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At The Gates + Municipal Waste + Enforced @ Théâtre Corona (Montréal)

Les fans de melodeath suédois ont été sérieusement gâté(e)s vendredi soir alors que les pionniers du genre At The Gates s’arrêtaient au Théâtre Corona pour une tournée des plus spéciales. En effet, en plus d’un court set composé de chansons récentes, ils allaient également jouer leur album classique Slaughter Of The Soul dans son intégralité. Pour ajouter encore plus d’intensité à cette soirée qui en était déjà pleine, les groupes Enforced et Municipal Waste assuraient la première partie.

Enforced : Une solide prestation

La formation américaine Enforced a été la première à monter sur scène devant une salle déjà pleine à craquer, ce qui est plutôt rare pour un groupe de première partie. Avec leur solide album Kill Grid sorti l’an passé, j’avais bien hâte de voir comment le tout aller se transcrire en live. Si la foule a été quelque peu timide au début, les solides riffs et les martellements du drum ont mis le feu au poudre. Leur chanteur Knox Colby, même avec un bras dans une attelle, se donnait corps et âme pour divertir son public. Le son était impeccable et chaque instruments était parfaitement audible. Les chansons jouées provenaient évidemment de leurs deux albums At The Walls et Kill Grid mais on a quand même eu droit à une toute nouvelle pièce intitulée War Remains. C’est sûr qu’Enforced n’est pas le groupe qui réinvente la roue, mais leur performance énergique a été très solide et agréable.

SetlistTrespasser, Malignance, Skinned Alive, War Remains, Reckoning Force, Beneath Me, Brahman, The Heat, Curtain Fire

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Municipal Waste : Un gros party!

La dernière fois que j’ai vu Municipal Waste en spectacle, c’était en 2009 au CEPSUM avec Lamb Of God et je me souviens d’avoir vraiment aimé leur thrash/crossover de party qui avait fait exploser le parterre. C’est donc treize ans plus tard que je les revois sur la scène du Théâtre Corona et on pouvait sentir qu’une grande partie des gens présents s’étaient déplacés pour eux. Ce qu’on allait avoir pourrait se résumer à un 45 minutes de gros riffs thrash et d’un moshpit complètement fou (sans oublier le body surfing incessant). C’était pour eux l’occasion de nous présenter leur tout nouvel album Electrified Brain sorti le mois passé en plus de nous lancer des vieux classiques. Leur chanteur Tony Foresta avait l’air presque ému de voir à quel point la foule était intense et lui obéissait au doigt et à l’oeil. Ça a été particulièrement intense lors de la chanson Wave Of Death où il les a incité à faire du body surfing à outrance et je n’aurais pas voulu être à la place des gardiens de sécurité à la clôture. Est-ce que Municipal Waste est le groupe dont les textes ont le plus de profondeur? Absolument pas, et c’est comme ça qu’on les aime. C’est toujours un énorme party à chaque fois qu’ils viennent en ville et j’ai encore une fois passé un bon moment!

SetlistBreathe Grease, You’re Cut Off, Grave Dive, Beer Pressure, Thrashing’s My Business… And Business Is Good, Headbanger Face Rip, Blood Vessel, High Speed Steel, Wave of Death, Sadistic Magician, Slime and Punishment, Black Ice, I Want to Kill the President, Electrified Brain, Under the Waste Command, Demoralizer, The Art of Partying, Born to Party

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At The Gates : Les rois de Gothenburg

On était maintenant rendus au clou de spectacle avec At The Gates et je peux vous dire qu’il faisait chaud dans la salle tellement c’était compact. Le groupe s’est présenté sur scène devant la bannière de leur plus récent album The Nightmare Of Being et c’est justement avec la chanson Spectre Of Extinction que tout a commencé. Si le son était un peu brouillon au départ (surtout au niveau de la bass qui claquait trop et le bass drum qui était trop fort), le tout s’est rapidement réglé et tout a été limpide par après. Suite au congédiement du guitariste Jonas Stålhammar, c’est Daniel Martinez du groupe Atheist qui a été l’heureux élu pour le remplacer sur cette tournée et il a vraiment fait un travail impeccable. Comme mentionné plus haut, le premier set était composé de pièces provenant de leur trois albums plus récents comme At War With Reality, To Drink From The Night Itself ou encore Death And The Labyrinth. La seule exception a été The Swarm de leur album Terminal Spirit Disease sorti en 1994.

