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Le meilleur de 2012 : Phil Mandeville @ Montréal

Une année riche en émotions musicales est sur le point de se terminer et voici venu le temps des bilans. Dans le courant des prochaines semaines, l’équipe de Thorium vous propose un petit compte-rendu de sa perspectives des 12 derniers mois au cÅ“ur de l’action, dans la moiteur des mosh-pits.

Après plus de 40 événements couverts cette années, une poignée d’entrevues avec des membres de la scène locale comme des rock stars internationales et plusieurs dizaines d’albums écoutés, voici mon compte rendu de 2012!

1 – TOP 5 CONCERTS

Dans aucun ordre particulier.

Rockfest de Montebello : Le festival rock de l’Outaouais a été un franc succès cette année, avec comme têtes d’affiche les groupes Korn et Dream Theater et plusieurs autres gros canons comme Voivod, Anonymus, Bad Religion, The Exploited, et Terror. La bière coulait à flots et l’ambiance de fête était omniprésente dans le petit village où les épiceries et magasins ont été vidés par la horde de fêtards. L’organisation s’est surpassée pour offrir un spectacle plus grand que nature, avec douze heures de musique par jour, au soleil tapant. le Rockfest a connu une superbe édition en 2012 et promet beaucoup pour 2013…

Iron Maiden & Alice Cooper : Qu’est-ce qui arrive quand on met deux géants du rock sur scène l’un après l’autre (mis à part un Centre Bell rempli à capacité) ? Un spectacle explosif! Iron Maiden et Alice Cooper sont deux groupes adeptes de la scénographie over the top et n’ont vraiment pas déçu leur public. Costumes, robots et pyrotechnie étaient au menu, en plus des performances toujours convaincantes de Alice Cooper et Iron Maiden. Voir le groupe anglais jouer la chanson Seventh Son of a Seventh Son et les voir reprendre les succès des années ’80 et ’90 était particulièrement agréable.

Steel Panther : Le groupe de glam metal californien Steel Panther sait vraiment comment donner un spectacle! Bien que leur style de musique – et leur look – n’aie pas très bien vieilli, ils exploitent l’esprit des années ’80 pour en faire une immense blague, qui est supportée par le talent des musiciens. Ils ont rempli le Théâtre Corona à pleine capacité, les billets se sont littéralement envolés pour ce spectacle d’ouverture du Heavy MTL. Le groupe a l’habitude de demander aux demoiselles de l’assistance de se dévêtir et ont livré la marchandise, au plus grand plaisir du public masculin de l’assistance… C’était toute une soirée!

Protomen : Le groupe The Protomen, de Vancouver, a offert une excellente performance de leur rock opera fortement inspiré de l’histoire et de l’univers de MegaMan en empilant huit musiciens sur la petite scène des Katacombes. Chacun était couvert de peinture argent, rappelant les robots omniprésents dans les paroles de leurs chansons. Le groupe s’est bâti un public à travers une forte présence sur le web, et ils se sont démarqués sur la scène de la musique inspirée des jeux vidéo en ne reprenant pas de thèmes musicaux tirés des univers dont ils s’inspirent. Définitivement une de mes belles découvertes de 2012.

En Route Vers Heavy MTL : La série de spectacles En Route Vers Heavy MTL, organisée par Dungeon Works Productions et evenko, a été une course folle lors de laquelle 20 groupes se sont affrontés pour avoir la chance de jouer lors du festival Heavy MTL. Les groupes, tous issus de la scène locale, ont offert leur meilleure performance devant des juges de renommée internationale (Nous avons notamment vu Alex Skolnick (Testament) et Paul Mazurkiewicz (Cannibal Corpse)) lors de cinq soirées aux Katacombes pour trouver les cinq meilleurs qui ont ensuite participé à une finale au Théâtre Corona devant des membres de Katatonia, Priestess et Voivod. Le résultat? Les groupes Hollow et Dark Century ont participé au grand festival. Le concours sera de retour en 2013, avec 20 nouveaux participants.

2 – DÉCOUVERTE DE L’ANNÉE

Trioscapes. Le groupe américain mélange des influences jazz et prog metal pour arriver à un résultat étrange, éclaté et hypnotisant. Leur premier album, Separate Realities, est paru au mois de mai 2012 – on peut retrouver notre critique ICI – et mérite définitivement une écoute attentive… ou huit.

httpv://www.youtube.com/watch?v=-ARb9_YWKFo

3 – MEILLEUR ALBUM DE L’ANNÉE

Le choix de l’album de l’année 2012 en est un très difficile à faire. La liste des sorties cette année est longue et les albums de qualité sont très nombreux! Mon coup de coeur personnel est L’Enfant Sauvage, du groupe français Gojira. Leur musique atteint de nouveaux sommets avec des pièces comme Mouth of Kala et The Wild Healer, et n’ont pas peur d’aller chercher les tons lourds et puissants qu’on aime dans la musique extrême. C’est un album à écouter – ou à réécouter – à plein volume! Ils seront de passage au National le 14 février prochain avec Devin Townsend. Une belle soirée avec votre douce moitié en perspective (petits chocolats en forme de coeur non inclus)!

