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Cinq albums métal à découvrir en décembre

Maladie Wound Of Gods

Le groupe allemand Maladie, aux sonorités et influences diverses va sortir un nouvel album intitulé Wound Of Gods le mois prochain, et ce, seulement un an après la parution de The Sick Is Dead – Long Live The Sick. T’aimes le black metal qui va te sortir de ta zone de confort? Écoute ça!

Date de sortie : 9 décembre 2022

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Obvurt Triumph Beyond Adversity

On y va maintenant avec du metal local avec le band Obvurt qui a beaucoup fait parler de lui l’an passé avec son EP The Beginning. Ils reviennent maintenant avec leur tout premier album Triumph Beyond Adversity et, si t’es un fan de tech death, tu vas être servi(e).

Date de sortie : 2 décembre 2022

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Flub Dream Worlds

Malgré sa pochette qui pourrait faire penser que Flub est une formation de power metal, il n’en est rien! On a ici un tech death très carré avec un chanteur au vocal des plus gras et puissants. Dream Worlds sortira le mois prochain sur The Artisan Era.

Date de sortie : ***SORTIE LE 10 FÉVRIER 2023***

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SECTION DÉCOUVERTE

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Souldrainer Departure

J’avais découvert le groupe suédois Souldrainer en 2011 avec leur album Heaven’s Gate et je dois avouer que je n’ai pas suivi le reste de leur carrière depuis. Avec Departure, on a une sonorité assez proche d’Hypocrisy mais en plus mélancolique. À suivre!

Date de sortie : 9 décembre 2022

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Dystopia A.D.Doomsday Psalm

Je suis tombé sur le groupe américain Dystopia A.D. par hasard en écrivant cette chronique et on peut dire que c’était une belle découverte. On a ici un melodeath avec de belles ambiances, de la guitare acoustique et…de la trompette? 

Date de sortie : 2 décembre 2022

Auteur : Maxime Pagé

Katatonia + The Ocean Collective + Cellar Darling @ Le Studio TD (Montréal)

On a eu droit à une soirée toute en mélancolie mercredi alors que le groupe suédois Katatonia s’arrêtait au Studio TD dans le cadre de sa tournée nord-américaine. Pour ajouter à la pesanteur et au tourment, les formations The Ocean Collective et Cellar Darling assuraient la première partie.

Cellar Darling : Une prestation surprenante

Cellar Darling est un groupe qui m’avait beaucoup intrigué à ses débuts, surtout à cause de son lineup qui était composé d’anciens membres du groupe de melodeath/folk suisse Eluveitie. Par contre, je dois dire qu’à l’époque je n’avais pas été impressionné outre mesure et je me demandais vraiment comment une musique comme la leur allait pouvoir fitter dans une tournée aussi pesante. On va se le dire, la qualité du son au début de leur prestation laissait vraiment à désirer et le tout était vraiment brouillon avec un drum et une basse beaucoup trop forts, et le son de la vielle à roue a été inaudible tout le long du spectacle ou presque. Mais outre ces détails, j’ai été agréablement surpris par leur musique qui était beaucoup plus sombre et mélancolique que dans mon souvenir. La voix d’Anna Murphy était excellente et elle démontrait une bonne maîtrise et utilisait des tons beaucoup plus variés qu’avec son ancienne formation. J’ai particulièrement apprécié la pièce Death qui m’a beaucoup fait penser à du Swallow The Sun mais avec de la flûte traversière. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé la prestation de Cellar Darling qui s’en sont vraiment bien sortis.

SetlistFreeze, Insomnia, Death, The Spell, Black Moon

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The Ocean Collective : Lourd, ambiant, parfait!

J’avais vu The Ocean Collective en première partie de Leprous au début de l’année et j’avais vraiment été flabbergasté par leur performance, et ce, malgré le fait que leur chanteur était absent. Dès les premières notes de The Cambrian Explosion, on a vite pu se rendre compte à quel point la qualité de son était impeccable. Leur musique est une expérience en soi mais en spectacle c’est vraiment à un autre niveau. Même si vous ne connaissez pas les chansons, il est impossible de ne pas se laisser transporter dans leur univers où les extrêmes se côtoient de près. C’était enfin pour moi l’occasion d’entendre leur chanteur Loïc Rossetti en live et ses cleans vocals autant que ses growls étaient vraiment bien exécutés (en plus du fait qu’il s’est adressé à la foule en français, ce qui a eu la cote auprès du public). Je me suis tellement laissé enivrer par la musique de The Ocean Collective que je n’ai carrément pas vu le temps passer! Ils ont finalement terminé leur set avec la pièce Jurassic | Cretaceous et, même si j’attendais Katatonia avec impatience, j’en aurais pris plus. Il est plus que temps qu’ils reviennent en tête d’affiche et il est certain que j’y serai!

SetlistThe Cambrian Explosion, Cambrian II: Eternal Recurrence, Silurian: Age of Sea Scorpions, Mesopelagic: Into the Uncanny, Bathyalpelagic I: Impasses, Pleistocene, Jurassic | Cretaceous

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Katatonia : Une setlist de rêve…un son médiocre

La dernière fois que j’ai vu Katatonia en spectacle, c’était en 2017 pour la promotion de leur album The Fall Of Hearts. Au cours des années, ils sont devenus mon groupe mélancolique par excellence et leurs albums tournent régulièrement chez moi. Tout a commencé avec Heart Set To Divide tirée de leur album City Burials et le son était vraiment ordinaire. Le drum était nettement trop fort et la basse a été inaudible pendant une bonne partie des chansons (le problème a persisté jusqu’à la moitié de leur set ou presque). La voix de Jonas Renkse était correct mais, encore une fois, on la perdait dans le mix et c’était la même chose avec celles d’Anders Nyström et  Roger Öjersson. Est-ce que toute leur performance a été désagréable? Bien sûr que non. Certaines chansons se sont nettement démarquées de mon côté comme Deliberation, Teargas, In The White, The Racing Heart ou encore Evidence. On a aussi pu entendre pour la première fois la chanson Atrium qui paraîtra sur leur prochain album Sky Void Of Stars qui sortira au mois de janvier et disons que ça promet. Le tout s’est terminé avec les chansons Behind The Blood et Lethean que j’aime bien mais qui manquait de punch en live. Malgré une excellente setlist de 20 chansons, j’ai été déçu et frustré par les conditions sonores qui faisaient franchement pitié. J’en suis même venu à la conclusion que j’aime peut-être mieux écouter du Katatonia dans le confort de mon salon plutôt qu’en spectacle. Meilleure chance la prochaine fois!

