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Dieth – To Hell And Back (Critique d'album)

La nouvelle formation Dieth, composée d’anciens membres de Megadeth, Decapitated et d’Entombed A.D. sortira son tout premier album intitulé To Hell And Back. Oeuvrant dans un death/thrash décapant et groovy, le premier single du même nom m’avait fait bonne impression avec ses gros riffs et son vocal gras. Mais est-ce que le reste de cet album est à la hauteur? Est-ce que la popularité de cette formation n’est due qu’à la présence de Dave Ellefson ou est-ce que ça se démarque vraiment? Mais, surtout, comment ça sonne?

Le tout commence avec To Hell And Back et, en fait, ça démontre pas mal ce que le groupe fait de mieux : des riffs solides, un drum percurant et un vocal agressif qui fitte parfaitement avec le genre. Ça me fait penser un peu à une version américanisée de The Haunted par bouts et c’est pas désagréable du tout. La production est excellente et les chansons martèlent très fort. Ça continue en force avec Don’t Get Mad … Get Even! qui surprend par son côté catchy et qui donne le goût de scander le refrain à tue-tête et Wicked Disdain qui punche très fort avec une belle pesanteur. The Mark Of Cain frappe fort aussi avec un intro très Pantera-esque et qui groove bien. J’ai été un peu déstabilisé par Free Us All qui contient des parties qui sonnent presque prog rock mais dont le reste demeure franchement agressif.

En fait, le plus gros problème de cet album est le manque de cohésion de certaines pièces. Dans l’ensemble, c’est du death/thrash bien fait mais aussi très conventionnel mais il y a deux chansons qui clashent beaucoup trop avec le reste : Heavy Is The Crown et la ballade Walk With Me Forever. Parfois quand un musicien connu pour son ancienne formation se retrouve dans un nouveau groupe, les fans pourraient s’attendre à entendre des sonorités similaires et c’est ce que j’ai senti avec ces deux chansons-là…ça aurait clairement pu se retrouver sur un album de Megadeth. J’ai trouvé ça limite mou et ça n’a juste rien à voir avec le reste de l’album. C’est normal qu’un nouveau groupe se cherche un peu et veuille expérimenter, mais j’aurais clairement laisser ces deux-là au placard. Et on va se le dire, je n’ai aucune idée de comment prononcer Dieth et je dirais même que c’est plutôt moyen comme nom de groupe, mais ça demeure mon avis!

To Hell And Back risque de plaire aux fans de death/thrash et, comme première offrande, c’est quand même réussi. Est-ce que Dieth réinvente le genre? Pas vraiment, mais j’ai quand même bien aimé mon écoute.

7,5/10

Auteur : Maxime Pagé

Sirenia – 1977 (Critique d'album)

Le groupe de gothic metal norvégien Sirenia (qui est maintenant plus international vu la provenance de ses membres) nous présente 1977, son onzième album en carrière. J’ai connu la formation avec ses deux premiers albums et j’ai pu assister à tous les changements de personnel au cours des années. Je crois d’ailleurs que l’ajout d’Emmanuelle Zoldan a été un vent de fraîcheur pour le groupe et ils ont vraiment gagné en qualité depuis la sortie de Dim Days Of Dolor sorti en 2016. Est-ce que ce nouvel opus sera également à la hauteur? Et, surtout, comment ça sonne?

Dès les premières notes de Deadlight, on sait déjà qu’on a affaire à un album peut-être plus catchy et nettement moins sombre et glauque que ce que j’avais déjà entendu. Les instruments et la voix sont parfaitement audibles sauf qu’il y a peut-être trop de reverb dans cette dernière et, vu que c’est sensiblement la même chose sur les autres chansons, on pourrait croire que c’est un choix artistique plutôt qu’une erreur de mixing. Une chose qui se démarque également est la qualité des solos de guitares qui sont vraiment solides, surtout dans les chansons Nomadic, The Setting Darkness et Dopamine que je considère comme les meilleures de l’album. On remarque aussi que les growls de Morten Veland sont quasi absents sauf sur la pièce Delirium et c’est dommage car j’aimais bien le contraste avec le chant clair d’Emmanuelle Zoldan.

Malheureusement, il y a plusieurs éléments qui m’ont un peu dérangés lors de mon écoute. Je trouve inconcevable qu’en 2023 un groupe de la trempe de Sirenia utilise encore des sons de claviers très ordinaires plutôt que d’enregistrer avec de vrais instruments et on sent clairement que ça sonne un peu cheap. Dans l’ensemble, ce dont l’album souffre le plus est le manque de profondeur et, surtout, le manque de moments mémorables. À part les quelques chansons que j’ai mentionnées précédemment, il n’y a rien qui m’a vraiment marqué ou que j’aurais le goût de réécouter. J’ai trouvé audacieux que le groupe ait choisi un cover comme single, soit Twist In My Sobriety de Tanita Tikaram…mais je ne l’ai pas aimée du tout (je dois avouer que je trouve l’original assez ennuyante aussi). J’ai lu que cette chanson est une des préférées de Morten Veland, mais pour moi ça ne fonctionne pas et elle n’est certainement pas assez intéressante pour en faire un single et, surtout, un vidéoclip.

Pour moi la carrière de Sirenia a été un peu en dents de scie au fil des albums et j’étais content de voir qu’ils étaient sur une belle lancée, mais avec 1977, j’ai l’impression qu’ils ont un peu manqué leur coup. Ça s’écoute bien, les chansons sont agréables à l’oreille, mais ça manque de catchiness et de moments mémorables qui donnent envie d’y retourner. Dommage!