La scène a par la suite été plongée dans l’obscurité et aussitôt qu’on a entendu la distortion du début de Blinded By Fear tout la foule s’est mise à crier d’enthousiasme. Quand la lumière est revenue, on s’est retrouvé devant le backdrop de Slaughter Of The Soul et le pit était carrément fou. Je sais que ça n’a pas l’air de grand chose, mais le moment que j’attendais le plus (et je ne devais pas être le seul) était le fameux GO au début de la chanson Slaughter Of The Soul et c’était vraiment beau de voir tout le monde le crié à l’unison (je suis sûr que les murs en ont vibré!). C’était aussi l’occasion d’entendre des chansons qui n’ont probablement jamais été jouées en live comme les instrumentales Into The Dead Sky et The Flames Of The End qui ont été toutes les deux excellentes. Avec un album de qualité comme ça, c’était écrit dans le ciel que ça allait passer trop vite. En guise de finale, ils ont entamé The Night Eternal tirée de leur album At War With Reality. At The Gates ont encore une fois démontré à quel point ils sont une référence dans le genre et ça ne devrait pas prendre trop de temps avant de les revoir à Montréal.

Setlist : Spectre of Extinction, At War With Reality, To Drink From the Night Itself, The Swarm, Death and the Labyrinth, Touched by the White Hands of Death, The Book of Sand (The Abomination), Blinded by Fear, Slaughter of the Soul, Cold, Under a Serpent Sun, Into the Dead Sky, Suicide Nation, World of Lies, Unto Others, Nausea, Need, The Flames of the End, The Night Eternal

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Brymir – Voices In The Sky (Critique d'album)

Brymir est un groupe que je connais depuis déjà quelques années et j’avais même acheté leur tout premier album Breathe Fire To The Sun au hasard et ça avait vraiment été une belle surprise/découverte. Ils ont également sorti en 2019 une véritable bombe du nom de Wings Of Fire qui m’a littéralement fait capoter. C’est donc trois ans plus tard que la formation finlandaise nous offre Voices In The Sky et, disons que de mon côté, la barre était assez haute. Aurons-nous droit à de la pure epicness comme à leur habitude? Y verrons-nous un peu d’expérimentation? Mais la vraie question à se poser : Comment ça sonne?

Dès les premières notes de la chanson titre, ils y vont avec de belles mélodies à la guitare acoustique qui me renvoient quelque peu au vieux matériel d’Ensiferum…pour finalement exploser dans des riffs et de lead guitars mélodiques et turbo efficaces. On délaisse un peu les éléments électro très présents sur l’album précédent au profit d’un son beaucoup plus melodeath classique mais avec beaucoup de feeling. Petite nouveauté sur cet album, les clean vocals/choirs sont beaucoup plus présents, rappelant encore une fois la belle époque d’Ensiferum ou Wintersun, sans pour autant sonner comme un émule de ceux-ci. On a de bons exemples avec les pièces Fly With Me ou encore Herald Of Aegir qui, en plus d’être excellentes, sont super catchy. Quand je parlais de feeling précédemment, la première chanson qui me vient en tête est Rift Between Us qui est probablement la chanson la plus mélancolique. Il y a bien une chanson qui m’a vraiment laissé perplexe et c’est Far From Home avec son intro qui laisse présager une ballade pop/electro radiophonique…mais qui heureusement fini par revenir vers le son que l’on connait. On termine le tout avec All As One qui est la chanson la plus épique avec son build-up incroyable et ses chorales grandioses.

Honnêtement, je n’ai pas grand chose à dire de négatif à propos de Voices In The Sky sauf peut-être que le cover de Diabolis Interium, originalement jouée par Dark Funeral, n’apporte pas grand chose. Elle est un peu trop calquée sur l’originale et je pense qu’ils auraient pu y donner une twist un peu plus personnelle pour rendre ça plus mémorable. C’est loin d’être mauvais, mais je ne pense pas que ce soit la chanson que vous allez vouloir réécouter par la suite.