Setlist : Heart Set to Divide, Liberation, Dead Letters, Old Heart Falls, Deliberation, Onward Into Battle, Teargas, Forsaker, Leaders, In the White, Serein, The Racing Heart, Atrium, My Twin, The Winter of Our Passing, Evidence, July, Untrodden, Behind the Blood, Lethean

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Mazerolles

Mercyful Fate @ Place Bell (Laval)

On a eu droit à de la grande visite, que dis-je, à de la royauté vendredi soir alors que King Diamond ramenait sa bande de Mercyful Fate à la Place Bell pour une soirée toute en théâtralité et en occulte. Pour alimenter ce spectacle déjà riche en blasphèmes, les formations Kreator et Midnight assuraient la première partie.

Midnight : Un speed/black metal qui rentre dans l’dash

C’est à 19h pile que le groupe américain Midnight est monté sur scène devant une salle qui ne commençait qu’à se remplir tranquillement. Ils ont eu quelques problèmes techniques avec le micro du chanteur lors de la première chanson Fucking Speed And Darkness mais le tout s’est quelque peu résorbé par la suite. Pour avoir déjà vu Midnight à plusieurs reprises, je savais pertinemment qu’on allait l’avoir en pleine face. Mais la chose à laquelle je n’étais pas prêt était le volume qui était franchement fort (même avec des bouchons c’était un peu inconfortable d’où j’étais).  Ça m’a rappelé les spectacles de Motörhead qui étaient clairement fait pour te péter les tympans. Comme à leur habitude, le trio cagoulé était très énergique et, on va se le dire, ça dégageait le rock ‘n roll pas à peu près. On a eu droit à un speed/black metal de qualité qui m’a fait hocher de la tête tout le long de leur prestation. On peut dire que ça a été mission accomplie pour Midnight qui ont su réchauffer la foule avec brio et qui, malgré la différence de style avec les autres groupes, fittaient parfaitement!

SetlistFucking Speed and Darkness, Rebirth by Blasphemy, Telepathic Nightmare, Szex Witchery, Here Comes Sweet Death, Evil Like a Knife, Lust Filth and Sleaze, You Can’t Stop Steel

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Kreator : De la haine pour tous!

Je ne vous le cacherai pas, même si j’étais curieux de voir Mercyful Fate en live, c’est surtout pour Kreator que je m’étais déplacé. Ça a toujours été mon groupe préféré de ce qu’on appelle le Teutonic Big Four et j’avais hâte de voir comment le parterre allait réagir face à un thrash allemand agressif à souhait…et un parterre assis. Est-ce que les chaises allaient toutes voler en l’air pour donner une scène digne du combat de lutte le plus débile? Tout a commencé avec Violent Revolution et ça rentrait en s’il-vous-plaît! En guise de décor, on avait bien sûr le backdrop à l’effigie de leur plus récent album Hate Über Alles mais aussi des mannequins pendus et empalés drapés de rouge (comme sur la pochette). Les riffs étaient solides, le drum buchait comme s’il n’y avait pas de lendemain…mais il y avait un hic. Leur chanteur Mille Petrozza n’a pas la réputation d’être le meilleur chanteur mais il avait visiblement l’air fatigué et semblait manquer de souffle et de puissance. Le moment fort de leur set pour moi a été l’interprétation de deux solides chansons une à la suite de l’autre, Enemy Of God et Phantom Antichrist, qui ont carrément tout détruit. Leur bassiste Frédéric Leclercq est venu s’adresser à la foule en français le temps d’un instant et nous avons aussi eu un scoop comme quoi le groupe allait revenir au Québec en tête d’affiche à l’été 2023. En guise de finale, on s’est fait lancer Flag Of Hate et Pleasure To Kill en pleine face. Ce n’était peut-être pas la meilleure prestation de Kreator que j’ai pu voir mais, dans l’ensemble, c’était très efficace!

Setlist : Violent Revolution, Hate Über Alles, Satan Is Real, Awakening of the Gods (intro), Enemy of God, Phantom Antichrist, Strongest of the Strong, Flag of Hate, Pleasure to Kill

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Mercyful Fate : Époustouflant

