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Vingt albums métal à découvrir en juin

Kreator Hate Über Alles

Les légendes du thrash metal allemand Kreator sont de retour avec un tout nouvel album intitulé Hate Über Alles. Si ça sonne moindrement comme les albums précédents, c’est sûr que ça va être une véritable bombe!

Date de sortie : 10 juin 2022

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Alestorm Seventh Rum Of A Seventh Rum

Le pirate party est à nos portes! Alestorm sortira son nouvel opus Seventh Rum Of A Seventh Rum le mois prochain et ça risque d’être festif, agressif et surtout très con! L’extrait ci-dessous donne déjà le ton!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Belphegor The Devils

Ça faisait presque cinq ans que Belphegor n’avait rien sorti et disons qu’il était temps! Simplement intitulé The Devils et avec une pochette assez blasphématoire (comme à leur habitude), cette offrande au diable va certainement te faire headbanger solide!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Darkane Inhuman Spirits

Après neuf ans d’absence, le groupe suédois Darkane nous revient avec Inhuman Spirits! Si vous aimez le melodeath à la sauce Gothenburg avec un soupçon de thrash, essayez ça, vous ne serez pas déçus!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Bleed From WithinShrine

Les Britanniques Bleed From Within sortiront Shrine le mois prochain et, après leur sensationnel album Fracture sorti en 2020, disons que les attentes sont assez élevées pour ce nouveau titre!

Date de sortie : 3 juin 2022

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Saor Origins

Origins de Saor est probablement l’album que j’attends le plus le mois prochain! Avec les extraits sortis jusqu’à maintenant qui sont vraiment plus guitar-oriented, j’ai vraiment hate d’entendre la suite!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Paganizer Beyond The Macabre

Vous aimez le death suédois et le doux son de la HM-2? Ça tombe bien, le groupe Paganizer sortira son douzième album, Beyond The Macabre. Également un gros shout-out pour la superbe pochette!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Seventh Wonder The Testament

Quand Tommy Karevik est arrivé dans le groupe Kamelot, je ne savais même pas qu’il chantait dans une autre formation! Seventh Wonder y va plus dans le prog metal que dans le power, mais c’est tout aussi prenant!

Date de sortie : 10 juin 2022

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Victorius Dinosaur Warfare Pt. 2 – The Great Ninja War

Tu veux du metal ultra fromagé et turbo ridicule? Ne cherche pas plus loin! Le nouvel opus de Victorius parle de dragons, de ninjas…et de dinosaures! Dans le fond, que demander de plus rendu là?

Date de sortie : 24 juin 2022

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Battlelore The Return Of The Shadow

Une autre formation effectue un retour après plus de onze ans d’absence! Le groupe de metal symphonique finlandais Battlelore, aux thématiques épiques et fantastiques, plaira certainement aux fans de musique grandiose!

Date de sortie : 3 juin 2022

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Soreption Jord

On quitte la fantasy pour y aller avec du tech death qui rentre solidement au poste! Soreption nous présente Jord et, après avoir écouté Död Jord, je me dis que le reste de l’album va être un véritable carnage!

Date de sortie : 10 juin 2022

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Deathwhite Grey Everlasting

Seuls représentants du melodic doom/death metal dans cette chronique, Deathwhite oeuvre dans une musique pesante et mélancolique qui viendra chatouiller ton côté dépressif! Pour les fans de Katatonia et Paradise Lost!

Date de sortie : 10 juin 2022

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Inanimate ExistenceThe Masquerade

On retourne dans le tech death mais avec une petite touche mélodique avec Inanimate Existence qui sortira The Masquerade. Si tu aimes la musique très carrée avec des solos qui te feront tourner la tête, tu devrais grandement apprécier!

Date de sortie : 10 juin 2022

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White WardFalse Light

Le groupe ukrainien White Ward, malgré les circonstances que l’on connait, sortiront un nouvel album du nom de False Light. Comme à leur habitude on a ici un black metal teinté de jazz, un son qui les distingue nettement des autres!

Date de sortie : 17 juin 2022

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Buried RealmBuried Realm

Le one man band Buried Realm nous présente son album éponyme à la pochette colorée et étrange. Si vous aimez le melodeath technique comme Allegaeon, vous devriez essayer ça tout de suite!

Date de sortie : 3 juin 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Temple Of VoidSummoning The Slayer

On tombe dans le death/doom metal pesant, gras et huileux avec Temple Of Void qui roule sa bosse depuis presque dix ans. Si ma description vous interpelle, allez écouter leur stock, je vous conseille d’ailleurs l’album Lords Of Death!

Date de sortie : 3 juin 2022

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Exocrine The Hybrid Suns

Le groupe français Exocrine semble y aller avec un retour aux sources avec The Hybird Suns qui a une pochette qui me rappelle étrangement Eternal Darkness (ceux qui savent, savent). Un beau produit de tech death à surveiller!

Date de sortie : 17 juin 2022

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Werewolves From The Cave To The Grave

Werewolves est probablement le groupe le plus prolifique que j’ai pu voir récemment (on parle ici d’un album par année depuis 2020). C’est sûr que ce ne sont pas les textes les plus songés, mais ça rentre dans le dash en maudit!

Date de sortie : 24 juin 2022

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Ataraxy The Last Mirror

Tout droit venu d’Espagne, Ataraxy offre un death metal bien senti avec une petite touche atmosphérique qui les démarque beaucoup. Un autre album avec une magnifique pochette!

Date de sortie : 17 juin 2022

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Inexorum Equinox Vigil

J’ai découvert Inexorum l’an passé et j’apprécie beaucoup leur black/death mélodique et leur nouvel album Equinox Vigil semble tendre un peu vers le folk metal. À suivre!

Date de sortie : 17 juin 2022

Auteur : Maxime Pagé

Slipknot + Cypress Hill + Ho99o9 @ Centre Bell (Montréal)

Le légendaire groupe Slipknot était de passage au Centre Bell jeudi soir dans le cadre de sa tournée Knotfest Roadshow 2022 et ça promettait d’être…particulier! Pour les accompagner pour cette série de spectacles, Ho99o9 et Cypress Hill, deux groupes orientés vers le hip-hop, assuraient la première partie.

Ho99o9 : Énergique et intrigant

Le trio américain Ho99o9 (prononcé Horror) était le premier à monter sur les planches du Centre Bell devant un parterre qui commençait à se remplir peu à peu. Le style musical du groupe est assez éclectique, mélangeant hip-hop, noise et hardcore punk, et je ne savais pas trop comment une foule de metalheads gonflée à bloc pour Slipknot allait réagir. Quelques problèmes techniques ont retardé le début de leur set de quelques minutes, laissant la foule dans le noir et dans l’expectative. Tout a commencé avec Firefly Family et, dans l’ensemble, tout sonnait assez bien. Leurs artifices de scène consistaient en deux gros chiens squelettiques aux yeux illuminés et leur DJ/claviériste portait un costume qui aurait pu être celui d’un bad guy dans Warcraft. Pour être honnête, je m’attendais à ne pas aimer leur musique, mais genre pas du tout. Pourtant, il y a bien eu quelques moments ici et là que j’ai trouvé intéressants et d’autres plutôt insolites mais captivants. Ce qui démarque le groupe, hors de leur style bien à eux, est sans aucun doute le niveau d’énergie qu’ils ont sur scène. Leur chanteur courrait partout, faisait des backflips, et j’en passe! Est-ce que je vais écouter du Ho99o9 dans le confort de mon salon? Probablement pas. Est-ce que ça a valu la peine d’être vu en spectacle? Je dirais que oui! Une bonne partie des gens présents ont eu l’air d’apprécier leur performance et, si la description du groupe vous interpelle, allez y jeter un coup d’oeil!

