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Majestic Downfall / Helevorn @ Piranha Bar (Montréal)

Les fans de doom se devaient d’être au Piranha Bar mardi soir alors que les formations Majestic Downfall et Helevorn s’arrêtaient à Montréal dans le cadre de leur tournée canadienne. C’était la première fois que ces groupes jouaient dans la métropole et c’était aussi la dernière date de leur tournée. Place à la mélancolie!

Helevorn : Sombre, lourd, magnifique

Mais c’est malheureusement devant une salle pratiquement vide que le groupe espagnol Helevorn est monté sur scène mais cela ne les a pas empêché d’afficher un bel enthousiasme. Avant l’annonce de cette tournée, je n’avais jamais entendu parler du groupe et, après avoir écouté leur dernier album Aamamata, je suis tombé sous le charme. Ils oeuvrent dans un doom metal à l’européenne très mélodique et mélancolique et ils le font de façon très efficace. Vu l’absence de groupe d’ouverture, Helevorn on joué un set plus long, au grand plaisir des fans présents. Le son était très bon et le musicianship était impeccable. Ils sont allés piger dans une bonne partie de leur discographie passant de pièces du plus récent album comme Aurora et Blackened Wave ainsi que de plus vieux titres comme The Inner Crumble et From Our Glorious Days. Le moment fort pour moi a été l’interprétation de A Sail To Sanity, ma préférée du nouvel album. Le tout s’est terminé avec Burden Me, excellente pièce tirée de leur troisième album Compassion Forlorn. Si vous n’étiez pas à ce spectacle, vous avec manqué une excellente prestation de Helevorn et j’espère fortement que ce passage à Montréal ne sera pas le dernier!

Setlist : Aurora, A Sail To Sanity, Delusive Eyes, Goodbye, Hope, Blackened Wave, The Inner Crumble, From Our Glorious Days, Burden Me

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Majestic Downfall : Un doom/death bien senti!

Si la musique de Helevorn était tout de même pesante, Majestic Downfall n’y va pas avec le dos de la cuillère avec un doom/death ultra lourd. Si Helevorn évoque la mélancolie, Majestic Downfall y va avec une grosse dose de désespoir! Enfin, vous avez compris le principe! Le groupe mexicain était en ville pour faire la promotion de son plus récent album Waters Of Fate sorti en décembre dernier. Ce que j’ai tout de suite remarqué est le surplus d’énergie et d’intensité provenant de leur chanteur et bassiste Jacobo Córdova, qui gueulait et headbangait comme s’il n’y avait plus de lendemain. On s’est donc fait envoyé du lourd avec des pièces comme Escape My Thought, Veins et Collapse Pitch Black, toutes accumulant entre treize et quinze minutes chacune. Ils ont même joué une chansons provenant de leur tout premier album, Temple Of Guilt, beaucoup plus mélodique que leur plus récent matériel. Comme pour beaucoup de fins de tournées, les membres du groupe précédent ont pris la scène d’assaut avec des maracas, causant l’hilarité générale. En gros, Les gars de Majestic Downfall ont offert une performance bien sentie et méritaient amplement d’avoir une foule plus dense pour leur prestation.

Auteur : Maxime Pagé

A Pale Horse Named Death @ Piranha Bar (Montréal)

Même si la formation A Pale Horse Named Death compte sur des musiciens de renom comme Sal Abruscato (ex Life Of Agony et ex Type O Negative) à la voix/guitare, Johnny Kelly (Danzig et ex Type O Negative) à la batterie et Joe Taylor (exDoro) à la guitare, leur popularité s’accentue à chacun de leurs concerts. Ils étaient de passage Piranha Bar dans le cadre d’une petite tournée dans le nord-est de l’Amérique qui inclut le Canada pour la toute première fois.