7/10

Auteur : Maxime Pagé

Quinze albums métal à découvrir en mai

Immortal War Against All

La légendaire et très grim formation norvégienne Immortal est de retour avec un tout nouvel album intitulé War Against All. C’est le dixième album en carrière pour le groupe et c’est aussi le premier album avec Demonaz en solo après le départ de Horgh en 2020. Allez chercher votre petite laine, ça s’annonce froid en mai!

Date de sortie : 26 mai 2023

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Cattle DecapitationTerrasite

Votre soif de musique ultra brutale risque d’être assouvie en mai avec la sortie du nouvel album de Cattle Decapitation. Je vous le dis tout de suite, Terrasite va très probablement tout salir chez vous, autant vos oreilles que vos sous-vêtements.

Date de sortie : 12 mai 2023

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Kalmah Kalmah

C’est peu fréquent qu’un groupe sorte un album éponyme après 25 ans d’existence mais c’est bel et bien ce que le groupe finlandais Kalmah s’apprête à faire. Plus de cinq ans après la sortie de leur précédent album Palo, il était plus que temps que le groupe offre quelque chose à se mettre sous la dent.

Date de sortie : 26 mai 2023

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Vomitory All Heads Are Gonna Roll

Après plus de 12 ans d’absence, les vétérans du death metal suédois Vomitory nous reviennent avec un tout nouvel album intitulé All Heads Are Gonna Roll. Tu veux une musique bien grasse et bien violente? Ça risque fort de te plaire.

Date de sortie : 26 mai 2023

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Enforcer Nostalgia

On tombe cette fois-ci dans un son très old-school avec la formation de heavy/speed metal suédoise Enforcer. Si leur dernier album m’avait vraiment déçu, j’espère fortement que Nostalgia ravivera mon appréciation pour le groupe.

Date de sortie : 5 mai 2023

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Thulcandra Hail The Abyss

Si vous aimez le black metal mélodique, je vous conseille fortement de vous garrocher sur le nouvel album de Thulcandra le mois prochain. Si le groupe Dissection vous manque, c’est sûr que vous aller y trouver votre compte avec Hail The Abyss.

Date de sortie : 19 mai 2023

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Legion Of The DamnedThe Poison Chalice

Une grosse pointure du death/thrash sortira également un album le mois prochain. Legion Of The Damned n’y va pas de main morte avec sa musique corrosive et hautement thrashy. Avec The Poison Chalice, c’est le headbang assuré.

Date de sortie : 26 mai 2023

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Unearth The Wretched; The Ruinous

Ça faisait longtemps que j’avais pas entendu parler du groupe de metalcore Unearth et, justement, ils vont nous offrir The Wretched; The Ruinous au début du mois prochain. Pour les fans d’As I Lay Dying et Darkest Hour.

Date de sortie : 5 mai 2023

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Mystic ProphecyHellriot

Si t’aimes le metal aux sonorités plus classiques, Mystic Prophecy est le groupe qu’il te faut. On a ici un power/speed/thrash bien ficelé et très old-school qui va te donner le goût de t’acheter un manteau de cuirette.

Date de sortie : 19 mai 2023

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Phlebotomized Clouds Of Confusion

Je ne connaissais pas Phlebotomized avant de faire cette chronique et j’ignorais aussi que la formation existe depuis 1990! Avec Clouds Of Confusion, on a affaire à un death metal teinté de doom et de prog et je suis vraiment intrigué d’entendre le reste.

Date de sortie : 26 mai 2023

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SECTION DÉCOUVERTE

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Cloak Black Flame Eternal

J’ai découvert Cloak avec leur album The Burning Dawn en 2019 et j’avais vraiment trippé sur leur gothic/black metal bien ficelé. J’attends Black Flame Eternal avec impatience et si un mélange de Watain et Tribulation vous interpelle, garrochez-vous là-dessus!

Date de sortie : 26 mai 2023

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Frozen SoulGlacial Domination

Frozen Soul se sont grandement fait remarqués avec leur album précédent avec leur death metal caverneux et bien gras. Glacial Domination semble être dans la même lignée au plus grand plaisir des fans du groupe. Un shout-out à la superbe pochette signée James Bousema.

Date de sortie : 19 mai 2023

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Nattverd I Helvetes Forakt

Si vous aimez le black metal plus classique et straight forward je vous recommande fortement le groupe norvégien Nattverd. C’est grim, c’est très punché et je vais clairement écouter le reste de l’album à sa sortie.

Date de sortie : 26 mai 2023

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Heretoir Wastelands

Ça faisait six ans que le groupe allemand de post-black metal Heretoir n’avait rien sorti et ils reviennent enfin avec un EP intitulé Wastelands. T’aimes des groupes comme Harakiri For The Sky ou encore Alcest? Écoute ça!

Date de sortie : 19 mai 2023

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Moonreich Amer

On finit ça avec une autre formation de black metal avec les Français de Moonreich et leur nouvel album Amer. Avec son côté agressif mais aussi parfois planant, ça va être un bel ajout à ta playlist.

Date de sortie : 12 mai 2023

Auteur : Maxime Pagé

Angus McSix – Angus McSix and the Sword of Power (Critique d'album)

Angus McSix, nouveau sobriquet du chanteur Thomas Winkler, nous présente son tout premier album intitulé Angus McSix and the Sword of Power. Pour ceux qui ne le savent pas, Thomas Winkler a été pendant dix ans le chanteur de la formation Gloryhammer sous le nom d’Angus McFife jusqu’à ce qu’il soit expulsé du groupe en 2021. Avec ce nouveau projet, il a créé une nouvelle épopée pour son défunt personnage qui, tel un phénix renaissant de ses cendres, replonge dans des aventures cosmiques où se côtoient batailles spatiales et dinosaures d’acier. Mais avec tout ça, est-ce que ce premier opus d’Angus McSix en vaut la peine? Est-ce que le personnage aurait dû mourir de sa belle mort? Et, surtout, comment ça sonne?