SetlistFirefly FamilyTHE WORLD, THE FLESH, THE DEVILLeader of Pain (unknown virus 7.), PROTECT MY BITCH PT. 2, …SPEAK OF THE DEVIL, LOWER THAN SCUM, Street Power, BATTERY NOT INCLUDED, BITE MY FACE, Mega City Nine (unknown virus 4.)F.O.G (Error)

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Cypress Hill : Meh.

Cypress Hill était certainement le groupe dont j’avais le plus d’appréhension jeudi soir. Je pouvais me retrouver un minimum dans le côté noise et hardcore punk de Ho99o9, mais de tomber dans du gros hip-hop de stoner tout droit sorti des année 90, je n’étais vraiment pas convaincu. La première partie du spectacle a consisté en une série de remix de classiques du heavy metal par leur DJ Michael “Mix Master Mike” Schwartz, question de réchauffer la foule (j’ai personnellement trouvé ça un peu sans intérêt). Louis “B-Real” Freese et Eric “Eric Bobo” Correa sont finalement arrivés sur scène pour entamer la chanson When The Shit Goes Down. À noter que leur chanteur Senen “Sen Dog” Reyes était absent de cette tournée pour des raisons de santé. Leur DJ trônait sur un immense crâne surmonté d’une feuille de pot à l’envers (leur emblème) et on peut justement dire que ça sentait que ça dans toute la salle. Les fans de hip-hop présents jeudi soir ont dû être comblés, mais de mon côté j’ai trouvé le temps atrocement long. Ça a un peu plus levé du côté de la foule avec leur classique Insane In The Brain mais dans l’ensemble j’ai trouvé que es chansons s’enchaînaient et se ressemblaient toutes et, en gros, ce n’était tout simplement pas ma tasse de thé. Est-ce que Cypress Hill ont fait un bon set? J’imagine. Une grande partie des nostalgiques des années 90 s’en donnaient à coeur joie et c’est tant mieux pour eux.

Setlist : DJ Lord Intro, When the Shit Goes Down, Hand on the Pump, Pigs, Dr. Greenthumb, How I Could Just Kill a Man, I Ain’t Goin’ Out Like That, Insane in the Brain, Jump Around (House Of Pain cover)

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Slipknot : Explosif!

On était maintenant rendus au clou du spectacle avec un groupe qui a bercé mon adolescence et c’est devant un immense drap arborant le logo du groupe que les fans attendaient et jubilaient à l’idée du carnage qui s’annonçait! C’est avec Disasterpiece que Slipknot ont entamé leur set avec comme décor plusieurs écrans, des structures métalliques où les deux percussionnistes pouvaient se déplacer à leur guise et beaucoup de pyrotechnie! Plusieurs étaient inquiets de l’état de santé de Corey Taylor qui a dû couper quelques chansons du spectacle à Albany en raison d’une extinction de voix. Le fameux chanteur n’était pas à son 100% jeudi soir et les mêmes trois chansons ont encore été coupées (Custer, (sic) et Solway Firth), mais il a tout de même offert une performance admirable en plus d’être un frontman extraordinaire qui sait crinquer la foule.

On a eu droit à une immense panoplie de hits couvrant la totalité de leur discographie (non si vous considérez Mate. Feed. Kill. Repeat. comme un album) et la foule ne se pouvait tout simplement plus! On a aussi eu la chance d’entendre une toute nouvelle chanson, The Chapeltown Rag, qui paraîtra sur le prochain album dont on ne connait pas encore la date de sortie. Il y a eu plusieurs bons moments lors de leur prestation, mais si j’avais à en choisir un, ce serait l’interprétation de Snuff, chanson beaucoup plus tranquille mais prenante où tout le monde a sorti la lampe de poche de son téléphone pour illuminer le Centre Bell. En guise de rappel, on s’est fait lancer en pleine gueule People=Shit et Surfacing qui ont carrément tout détruit! Une chose est certaine, c’est que Slipknot est toujours une valeur sûre en spectacle et ils nous en ont mis plein la vue et plein les oreilles pendant presque deux heures!

Setlist :Disasterpiece, Wait and Bleed, All Out Life, Sulfur, Before I Forget, The Chapeltown Rag, Dead Memories, Unsainted, The Heretic Anthem, Psychosocial, The Devil in I, Snuff, Vermilion, Duality, Spit It Out, People = Shit, Surfacing

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Paul Blondé

Ceremonial Bloodbath @ Piranha Bar (Montréal)

La musique crasse et caverneuse était à l’honneur jeudi soir alors que le groupe britanno-colombien Ceremonial Bloodbath s’arrêtait au Piranha Bar dans le cadre de sa courte tournée canadienne. Question d’ajouter une couche supplémentaire d’immondices à cette soirée, les groupes RGRSS, Skumstrike et Infeccion assuraient la première partie.

Infeccion : Très solide!

Le tout a commencé en force avec la formation Infeccion de Montréal aux compositions presque entièrement en espagnol. Oeuvrant dans un death metal où l’influence suédoise est indéniable, ils nous ont présenté quelques compositions tirées de leur EP Culto a la putrefacción ainsi que quelques nouvelles pièces. Je ne connaissais pas du tout le groupe avant ce spectacle et j’ai été agréablement surpris par leur musique certes violente et lourde mais aux riffs très catchy. Il est vrai que les musiciens manquaient peut-être un peu d’assurance sur scène, mais rien d’insurmontable. Je suis conscient qu’ils n’ont à leur actif que deux démos sorties l’an passé, mais honnêtement j’en aurais pris plus. Infeccion a été une superbe découverte de mon côté, et si vous êtes fan du genre, c’est définitivement un groupe à surveiller!

Setlist : Intro/Morbido, Peste fetidez, Vision podrida, Muerte violenta, Infirm Decrepit

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Skumstrike : Vitesse et agressivité

Place maintenant à Skumstrike qui y vont avec un mélange de speed/black metal et de punk au plus grand plaisir des plus crasseux d’entre nous. Ils venaient d’ailleurs nous présenter leur plus récent album Deadly Intrusions sorti en avril. Leur chanteur/drummer Zak se donnait corps et âme derrière son kit et s’époumonait à qui mieux mieux alors que ses comparses L.A. et J.K. vargeaient sur leurs instruments comme s’il n’y avait pas de lendemain. Le son était plus qu’acceptable et, pour ma part, j’ai bien aimé le son très crunchy de la bass qui me faisait penser à du vieux Mayhem du temps de Deathcrush. J’ai par contre trouvé un peu particulier d’avoir installé deux micros devant alors qu’ils s’en sont servi qu’une seule fois lors de la dernière chanson, mais bon! Les gars de Skumstrike ont offert une performance efficace, énergique et très agréable!

