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Black Label Society @ Metropolis (Montréal)

20 octobre 2012 – Le groupe Black Label Society et son légendaire frontman Zakk Wylde étaient de passage au Metropolis de Montréal, plein à capacité. 2400 personnes, la plupart arborant les couleurs du « chapitre canadien » du groupe, étaient réunies alors que retentissait l’hymne national canadien, les musiciens cachés par un immense drapeau aux couleurs du groupe. Le drapeau est tombé dès les premières notes de Godspeed Hell Bound. Zakk Wylde et sa bande de berzerkers n’avaient pas besoin de faire plus que d’apparaître sur scène pour que la foule s’active, et elle a eu bonne raison de le faire avec Destruction Overdrive et Bored To Tears. Le spectacle ayant commencé à 22h30, le groupe n’a pas pris le temps de s’arrêter – sauf pour prendre le temps de changer d’instruments, le célèbre guitariste s’étant servi de sept guitares différentes lors du spectacle. Après The Rose Petalled Garden, Zakk Wylde a pris le temps de présenter ses collègues Nick Catanese, John DeServio et le batteur Jeff Statham, remplaçant Chad Szeliga (Breaking Benjamin) pour la tournée. Zakk Wylde a prouvé son talent de pianiste avec un solo avant de jouer In This River, dédiée comme à son habitude à son ami Dimebag Darrel (Pantera) tué sur scène en 2004. Il a ensuite repris son poste à la guitare pour Forever Down avant de se lancer dans un de ses solos criants, remplis de pinch harmonics, dont il a le secret, passant près de huit minutes seul sur scène devant la foule en délire. Black Label Society a poursuivi avec Parade of The Dead et Overlord, avant de se lancer dans une version électrique très appréciée de The Blessed Hellride, jouée sur des guitares à deux manches par Zakk Wylde et Nick Catanese. Le groupe a conclu son spectacle avec Suicide Messiah, Concrete Jungle et Stillborn, terminant tout juste avant minuit.

Thorium Photography a eu la chance de rencontrer Zakk Wylde pour une entrevue d’une dizaine de minutes. Au menu, le déroulement de la tournée, la participation du batteur Chad Szeliga (Breaking Benjamin) au groupe, une discussion sur le rock n’ roll et les rock stars, le nouveau livre racontant les expériences de tournées de Wylde et la conciliation travail-famille d’un guitar god. Vous pouvez retrouver l’entrevue (en anglais), ICI

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Black Label Society

Bookakee @ Café Chaos (Montréal)

5 octobre 2012 – le groupe death metal local Bookakee a offert une prestation acoustique à l’occasion du lancement, au Café Chaos, d’un drink à leur nom. Les membres ont donc échangé la distortion et le growl pour des instruments acoustiques et une voix presque mélodieuse que très peux connaissaient à leur chanteur Phil Langelier. Le chansons du groupe, fidèles au genre death metal, ont été dûment transformées en des pièces de cabaret macabres, que les spectateurs ont su apprécier en sirotant leur drink d’un beau vert – la couleur emblématique du groupe. La musique était presque aussi fruitée que la concoction, à la douce saveur de melon, et qui fait partie d’une liste de drinks qui honore plusieurs groupes de la scène locale. Ces boissons font partie de la série de cocktails d’automne qui seront disponible pour les prochains mois au Café Chaos.

Auteur: Philippe Mandeville

Crédit Photo: Collaboration spéciale, Myriam Francoeur (Capitale du Metal)

Pour en savoir plus: Bookakee, Café Chaos

Dark Funeral @ Club Soda (Montréal)

30 septembre 2012 – Le 30 septembre dernier n’a pas été une bonne journée pour la scène musicale montréalaise : Plusieurs groupes n’ont pas pu donner leur spectacle pour diverses raisons, dont Morbid Angel qui a été retenu aux douanes pour une question de permis de travail. La première tournée nord-américaine du groupe en six ans ne s’arrêtera donc pas au Canada, ce qui n’a pas empêché les groupes VadimVon, Grave et Dark Funeral, qui accompagnaient la tournée, de venir offrir leur performance en ce dimanche soir pluvieux. BCI, qui ont organisé le spectacle, se sont assurés du bon déroulement de la soirée de main de maître en renseignant les amateurs et remboursant une partie du billet aux détenteurs et en diminuant le prix à la porte, tout en assurant un spectacle de qualité.Read More

