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Seize albums métal à découvrir en mai

Septicflesh Modern Primitive

Les grands maîtres du death metal symphonique Septicflesh sortiront Modern Primitive le mois prochain. Si vous aimez la pesanteur et l’aspect grandiose de leur musique, cet onzième opus va clairement tomber à point!

Date de sortie : 20 mai 2022

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Decapitated Cancer Culture

Cinq ans après la sortie de leur album Anticult, le groupe polonais Decapitated nous revient avec Cancer Culture, leur huitième album. Il est clair qu’on est loin du tech death de leurs débuts, mais cet album promet d’être une belle leçon de groove et d’agressivité!

Date de sortie : 27 mai 2022

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Misery IndexComplete Control

Si vous trouviez que ça manquait de violence dans cette chronique, j’ai de petites nouvelles pour vous! L’excellent groupe de death/grind américain Misery Index sort aussi un album en mai du nom de Complete Control! En plein ce qu’il vous faut pour partir un moshpit dans votre salon!

Date de sortie : 13 mai 2022

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Evergrey A Heartless Portrait : The Orphean’s Testament

J’ai été assez surpris de voir qu’Evergrey sortait déjà un nouvel album seulement un an après le précédent! A Heartless Portrait : The Orphean’s Testament, qui a d’ailleurs une superbe pochette, va sûrement plaire aux fans de prog/power metal!

Date de sortie : 20 mai 2022

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Jungle RotA Call To Arms

Vous aimez le death pesant et sans pitié? Ça tombe bien, les gars de Jungle Rot nous présenteront A Call To Arms le mois prochain! Des riffs bien gras et punchés et un beau vocal raspy, que demander de plus!

Date de sortie : 13 mai 2022

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Visions Of AtlantisPirates

On tombe maintenant dans le power metal symphonique avec Visions Of Atlantis et leur nouvel album simplement intitulé Pirates. Après avoir entendu leur single Legion Of The Seas, je crois fortement que cette nouvelle offrande va être la plus solide du groupe. À suivre!

Date de sortie : 13 mai 2022

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Sadist Firescorched

Le groupe italien de prog death metal Sadist nous présente leur nouvel album Firescorched. Ça fait des années que j’entends parler de cette formation sans pour autant en écouter, mais après avoir entendu les extraits sortis jusqu’à maintenant, ça donne le goût de jeter un coup d’oeil à leur longue discographie!

Date de sortie : 20 mai 2022

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Ibaraki Rashomon

Matt Heafy de Trivium nous présente enfin son projet Ibaraki et son tout premier album Rashomon. Avec des featurings assez inusités comme Nergal de Behemoth, Ihsahn d’Emperor et…Gerard Way de My Chemical Romance (qui fait des screams black metal), ça risque d’en intriguer plus d’un!

Date de sortie : 6 mai 2022

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Demonical Mass Destroyer

Après s’être grandement fait remarquer avec World Domination sorti en 2020, les Suédois de Demonical sont déjà de retour avec Mass Destroyer avec une pochette ma foi très cool. Vous aimez le death suédois avec une petite touche mélodique? Demonical est le band qu’il vous faut!

Date de sortie : 6 mai 2022

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Lord BelialRapture

C’est plus de quatorze ans après la sortie de leur dernier album The Black Curse que le band de black metal suédois Lord Belial revient enfin à la vie avec Rapture. Si vous aimez Dark Funeral, Watain ou encore Dissection, c’est un beau petit bijou de la scène black suédoise à ajouter à votre collection.

Date de sortie : 27 mai 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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I Am The NightWhile The Gods Are Sleeping

I Am The Night a attiré mon attention surtout à cause de la présence de Markus Vanhala d’Omnium Gatherum et de Waltteri Väyrynen de Paradise Lost…et que ce soit un projet purement black metal! While The Gods Are Sleeping est leur tout premier album et on peut dire que ça promet!

Date de sortie : 6 mai 2022

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Shed The SkinThaumogenesis

T’aimes le death metal cru et gras à souhait? Essaie le groupe américain Shed The Skin! En plus d’oeuvrer dans un death metal assez efficace, la petite touche de hardcore qu’ils ajoutent rend le tout encore plus intense et violent!

Date de sortie : 27 mai 2022

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Ash Of AshesTraces

On va se le dire, Ash Of Ashes…c’est pas le nom du siècle pour un band! Une chance que leur musique pallie un peu pour ça avec un pagan metal mélodique et entraînant! Un groupe à découvrir avec une bière!

Date de sortie : 13 mai 2022

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Tishina Uvod…

Branislav Panić, le membre fondateur du groupe Bane, nous présente son projet solo intitulé Tishina (Tишина) où il explore les sonorités du melodic doom metal et je peux dire que c’est vraiment réussi! Un album à surveiller pour les amateurs de musique mélancolique!

Date de sortie : 30 mai 2022

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Katharos Of Lineages Long Forgotten

Ça fait déjà quelques années que j’entends parler de Katharos et leur black metal symphonique et j’ai bien hâte d’entendre leur nouvel album Of Lineages Long Forgotten dont les singles laissent présager une véritable bombe!

Date de sortie : 13 mai 2022

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Horn Verzet

Je termine cette chronique avec le one man band allemand Horn qui a su se démarquer au cours des années avec son pagan black metal épique et prenant! Juste avec l’artwork de Verzet, on sait déjà à quoi s’attendre!

Date de sortie : 16 mai 2022

Auteur : Maxime Pagé

 

Riverside @ Théâtre Corona (Montréal)

C’est le moins qu’on puisse dire, ma semaine va avoir été sous le signe du prog metal/rock. Après m’être retrouvé à la Place Bell jeudi pour voir Opeth et Mastodon, je me suis rendu au Théâtre Corona samedi soir pour voir le groupe polonais Riverside. Ils étaient de passage à Montréal dans le cadre de leur tournée 20e anniversaire et, pour agrémenter le tout, le multi-instrumentiste Randy McStine assurait la première partie.