Je dois vous avouer que quand j’ai entendu parler de ce projet, j’étais très sceptique quant au résultat et ça donnait surtout l’impression que Thomas Winkler n’était pas capable de décrocher de son ancien rôle, un peu comme un vieil acteur d’Hollywood déchu. Mais force est de constater que les chansons de cet album sont extrêmement catchy et bien composées. Avec les premiers extraits sortis, Master Of The Universe et Sixcalibur, on savait qu’on avait affaire à du power metal de qualité et à quelque chose de très bien produit.

En fait, Angus McSix ce n’est pas seulement du metal épique, mais aussi une grosse dose de cheese et d’humour qui m’a vraiment plu. Le meilleur exemple est la chanson Laser-Shooting Dinosaur qui est à la fois ridicule mais aussi tellement entraînante que c’est impossible de ne pas headbanger. Même chose avec Ride To Hell qui donne une grosse vibe Electric Callboy et qui fait beaucoup hocher de la tête. J’ai aussi un gros faible pour les pièces Starlord Of The Sixtus Stellar System et Eternal Warrior qui sont tout simplement grandioses!

En plus des sonorités power metal plus classiques, il y a aussi une bonne dose d’électro qui fitte parfaitement avec les compositions et c’est avec ça que je retrouve la qualité de compositions de Sebastian Levermann qui est aussi chanteur dans le groupe Orden Ogan et dont le dernier album Final Days avait aussi un gros côté électro et sci-fi. En fait, toutes les chansons sur cet album sont de potentiels vers d’oreille et j’ai eu ça dans la tête depuis un bon moment. Le seul bémol que je pourrais apporter, c’est que la chanson bonus Just a Fool Will Play Tricks on Angus McSix est probablement la moins bonne de l’album, et ce, à cause des paroles très ordinaires qui sont à la limite très cringe.

Je vais le dire d’emblée, je ne m’attendais pas à avoir autant de plaisir avec l’album d’Angus McSix!  C’est le parfait mélange d’epicness et d’humour et, si vous êtes fan du genre, ça pourrait même devenir votre album de power metal préféré de 2023.

8,5/10

Auteur : Maxime Pagé

Vader + Krisiun + Decrepit Birth @ Le Studio TD (Montréal)

Le death metal était à l’honneur vendredi soir alors que le groupe polonais Vader s’arrêtait au Studio TD pour littéralement décaper la face de ses fans. Dans le cadre de cette soirée riche en pesanteur et en agressivité, les groupes Krisiun et Decrepit Birth assuraient la première partie.

Decrepit Birth : Une grosse leçon de tech death

Malgré le fait que je vais voir des spectacles métal depuis presque deux décennies, je n’avais jamais vu la formation américaine Decrepit Birth en live. C’est donc devant une salle quelque peu clairsemée mais qui ne tarderait pas à se remplir que le groupe s’est exécuté. C’est avec Vortex Of Infinity – Axis Mundi que tout a commencé et, dès le départ, le son était vraiment bon, ce qui m’a laissé échapper un soupir de soulagement car un groupe de tech death avec un son dégueulasse, c’est long longtemps. Ils nous ont interprété des chansons provenant de tous les albums, allant de The Infestation jusqu’à Spirit Guide en passant par Metatron et Symbiosis. On a même eu droit à un cover de Deicide avec la pièce Once Upon The Cross. Leur chanteur Bill Robinson, malgré son âge vénérable, y allait avec une fougue sans pareil, allant même dans le pit pour brasser quelques spectateurs. J’ai également vraiment apprécié la technicité de leur compositions aux riffs très carrés mais aux solos très mélodiques, ce qui donnait un contraste assez intéressant. Decrepit Birth ont offert toute une prestation et je risque d’aller explorer leur discographie dans les prochains jours.

Setlist : Vortex of Infinity – Axis Mundi, Spirit Guide, Metatron, Diminishing Between Worlds, Of Genocide, The Infestation, Prelude to the Apocalypse, The Resonance, Once Upon the Cross (Deicide cover), Symbiosis

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Krisiun : Une belle surprise

La formation brésilienne a été la deuxième à monter sur scène devant une foule de plus en plus dense. Je vais être honnête, après les avoir vu de nombreuses fois en spectacle, j’ai toujours trouvé leur musique un peu trop linéaire, voire ennuyante, et j’espère à chaque fois qu’ils me fassent changer d’avis. Eh bien en ce soir pluvieux/enneigé du 31 mars 2023, c’est enfin arrivé! Dès les premières notes de Kings Of Killing, tout sonnait à merveille et ça rentrait au poste en s’il-vous-plaît. Le trio composé des frères Kolesne/Camargo était gonflé à bloc et était très communicatif avec les gens présents. Je dois par contre mentionné que, malgré tout, je crois fermement que leurs prestations monteraient d’un cran s’ils avaient un deuxième guitariste car, pendant les solos, on sent qu’il manquait quelque chose. Le groupe nous a également préparé une petite surprise vers la fin de leur set avec un cover de Ace Of Spades de Motörhead qui était franchement bien exécuté et tout le monde a eu l’air d’apprécier. Ils ont finalement terminé le tout avec la pièce Hatred Inherit qui a provoqué un beau moshpit bien senti. Malgré que Krisiun ne soit toujours pas mon groupe préféré, ils ont offert une bonne performance qui m’a plu plus que je l’avais escompté!