J’avais pas mal d’attentes envers Voices In The Sky et elles ont toutes été comblées. Les gars de Brymir ont encore une fois livré la marchandise et il est clair que cet album finira dans mon top des meilleurs albums métal de 2022!

9/10

Auteur : Maxime Pagé

Aeternam – Heir Of The Rising Sun (Critique d'album)

Quand quelqu’un me demande de faire un top de mes groupes de métal québécois préférés, Aeternam arrive toujours bien haut. Avec leur mélange de death metal et de sonorités folkloriques avec une grosse dose d’epicness, il est très difficile de ne pas aimer! La formation de Québec nous revient donc cette année avec un tout nouvel album intitulé Heir Of The Rising Sun qui a pour thème la chute de Constantinople, conquise par l’empire Ottoman. Est-ce que ce sera épique et prenant comme à leur habitude? Ou est-ce que ça s’écroule comme l’empire byzantin? Mais, surtout, comment ça sonne?

À moins que je me trompe, je crois que c’est la première fois qu’Aeternam délaisse les récits mythologiques au profit de l’histoire avec un grand H. Ils avaient bien traité de sujets historiques dans le passé, surtout avec l’album Ruins Of Empires dont chaque chanson était comme un tableau montrant les vestiges d’une civilisation disparue. Par contre, avec Heir Of The Rising Sun, la même thématique est suivie du début à la fin. L’intro Osman’s Dream nous plonge directement dans un récit épique et, bien honnêtement, c’est tellement bien fait que j’ai eu l’impression de commencer une campagne dans Age Of Empires II! L’album commence fort avec Beneath The Nightfall qui est probablement la pièce la plus catchy. Côté production, je n’ai rien à redire! Le son est impeccable, tous les instruments et la voix sont parfaitement audibles et les orchestrations sont intenses et bien ficelées. Je remarque aussi que la voix clean d’Achraf Loudiy sonne de mieux en mieux et a même gagné en maturité sur cet album.

Par contre, je dois avouer que, dans l’ensemble, je suis un peu déçu de mon expérience. La première partie de l’album est supérieure à la deuxième et j’aurai aimé que The Fall Of Constantinople, la grande finale, vienne me chercher plus que ça. Même si musicalement ça sonne extrêmement bien, je trouve que cet album manque de moments mémorables et surtout de hooks. À part Beneath The Nightfall, Irene et Nova Roma, je n’ai pas vraiment de souvenirs marquants pour les autres. Il est vrai que j’apprécie beaucoup plus leurs textes traitant de sujets plus mythologiques et que le thème abordé sur cet album est tout de même intéressant, mais je me demande si Aeternam a bien fait de sortir un peu de son créneau. Je ne dirai pas que ça manque de démons sumériens, mais je trouve que ça manque un peu du mysticisme qui m’a tant accroché dans le passé.  J’ai aussi eu l’impression que leur son a évolué du death symphonique aux sonorités ethniques à ce qu’on pourrait considérer comme du death/symphonic power metal.  Ce n’est pas mauvais pour autant, mais sans être trop dur avec eux, j’ai trouvé que ça manquait un peu de personnalité et je n’y ai pas vraiment trouver mon compte sur cet album.

C’est toujours assez ambitieux d’y aller avec des albums concepts. Si la contrainte peut pousser les musiciens vers quelque chose de grandiose et transcendant, elle peut aussi donner un résultat parfois moindre. Est-ce que Heir Of The Rising Sun est un mauvais album? Je ne dirais pas ça, mais pour un album d’Aeternam, je m’attendais à un peu mieux. Qui sait, peut-être que mes attentes étaient trop élevées.

7/10

Auteur : Maxime Pagé

Douze albums métal à découvrir en août

Amon AmarthThe Great Heathen Army

Les légendes du melodic death metal suédois Amon Amarth nous reviennent avec un douzième album intitulé The Great Heathen Army à la pochette…discutable. Préparez vos épées et vos cornes à boire, les vikings sont de retour!

Date de sortie : 5 août 2022

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Soilwork Övergivenheten

On reste en Suède avec le groupe Soilwork qui nous présente son nouvel opus Övergivenheten, qui semble être une suite de l’album précédent Verkligheten. Même si la formation a un son beaucoup plus soft qu’avant, on peut dire que cette expérimentation leur va bien!