Randy McStine : Tout en voix et en simplicité

C’est devant un parterre assez bien rempli que Randy McStine est monté sur scène pour nous présenter son matériel. Avant le spectacle j’étais allé écouter sa musique et surtout ses collaborations avec Marco Minneman. Je m’attendais à entendre un groupe complet, mais le multi-instrumentiste est arrivé seul avec sa guitare et ses pédales d’effets. On a eu donc droit à une prestation très épurée qui se démarquait surtout par la qualité du chant plus que par celle des mélodies de guitare qui devenaient par moments assez répétitives. Il est clair qu’il aurait eu avantage à avoir d’autres musiciens à ses côtés car, on va se le dire, ça tournait un peu en rond malgré sa belle présence sur scène. Le résultat a été une prestation certes agréable à l’oreille, mais aucunement mémorable dans son ensemble. Je vais sans doute explorer ses albums de collaborations, mais Randy McStine en solo c’est nettement moins mon truc.

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Riverside : Exceptionnel!

La dernière fois que j’ai vu Riverside en spectacle c’était en 2019 pour la promotion de Wasteland et j’en garde encore à ce jour un très bon souvenir! Pour leur tournée commémorant leur vingt ans de carrière, ils ont fait les choses en grand et surtout en long! Tout a d’ailleurs commencé avec The Same River et tout sonnait à la perfection! Ça faisait même un bon moment que je n’avais pas entendu un son aussi clair. La voix de Mariusz Duda était tout simplement magnifique, empreinte d’une belle émotion qui se marie à la perfection avec la musique du groupe. Parlant d’émotion, il y a deux chansons qui ont été interprétées qui sont vraiment venues me chercher : Towards The Blue Horizon qui a été dédiée à Piotr Grudziński, leur guitariste original décédé subitement en 2016 et Time Travellers, chanson acoustique qui m’a littéralement donné des frissons. Leur chanteur interagissait très souvent avec le public qui, en plus d’être attentif à la moindre note jouée, chantait et participait d’une belle façon.

Ça a été aussi l’occasion pour le groupe de nous présenter sa pièce Story Of My Dream qui est sortie l’an passée et que je considère comme une de leurs meilleures. Un autre beau moment de mon côté a été sans aucun doute lorsqu’ils ont joué Escalator Shrine qui dure habituellement plus de douze minutes…mais qui a été prolongée à plus de quinze avec une belle joute de solos entre le guitariste Maciej Meller et le claviériste Michał Łapaj. Avant le rappel, on s’est aussi fait lancer le classique Second Life Syndrome qui a été très bien accueillie par la foule. Le tout s’est terminé avec la très triste mais prenante We Got Used To Us et la groovy 02 Panic Room. En tout, Riverside nous a offert un spectacle de deux heures qui, de mon côté, a passé beaucoup trop vite. C’était clairement un de mes meilleurs spectacles de l’année et si vous êtes fans de prog, c’est définitivement un must!

Setlist : The Same River, #Addicted, Rainbow Box, Towards The Blue Horizon, Story Of My Dream, Escalator Shrine, Time Travellers, Left Out, Egoist Hedonist, Second Life Syndrome, We Got Used To Us, 02 Panic Room

Auteur : Maxime Pagé

 

Transatlantic @ MTELUS (Montréal)

La température froide et la neige ne freinent pas les amateurs de musique progressive et ces derniers s’installent aux tables du MTELUS les uns après les autres pour savourer une soirée inoubliable avec le super groupe Transatlantic.

Ces derniers font rarement les choses comme les autres groupes, un peu comme Dream Theater le faisait à l’époque de Mike Portnoy. Cette soirée permettra donc amateurs d’entendre l’album The Absolute Universe en entier alors que le groupe s’arrête dans la métropole pendant leur courte tournée de seulement neuf villes.

Nous retrouvons donc Neal Morse (Spock’s Beard), Mike Portnoy (Sons Of Apollo), Roine Stolt (The Flower Kings), Pete Trewavas (Marillion) ainsi que Ted Leonard (Enchant) sur une scène compacte alors que les pièces s’enchainent dans le même ordre que sur l’édition Blu-Ray de l’album. Comme d’habitude, tous les membres du groupe ont leur moment de gloire au chant et cela brise un peu la fluidité de leur prestation. Cela implique aussi qu’il y a peu de mouvements sur scène et même si Ted passe la majorité de son temps en fond de scène, il s’avancera seulement une fois afin de complémenter le travail de Pete.

L’écran sur lequel sont projetées des animations de vaisseaux spatiaux d’astronautes et de planètes complémentent bien la musique, mais la dimension de l’écran est simplement trop petite compte tenu de celle de la scène. Le groupe utilise aussi des jets de fumée à plusieurs reprises, ce qui compense en quelque sorte le manque de mobilité des musiciens. De plus, Neal et Mike interagissent régulièrement avec les amateurs entre les chansons.

Après un petit entracte de vingt minutes, le groupe revient sur scène pour jouer The Whirlwind Medley, qui est un condensé de l’album du même nom. Les musiciens enchainent donc les pièces Rose Colored Glasses, Evermore, Is It Really Happening? et Dancing With Eternal Glory au grand plaisir de la foule.

Neal prend aussi le temps d’adresser la situation en Ukraine et demande aux amateurs d’illuminer la salle avec leur téléphone alors qu’il dédie l’émouvante pièce We All Need Some Light à ces derniers.

Par la suite, le groupe offre un autre bonbon aux amateurs en jouant un second medley composé des pièces Duel With The Devil, My New World, All Of The Above et Stranger In Your Soul afin de souligner les albums SMPTe et Bridge Across Forever.

Au total, on parle d’un spectacle de près de trois heures qui a comblé les amateurs qui ont bravé les intempéries!

