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Testament + Exodus + Death Angel @ MTELUS (Montréal)

Le thrash metal old school, plus précisément celui de la Bay Area, était à l’honneur vendredi soir alors que trois grosses pointures du genre, Testament, Exodus et Death Angel, s’étaient rassemblées au MTELUS pour une soirée haute en intensité. Préparez vos vestes de patches et vos grosses bières, le moshpit vous attend!

Death Angel : Une excellente entrée en matière!

Le spectacle affichait complet depuis déjà un bon moment et, justement, c’est devant une salle pleine à craquer que les gars de Death Angel se sont présentés sur scène. Mark Osegueda et sa bande avaient l’air gonflés à bloc et j’avais bien hâte d’entendre leur matériel en live (surtout que la dernière fois que je les ai vu remonte à plus de dix ans). Dès les premières notes, on pouvait constater que le son était vraiment bien et chaque chanson punchait solidement. À quelques moments le vocal ne semblait pas assez fort, mais dans l’ensemble ce n’était pas trop mal. Côté setlist, c’était vraiment les deux extrêmes : de très vieilles chansons et des plus récentes. On a donc eu droit à Voracious Souls et Mistress Of Pain mais aussi Humanicide, The Moth et The Dream Calls For Blood. Ce que je trouve étrange, c’est que la foule a vraiment capoté au début du set mais s’est calmé assez rapidement par la suite. Est-ce que les vieilles chansons ont plus la cote? Je ne saurais dire. Death Angel ont offert une bonne dose d’agressivité à la foule montréalaise et ça ne pouvait qu’aller en s’améliorant.

SetlistThe Ultra-Violence / Mistress of Pain, Voracious Souls, Seemingly Endless Time, The Dream Calls for Blood, Caster of Shame, The Moth, Humanicide, Thrown to the Wolves

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Exodus : de la sueur, du sang et du thrash

C’était maintenant au tour d’Exodus de fouler les planches du MTELUS avec leur thrash moins punché mais plus sale! je dois vous l’avouer, je ne suis pas le plus grand fan de la formation et je n’avais pas vraiment d’attentes quant à leur prestation. Quand je disais que leur musique est moins punchée, ce n’est pas tant qu’il n’y a pas de hooks dans leurs chansons, mais bien parce que tous les instruments sont joués dans le tapis et on en a eu la preuve lors de leur set. Tous les gens dans la salle n’avaient d’yeux que pour Steve Souza, mais surtout pour Gary Holt qui se donnait corps et âme sur la scène. J’ai trouvé que Steve Souza s’en sortait plutôt bien, mais on sentait qu’il fatiguait plus ça avançait. De mon côté, je dois admettre que la première partie de leur spectacle m’a un peu moins plu. Oui ça sonnait bien, mais c’est pas tant venu me chercher (je trouve seulement que certaines chansons sont trop longues pour du thrash, comme Deathamphetamine qui dure presque neuf minutes). Pour moi c’est à partir de la deuxième moitié que j’y ai vraiment trouvé mon compte avec Piranha, Bonded By Blood mais surtout The Toxic Waltz qui ont tout simplement tout arraché. Je pense que les fans d’Exodus ont été comblés ce soir-là et, même si c’était moins mon truc, j’ai tout de même passé un bon moment.

SetlistThe Beatings Will Continue (Until Morale Improves), A Lesson in Violence, Blood In, Blood Out, The Years of Death and Dying, Deathamphetamine, Blacklist, Piranha, Prescribing Horror, Bonded by Blood, The Toxic Waltz, Strike of the Beast

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Testament : Comme une tonne de briques

La tension dans l’air était palpable alors que la foule compacte attendait impatiemment pour la performance de Testament. Juste avant celle-ci, The Four Horsemen de Metallica jouait en musique d’ambiance et tout le monde chantait à l’unison (c’était pas grand chose, mais j’ai trouvé ça sympathique!). La formation s’est finalement pointée sur scène pour interpréter la chanson Rise Up…puis des problèmes techniques du côté du drum ont forcé le groupe à recommencer du début. Je peux vous dire que c’était pour le mieux car la qualité du son était encore meilleure…et le son encore plus fort! Ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi heureux d’avoir mes bouchons tellement ça décapait solidement. Je pense aussi qu’il fallait prendre un moment pour se rendre compte à quel point la brochette de musiciens devant nous était exceptionnelle. On avait évidemment Chuck Billy, Alex Skolnick et Eric Peterson, mais aussi Steve DiGiorgio à la bass et, depuis cette année, Dave Lombardo au drum. Autant de talent sur une même scène, c’est des plans pour que les gens fendent!

Le groupe est allé piger dans une bonne partie de sa discographie pour nous concocter une setlist de feu. De The New Order et Practice What You Preach en passant par Children Of The Next Level et Electric Crown, il y en avait pour tous les goûts. On a aussi eu un petit speech spécial de la part de Chuck Billy juste avant la pièce Native Blood alors que le 30 septembre on commémorait la journée nationale de la vérité et de la réconciliation. On nous dit souvent que Montréal est la meilleure date de toutes les tournées possibles et imaginables, mais je suis porté à le croire un peu plus pour le spectacle de Testament car on a eu droit à une chanson supplémentaire, alors que les autres dates n’ont eu que 14 chansons. La finale a d’ailleurs été explosive avec First Strike Is Deadly, Over the WallInto the Pit et Alone in the Dark. Si t’aimes le thrash metal, tu te dois d’aller voir Testament en spectacle au moins une fois dans ta vie. Je peux dire qu’en sortant du MTELUS, j’avais reçu ma dose de thrash de qualité pour un méchant bout!