Date de sortie : 19 août 2022

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Psycroptic Divine Council

Après leur excellent album As The Kingdom Drowns, j’avais bien hâte de voir où Psycroptic allait se diriger. Nous avons enfin une réponse avec Divine Council à la superbe pochette signée Eliran Kantor. Préparez-vous les fans de tech death, vous allez être gâté(e)s!

Date de sortie : 5 août 2022

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The Halo EffectDays Of The Lost

Formés d’anciens membres d’In Flames, The Halo Effect sortira le mois prochain son tout premier album Days Of The Lost. Je ne vous cacherai pas que c’est un des albums que j’attends le plus cette année et le hype est tout simplement gigantesque!

Date de sortie : 12 août 2022

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Brymir Voices In The Sky

Une autre sortie que j’attends avec impatience est le nouveau Brymir, Voices In the Sky. J’ai été assez surpris par leur premier single qui mettait de l’avant beaucoup de clean vocals mais, dans l’ensemble, ça sonne vraiment bien!

Date de sortie : 26 août 2022

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Lacrimas ProfundereHow To Shroud Yourself With Night

On y va maintenant dans le gothic metal avec Lacrimas Profundere et leur album How To Shroud Yourself With Night. Ils ont repris du galon avec l’arrivée de leur nouveau chanteur Julian Larre et je pense que cet album en sera un de qualité.

Date de sortie : 26 août 2022

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Hammer King Kingdemonium

À ne pas confondre avec HammerFall, les Allemands d’Hammer King y vont aussi dans le heavy/power mais avec des riffs beaucoup plus crunchy et pesant, sans pour autant perdre leur côté catchy.

Date de sortie : 19 août 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Parasite Inc.Cyan Night Dreams

Si t’aimes le melodeath avec une touche un peu plus moderne, le groupe allemand Parasite Inc. devrait fortement te plaire. Avec des pièces plus agressives et d’autres plus ambiantes où les synthétiseurs règnent, ça devrait être une bel ajout à ta discographie.

Date de sortie : 19 août 2022

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Tomb Of FinlandAcross The Barren Fields

Tomb Of Finland oeuvre dans un style qui mélange habilement le death, le doom et le black metal et, après avoir entendu Wretched Bliss,  j’ai bien hâte d’entendre la suite de leur album Across The Barren Fields.

Date de sortie : 19 août 2022

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Sun EaterVermin

Vermin est le tout premier album du one man band français Sun Eater et disons que ça promet beaucoup (en plus d’avoir une pochette très cool). Avec une qualité de la production et avec des compos qui vous rentrent solidement dedans, on a ici un tech death qui, assurément, pètera des gueules!

Date de sortie : 18 août 2022

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Anthea Tales Untold

Probablement le groupe le moins violent de cette liste, le groupe de metal symphonique américain Anthea se démarque par son mélange de sonorités qui rivalise avec les grands noms du genre. Une belle découverte!

Date de sortie : 26 août 2022

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Ahriman Kehely

On finit en beauté avec le groupe hongrois Ahriman et leur nouvelle offrande Kehely. Je suis tombé sur eux par hasard et disons que le hasard fait bien les choses! On a ici un melodic black metal super bien produit et j’ai très hâte d’entendre le reste.

Date de sortie : 19 août 2022

Auteur : Maxime Pagé

Suffocation + Atheist + Soreption @ Le Studio TD (Montréal)

La formation Suffocation était de retour dans la métropole et leur passage au Studio TD se faisait en compagnie des formations Soreption et Atheist

 

C’est le groupe Soreption qui entame la soirée devant bon plusieurs amateurs. Leur style death métal technique est précis et intense, mais ils auraient cependant bénéficié d’un second guitariste pour rendre justice à leurs enregistrements. Plusieurs amateurs se bousculent rapidement au rythme de la musique, mais la majorité d’entre eux sont davantage en mode découverte. Avec un nouvel album paru il y a deux semaines, il est normal que la sélection de titres soit centrée sur ce dernier. Le guitariste et le bassiste du groupe sont très dynamiques sur scène, mais le chanteur reste plutôt immobile au centre de la scène et regarde les amateurs avec un regard intense tout en effectuant des mouvements de tête qui s’apparentent à des spasmes musculaires. Malgré leur courte performance de quarante minutes, Soreption a donné une très bonne performance qui a conquis particulièrement les plus jeunes. 