À la grande surprise des musiciens, il y a beaucoup d’amateurs présents lorsque ces derniers montent sur scène pour enchaîner les titres To Die In Your Arms et Devil In The Closet. Le style doom et gothique de leur musique est tout de même entraînant et les amateurs hochent rapidement leur tête au rythme de la musique. Comme nous pouvons nous y attendre, le style musical implique que les musiciens se déplacent peu sur scène, mais cela n’empêche pas Sal d’interagir régulièrement avec la foule. Il s’efforce aussi pour dire quelques mots en français, au grand plaisir des amateurs. Même si leur nouvel album When The World Becomes Undone date du début de l’année, le groupe joue seulement les pièces Love The Ones You Hate,Voltures et Splinters. La majorité des titres proviennent de leur premier album.  Les amateurs qui attendaient le groupe avec impatience n’hésitent pas à chanter le refrain de plusieurs compositions et cela donne un énorme sourire aux musiciens. Ces derniers sont tellement heureux de la tournure de la soirée que Sal mentionne à quelques reprises qu’ils vont revenir dans la métropole prochainement. Le seul moment qui a paru très long est lorsque le groupe a repris en boucle la fin d’un titre pendant de longues minutes. Mais, à part cela, la sélection des pièces était bien balancée et l’on retrouvait plusieurs compositions au tempo rapide afin de donner du punch à leur prestation. Les amateurs ont particulièrement apprécié les pièces Die Alone et Killer By Night jouées en fin de prestation.

Pour certains amateurs, la venue de la formation A Pale Horse Named Death était une belle découverte alors que pour d’autres, cette soirée était une enfin une réalité, gracieuseté de Dungeon Works Productions. En espérant que le retour de la formation ne se fera pas attendre trop longtemps.

Auteur : Albert Lamoureux

Riverside @ Club Soda (Montréal)

Le prog était à l’honneur mercredi soir alors que le groupe polonais Riverside s’arrêtait au Club Soda dans le cadre de sa tournée promotionnelle pour leur plus récent album Wasteland. Une longue file s’était déjà formée devant la salle avant l’ouverture des portes où la moyenne d’âge était, disons le, plus près de la cinquantaine que de la vingtaine! Le groupe australien Contrive faisait office de première partie.

Contrive : Un résultat peu convainquant

C’est devant une salle bien remplie que le duo composé de Paul et d’Andrew Haug s’est présenté sur scène. Leur style musical est quelque peu difficle à décrire : groove metal mélangé avec du metalcore avec une touche de punk? Le côté punk pour moi était surtout présent dans le vocal du chanteur mais qui semblait avoir de la difficulté à garder la note et, au final, était assez monocorde. Il est difficile pour un groupe contenant seulement deux membres d’avoir un son englobant en spectacle et c’est un peu ce qui est arrivé avec Contrive. J’ai trouvé ordinaire d’avoir des lignes de basse et de claviers préenregistrées et leurs compositions trop linéaires. Ce n’était pas désagréable ou quoi que ce soit, mais c’était tout simplement ordinaire et ne fittait pas tellement avec Riverside. Bref, Contrive ne m’a franchement pas impressionné et après avoir écouté leurs chansons en album, je me rend surtout compte que le rendu en live n’est clairement pas satisfaisant. Dommage!

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Riverside : Le prog à son meilleur!

Cela faisait quatre ans depuis le dernier passage de Riverside à Montréal qui avait eu lieu au Théâtre Plaza. C’est donc devant une salle nettement plus grande et, surtout, pleine à craquer, que le groupe est venu nous présenter son nouveau matériel mais aussi plusieurs vieux classiques. C’était aussi le premier spectacle en ville depuis le décès de leur guitariste Piotr Grudziński, mort subitement il y a trois ans. C’est avec Acid Rain tirée de leur plus récent album Wasteland que tout a commencé et je dois dire que cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu un son aussi clair! Mariusz Duda et sa bande avait visiblement l’air contents d’être là et ils le rendaient bien à la foule avec une très belle énergie. Le leader du groupe avait l’air très à l’aise sur scène, y allant avec des interactions teintées d’humour et faisant participer la foule le plus possible, ce qui a été grandement apprécié par celle-ci et par moi-même!