SetlistRise Up, The New Order, The Pale King, Children of the Next Level, Practice What You Preach, WWIII, D.N.R. (Do Not Resuscitate), Native Blood, Night of the Witch, The Formation of Damnation, Electric Crown, First Strike Is Deadly, Over the Wall, Into the Pit, Alone in the Dark

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Psycroptic + Fallujah + Interloper + Cognitive @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Si t’es un(e) fan de tech death tu te devais d’être au spectacle de Psycroptic et Fallujah de mercredi soir aux Foufounes Électriques. Ça promettait d’être une soirée riche en riffs très carrés et en virtuosité et, avec les groupes Interloper et Cognitive en première partie, ça ne pouvait qu’être excellent.

Cognitive : Un accueil plutôt froid

Quand les gars de Cognitive se sont pointés sur scène, disons que la foule était plutôt clairsemée (pour pas dire très maigre). Je les avais déjà vu en spectacle cette année avec Tombstoner et, sans être un fan fini, leur tech death/deathcore se prêtait plutôt bien à ce genre de soirée. Leur chanteur Shane Jost, malgré sa petite carrure, se démenait comme un diable dans l’eau bénite avec son vocal guttural et puissant qui renforce encore plus l’expression “dans les petits pots, les meilleurs onguents”. L’accueil de la part du public a été assez froid pour une bonne partie de leur set et c’est dommage car le groupe méritait beaucoup plus de reconnaissance que ça. Ils essayaient tant bien que mal de créer des réactions et d’inciter les gens aux moshpits, mais ils n’ont clairement pas eu l’effet escompté. Il est vrai que la qualité du son n’était pas optimale et qu’à part le vocal et le drum, le reste n’était pas très audible (ce fut le cas pour la plupart des groupes ce soir-là). Malgré l’adversité, Cognitive ont offert une prestation énergique et bien sentie qui aurait mérité plus d’amour de la part des gens présents.

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Interloper : Pas le meilleur fit

C’était au tour d’Interloper de venir nous présenter leur matériel beaucoup plus prog et soft que tous les autres groupes qui étaient présents sur l’affiche. C’est encore une fois un groupe que j’ai déjà vu par le passé et je me demandais vraiment comment ils allaient tirer leur épingle du jeu. La crainte que j’avais avant leur set s’est un peu confirmée avec les réactions plutôt mitigées du public et le parterre a été assez statique tout le long de leur performance. Il est clair qu’avec un groupe comme le leur qui flirte beaucoup plus avec le prog que le tech death, les gens présents n’allaient pas nécessairement y trouver leur compte. Qu’à cela ne tienne, ils y sont allés avec une prestation énergique et leur chanteur Andrew Virrueta était tout en voix. Ce qui a un peu gâché le tout, c’est définitivement l’absence de bass qui aura donné clairement plus de profondeur à leur son. Interloper ont joué un set correct mais assez convaincant pour que je veuille replonger dans leur album Search Party dans les prochains jours.

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Fallujah : Une bonne prestation, un son moyen

Fallujah n’est habituellement pas un groupe qui roule beaucoup dans mes playlists mais, après avoir écouté leur plus récent album Empyrean, ça risque de changer un peu. Si je n’étais pas le plus grand fan de leur chanteur précédent Antonio Palermo, Kyle Schaefer donne maintenant une belle couleur aux compositions qui renvoient beaucoup plus vers leurs premiers albums mais avec peut-être une touche plus soft. Ils ont d’ailleurs profiter de cette tournée pour jouer leur nouvel opus en intégral, ce qui m’a grandement plu. Le seul hic encore une fois, est que le son était très brouillon et les seuls moments où on pouvait vraiment entendre tous les instruments étaient lors des parties plus ambiantes qui sonnaient à merveille. Leur chanteur poussait bien la note tant du côté des growls que des cleans, mais je dois dire que lors des cleans plus hauts-perchés, on sentait que ça manquait de puissance. Tous les musiciens se donnaient sur scène malgré le peu d’espace qu’ils avaient et, pour une fois, la foule leur rendait bien. C’est peut-être dommage pour leur chanteur, mais mon moment préféré a été sans aucune doute d’interprétation de leur pièce instrumentale Celestial Resonance qui est vraiment venu me chercher. En guise de finale, on a eu droit à The Void Alone tirée de leur album Dreamless. J’espère vraiment revoir Fallujah dans de meilleures conditions sonores parce que, franchement, ça laissait à désirer.

SetlistThe Bitter Taste of Clarity, Radiant Ascension, Embrace Oblivion, Into the Eventide, Eden’s Lament, Soulbreaker, Duality of Intent, Mindless Omnipotent Master, Celestial Resonance, Artifacts, The Void Alone

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Psycroptic : Une claque en pleine face!