Pour plusieurs, le groupe incontournable de la soirée que l’était Atheist. Leur dernier passage dans la province date de plus de dix ans au Trois-Rivières MétalfestKelly Shaefer est maintenant l’unique membre originale de la formation et il s’est entouré d’excellents jeunes musiciens. Je dois avouer que leur style musical qui fusionne le death progressif, le thrash et le jazz peut porter à confusion, mais le résultat est fort intéressant et ponctué d’innombrables changements de rythmes. On remarque immédiatement la tornade humaine qui a pour nom Yoav Ruiz-Feingold à la basse. Ce dernier est partout et déborde d’énergie, mais cela ne l’empêche pas d’offrir une prestation très précise. Les deux guitaristes sont aussi très excellents, mais c’est le chanteur Kelly Shaefer qui retient l’attention des amateurs. Les titres se suivent et les amateurs d’un certain âge ne font qu’en demander davantage alors que l’on voit le questionnement dans le visage de nombreux amateurs plus jeunes. Les pièces Piece Of TimeUnquestionable PresenceOn They Slay et Mother Man ont été particulièrement brutale. Il ne manquait que l’excellente And The Psychic Saw, mais en discutant avec Kelly après leur prestation, ce dernier m’a mentionné que la pièce était sur le setlist, mais que dans son engouement, il a tout simplement oublié de la jouée. Cela démontre à quel point le groupe a apprécié sa soirée dans l’une des villes les plus métal sur terre, selon les dires de Kelly. Il faudra maintenant espérer revoir le groupe dans un délai plus raisonnable. 

C’est maintenant au tour de la formation Suffocation de finalement arriver sur scène. Leur prestation débute en force avec les pièces Liege Of Inveracity et Effigy Of The Forgotten. La foule s’anime rapidement et se pousse vigoureusement tout au long de leur prestation. Ricky Myers est maintenant la voix du groupe et ce dernier est en pleine forme. Il imite même le geste de main que Frank faisait lors des blast beats d’Eric Morotti.  Ce dernier est toujours aussi précis et puissant à la batterie. C’est pendant les pièces Breeding The Spawn et Catatonia que les moshpits seront les plus violents. Comme à son habitude, Derek Boyer est très dynamique sur scène et il est très bien appuyé par les guitaristes Terrance Hobbs et Charlie Eriggo. La formation termine leur soirée en force en jouant les pièces Funeral InceptionBind Torture KillInfecting The Crypts et l’excellent Surgery Of Impalement, ce qui permet à la foule de finalement reprendre son souffle. Suffocation démontre encore une fois qu’ils donnent une excellente prestation en concert ! 

Auteur : Albert Lamoureux

Quinze albums métal à découvrir en juillet

Massacre Mythos

Après avoir effectué un retour marqué l’an passé avec l’album Resurgence, le groupe Massacre nous revient déjà un EP intitulé Mythos. Avec un superbe artwork lovecraftien et un son bien gras, ça va très certainement plaire aux fans d’OSDM.

Date de sortie : 1er juillet 2022

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Witchery Nightside

La première chose qui m’est passée par la tête en voyant la pochette du nouveau Witchery a été : “Ben voyons? Ils font du stoner maintenant?”. Soyez sans crainte! Avec Nightside, on retrouve encore le black/thrash décapant qui les a fait connaître. Pour l’artwork…on repassera.

Date de sortie : 22 juillet 2022

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Municipal WasteElectrified Brain

Récemment, je me suis dit que Municipal Waste était mûr pour sortir un nouvel album…mais quel timing de feu! Cinq ans après la sortie de Slime And Punishment, ils sortent Electrified Brain, et ce, pour le plus grand plaisir des fans de thrash/crossover. Sortez votre keg, le party commence!

Date de sortie : 1er juillet 2022

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Conjurer – Páthos

Après avoir vu Conjurer en spectacle en 2019, j’étais sûr que ce groupe-là irait loin. Leur nouvel opus Páthos est le premier à sortir sur Nuclear Blast et allie à la perfection le sludge, le post-metal et le doom. 