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RGRSS : Un death/grind efficace

RGRSS était le seul groupe que je connaissais avant ce spectacle entre autres à cause de la présence de Nicola et Dominic Nucciarone qui jouent aussi dans Intonate. Mais au lieu d’avoir du prog death metal très pesant, on a ici un death/grind ultra violent et qui rentre dans le dash en s’il-vous-plaît. On a eu droit à l’intégralité de leur tout premier album A World Of Concern sorti au début de l’année et qui, selon moi, est une grosse claque en pleine face. Par contre, c’est un peu plus difficile de bien faire sonner ça en live et j’ai eu l’impression qu’à quelques occasions on avait surtout un mur de son où il n’était pas évident de bien entendre les riffs. À l’image de leur musique, les musiciens de RGRSS ont débordé d’une énergie contagieuse et c’est d’ailleurs pendant leur set qu’il y a eu le premier moshpit. Il y a aussi eu quelques chansons où le guitariste/chanteur Francis Brunetti prenait beaucoup de place et n’en lassait peut-être pas assez à Nicola Nucciarone qui était un peu laissé à rien faire sur scène. Un partage plus équitable des lignes de chant règlerait ça en un rien de temps. RGRSS ont donné tout un show qui m’a donné le goût de me replonger dans leur album! Bravo!

Setlist : Thanatophobia, Innocence, Opinion Leaders, Social Consideration, Egodeath, Wrong Wire, Sickening Illusion, Fear of Silence, Sundered

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Ceremonial Bloodbath : Augh!!!

La salle s’était quelque peu vidée à l’arrivée de Ceremonial Bloodbath sur scène, eux qui n’ont certainement pas un following aussi important que les bands précédents. D’ailleurs, je ne connaissais pas du tout le groupe avant l’annonce de ce spectacle et, après en avoir écouté, je me suis dis que ça pouvait être intéressant. Leur plus récente démo Mutilation Of Sacrifice sonne bien pour le genre et j’étais curieux de voir comme ça allait se transcrire en live. Malheureusement, et ce malgré les quelques bons riffs ici et là, j’ai trouvé leur musique un peu trop générique avec un style de vocals que j’ai déjà beaucoup trop entendu. Les musiciens n’étaient pas très énergiques sur scène et pas très communicatifs non plus. En fait le gros problème avec la musique de Ceremonial Bloodbath, c’est le manque de hooks et d’éléments mémorables, et leur son très caverneux n’aidait pas non plus. C’est dommage, mais je n’ai pas tant apprécié leur prestation qui terni un peu cette soirée qui avait si bien commencé. 

Un énorme merci à Tehom Productions pour cette belle soirée!

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Helene Dickey

Megadeth + Lamb Of God + Trivium + In Flames @ Place Bell (Laval)

Après plus de deux ans de report, la tournée intitulée The Metal Tour Of The Year composée des groupes Megadeth, Lamb Of God, Trivium et In Flames s’est enfin arrêtée à la Place Bell mardi soir pour nous en mettre plein la vue et, surtout, plein les oreilles! Avec une affiche de grosses pointures comme celle-ci, ça promettait d’être mémorable!

In Flames : Une bonne entrée en matière

C’est devant un parterre bien rempli que le groupe In Flames est entré sur scène pour nous présenter quelques chansons de son répertoire bien garni. Le tout a commencé avec la célèbre Cloud Connected dont les premières notes ont suffi pour que la foule scande le nom du groupe à tue-tête. Même si la formation cumule les albums depuis 1990, leur setlist était surtout composée de chansons plus récentes comme I Am Above, Where The Dead Ships Dwell ou encore Call My Name (les vieux fans n’ayant eu que Cloud Connected et Behind Space à se mettre sous la dent). Côté son, rien à redire, tout sonnait à la perfection. Leur chanteur Anders Fridén interagissait avec la foule le plus qu’il pouvait et cette dernière avait l’air d’apprécier. C’est finalement avec la très rapide et agressive Take This Life que le groupe a terminé son set. C’est quand même étrange de voir un groupe comme In Flames en première partie d’une tournée comme celle-là alors qu’ils ont plus d’albums et plus d’ancienneté que Lamb Of God ou Trivium, mais fort à parier que c’est la popularité qui prime. Les gars d’In Flames ont offert une prestation énergique et bien ficelée que les fans ont sûrement adorée.

Setlist : Cloud Connected, Behind Space, Everything’s Gone, Where Dead Ships Dwell, Call My Name, All For Me, I Am Above, Take This Life

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Trivium : Solide prestation!

Trivium est un autre groupe chouchou du Québec et les fans présents les attendaient de pied ferme! Leur chanteur/guitariste Matt Heafy a eu des ennuis de santé dans les derniers jours et plusieurs étaient inquiets à savoir s’il allait pouvoir être à son 100%. Ils ont commencé leur set avec In The Court Of The Dragon tirée de l’album du même nom et, comme pour In Flames, le son était impeccable. Leur décor était assez sobre avec comme artifices de scène des cubes illuminés à l’effigie d’une tête de dragon. Si le scream vocal de Matt Heafy était puissant comme à son habitude, on sentait qu’il avait un peu de difficulté avec ses cleans vocals (pas qu’il faussait, mais ça manquait un peu de force). Pour ce spectacle, on a eu droit à une exclusivité, soit la pièce Dusk Dismantled qui n’a pas été jouée depuis le début de cette tournée. Pour ma part, j’ai bien apprécié l’interprétation de Rain et Pulling Harder On The Strings Of Your Martyr, deux chansons tirées de l’album Ascendancy (avec lequel je les ai connu en 2005). Tout au long de leur set, la foule s’est activée dans le pit et connaissait les paroles par coeur. Matt Heafy avait visiblement l’air ému et nous a mentionné que c’était la plus belle foule qu’il a pu voir pour eux en Amérique du Nord (vous me direz que tous les groupes disent ça, mais il a par la suite écrit un statut sur Facebook où il mentionnait la même chose). Trivium nous ont finalement laissé avec la pièce In Waves qui a été très populaire auprès du public. Ils nous ont présenté un set bien construit et une prestation à tout casser!

Setlist : In The Court Of The Dragon, Beyond Oblivion, Dusk Dismantled, Strife, Rain, Pulling Harder On The Strings Of Your Martyr, In Waves

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Lamb Of God : Violent à souhait!

Les gars de Lamb Of God sont devenus au fil des années des habitués des salles de la métropole et leur fanbase est maintenant des plus imposantes. La Place Bell était bien pleine quand le groupe a commencé son set avec Memento Mori, caché par une rideau noir où leur logo était projeté. Une fois la partie plus tranquille de la chanson terminée, le rideau est tombé et tout a littéralement explosé (ça en a fait sursauter plus d’un!). Si leur chanteur Randy Blythe a eu des ennuis de santé au cours de cette tournée, il était cette fois-ci vraiment en pleine forme et son vocal était puissant et agressif comme à son habitude. À noter que Willie Adler a dû s’absenter de la tournée pour des raisons personnelles et c’est Phil Demmel de Vio-Lence (et anciennement de Machine Head) qui a pris le relais. On s’est fait envoyé en pleine gueule plusieurs classiques comme Ruin, Walk With Me In Hell (où la pyrotechnie régnait), Now You’ve Got Something To Die For et Laid To Rest. On a eu aussi droit à la chanson 11th Hour tirée de l’album As The Palaces Burn et je crois que c’est la première fois que j’entendais cette pièce en spectacle. Si c’était des plus violents sur scène, vous auriez dû voir dans le pit! J’en ai vu beaucoup au cours des années, mais je crois que le circle pit pendant leur set était un des plus gros que j’ai jamais vu! De toute façon, la parterre n’a été qu’un immense moshpit tout le long de leur prestation. Et quoi de mieux comme finale que leur classique Redneck qui a simplement tout détruit sur son passage. J’ai été un peu surpris de ne pas entendre Black Label qui amenait avec elle une garantie d’un gros wall of death (ce qui aurait résulté en un immense champ de bataille avec une foule aussi dense). J’ai souvent vu Lamb Of God en spectacle et cette prestation-là fini clairement dans mon top des meilleures. C’était brutal, réglé au quart de tour et, bien honnêtement, tout parait mou après une performance comme celle-là!