La dernière fois que j’ai vu Psycroptic en spectacle, c’était en septembre 2019 en première partie de Revocation et Voivod et j’avais vraiment été flabbergasté par leur performance. C’est donc avec des attentes assez élevées que j’anticipais leur set et j’avais bien hâte d’entendre leurs nouvelles chansons tirées de leur plus récent album Divine Council en live. Dès les premières notes d’Enslavement, on a pu vite se rendre compte que la qualité de son avait monté d’un cran et je dois avouer en avoir été grandement soulagé. Tout sonnait comme une tonne de briques et tous les instruments étaient parfaitement audibles. C’était aussi la première fois que je voyais leur chanteur original Jason Peppiatt en spectacle, qui est souvent remplacé par Jason Keyser d’Origin sur leurs tournées. Malgré le fait qu’ils ont sorti Divine Council assez récemment, leur setlist était surtout composée de chansons provenant des autres albums, n’interprétant seulement que deux nouvelles pièces, Enslavement et  A Fool’s Errand. Le moshpit a été vraiment intense du début jusqu’à la fin et ça faisait du bien d’enfin voir de la vraie action au parterre. Après environ une heure de matériel, le groupe nous a laissé avec As The Kingdom Drowns et, honnêtement, j’en aurais pris plus. Si tu vous aimez le tech death, Psycroptic est définitivement un must et c’est toujours un immense plaisir de les revoir en spectacle.

SetlistEnslavement, The Watcher of All, We Were the Keepers, Cold, Carriers of the Plague, Euphorinasia, A Fool’s Errand, Frozen Gaze, Ob(Servant), As the Kingdom Drowns

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Treize albums métal à découvrir en octobre

Lamb Of God Omens

Le célèbre groupe metal américain Lamb Of God sortira Omens le mois prochain, son neuvième album en carrière. Si t’aimes le groove, c’est clair que tu vas en trouver une tonne avec cet album-là, en plus d’une belle pochette qui renvoie beaucoup à leur live Killadelphia.

Date de sortie : 7 octobre 2022

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Avantasia A Paranormal Evening With The Moonflower Society

Tobias Sammet, le maître d’oeuvre derrière Avantasia, nous présente A Paranormal Evening With The Moonflower Society. En plus d’y aller encore une fois avec un symphonic power metal convaincant, on pourra y entendre plusieurs invités dont Floor Jansen, Michael Kiske et Ralf Scheepers.

Date de sortie : 21 octobre 2022

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Therion Leviathan II

Un autre groupe légendaire (c’est le cas de le dire) sortira un nouvel album le mois prochain. Le groupe de metal symphonique Therion nous présente Leviathan II, la première partie étant parue l’an passé. C’était un retour aux sources pour la formation et reste à voir si la deuxième partie suivra la même tendance.

Date de sortie : 28 octobre 2022

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Exhumed To The Dead

Quand tu penses à un groupe de death metal bien gore et bien dégueulasse, il y a des chances qu’Exhumed fasse partie de ta liste. Ça tombe bien, leur album To The Dead à la pochette savoureuse paraîtra dans quelques semaines pour te donner ta dose de brutalité.

Date de sortie : 21 octobre 2022

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Goatwhore Angels Hung From The Arches Of Heaven

On passe au black/death/thrash avec Goatwhore et leur plus récent opus Angels Hung From The Arches Of Heaven. En plus d’avoir un nom et un artwork très cool, on peut dire que Goatwhore rentre dans le dash avec son metal subversif et blasphématoire, comme à leur habitude.

Date de sortie : 7 octobre 2022

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Freedom Of Fear Carpathia

Freedom Of Fear d’Australie est une formation avec un énorme potentiel. J’avais vraiment aimé leur premier album sorti en 2019 et, avec leur extrait Zenith, Carpathia est probablement l’album que j’ai plus hâte d’entendre le mois prochain. Pour les fans de melodeath européen.

Date de sortie : 21 octobre 2022

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Borealis Illusions

On y va maintenant avec le groupe canadien Borealis et leur nouvelle offrande Illusions. Mine de rien, le groupe roule sa bosse depuis maintenant 17 ans avec un style qui me fait penser à du Evergrey ou à du Kamelot.

Date de sortie : 7 octobre 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Stormruler Sacred Rites And Black Magick

Stormruler a été un énorme surprise pour moi autant en album qu’en spectacle et c’est avec des attentes assez élevées que j’anticipe leur nouvel album Sacred Rites And Black Magick. Un véritable must pour les fans de black metal mélodique!

Date de sortie : 14 octobre 2022

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Mother Of GravesWhere The Shadows Adorn

Si vous trouviez que ça manquait de doom dans cette chronique, en voilà! Mother Of Graves s’étaient fait remarqués surtout avec leur premier EP In Somber Dreams sorti l’an passé et ils nous présentent enfin leur tout premier album Where The Shadows Adorn avec une superbe pochette signée Paolo Girardi.

Date de sortie : 14 octobre 2022

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Aenaon Mnemosyne

Aenaon de Grèce oeuvre dans un black metal prog et expérimental qui risque d’en laisser plusieurs perplexes. Si vous n’avez pas peur de l’étrange et du déjanté, lancez-vous dans l’écoute de leur matériel!

Date de sortie : 7 octobre 2022

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Defleshed Grind Over Matter

Thrash/death? Old school death metal? Peu importe, le groupe Defleshed porte très bien son nom. Après avoir écouter leur musique, tu vas avoir l’impression que la peau du visage va te décoller!