Date de sortie : 1er juillet 2022

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Mantar Pain Is Forever And This Is The End

On reste dans l’univers du sludge avec Mantar qui sortira Pain Is Forever And This Is The End le mois prochain. Ne vous fiez pas à la pochette très épurée, on a ici un metal crasseux et pesant et je trouve encore hallucinant que ça sonne autant tonne de briques alors qu’ils ne sont que deux!

Date de sortie : 15 juillet 2022

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Thousand EyesBetrayer

Eh non, ce n’est pas l’artwork du prochain DLC d’Elden Ring mais bien le nouvel album du groupe japonais Thousand Eyes. Si vous aimez le melodeath plus conventionnel qui est à mi-chemin entre le son suédois et finlandais, allez écouter ça, vous ne serez pas déçus.

Date de sortie : 20 juillet 2022

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Moonshade And We Set The Skies Ablaze

Après avoir sorti un premier album qui manquait un peu de personnalité, les Portugais de Moonshade nous présentent As We Set The Skies Ablaze. Avec les extraits sortis jusqu’à maintenant, on sent que le groupe a trouvé sa voie. À suivre!

Date de sortie : 22 juillet 2022

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Inhuman ConditionFearsick

On dit qu’il ne faut jamais juger un album par sa pochette. Je m’attendais du thrash old-school, et j’ai eu un thrash/death pesant avec un vocal guttural. Inhuman Condition ont beaucoup de potentiel et j’ai hâte d’en entendre plus.

Date de sortie : 15 juillet 2022

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Wake Thought Form Descent

Si le groupe canadien Wake a fait ses débuts avec un son plus proche du grindcore, c’est maintenant avec un death/black bien senti qu’il est de retour avec Thought Form Descent. Est-ce que le changement est convainquant? À vous d’en juger.

Date de sortie : 22 juillet 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Xaon The Lethean

Le groupe suisse Xaon oeuvre dans un death metal symphonique assez convainquant et j’ai même été surpris par la qualité de la production des extraits qui paraîtront sur leur nouvel album The Lethean.

Date de sortie : 1er juillet 2022

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In SlumberWhile We Sleep

Ça faisait treize ans qu’In Slumber n’avait rien sorti, et ce, après un accueil assez mitigé de leur dernier album sorti en 2009. Est-ce que leur melodeath teinté de black metal saura faire mieux cette fois-ci? Si on se fit à l’extrait ci-dessous, je dirais que oui.

Date de sortie : 1er juillet 2022

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Scaphis Dissected And Fermented

Les plus belles découvertes sont souvent celles faites par hasard et c’est exactement ce qui est arrivé de mon côté avec Scaphis, un groupe de death metal australien qui en est à son deuxième album. Tu veux du groove et du gras? En v’là!

Date de sortie : 8 juillet 2022

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Battlegrave Cavernous Depths

Battlegrave est un autre groupe australien mais qui cette fois-ci y va avec un thrash/groove metal assez solide. Leur album Cavernous Depths devrait à coup sûr faire tripper les fans du genre. Belle pochette en passant!

Date de sortie : 22 juillet 2022

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Grenadier Trumpets Blare In Blazing Glory

C’est rare qu’on entend parler de groupes venant de Terre-Neuve, mais c’est bel et bien le cas avec Grenadier qui sortira son tout premier album, Trumpets Blare In Blazing Glory. Ça a le look de Bolt Thrower et le son du très vieux Amon Amarth, que demander de plus?

Date de sortie : 8 juillet 2022

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Dusk ChapelAstrophysics and Abnormal Activites

Le groupe ukrainien Dusk Chapel mélange beaucoup les genres, allant du melodeath, au black metal, à des parties de guitares cleans me faisant penser à du vieux In Flames. Voici un teaser de l’album, vous vous en ferez votre propre idée.

Date de sortie : 22 juillet 2022

Auteur : Maxime Pagé

Article de Test

Cet article a été publié pour nous permettre de faire des tests pour éliminer les malwares de notre site.