Auteur : Albert Lamoureux

Opeth / Mastodon @ Place Bell (Montréal)

Le prog était à l’honneur jeudi soir alors que les groupes Opeth et Mastodon amorçaient leur tournée nord-américaine à la Place Bell de Laval. Juste à voir la très longue file de fans devant la salle qui attendaient pour entrer, ça promettait d’être une soirée des plus réussies! Le groupe américain de doom/heavy metal Khemmis assurait la première partie.

Khemmis : Une bonne performance

Il va sans dire que les Américains de Khemmis ont le vent dans les voiles depuis quelques années et ce n’est pas pour rien. Leur plus récent album Deceiver a eu une très bonne réception à sa sortie et leurs passages dans la métropole m’ont toujours laissé un bon souvenir. C’est donc une occasion rêvée pour eux de se retrouver en première partie de deux géants du prog metal et de se faire connaître d’un plus grand public. Ils y sont allés avec une belle assurance et un doom/heavy metal qui fittait très bien avec les têtes d’affiche, en plus d’une salle qui était déjà très bien remplie. Ils avaient visiblement l’air de tripper à être sur une si grosse scène devant une si grosse foule et c’était beau à voir! Seul bémol par contre : le son n’était clairement pas assez fort! Quand t’es obligé d’enlever tes bouchons pour mieux entendre le groupe, ça en dit long. Si ça avait punché plus de ce côté-là, ça aurait été vraiment meilleur. On peut dire que c’était mission accomplie pour Khemmis qui ont su bien réchauffer la salle et je suis convaincu qu’ils se sont fait beaucoup de nouveaux fans avec leur bonne prestation!

Setlist : Avernal Gate, Three Gates, Living Pyre, Isolation, Conversation With Death

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Mastodon : La claque psychédélique

On va se le dire, Mastodon sont maintenant de grands habitués des salles de la métropole. Après plusieurs passages remarqués en ville et leur présence à plusieurs éditions du Heavy Montréal, ils ont acquis une fanbase très solide ici! C’est donc devant une Place Bell bien pleine qu’ils ont entamé Pain With An Anchor tirée de leur plus récent album Hushed And Grim. Je ne passerai pas par quatre chemins : tout était réussi! De l’écran géant projetant des clips complètement psychédéliques pendant les chansons à la qualité du son vraiment impeccables, tous les éléments étaient rassemblés pour une performance mémorable. Il est vrai que leur plus récent opus a eu une réception plutôt mitigée de la part des fans et des critiques, mais en spectacle c’était nettement plus percutant et agréable. Ils sont allés piger dans une bonne partie de leur discographie pour nous monter une setlist pas piquée des vers, allant même dans les plus vieux albums comme Remission et Leviathan avec des pièces comme Mother Puncher, Megalodon et, évidemment, Blood And Thunder. J’ai même été surpris d’entendre The Czar, un monstre de presque 11 minutes tirée de l’album Crack The Skye. C’est justement avec le classique Blood And Thunder que le groupe nous a laissé et ça n’aurait pas pu mieux finir! Avec une exécution sans faute, les gars de Mastodon ont encore une fois conquis leur public québécois avec un spectacle fort en riffs et haut en couleurs!

Setlist : Pain With An Anchor, Crystal Skull, Megalodon, The Crux, Teardrinker, Bladecatcher, Black Tongue, The Czar, Pushing The Tides, More Than I Could Chew, Mother Puncher, Gigantium, Blood And Thunder

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Opeth : Bonne prestation, quelques déceptions

On était maintenant rendus à la deuxième et dernière partie de ce spectacle et, étrangement, j’ai vu des gens quitter un peu avant l’arrivée d’Opeth sur scène. Il est vrai que le virage du groupe vers une musique plus proche du prog rock que du death prog qui les a fait connaître en a fait déchanter plus d’un, mais de là à s’en aller? Le groupe avait le même type de visuel que pour Mastodon, soit un écran géant où des clips étaient projetés. Le tout a débuté avec Hjärtat vet vad handen gör, version suédoise de Heart In Hand, et disons que ce choix a été…ambitieux (en réalité la foule s’est quelque peu figée, arrêtée dans son enthousiasme, s’attendant aux paroles en anglais). Pour être honnête, je pense qu’avec la mollesse de cette chanson (drôle de choix comme chanson d’entrée), ça en faisait la moins bonne pièce de leur set et que le reste ne pouvait que s’améliorer par la suite. Le clash a été des plus énormes car le tout a été suivi de Ghost Of Perdition, composition beaucoup plus agressive tirée de Ghost Reveries et c’est justement là où la foule a commencé à être beaucoup plus vocale. Mais on ne va pas se le cacher, les growls de Mikael Åkerfeldt sont rendus très moyens, voire pénibles à entendre par bouts, malgré la qualité de l’interprétation qui était sans faille. Le charismatique chanteur y allait avec plusieurs blagues entre les chansons, comme il sait si bien le faire et, par ce fait même, il avait le public sans sa poche.

On s’est fait lancer des classiques comme The Drapery Falls et In My Time Of Need en plus de chansons plus récentes comme Cusp Of Eternity et The Devil’s Orchard. Même si je ne suis pas le plus grand fan de cet album, je dois avouer que l’interprétation de la pièce Sorceress a été un des meilleurs moments de leur set. Comme à leur habitude, ils ont terminé le tout avec la chanson Deliverance tirée de l’album du même nom. Est-ce qu’Opeth a livré la marchandise? Je dirais que oui, mais plus je vois le groupe en spectacle, moins je suis surpris par le choix de chansons qui se ressemble un peu trop au fil des tournées. N’empêche que si vous êtes un fan fini du groupe ou tout simplement un trippeux de prog, le spectacle de jeudi soir vous a sûrement beaucoup plu.