Date de sortie : 28 octobre 2022

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Korrosive Toxic Apokalypse

T’aimes le thrash old school? Le groupe ontarien Korrosive devrait tomber pile dans tes cordes! Une grosse dose de groove, d’agressivité et de vitesse, qu’est-ce que tu veux de plus?

Date de sortie : 7 octobre 2022

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Worm Bluenothing

On termine ça en beauté avec le groupe Worm des États-Unis mais dans lequel figure un certain Phil Tougas que l’on peut entendre dans une multitude de projets dont First Fragment, Chthe’ilist ou encore Atramentus. T’en veux de la musique complexe? Tu vas être servi!

Date de sortie : 28 octobre 2022

Auteur : Maxime Pagé

In Flames + Fit For An Autopsy + Orbit Culture + Vended @ Théâtre Corona (Montréal)

Les géants du melodeath suédois In Flames étaient de passage au Théâtre Corona mardi soir pour un spectacle qui était à guichet fermé depuis déjà un bon moment. Pour agrémenter cette soirée riche en agressivité et en humidité (déluge serait plus approprié), les groupes Fit For An Autopsy, Orbit Culture et Vended faisaient office de première partie.

Vended : Slipknot 2.0

Le jeune groupe Vended a eu une belle visibilité au cours des derniers mois, et ce, surtout parce que deux des membres (Griffin Taylor et Simon Crahan) sont les fils de Corey Taylor et Shawn Crahan de Slipknot. Et musicalement, on voit que la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. Par bouts j’ai vraiment eu l’impression d’entendre Corey Taylor au vocal mais avec une voix légèrement plus aigüe et même les interactions de Griffin Taylor étaient calquées sur celle de son père. Est-ce que c’était mauvais? Je n’irai pas jusqu’à dire ça, mais c’est clair que ça manquait cruellement d’originalité. Je dois quand même donner aux musiciens qu’ils étaient très énergiques et semblaient avoir du plaisir sur scène. Vended ont tout de même réussi à réchauffer la foule un minimum mais leur musique manquait un peu trop de personnalité à mon goût.

Setlist : Ded To Me, Burn My Misery, Overall, Asylum, Antibody

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Orbit Culture : Ça c’est pesant!

En plus d’In Flames, Orbit Culture était le groupe que j’avais le plus hâte de voir. J’avais vraiment trippé sur leur album Nija sorti en 2020 ainsi que sur leur EP Shaman sorti l’an passé. Côté style musical, ils y vont avec un melodeath/groove metal vraiment pesant et j’étais curieux de voir à quel point ça allait puncher en live. On peut dire que je n’ai pas été déçu de ce côté-là! Le son n’était peut-être pas parfait, mais c’était suffisant pour bien apprécier leur matériel. Le growl de leur chanteur/guitariste Niklas Karlsson était gras à souhait et son clean vocal n’était vraiment pas mal non plus. On a surtout eu droit à du matériel récent comme North Star Of Nija ou encore Strangler et cette dernière rentrait au poste en s’il-vous-plaît! Le seul bémol lors de leur prestation a été que les back vocals ont été complètement inaudibles et je pense même que les autres micros n’ont jamais vraiment fonctionné. La preuve a été que le chanteur a voulu aller chanter dans un autre micro que le sien et…rien du tout. Malgré tout, Orbit Culture ont donné une solide performance et, à voir la foule scander “one more song” après leur set, je ne serais pas étonné de les revoir en ville très bientôt.

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Fit For An Autopsy : Un deathcore efficace

On était maintenant rendu au moment de la soirée où je m’attendais à ne pas tripper du tout. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas le plus grand fan de deathcore et j’ai encore des flash du Vietnam en pensant au spectacle de Chelsea Grin et Bodysnatcher en juin avec Dying Fetus. Et bien je peux vous dire que Fit For An Autopsy m’a agréablement surpris! En plus de ses chansons nettement plus mélodiques que la moyenne, les breakdowns étaient bien placés et plus variés que beaucoup d’autres groupes du même genre. Je me suis même surpris à apprécier les bass drops qui avaient vraiment une valeur ajoutée et n’étaient pas utilisés à outrance. Le moshpit a été brutal du début à la fin et le groupe se donnait beaucoup sur scène. Je tiens aussi à faire un shout out à l’éclairage qui était assez impressionnant! Est-ce que je vais aller écouter du Fit For An Autopsy dans mon temps libre? Peut-être! En tout cas les fans présents ont eu l’air d’apprécier le tout et, dans l’ensemble, je n’ai pas détesté mon expérience.

Setlist :Oh What the Future Holds, The Sea of Tragic Beasts, Your Pain Is Mine, Pandora, Far From Heaven, A Higher Level of Hate, Heads Will Hang, Black Mammoth, Two Towers

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In Flames : Complètement fou!

