendaire Magic Sword toute illuminée de sous la console. Somme toute, j’ai vraiment apprécié le set de Magic Sword et, même si je sortais quelque peu de ma zone de confort pour ce spectacle, c’était vraiment du gros fun noir!

Auteur : Maxima Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

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