Autres coups de coeur: 3 Inches of Blood – Long Live Heavy Metal, The Sword – Apocryphon, Bison B. C. – Lovelessness

4 – DÉCEPTION DE L’ANNÉE

Le folk metal. Les chansons sur l’hydromel, les vikings, les vikings qui boivent de l’hydromel et les dieux celtes commencent à se suivre et à se ressembler. La cuvée d’albums de cette année était moyenne au mieux et n’a pas réservé beaucoup de surprises… Par exemple, l’album Manala de Korpiklaani était fade et sans accents, répétant la recette de Ukon Wacka (2011) qui n’était déjà pas très bon. Reste-t-il de l’espoir pour le folk? Pour moi, il repose sur Finntroll, qui nous a promis un album en 2013, et sur les spectacles live des groupes, qui sont souvent plus amusants que les albums… Gardez aussi l’oeil ouvert sur la scène locale, qui comporte quelques groupes intéressants comme Valfreya ou Distoriam.

5 – L’ANNÉE 2012 EN ENTREVUES

Zakk Wylde – Black Label Society 

Christopher Bowes – Alestorm 

Shane Clark – 3 Inches of Blood 

Nick Guerin – Dungeon Works Productions 

Auteur : Phil Mandeville

[author] [author_image timthumb=’on’]http://www.thoriummag.com/wp-content/uploads/2012/12/319069_10152413862730413_26201743_n.jpg[/author_image] [author_info]Phil Mandeville: Pour ce reporter, le rock n’ roll est plus que de la musique, c’est une religion. Toujours à l’affût pour de nouvelles découvertes, il aime autant les gros shows que les petits spectacles. Il fait partie de l’équipe de Thorium Photography depuis septembre 2011.[/author_info] [/author]

En Route Vers Heavy MTL : Participants @ Katacombes

9 décembre 2012 – L’édition 2013 du battle of the bands En Route Vers Heavy MTL est officiellement lancée! Dungeon Works Productions et evenko ont annoncé les 20 groupes qui auront la chance de participer au concours, dans le cadre d’une soirée-spectacle à la coop Katacombes qui était remplie à capacité

Le groupe ontarien  Caym a ouvert la soirée avec son heavy metal lourd dans lequel on peut déceler des traces de Machine Head, Pantera et Black Label Society. Des solos aux breakdowns, les musiciens ont tout donné sur scène. Ils donnent un spectacle intéressant et qui vaut la peine d’être vu, en espérant qu’ils reviennent à Montréal lors de l’année 2013.

Virulys, de Montréal, ont ensuite pris la scène d’assaut avec leur musique dark et dystopique. Seul le frontman James Death performe à visage découvert, les autres musiciens ayant le visage caché par des masques à gaz. Les costumes manquent un peu d’unité et de ligne directrice, comme les compositions qui donnent l’impression de courir à gauche et à droite sans arrêt. Les musiciens sont toutefois très bons au niveau technique, et font preuve d’une belle énergie sur scène. En bout de ligne, le spectacle est agréable et brutal à souhait, mais les changements de ton fréquents cassent un peu son intensité.

Le groupe Hollow, un des deux gagnants de l’édition 2012 de En Route Vers Heavy MTL, sont montés sur scène devant un public conquis d’avance. Ils ont offert une performance à la hauteur des attentes de leurs nombreux fans, en jouant les pièces Sunriser, A New Life, Snow et un nouveau morceau, Birth,pour lequel la claviériste Maude Théberge du groupe Sanguine Glacialis a rejoint le groupe sur scène. Le groupe est en pleine composition pour un éventuel album, et promet encore beaucoup de choses pour 2013.

Il était temps de prendre une petite pause de brutalité après la performance de Hollow et de laisser le temps à Nick Guérin et Michelle Ayoub, de Dungeon Works, d’annoncer les 20 groupes qui prendront part à la compétition qui débutera le 10 janvier prochain. Vous pouvez retrouver la liste complète en bas de l’article, ainsi qu’une entrevue réalisée par Thorium Photography avec Nick Guérin pour parler de l’événement, ICI. Ils ont tous deux remercié les plus de 150 groupes qui ont soumis leur candidature

La soirée s’est terminée avec la prestation du groupe The Agonist, qui a joué l’an dernier au Heavy MTL et dont les membres ont poussé les participants au concours à donner leur meilleur pour la compétition à venir. Le prog déchaîné et porté par la voix de la chanteuse Alyssa White-Gluz a plu à la foule qui avait rempli les Katacombes à pleine capacité, sans toutefois offrir un spectacle éclatant. Ils ont joué quelques chansons tirées de leur album paru en juin dernier, Prisoners, et quelques vieux crowd pleasers comme Thank You, Pain. 

PROGRESSIVE DEATH METAL
BROUGHT BY PAIN
ca.myspace.com/broughtbypain
PRONOSTIC
www.facebook.com/pronosticofficial
TUNGUSKA MAMMOTH
www.tunguskamammoth.bandcamp.com
DERELICT
www.derelictmetal.com

ALTERNATIVE METAL
PROJEKT F
www.facebook.com/projektf
OGENIX www.ogenixmetal.com
TRUTH OR SCARE
www.myspace.com/truthorscare
DOT
www.facebook.com/dotarmy

PROG/POWER/EPIC METAL
TRANSCEND
www.transcendband.com
ECLIPSE PROPHECY
www.facebook.com/eclipseprophecy
KALTER
kalter.bandcamp.com
UNBEING
www.unbeingmusic.com

METALCORE
PANDORA’S WAKE
www.facebook.com/pandoraswake
FALL OF GABRIEL
www.facebook.com/thefallofgabriel
IN BELIEFS
www.facebook.com/inbeliefsband
REASON PREVAILS
www.reasonprevailsband.com

DEATHCORE
ROSEWOOD
www.facebook.com/RosewoodMTL
SELF COLLAPSE
www.facebook.com/selfcollapse
OF TEMPLES
www.facebook.com/oftemples
DEATH LULLABY
www.deathlullaby.com

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Caym, Virulys, Hollow, The Agonist

Interview : Nick Guérin (Dungeon Works)

Thorium Photography a eu la chance de rencontrer Nick Guérin de Dungeon Works Productions avant la présentation de la sélection des participants au concours En Route Vers Heavy MTL. Au menu: Ce qui nous attend cette année pour le concours, comment se déroule son organisation, et quelques aperçus des événements à venir en 2013.