Setlist : Hjärtat vet vad handen gör, Ghost Of Perdition, Cusp Of Eternity, The Devil’s Orchard, The Drapery Falls, In My Time Of Need, Sorceress, Deliverance

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Judas Priest / Queensrÿche @ Place Bell (Laval)

Une grosse pointure du heavy metal nous rendait visite à la Place Bell de Laval lundi soir! Judas Priest, un groupe phare, un monument du metal britannique était en ville dans le cadre de la tournée 50 Heavy Metal Years et c’est tout de même incroyable de croire que la formation était déjà active quand mon propre père était à l’école primaire! Pour ajouter au côté mythique de la soirée, un autre groupe légendaire, Queensrÿche, assurait la première partie de ce spectacle déjà riche en riffs, en cuir et en moto!

Queensrÿche : Une solide prestation!

Je dois vous l’avouer, je ne connaissais le groupe Queensrÿche que nom (en plus d’avoir entendu parler de toute la saga Geoff Tate et qu’Operation : Mindcrime est leur album mythique). Pire encore, je n’avais jamais entendu de chanson de leur répertoire. Aucune! C’est donc sans attente et sans aucun à priori que je me suis lancé dans l’expérience qu’est Queensrÿche en live. La première chose qui m’a frappé (et je n’étais suis pas le seul) est que le son était vraiment fort! Même avec des bouchons c’était assez intense (quand tu sens le bass drum dans tout ton corps, ça en dit beaucoup). Mais ne vous méprenez pas, ce n’est pas une critique négative, seulement un constat! Todd La Torre était tout en voix (et en lunettes fumées) et tout le groupe s’est exécuté de façon remarquable. En guise d’artifices de scène, il y avait plusieurs panneaux installés derrière le groupe au look très vitraux d’église ainsi qu’un backdrop avec leur nom. J’ai aussi remarqué la présence de Casey Grillo derrière le drum que j’avais déjà vu en spectacle avec son ancienne formation Kamelot et qui punchait très fort! Le groupe a interprété plusieurs chansons et, à ce que j’ai entendu, c’était en grande majorité des classiques. Par contre, et ce malgré tout l’espace sur scène, les musiciens ont été plutôt statiques sauf pour le chanteur qui déambulait de gauche à droite et les interactions avec la foule se sont faites assez rares. C’est finalement avec Eyes Of A Stranger, une chanson plus relax que les précédentes, que le groupe a terminé son set. Somme toute, j’ai bien apprécié la performance de Queensrÿche et les fans présents avaient l’air ravis!

Setlist : Queen Of The Reich, Warning, En Force, NM 156, Empire, Walk In The Shadows, The Whisper, Operation : Mindcrime, The Needle Lies, Take Hold Of The Flame, Screaming In Digital, Eyes Of A Stranger

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Judas Priest : Légendaires!

C’était maintenant au tour des légendes Judas Priest de prendre d’assaut la scène de la Place Bell devant une salle très bien remplie! C’est dans un décor très industriel et avec l’immense symbole du groupe suspendu dans les airs qu’ils sont montés sur scène et c’est avec One Shot At Glory que tout a commencé et…le son punchait beaucoup moins que pour le groupe précédent, ce qui m’a surpris et quelque peu déçu (ça a pris quelques chansons pour que ça se règle). Rob Halford et sa bande avaient l’air en forme, surtout compte tenu l’âge vénérable auquel plusieurs des membres sont rendus, c’est impressionnant qu’ils aient encore autant de fougue! Quand Lightning Strike a commencé, le rideau au motif de briques est tombé pour laisser place à un écran géant qui a servi pendant tout le reste de la soirée, montrant autant des projections que le groupe lui-même.

Ils sont allés piger dans une grosse partie de leur discographie en nous réservant des surprises comme l’interprétation de la chanson Rocka Rolla tirée de leur tout premier album sorti en 1974! On s’est donc fait lancer des classiques comme You’ve Got Another Thing Comin’, Turbo Lover et surtout Painkiller (celle que j’attendais le plus). Lors du rappel, on a aussi droit aux gros canons avec Breaking The Law et Hell Bent For Leather avec l’arrivée classique mais néanmoins spectaculaire de Rob Halford sur sa moto. En guise de finale, ils ont entonné Living After Midnight où on a vu l’apparition d’un taureau géant gonflable aux yeux rouge qui était ma foi très impressionnant! Seule grosse déception, j’aurais tout de même aimé voir Glenn Tipton sur scène lors du rappel, mais ça n’est pas arrivé. J’avais déjà vu Judas Priest avec Deep Purple en 2018 mais je crois que le spectacle de lundi soir l’a vraiment détrôné par la qualité de l’interprétation et du visuel! Ça fait déjà cinquante ans qu’ils roulent et on va leur souhaiter plusieurs autres belles années encore!

Setlist : One Shot At Glory, Lightning Strike, You’ve Got Another Thing Comin’, Freewheel Burning, Turbo Lover, Hell Patrol, The Sentinel, A Touch Of Evil, Rocka Rolla, Victim Of Changes, Desert Plains, Blood Red Skies, The Green Manalishi (With The Two Prong Crown) (Fleetwood Mac Cover), Diamond And Rust (Joan Baez Cover), Painkiller, Electric Eyes, Hell Bent For Leather, Breaking The Law, Living After Midnight

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Paul Blondé

Månegarm – Ynglingaättens öde Critique d'album

Le groupe suédois Månegarm, qui oeuvre dans la scène folk/black metal depuis 27 ans, sortira dans quelques jours Ynglingaättens öde, son dixième album en carrière. De mon côté, je dois avouer que la dernière fois que j’ai trippé sur un de leurs albums, c’était Nattväsen sorti en 2009, et leurs dernières offrandes m’ont un peu laissé sur ma faim. Ils avaient délaissé leur côté plus folk et même leur son black metal avait un peu pris le bord avec leur album éponyme (Odin Owns Ye All décrit assez bien ce que je dis). Ils ont fait une belle remontée avec Fornaldarsagor sorti en 2019, mais ce n’était pas encore assez pour que je trouve ça exceptionnel. Est-ce que leur nouvel opus saura raviver la flamme en moi? Est-ce que je pourrai finalement écrire le titre de l’album de mémoire et sans regarder sur Internet? Mais, le plus important, comment ça sonne?