Setlist : Kings of Killing, Swords Into Flesh, Scourge of the Enthroned, Combustion Inferno, Necronomical, Apocalyptic Victory, Serpent Messiah, Ace Of Spades (Motörhead cover), Hatred Inherit

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Vader : Une rapidité redoutable

Les vétérans du metal polonais sont finalement débarqués sur les planches du Studio TD devant une foule qui les attendait de pied ferme. Après un intro que j’ai personnellement trouvé beaucoup trop long qu’on s’est fait envoyé la chanson Dark Age en pleine gueule et c’était très solide, bien que le son du drum était peut-être un peu fort et enterrait le son des guitare quand ça allait dans le tapis. Leur frontman Peter avait visiblement l’air en forme et son vocal était gras et puissant. C’était aussi la première fois que le groupe se pointait à Montréal avec leur nouveau drummer Michał Andrzejczyk arrivé au sein de la formation en 2022 et qui a fait du très bon travail. La setlist que le groupe nous avait concoctée était surtout axée sur les vieux albums et j’ai d’ailleurs été assez surpris que leur plus récent album Solitude In Madness sorti en 2020 ait été presque entièrement laissé de côté sauf pour la chanson Shock And Awe. Je dois aussi dire que je suis un grand fan des albums Impressions In Blood, Necropolis et Welcome To The Morbid Reich et je ne comprends toujours pas pourquoi ces albums sont souvent ignorés en spectacle. Qu’à cela ne tienne, les fans du vieux matériel ont vraiment été gâtés et on a même eu une surprise à la fin du spectacle avec l’interprétation de Hell Awaits de Slayer. Vader est toujours une valeur sûre en spectacle et ils l’ont encore une fois démontré avec une prestation solide, rapide et efficace.

Setlist : Dark Age, Vicious Circle, Chaos, The Crucified Ones, Shock and Awe, Demon’s Wind, What Colour Is Your Blood?, Epitaph, Whisper, Triumph of Death, Wolftribe, Silent Empire, Blood of Kingu, Hexenkessel, Sothis, Cold Demons, When Darkness Calls, Wings, Carnal, Hell Awaits (Slayer cover)

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Helene Dickey

Quinze albums métal à découvrir en avril

ElvenkingReader Of The Runes – Rapture

Le groupe de folk/power metal italien Elvenking sortira le mois prochain Reader Of The Runes – Rapture, son dixième album en carrière. Tu veux la bande sonore parfaite pour ta prochaine partie de D&D? C’est en plein ce qu’il te faut!

Date de sortie : 28 avril 2023

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Tribulation Hamartia

Les Suédois de Tribulation nous offrent également une nouvelle offrande en avril avec leur EP Hamartia. Les fans de musique d’horreur, d’ambiances très goth et d’atmosphères vampiriques n’ont qu’à bien se tenir!

Date de sortie : 7 avril 2023

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Atavistia Cosmic Warfare

Si Atavistia avait le problème de trop sonner comme Wintersun à ses débuts, ils ont vraiment trouvé leur voie avec Cosmic Warfare. On a ici un melodeath symphonique très bien exécuté et ça fait partie des albums que j’attends le plus le mois prochain.

Date de sortie : 21 avril 2023

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Enforced War Remains

On passe du metal mélodique à quelque chose de pas mal moins propre avec Enforced et leur nouvel album War Remains. Si ce nouvel opus est dans la même lignée que leur album précédent Kill Grid, on va avoir encore une fois un petit bijou de thrash/crossover. À suivre!

Date de sortie : 28 avril 2023

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Graveworm Killing Innocence

Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas entendu parler du groupe italien Graveworm et j’ai été surpris de voir un nouvel album se pointer le bout du nez en 2023 après plus de 8 ans d’absence. Avec les extraits sortis jusqu’à maintenant, Killing Innocence semble être une grosse coche au dessus de leurs albums précédents.

Date de sortie : 28 avril 2023

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Ruadh 1296

Le one man band écossais Ruadh m’avait littéralement flabbergasté avec son album The Rock Of The Clyde sorti en 2020 et j’ai très hâte d’entendre 1296, album concept qui raconte le Siège de Berwick et les horreurs qui s’y sont passées. Vous aimez le folk/black metal atmosphérique? Vous allez être gâté(e)s!

Date de sortie : 7 avril 2023

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Angus McSix Angus MxSix and the Sword Of Power

Après son départ du groupe Gloryhammer, Thomas Winkler nous revient avec un tout nouveau projet intitulé Angus McSix. Vous voulez du power avec un niveau de cheese over 9000? C’est clairement ce que vous allez avoir avec cette nouvelle formation.

Date de sortie : 21 avril 2023

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Austere Corrosion Of Hearts

On passe du métal fromagé à du DSBM où le désespoir règne avec la formation australienne Austere et leur album Corrosion Of Hearts. On a affaire ici à quelque chose de plus mélodique que du DSBM classique mais c’est un album que je vais très certainement surveiller.

Date de sortie : 28 avril 2023

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Heathen ForayOathbreaker

Le groupe autrichien Heathen Foray n’y va pas de main morte avec un melodeath aux thématiques de batailles épiques et de mythologies nordiques. Vous aimez des groupes comme Suidakra ou encore Ensiferum? Oathbreaker sera peut-être l’album qu’il vous faut.

Date de sortie : 7 avril 2023

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Fires In The Distance Air Not Meant For Us

Fires In The Distance s’étaient fait remarqués avec leur premier album Echoes From Deep November sorti en 2020 et ce n’est pas pour rien. Le groupe de melodic doom/death récidive avec Air Not Meant For Us et, s’il est similaire au précédent, cet album sera tout simplement génial.