Thorium Photography – Combien de groupes ont soumis leur candidature pour l’édition 2013?

Dungeon Works – L’année passée il y a eu peut-être 180 candidatures, et une cinquantaine de soumissions étaient de groupes qui ne savaient pas exactement c’était quoi, ou qui ont soumis une candidature d’un autre pays qu’on était pas prêts à accepter. C’est tombé à à peu près 125 candidatures acceptables, et il y en avait une cinquantaine qui n’étaient pas professionnelles. Cette année il y a eu à peu près 135 candidatures qualifiables et vraiment des bons groupes. On a eu souvent des scores de 8,5 sur 10, et l’an dernier on n’a pas eu autant de bons scores. C’était vraiment plus difficile de choisir les bands cette année, parce que même dans le top 20, c’est des bands qui ont eu de 8,5 à 9 sur 10. C’était de voir quel genre c’était, si on pouvait mettre ça dans une soirée avec un certain thème.

T – Le processus de sélection a été long?

DW- On a pas eu beaucoup de temps, on a eu une semaine entre le 2 et le 9 décembre pour faire la sélection. Michelle et moi, on est restés debout pas mal tard, et evenko étaient beaucoup plus impliqués cette année. Ils avaient des idées de ce qu’ils voulaient, ils ont donné un score différent à certains bands, alors il y a des groupes là-dedans que je ne connais même pas!

T – C’est donc vous et evenko qui avez fait le choix des entrées?

DW – Oui. Dungeon Works a fait le premier screening et ensuite, la liste est allée à evenko, surtout pour regarder notre top 50.

T – En rappel pour ceux qui ne sont pas habitués au concours, sur quoi sont jugés les groupes sur scène?

DW – Sur cinq choses qui sont les mêmes que l’an dernier, et un nouveau point. Les cinq premières sont la capacité musicale, la performance complète, interaction et réaction de la foule, originalité et présentation du groupe (Image, logo, son, etc.) et le nouveau point est le temps, l’efficacité sur scène.

T – Ça a été un gros problème parfois l’an dernier!

DW – Certains bands, oui. Un groupe qui n’a pas pu être jugé là-dessus a pu faire perdre des points plus tard à d’autres groupes parce que la foule était plus fatiguée. C’était pas très fair, alors je veux que les groupes soient plus professionnels sur la scène.

T – Selon toi, le battle of the bands représente quoi exactement pour la scène locale?

DW – Je pense que c’est le meilleur concours de band à montréal. J’en connais d’autres où le prix est pas visuel, où le groupe va aller en Allemagne, ou jouer à Toronto devant des gens de CMW (Canadian Music Week)… Le concours En Route Vers Heavy MTL est basée sur la musique heavy, pas juste le métal, mais le hardcore, l’alternatif, n’importe quoi qui pourrait avoir sa place au festival. Quand tu gagnes, les gens qui ont vu le groupe au fil du concours finissent par les voir sur scène au Heavy MTL. C’est clair, cohérent, ce n’est pas une valeur x en studio, avec un producteur quelconque. Le public participe et voit le résultat.

T – L’édition 2012 de l’événement a été un succès, pour une première mise sur pied. Est-ce que vous avez amélioré la formule pour 2013?

Il y a des changements et des améliorations. C’est le jeudi au lieu du mercredi, le premier de chaque mois sauf pour ce qui est du 3 janvier. C’était trop proche du temps des fêtes alors on a repoussé la date au 10 janvier, tandis que les autres dates vont être le premier jeudi du mois. Je pense que le jeudi est un peu mieux pour faire sortir les gens, c’est plus proche de la fin de semaine. Autre changement, on va annoncer le gagnant chaque soir, plutôt que d’avoir un top 5 peu importe la soirée, donc d’avoir deux finalistes issus du même spectacle comme Dark Century et Spelldown l’an dernier. Les groupes vont le savoir tout de suite après le show si ils participent aux finales.

T – Est-ce qu’on peut avoir un aperçu des juges qui vont participer à l’événement en 2013?

DW – Je ne peux pas vraiment confirmer de noms tout de suite. Je dirais qu’assez de personnes ont été contactées pour avoir un choix pour chaque soir. C’est sûr que c’est assez difficile de prévoir quelle personne contacter avant de mettre sur pied les soirées thématiques, mais en même temps, on a eu tellement de bons bands cette année, avec des horizons tellement différents. Il va y avoir des soirées cette année qui ont des thèmes plus vastes. C’est sûr que j’aimerais trouver un juge qui fait partie de chaque style, mais il peut être fan du genre, ou avoir une histoire comme journaliste. On a des grands noms connus qui ont montré un certain intérêt, et des personnes un peu plus underground que la communauté métal va connaître. Si j’ai qui je veux, on va relever la barre de l’an dernier.