Le tout commence avec la pièce Freyrs blod, un monstre de plus de dix minutes et, on va se le dire, de commencer un album avec leur plus longue pièce en carrière, c’est vraiment audacieux! Cette chanson-là permet aussi de montrer ce dont ils sont capables, autant au niveau de l’agressivité que pour les moments plus doux avec du chant clair et des instruments plus folk. Seulement avec l’écoute de cette pièce, je me suis dit qu’enfin le groupe était de retour avec un son que je reconnais et que j’apprécie grandement. En fait, Ynglingaättens Öde propose beaucoup plus que ça avec une grande variété au niveau des sonorités et des ambiances, comme un melting pot de tout ce que le groupe a fait de mieux au cours des années.

On a bien sûr des chansons qui y vont dans un pagan/black metal mélodique bien assumé comme Adils fall, Auns söner et Vitta vettr où on y trouve même une petite pointe de mélancolie qui ajoute une belle couleur à l’aspect déjà grandiose des thématiques nordiques. Mais où le groupe a tapé dans le mille, c’est d’être retourné à leur côté plus folk avec Ulvhjärtat et, surtout, Stridsgalten qui est probablement leur chanson la plus enracinée dans le genre depuis Vredens Tid sorti en 2005 et où on peut entendre une belle collaboration avec les chanteurs de Korpiklaani, Equilibrium et de Raubtier. J’ai mentionné leur côté audacieux avec Freyrs blod, mais d’avoir sorti une chanson comme En snara av guld comme single, c’est d’un autre niveau! Cette composition plus lente empreinte d’émotion et de drame où la voix de la fille du chanteur Erik Grawsiö, Lea Grawsiö, ajoute une douceur qui est vraiment venue me chercher (en plus de proposer un clip vraiment magnifique). Avec ce retour à un son aussi authentique, j’ai toutefois de la difficulté à comprendre l’utilité d’avoir ajouté une version anglaise de Ulvhjärtat, intitulée The Wolfheart, à la fin de l’album. À mon avis, ce n’était tout simplement pas nécessaire et la version suédoise est nettement supérieure.

Après autant d’années et plusieurs déceptions, je peux vous dire que Ynglingaättens öde a comblé toutes mes attentes, même celles que je croyais être des causes perdues. On a un album qui nous fait passer par toutes les émotions et qui joue avec toutes les sonorités, le tout avec une production magistrale! C’est définitivement avec cet album que je renoue avec mon amour pour la musique de Månegarm!

9/10

Auteur : Maxime Pagé

Leprous / The Ocean Collective @ Théâtre Corona (Montréal)

Les amateurs de prog étaient s’étaient rassemblés lundi soir au Théâtre Corona alors que les groupes The Ocean Collective et Leprous étaient de passage dans la métropole pour un spectacle presque sold-out. Ce spectacle, qui avait été initialement reporté à une date ultérieure, a finalement été planifié à la toute fin de la tournée au grand plaisir des fans montréalais.

The Ocean Collective : Si aérien…mais si pesant!

Ça faisait des années que j’entendais parler de The Ocean Collective et c’était enfin l’occasion pour moi de les voir en spectacle. N’étant pas le plus grand fan de sludge ou de post-metal, j’avais quelques appréhensions face à leur prestation et c’est donc en mode découverte que je me suis lancé. Chose importante à savoir, le chanteur Loïc Rossetti était absent du reste de la tournée car il s’est brisé les deux jambes à Los Angeles et a dû rentrer en Europe. Comme de vrais professionnels, ils ont continué la tournée avec une piste vocale pour certaines pièces et, à quelques occasions, le chanteur du groupe Implore est venu faire des screams vocals et le claviériste Peter Voigtmann est venu chanter sur la pièce Holocene.

Pour parler plus en détails de la prestation de The Ocean Collective, je dois mentionner la qualité du son et de l’éclairage qui étaient tout simplement phénoménales! L’ambiance visuelle et sonore qui nous a été présentée était en parfaite harmonie avec les compositions qui étaient à la fois très lourdes mais aussi très éthérées par leur côté plus post-rock/post-metal. La grande majorité des pièces provenaient de leur plus récent album Phanerozoic II : Mesozoic | Cenozoic (va falloir s’habituer, la plupart des chansons et des albums récents ont des noms comme ça!) et ça m’a vraiment fait planer du début jusqu’à la fin. Après leur prestation, la foule leur a bien fait sentir à quel point leur musique a été appréciée et qu’elle en aurait voulu plus. C’est sûr que ça aurait été mieux si leur chanteur avait été présent, mais même avec ces circonstances pas nécessairement faciles, les gars de The Ocean Collective ont offert une performance extraordinaire qui m’a donné le goût de me pencher sur leur longue discographie et je crois que je commence à apprécier de plus en plus ce genre musical, et ce à ma plus grande surprise!

Setlist : Triassic, Miocene | Pliocene, Oligocene, Permian : The Great Dying, Holocene, Palaeocene, Jurassic | Cretacious

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Leprous : Mais quelle voix!

La dernière fois que j’ai vu Leprous en spectacle, c’était à L’Astral en novembre 2018 en première partie de Haken et, dû à la qualité sonore très ordinaire et au fait qu’Einar Solberg n’était pas très en voix, je n’avais pas trippé outre mesure. C’est donc avec deux autres albums derrière la cravate (Pitfalls et Aphelion) que le groupe nous est revenu gonflé à bloc devant une salle pas très loin d’être à guichets fermés. C’est avec Out Of Here que tout a commencé et j’ai eu un peu peur alors que la voix du chanteur était un peu chambranlante dès les premières notes, mais tout s’est réglé très rapidement. Malheureusement, on pouvait faire le même constat qu’avec The Ocean Collective : un de leurs membres n’était pas au rendez-vous. Leur bassiste Simen Daniel Børven a dû rentrer chez lui pour des raisons personnelles et la piste de basse que l’on pouvait entendre était celle enregistrée au spectacle de Chicago du 2 avril. Il est vrai que la musique de Leprous punche beaucoup moins que celle de The Ocean Collective, et je craignais que le clash soit un peu trop marqué, mais au final ça n’a vraiment pas paru et chaque groupe y est allé avec ce qu’il fait de mieux!