On s’est donc lancé dans une prestation totalisant un gros deux heures de matériel qui est passé par tous les albums de la formation. De vieilles compositions comme Out Of Myself, 02 Panic Room et Second Life Syndrome jusqu’aux plus récentes comme Vale Of Tears et The Struggle Of Survival, bref il y en avait pour tous les goûts! Les moments forts et touchants pour moi ont été l’interprétation de Lament et Guardian Angel, chansons plus tranquilles mais ô combien prenantes! Il ne faudrait pas non plus oublier la pièce Wasteland avec son ambiance à la Ennio Morricone qui a été tout simplement géniale. C’est finalement avec la pièce River Down Below que le groupe a mis fin à sa prestation devant une foule amplement satisfaite. C’était la première fois que je voyais le groupe Riverside en spectacle et j’ai grandement apprécié leur prestation très prog, mais sans prétention!

Setlist : Acid Rain, Vale Of Tears, Reality Dream I, Lament, Saturate Me (Intro), Out Of Myself, Second Life Syndrome (Part I), Left Out, Guardian Angel, Lost (Why Should I Be Frightened By A Hat?), The Struggle For Survival, Egoist Hedonist, Wasteland, 02 Panic Room, River Down Below

Auteur : Maxime Pagé

Perturbator @ Société des arts technologiques (Montréal)

Je suis sorti de ma zone de confort  lundi soir et je me suis dirigé vers la Société des arts technologiques (SAT) pour le spectacle de Perturbator, grand maître du synthwave français. C’était ma première fois dans cette salle qui n’accueille que les spectacles d’electro et à voir la densité de la foule, ça promettait d’être une soirée réussie! Pour l’occasion, Gloom Influx assurait la première partie, Gost n’ayant pas pu passer la frontière canadienne.

Gloom Influx : Un synthwave efficace!

J’avais eu la chance de voir Gloom Influx en première partie de Dance With The Dead en octobre passé et j’avais bien apprécié son matériel. C’est donc avec une excellente qualité de son et d’éclairage que Luc Leclerc (aka Gloom Influx) s’est présenté sur scène vêtu de son hoodie et de son masque. Ses compositions sont très punchées et l’ajout d’une guitare électrique en live ajoute vraiment un son plus organique que j’apprécie énormément. Malheureusement pour lui, des problèmes techniques sont survenus lors de la deuxième chanson et ça a pris de longues minutes avant que tout revienne à la normale. Les gens présents ont eu l’air d’apprécier ses compositions et je crois qu’on aurait pas pu avoir une première partie qui fitte autant avec Perturbator que Gloom Influx. Il a donné une très bonne prestation, même que j’en aurais pris encore un peu!

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Perturbator : Plein la vue!

Lorsque Perturbator est arrivé sur scène, la salle était pleine à craquer et on pouvait sentir la fébrilité dans l’air. Mais je ne crois pas que les gens s’attendaient à autant d’intensité au niveau du son et surtout de l’éclairage. C’était carrément un mur de lumières qui tapissait le fond de la scène et je crois même que ma rétine a quelque peu fondu! Le tout a commencé avec Birth Of The New Model tirée de son plus récent EP New Model. Je dois l’avouer, je suis un peu moins fan du nouveau matériel qui a un son beaucoup plus industriel et sombre que son matériel précédent mais j’ai trouvé qu’en live c’était beaucoup plus intéressant! La setlist de ce soir était surtout concentrée sur le matériel plus récent, soit New Model, The Uncanny ValleyDangerous Days ainsi qu’une nouvelle pièce, Excess. On s’est donc fait envoyé des bombes comme Neo Tokyo, Diabolus Ex Machina et Humans Are Such Easy Prey dont la finale de cette dernière a tout simplement fait explosé le parterre! Je ne pensais pas voir de moshpit dans un show d’electro et pourtant cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un mouvement de foule aussi intense et constant presque du début à la fin du spectacle! C’est finalement avec The Cult Of 2112, une de mes pièces préférées que Perturbator a quitté la foule montréalaise qui en aurait volontiers pris plus! Le spectacle de Pertubator était excellent et je plains le personnel d’entretien de la SAT qui on dû ramasser les corps des épileptiques décédés lors de sa prestation! Wow!