T – Est-ce que le partenariat avec evenko a profité à Dungeon Works?

DW- C’est sûr que l’idée vient de Dungeon Works, on l’a présentée à evenko et ils ont tout de suite aimé le projet. Le principe était que l’événement était organisé par Dungeon Works et que evenko approuvait chaque étape du processus. On a bien travaillé ensemble. Ça a été profitable, les shows allaient bien et j’ai été capable de monter des contacts avec des gens comme Vinnie Appice (ex- Black Sabbath, Kill Devil Hill) ou Alex Skolnick (Testament), c’est des gens avec qui Dungeon Works aurait eu à faire d’habitude. C’étaient des gens qui faisaient affaire avec evenko ou BCI, et je peux pas vraiment aller piler sur leurs plates-bandes et ça m’a donné la chance de travailler avec eux. Ça a donné l’occasion de monter d’autres projets comme le spectacle de Kill Devil Hill qu’on a présenté peu après, ou une entente avec un label de jazz de Montréal pour Alex Skolnick. Du côté d’evenko, ça a laissé plus de place à la scène communautaire métal. Ils ont monté le Heavy MTL comme une ligne totalement différente de leur produit et le concours donne un lien de confiance entre les bands locaux et evenko. Ça rend l’événement moins corporatif et ça montre qu’ils ont intérêt à développer la scène plus underground à Montréal. Le concours est de plus grande qualité que les autres et, sans pointer du doigt, il y a d’autres événements qui ont tendance à exploiter les participants qui en tirent une mauvaise expérience de concours. L’an dernier, plusieurs groupes ne voulaient pas participer au concours à cause des mauvaises impressions des battle of the bands. Une fois qu’ils ont participé, ils ont trouvé ça différent.

T – Qu’est-ce qui attend Dungeon Works en 2013?

J’ai déjà trois ou quatre shows par mois de confirmés jusqu’en mai, avec un intérêt investi dans la scène canadienne indépendante. On fait rentrer des bands d’un peu partout au pays, de tous les styles de métal. J’ai continué de pousser un peu plus dans la scène industrielle comme à la fin de 2012. Le genre n’est pas très bien représenté à Montréal et il y a des groupes là-dedans qui font partie de la scène que je voudrais plus pousser. Dans les bands plus connus ou old school je suis en train de confirmer quelques spectacles de grands noms qu’on a pas vus souvent à Montréal, ou qui ont un nouveau projet que j’aimerais présenter pour la première fois. Je ne peux pas dévoiler de noms encore, mais on va suivre de ce qu’on a fait avec Kill Devil Hill, Anvil et essayer d’amener quelque chose de nouveau. En février, je vais faire rentrer un band signé de nouveau avec Century Media, Seven Horns Seven Eyes, c’est un de mes prochains shows récemment signés que je peux confirmer.

Le prochain spectacle qui sera présenté par Dungeon Works sera leur fête du nouvel an avec Slaves On Dope, Hollow, DOT, Trainwreck Architect et Through Death. Toutes les informations ICI

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

En entrevue : Shane Clark (3 Inches of Blood) @ Montréal

02 Décembre 2012 – Thorium avait la chance de passer un petit 10 minutes en compagnie de Shane Clark de 3 Inches Of Blood en marge du Heavy Metal Alliance Tour plus tôt cette année (23 mars). Cette vidéo a été ré-édité récemment afin d’y rajouter du contenu et réduire l’ampleur des cris du monde qui se battait en background. Au programme : la tournée actuelle du groupe, le nouveau bassiste et leur nouveau matériel.

Intervieweur : Phil Mandeville

Vidéo : Paul Blondé & David Rioux

Photos : Paul Blondé

Pour en savoir plus : 3 Inches of Blood

Dropkick Murphys @ Metropolis (Montréal)

18 novembre 2012 – Le groupe de punk celtique Dropkick Murphy’s s’est trouvé une excuse pour reprendre la route en 2012 avec le Halfway to Saint Patrick’s Day Tour, de passage au Metropolis de Montréal  le 17 novembre dernier. Les rockers de Boston ont rempli la salle à capacité et y ont mis le feu avec l’ambiance festive de leur musique. Le groupe a profité de l’occasion pour jouer quelques chansons tirées de leur prochain album, Signed and Sealed in Blood, qui paraîtra le 3 janvier 2013 sous Born & Bred Records, le label du groupe. Ils étaient accompagnées pour l’occasion des groupes The Mahones, pionners du genre, et Teenage Bottlerocket.

Les Dropkick Murphy’s ont pris la scène vers 21h30, après avoir ouvert l’appétit de la foule avec une version préenregistrée de la chanson folk irlandaise The Foggy Dew. Ils ont commencé leur spectacle avec The Boys are Back, un nouveau morceau, avant de tomber rapidement en terrain connu avec Captain Kelly’s Kitchen et The State of Massachussetts. L’énergie de la musique des Dropkick Murphy’s a activé la foule et l’a lancée dans un mosh pit qui s’est poursuivi tout au long du spectacle de près d’une heure et demie. Ils ont joué plusieurs de leurs succès et de leurs chansons les plus énergies qui ont fait chanter et danser les spectateurs, notamment sur les airs de Johnny, I Hardly Knew, Ya, The Irish Rover, Sunshine Highway, Boys on the Docks et Barroom Hero.