La quasi totalité des chansons jouées provenaient des deux plus récents albums sans pour autant oublier de nous sortir quelques compos provenant de Malina, The Congregation et de Coal (pour les fans des trois premiers albums il faudra repasser). Malgré leur musique assez prog, c’est clairement la voix d’Einar Solberg qui volait le show avec son range vocal impressionnant et, surtout, sa voix très haut perchée. Les moments forts de leur prestation ont été sans aucun doute l’interprétation de The Price, Below et Running Low où les gens se sont mis à chanter à gorges déployées. J’ai aussi été très content d’entendre From The Flame, qui a été la première chanson de Leprous que j’ai aimée! Pour conclure, on a eu droit à la très intense The Sky Is Red qui a été nettement plus pesante et agressive que tout le reste du spectacle. Leprous a offert une excellente prestation et, encore aujourd’hui, j’ai leurs chansons coincées dans ma tête! 

Setlist : Out Of Here, Illuminate, The Cloak, Below The Price, Running Low, Alleviate, At The Bottom, Have You Ever?, Castaway Angels, From The Flame, Nighttime Disguise, Slave, The Sky Is Red

Auteur : Maxime Pagé

Dix-sept albums métal à découvrir en avril

Meshuggah Immutable

Les légendes suédoises (et créateurs du djent pour plusieurs) sont enfin de retour presque six ans après la sortie de leur précédent album avec un tout nouvel opus intitulé Immutable. Ce n’est clairement pas leur plus belle pochette, mais après avoir entendu les nouveaux extraits tirés de cet album, disons que le hype est gigantesque!

Date de sortie : 1er avril 2022

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Destruction Diabolical

Un des éminents membres du Teutonic Big 4 nous revient avec Diabolical, son seizième album en carrière. C’est aussi le premier album sans le guitariste original Michael Sifringer (alias Mike) et plusieurs se demandaient si ça allait avoir un gros impact sur le son de Destruction. À suivre!

Date de sortie : 8 avril 2022

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Watain The Agony And Ecstasy Of Watain

Le nouvel album de Watain est probablement la sortie que j’attends le plus le mois prochain! Après Trident Wolf Eclipse que j’avais trouvé vraiment décevant, j’espère vraiment un retour au son de Lawless Darkness ou encore Sworn To The Dark. Et avec des singles comme The Howling ou encore Serimosa, je suis tenté de croire que c’est possible!

Date de sortie : 29 avril 2022

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Mors Principium EstLiberate The Unborn Inhumanity

Liberate The Unborn Inhumanity n’est pas vraiment un nouvel album de Mors Principium Est, mais plutôt une sélection de chansons de leurs trois premiers albums qu’ils ont ré-enregistrées. Qu’à cela ne tienne, je ne pouvais pas de pas l’inclure dans ma chronique tellement j’ai hâte d’entendre le résultat final!

Date de sortie : 8 avril 2022

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Månegarm Ynglingaättens Öde

Les gars de Månegarm sortent également un nouvel album le mois prochain…et oui j’ai eu de la difficulté à écrire son nom la première fois et ça doit compter pour beaucoup au Scrabble! Si vous êtes fans de black/folk metal à thématique viking, c’est clairement un album que vous devrez écouter!

Date de sortie : 15 avril 2022

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Die Apokalyptischen ReiterWilde Kinder

 

On va se le dire tout de suite, si j’ai mentionné que la pochette du nouvel album de Meshuggah n’était pas géniale, celle de Die Apokalyptischen Reiter est tout simplement horrible (sérieusement, je ne sais pas à quoi ils ont pensé). On va juste espérer que la musique ne soit pas à son image car on serait vraiment mal partis. Heureusement, les extraits sortis jusqu’à présent sont prometteurs!

Date de sortie : 22 avril 2022

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The SpiritOf Clarity And Galactic Structures

Un des gros joueurs de AOP Records risque de brasser la cage le mois prochain avec Of Clarity And Galactic Structures. Certains les considèrent comme de digne successeurs de Dissection (contrairement à Thulcandra qui n’en serait qu’une copie). À vous de vous en faire votre propre idée!

Date de sortie : 1er avril 2022

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Evil InvadersShattering Reflection

On tombe dans le old school et le thrashy avec le nouvel album du groupe belge Evil Invaders, Shattering Reflection. Je dois avouer que je n’étais pas le plus grand fan de la formation, surtout à cause de la voix que je trouvais trop criarde, mais les nouvelles compositions semblent avoir changé pas mal de ce côté-là. À surveiller!

Date de sortie : 1er avril 2022

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Incandescence Le coeur de l’homme

Le métal international c’est bien, mais il ne faut pas non plus oublier nos talents locaux! Le groupe de black metal montréalais Incandescence nous présente Le coeur de l’homme, son quatrième album. Si vous ne les connaissez pas encore, allez écouter les deux extraits disponibles. Ça décape!

Date de sortie : 15 avril 2022

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Nekrogoblikon The Fundamental Slimes And Humours

On tombe maintenant dans quelque chose de nettement moins sérieux et de pas mal plus goblinesque! Nekrogoblikon y a toujours été avec humour et ridicule au grand plaisir de leurs fans et ça risque d’aller dans la même direction avec The Fundamental Slimes And Humours!

Date de sortie : 1er avril 2022

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SECTION DÉCOUVERTE

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Miseration Black Miracles And Dark Wonders

Le groupe Miseration, qui est maintenant un duo composé de Jani Stefanović et de Christian Älvestam (surtout connu grâce à Scar Symmetry), propose un death metal grandiose et puissant qui est un peu à mi-chemin entre Nile et Septicflesh. Une belle découverte des plus brutales!