Carnival of Death tour @ Foufounes Électriques

15 septembre 2012 – Le death metal est un genre vieillissant, mais dont l’agressivité et la brutalité font toujours le bonheur des amateurs. le Carnival of Death tour 2012, présenté par BCI, nous l’a bien prouvé en mettant sur la scène des Foufounes Électriques les groupes Obituary, Broken Hope, Decrepit Birth, Jungle Rot et Encrust devant une salle comble.Read More

Kreator & Accept @ Metropolis (Montréal)

10 septembre 2012 – Les groupes allemands Kreator et Accept étaient de passage au Metropolis dans le cadre du Teutonic Thrash World Tour, pour lequel ils sont accompagnés de l’ensemble finlandais Swallow The Sun. La soirée a attiré beaucoup moins de gens qu’escompté, à cause notamment des tristes événements qui se sont déroulés dans cette salle moins d’une semaine avant le spectacle. Ça n’a toutefois pas refroidi les ardeurs des quelques centaines de metalheads de tous âges et de différents horizons qui se sont déplacés un lundi soir pour un spectacle impressionnant et assourdissant.Read More

Korpiklaani & friends @ Club Soda (Montréal)

29 août 2012 – Le groupe finlandais Korpiklaani était de passage au Club Soda pour nous offrir une soirée de folk metal avec une belle brochette d’artistes pour plaire aux paiens de tout acabit. Ils étaient accompagnés du groupe local Valfreya, Metsatoll, Tyr et Moonsorrow.

Valfreya nous ont offert un spectacle aussi déjanté qu’à l’habitude avec leurs costumes à saveur médiévale-fantastique et leurs chansons racontant les prouesses de valereux vikings. Ils ont offert des pièces à saveur épique tirées de leur premier album Path To Eternity (2012) maintenant disponible sous Maple Records. Les amateurs de folk qui n’ont pas encore vu leur spectacle manquent définitivement quelque chose, mais peuvent dormir tranquille: Le groupe est très actif!

Metsatöll a ensuite donné une performance un peu vide, qui a manqué d’énergie et d’originalité. Les pièces du groupe estonien étaient bien exécutées et la voix profonde du multi-instrumentaliste Lauri “Varulven” Õunapuu (Flûte, cornemuse et autres instruments traditionnels) donne un certain charme aux morceaux chantés en estonien et inspirés de légendes est-européennes, mais pas suffisamment pour relever leur qualité. Le son ne rendait pas tout à fait justice aux instruments à vent et les power chords accompagnés de flûte à bec n’ont pas impressionné outre mesure pour le premier passage de Metsatöll à Montréal.

Le groupe Týr, des Iles Féroé, a comme d’habitude impressionné par leurs compositions à saveur folklorique et épique, même avec leur line-up simple de deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Ils avaient préparé pour l’occasion un setlist digne de leur répertoire vaste et intéressant, composé autant de chansons lourdes et agressives que de pièces plus calmes et posées. Ils ont électrisé les spectateurs avec plusieurs pièces de leur dernier album, The Lay Of Thrym (Napalm Records, 2011), dont Evening Star et Hall of Freedom, en plus de Sinklars Vísa et des hymnes guerriers Hold the Heathen Hammer High et By The Sword In My Hand, qui sont toujours de grands succèes auprès du public. Týr ont réduit le flafla pseudo-folklorique et fantastique au minimum, ce qui les démarque d’une scène qui devient lentement mais sûrement surchargée.