Date de sortie : 28 avril 2023

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SECTION DÉCOUVERTE

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Bonjour TristesseAgainst Leviathan!

Ne vous y méprenez pas, le groupe Bonjour Tristesse n’est ni français, ni québécois, mais bien allemand! Against Leviathan! saura à coup sûr plaire aux fans de post-black metal et de groupes comme Harakiri For The Sky.

Date de sortie : 7 avril 2023

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Ondfødt Det Österbottniska Mörkret

Si vous trouviez que ça manquait de black metal pur et dur dans cette chronique, en voilà! Ondfødt de Finlande ne niaisent pas avec la puck avec un metal sombre, brutal et grim à souhait et cet album risque de vous faire plisser de la face.

Date de sortie : 28 avril 2023

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Dark FloodIllusion Of Light

J’avais découvert Dark Flood en 2014 avec leur album Inverno et c’est presque dix ans plus tard qu’ils reviennent avec Illusion Of Light. On a ici un melodeath prog vraiment pas piqué des vers qui me fait un peu penser à Omnium Gatherum.

Date de sortie : 7 avril 2023

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Lunar ChamberShambhallic Vibrations

Je suis tombé sur Lunar Chamber par le hasard le plus total et je n’ai pas été déçu! La formation oeuvre dans un tech death vraiment intense et même ambiant par moments et j’ai vraiment hâte d’entendre ce EP dans son intégralité.

Date de sortie : 28 avril 2023

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Neverus Burdens Of The Earth

On a beaucoup de groupes de melodeath qui sortent des albums le mois prochain et Neverus des Pays-Bas en fait partie. Burdens Of The Earth est leur premier album et disons que ça a beaucoup de potentiel!

Date de sortie : 21 avril 2023

Auteur : Maxime Pagé

Static-X @ MTELUS (Montréal)

Une capsule temporelle a été ouverte jeudi soir et on s’est tout à coup retrouvés à la fin des années 90/début 2000 avec la formation américaine Static-X qui s’arrêtait au MTELUS dans le cadre de sa tournée nord-américaine Rise Of The Machine. Pour l’occasion, ils étaient accompagnés des groupes Fear Factory, Mushroomhead, Dope et Cultus Black.

Cultus Black : Pas très original

Avant d’arriver au MTELUS, j’étais certain qu’on aurait une soirée à quatre groupes et j’ai été assez surpris de voir le logo de Cultus Black sur l’écran, groupe que je connaissais pas du tout avant cette soirée. Ils sont arrivés sur scène devant un parterre assez bien rempli pour nous présenter leur matériel aux sonorités très old school nu metal qui me faisait pensé à un hybride de Slipknot et de Mudvayne. Est-ce que c’était mal exécuté? Je ne dirais pas ça. Leur prestation était correcte et j’en voyais plusieurs hocher de la tête dans la foule, mais si le côté nostalgique peut faire passer bien des choses, un nouveau groupe qui emprunte des patterns musicaux d’il y a plus de vingt ans et qu’on déjà entendu à maintes reprises, c’est pas tellement intéressant. On a également eu droit à des textes pas très profonds qui faisaient très juvéniles et qui m’ont laissé complètement indifférent. S’ils ont réussi un tant soit peu à réchauffer la foule, de mon côté ça m’a laissé plutôt froid.

Setlist : Witch Hunt, Killing the Beautiful, Nevermine, Burn, Negative Creep (Nirvana cover), You Make Me Sick

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Dope : Vingt ans en arrière

Quand j’étais au secondaire, j’ai souvent entendu parler du groupe Dope sans pour autant en écouter (on s’entend qu’à l’époque Youtube n’existait pas!). C’était donc pour moi l’occasion de découvrir ça en spectacle et d’essayer de comprendre le hype. Dès les premières notes, on s’est retrouvés avec un nu metal assez classique et énergique, c’est d’ailleurs à partir de ce moment-là que le parterre a réellement commencé à s’activer. Leur chanteur Edsel Dope communiquait bien avec la foule et avait une assez belle présence scénique. Mais c’est pas mal là que s’arrête mon appréciation du groupe. C’est pas que c’est mauvais, mais j’imagine que la fibre nostalgique doit être un facteur déterminant dans l’appréciation de leur prestation. Oui c’est quand même entraînant, mais toutes les chansons finissaient par se ressembler. Ça m’a tout de même fait sourire quand ils ont terminé leur set avec un cover de Spin Me Round (Like A Record) qui en a fait danser plusieurs. Les gars de Dope ont tout de même offert une bonne prestation mais je n’étais clairement pas le public cible.

Setlist : Blood Money, Violence, Bitch, Debonaire, Die MF Die, I’m Back, Burn, You Spin Me Round (Like a Record) (Dead or Alive cover)

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Mushroomhead : Beaucoup de contenant, peu de contenu

Pendant des années, plusieurs personnes m’avait vanté le talent de Mushroomhead, autant a niveau de la musique que du visuel. De mon côté, j’avais toujours vu ça comme un émule de Slipknot (des groupes avec des masques ont en a vu passer beaucoup) mais je m’étais dit que j’allais laisser à la chance au coureur. Après avoir préparé la scène avec un gros paquet d’artifices, j’espérais que leur musique soit à la hauteur de leur visuel. Dès la première chanson, on a pu se rendre compte qu’il manquait des musiciens qui sont officiellement en pause depuis 2022, ce qui est dommage. On a pu aussi voir leurs deux percussionnistes se diriger vers des sets de tambours placés de chaque côté de la scène et…rien! Ils avaient beau se démener derrière leurs instruments, ça ne changeait absolument rien au son qu’on entendait. Est-ce que c’était un problème au niveau du son ou c’était simplement un front pour faire cool? Aucune idée! Musicalement, j’ai trouvé ça plutôt ordinaire et, encore une fois, je n’ai rien entendu d’original ou de marquant. Ils ont interprété un cover de Pink Floyd (choix un peu étrange) et un bout de War Pigs de Black Sabbath juste avant leur dernière pièce Born Of Desire. Après avoir entendu autant de bien de Mushroomhead pendant des années, je dois avouer que je ne comprends pas le hype, même si visuellement c’était pas si mal. Mais il demeure que c’était beaucoup de contenant, et pas beaucoup de contenu.