(Si vous pouvez le lire, ça veut dire que ça fonctionne bien jusqu’à maintenant)

NDLR – Certains d’entre vous ont noté que vous êtes parfois re-dirigé vers d’autres sites quand vous tentez de lire nos publications sur Facebook depuis début Avril. Nous en sommes désolé. Nous sommes victimes d’attaques informatiques à répétition par du monde apparemment très motivé. L’équipe de Thorium Mag travaille activement à trouver une solution définitive à ce problème. Les résultats jusqu’à aujourd’hui n’ont pas été a la hauteur de nos attentes. Nous avons espoir que les dernières mesures de protection ajouté hier seront suffisante cette fois-ci.

Dying Fetus @ Théâtre Corona (Montréal)

La musique grasse et brutale était à l’honneur jeudi soir alors que le légendaire groupe de death metal américain Dying Fetus était de passage au Théâtre Corona dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Pour agrémenter ce spectacle déjà riche en violence gratuite, les groupes Chelsea Grin, Bodysnatcher, Frozen Soul et Undeath assuraient la première partie.

Undeath : Un solide OSDM

J’entends beaucoup parler du groupe Undeath et de leur nouvel album It’s Time​.​.​.​to Rise from the Grave ces temps-ci et ce n’est que du positif. J’avais donc hâte de voir d’où venait le hype et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu! Les gars oeuvrent dans un old school death metal assez convainquant qui a vraiment eu l’air d’avoir la cote auprès des gens présents. Les musiciens avaient visiblement l’air contents d’être là, surtout que c’était leur toute première fois à Montréal et que l’accueil qu’ils ont reçu a été excellent. Leur chanteur Alexander Jones avait un growl bien gras et ça clashait beaucoup avec son attitude ultra sympathique entre les chansons. On peut dire que c’était mission accomplie pour Undeath qui nous a livré une bonne leçon de death metal et je ne serais pas surpris de les revoir très bientôt sur une autre tournée!

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Frozen Soul : Pesant à souhait!

Le groupe texan Frozen Soul en est un autre qui a acquis une belle notoriété en peu de temps, surtout avec leur premier album Crypt Of Ice qui a été signé directement chez Century Media. Contrairement au groupe précédent, on avait ici un death metal caverneux et huileux avec des riffs des plus pesants. Je n’avais pas trop d’attentes quant à leur prestation mais je peux vous dire que Frozen Soul en spectacle, c’est comme se faire passer dessus par une semi-remorque. Non seulement ça, mais lors de leur première chanson, leur chanteur Chad Green a sorti un canon à neige portatif et a aspergé (ou enneigé?) le parterre avec. Il a également profité de l’occasion pour nous faire un discours bien senti sur l’importance de la santé mentale et a d’ailleurs dédié la deuxième partie de leur set à plusieurs musiciens disparus récemment dont Trevor Strnad de The Black Dahlia Murder. On a eu droit à un death metal parfait pour le headbang et, à part le son de la bass qui saturait un peu à certains moments, tout sonnait comme une tonne de brique. Frozen Soul ont mis la barre bien haute avec leur death metal d’outre tombe et si vous avez la chance de les voir en spectacle, lâchez-vous lousse!

Setlist : Encased in Ice, Hand of Vengeance, Beat to Dust, Merciless, Crypt of Ice, Arctic Stranglehold

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Bodysnatcher : Meh.

Bodysnatcher était le seul groupe que je ne connaissais pas du tout et je n’étais même pas allé en écouter avant le spectacle (question de me garder la surprise). Je peux par contre vous dire que la surprise n’a pas été vraiment agréable car ce qu’on a eu c’est un deathcore générique, répétitif et surtout ultra prévisible. À la limite, que ce soit un groupe ordinaire ne me dérange pas tant que ça, (j’en ai vu d’autres), mais Bodysnatcher a carrément abusé des bass drops à l’extrême, en mettant parfois une dizaine dans la même chanson. Je suis vraiment désolé, mais quand un groupe fait ça, c’est que sa musique ne suffit pas en elle-même. C’est comme un gâteau…mais à 90% de crémage, rendu là tu sais juste pas faire de gâteau. Juste pour pas avoir l’air d’un hater, je dirais quand même que la voix du chanteur était efficace pour le genre, mais c’est pas mal le seul bien que je peux en dire. Même la foule n’avait pas l’air trop impressionnée sauf pour les quelques irréductibles dans le moshpit qui se prenaient pour des ninjas. En gros, j’avais vraiment hâte que la prestation de Bodysnatcher finisse…mais je n’étais pas au bout de mes peines…