Setlist : Birth Of The New Model, Neo Tokyo, Future Club, She Is Young, She Is Beautiful, She Is Next, Corrupted By Design, Excess, She Moves Like A Knife, Diabolus Ex Machina, Humans Are Such Easy Prey, God Complex, Vantablack, Tactical Precision Disarray, Welcome Back, Perturbator’s Theme, The Cult Of 2112

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Spectral Wound @ Turbo Haüs (Montréal)

Les fans de musique sombre s’étaient rassemblés au Turbo Haüs vendredi soir pour le spectacle de Spectral Wound dont le plus récent album, Infernal Decadence, a été très bien reçu autant par la critique que par les fans. C’était aussi le tout premier spectacle organisé par Tehom Productions et ça promettait d’être une excellente soirée. Les groupes Graveren, Issfenn et Oppression assuraient la première partie.

Graveren : Constat mitigé

Avant le début de la prestation, je savais déjà à quoi m’attendre de la part de Graveren. Si les autres groupes de la soirée étaient orientés black metal, lui oeuvre dans un dungeon synth assez minimaliste et je crois que certains n’étaient pas prêts à ça. Sans être un grand connaisseur de dungeon synth, je trouve que c’est un genre qui se transcrit un peu mal en live avec son côté ultra ambiant et pas très dynamique. La musique de Graveren consiste en plusieurs mélodies répétitives par dessus lesquelles il faisait les percussions, le tout derrière un autel décoré du logo du groupe. Beaucoup de gens parlaient pendant la prestation, ce qui est en soi très irrespectueux, mais qui démontre que le style est un peu difficile à apprécier en spectacle. Les réactions de la foule étaient assez timides et c’est après un bref set de trente minutes que Graveren a quitté la scène. Les fans du genre y ont peut-être trouvé leur compte mais je dois bien avouer que le dungeon synth en spectacle, ce n’est pas pour moi.

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Issfenn : Une bonne prestation

Le groupe Issfenn était le prochain à monter sur scène et la salle était maintenant assez bien rempli. J’étais un peu sceptique de voir seulement deux musiciens se présenter devant la foule mais je dois avouer que le résultat m’a agréablement surpris. Je m’attendais à un black metal assez conventionnel mais les changements de temp et d’ambiance ont vraiment rendu le tout intéressant, flirtant même à quelques occasions avec le black ‘n’ roll. À mon avis, le black metal a la fâcheuse tendance de devenir répétitif rapidement mais durant la prestation de Issfenn, je ne me suis pas du tout ennuyé! La seule chose qui aurait pu amélioré leur prestation aurait été l’ajout d’une basse, ce qui aurait amené plus de punch à leurs compositions. Somme toute, Issfenn ont offert une prestation solide et les gens présents ont également eu l’air d’apprécier.

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Oppression : Répétitif

On m’avait vanté le côté punk et cru du groupe Oppression et j’étais assez curieux d’entendre ça en live. Pour vous décrire le mieux possible le son du groupe, c’est comme si Peste Noire et Bérurier Noir avaient eu un enfant. Des textes crus, des beats typiquement punk et une voix transigeant entre les screams stridents et le clean vocal crasse. Malheureusement, je n’ai pas tellement apprécié leur musique que j’ai trouvé franchement répétitive, surtout au niveau de la rythmique. J’ai aussi trouvé étrange l’alternance entre les deux types de vocals, ce qui donnait l’impression d’avoir deux groupes différents sur la même scène. Avec les compositions qui se ressemblaient un peu trop entre elles, j’ai trouvé leur prestation un peu longue malgré la bonne énergie que le groupe dégageait. Dommage!

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Spectral Wound : Un black metal solide!

C’était finalement au tour de Spectral Wound de nous présenter son matériel et on peut dire que le Turbo Haüs était très bien rempli! Le tout a commencé avec l’excellente Woods from Which the Spirits Once So Loudly Howled, première pièce de leur album Infernal Decadence et c’était très solide! Le vocal de Jonah Campbell était perçant et il avait une bonne présence sur scène. Par contre, à part lui et le guitariste Patrick McDowall, j’ai trouvé le reste du groupe beaucoup trop statique, surtout la bassiste Olwyn qui n’avait pas l’air très à l’aise sur scène. Qu’à cela ne tienne, leur matériel en spectacle est extrêmement efficace et puissant! Un peu comme Issfenn, le groupe joue avec différentes rythmiques dans leurs chansons et c’est cette variété de tempo qui les démarque. Mais, à mon avis, leur set a été beaucoup trop court, ce qui est assez dommage. C’était la première fois que je voyais Spectral Wound en live et j’espère que ce ne sera pas la dernière! Toutes mes félicitations à Tehom Productions pour cette première soirée qui fut un énorme succès!