Setlist : Memento Mori, Ruin, Walk With Me In Hell, Resurrection Man, Now You’ve Got Something To Die For, Contractor, 11th Hour, 512, Ghost Walking, Vigil, Laid To Rest, Redneck

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Megadeth : Une bonne prestation, sans plus

Les légendes du thrash metal américain nous rendent visite depuis les années 80 et, pour les avoir vu à plusieurs reprises, c’est parfois un peu inégal. Je me rappelle d’ailleurs de leur très mauvaise prestation en première partie de Scorpions en 2017 qui avait laissé un goût amer à plusieurs de leurs fans (retards, problèmes techniques et on avait vraiment l’impression que Dave Mustaine s’en foutait). C’est donc avec certaines appréhensions que je me suis lancé dans leur set qui a commencé en force avec une Hangar 18 bien sentie. En guise d’artifices de scène, le groupe avait plusieurs écrans où trônait Dirk Verbeuren et son drum. C’était aussi le premier spectacle depuis le départ de David Ellefson qui a été remplacé par James LoMenzo. Le dernier album que le groupe a sorti remonte à 2016 avec Dystopia et je me serais attendu à entendre au moins quelque chose de nouveau, mais en vain. Je dirais même qu’à part Hangar 18, je n’ai pas été impressionné outre mesure par la première partie du spectacle qui été constituée de chansons comme Angry Again, Conquer Or Die! et Dystopia qui, sans être mauvaises, ne sont pas marquantes non plus. C’est vraiment à partir de la deuxième moitié que ça a commencé à avoir de l’allure avec des classiques comme Sweating Bullets, À tout le monde, Symphony Of Destruction et Peace Sells (j’ai été un peu perplexe de ne pas entendre Tornado Of Souls par contre).

Si beaucoup n’avaient d’yeux que pour Dave Mustaine, j’ai trouvé que même si son jeu de guitare était très bon, son vocal manquait cruellement de puissance et d’aplomb et il ne s’est adressé à la foule qu’à de très rares occasions. En fait, j’ai été vraiment plus impressionné par Kiko Loureiro qui a offert des solos de qualité tout au long du spectacle et qui courrait littéralement partout. Avec toute la place que le groupe avait sur scène, j’ai trouvé qu’ils ont eu du mal à justement prendre leur place et ils ne semblaient pas vraiment savoir quoi faire à quelques occasions. C’est dommage, mais c’est vraiment que lors de la dernière chanson Holy Wars…The Punishment Due que ça a vraiment commencé à avoir plus de mordant. Quand je mentionnais que tout allait être mou après Lamb Of God, c’est un peu ça qui est arrivé en fait. Si la foule s’est donnée corps en âme juste avant, elle a été nettement plus tranquille pendant Megadeth. Je sais bien qu’on ne parle pas nécessairement du même genre de public et que ce n’était pas non plus un pétard mouillé, mais j’ai trouvé que c’était peut-être un peu mal balancé et un peu dommage pour eux qu’un autre groupe sur le bill vole la vedette à ce point-là. Megadeth ont tout de même offert une bonne prestation, mais on sentait que l’engouement de la foule était moindre.

Setlist : Hangar 18, Dread And The Fugutive Mind, Angry Again, Conquer Or Die!, Dystopia, The Conjuring, Sweating Bullets, À tout le monde, Trust, Symphony Of Destruction, Peace Sells, Holy Wars…The Punishment Due

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Paul Blondé

Malebranche + Givre + Bhatt @ Turbo Haüs (Montréal)

Le black metal était à l’honneur jeudi soir alors que le groupe montréalais Malebranche tenait au Turbo Haüs son premier spectacle en tête d’affiche après un passage remarqué en première partie d’Incandescence il y a de cela deux semaines. Pour ajouter une couche supplémentaire de noirceur à cette soirée, les groupes Givre et Bhatt assuraient la première partie.

Givre : Un black metal planant et cru

Le groupe de Rouyn-Noranda Givre (composé de membres du groupe Entheos) était le premier à monter sur les planches du Turbo Haüs et j’ai été vraiment surpris de constater à quel point la salle s’était remplie rapidement! C’est devant une foule assez nombreuse qu’ils ont amorcé leur set et j’avais bien hâte de découvrir ce groupe dont je n’avais jamais entendu parler avant. Leur style musical tend vers le black metal atmosphérique avec un vocal très cru et prenant et, si ne n’étais pas tellement convaincu au début, ils m’ont gagné plus leur set avançait. Ils ont allié avec finesse les sonorités black metal plus agressives aux passes plus ambiantes et de les voir avoir autant de plaisir sur scène a également été un gros plus (et ce malgré les quelques ennuis techniques au niveau d’une des guitares). En gros, j’ai vraiment apprécié la prestation de Givre et ça a vraiment été une belle découverte de mon côté!

Setlist : Rebatons notre chair vilaine, Le Christ aux Oliviers, Érable Rouge, La voix d’un peuple malheureux, Sainte Marguerite de Cortone, Adieu ces bons vins de Lannoys

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Bhatt : Tout droit dans ta face!

Bhatt est un autre groupe que je ne connaissais pas du tout et c’est encore en mode découverte que je me suis lancé dans leur matériel. La formation de Québec oeuvre dans un black metal teinté de hardcore qui est vraiment plus in your face que les deux autres groupes sur l’affiche. On a eu droit à des chansons plus courtes mais très intenses où les musiciens se sont vraiment donnés corps et âme. J’ai également bien apprécié les parties plus ambiantes de leurs chansons qui constrastaient pas mal avec l’agressivité du reste de leurs compos. Je dois par contre avouer que, de mon côté, j’ai un peu moins apprécié le vocal assez criard du guitariste et du bassiste même si j’ai fini par m’habituer et je crois que ce type de chant fitte bien avec leur genre musical, ce n’est juste pas ma tasse de thé. Bhatt nous a donc lancé une prestation très énergique en plein visage et si la description que j’ai fait du groupe vous interpelle, allez écouter leur musique! Vous ne serez pas déçu!

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Malebranche : Totalement prenant!

C’est avec un éclairage très sombre que les gars de Malebranche se sont pointés sur scène pour nous présenter leur matériel ambiant, agressif et prenant. C’est avec la chanson Trainé par les paupières I tirée de leur split avec Eos que tout a commencé et le son était excellent! Pour la setlist de ce spectacle, ils sont allés piger dans toute leur discographie tout en se concentrant sur leur tout premier album Morcelé sorti l’an passé. D’ailleurs, j’ai vraiment été content d’entendre mes deux pièces préférées ce cet album, Urgence aveugle, lames glissantes et Lente intrusion d’une épine qui ne sortira jamais qui sont, à mon avis, des chefs-d’oeuvre du genre! Le groupe nous a même offert une belle surprise avec une reprise de la chanson Myspys du défunt groupe Lifelover qui était définitivement plus upbeat que leurs propres compositions mais qui s’est tout de même bien incorporée en live. C’est finalement avec la chanson Morcelé (la plus longue de leur album qui affiche plus de 13 minutes au compteur) qu’ils nous ont laissé et je suis certain que le foule en aurait pris plus. Plus les prestations d’enchaînent, plus Malebranche est entrain de devenir un de mes groupes préférés de la scène local. Si vous n’étiez pas à ce spectacle, vous avez clairement manqué quelque chose!