Setlist : Wired For Destruction, Take Me To Hell, E.D.A., Behind the Crowd, King of the Rats, Black of My Eyes, Twelve/Seventeen

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Chelsea Grin : Meh Pt.II

Initialement, quand j’ai vu que Chelsea Grin allait être sur le line-up de cette tournée, je savais déjà que j’allais trouver le temps long (surtout quand t’es pas fan de deathcore). Mais à chaque fois que je me dis ça, je trouve au moins quelques points positifs à mentionner car les groupes 100% mauvais, c’est tout de même assez rare et Chelsea Grin est quand même un gros nom de la scène deathcore. Certains membres du groupes étaient absents dont le chanteur Tom Barber, qui a été remplacé par celui de Bodysnatcher qui lisait les paroles sur des fiches devant lui. C’est donc devant un backdrop où on pouvait lire “Chelsea Fucking Grin” que la formation s’est executée et…disons que c’était très similaire à Bodysnatcher. On avait les mêmes abus de bass drops, le même festival de breakdowns et je crois que les gens ont encore moins embarqué que pour le groupe précédent (sauf pour le pit, évidemment). Je dois quand même leur donner que leur musicianship était un peu plus relevé et on a même eu quelques rares solos qui nous donnait une pause des riffs répétitifs. Par contre, vers la fin de leur set, leur guitariste est tout simplement disparu derrière ses cabs, ce qui a causé une longue pause qui leur a coûté deux chansons. Certains ont dit que c’était tout simplement une corde qui avait lâché, mais si c’est le cas, tu es clairement censé avoir un backup, surtout quand tu es direct support au headliner. Ce manque de professionnalisme (si c’est vraiment ce qui s’est passé) a écourté la prestation du groupe et je ne m’en plaindrai pas. Je ne comprends toujours pas l’engouement pour des groupes qui n’ont que très peu à offrir autre qu’être brutal avec des breakdowns incessants.

Setlist : My Damnation, Sonnet of the Wretched, Dead Rose, 9:30am, Playing With Fire, Scent of Evil, Recreant, Hostage

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Dying Fetus : Brutal et guttural!

La dernière fois que j’ai vu Dying Fetus en spectacle, c’était à l’Astral en octobre 2018 et le son était tellement dégueulasse que les gens quittaient. C’est donc avec un peu d’espoir mais beaucoup d’appréhensions que j’attendais le début de leur set. Fort heureusement, dès les premières notes de Schematics, on a pu se rendre compte que le tout sonnait à merveille et ça promettait d’être une performance dévastatrice! Comme plusieurs, j’ai été assez surpris de voir leur chanteur/guitariste John Gallagher…avec des cheveux et une barbe, ce qui le rendait assez méconnaissable, mais après nous avoir entonné le chant de la truie, on a bien vu que c’était lui! Bon, trève de plaisanteries! Dying Fetus en spectacle, c’est (presque) toujours un gage de qualité et ils l’ont démontré encore une fois. On s’est fait envoyé des titres complètement fous comme In The Trenches, Grotesque Impalement et Your Treachery Will Die With You et c’était vraiment plaisant de retrouver le headbanging à l’unison et un moshpit bien actif (et surtout respectueux). Musicalement c’était réglé au quart de tour et, dans l’ensemble, c’était juste du gros fun sale! En guise de finale, on a eu droit à Wrong One To Fuck With et la très poétique Kill Your Mother, Rape Your Dog. Dying Fetus a encore une fois conquis son public montréalais et c’est toujours un immense plaisir de les voir en live (dans de bonnes conditions sonores)!

Setlist : Schematics, Subjected to a Beating, In the Trenches, One Shot, One Kill, From Womb to Waste, Atrocious by Nature, Skull Fucked, Epidemic of Hate, Grotesque Impalement, Homicidal Retribution, Your Treachery Will Die With You, Wrong One to Fuck With, Kill Your Mother, Rape Your Dog

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

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