Le groupe n’a pas donné beaucoup de repos à son public, enchaînant rapidement les morceaux et ne s’arrêtant que très peu pour interagir avec la foule, et pour changer le décor de la scène au milieu du spectacle, passant d’un décor de cathédrale à un grande bannière aux couleurs de leur album Going Out In Style (2011, Born & Bred). Fidèles à leurs habitudes, les membres du groupe ont invité sur scène les femmes de l’assistance en leur dédiant Kiss Me, I’m Shitfaced. Ils ont ensuite joué Skinhead On The MBTA, en invitant la gent masculine à rejoindre les dames sur scène, remplissant la scène à un point tel que les musiciens avaient de la peine à se déplacer. Ils ont fini en dispersant la foule et en jouant Dirty Deeds (Done Dirt Cheap), de AC/DC, laissant les spectateurs épuisés, en sueur et plus que satisfaits d’une performance aussi engageante et plein d’énergie.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Dropkick Murphys

Hellyeah & Dance Laury Dance @ Club Soda (Montréal)

10 novembre 2012 –  Le supergroup Hellyeah, réunissant des membres de Mudvayne, Knives Out! et de DamagePlan, était de passage au Club Soda pour promouvoir son nouvel album, Band of Brothers (Juillet 2012, Eleven Seven). Ils étaient accompagnés pour l’occasion des groupes Dance Laury Dance, Holy Grail et Demise of the Crown.

Demise of the Crown, un groupe de Montréal, s’est ajouté à l’affiche et a offert une performance qui a bien réchauffé la foule. Ils ont participé l’année dernière au battle of the bands En Route Vers Heavy MTL, et se sont améliorés d’un bon cran depuis ce spectacle. Leur prestation a été courte, mais ils ont su garder le tout simple et efficace, livrant un spectacle intense et bien ficelé.

Le groupe de power metal Holy Grail a ensuite pris la scène, passant rapidement à travers un répertoire varié de chansons aux solos criants, en lâchant quelques sacres en français au passage, eux qui ont toujours un plaisir fou à se nommer Câlice devant un public québécois. Ils ont joué quelques chansons de leur prochain album qui paraîtra en 2013, dont l’éponyme Ride The Void, et quelques chansons tirées de leur premier album Crisis In Utopia. Leur spectacle a été miné par quelques problèmes de balance de son qui se sont graduellement réglés.

Le groupe Dance Laury Dance, de Québec, ont profité du passage de la tournée à Montréal pour lâcher leur fou et se sont adressés au public en françcais tout au long de la soirée. Leur philosophie sex, drugs and rock n’ roll était omniprésente dans leur attitude et leurs chansons, et ils ont malheureusement dû laisser tomber leur habitude de partager leur boisson avec le public, ayant bu leur commandite de Jagermeister… au premier soir de la tournée. Ils ont joué des chansons bien connues de la foule comme Revolver et Leather, et de nouvelles compositions, intitulées The Hammer and The Nail et Sons of Austin, qui promettent beaucoup pour le prochain titre du groupe. Ils ont terminé leur spectacle avec Living For the Roll, après maintes invitations à boire et à caller malade le lendemain, question de bien profiter de la soirée.

Hellyeah, qui regroupe sur scène Vinnie Paul (Pantera, DamagePlan), Bob Zilla (DamagePlan), Tom Maxwell (Nothingface), Chad Gray et Greg Tribbett (tous deux de Mudvayne), ont offert une performance plutôt ordinaire de leur mélange de groove à la Pantera et de southern rock . Le contact avec la foule semblait ténu au mieux malgré les très longs moments entre les chansons oèu Chad Gray s’adressait au public, qui réagissait surtout quand Vinnie Paul se levait, apparaissant au-dessus de ses tambours. Ils ont joué quelques chansons tirées de Band of Brothers, dont Drink Drank Drunk et War In Me, ainsi que leurs plus vieux morceaux à succès, dont Alcohaulin’ Ass et Cowboy Way, qui finissent malheureusement tous par se ressembler.

Auteur: Philippe Mandeville Gauthier

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Demise of the Crown, Holy Grail, Dance Laury Dance, Hellyeah

En Route Vers le Heavy MTL – Lancement @ Katacombes

13 novembre 2012 – L’édition 2013 du Heavy MTL est encore loin, mais les organisateurs sont déjà à la recherche du parfait lineup. Dungeon Works et evenko organisent encore une fois un battle of the bands pour donner la chance à deux groupes locaux de jouer lors du plus grand festival heavy metal en Amérique du Nord, et ont lancé le concours avec une soirée de présentation, lors de laquelle ils ont commencé à récolter les candidatures.

20 groupes seront sélectionnés parmi les candidatures reçues et les spectacles auront lieu le premier jeudi de chaque mois. Les organisateurs ont profité de la soirée de lancement pour rappeler que les groupes seront jugés sur l’originalité de leur musique, leur lien avec la foule, la présence sur scène, et, nouveau critère pour cette année, le respect de l’horaire, qui devrait empêcher les soirées de s’éterniser comme celles de la dernière édition.

Les annonces ont été suivis de prestations des groupes Shootdown Order, DOT, Cadaverine et Kolony, quatre groupes locaux qui auront peut-être la chance de participer au concours.