Date de sortie : 22 avril 2022

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Analepsy Quiescence

On y va encore une fois dans du lourd avec les Portugais d’Analepsy qui n’y vont pas de main morte avec un slam/brutal death metal qui rentre dans le dash, mais qui peut aussi être mélodique à l’occasion! Pour les fans de Pathology et Katalepsy (et sûrement d’autres groupes brutaux qui finissent en Y)!

Date de sortie : 15 avril 2022

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Heidra To Hell Or Kingdom Come

T’aimes le folk metal viking et t’es en manque de nouveaux groupes à écouter? Il est fort probable que le groupe Heidra te plaise! C’est un peu comme un mélange d’Ensiferum et de vieux Moonsorrow en fait. Si cette description vous parle, allez écouter leur plus récent extrait!

Date de sortie : 8 avril 2022

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Vanum Legend

Malgré la pochette colorée et verdoyante, Vanum y va avec un black metal atmosphérique assez convainquant aux sonorités qui me font penser parfois à du vieux Agalloch, surtout au niveau de l’enregistrement qui sonne très analogique.

Date de sortie : 22 avril 2022

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Solipsism Our Night Never Ends

Même si le groupe slovaque Solipsism est décrit comme étant du black metal, après quelques écoutes, on se rend bien compte qu’il tombe plus dans la catégorie du post-black metal. En fait, je vais ramener encore une fois Agalloch mais cette fois-ci pour la vibe des compositions!

Date de sortie : 21 avril 2022

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Nekrodeus Asbest

Avec un death metal teinté de harcore, le groupe autrichien Nekrodeus serait un bel ajout à votre collection de musique brutale! C’est certain qu’après avoir écouté Eat Dirt Taste Life, vous allez avoir la même face que la maison-poule sur la pochette d’Asbest (ok, je pensais jamais écrire cette suite de mots-là un jour…). Shout out à leur clip filmé dans un lave-auto!

Date de sortie : 1er avril 2022

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Credic Vermillion Oceans

Même si la pochette de Vermillion Oceans donne une vibe de pop electro des années 2000, le groupe allemand Credic oeuvre bel et bien dans un melodeath bien senti qui me fait un peu penser à Heaven Shall Burn par moments!

Date de sortie : 22 avril 2022

Auteur : Maxime Pagé

Omnium Gatherum @ Bar Le Ritz PDB (Montréal)

C’est par un vendredi soir pluvieux que je me suis retrouvé au Bar Le Ritz PDB pour le spectacle du groupe finlandais Omnium Gatherum et, compte tenu que c’était sold out depuis presque un mois, ça promettait d’être intense…et surtout suintant! Vu la situation actuelle, la covid a malheureusement contrecarré les plans de Black Crown Initiate qui ont dû annuler leur présence pour les quelques dates restantes. Le groupe américain Allegaeon a donc repris le flambeau en tant que direct support.

Allegaeon : Hallucinant!

La dernière fois que j’ai vu Allegaeon en show, c’était en première partie de Ne Obliviscaris en 2017 et depuis leur musique est devenue une partie intégrante de ma playlist. J’avais vraiment adoré leur album Apoptosis et, si j’avais quelques appréhensions envers leur nouvel opus Damnum et son lot de clean vocals, j’y ai également trouvé mon compte. C’est donc devant une salle très bien remplie que la formation américaine s’est exécuté pour nous présenter son matériel mélodique mais aussi très technique. Je vais vous le dire tout de suite : C’était tout simplement excellent! La qualité du son, l’énergie et la chimie des musiciens, la justesse d’exécution, tout y était! J’ai vraiment été subjugué par Riley McShane qui a un range vocal des plus impressionnants, passant d’un growl super guttural, aux screams et au clean vocals, excellant dans chacun des styles vocaux! Je ne peux pas non plus passer sous silence la performance incroyable de leur drummer Jeff Saltzman qui, malgré la vitesse et les passes techniques, ne semblait même pas forcer un minimum! Je n’avais aucune attente concernant le prestation d’Allegaeon, et j’ai encore plus aimé que la dernière fois que je les ai vus! Si vous avez l’opportunité de les voir en spectacle, je vous le recommande fortement!

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Omnium Gatherum : Une belle leçon de melodeath!

Les Finlandais commencent à être des habitués des salles de spectacle de la métropole mais c’était la toute première fois qu’ils nous visitaient en tant que tête d’affiche! Leur plus récent album Origin a fini bien haut dans mon top des meilleurs albums métal de 2021 et disons que les attentes étaient tout de même élevées pour ce spectacle-là. C’est d’ailleurs avec deux nouvelles pièces (dont l’intro de l’album) que tout a commencé et j’ai malheureusement pu constater que le son n’était des plus top notch, du moins au début, mais d’où j’étais les claviers ont été inaudibles tout le long du spectacle ou presque. On a également pu voir Nick Cordle comme guitariste live qui a également joué dans Arch Enemy et dans Arsis et, bien honnêtement, il avait l’air comme un poisson dans l’eau avec Omnium Gatherum! Pour cette tournée, le groupe est surtout allé piger dans les albums récents sans pour autant négliger des albums classiques comme The Red Shift ou New World Shadows. Leur chanteur Jukka Pelkonen affichait sa joie de vivre habituelle et s’adressait à la foule dans un anglais parfois un peu approximatif…mais disons que ça lui donnait un certain charme! Même si Omnium Gatherum n’est pas réputé pour un groupe à moshpit et que leur musique teintée d’ambiances plus planantes tend à se faire apprécier dans la contemplation, quelques adeptes de brasse-camarade s’en sont donné à coeur joie tout le long de leur set. Somme toute, j’ai beaucoup apprécier la prestation d’Omnium Gatherum, mais je souhaite ardemment que la prochaine fois, ce sera dans une meilleure salle.