Auteur : Maxime Pagé

Kalmah @ L'Astral (Montréal)

Nous avons eu droit à un duo de choc lundi soir alors que les groupes Kalmah et Vreid étaient de passage à l’Astral pour un concert aussi grim que mélodique. Dans le cadre de ce spectacle, les groupes Empyrean Throne et Unbeing faisaient office de première partie.

Unbeing : Une prestation correcte

Unbeing est un nom qui se retrouve souvent sur les affiches des shows à Montréal et ce n’est pas pour rien. Après les avoir vu à plusieurs reprises, j’ai toujours trouvé leurs prestations agréables et solides. Malheureusement, le spectacle de ce soir a fait exception avec une qualité de son médiocre. Quand le drum roulait dans le tapis, ça enterrait tout le reste et il est clair qu’un groupe comme Unbeing a besoin d’un minimum pour qu’on puisse apprécier les compositions à leur juste valeur. Sherif El-Maghraby essayait d’entretenir la foule comme il pouvait mais celle-ci semblait assez peu réceptive. Le groupe a fait ce qu’il a pu pour donner une prestation de qualité, mais les conditions n’étaient tout simplement pas de leur côté. Dommage!

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Empyrean Throne : Cacophonique…

C’était au tour du groupe californien Empyrean Throne de nous présenter leur matériel…qui a rapidement été victime du même problème mentionné précédemment. Je pensais alors que la performance de Unbeing avait été gâchée…mais là on est arrivés à un tout autre niveau de gâchis. Dès les premières notes, on n’entendait que le drum qui était tout simplement assourdissant. Il était presque impossible de distinguer le vocal et les guitares et certaines personnes fixaient le soundman dans l’espoir que quelque chose se règle…mais il n’en fut rien. Le chanteur Andrew Knudsen se donnait corps et âme sur scène et essayait d’interagir avec la foule le plus souvent possible, ce qui est tout à son honneur. C’est finalement lors de la dernière pièce que le son est devenu moindrement potable, mais c’était trop peu trop tard. Ce n’est pas facile de juger la qualité d’un band en live quand les conditions sonores sont aussi mauvaises mais je peux tout simplement mentionner que le groupe avait une excellente énergie. Quand tu écoutes des extraits le lendemain et que ça ne ressemble en rien à ce que tu as entendu…ça en dit beaucoup.

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Vreid : Solide!

Cela faisait presque six ans depuis le dernier passage de Vreid à Montréal, leur dernier spectacle remontant au 28 juin 2013 aux Foufs avec Kampfar. Ils étaient maintenant en ville pour promouvoir leur plus récent album Lifehunger qui est, à mon avis, leur meilleur depuis des années. Heureusement pour eux, la qualité du son était nettement meilleure que pour les deux groupes précédents, et ce, à mon grand soulagement. La setlist était vraiment partagée entre de vieux titres comme Raped By Light et Disciplined et de nouvelles chansons comme Black Rites In the Black Nights et Lifehunger. Les gars de Vreid avaient visiblement l’air contents d’être là et c’est pendant leur set que la foule a vraiment commencé à se réveiller. Plusieurs savent que Vreid est né des cendres de Windir et c’est avec surprise qu’on a eu droit à l’interprétation de Journey To The End tirée de l’album 1184. Après l’intro Flowers & Blood, on s’est fait lancé One Hundred Years qui rentrait solidement au poste. Pour clore leur prestation, quoi de mieux que la bombe qu’est Pitch Black! Vreid ont su démontrer qu’ils sont les maîtres incontestés du black ‘n’ roll et on va espérer de pas avoir à attendre un autre six ans avant de les revoir à Montréal.