Vous voulez participer? Inscrivez-vous à la boutique Labyrinthe au 486 Sainte-Catherine Ouest (Présentez vous avec une copie de votre presskit) ou sur le web, ici. Les groupes ont jusqu’au 2 décembre pour s’inscrire, et la sélection de 20 participants sera dévoilée lors d’un spectacle aux Katacombes le 9 décembre. Les groupes Caym, Vyrulys, Hollow et The Agonist performeront ce soir-là.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé, archives Thorium Photography

Pour en savoir plus : Heavy MTL

Dethklok & Machine Head @ Metropolis (Montréal)

05 novembre 2012 – Le groupe Dethklok, rendu célèbre par l’émission Metalocalypse, était de passage au Metropolis de Montréal pour se faire pardonner leur absence du Heavy MTL 2012 causée par l’absence de Lamb Of God et des démêlés avec la justice tchèque de leur chanteur Randy Blythe. Les groupes The Black Dahlia Murder, All That Remains et Machine Head.

Machine Head ont offert une performance honnête de leur musique lourde à souhait,  toutefois marquée par quelques problèmes de balance de son et par un éclairage aveuglant tout au long de leur spectacle. Ils ont ouvert le jeu avec This Is the End, rapidement suivie par Imperium et Aesthetics of Hate, cette dernière étant comme d’habitude dédiée à Dimebag Darrel (Pantera, Damageplan), un profil bien distinctif du célèbre guitariste projeté à l’écran géant sur scène à la fin de la chanson. Ils ont ensuite enchaîné avec Locust, tiré de leur dernier album Unto The Locust (2011, Roadrunner Records), une pièce assez longue qui a électrisé la foule, avant d’offrir un moment de silence en l’honneur de Mitch Lucker (Suicide Silence), décédé la semaine dernière d’un tragique accident de moto. Machine Head ont conclu leur spectacle avec la pièce Halo.

Dethklok, dont les membres fictifs sont remplacés sur scène par Brandon Small, guitariste et vocaliste en plus d’être la voix des personnages de la série, Mike Keneally à la guitare, Brian Beller (Steve Vai, Frank Zappa) à la basse et le presque légendaire batteur Gene Hoglan (Death, Devin Townsend, Opeth, parmi tant d’autres), ont offert un spectacle riche en surprises et en brutalité.
Les klokateers ont préparé la scène sous les cris approbateurs des amateurs de la série télévisée Metalocalypse, avant de laisser la place aux musiciens accompagnés d’une bande vidéo tout au long du spectacle.

Ils ont entonné la chanson thème et, en arrière-plan, l’introduction de l’émission. Le groupe a enchaîné rapidement avec I Ejaculate Fire, la première chanson de leur dernier album, Dethalbum 3 disponible depuis le 16 octobre dernier sous Williams Street. Les spectateurs ont retrouvé dans les projections les personnages marquants de la série, qui font partie intégrante du spectacle de Dethklok en se présentant entre les chansons, du général Crozier qui a toujours un plan machiavélique pour détruire le groupe, à Dr. Rockzo, le clown cocaïnomane.

La foule a été choyée par le groupe, autant par le choix des chansons (Hatredcopter, Murmaider, Awaken, The Gears, Thunderhorse et même le Duncan Hills Coffee Jingle) que par la performance sans faille des musiciens, toujours synchronisés avec leurs alter-ego sur vidéo. Quand les musiciens ont quitté la scène, Brandon Small s’est fait un plaisir de prendre le micro et de provoquer la foule en annonçant qu’il n’y aurait pas de rappel, en se servant de ses talents de comédien et des voix de Nathan Explosion, Skwisgaar Skwigelf et Pickles le batteur (doodily doo), avant de se reprendre et de conclure avec Go Into The Water et Crush the Industry – la seule pièce qu’ils ont jouée sans projection vidéo pour les accompagner pour montrer les musiciens à l’oeuvre. De quoi se faire amplement pardonner leur absence sur la scène montréalaise depuis quatre ans… quoiqu’il est à souhaiter qu’ils n’attendent pas si longtemps avant de recommencer!

Auteur : Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Machine Head, Dethklok

 

Epica & Alestorm @ Metropolis (Montréal)

30 octobre 2012 – Le groupe de symphonic metal Epica était de passage au Metropolis de Montréal le 30 octobre dernier dans le cadre de leur tournée nord-américaine pour promouvoir leur plus récent album, Requiem For The Indifferent (2012, Nuclear Blast). Ils étaient accompagnés pour l’occasion des groupes Alestorm, Insomnium, System Divide et Blackguard.Les membres de Blackguard étaient visiblement contents d’être de retour dans la ville qui a vu naître la formation. Ils se sont amusés comme des petits fous sur scène et ont transmis leur énergie à la foule, que le chanteur Paul Ablaze a lancé plusieurs fois dans des circle pits effrénés lors de la courte prestation d’une demi-heure. Le groupe a profité du spectacle pour jouer une nouvelle chanson, In Dreams, qui paraîtra sur leur prochain album et qui prouve qu’ils sont encore une fois sur la voie du succès.

Le groupe System Divide a ensuite présenté ses tendaces extreme death metal avec leurs solos criants et leurs breakdowns qui n’en finissent plus. Le chanteur Sven de Caluwé (Aborted) s’est exprimé en bonne partie en français entre les chansons et s’est même permis de lâcher un puissant «Tabarnak!» au plus grand plaisir de la foule. Petite surprise au menu: La chanteuse Miri Milman (Aussi connue pour son travail avec le groupe Distorted) était absente pour des raisons familiales, et a été remplacée par Alyssa White-Gluz (Du groupe The Agonist). 