Setlist : A Requiem for Tomorrow, Seen It All, Our Apologies, Qwerty, Sun Doesn’t Rise, 12 Hundred, Empty Spaces (Pink Floyd cover), Born of Desire

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Fear Factory : Une claque en pleine face

J’ai eu la chance de voir Fear Factory deux fois dans ma vie et c’était aux éditions 2010 et 2016 du Heavy Montreal. À chaque fois, mon constat était le même : Burton C. Bell au chant clean, c’était désastreux. Avec un nouveau chanteur du nom de Milo Silvestro au sein de la formation, j’avais bien hâte de voir comment il allait s’en tirer. On a été accueillis avec la chanson Shock et c’était comme un coup de marteau sur la tête. Le volume a été monté d’un cran et le drum était devenu une mitraillette (je dirais même que le son du drum était peut-être un peu trop fort). Malgré leur court set, le groupe avait concocté une belle sélection de chansons provenant de toutes les périodes. Je ne vais pas laisser planer le suspense : Milo Silvestro a fait un travail impeccable! Son growl était convaincant mais son chant clair l’était tout autant et toutes les chansons ont été interprétées avec brio. Les chanteurs de Mushroomhead sont également venus faire un petit featuring pour la chanson Edgecrusher. Le moment fort pour moi a été l’interprétation des pièces Archetype et Powershifter qui ont été très solides. Le seul bémol que je pourrais apporter, c’est que l’utilisation des stroboscopes étaient un peu excessive et il ne fallait clairement pas être épileptique. Si certains avaient peur pour l’avenir de Fear Factory sans Burton C. Bell, je peux vous garantir qu’ils sont plus forts que jamais avec ce nouveau chanteur. Fear Factory ont offert une superbe prestation et j’espère qu’ils reviendront bientôt à Montréal mais cette fois-ci en tête d’affiche.

SetlistShock, Edgecrusher, Disruptor, Dielectric, Powershifter, What Will Become?, Archetype, Demanufacture, Zero Signal, Replica

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Static-X : Le monde selon Wayne

Avec le décès de leur chanteur Wayne Static en 2014, j’étais certain que ça allait sonner le glas pour Static-X. Je dois avouer avoir été un peu perturbé de voir qu’ils allaient tout de même continuer et qu’un autre chanteur (celui de Dope mais sous le nom de Xer0) avait repris le flambeau…avec un masque de Wayne sur la tête. Mais malgré tout ça, j’avais entendu de bons commentaires à son égard et j’étais curieux de voir comment il allait s’en tirer. La tournée Rise Of The Machine soulignait les vingt ans de la sortie de l’album Machine et il était certain qu’on allait entendre plusieurs classiques. Le tout a commencé avec la pièce Permanence et le tout sonnait à merveille. Leur chanteur portait un nouveau masque beaucoup plus robotique avec des lumières rouges qui allumaient au niveau des yeux. Côté visuel, on en a justement eu plein la vue avec des projections sur plusieurs écrans qui changeaient à chaque chanson jouée (on en a eu 19 au total). Les neuf premières chansons de leur set étaient tirés de leurs deux premiers albums Wisconsin Death Trip et Machine et il était intéressant de voir les transitions entre les chansons plus crues et in your face et celles qui tiraient nettement plus vers l’industriel. On a eu droit à un gros moment d’émotion avec l’interprétation de leur classique Cold qui était dédiée à Wayne Static et pendant laquelle de la neige artificielle tombait. Le tout s’est terminé avec deux grosses pointures, I’m With Stupid et Push It, et ça a rentré solidement au poste. Un mot me vient en tête quant au spectacle de Static-X : Professionnalisme. Leur performance était réglée au quart de tour et c’était turbo efficace. Chapeau!

SetlistPermanence, This Is Not, Structural Defect, Black and White, Love Dump, Wisconsin Death Trip, Fix, Bled for Days, Sweat of the Bud, Terminator Oscillator, Just in Case, Destroy All, Dirthouse, Get to the Gone, Cannibal, Terrible Lie (Nine Inch Nails cover), Cold, I’m With Stupid, Push It

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Pedro Riot

Ad Infinitum – Chapter III – Downfall (Critique d'album)

Le groupe Ad Infinitum, que je ne connaissais uniquement de nom, sortira dans quelques jours son troisième album intitulé Chapter III – Downfall. Même si ça fait déjà quelques temps que je me suis un peu éloigné de ce style de metal, j’étais curieux de voir comment la formation allait tirer son épingle du jeu parmi tous les autres groupes de metal symphonique comme Xandria ou Delain qui ont aussi sorti des albums cette année en plus d’être sur la même maison de disques, soit Napalm Records. Voyons voir comment Ad Infinitum va s’en tirer avec ce nouvel opus.