Setlist : Trainé par les paupières I, Urgence aveugle, lames glissantes, S’usent les trachées, Stelle, Myspys (Lifelover cover), Lente intrusion d’une épine qui ne sortira jamais, Morcelé

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Josian Neveu

Nightwish @ MTELUS (Montréal)

Le légendaire groupe de metal symphonique finlandais Nightwish était de passage au MTELUS vendredi soir dans le cadre de sa courte tournée nord-américaine. Le spectacle était à guichet fermé depuis un bon moment et juste à voir la file qui attendait pour entrer dans la salle, ça promettait d’être un succès retentissant! Pour les accompagner dans ce périple, l’excellent et très cheesy groupe Beast In Black assurait la première partie.

Beast In Black : Du gros fun!

Je dois bien vous l’avouer, j’ai un gros penchant pour Beast In Black et, surtout depuis la sortie de leur plus récent album Dark Connection, ils font partie de mes groupes de power metal préférés. La dernière fois que je les ai vu en spectacle, c’était lors de l’édition 2019 du Heavy Montreal et leur présence était une grande exclusivité car c’était leur seul spectacle et leur toute première fois en Amérique du Nord. Tout a commencé avec la chanson Blade Runner et je crois fermement que la foule a été conquise dès les premiers instants. La voix très aigue et très puissante du chanteur Yannis Papadopoulos faisait résonner la salle et les musiciens punchaient comme sur les albums (ce qui est souvent difficile quand tes chansons contiennent beaucoup d’éléments electro). Côté setlist, on a eu droit à un heureux mélange de pièces provenant de leur trois albums avec un léger penchant vers Berserker. Les gars avaient visiblement l’air contents d’être là et même surpris par la réaction plus que positive des gens présents. Parfois, des groupes excellent en spectacle sans que, pour autant, on ressente la chimie entre les membres, mais avec Beast In Black ce n’était que du groupe fun du début jusqu’à la fin, que ce soit dans la salle ou sur scène. Beast In Black nous ont offert une grosse dose de power metal et je ne serais pas étonné de les revoir en tête d’affiche dans un futur proche!

Setlist : Blade Runner, From Hell With Love, Beast In Black, Born Again, Die By The Blade, Moonlight Rendezvous, One Night In Tokyo, Blind And Frozen, End Of The World

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Nightwish : Une très bonne prestation…mais…

Le groupe Nightwish aura toujours une place spéciale dans mon coeur. C’est le tout premier spectacle métal que j’ai vu dans ma vie il y a de cela 18 ans et c’était avec Tarja Turunen au chant pour la tournée de l’album Once. Depuis ce temps-là, je les ai vu à cinq reprise (vendredi soir était la sixième) et j’ai pu entendre les trois chanteuses différentes en live. Même si j’ai quelque peu décroché au cours des dernières années et que les plus récents albums ne m’interpellent pas tant que ça, ils ont une touche spéciale qui me pousse toujours à vouloir les revoir. Ils ont enfin eu l’occasion de nous présenter du matériel tiré de leur plus récent album Human. :||: Nature. sorti en 2020 ainsi que d’autres chansons de leur répertoire. Le tout a d’ailleurs commencé avec Noise et on a pu constater l’excellente qualité du son (mais on ne pouvait pas vraiment s’attendre à moins que ça!). Floor Jansen était en vraiment en voix comme à son habitude, malgré quelques petits accrochages comme de chanter les mauvaises paroles dans Dark Chest Of Wonders et dans Storytime, ce qui m’a fait sourciller un brin. J’ai été un peu surpris par contre par la sobriété du décor qui en réalité ne consistait qu’en un backdrop du dernier album. Pas d’écran géant, pas de pyrotechnie, rien! On nous avait habitué à du grandiose lors de leurs derniers passages en ville et, bien que c’est la performance musicale qui doit évidemment primer, j’ai été un peu déçu par la simplicité de leur spectacle (surtout avec le prix du billet assez élevé que les fans ont dû payer).

Je vais tout de suite pointer l’éléphant dans la pièce : c’était le premier spectacle à Montréal sans leur célèbre et charismatique chanteur/bassiste Marco Hietala qui a quitté la formation en 2021 et, bien honnêtement, son absence causait un vide énorme sur la scène. Les chansons qui contiennent ses parties chantées ont été reprises par Floor Jansen et Troy Donockley comme dans Planet Hell et même si ça sonnait bien, ça m’a laissé une drôle d’impression. Le poste de bassiste a été repris temporairement par Jukka Koskinen de Wintersun qui a fait du bon boulot mais qui ne brillait pas non plus sur scène. Je vais peut-être en surprendre plus d’un, mais plus je vois Nightwish en spectacle, plus j’ai l’impression qu’ils sont un peu sur le pilote automatique. Plus les tournées s’enchaînent, plus on voit les mêmes patterns revenir comme l’éternelle Ghost Love Score jouée vers la fin ou encore The Greatest Show On Earth qui termine tous leurs spectacles depuis la sortie d’Endless Forms Most Beautiful en 2015. Je ne veux pas sonner non plus comme un vieux fan aigri, mais quand tu t’es fait connaître avec des albums classiques comme Oceanborn ou Wishmaster, ça serait la moindre des choses de jouer plus qu’une chanson autre que She Is My Sin. Il y a eu certes de bons moments tout au long de leur set et dans l’ensemble c’était loin d’être mauvais, mais disons que les lieux sont de plus en plus communs et ça manque cruellement de surprises. J’aurais aussi aimer apprécier How’s The Heart en version acoustique qui sonnait à merveille si ce n’avait été de tout le monde qui parlait pendant (une plaie des temps modernes). Nightwish ont livré la marchandise comme à leur habitude, mais j’aurais franchement aimé être surpris par leur set, ce qui n’a pas vraiment été le cas.

Setlist : Noise, Planet Hell, Tribal, Élan, Storytime, She Is My Sin, Harvest, 7 Days To The Wolves, Dark Chest Of Wonders, I Want My Tears Back, Ever Dream, Nemo, How’s The Heart, Shoemaker, Last Ride Of The Day, Ghost Love Score, The Greatest Show On Earth

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Destruction @ Les Foufounes Électriques (Montréal)

Quoi de mieux que de passer un beau samedi soir aux Foufounes Électriques en compagnie d’amis métalleux pour voir les groupes Destruction, Nervosa, Sunlord et VX36

Il y a très peu de gens lorsque la formation VX36 monte sur la scène pour nous offrir leur musique thrash. Étant le premier groupe de la soirée, il est tout à fait normal que les musiciens n’aient aucune place pour se déplacer. Malgré cela, la formation offre une performance intense et les guitaristes Nate Klug et Gage Higgins étaient en constante interaction avec la foule. Quelques amateurs hochent leur tête au rythme de leur musique, mais la majorité des amateurs découvrent le groupe pendant cette première prestation dans la métropole. 