Dès la fin de la prestation de Kreator, nous nous sommes retrouvés devant un immense drap noir arborant le logo de Mercyful Fate. Quand il est tombé, un décor digne d’une grande messe noire se dressait devant nous, avec de grands escaliers et arches de pierre avec au centre un immense symbole de Baphomet au centre (ou comme on dit en bon québécois, le signe du yâb!) et une immense croix inversée illuminée au dessus. Le tout a commencé avec The Oath et, dès les premières notes, tout sonnait comme une tonne de briques. King Diamond était en voix comme à son habitude et était coiffé d’une tête de bouc et vêtu d’une longue robe rouge et noire. Les fans présents avaient visiblement l’air de tripper et ce n’est pas pour rien, le dernier passage du groupe dans le coin remonte à 1999! Après quelques chansons, on a enfin pu voir le visage de sa majesté qui portait maintenant une couronne qui faisait à la fois royal et papal (je ne sais pas trop comment l’expliquer!). Certains ont remarqué l’absence de leur bassiste Joey Vera qui était remplacé pour cette tournée par la jeune Becky Baldwin qui a fait un excellent travail et était très énergique sur scène. En plus d’enchaîner plusieurs classiques comme Curse Of The Pharaohs, Melissa et Black Funeral, on a aussi pu entendre une toute nouvelle chanson intitulée The Jackal Of Salzburg qui sera leur prochain single. Tout au long de la soirée on a eu droit à de solides riffs et, personnellement, je crois que je préfère la musique de Mercyful Fate à celle de King Diamond. Ils nous ont finalement laissé avec la très épique Satan’s Fall et c’était tout simplement excellent. Mercyful Fate ont vraiment offert tout un spectacle à ses fans québécois et, si nous n’étiez pas là, vous avez manqué quelque chose!

Setlist : The Oath, A Corpse Without Soul, The Jackal of Salzburg, Curse of the Pharaohs, A Dangerous Meeting, Doomed by the Living Dead, Melissa, Black Funeral, Evil, Come to the Sabbath, Satan’s Fall

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Cannibal Corpse + Dark Funeral @ MTELUS (Montréal)

La brutalité sous toutes ses formes était à l’honneur samedi soir alors que les groupes Cannibal Corpse et Dark Funeral s’arrêtaient au MTELUS pour une soirée des plus violentes. Pour agrémenter ce lineup dévastateur, les formations Immolation et Black Anvil assuraient la première partie.

Black Anvil : Un black metal varié et efficace

Je sais que je sors ça des boules à mites, mais la dernière fois que j’ai vu Black Anvil en spectacle c’était en 2010 en première partie de Watain aux Foufs. À l’époque, la formation américaine oeuvrait dans un black/thrash assez standard qui ne se démarquait pas tant que ça. Force est de constater qu’ils ont bien évolué au cours des années, et ce, dans la bonne direction. C’était une bonne occasion pour eux de faire la promotion de leur plus récent album, Regenesis sorti la veille. C’est devant une salle très bien remplie qu’ils nous ont présenté leur black metal assez varié, allant de l’atmosphérique à des moments plus thrashy et, dans l’ensemble, j’ai bien apprécié mon expérience. Je dois par contre mentionner que l’utilisation de clean vocals à certains moments m’ont laissé un peu perplexe. Non parce que c’était des clean vocals, mais parce que ça sonnait un peu bizarre avec leur musique. Les gars de Black Anvil ont offert une bonne prestation et ça a été assez pour que je veuille explorer leur matériel!

SetlistIn Two, The Bet, 29, 8-Bit Terror, Grant Us His Love, Castrum Doloris

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Immolation : Un désastre…

Je dois être honnête, parmi tous les groupes de death metal classiques, Immolation est celui qui m’a toujours plu le moins. C’est donc avec un peu d’indifférence que je suis lancé dans leur set, en espérant y trouver mon compte en spectacle. Je ne sais pas comment amener ça poliment…c’était dégueulasse. Bon, je vais devoir extrapoler un peu là-dessus quand même! La bass, le vocal et les guitares…ça allait dans l’ensemble. Le gros problème était du côté du drum et je ne parle même pas de problèmes techniques ici. Le drummer était incapable d’utiliser ses pédales de bass drum correctement. C’était tellement tout croche que les gens dans le public se regardaient, confus, à savoir si c’était le son le problème ou pas. Ça a carrément gâché mon expérience et je n’étais pas le seul. C’était un peu la même chose du côté des solos qui étaient parfois corrects, parfois on aurait dit que c’était carrément off tempo. Ça a donc été un 45 minutes long et pénible de mon côté et pour un groupe qui existe depuis 1988, je ne comprends vraiment pas ce qui s’est passé.

Setlist : An Act of God, The Age of No Light, Swarm of Terror, Noose of Thorns, The Distorting Light, Overtures of the Wicked, Burial Ground, Shed the Light, Of Martyrs and Men, When Halos Burn, Apostle

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Dark Funeral : Une vraie machine de guerre!

Après une prestation aussi désastreuse de la part d’Immolation, j’espérais fortement que celle de Dark Funeral allait me faire oublier tout ça. Dès les premières notes de Unchain My Soul, j’ai poussé un soupir de soulagement! Le drum mitraillait à qui mieux mieux et tout sonnait vraiment bien sauf le vocal qui a été inaudible que pour quelques instants seulement. Le son des guitares aurait pu être un peu plus fort, mais on ne peut pas tout avoir non plus! Tous les musiciens avaient une prestance extraordinaire et se donnaient corps et âme sur scène. Leur chanteur Heljarmadr avait un vocal puissant et grim à souhait qui ne pouvait que te faire plisser de la face! Malgré le fait que le groupe a sorti un nouvel album cette année intitulé We Are The Apocalypse, ils ont quand même joué plusieurs vieilles chansons comme The Secrets Of The Black Arts et Open The Gates qui ont été terriblement efficaces. On a même eu droit à un moment un peu plus midtempo avec la pièce When I’m Gone, plus mélancolique et plus mélodique mais qui sonnait très bien en live. Ils nous ont finalement laissé avec Where Shadows Forever Reign et, honnêtement, j’en aurais pris plus. Dark Funeral est toujours une valeur sûre en spectacle et j’ai hâte au jour où ils viendront en tête d’affiche à Montréal!

SetlistUnchain My Soul, Hail Murder, Leviathan, My Funeral, The Secrets of the Black Arts, Open the Gates, When I’m Gone, Nail Them to the Cross, Let the Devil In, Where Shadows Forever Reign

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Cannibal Corpse : Une grosse claque!