Dès les premières notes de Eternal Rains, on se rend tout de suite compte qu’on a affaire à une production béton et l’ensemble sonne à merveille. On va se le dire, ce qui brille le plus sur cet album est la voix de Melissa Bonny qui y va avec un chant certes plus “pop” que ce qu’on entend dans beaucoup de groupes similaires mais qui surprend également avec son growl bien senti et bien exécuté qui m’a quelque peu déstabilisé au début (je pensais même que ça provenait d’un des musiciens du groupe). Musicalement, on passe des pièces aux sonorités plus classiques à des chansons plus entraînantes (voire dansantes) comme Upside Down qui est loin d’être ma préférée. Je crois que c’est vraiment à partir de la chanson Somewhere Better que l’album prend son envol et qu’on retrouve les compositions les mieux ficelées comme The Underworld ou encore Ravenous. J’ai également été surpris par le tone de guitare très djent sur les chansons Architects Of Paradise, From The Ashes et Legends qui ajoute énormément de punch aux compositions.

Par contre, malgré le fait que Chapter III – Downfall est un album qui s’écoute très bien et que les musiciens sont très compétents, ce n’est pas non plus le truc le plus original et ça ne se démarque pas autant que j’aurais voulu. Je dois aussi parler d’une pièce en particulier et je ne comprends pas comment elle a plus se glisser sur l’album et c’est New Dawn. Je ne passerai pas par quatre chemins : Si on enlevait les guitares électriques, je verrai clairement ça dans un film de princesse de Disney. C’est pas nécessairement mauvais, mais je ne crois pas qu’elle a sa place parmi les autres chansons.

Dans l’ensemble, Chapter III – Downfall d’Ad Infinitum est un très bon album de metal symphonique et la voix de Melissa Bonny y ajoute un cachet indéniable. C’est clair que ça ne révolutionne pas le genre mais si vous êtes fan de metal symphonique, vous allez sûrement y trouver votre compte.

7,5/10

Auteur : Maxime Pagé

Kamelot – The Awakening (Critique d'album)

J’ai longtemps été un fan du groupe américain Kamelot et je les considère comme un grand nom du power metal. Je me rappelle quand je les ai vu la première en spectacle en 2006 avec Epica pour la promotion de leur album The Black Halo et j’en garde un souvenir mémorable. Suite au départ de Roy Khan, l’annonce que Tommy Karevik allait devenir le nouveau chanteur de la formation m’avait soulagé sachant qu’il était amplement capable de couvrir le range vocal de son prédécesseur. Je dois par contre avouer que même si l’album Silverthorn m’avait bien plu, Haven et The Shadow Theory m’avaient laissé très indifférent car on sentait que ça tournait en rond. Cette année, le groupe nous présente un tout nouvel opus intitulé The Awakening avec une pochette efficace et des singles très convaincants. Est-ce que Kamelot va réussir à me faire accrocher à leur musique à nouveau? Ou est-ce que nous allons tomber dans les mêmes patterns musicaux des plus récents albums?

Après l’intro simplement appelé Overture, le groupe y va très fort avec The Great Divide et Eventide qui m’ont beaucoup rappelé des pièces tirées de leurs albums Karma ou Epica avec leur côté épique et upbeat. Même chose avec One More Flag in the Ground dont la vibe moyen-orientale du début m’a fait pensé à leur période The Black Halo et Ghost Opera. Quand le groupe a commencé à sortir les singles de l’album, c’est avec Opus of the Night (Ghost Requiem) que j’ai vraiment accroché. Le temps d’une chanson, j’ai retrouvé le Kamelot qui m’a tant fait trippé au cours des années, autant au niveau de la composition que de la performance vocale, en plus de la participation de la violoncelliste Tina Guo (qui joue également sur la ballade Midsummer’s Eve) qui ajoute une belle couleur aux chansons. On retrouve aussi en featuring Melissa Bonny du groupe Ad Infinitum sur les pièce New Babylon et My Pantheon et sa voix clean et son scream fittent parfaitement avec les chansons. C’est aussi le tout premier album avec le batteur Alex Landenburg et on peut dire qu’il faut un travail impeccable.

Sérieusement, je n’ai pas grand chose de négatif à dire à propos de The Awakening mais il y a bien un bémol que je voudrais mentionner et c’est à prendre avec des pincettes. J’ai eu l’impression au cours de mon écoute d’avoir entendu de l’auto-tune dans la voix de Tommy Karevik. Mais je ne saurais dire si c’est un effet volontaire sur sa voix ou pas et je ne voudrais certainement pas en tenir rigueur vu qu’au final je n’en ai aucune idée et ne le saurai probablement jamais. Ça ne m’a pas agacé outre, mais c’était assez frappant pour que je le remarque et que je me pose la question. Tommy Karevik est un très bon chanteur et je ne le vois pas avoir recours à ça sur un album. Pour conclure, je crois que, dans l’ensemble, l’outro Ephemera n’apporte pas grand chose et est surtout trop long pour rien. 

The Awakening est probablement le meilleur album que Kamelot ait sorti depuis dix ans! C’est bien ficelé, épique, rempli d’émotions et je crois que n’importe quel fan du groupe va s’y retrouver, autant les plus vieux que les récents.

8,5/10

Auteur : Maxime Pagé

Rotting Christ + Carach Angren + Uada + Gaerea @ Le Studio TD (Montréal)

Les ténèbres et la violence ont envahi le Studio TD mardi soir alors que les formations Rotting Christ, Carach Angren, Uada et Gaerea s’arrêtaient dans la métropole dans le cadre de leur tournée nord-américaine. Ça promettait d’être une soirée riche en agressivité et, surtout, en incantations démoniaques!