Suit rapidement Sunlord et nous remarquons que les amateurs sont maintenant plus nombreux. L’espace sur scène est toujours aussi restreint avec ces deux batteries, mais cela ne semble pas déranger le trio. Leurs titres speed metal s’enchainent rapidement, mais ne réussissent pas à faire lever la foule. Alfonso Ferrazza interagit avec la foule et mentionne qu’ils sont très heureux de finalement jouer devant le public montréalais. Le point central de leur prestation est sans aucun doute le batteur Lamar Little et ce dernier ira même d’un solo de batterie pendant leur courte prestation. Les amateurs se sont montrés plus démonstratifs durant les titres Forbidden Witch et Turn Me Loose

Il faut un certain temps pour réaménager la scène afin de donner plus d’espace à la formation Nervosa. Même s’ils ont déjà joué à Montréal il y a six ans, seulement la guitariste Prika Amaral peut se souvenir de cette seule autre prestation, car tous les autres membres de la formation sont nouveaux. Cela ne change rien pour les amateurs qui accueillent le groupe avec un beau moshpit dès l’enchainement des titres Kings Of Domination et Genocidal Command. Bien évidemment, leur dernier album Perpetual Chaos est bien représenté avec huit sélections. La chanteuse Diva Satanica est en très grande forme et s’exprime à plusieurs reprises en français. Leur musique death et thrash nourrit une foule affamée qui n’attendait que cela pour se pousser vigoureusement. Prika et Mia se complètent bien, mais ne bougent pas énormément sur scène, elles vont tout de même changer de place à quelques reprises. La foule a particulièrement apprécié les titresKill The SilenceMasked BetrayerGuided By Evil et Under Ruins. 

Le public est gonflé à bloc lorsque Destruction entame leur spectacle avec le nouveau titre Diabolical. En plus de cette pièce, le groupe espace bien trois autres nouveautés dans leur programmation. Cette prestation marque un grand changement, car c’est la première fois que nous voyons Destruction avec les guitaristes Damir Eskić et Martin Furia et ces derniers sont tout sourire devant l’enthousiasme des amateurs. Comme à son habitude, Schmier se donne à fond et incite la foule à thrasher à maintes reprises. Les amateurs n’avaient pas besoin d’invitation pour se défouler et s’en donner à cœur joie pendant les classiques comme Nailed To The CrossMad Butcher et Curse The GodsLe batteur Randy Black est encore une fois excellent et son intensité est tout simplement impressionnante. Il est cependant dommage de ne pas pouvoir admirer davantage son travail derrière sa batterie. Comme par le passé, les amateurs montréalais étaient très démonstratifs et Schmier a remercié ces derniers pour l’amour qu’ils leur démontrent depuis autant d’années. Il mentionne que même si c’est seulement la troisième date de la tournée, il est persuadé que cette soirée se hissera dans les meilleurs souvenirs de la tournée. 

C’est donc avec l’enchainement des titres Thrash Till Death et Bestial Invasion que le groupe tire sa révérence avec le sentiment du devoir accompli pour permettre à la foule de finalement reprendre son souffle. 

Auteur : Albert Lamoureux

Archspire @ Théâtre Fairmount (Montréal)

Si t’es un fan fini de tech death, tu te devais d’être au Théâtre Fairmount mardi soir pour voir la cinquième édition de la tournée Tech Trek mettant en vedette le groupe canadien Archspire! Pour ajouter aux cent riffs à la seconde et aux vocaux gutturaux bien gras, les groupes Vulvodynia, Inferi et Entheos assuraient la première partie.

Vulvodynia : Du lourd!

Le groupe de slam/brutal death metal sud-africain était le premier à monter sur scène et on peut dire qu’ils étaient attendus de pied ferme (ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une foule aussi dense pour une première partie). Je dois vous dire d’avance que ce n’est clairement pas mon genre de prédilection mais l’énergie qu’ils dégageaient était palpable et contagieuse. Il faisait déjà assez chaud dans la salle au point de suer tout en ne faisant pas grand chose et de voir le bassiste avec un costume one-piece d’Elmo me procurait un mélange d’admiration et de pitié! Le chanteur Duncan Bentley a joué harmonieusement de la truie pendant toute leur prestation et interagissait le plus possible avec son public. Pendant les dernières pièces, le bassiste d’Inferi Andrew Kim et une guitariste dont j’ignore l’identité sont venus joindre le groupe et disons que sur scène, il y a avait du monde à la messe! Même si je n’ai pas trippé outre mesure lors de leur set, je dois quand même donné à Vulvodynia qu’ils ont le sens du spectacle, du groove et de la pesanteur!

Setlist : Mob Justice, A Cosmic Betrayal, Flesh Tailor, Eternal Wasteland Of Galaxies, Unparalleled Insubordination, Psychosadistic Design, The War Within, Deicidal Finality

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Inferi : un melodeath technique hallucinant

Je dois le dire d’emblée, je suis un grand fan d’Inferi! C’est d’ailleurs leur présence sur cette tournée qui a penché dans la balance quant à ma volonté de couvrir ce spectacle. Pendant la pandémie, ils ont sorti leur EP Of Sunless Realms et leur plus récent album Vile Genesis (que je trouve très bons) et j’avais hâte d’entendre le tout en live. Leur chanteur Stevie Boiser est arrivé sur scène avec sa superbe camisole rouge avec un Charmander dessus et le groupe a entamé Eldritch Evolution et le son était excellent (sauf pour quelques petits instants où le vocal n’était pas assez fort). Ce que j’aime avec Inferi, c’est le mélange habile de mélodies et d’aspects plus techniques qui rend le tout unique (beaucoup de groupes sur le même label ont une sonorité quelque peu similaire, mais rien ne sonne à 100% comme eux). La grande majorité des pièces provenaient d’ailleurs de leurs deux dernières offrandes sauf pour Behold The Bearer Of Light tirée de leur album Revenant. Pour toutes les pièces jouées, tout était réglé au quart de tour et le pit a été incessant du début jusqu’à la fin (c’est la seule fois que je vais parler du pit, car ça n’a jamais arrêté de tout le spectacle). S’il faisait chaud pour Vulvodynia, on se serait alors cru dans un sauna tellement la ventilation (ou du moins la climatisation) était inexistante. Le genre de chaleur que si tu sortais dehors pour prendre l’air, tu n’avais pas envie de retourner à l’intérieur. Le groupe a terminé son set avec la très épique Aeons Torn et, bien honnêtement, j’en aurais pris plus. Inferi est toujours une valeur sûre en spectacle, donc n’hésitez pas à aller les voir la prochaine fois qu’ils seront en ville!

Setlist : Eldritch Evolution, Simian Hive, Mesmeric Horror, Heirs Of The Descent, Behold The Bearer Of Light, Aeons Torn

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Entheos : Une belle découverte!

Entheos était le seul groupe de la soirée dont je n’avais jamais entendu parler. J’ignorais quel genre de métal allait être joué, même si on savait tous que ça allait être technique d’une façon où d’une autre. J’ai su pas longtemps après leur prestation que la formation était composée de membres d’Animal As Leaders, The Faceless et du feu groupe Animosity. Seule représentante féminine de la soirée, la chanteuse Chaney Crabb a carrément tout défoncé sur son passage avec ses screams/growls franchement impressionnants (sans parler du fait qu’en plus de se déchaîner au vocal, elle sautait partout!). Musicalement parlant, on a encore une fois eu affaire à du tech death mais avec une petite twist prog que j’ai bien apprécié. En plus de toutes les chansons jouées provenant de leurs albums précédents, on a eu droit à deux nouvelles pièces dont j’ignore malheureusement le titre. Le groupe avait l’air d’avoir un fun fou sur scène et c’était vraiment plaisant de les voir aller. Entheos y sont allés avec une performance super énergique et les personnes comme moi qui ne connaissaient pas le groupe avant le spectacle ont été agréablement surprises, j’en suis sûr!