Malgré mes nombreuses années à aller voir des spectacles, c’était la première fois que je voyais Cannibal Corpse en salle. Je connais quand même pas mal leur discographie et j’ai bien aimé Violence Unimagined sorti l’an passé. C’était donc l’occasion pour moi de me déboîter le cou comme il faut sans pour autant qu’il devienne aussi musclé que celui de Corpsegrinder. Disons qu’il fallait être prêt physiquement et mentalement pour ce spectacle-là car on allait se faire balancer 18 chansons brutales en pleine gueule! C’était vraiment bien d’entendre des nouvelles chansons comme Inhumane Harvest et Necrogenic Resurrection mais aussi des vieux classiques comme Fucked With A Knife, I Cum Blood ou encore Stripped, Raped And Strangled. Tous les musiciens étaient visiblement en forme et c’était la première fois que je voyais la formation avec Erik Rutan de Hate Eternal à la guitare (et ses solos étaient tout simplement démentiels)! C’est également toujours spécial de voir le contraste énorme entre la personnalité de nice guy de Corpsegrinder et ses vocaux d’outre-tombe et ses windmills incessants.  Je n’ai pas besoin de vous mentionner à quel point le pit a été chaotique du début à la fin du spectacle, ça allait de soi! Le tout s’est terminé avec leur classique Hammer Smashed Face, au grand plaisir de tout le monde. Les gars de Cannibal Corpse ont complètement détruit le MTELUS avec un set qui a clairement plu aux fans présents.

SetlistScourge of Iron, The Time to Kill Is Now, Inhumane Harvest, Code of the Slashers, Fucked With a Knife, The Wretched Spawn, Gutted, Kill or Become, I Cum Blood, Evisceration Plague, Death Walking Terror, Condemnation Contagion, Necrogenic Resurrection, Unleashing the Bloodthirsty, Devoured by Vermin, A Skull Full of Maggots, Stripped, Raped and Strangled, Hammer Smashed Face

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Josian Neveu

Aeternam + Vortex + Trollwar + Flesh Shrine @ Petit Campus (Montréal)

Le metal québécois était à l’honneur vendredi soir au Petit Campus et ça promettait d’être vraiment épique! On a passé par plusieurs régions du Québec avec Aeternam de Québec, Vortex de Rimouski, Trollwar d’Alma et Flesh Shrine de Montréal et, avec ce line-up de feu, on ne pouvait que constater qu’on a de la qualité dans notre scène métal locale!

Flesh Shrine : Une taloche, une grosse taloche!

Avec un tout nouvel album derrière la cravate, les gars de Flesh Shrine sont montés sur scène gonflés à bloc pour nous présenter leur death metal moderne des plus pesants. Côté son, ça punchait en s’il-vous-plaît et ça a été une avalanche de riffs du début à la fin. C’était aussi la première fois que je voyais la formation avec leur nouveau chanteur Spencer Blass et j’ai vraiment été impressionné par son range vocal énorme qui, par moments, me faisait penser à Travis Ryan de Cattle Decapitation. Je dois avouer que j’ai été gâté de mon côté car ils ont joué Graves, Embrace The Rot et The Grand Apostasy, mes pièces préférées de leur nouvel album. Tout au long de leur set ils ont été super énergiques malgré le peu de place qu’ils avaient sur scène. La seule déception que j’ai eue ne venait pas du groupe lui-même mais du fait qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la salle pour profiter de ce set de feu. J’avais un bon souvenir de Flesh Shrine en spectacle mais là ça a clairement dépassé mes attentes. Si vous êtes un fan de death metal et que Flesh Shrine passe dans votre coin, garrochez-vous là dessus!

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Trollwar : Amenez-en des monstres marins!

La dernière fois que j’ai vu Trollwar en spectacle c’était en 2019 au Piranha Bar et j’avais vraiment aimé leur death/folk metal épique et entraînant. Malheureusement pour eux, un de leurs membres était absent (leur accordéoniste) et ils n’ont plus de claviériste depuis un moment et, on va se le dire, de jouer sur une track n’a clairement pas le même charme. Dès les premières notes on sentait que la qualité de son était un peu moins bonne que pour le groupe précédent mais rien pour entacher mon appréciation. La plupart des chansons jouées provenaient de leur dernier album Oath Of The Storm sorti en 2018 et j’ai retrouvé le côté folk metal ressemblant un peu à du Finntroll qui m’a tant plu quelques années auparavant. Le seul bémol que je pourrais apporter est que leur chanteur Simon-Pierre Fortin Leclerc (aka Värgal the Storyteller) semblait manquer de puissance et le groupe avait l’air un peu fatigué (ils ont quand même joué à Alma la veille, on va leur laisser une chance). Somme toute, j’ai bien apprécié la prestation de Trollwar et je pense qu’ils sont plus que dus pour sortir du nouveau matériel.

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Vortex : Un melodeath pesant à souhait

Vortex est un autre groupe que j’ai eu la chance de voir en spectacle un peu avant la pandémie et j’avais adoré leur prestation. Leur plus récent album Lighthouse avait fini bien haut dans mon top des meilleurs albums métal québécois de 2018 et j’attends avec impatience leur nouvel opus. Leur bassiste Simon Desjardins était malheureusement absent mais, quand la famille s’agrandit, on ne peut pas faire autrement. Le tout a commencé avec la chanson Lighthouse (Part I) et, malgré l’absence de bass, le tout sonnait vraiment bien. Les musiciens bougeaient avec aisance sur scène et leur chanteur Alex Labrie était en voix avec ses cris stridents et ses growls bien gras. On a aussi eu de belles surprises avec l’interprétation de plusieurs nouvelles chansons qui paraîtront sur leur nouvel album qui est supposé sortir en début d’année 2023 et, avec ce qu’on a entendu, je suis vraiment hyped d’entendre la suite. Vortex, avec leur musique épique et pesante, sont vraiment un incontournable de la scène metal québécoise et c’est toujours un plaisir de les voir en spectacle.