Setlist : Når Byane Brenn, Black Rites In The Black Nights, Disciplined, Solverv, Raped By Light, Lifehunger, Journey To The End (Windir Cover), Flowers & Blood, One Hundred Years, Pitch Black

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Kalmah : Les maîtres du swamp metal

Les gars de Kalmah se sont finalement pointés sur scène devant une salle assez bien remplie. Bien que leur dernier album Palo m’ait laissé plutôt indifférent, j’avais tout de même hâte d’entendre leurs vieux classiques mais aussi d’entendre comment les nouvelles chansons allaient sonner en live. C’est avec Hook The Monster tirée de 12 Gauge que tout a commencé et le groupe a définitivement bénéficier du meilleur son ce soir. Le guitariste Antti Kokko était encore absent de cette tournée et c’est Harri Hytönen qui le remplace. Le groupe a pigé parmi tous ses albums, n’oubliant que très peu de classiques au passage. On s’est donc fait lancer They Will Return, For The Revolution et The Groan Of Wind parmi tant d’autres. La surprise a été sans doute l’interprétation de Moon Of My Nights, pièce plus tranquille qui clôture l’album Swampsong. Les moments forts pour moi ont été l’interprétation de 12 Gauge et Heroes To Us, même si cette dernière a commencé en queue de poisson dû à des problèmes techniques.

Par contre, les interactions du chanteur Pekka Kokko étaient maladroites, interminables et dans un anglais assez chambranlant, ce qui cassait le rythme du spectacle. J’ai aussi été agacé par l’abus du bass booster qui enterrait tous les autres instruments et d’ajoutait absolument rien d’intéressant. Le groupe nous a finalement laissé avec The Black Watlz et Hades, deux grosses pointures. Kalmah a offert une bonne prestation du début à la fin et il est clair que les fans de métal mélodique en ont eu pour leur argent.

Setlist : Hook the Monster, They Will Return, The Evil Kin, For The Revolution, Pikemaster, The Groan Of Wind, Swamphell, Moon Of My Nights, Seventh Swamphony, 12 Gauge, Take Me Away, Principle Hero, Heroes To Us, The Black Waltz, Hades

Auteur : Maxime Pagé

Ossuaire – Premiers Chants Critique d'album

Place à l’hérésie avec le premier album du groupe montréalais Ossuaire! Intitulé Premiers Chants, la sortie de cet opus est prévue le 26 avril 2019 chez Sepulchral productions, label dont la réputation n’est plus à faire dans le milieu du Métal Noir Québécois. La jeune formation est composée de Hérésiarque au chant, Atrocité à la guitare, Charnier à la batterie et Spectre à la basse.

Cette œuvre représente une véritable ode à la noirceur où la religion est omniprésente. L’ouverture se fait sur un son de cloche avec le morceau Premiers Chants. La rythmique agressive et le chant glacial ne sont pas sans rappeler un mélange de Monarque, Gevurah et Sorcier des Glaces. L’enchaînement avec La Procession des Flagellants passe inaperçu en termes de composition. On notera tout de même des chœurs plus prononcés en fin de morceau. Continuant sur la même lancée, le titre La Flamme noire de Ge’henom introduit des passes plus mélodiques fort appréciables. Fait intéressant, le nom « Ge’henom » renvoi à la vallée de Hinnom, au sud de Jérusalem, connue pour les sacrifices des « premiers-nés » offerts au dieu Moloch par le peuple des Ammonites.

Suite à cette vague de violence, arrive une étonnante rupture avec le titre Exhortation. Sur fond de guitare acoustique, Hérésiarque nous offre un chant clair et grave aux allures d’une procession funèbre. Les paroles, sous forme de poème en prose, retracent le discours d’un chef de guerre romain prêt à anéantir le monde chrétien. Toujours dans la thématique du profane, la piste Saints Céphalophores revient à un métal noir que je qualifierais plus de traditionnel. Les phases rapides martelées de blasts beat alternent avec des passages plus lents et mélodiques. Il faudra attendre la fin de l’album et le chef d’œuvre de 11 minutes La Grande Apostasie pour savourer pleinement cet album. Tout le savoir-faire du groupe y semble concentré en un morceau. Les sonorités épiques nous transportent vers la pleine montée en puissance de l’Antéchrist, adulé par un peuple d’apostats. Enfin, la musique s’atténue sur fond de dark ambiant qui ne dénote en rien avec l’univers lugubre que nous venons de traverser.