Setlist : Remember You Are Dust, The World Without Us, Chemical Flashbacks, nouvelle chanson, Black Static, White Noise, Perpetual Miscalculations, Neural Damage, nouvelle chanson, New Light

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Archspire : Pas le temps de niaiser!

Plus la soirée avançait et plus l’intensité était à son comble (autant musicalement que niveau température ambiante) et quoi de mieux pour terminer le tout qu’une grosse claque de gros tech death sale en pleine face signée Archspire! Même si ce n’est pas un groupe que j’écouterais à tous les jours, je les trouve vraiment impressionnant, surtout côté vocal avec Oliver Rae Aleron qui semble ne jamais manquer de souffle. Ils venaient enfin nous présenter leur nouvel album Bleed The Future sorti l’an passé et ça promettait de rentrer dans le dash en s’il-vous-plaît! Ils ont commencé avec Remote Tumour Seeker et ça a été comme un coup de poing dans le visage tellement c’était intense! Toute les pièces provenaient de Bleed The Future et de Relentless Mutation et ça tombait juste bien (je ne connais pas les albums précédents!). Mais il est clair qu’avec une musique aussi rapide, intense et technique, ils ne peuvent pas jouer pendant des heures. C’est donc après seulement huit chansons cumulant environ 35-40 minutes que le groupe a terminé son set, mais je crois qu’après avoir eu de la grosse musique pendant plus de trois heures, même les gens présents n’en pouvaient plus! Je n’avais jamais vu Archspire en spectacle et je peux dire qu’ils livrent la marchandise comme sur les albums. Autant de notes à la seconde…ma tête tourne encore aujourd’hui!

Setlist : Remote Tumour Seeker, Bleed The Future, Abandon The Linear, A Dark Horizontal, Human Murmuration, Golden Mouth Of Ruin, Involuntary Doppelganger, Drone Corpse Aviator

Auteur : Maxime Pagé

Hypocrisy @ Le Studio TD (Montréal)

Les légendes du métal suédois Hypocrisy étaient en ville dimanche soir pour nous présenter leur nouvel album Worship sorti l’an passé. C’était aussi mon premier spectacle depuis que la salle L’Astral a changé de nom pour Le Studio TD. Dans le cadre de cette tournée à haute teneur métallique, les groupes Hideous Divinity, The Agonist et Carach Angren assuraient également la première partie.

Hideous Divinity : Une prestation correcte mais énergique

Le groupe de brutal/tech death italien était le premier à fouler les planches devant un parterre qui se remplissait tranquillement. Dès les premières notes on a pu constater que le son était un peu brouillon mais, vu qu’ils ont fait leur soundcheck seulement quelques instants avant de commencer leur set, il était clair qu’on ne pouvait pas s’attendre à grand chose de ce côté-là. Qu’à cela ne tienne ils ont joué de façon énergique et leur chanteur, Enrico Di Lorenzo, a bien entretenu le public présent qui semblait bien apprécier le tout. Ce n’était pas la première fois que je voyais Hideous Divinity en spectacle, mais je crois que c’était la meilleure performance du groupe que j’ai pu voir, et ce, même si leur musique ne m’interpelle pas tant que ça. Je crois que si vous êtes fans de ce style de metal, il y a de fortes chances que ce groupe-là vous plaise. Un petit shout out à leur visuel qui m’a tout de même donné le goût d’acheter leur merch!

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The Agonist : Du gros calibre!

Un autre groupe bien de chez nous, que j’ai vu maintes et maintes fois au cours des années, était également présent dimanche soir! The Agonist, depuis la sortie de leur album Orphans, ont vraiment pris une grosse coche en qualité et j’avais bien hâte de voir comment ça allait sonner en live. Le tout a commencé avec l’excellente In Vertigo et, franchement, en terme de différence de qualité sonore, on était très loin du groupe précédent. Le son était très clair et tous les instruments (y compris la voix) étaient parfaitement audibles et appréciables. Leur chanteuse Vicky Psarakis avait visiblement l’air contente de performer à Montréal devant une horde de fans qui le lui rendaient très bien. Même si tous les musiciens ont très bien joué, c’est elle qui a volé le spotlight avec une performance vocale irréprochable autant dans les screams/growls que pour le clean vocal. Malgré le fait que la formation cumule déjà plusieurs albums, ils ont concentré leur setlist autour d’Orphans et du plus récent EP Days Before The World Wept et, bien honnêtement, ça m’arrangeait beaucoup. Personnellement, dès leurs débuts, je n’avais pas du tout accroché à leur musique, mais ça a nettement changé avec leurs plus récentes sorties. Les moments forts pour moi ont été sans aucun doute l’interprétation de In Vertigo, Remnants Of Time et Days Before The World Wept, cette dernière a d’ailleurs été la pièce finale de leur set. The Agonist ont offert une prestation de feu à ses fans montréalais et, si vous n’étiez pas là, vous avez manquer quelque chose!

Setlist : In Vertigo, Blood As My Guide, Remnants Of Time, Orphans, Immaculate Deception, Days Before The World Wept

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Carach Angren : Une prestation minée par les problèmes techniques

Il y a certains groupes qu’on préfère voir en spectacle plutôt que de les écouter en album. De mon côté Carach Angren fait partie de cette catégorie. Même si leur musique n’est pas mauvaise pour autant, c’est vraiment en live qu’elle prend vie avec l’attitude et le visuel très théâtraux du groupe. Cette tournée était une belle occasion pour enfin présenter du nouveau matériel tiré de leur plus récent album Franckensteina Strataemontanus sorti en juin 2020 et on sentait que les gens étaient fébriles. C’était également le premier spectacle de la tournée où le claviériste Ardek était présent. Le tout a par contre assez mal commencé alors que le micro du chanteur Seregor n’a pas fonctionné pendant la grande majorité de leur première chanson The Sighting Is A Portent Of Doom. Si seulement ça avait été le seul problème lors de leur prestation. En fait, contrairement à The Agonist, la qualité du son était plutôt mauvaise car aussitôt que le bass drum roulait trop vite, c’est à peu près tout ce qu’on entendait (et quand tout ce que tu entends c’est un bass drum triggé à l’os, c’est moyen). J’ai souvent vu Carach Angren en spectacle et on dirait que, plus ça avance, moins ils ont de stage props et de visuel intéressants. J’ai souvenir d’un espèce de miroir où était projetées des images fantomatiques et ça ajoutait beaucoup à l’ambiance. Certaines chansons ont bien sûr mieux sonné que d’autres comme The Necromancer, In de naam van de duivel ou encore Monster, mais c’était bien juste parce que c’était des chansons lentes qui nous permettaient de prendre une pause du drum. Malgré la belle énergie, j’ai été grandement déçu par la qualité du son qui a gâché mon expérience et, pour un groupe aussi bon en live, c’est excessivement dommage.