In Flames a longtemps été mon groupe de métal fétiche et leurs albums des années 90 sont pour moi dans mes albums préférés de tous les temps. Je les ai vu en spectacle au moins à dix reprises et mon engouement dépendait surtout du matériel qui venait de sortir. Les deux nouveaux extraits laissent présager un espèce de retour aux sources ou, du moins, un retour vers un son plus agressif mais aussi plus mélodique. Le spectacle a d’ailleurs commencé avec The Great Deceiver et, si le son était assez brouillon dès les premières notes, le tout s’est réglé par la suite (sauf peut-être pour la bass et le drum qui étaient un peu trop forts fans le mix). On a eu droit à un vrai voyage dans le temps pour la première partie de leur setlist avec l’interprétation de vieilles chansons en ordre chronologique des sorties. Grosse surprise de mon côté, ils sont même allés aussi loin que le EP Subterranean sorti en 1995 avec la pièce Stand Ablaze. On s’est donc fait lancer Behind SpaceMoonshield, l’instrumentale The Jester’s Dance, The Hive, Scorn et Only For The Weak. Même si je ne suis pas le plus grand fan de leur période récente, ils sont quand même allés piger dans leurs meilleurs éléments comme The Mirror’s Truth, Take This Life et I Am Above. Le tout s’est terminé avec My Sweet Shadow tirée de Soundtrack To Your Escape, une chanson que je n’avais pas entendue en spectacle depuis des années. Je crois qu’à ce jour c’est le meilleur spectacle d’In Flames qu’il m’a été donné de voir! D’entendre des classiques de mon adolescence m’a presque ému et je risque de passer les prochains jours à me retaper leur discographie!

SetlistThe Great Deceiver, Fear Is the Weakness, Cloud Connected, Stand Ablaze, Behind Space, Moonshield, The Jester’s Dance, The Hive, Scorn, Only for the Weak, State of Slow Decay, Wallflower, Deliver Us, The End, The Mirror’s Truth, I Am Above, Take This Life, My Sweet Shadow

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Porcupine Tree @ Place Bell (Laval)

On a eu de la grande visite lundi soir alors que le groupe de prog rock britannique Porcupine Tree s’arrêtait à la Place Bell de Laval et on peut dire que ça faisait un bail (le dernier passage du groupe en ville remonte à 2010). C’était l’occasion pour eux de nous présenter leur nouvel album Closure/Continuation et c’était une soirée 100% Porcupine Tree, sans première partie. On s’enlignait donc vers un spectacle d’environ 2h30 où régnait la technique et l’émotion. À noter que pour mieux apprécier le spectacle, le groupe a interdit la prise de photos et de vidéos.

Porcupine Tree : Les grands maîtres du prog rock!

Steven Wilson et sa bande se sont pointés sur scène devant une salle qui était ma foi très bien remplie. Tout a commencé avec Blackest Eyes et, sérieusement, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu un son aussi clair et ça a été comme ça tout au long de leur prestation.  Dans le cadre de cette courte tournée, ils étaient accompagnés du bassiste Nate Navarro et du guitariste Randy McStine que j’ai déjà vu en solo en première partie de Riverside plus tôt cette année. Côté visuel, on a eu droit a un éclairage très efficace et la grande majorité des chansons étaient accompagnées de projections vidéos très artsy. Ils ont joué l’intégralité de leur nouvel album et, dans l’ensemble, j’ai bien apprécié même si je trouve qu’il est beaucoup plus soft que leur vieux matériel (je dois par contre dire que Chimera’s Wreck en live c’est de la bombe!).

Même si j’ai bien aimé les chansons de leur premier set, j’y ai vraiment plus trouvé mon compte avec la deuxième partie qui était surtout composée de chansons plus vieilles sauf pour Walk The Plank et Herd Culling (cette dernière étant celle que j’aime le moins du dernier album). Si c’était trippant d’entendre des chansons comme Fear Of A Blank Planet ou encore Sleep Together, c’est vraiment quand ils ont commencé à jouer Anesthetize que la foule a vraiment capoté (et ce n’est pas pour rien, c’est quand même un monstre de presque 18 minutes!). En guise de finale on s’est fait lancer trois excellentes chansons : Collapse The Light Into Earth, Halo et Trains. Lors de cette dernière, tout le monde s’est mis à chanter à l’unison et c’était vraiment beau à voir. Si vous êtes un fan de prog, voir Porcupine Tree en spectacle est définitivement un must! Ils ont offert une prestation mémorable et je crois fermement que tous les gens présents y ont trouvé leur compte.

SetlistBlackest Eyes, Harridan, Of the New Day, Rats Return, Even Less, Drown With Me, Dignity, The Sound of Muzak, Last Chance to Evacuate Planet Earth Before It Is Recycled, Chimera’s Wreck, Fear of a Blank Planet, Buying New Soul, Walk the Plank, Herd Culling, Anesthetize, I Drive the Hearse, Sleep Together, Collapse the Light Into Earth, Halo, Trains

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Sophia Khmil

Reanimator – Commotion (Critique d'album)

Quand je pense à du thrash metal local, le premier groupe qui me vient en tête est Reanimator! Le groupe de L’Assomption roule sa bosse depuis maintenant 17 ans et nous revient en force cette année avec Commotion, leur troisième album en carrière. En plus d’avoir une pochette à tout casser, les singles The Ditch et Anti-Sobriety laissent présager un album d’exception. Je plonge donc dans leur univers où la bière coule à flots et où ça sent la gasoline à plein nez.