Gaerea : Pesant à souhait

C’est le groupe portugais Gaerea qui a lancé les hostilités et ils étaient attendus de pied ferme, surtout que c’était leur toute première fois à Montréal. Leur album Limbo sorti en 2020 les a réellement mis sur la map et leur plus récent effort Mirage les a littéralement fait explosé. C’est justement avec la pièce Deluge tirée de cet album que tout a commencé et c’était un poing en pleine gueule! La qualité de son était très bien (la basse était peut-être un peu forte mais je ne m’en plaindrai pas) et la foule était gonflée à bloc dès le début (enlignant moshpits et beau wall of death). Pour ceux qui ne savent pas, tous les membres du groupe sont cagoulés avec un sigil démoniaque sur leur visage. Leur chanteur se démenait sur la scène, s’époumonant et gesticulant bien comme il faut. La grande majorité des chansons provenaient de leur album Mirage sauf une, Urge, qui se trouve sur leur album précédent. Ça faisait longtemps que je voulais voir Gaerea en spectacle et je n’ai vraiment pas été déçu! Avec l’accueil qu’ils ont reçu, j’ose espérer qu’ils reviendront en tête d’affiche bientôt.

Setlist : Deluge, Salve, Mirage, Urge, Laude

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Uada : Mystique et envoûtant

J’ai toujours bien aimé la musique d’Uada mais avec leur album Djinn sorti en 2020, mon appréciation a grimpé d’un cran. C’est donc avec des attentes assez élevées que j’anticipais leur set qui a commencé avec un nuage de fumée très dense qui ajoutait à l’aspect mystique de leurs compositions. On s’est alors fait lancer The Purging Fire en plein visage et on peut dire que c’était d’une efficacité redoutable. Même si on ne voyait pas grand chose de ce qui se passait sur scène, la musique parlait d’elle-même et nous plongeait dans un mélange de contemplation et d’agressivité hors du commun. J’ai été bien content d’entendre la chanson titre du dernier album que je considère comme l’une de leurs meilleures mais j’ai été un peu déçu que ça ait été la seule provenant de leur dernier opus qui ait été jouée. C’est clair qu’avec un temps aussi restreint on ne peut pas plaire à tout le monde. Qu’à cela ne tienne, les gars de Uada ont offert une prestation turbo efficace et bien sentie qui a certainement plu aux fans présents.

SetlistThe Purging Fire, Djinn, Snakes & Vultures, Cult of a Dying Sun, Black Autumn, White Spring

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Carach Angren : Leçon de théâtralité

Dans le line-up de mardi soir, Carach Angren est le groupe que j’ai pu voir le plus souvent en spectacle. Je dois dire par contre qu’après les avoir vu avec plusieurs artifices de scènes intrigants comme un miroir fantomatique et un clavier drapé de noir qui bougeait tout seul, je trouve qu’ils un peu perdu de leur superbe au cours des dernières années et c’est peut-être maintenant trop sobre pour leur niveau de théâtralité. Mais malgré tout, je vais dire d’emblée que c’était probablement le meilleur son qu’ils ont jamais eu à Montréal jusqu’à maintenant. Le tout rentrait comme une tonne de briques et tout était parfaitement audible. Je crois fortement que Carach Angren est un groupe qui prend tout son sens en spectacle et, bizarrement, je n’en écoute jamais chez moi. La présence scénique de leur chanteur Seregor est admirable et chaque musicien a su tirer son épingle du jeu, surtout le claviériste Ardek et son super keytar. Pour monter leur setlist, ils ont pigé parmi la majorité de leur discographie tout en se concentrant sur leur dernier album Franckensteina Strataemontanus sorti en 2020. Somme toute, Carach Angren ont donné une bonne performance qui était très agréable et solide.

SetlistThe Ghost of Raynham Hall, The Carriage Wheel Murder, The Necromancer, Bitte Tötet Mich, Operation Compass, Franckensteina Strataemontanus, A Strange Presence Near the Woods, Monster, Bloodstains on the Captain’s Log

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Rotting Christ : Le rituel satanique à la grecque

On était maintenant rendus au clou du spectacle avec la prestation des légendes du metal grec Rotting Christ qui roulent quand même leur bosse depuis 1987! Ils ont débuté leur set avec la chanson 666 qui a littéralement mis le feu aux poudres et ça a donné le ton pour le reste de leur performance. Ce que j’aime avec Rotting Christ en live, c’est à quel point leur musique devient mystique, voire hypnotisante et qu’on ne peut que se laisser entraîner par les rythmiques tribales, limite rituelles. Leur chanteur Sakis Tolis avait l’air visiblement ravi de la réaction des gens présents et il leur rendait très bien avec une énergie contagieuse. Étant un grand fan de leur album Aealo sorti en 2010, j’ai été très content d’entendre plusieurs chansons comme dub-saĝ-ta-ke, Noctis Era et Demonon Vrosis (cette dernière étant ma préférée de l’album et je ne l’avais jamais entendu en spectacle). On a aussi droit à des classiques du groupe comme Non Serviam, In Yumen / Xibalba et Grandis Spiritus Diavolos sans oublier la très puissante Elthe Kyrie. C’est toujours un plaisir de voir Rotting Christ en spectacle qui se sont donné corps et âme pour leurs fans montréalais.

Setlist666, Kata Ton Daimona Eaytoy, Fire, God and Fear, dub-sag-ta-ke, Apage Satana, Elthe Kyrie, Demonon Vrosis, Societas Satanas (Thou Art Lord cover), Non Serviam, In Yumen-Xibalba,  Grandis Spiritus Diavolos, The Raven, Noctis Era

Auteur : Maxime Pagé

Photographe : Josian Neveu

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