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Aeternam : L’epicness à l’état pur

Je dois être honnête, j’ai un énorme faible pour Aeternam. Leur musique brutale aux sonorités diverses et grandioses m’a toujours plu et je pense qu’ils n’ont jamais sorti un seul mauvais album dans leur carrière. Ils ont d’ailleurs sorti un tout nouvel album cette année intitulé Heir Of The Rising Sun qui relate la chute de Constantinople et j’avais bien hâte d’entendre le tout en live. Encore une fois, dès les premières notes de Beneath The Nightfall, on a pu se rendre compte à quel point le son était excellent et, avec une musique comme la leur, c’est définitivement un prérequis pour apprécier le tout à sa juste valeur. C’était aussi la première fois que je voyais la formation avec ses deux nouveaux membres, Mathieu Roy-Lortie à la guitare et Hubert Gonthier-Blouin à la basse, et je pense fermement que c’est le meilleur line-up qu’ils ont jamais eu. Les harmonies vocales étaient sublimes et ajoutaient beaucoup au côté grandiose de leurs compositions. Quand tu es rendu à cinq albums, ça devient de plus en plus difficile de plaire à tout le monde, mais ils ont quand même joué des pièces provenant de tous leurs albums. On a donc pu entendre des compositions récentes comme Where The River Bends et Ithyphallic Spirits of Procreation mais aussi Moongod et même Ouroboros tirée de leur tout premier album Disciples Of The Unseen. J’ai été également agréablement surpris d’entendre Praetor of Mercury, ma chanson préférée de leur album Ruins Of Empires! Je considère Aeternam comme un must du metal québécois et ils confirment ma pensée à chaque fois que je les vois en spectacle. C’est pas mêlant, j’ai déjà hâte de les revoir! Un grand merci à DMBH Prod pour cette soirée!

Setlist : Beneath the Nightfall, Moongod, Damascus Gate, Where the River Bends, Ithyphallic Spirits of Procreation, Ouroboros, Praetor of Mercury, Poena Universi, The Fall of Constantinople

Auteur : Maxime Pagé

Orphique – Consécration cadavérique (Critique d'album)

Orphique, le tout nouveau projet de black metal de David Potter (que l’on peut également entendre dans Sacrificed Alliance) sort son tout premier album, Consécration cadavérique. Cet opus a pris des années à se concrétiser et j’ai eu la chance d’entendre le résultat final avant sa sortie officielle. Est-ce que la musique sera à l’image de la superbe pochette signée Mitchell Nolte? Est-ce que ce sera du black metal traditionnel ou atmosphérique ou autre? Et, la question la plus importante : Comment ça sonne?

Dès les premiers notes de la pièce Onirique, on se retrouve avec un black metal qui peut sembler classique mais qui est empreint de mélancolie. Mais en fait, la musique d’Orphique a beaucoup plus de layers que ça et on se retrouve dans une quête exploratoire de tout ce que peut être le black metal ou presque. J’y entends du post-black, de l’atmosphérique et, à la limite, du DSBM sans le vocal trop torturé qui souvent me tanne très rapidement. On y trouve aussi des sonorités riches amplifiées par des guitares acoustiques vraiment agréables qui font un beau contraste avec les riffs de guitare électrique sombres et stridents. Côté vocal, j’ai été habitué d’entendre la voix de David Potter dans un projet plus melodeath mais elle se prête très bien aux sonorités froides et hargneuses du black metal.

Le tout s’écoute assez bien, mais je dois avouer qu’une des pièces me laisse un peu perplexe, et c’est Chimérique. Sur des lignes de piano cristallines mais distordues, on a une voix qui d’époumone et s’étrangle de désespoir… et je ne sais pas trop comment me sentir par rapport à ça. Est-ce que le but était de mettre en évidence un contraste entre la légèreté et la pesanteur? Si oui, c’est réussi…mais je sais pas si trop si j’aime ça. Si le piano avait été relevé par plus d’orchestrations, peut-être que ça aurait mieux passé pour moi. Pour le reste, il y a bien ici et là quelques longueurs (on parle ici d’un album dont les chansons ont en moyenne une longueur de 8 minutes), mais ça ne m’a pas dérangé outre mesure.

Dans l’ensemble, je crois que Consécration cadavérique est un très bon album qui vaut amplement la peine d’être écouté et exploré. Si vous voulez voir Orphique en live, ils seront à la Messe des Morts le 24 novembre prochain pour leur tout premier spectacle!

8/10

Flesh Shrine – The Grand Apostasy (Critique d'album)

Le groupe de death metal montréalais Flesh Shrine nous présente enfin son tout premier album intitulé The Grand Apostasy et on peut dire qu’il était temps! Avec une pochette vraiment badass signé Vladimir Chebakov (aka Smerdulak), j’avais bien hâte de m’y plonger, surtout que ce que j’avais entendu en live m’avait vraiment plu. Avec un changement de chanteur, j’étais curieux de voir comment ça allait affecter leur musique et si mon niveau d’appréciation allait changer.

Juste avec l’intro Burial Kiln, qui propose un beau build-up jusqu’à la première chanson, ça laissait présager que la qualité de son allait être incroyable. Dès les premières notes de 13 Years, ça a confirmé ce que je pensais et tout sonne comme une tonne de briques. Il y a du riffs au pied carré et ça punche vraiment fort tout au long de l’album. Leur nouveau chanteur Spencer Blass a un range assez impressionnant, passant des growls les plus immondes aux pig squeals stridents, et le tout fitte parfaitement avec le genre musical. J’ai bien sûr mes préférées comme Graves, Embrace The Rot ou la majestueuse The Grand Apostasy avec ses orchestrations bien réussies. Parlant de la direction musicale de cet album, on sent un gros virage vers le deathcore avec énormément de breakdowns, mais pas assez pour que ce soit too much. 