Moonsorrow ont offert un spectacle à la sauce black metal comme le célèbre groupe finlandais en a donné l’habitude. Ils sont montés sur scène, tachés de pied en cap de faux sang, après une introduction un peu longue. Ils ont rapidement allumé la foule avec la pièce Tähdetön. Le groupe a joué cinq pièces pour une performance d’à peu près quarante minutes, qui a par moments écrasé l’ambiance festive habituelle d’un show folk metal par la pesanteur des influences black qui caractérisent leur son. Moonsorrow fait partie des vieux routiers du pagan metal, leurs premiers enregistrements datant de 1996 et ayant été distribués sur cassette, et ont offert une performance solide qui témoigne de l’expérience des musiciens, tout en ne cadrant pas parfaitement avec l’atmosphère fêtarde habituelle de ce genre de spectacle.

Korpiklaani étaient de retour pour la deuxième fois en deux ans, cette fois pour promouvoir leur nouvel album Manala (Nuclear Blast, 2012). Le groupe finlandais a apporté sa bonne humeur habituelle sur scène, arrivant facilement à faire chanter et danser le public avec leurs airs folkloriques qui bénéficient autant des sonorités classiques du metal que de l’accordéon de Juho Kauppinendu et du violon de Tuomas Rounakari (Un nouveau membre du groupe, qui ressemble étrangement à Obi-Wan Kenobi). Le chanteur Jonne Järvelä avait délaissé la guitare, s’étant fracturé un doigt à son arrivée en Amériqeu du Nord, offrant tout de même une performacne vocale intéressante. Le groupe s’est surtout concentré sur de nouveaux morceaux, dont une version impressionnante de la Ievan Polka (popularisée un peu partout à travers le monde en 2006 par l’animation connue sous le nom de Leekspin) et leurs célèbres chansons incitant à la consommation d’alcools forts. Les chansons en finnois ont été prédominantes lors de leur performance, le groupe ne jouant que trois pièces chantées en anglais: Vodka, Beer Beer et Happy Little Boozer. Le public ne s’en est pas formalisé, loin de là, et s’est même laissé emporter par le joik – le chant traditionnel finlandais– de Järvela, particulièrement sur la chanson Viima. Korpiklaani a encore une fois démontré que, malgré que leurs plus récents albums s’éloignent du matériel plus vieux, et pas toujours pour le mieux,  leur performance live vaut définitivement la peine d’être vue, chantée et dansée!

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Auteur: Phil Mandeville

Photographe: David Rioux

Pour en savoir plus : Valfreya, Metsatöll, Týr, Moonsorrow, Korpiklaani

Steel Panther @ Théâtre Corona

10 août 2012 – Le groupe glam metal Steel Panther a fait le trajet du fameux Sunset Strip jusqu’à Montréal pour présenter pour la première fois au public montréalais leur spectacle déjanté dans le cadre de leur tournée Balls Out, présentée par evenko pour lancer la fin de semaine du Heavy MTL. Ils ont attiré un public surprenamment varié avec leurs accords gras et leurs paroles osées, la moins choquante comparant la vie sexuelle des membres du groupes avec celle d’un célèbre golfeur …Read More

Slash & Myles Kennedy @ Olympia (Montréal)

27 juillet 2012 – Le légendaire guitariste Slash (Velvet Revolver, ex-Guns N’ Roses) et sa bande, Myles Kennedy and the Conspirators, étaient de passage à L’Olympia de Montréal à l’occasion de la tournée mondiale Apocalyptic Love, qui fait la promotion de l’album du même nom paru le 22 mai 2012 sur EMI. Le spectacle présenté par Evenko a fait salle comble, les fans de tous âges répondant à l’appel du musicien au célèbre chapeau.Read More

Album review : Witchcraft – Witchcraft, Firewood & The Alchemist

À l’aube de la sortie du quatrième album du groupe suédois Witchcraft, intitulé Legends (Nuclear Blast), nous prenons l’occasion de revisiter leurs trois premières offrandes, Witchcraft (2004), Firewood (2005) et The Alchemist (2007).  Le groupe est connu principalement pour leur son calqué sur celui des premiers groupes heavy metal et rock progressif des années ’70, allant jusqu’à enregistrer leurs compositions avec de l’équipement 100% analogue. Ils ont été les premiers de plusieurs groupes suédois à recréer une ambiance musicale à la Black Sabbath – avec moins de drogues dures. Des rythmiques minimalistes et groovy aux passes de guitare criantes, la musique de Witchcraft nous ramène à une époque où les nativités en noir et les sorcières étaient encore choquantes. Malgré la continuité dans leur thème, les trois albums ont chacun leur personnalité et leurs mérites.