Une chose que l’on remarque dès les premiers instants, c’est à quel point la production de cet album est excellente. Tout rentre comme une tonne de briques et, on va se le dire, du thrash qui rentre pas du poste, ça fonctionne pas. D’ailleurs, je pense que Commotion est l’album le plus complet et aussi le plus complexe que Reanimator a produit à ce jour. Il y a bien sûr des chansons aux sonorités plus classiques comme Terry Fire ou encore Necronomicunt, mais on a aussi des petits bijoux comme Wretched Affliction aux riffs très carrés et Heads Or Tails qui a une vibe très Iron Maiden avec son lead de bass et ses solos très mélodiques. J’ai aussi un gros coup de coeur pour Anti-Sobriety au côté accrocheur et au clip hilarant et, avec The Ditch, c’est impossible de ne pas headbanger. On y retrouve également la toute première composition en français du groupe qu’ils ont intitulée L’appel du vide et, en plus de bien sonner, les paroles sont bien audibles et catchy. Le tour de force avec cette chanson-là, c’est qu’elle fitte parfaitement avec le reste, il n’y a aucun clash entre les autres compos en anglais et celle-là et ça n’impacte aucunement la cohésion de l’album.

Commotion est un album qui s’écoute bien du début à la fin et se démarque autant par son côté rapide et agressif que par son côté catchy. Tous les musiciens ont leurs moments pour briller, tant par le vocal raspy, le groove de la bass, les riffs et les solos d’exception que pour les beats de drums effrénés. Les gars de Reanimator n’ont absolument rien à envier des grands noms du thrash metal car ils ont prouvé qu’ils étaient capables de sortir un album de haut calibre. C’est clair que ça va finir bien haut dans mon top des meilleurs albums métal québécois de 2022!

Commotion sortira le 16 septembre prochain sous le label Bam&Co!

9/10

Auteur : Maxime Pagé

Revocation + Krisiun + Alluvial @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Les fans de musique brutale se sont entassé(e)s aux Foufounes Électriques samedi soir pour le spectacle de Revocation qui était en ville pour la promotion de son tout nouvel album Netherheaven. Dans le cadre de cette tournée, les groupes Krisiun et Alluvial assuraient la première partie. Le groupe américain Inoculation n’a malheureusement pas pu passer les douanes.

Alluvial : Une bonne entrée en matière

Les gars d’Alluvial étaient les premiers à monter sur scène devant une foule qui était déjà assez dense pour nous présenter son death metal groovy. J’étais tombé sur leur album Sarcoma l’an passé et j’avais trouvé ça bien, mais sans plus (surtout que les clean vocals n’étaient pas si réussis que ça). Leur chanteur Kevin Muller avait une belle énergie et communiquait souvent avec la foule, en plus d’avoir un vocal très gras était efficace. J’ai mentionné les clean vocals que j’ai entendus sur l’album, eh bien ils étaient totalement inexistants en live et, bien honnêtement, ça ne m’a vraiment pas dérangé et je dirais même que le tout avait plus de cohésion comme ça. Les autres musiciens se donnaient sur scène et, dans l’ensemble, ça sonnait assez bien. Les gens présents ont vraiment eu l’air d’apprécier leur prestation et le rendaient très bien avec un moshpit bien intense tout au long de leur prestation. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était un groupe parfait pour réchauffer la salle mais, même si ça s’écoutait bien, ce n’était pas exceptionnel non plus. Mission accomplie pour Alluvial, mais on sentait que tout le monde était nettement plus fébrile pour la suite.

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Krisiun : Une qualité de son très médiocre

C’était maintenant au tour du trio brésilien de venir tout péter et c’était aussi pour eux l’occasion de présenter leur nouvel album Mortem Solis sorti en juillet. Mais dès les premières notes on sentait que quelque chose clochait : Le mix était tout simplement horrible. La musique de Krisiun est plus souvent qu’autrement dans le tapis, surtout du côté du drum. Si les blastbeats sont omniprésents et que la qualité du son est médiocre, c’est pas mal juste ça que tu vas entendre. Malheureusement, dans ces conditions sonores, on a eu droit à un set où toutes les chansons sonnaient pareilles entre elles. Ça a paru aussi du côté des spectateurs car il n’y a eu aucun moshpit, genre zéro (ça en dit énormément) et plusieurs sont partis vers le bar. Ça a été un rendez-vous totalement manqué pour Krisiun et je ne vous cacherai pas que, de mon côté, j’ai vraiment trouvé ça long.

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Revocation : Technique et brutal!

Avec la prestation désastreuse de Krisiun, j’avais un peu peur que Revocation soit victime du même sort. Fort heureusement, dès les premiers instants de la chanson Nihilistic Violence, tout sonnait à merveille et je dirais également que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un éclairage aussi convaincant aux Foufs! Comme mentionné dans l’intro, Revocation venait tout juste de sortir leur nouvel opus Netherheaven (avec un artwork complètement dément de Paolo Girardi) et presque la moitié de leur setlist était composée de nouveaux morceaux. C’était juste hypnotisant de voir aller leur chanteur/guitariste David Davidson avec ses riffs techniques et ses solos complètement hallucinants. En fait, le seul hic était peut-être au niveau de la setlist où ils ont vraiment délaissé la plupart des vieux albums au profit de Netherheaven et The Outer Ones (neuf chansons sur douze provenaient de ces deux albums-là). C’est sûr que c’est toujours plaisant d’entendre Dismantling The Dictator qui est un de leur classique de 2009, mais ça serait bien d’avoir autre chose. Hormis ce petit détail, j’ai vraiment apprécié la prestation de Revocation qui, encore une fois, nous ont offert une prestation réglée au quart de tour.