En fait, c’est peut-être là que Flesh Shrine m’a un peu perdu avec The Grand Apostasy. Est-ce que j’avais des attentes? Un peu je dirais, et j’aurais nettement préféré une continuité avec un death metal bien gras mais plus traditionnel que vers le deathcore qui est un style avec lequel j’ai un peu de difficulté. J’ai mentionné la production presque impeccable mais il y a quelque chose qui m’a franchement agacé et c’est celle du drum. Dans l’ensemble, ça sonne relativement bien, sauf durant les blast beats où on perd absolument tout le reste et j’oserais même dire que c’est pendant ces moments-là que ça sonne presque comme un drum machine. Le dernier point et non le moindre, je me serais attendu à ce que le featuring de CJ McMahon de Thy Art Is Murder sur 13 Years se démarque un peu plus, mais il perd dans le mix et n’apporte rien de particulier à la chanson.

Je dois dire que même si The Grand Apostasy n’est pas un mauvais album, je suis un peu déçu de ne pas m’y retrouver. Je suis sûr que le tout doit être vraiment percutant en live et j’ai bien hâte revoir Flesh Shrine en spectacle très bientôt.

7,5/10

Auteur : Maxime Pagé

Dix albums métal à découvrir en novembre

Kampfar Til Klovers Takt

Le groupe de black metal norvégien Kampfar nous présente Til Klovers Takt, son neuvième album. Si vous aimez la musique grim et crue avec des thématiques païennes, c’est clair que vous allez tripper!

Date de sortie : 11 novembre 2022

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Epica The Alchemy Project

On va se le dire, c’est probablement la pire pochette qu’Epica a jamais eu mais The Alchemy Project, un EP avec énormément d’invité(e)s, promet d’être excellent. Avec la participation de membres de Soilwork, Fleshgod Apocalypse, Insomnium et plusieurs autres.

Date de sortie : 11 novembre 2022

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Threshold Dividing Lines

Les fans de prog vont être gâtés en novembre avec la sortie du tout nouvel opus du groupe britannique Threshold intitulé Diving Lines. La formation est réputée pour ses excellents albums acclamés par la critique et on va espérer que celui-ci suivra cette tendance.

Date de sortie : 18 novembre 2022

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Dream UnendingSong Of Salvation

On tombe maintenant dans le doom/death avec Dream Unending et leur nouvel album Song Of Salvation. Le groupe existe que depuis 2021 et il en est déjà à son deuxième album en carrière, ce qui est assez impressionnant.

Date de sortie : 11 novembre 2022

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Edge Of HazeThe Convoy Of Ruin

On reste encore un peu dans le prog avec Edge Of Haze mais on a ici un metal plus moderne mélangé avec du melodeath et parfois même de l’électro. Tu veux élargir tes horizons musicaux? Essaie ça!

Date de sortie : 1er novembre 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Malist As I Become Darkness

Malist est un one man band russe qui oeuvre dans un black metal atmosphérique assez convaincant et, après la sortie de son album Karst Derelict en 2021, j’avais hâte d’entendre du nouveau matériel. Disons que je n’ai pas eu à attendre très longtemps!

Date de sortie : 11 novembre 2022

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Mist Of MiserySeverance

J’avais découvert Mist Of Misery un peu par hasard en 2016 avec leur album Absence et j’ai bien aimé leur black metal atmosphérique, parfois symphonique mais toujours très mélancolique. Allez écouter leur album The Long Road tirée de leur nouvel album Severance, ça va vous donner une bonne idée.

Date de sortie : 4 novembre 2022

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Strychnos A Mother’s Curse

On reste dans le black metal mais on oublie les atmosphères déprimantes et on y va avec quelque chose qui rentre nettement plus dans l’dash avec Strychnos du Danemark. Et, on va se le dire, la pochette est vraiment cool et je veux clairement ça sur un chandail.

Date de sortie : 4 novembre 2022

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Second To Sun – Nocturnal Philosophy

Bon, je me rends bien à l’évidence que le mois de novembre sera sous le signe de la musique grim avec une autre sortie black metal venant de Russie avec Second To Sun. On a ici un post-black metal très solide et, si l’album est à l’image de leur précédent, ça va être de la bombe.

Date de sortie : 1er novembre 2022

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Tiwanaku Earth Base One

Je termine cette chronique avec le groupe américain Tiwanaku (nom d’un site précolombien en Bolivie) qui sortira son premier album Earth Base One avec un artwork très occulte. Vous trouviez que ça manquait de death metal? En voilà!

Date de sortie : 4 novembre 2022

Auteur : Maxime Pagé

Trivium + Between The Buried And Me @ MTELUS (Montréal)

Le groupe américain Trivium a acquis au cours des années une solide notoriété qui va bien au delà du metalcore, style avec lequel ils se sont fait connaître. C’est donc pour une deuxième fois cette année qu’on les retrouvait en ville mais cette fois-ci en tête d’affiche avec un line-up pas piqué des vers composé de Between The Buried And Me, Whitechapel et Khemmis. Et si je me fiais à la densité de la foule à mon arrivée, ça promettait d’être un succès.