Insomnium a offert une excellent performance de leur melodic death metal, un peu plus lent que les deux groupes précédents mais qui a su tout de même captiver la foule. Leur spectacle dégageait beaucoup moins d’énergie, mais la touche symphonique qui ressort de leur musique ne se prête pas à un énorme mosh pit non plus… Le groupe finnois a joué six morceaux, dont Down With The Sun, Through The Shadows et Daughter of The Moon, pour une performance d’à peu près quarante minutes.

Les pirates écossais de Alestorm ont ensuite pris la scène d’assaut, avec un nouveau matelot: Le claviériste Elliot Vernon (Windrider), qui s’occupe des parties rythmiques pour laisser le chanteur Chris Bowes se concentrer sur son travail de vocaliste tout en conservant son habituelle keytar. Le groupe a produit un son surprenamment plus net que d’habitude, et la foule parsemée de pirates en tous genres, plusieurs ayant sorti leurs plus beaux atours de boucanier pour l’occasion, s’est éclatée du début à la fin du spectacle. Le spectacle s’est ouvert avec The Sunk’n Norwegian, et le groupe n’a pas perdu de temps avant d’enchaîner avec Leviathan et Keelhauled. Ils ont invité Étienne Mailloux, de Blackguard, sur scène pour les accompagner sur Nancy the Tavern Wench, reprise comme toujours en choeur par la foule. Alestorm ont ensuite démontré qu’ils sont capables de faire dans le plus heavy avec Death Throes of a Terrorsquid avant de suivre avec «Une chanson sur Tom Hanks qui tombe d’un avion et fourre un ballon de volleyball», poétique introduction de Bowes pour la chanson Shipwrecked. Ils ont conclu avec Pirate Song, Captain Morgan’s Revenge, et Rum.

Epica, le clou de la soirée, a su se faire attendre avec une longue introduction pré-enregistrée avant que les membres du groupe prennent la scène sous les applaudissements et les cris de la foule.  Les amateurs de Epica formaient un public surprenamment diversifié, composé de gens de tous âges et, visiblement, d’un peu tous les horisons. Ils ont ouvert le spectacle avec Karma, pièce d’introduction de leur dernier album Requiem For The Indifferent, suivie de Monopoly On Truth. Le groupe néerlandais a offert une prestation très énergique et n’a pas laissé beaucoup de temps aux spectateurs de se reposer. Ces derniers se sont laissés porter par les vocals mélodieux de Simone Simons et par le growl du guitariste Mark Jansen. Des riffs lourds aux mélodies symphoniques, ils ont procédé à impressionner la foule avec autant de nouveaux morceaux comme Serenade of Self-Destruction que de plus anciens comme Cry For The Moon, Sensorium et Sancta Terra. Ils ont conclu en rappel avec Quietus, Storm The Sorrow et Consign to Oblivion.

Auteur: Philippe Mandeville Gauthier

Photographe: David Rioux

Pour en savoir plus : Blackguard, System Divide, Insomnium, Alestorm, Epica

Interview : Zakk Wylde (Black Label Society)

Thorium Photography a eu la chance de rencontrer Zakk Wylde pour une entrevue d’une dizaine de minutes. Au menu, le déroulement de la tournée, la participation du batteur Chad Szalinger (Breaking Benjamin) au groupe, une discussion sur le rock n’ roll et les rock stars, le nouveau livre racontant les expériences de tournées de Wylde et la conciliation travail-famille d’un guitar god.

Thorium – So far, how goes the tour?

Zakk Wylde – The guys are cool, we only had to bail ’em out of jail twice now, and we’ve only done two shows. Beside of that they’re great fellas.

T – So, we’re in for a surprise?

ZW – Yeah, well, you know what I mean, they’re not involved in drugs or anything like that, they’re just kleptomaniacs and stuff like that. It’s just, it’s a disease and I have to keep making up excuses and  bailing ’em out But they’re good guys, you know… It’s a shame.

T – It’s been about a year since you started working with Breaking Benjamin’s drummer Chad Szeliga. Did that affect the way the band works?

ZW – The great thing and the unique thing about Black Label Society is, there are two prerequisites when you join the band : You have to know how to play your instrument and you can’t be a fucking douchebag, because I leave all the douchebaggery up to me, you know? (Laughs) I consume all of it for everybody! But, you know, it’d be like Ozz going, « Zakk, would you know any guitar players I could invite if something happens and you couldn’t do it? » and I’d be like,  I know a bunch of my buddies that are kickass guitar players that could fuckin’ fill in for these fucking two weeks, and he’s a cool guy and he’d be fucking flooring down like it’s nobody’s business. Good musicians hang out with good musicians, and all the guys who’ve ever played in Black Label were all unique and brought their own herbs and spices to the fuckin’ soup. I’m just saying, as a coach, what you do is you let the player be the player, that’s what makes them unique. If you have a running quarterback, you don’t make him into a pocket passer, that’s what he does! Right now, Chad has some family issues he has to take care of, right before we came out. I was like, « Dude, what the fuck are we gonna do? » So I asked Phil (The tour manager), « do you know any drummers? » And he was « Let me see if my buddy Jeff is working right now » Luckily Jeff was layin’ low at the house, so it was good job finding him at this moment. We flew Jeff out, and he’s been killing it, every night.

T-  You released an acoustic album last year called The Song Remains Not The Same, containing acoustic versions of songs from Order of The Black. Did the acoustic arrangements come naturally?