En résumé, les membres d’Ossuaire ont officié avec succès en nous délivrant un son de qualité qui n’a rien à envier aux plus grands. Cet album plaira définitivement aux amateurs de métal noir à la fois attachés au « Trve Style » et en recherche de nouveautés.

Auteur : Kevin Rollet

Dix albums métal à découvrir en mai

Amon AmarthBerserker

Le groupe suédois est finalement de retour avec Berserker, son onzième album en carrière. Amon Amarth n’est pas le genre de groupe à faire des changements drastiques au niveau de leur son, mais pourquoi changer une formule gagnante? Une grosse sortie pour le moi de mai!

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Rammstein Rammstein

Après plus de dix ans depuis la sortie de Liebe Ist Für Alle Da, les gars de Rammstein nous reviennent avec un nouvel album sans titre et à la pochette très minimaliste. Même si leur extrait Deutschland ne réinvente pas la roue, le videoclip est néanmoins magnifique! À suivre!

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Fleshgod ApocalypseVeleno

Dans les dernières années, Fleshgod Apocalypse s’est forgé une réputation béton au sein du metal extrême et son nouvel album Veleno risque de faire des vagues! Leur extrait Sugar rentre solidement au poste et je suis très curieux d’entendre la suite.

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Gloryhammer Legends From Beyond The Galactic Terrorvortex

Si t’aimes le power metal cheesy, Gloryhammer est un incontournable! Et ça tombe bien, ils sortent un nouvel album en mai intitulé Legends From Beyond The Galactic Vortex. Avec un titre comme ça, ai-je besoin d’en dire plus?

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Death Angel Humanicide

Les légendes du thrash américain sont de retour avec leur neuvième album et le troisième volet de leur Wolf Trilogy, Humanicide. Des riffs agressifs et rapides et des beats endiablés, bref tout ce que les fans de thrash ont besoin!

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Myrath Shehili

Avec une popularité qui a explosé depuis la sortie de leur album Legacy, le groupe tunisien Myrath nous revient avec un tout nouvel album, Shehili. On retrouve leur sonorité prog teintée de musique moyen orientale qui a fait leur renommée.

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SECTION DÉCOUVERTE

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StormlordFar

Avec une musique sombre et épique, le groupe italien Stormlord risque fort de te plaire! Ils sortent justement leur sixième album Far en mai! Vas-y, ça vaut le détour!

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Vale Of PnathAccursed

Même si Accursed n’est qu’un EP, je crois qu’il a sa place dans ma liste! Un tech death teinté de black metal, c’est ce que le groupe Vale Of Pnath a à offrir et c’est très bien fait!

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October TideIn Splendor Below

Composés d’anciens membres de Katatonia, October Tide oeuvrent dans un melodic doom/death pas piqué des vers et risque de plaire aux fans de musique mélancolique!

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KampfarOfidians Manifest

T’aimes le black metal pagan et obscur? Les Norvégiens de Kampfar sortent justement leur nouvel album le mois prochain! C’est occulte et crasseux à souhait!

Auteur : Maxime Pagé

Trapped Under Ice @ Coop Katacombes (Montréal)

Retour en images sur la soirée Trapped Under Ice, la célébration du Heavy Metal canadien avec Metallian, Cauchemar, Barrow Wight, Occult Burial et Freeways du 20 avril 2019!

Photographe : Thomas Mazerolles

Plini @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Après une prestation en première partie de Tesseract en mai 2018, Plini est finalement de retour à Montréal, cette fois-ci en tête d’affiche. Le spectacle au Théâtre Fairmount affichait déjà complet depuis quelques jours déjà et ça promettait d’être une soirée très réussie. Dans le cadre de cette tournée nord-américaine, les groupes Mestis ainsi que Dave Mackay faisaient office de première partie.