Khemmis : Un heavy/doom metal de qualité

Avec une foule surtout composée de fans de metalcore, je ne savais pas trop comment le groupe de doom metal Khemmis allait pouvoir tirer son épingle du jeu. C’est une formation que j’ai souvent vu en spectacle par le passé et j’ai toujours apprécié leur matériel. C’est avec la pièce Avernal Gate que tout a commencé et j’ai été grandement surpris par la qualité du son qui était vraiment excellente (surtout pour un groupe de première partie). Ça punchait fort et ça rockait solidement et les gens présents ont vraiment eu l’air d’apprécier. Leur chanteur nous a mentionné à plusieurs reprises qu’il adorait Montréal, peut-être même au point de vouloir emménager, ce qui en a fait sourire plusieurs. Ce que j’aime avec la musique de Khemmis, c’est que malgré la pesanteur typique du doom, ils ont une sonorité très rock ‘n roll/vieux heavy metal qui fait vraiment la différence et, surtout, donne envie de s’acheter un coat de cuir. Après nous avoir lancé quelques chansons dont le single Sigil, ils ont finalement fini leur set avec l’excellente A Conversation With Death. Les gars de Khemmis ont offert une excellente prestation et je crois qu’ils seraient dus pour une petite tournée en tête d’affiche.

SetlistAvernal Gate, Three Gates, Sigil, Isolation, A Conversation with Death

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Whitechapel : Une prestation en dents de scie

Malgré le fait que je vais voir des spectacles depuis plusieurs années, je n’avais jamais vu Whitechapel en spectacle (le deathcore n’est pas ma tasse de thé à la base). C’est un band que je n’ai jamais vraiment suivi non plus et tout ce que j’avais entendu était que les albums récents étaient beaucoup plus soft. Je m’en suis rapidement rendu compte avec les deux premières pièces qui ont quelque peu plombé l’ambiance par leur manque d’agressivité. On va se le dire, ce n’était pas mauvais du tout, mais je pense que les gens s’attendaient clairement à autre chose. Mon impression a été confirmée quelques instants plus tard lorsqu’ils ont commencé à piger dans des chansons plus vieilles et c’est uniquement à ce moment-là que le pit a réellement commencé à s’activer de façon convaincante. Phil Bozeman est celui qui s’est vraiment le plus démarqué par ses vocals bien maîtrisés et par sa prestance, mais on sentait qu’il était agacé de voir la parterre aussi statique. Un groupe qui change aussi radicalement de style est souvent un pari risqué et ça a peut-être nuit à Whitechapel qui, malgré les faibles réactions de la foule, s’en sont bien sortis quand même.

Setlist : I Will Find You, Anticure, Lost Boy, Orphan, This Is Exile, A Bloodsoaked Symphony, Doom Woods

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Between The Buried And Me : Éclectique à l’os!

La dernière fois que j’ai vu Between The Buried And Me en spectacle c’était en 2019 au Théâtre Corona et j’avais vraiment été flabbergasté par leur musique. J’étais donc assez hype de les entendre à nouveau, surtout que leur album Colors II est vraiment excellent. C’est avec Sun Of Nothing tirée du premier volet de Colors que tout a commencé et c’était la première fois qu’on pouvait sentir que du monde s’était déplacé spécialement pour eux. Leur style est assez difficile à décrire tellement ça part dans tous les sens mais disons qu’on pourrait résumé ça à proggy! Toutes les pièces se sont enchaînées pour donner un bloc musical étourdissant et fascinant de presque une heure. Entre l’excellent vocal de Tommy Giles Rogers et les musiciens qui savaient nous surprendre avec des tournures musicales des plus inattendues, c’était tout simplement hypnotisant de les regarder aller. La preuve a été que personne ne s’activait vraiment au parterre, trop occupés à scruter les musiciens et à essayer de discerner chaque note. C’est avec The Future Is Behind Us que tout s’est terminé et, bien honnêtement, j’en aurais pris plus. Je pense que Between The Buried And Me en spectacle est une expérience en soi et vaut amplement la peine d’être vue (et entendue). J’ai passé un très bon moment et je vais certainement rester à l’affût quant à leur prochain passage en ville.

Setlist : Sun of NothingRevolution in LimboExtremophile EliteNever Seen/Future ShockThe Future Is Behind Us

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Trivium : Une solide performance

Après la prestation de Between The Buried And Me, un grand rideau blanc a été descendu devant la scène et deux statues de dragons aux yeux rouges ont été placées de chaque côté. Après avoir fait jouer Run To The Hills d’Iron Maiden où tout le monde chantait à l’unison, le fameux rideau est tombé et le groupe a entamé la chanson What The Dead Men Say dans un décor très oriental clairement inspiré du style ukiyo-e. On a enfin un moshpit convaincant et peut-être même trop alors que leur chanteur Matt Heafy a dû arrêté une de leurs chansons pour s’assurer que certaines personnes étaient en sécurité. D’ailleurs, ce dernier était très en voix et très communicatif avec la foule, la narguant en disant que Toronto avait été mieux (on connait la chanson). Pour cette tournée, ils sont allés piger dans presque toute leur discographie, allant de chansons plus vieilles comme Like Light To The Flies et A Gunshot To The Head Of Trepidation jusqu’à In The Court Of The Dragon, sans oublier Shogun et To The Rats. Dans l’ensemble ça sonnait assez bien et ça a brassé au parterre du début jusqu’à la fin. Ils ont d’ailleurs fini ça en beauté avec leur classique In Waves qui ne manque jamais de faire headbanger tout le monde. Avec un MTELUS aussi bien rempli (presque à guichet fermé), on peut dire que c’était mission accomplie pour Trivium qui ont démontré qu’ils font désormais partie des grands noms du métal.

Setlist : What the Dead Men Say, Into the Mouth of Hell We March, The Sin and the Sentence, Like Light to the Flies, Amongst the Shadows & the Stones, A Skyline’s Severance, The Shadow of the Abattoir, In the Court of the Dragon, To the Rats, The Heart From Your Hate, Shogun, A Gunshot to the Head of Trepidation, In Waves

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Josian Neveu

 

Shadow Of Intent @ Club Soda (Montréal)

Si t’es fan de deathcore (ou de core en général), tu te devais d’être au Club Soda mercredi soir pour le spectacle de Shadow Of Intent. En plus d’une tête affiche à tout casser, les groupes Enterprise Earth, Inferi, Wormhole et Dead Velvet assuraient la première partie de cette soirée riche en brutalité et en breakdowns.