Setlist : The Sighting Is A Portent Of Doom, The Carriage Wheel Murder, The Necromancer, Bitte Tötet Mich, In de naam van de duivel, Franckensteina Strataemontanus, A Strange Presence Near The Woods, Monster, Bloodstains On The Captain’s Log

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Hypocrisy : Un désastre sonore

La dernière fois que j’ai vu Hypocrisy en spectacle, c’était en 2019 au Théâtre Corona et j’en garde encore aujourd’hui un excellent souvenir. Celui de dimanche soir était aussi le premier que je voyais sans le légendaire drummer Horgh qui a quitté la formation cette année. C’est donc avec des attentes assez élevées mais aussi une immense appréhension dû à la piètre qualité sonore du groupe précédent que je me suis lancé dans leur prestation. C’est avec Worship que tout a commencé et tout ce qu’on a entendu c’était le bass drum qui mitraillait sans relâche (on n’entendait que très peu le vocal et les guitares). Je me suis alors dis que ce n’était pas si grave, que ça allait s’améliorer au fil des chansons. Ça a été comme ça pendant TOUTE la durée de leur set! Des gens se retournaient vers le soundman dans l’incompréhension la plus totale, mais rien n’a changé. J’ai même vu des gens quitter la salle après seulement trente minutes. Certaines personnes m’ont dit que devant la scène le son n’était pas si mal, mais si le son que tu entends à côté de la console est complètement pourri, c’est loin d’être normal. Et ce qui est encore plus dommage, c’est que la setlist d’Hypocrisy était excellente! On a eu droit à des chansons provenant de tous les albums (on parle quand même d’une discographie de treize albums) et les gars étaient super énergiques sur scène. Les seules chansons qui sonnaient bien, c’est les chansons plus lentes comme Eraser ou encore Chemical Whore parce qu’on n’avait pas le drum qui nous martelait sans cesse dans la face. C’est clair que je sonne comme un vrai grognon, mais après avoir entendu The Agonist qui ont littéralement tout arraché précédemment, avoir une qualité de son dégueulasse pour une tête d’affiche comme Hypocrisy, c’est tout simplement inacceptable. Je ne peux certainement pas dire que le groupe a mal joué, mais pour moi c’était impossible d’apprécier quoi que ce soit avec des conditions sonores comme celle-là. 

Setlist : Worship, Fire In The Sky, Mind Corruption, Eraser, Inferior Devoties, Chemical Whore, Until The End, Don’t Judge Me, End Of Disclosure, Weed Out The Weak, Children Of The Gray, War-Path, The Final Chapter, Fractured Millenium, Impotent God, Adjusting The Sun, Roswell 47

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Thomas Courtois

Incandescence @ Piranha Bar (Montréal)

Je me suis retrouvé au Piranha Bar vendredi soir pour le lancement de Le coeur de l’homme, quatrième album de l’excellent groupe de black metal montréalais Incandescence. Pour agrémenter cette soirée déjà riche en noirceur, les groupes Malebranche, Eos et Intonate assuraient la première partie.

Malebranche : Ambiant à souhait!

La soirée a commencé en force avec le groupe de black metal atmosphérique Malebranche qui nous a enfin présenté des pièces de leur plus récent album Morcelé sorti l’an passé. Cet album a d’ailleurs terminé dans mon top des meilleurs albums de métal québécois de 2021 et ce n’est pas pour rien! Je les avais vu une première fois en 2017 en première partie de Hands Of Despair et, déjà à cette époque, j’y voyais un énorme potentiel. Si leur prestation a commencé sous le signe des problèmes techniques (le vocal a été inaudible lors de la première chanson), tout le reste s’est passé sans anicroche. Si j’apprécie grandement leur matériel en album, je crois que la meilleure façon de vivre la musique de Malebranche, c’est d’aller les voir en spectacle. Leur son englobant, mélancolique mais aussi agressif ne laisse personne indifférent et les personnes présentes ont semblé grandement apprécier. Ils ont offert une superbe prestation et, pour les intéressé(e)s, ils seront en tête d’affiche au Turbo Haüs le 12 mai prochain! Pour plus d’infos, cliquez ici!

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Eos : Un son loin d’être idéal

Le groupe Eos était le seul que je ne connaissais pas ce soir et c’est donc en mode découverte que je me suis lancé dans leur prestation. Malheureusement pour eux, j’avais vraiment l’impression que le son saturait énormément et, bien honnêtement, il était difficile de discerner les sonorités et les subtilités de leurs chansons. Il y a bien eu quelques bons moments qui ont ressorti, mais le tout finissait par se perdre dans un mur de son. J’aurais pu sur le coup me dire que Eos n’est simplement pas ma tasse de thé, mais après avoir écouté leur album Les corps d’entrechoquent le lendemain matin, je ne suis rendu compte que ce n’était tout simplement pas de leur faute. Je serais prêt à donner une seconde chance à Eos dans de meilleures conditions sonores car, on va se le dire, le prestation de vendredi soir ne rendait pas du tout justice à leur matériel en album. Très dommage!

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Intonate : Ça c’est du lourd

On a aussi eu un autre groupe qui a sorti une bombe l’an passé soit Intonate avec leur album Severed Within! Il est vrai que leur death metal lourd et progressif semblait à priori moins cadrer avec cette soirée qui tirait nettement plus sur le black metal, mais leur musique sombre avait amplement sa place et la foule a bien apprécié! C’est d’ailleurs lors de leur set que le premier vrai moshpit a commencé, un vrai clash dans une soirée qui avait été jusqu’à maintenant assez sobre et réservée. La qualité du son avait monté d’un cran et tous les instruments et le vocal étaient bien audibles. Leur chanteur/guitariste Nick Nucciarone s’est adressé à la foule avec aplomb et son chant gras et puissant était excellent. Si vous n’avez pas eu la chance d’entendre leurs albums ou de les voir en spectacle, garrochez-vous là-dessus! Intonate est un groupe qui, à mon avis, ira loin!

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Incandescence : un black metal de qualité

On était maintenant rendus au clou du spectacle avec la performance d’Incandescence qui sont venus nous présenter leur tout nouvel album Le coeur de l’homme sorti à la mi-avril et qui, de mon côté, finira bien haut dans mes albums métal québécois préférés de 2022. Pour leur setlist, ils sont allés piger cinq chansons de leur nouvel opus et cinq de l’album précédent Ascension. Dès les premières notes, ça sonnait comme une tonne de briques et on allait s’en prendre plein la face tout au long de leur set. Leur chanteur Louis-Paul Gauvreau avait visiblement l’air à l’aise sur scène, et ce, malgré le peu de place qu’il y avait. Il a su entretenir le public autant avec ses interactions entre les chansons qu’avec son vocal d’outre-tombe qui complémentait la musique à merveille. Il va sans dire que le drummer et fondateur du groupe Philippe Boucher bardassait solidement derrière son kit et la drive qu’il donnait à ses chansons était exceptionnelle. Question de mettre le feu aux poudres, ils ont terminé le spectacle avec la pièce Autodafé qui a rentré dans le dash en s’il-vous-plaît. Ce n’était pas la première fois que je voyais Incandescence en spectacle, mais je crois que c’était la meilleure prestation que j’ai pu voir et entendre jusqu’à maintenant. Dorénavant, quand je vais penser à du black metal montréalais de qualité, Incandescence sera le premier nom qui me viendra en tête!

Un grand merci à Tehom Productions pour l’organisation de ce spectacle!

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Josian Neveu

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