Setlist : Emergence, Paragon, The Pit, Rest In Your Heart, Reckoning, Frontiers, The Unknowing, Be The Sky, Nail, Friction, New World Shadows, Gods Go First, Skyline, Luoto, New Dynamic, Solemn

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

Mayhem @ Club Soda (Montréal)

Les grands maîtres du black metal norvégien Mayhem sont passés au Club Soda mardi soir pour donner à leurs fans montréalais une bonne dose de grim, d’occulte et d’agressivité! Malheureusment pour nous (mais peut-être heureusement pour notre sens olfactif), le groupe Watain n’a pu prendre part à cette tournée en raison d’un problème de visa. Cette tournée, intitulée The Sanguine Sodomy Of North America, n’aura été composée au final que de deux groupes, soit Mayhem et Midnight. Place aux ténèbres, à la violence et au rock ‘n roll!

Midnight : Entraînant…mais répétitif

C’est le groupe américain Midnight qui a ouvert les hostilités et, vu l’absence de Watain, ils ont eu un set allongé de 45 minutes. C’est devant un parterre déjà plein à craquer qu’ils ont entamé la pièce Black Rock N Roll et, même si la foule n’était pas la plus enthousiaste, les hochements de tête se sont fait aller sans interruptions. La formation vient tout juste de sortir un nouvel opus intitulé Let There Be Witchery et j’ai été assez surpris de constater que très peu de nouvelles pièces ont été jouées (seulement deux sur un set de onze chansons). Ayant déjà vu Midnight dans le passé, je savais déjà à quoi m’attendre : Une petite dose de black metal mais une grosse dose de rock ‘n roll. Mais malgré le fait que leur musique soit des plus entraînantes et agréables à l’écoute, il faut bien se rendre à l’évidence que 45 minutes de Midnight…ben ça permet de se rendre compte que ça tourne un peu en rond. Les chansons s’enchaînaient sans pour autant être marquantes ou mémorables, ce qui fait qu’en bout de ligne, ça donnait une prestation correcte, parfaite pour réchauffer la salle, mais sans plus. Midnight ont donné une performance énergique et in your face comme ils savent le faire, mais ça ne passera clairement pas à l’histoire.

Setlist : Black Rock N Roll, Poison Trash, Evil Like A Knife, Lust Filth And Sleaze, Fucking Speed And Darkness, Szex Witchery, You Can’t Stop Steel, Satanic Royalty, Telepathic Nightmare, Who Gives A Fuck?, Unholy And Rotten

Message important : Le guitariste de Midnight s’est fait volé sa guitare lors de leur passage à Montréal. Plus de détail sur leur page Facebook

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Mayhem : C’est brutal, c’est cru, c’est génial!

C’est devant un Club Soda presque sold out que les légendes du black metal norvégien se sont présentés à la foule qui avait soif de violence et de musique grim! Dans le cadre de cette tournée, le spectacle de Mayhem était séparé en trois parties, tel un triptyque infernal, que je vais vous décrire dans l’ordre. À noter que, tout le long de la prestation, le moshpit était d’une agressivité très intense et c’était impressionnant (et beau) à voir!

I. Le Diable. La première partie était composées de chansons plus “récentes” (si vous considérez le matériel de Grand Declaration Of War et Wolf’s Lair Abyss comme récent) avec un backdrop à l’effigie de leur plus récent album Daemon ainsi que des étendards ornés d’un serpent. Les membres avaient tous un look assez sobre sauf pour leur chanteur Attila Csihar qui arborait une toge de prêtre orthodoxe en lambeaux et brandissait un crucifix fait d’ossements. Parlant d’Attila Csihar, à chaque fois que je le vois sur scène je suis tout simplement flabbergasté par sa présence scénique et par ses capacités vocales qui passent d’un growl malsain à un scream d’outre-tombe en passant même par des vociférations typiques d’un prêcheur en transe et par des chants de gorge hypnotisants. Malgré tout, même si l’ensemble était visuellement attrayant, la qualité du son lors des premières chansons laissait à désirer. Au moins, cet enjeu s’est réglé assez rapidement et on a pu apprécier le reste des pièces à leur juste valeur.

II. Les Ténèbres. Le deuxième volet de ce spectacle tournait exclusivement autour de De Mysteriis Dom Sathanas avec un backdrop montrant l’intérieur d’une cathédrale et les étendards arboraient maintenant un crâne ceint d’une couronne de laurier avec une croix inversée en dessous. Tous les musiciens portaient des toges délabrées et plusieurs squelettes placés sur la scène portaient le même accoutrement. La foule semblait encore plus intense lors des chansons comme Freezing Moon et Life Eternal, démontrant assez bien à quel point cet album est apprécié par les fans. Il y avait une ambiance presque mystique lors de cette partie et avec cette ambiance sonore et visuel, c’était magistral!

III. La Rage. Pour finir en beauté, on s’est fait lancé que des vieilles chansons en pleine gueule. Et quand je parle de vieilles chansons, je parle ici de l’époque de Deathcrush et, d’ailleurs, même le backdrop était passé au rouge sang avec le logo de Mayhem en noir, comme sur la pochette de leur fameux EP. On oublie le côté mystérieux et contemplatif pour de la rage pure et on sentait que tous les éléments y étaient pour qu’il y ait du sang dans le pit. Ça a été la partie la plus courte, mais certainement la plus intense de toute la soirée.

À ce jour, je crois que c’était la meilleure prestation de Mayhem que j’ai pu voir! Le choix de chansons était tout simplement débile et, surtout, bien ficelé. C’était un véritable voyage dans le temps et je suis convaincu que les fans présents en ont eu pour leur argent!

Setlist : Falsified And Hated, To Daimonion, Malum, Bad Blood, My Death, Symbols Of Bloodswords, Voces Ab Alta, Freezing Moon, Pagan Fears, Life Eternal, Buried By Time And Dust, Deathcrush, Chainsaw Gutsfuck, Carnage, Pure Fucking Armageddon

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Alexandre Guay

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