Witchcraft (2004)

L’album Witchcraft est caractéristique par la présence à l’avant-plan de la voix de Magnus Pelander, qui rappelle le son de l’époque par son ton nasillard presque étouffé.  L’œuvre, d’un peu plus de quarante minutes, n’offre pas de chanson qui se démarque du lot, mais nous fait plutôt passer à travers l’éventail sonore du rock du début des années ’70. On voyage des tonalités plus joyeuses de Please Don’t Forget Me jusqu’à la lourdeur des riffs derrière Her Sisters They Were Weak. Un premier opus honnête qui ne passera pas à l’histoire, mais qui laisse présager de bonnes choses. Cote : 6/10

 

 

 

Firewood (2005)

Avec Firewood, les membres de Witchcraft nous révèlent réellement leur talent. On remarque que la production a fait un grand bond en avant, gardant le cachet ‘70’s sans la sonorité poubelle de l’album précédent. La voix ressort de façon beaucoup plus claire et compréhensible, le timbre beaucoup plus agréable, nous permettant d’apprécier la qualité des textes païens de Pelander.  La batterie a un son beaucoup plus défini, et les guitares ne se battent plus avec la basse pour occuper le même espace sonore. Le produit, sur le plan des compositions, se tient excessivement bien également : au lieu d’avoir des chansons tirant chacune dans une direction différente, les chansons de Firewood présentent de façon plus uniforme le bagage sonore de Witchcraft. Elles ont toutes un agréable côté progressif jumelé à une certaine lourdeur Sabbath-esque. Les solos retiennent également beaucoup plus de l’esthétique des premières vagues du heavy metal. L’album recèle également quelques surprises, notamment un départ explosif sur Chylde of Fire, l’instrumentale intensément planante de 1 :32 Merlin’s Daughter ainsi que des leads galopants rappelant Iron Maiden sur Sorrow Evoker et You Suffer. Cote : 7.5/10

The Alchemist (2007)

Leur plus récent, The  Alchemist, démarre quant à lui de façon plutôt décevante, Walk Between The Lines étant plus oubliable qu’autre chose avec une production ne la mettant pas en valeur.  Witchcraft corrige rapidement le tir avec If Crimson Was Your Color, le single de l’album. Ce dernier impressionne dès les premières mesures autant par ses rythmiques agressives que par l’atmosphère écrasante amenée par les harmonies vocales et la petite touche d’orgue presque menaçante. Il s’agit d’ailleurs des quatre minutes les plus mémorables de l’album. La chanson qui suit, Leva, est la seule du groupe chantée en suédois (du moins, on le suppose). Au final, tout ce qui suit If Crimson Was Your Color est relativement homogène et, même si toutes les pièces ont leurs qualités, aucune ne ressort du lot comme étant un chef d’œuvre… Jusqu’à ce qu’on arrive à la dernière pièce de l’album, The Alchemist, un gros chunk de prog rock étalé sur plus de dix minutes et qui rend hommage aux grands noms du passé comme King Crimson, Pink Floyd ou Yes. Cote 7/10

Auteurs : Alexandre Luca et Phil Mandeville

Iron Maiden & Alice Cooper @ Centre Bell

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11 juillet 2012 ­- Le légendaire groupe anglais Iron Maiden  s’est amené au Centre Bell dans le cadre de sa tournée Maiden England, basée sur le Seventh Tour of a Seventh Tour de 1988. Pour ouvrir le spectacle – et combler tous les fans de heavy metal – ils étaient accompagnés de nul autre qu’Alice Cooper. Ces deux grands noms ont attiré plus de 12,000 spectateurs dans l’amphithéâtre et ont offert une soirée inoubliable…Read More

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