SetlistNihilistic Violence, Diabolical Majesty, The Outer Ones, That Which Consumes All Things, Godforsaken, The 9th Chasm, Re‐Crucified, Madness Opus, Theatre of Horror, Dismantle the Dictator, A Starless Darkness, Of Unworldly Origin

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Seize albums métal à découvrir en septembre

Blind GuardianThe God Machine

Les légendes du power metal allemand Blind Guardian nous reviennent sept ans après la sortie de leur précédent album Beyond The Red Mirror avec The God Machine. En plus d’avoir une superbe pochette signée Peter Mohrbacher, les extraits sortis jusqu’à présent laissent présager un retour aux sources pour le groupe.

Date de sortie : 2 septembre 2022

 

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Behemoth Opvs Contra Natvram

Une autre grosse pointure du métal européen sort un album en septembre. Les Polonais de Behemoth nous présentent Opvs Contra Natvram (parce que c’est beaucoup plus kvlt avec des v!), leur douzième album en carrière. Si plusieurs avaient été déçu(e)s de l’album précédent, on va espérer que celui-là va frapper dans le mille.

Date de sortie : 16 septembre 2022

 

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Bloodbath Survival Of The Sickest

Si vous aimez le death metal bien gras, vous n’aurez pas à chercher bien loin le mois prochain. Bloodbath sortira Survival Of The Sickest qui contiendra d’ailleurs une collaboration avec Luc Lemay de Gorguts que vous pouvez écouter plus bas!

Date de sortie : 9 septembre 2022

 

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Stratovarius Survive

Les géants du power metal finlandais Stratovarius sont sur une belle lancée depuis quelques années et je dois dire que je suis un peu hype pour leur nouvel opus Survive à la pochette quelque peu surprenante (du moins pour du Stratovarius). L’extrait Firefly démontre un beau mélange de leur vieux et nouveau son et j’ai bien hâte d’entendre la suite.

Date de sortie : 23 septembre 2022

 

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Revocation Netherheaven

T’aimes les riffs qui te font décrocher la tête? C’est clair que tu dois attendre le prochain album de Revocation avec impatience! Un technical death/thrash hallucinant et une pochette écoeurante de Paolo Girardi, que demander de plus.

Date de sortie : 9 septembre 2022

 

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Gaerea Mirage

Le groupe de black metal portugais Gaerea a été une révélation pour moi avec leur album précédent Limbo et disons que les attentes sont assez élevées pour Mirage. C’est raw mais aussi ambiant et mélodique et je souhaite vraiment les voir en spectacle un jour.

Date de sortie : 23 septembre 2022

 

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Fallujah Empyrean

Plusieurs avaient été déçu(e)s de la tournure qu’avait pris Fallujah avec Undying Light, mais avec Empyrean, on est en voie de s’attendre à du solide et je pense que les fans de la première heure devraient être satisfait(e)s.

Date de sortie : 9 septembre 2022

 

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Wolfheart King Of The North

Wolfheart a acquis une belle popularité au cours des dernières années et on peut dire qu’ils ont été assez productifs (six albums en environ dix ans). King Of The North, en plus d’avoir un artwork vraiment cool, a deux extraits vraiment convaincants dont The King.

Date de sortie : 16 septembre 2022

 

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Nordjevel Gnavhòl

Si tu cherches du black metal norvégien bien crasseux, surveille la sortie de la nouvelle offrande de Nordjevel intitulée Gnavhòl. C’est cru, c’est méchant et ça rentre dans le dash en s’il-vous-plaît!

Date de sortie : 23 septembre 2022

 

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Aeternam Heir Of The Rising Sun

On va terminer cette première section avec deux groupes locaux en commençant avec Aeternam de Québec qui sortiront Heir Of The Rising Sun. Encore une fois, on peut s’attendre à une musique épique et grandiose dont ils ont le secret.

Date de sortie : 2 septembre 2022

 

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Reanimator Commotion

On tombe par la suite dans le huileux, le pas propre aux effluves alcoolisées avec Reanimator et son thrash metal complètement débile. Et on va se le dire, la pochette de Commotion est juste folle (je veux ça sur un t-shirt, maintenant).  

Date de sortie : 16 septembre 2022

 

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SECTION DÉCOUVERTE

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Ellende Ellenbogengesellschaft

Si vous aimez le post-black metal, vous allez tripper sur les deux prochaines suggestions. Premièrement le groupe autrichien Ellende avec un album au nom qui donnerait beaucoup de points au Scrabble qui y vont avec une musique corrosive mais mélancolique qui viendra à coup sûr vous faire planer.

Date de sortie : 30 septembre 2022

 

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Firtan Marter

On a également Firtan d’Allemagne qui oeuvre dans un black metal plus atmosphérique et mélodique où le bruit de la distortion et les guitares acoustiques règnent. J’avais bien aimé leur album précédent sorti en 2018 et j’ai bien hâte d’entendre leur nouveau matériel.

Date de sortie : 30 septembre 2022

 

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Defacing GodThe Resurrection Of Lilith

Defacing God a été pour moi une grosse surprise sortie de nulle part avec leur black metal mélodique aux riffs démentiels. En fait, c’est comme si Arch Enemy allait plus dans le black metal que dans le melodeath!