Dave Mackay : Très smooth

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parlé du musicien newyorkais Dave Mackay et j’ai été agréablement surpris. J’étais un peu dubitatif au début quand je l’ai vu arriver seul sur scène et s’asseoir devant ses claviers pour interpréter deux pièces très très tranquilles. J’ai trouvé qu’il manquait quelque chose…et c’est là que d’autres musiciens sont arrivés, ce qui a rendu le tout nettement plus intéressant. Ils ont interprété de nouvelles pièces tirées de son album Three : Vol. 1 et, dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plutôt bien. Une grande partie des pièces étaient instrumentales mais l’ajout de sa voix n’était en rien déplacée ou étrange, ce qui en faisait un excellent fit avec Plini. C’était parfois dur à décrire musicalement, mélangeant les genres avec une vibe très jazz et ambiante. J’ai bien apprécié la performance de Dave Mackay au point d’aller en réécouter dès le lendemain. Si vous cherchez une musique pour planer, c’est un must!

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Mestis : Intéressant!

Beaucoup de gens ce soir semblaient s’être déplacés pour Mestis et ce n’est pas pour rien compte tenu dans la gros pointure qu’est Javier Reyes, guitariste de Animals As Leaders. Par contre, son projet Mestis est assez différent de Animals As Leaders par son côté plus ambiant et moins agressif. Les sonorités des pièces étaient assez variées mais j’ai souvent eu l’impression d’entendre du folk rock déconstruit avec une touche de musique latine, ce que je n’avais jamais entendu auparavant. Javier Reyes a montré à la foule montréalaise sa grande maîtrise de sa guitare et du groove et cette dernière a énormément apprécié. Si j’ai aimé la plupart des pièces, mon coup de coeur a été sans aucun doute la dernière pièce interprétée, Media Noche, qui est vraiment venue me chercher avec son ambiance jazzy et mélancolique. Mestis a été pour moi une très belle découverte et, si je me fis aux réactions de la foule, je n’ai clairement pas été le seul qui a adoré.

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Plini : La virtuosité à l’état pur

La prestation de Plini en mai dernier m’avait vraiment impressionné au point où j’avais préféré la leur plutôt que celle de Tesseract. J’étais donc assez fébrile à l’idée de les revoir en spectacle, surtout en tête d’affiche. Le Théâtre Fairmount était plein à craquer et l’énergie de la foule était palpable. C’est avec Cascade tirée de Handmade Cities que tout a débuté et le son était tout simplement parfait. Niveau artifice de scène, ils sont allés dans la sobriété avec un simple croissant de lune illuminé en guise de backdrop. Pourquoi se perdre dans des considérations matérielles quand les compositions sont aussi excellentes et travaillées! Les gens ne font pas de headbanging ou dansent pendant Plini, les gens observent! Car, on va se le dire, le musicianship était tellement de haut calibre que s’en était hypnotisant! Ils ont pigé des pièces parmi toute leur discographie et je n’aurais pas pu demander mieux. On s’est donc fait lancé des bombes comme Salt + Charcoal, Away et Paper Moon et c’était tout simplement enivrant. Mais, pour moi, le moment fort du spectacle a été l’interprétation des pièces Selenium Forest et Flâneur, une à la suite de l’autre. L’ambiance était génial et l’émotion y était. Je crois justement que c’est ce qui démarque Plini de beaucoup d’autres projets musicaux : la symbiose parfaite entre le côté technique et l’émotion. Durant les dernières pièces, Dave Mackay et Javier Reyes se sont joints au groupe, un moment très cool! Le seul point négatif que je pourrais apporter est que l’interprétation de la dernière pièce Electric Sunrise s’est étiré beaucoup trop longtemps, au point où certaines personnes ont décider de quitter la salle. Qu’à celà ne tienne, Plini a offert un spectacle inoubliable à ses fans montréalais et à leur prochain passage, j’y retournerais sans hésitation!

Setlist : Cascade, Salt + Charcoal, Away, Kind, Sunhead, Selenium Forest, Flâneur, Other Things, Heart, Wombat Astronaut (Beyond The Burrow), Handmade Cities, Paper Moon, Electric Sunrise

Auteur : Maxime Pagé

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