Dead Velvet : Korn-core?

Avant ce soir, je n’avais jamais entendu parler de la formation montréalaise Dead Velvet et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Si j’avais à décrire leur style, je dirais qu’ils jouent sur la mince ligne entre le nu metal de la fin des années 90 et le metalcore. Au cours de leur set, on pouvait clairement entendre les influences de Korn, Slipknot et même Rage Against The Machine par moments. Même si je ne suis pas le plus grand fan du genre, je dois avouer que c’était bien exécuté et les musiciens avaient vraiment l’air d’avoir du plaisir sur scène. Par contre, j’ai eu l’impression vers la fin de leur performance que leur chanteur s’était solidement abîmé la voix et il avait vraiment moins de puissance pour les trois dernières chansons. Dead Velvet ont offert une prestation énergique et les gens présents ont eu l’air d’apprécier.

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Wormhole : Un son dégueulasse

Après le set de Dead Velvet, ça a pris une éternité avant que les gars de Wormhole apparaissent enfin sur scène, le tout dû à plusieurs problèmes techniques (on parle ici d’une attente d’environ 45 minutes). Quand ils ont commencé leur première chanson, le son était tout simplement horrible, même que c’est un des pires que j’ai pu entendre cette année. Le groupe avait beau se donner comme il pouvait, tout ce qu’on entendait c’était le voix et le drum et ça ne s’est réglé que vers la fin de leur performance. Oui c’était brutal, mais la qualité de son ne rendait pas justice à leurs compositions et c’est seulement après quatre chansons que Wormhole a tiré sa révérence. On va espérer les revoir bientôt dans de meilleures conditions sonores, car ça faisait vraiment pitié.

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Inferi : Bonne performance, son très moyen

Inferi est un groupe que j’apprécie beaucoup et j’ai eu la chance de les revoir à de nombreuses reprises au cours des dernières années. À chaque fois que je les ai vu c’était complètement fou et, avec le traitement sonore auquel Wormhole a eu droit juste avant, j’avais peur qu’on se retrouve avec un mur de son épouvantable. Malheureusement pour eux, sans que ce soit aussi dégueulasse que pour le groupe précédent, la qualité de son n’était vraiment pas convaincante. Les instruments étaient tous plus ou moins audibles mais on dirait que le mix manquait cruellement de punch et de profondeur. Leur chanteur Stevie Boiser s’époumonait comme s’il n’y avait pas de lendemain et son vocal était d’une efficacité redoutable. J’apprécie toujours leur habile mélange de melodeath et de tech death mais c’est le genre de musique qui nécessite d’avoir un son impeccable…et ce n’est vraiment pas à ça qu’on a eu droit. C’est un rendez-vous quelque peu manqué pour Inferi, mais on ne pouvait vraiment pas les blâmer pour ça.

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Enterprise Earth : Un deathcore pesant!

Enterprise Earth faisait également partie de la liste de groupes que je ne connaissais pas avant le spectacle sauf pour peut-être quelques extraits entendus ici et là. La foule avait l’air complètement crinquée en vue de leur prestation et on sentait la tension dans l’air. Heureusement pour eux, la qualité de son a vraiment monté d’un cran et c’était vraiment plaisant d’enfin entendre quelque chose qui avait de l’allure! N’étant pas le plus grand fan de deathcore, j’espérais vraiment pouvoir y trouver mon compte un minimum. Mon verdict? Pas si mal! Il est clair que l’abus de breakdowns est quelque chose qui a fini par me taper sur les nerfs, mais ils étaient également capables de sortir des lignes mélodiques et des solos de qualité qui m’ont tout de même plus. Le moshpit a été complètement débile du début à la fin et on sentait que plusieurs personnes présentes s’étaient déplacées pour eux. Leur chanteur Travis Worland avait un vocal très convaincant et ça fittait parfaitement avec le genre musical du groupe. Est-ce que j’ai trippé sur Enterprise Earth? Pas tant que ça, mais je suis capable de voir pourquoi les fans les apprécient autant. Ils ont donné tout un show et je ne serais pas surpris de les voir en tête d’affiche prochainement.

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Shadow Of Intent : Très solide…mais…

C’était maintenant au tour de Shadow Of Intent de fouler les planches du Club Soda devant une salle assez bien remplie. La dernière fois que je les ai vu en spectacle c’était en janvier 2020 au Théâtre Fairmount et c’était carrément hallucinant. Disons qu’avec ça en tête, les attentes étaient très élevées de mon côté. Première déception : dès les premières notes de Farewell, on a pu sentir que ça punchait beaucoup moins que pour Enterprise Earth et j’ai eu peur qu’on retombe dans les mêmes patterns qu’au début de la soirée. Ça n’a pas été aussi pire que ça, mais ça m’a tout de même laisser un goût amer. La grande majorité des chansons provenaient de leur plus récent album Elegy avec quelques petits clins d’oeil aux vieux albums avec les chansons The Horror Within et The Heretic Prevails. Je dois dire que j’ai un plus gros penchant pour l’album Melancholy que pour Elegy mais, dans l’ensemble, c’était très bien exécuté et le vocal de Ben Duerr était redoutable comme à son habitude. On a aussi eu droit à un bel hommage à Trevor Strnad avec le chanson Barren And Breathless Macrocosm sur laquelle il avait fait un featuring. À mon plus grand bonheur, ils ont terminé leur set avec les chansons Melancholy et Malediction et c’était tout simplement excellent. Shadow Of Intent est un groupe qui vaut le détour et je risque d’en écouter beaucoup dans les prochains jours.

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

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