Date de sortie : 2 septembre 2022

 

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Hexed Pagans Rising

Le style du groupe suédois Hexed est décrit comme du melodic prog metal mais j’y entends également du power et aussi un peu de gothic. À vous de vous en faire votre propre idée.

Date de sortie : 30 septembre 2022

 

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Imperium Ex Mortis Gloria

Finalement, on retrouve le groupe britannique Imperium qui y va avec un tech death aux thématiques mythologiques grecques et romaines. Si vous êtes fans de groupes comme Ade ou encore Kronos, ça devrait être à votre goût.

Date de sortie : 2 septembre 2022

Auteur : Maxime Pagé

 

Scorpions + Thundermother @ Centre Bell (Montréal)

Les légendes du hard rock allemand Scorpions étaient en ville samedi soir et ça promettait d’être du solide! Malheureusement, vu l’état de santé de leur chanteur David Coverdale, le groupe Whitesnake a été contraint de se retirer de cette tournée au grand désarroi des fans qui attendaient leur retour avec impatience. Pour agrémenter cette soirée déjà riche en rock ‘n roll, le groupe Thundermother faisait office de première partie.

Thundermother : Une bonne dose de rock au féminin

Le groupe suédois Thundermother a été le premier à fouler les planches du Centre Bell devant une salle qui était très bien remplie (ce qui m’a un peu surpris avec l’annulation de Whitesnake). Cette tournée était l’occasion pour elles de présenter du matériel de leur plus récent album Black And Gold et surtout de se faire connaître par la foule montréalaise. L’accueil du public a été quelque peu froid au début mais leur rock très solide en a clairement convaincu plusieurs. Côté sonorités, on avait affaire à une formation grandement influencée par des groupes comme AC/DC ou encore Airbourne avec une chanteuse qui rockait beaucoup. D’ailleurs, toutes les musiciennes étaient vraiment en feu et se donnaient toutes entières. Leur musicianship était convainquant sans pour autant réinventer le genre. Leur chanteuse Guernica Mancini avait une voix puissante et interagissait avec la foule le plus souvent possible. En terme de réchauffage de foule, on pouvait dire que c’était mission accomplie pour Thundermother qui a offert un rock de qualité et je pense bien qu’elles se sont faits de plusieurs nouveaux fans ce soir-là.

SetlistWhatever, The Road Is Ours, Dog From Hell, Try with Love, Back in ’76, Black and Gold, Loud and Free, I Don’t Know You, We Fight for Rock ‘n’ Roll, Watch Out, Driving in Style

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Scorpions : Ça pique moins qu’avant

La dernière fois que j’ai vu Scorpions en spectacle c’était en 2017 à la Place Bell de Laval pour la Crazy World Tour qui était une tournée best-of de leur carrière. C’est donc cinq ans plus tard qu’on les retrouve au Centre Bell pour la promotion de leur plus récente offrande Rock Believer sorti au début de l’année et qui semble avoir eu la cote auprès des fans contrairement aux autres albums récents. Le tout a d’ailleurs commencé avec une nouvelle chanson, Gas In The Tank…qui a automatiquement refroidi la foule. Presque aucun mouvement était perceptible au parterre sauf peut-être pour quelques personnes qui étaient plus près de la scène. C’est à ce moment-là que je me suis demandé si Scorpions n’étaient pas devenus comme plusieurs groupes old-school comme KISS et que, sauf pour les grands classiques, les gens présents se foutent éperdument qu’ils sortent de nouveaux albums. Mes impressions ont été confirmées lorsqu’ils ont entamé plusieurs vieilles chansons comme Send Me An Angel, Wind Of Change et Tease Me Please Me et c’est seulement à ce moment-là que les gens ont commencé à se réveiller. Quand ils sont retournés aux pièces récents comme Seventh Sun et Peacemaker, c’est retombé au calme plat.

Même si les musiciens rockaient solidement, je n’ai pas pu m’empêcher de constater que leur chanteur Klaus Meine manquait énormément de pep et avait même l’air épuisé. Sa performance sentait pas mal le pilote automatique et sa voix manquait cruellement de puissance. Les stars de la soirée ont été sans contredit Rudolf Schenker qui courait partout et surtout Mikkey Dee qui se débattait comme un diable dans l’eau bénite derrière son kit de drum. On a d’ailleurs eu droit à tout un solo de drum au milieu de spectacle et c’était franchement divertissant. Ils ont sorti les gros canons pour la finale avec Still Loving You et Rock You Like A Hurricane, mais j’ai tout de même été surpris de ne pas entendre No One Like You. En résumé, je n’y ai pas trouvé mon compte avec ce spectacle de Scorpions, eux qui m’avait littéralement enchanté quelques années auparavant. Est-ce que la vieillesse commence à se faire sentir? Ou ce n’était seulement qu’une mauvaise soirée? Qui sait.

SetlistGas in the Tank, Make It Real, The Zoo, Coast to Coast, Seventh Sun, Peacemaker, Bad Boys Running Wild, Delicate Dance, Send Me an Angel, Wind of Change, Tease Me Please Me, Rock Believer, New Vision, Blackout, Big City Nights, Still Loving You, Rock You Like a Hurricane

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Paul Blondé

 

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