ZW- Yeah, it’s just, whenever we’re sitting in the studio, whenever we’re doing the heavy stuff and getting burnt on it, falling in the same riff patterns or chord progressions, going to certain spots, it’s like, dude, you know what, let’s just take a break from this and do the mellow shit for a little while, just to get away from riffs. And then, yeah, as soon as we get burnt out on the mellow stuff we get right back to the heavy stuff again. At the end of the night, I just had the lyrics laying around, and I used them as working lyrics and I’d be doing mellow versions of stuff from back in the day, like Stillborn, and I asked, why don’t we record this shit? Now, I got a recording studio so it’s not a matter of time and all that shit – like that ever mattered anyway back in the day when we were paying for everything.

T- You have southern rock that transpires in your music, and even released an album called Pride and Glory in that genre. Is southern rock something you want to indulge in again?

ZW – I still love it, I’m always gonna love The Allman Brothers, Skynyrd and all that. I just got something with Brian Tichy (Drummer for Whitesnake, Ozzy Osbourne, and recorded Pride And Glory) over at the Marshall 50th anniversary thing, and me, JD and Brian were doing that. Of course, we could do another Pride and Glory album if we wanted to, just go to the vatican  and knock out another P&G record. But we got so much shit on our plate right now it’s ridiculous. Once we get done with this tour, we’re gonna be doing on January 16th the Unblackened DVD in California.

T- You released a book this year called Bringing Metal To The Children, where you share life and tour experiences with the reader. How did the book come about?

ZW – How it happened it was just me and Eric (Hendrikx), sitting in a pub and laughing our balls off, talking about goofy ass shit, some « you’re not gonna fucking believe this one » or « You’re making this shit up! » stuff, and unfortunately no, I’m not fucking making any of it up. You just go, you have to be fucking kidding me, man. I was just laughing at how fucking ridiculous all that bullshit is and I go, we should just write a fucking book about that dumbass shit, we want to be laughing talking about how ridiculous it is. There is no rules in the music business, and that’s why you get this tremendous cast of characters, cartoon characters, because there are no job qualifications. If I’m a welder, I need to have a licence. In the music business, it’s « Have you managed a band before? » and it’s always « I’ve known them since fuckin’ high school. » Stuff like that.

T- All you need to be a rock star is a guitar and a record deal, it seems.

ZW – Pretty much. It is what it is, that’s why you get the cream of the crop though, falling through the cracks. But it’s also what makes it fun, that’s where you get all the crazy stories from.

T – You’ve been on the scene for 25 years. Did you feel it has changed in any way through that time?

ZW – No, I think you’re still gonna have the best bands making it, Metallica making it, Guns and Roses, Stone Temple Pilots, Soundgarden, Alice in chains… You’ll have those bands that just last and make it to the top because they’re really good! It’s been going on that way since Ozzy, the way we talk about it. Ozzy said for him, how it changed, he goes way back, and we started when it was us, Deep Purple, Jethro Tull, whatever. There was no MTV, no bullshit. The cream of the crop got signed. And then it got to the point, he said, where anyone that had long hair had a record deal. Back in the day you had to be pretty good, a good band. For Ozzy, that’s how it changed for him. I just think that rings true. If Guns And Roses came out today, it’d be just as succesful. Whether it’s as massive as it was, I still think they’d have success, y’know what I mean? Same thing with Metallica, if Metallica came out today, the baby Metallica with Ride The Lightning, they’re still gonna have succes because, it was good. I think all the bands that we love, whether it would be Led Zeppelin, Black Sabbath, AC DC, whatever, it would be the same. The only thing that changed, really, it’s for good and for bad, now with Youtube, the downloading and all that, the days of Appetite for Destruction or Back in Black are gone, but you could be 29 years old and instead of going « The dream is over, I gotta get a shitty job at the factory, and, fuck, I can’t play music anymore », you can just put your stuff up online, play gigs, still play music and make a living. That’s pretty cool.

T- With Ozzy, you were thrown quite young on the international success music scene. Did it change your views on music as an art?

ZQ – No. I’ll put it this way : Anybody that changes, when people go « Man, he changed ever since he got money », dude, the guy always an asshole, except now he’s got money and he’s famous, and he’s still an asshole!

T- He’s just a publicised asshole now.

ZW – Yeah! He was an asshole before, I knew the guy before he was famous he was a fucking jerkoff then, and now he’s just a jerkoff with a lot of money. I don’t believe that bullshit. I still love guitar, I still love music, Black Sabbath, Led Zeppelin, Elton John, Neil Young and all the music I loved when I was 14 years old, I still love it as much. I still love Randy Rhoades and Eddie Van Halen, none of that changed. Any of my buddies that is a real musician,they still love playing. Whether you’re playing Madison Square Garden or in front of 20 people at a coffee house. It’s just about the love of playing.

T – How do you conciliate the life of a rock n’ roll icon and the life of a father?

ZW – Easy. If I was a truck driver I’d be doing the same shit. If I had any other job, a normal 9 to 5, I’d come home and hang out with my family. I don’t think it’s any different because I’m doing what I love. As far as being away, it always equated to me as being like my father, he got up at 4:30 in the morning he’d be out of the house and not be back ’till seven at night. He’d work all day and by the time he’d got back at the house I’d be going to football practice or whatever, but my dad was always there for my little league games or my football games. He was always there for everything. It’s not like you’re spending quality time, my dad would get home and eat, watch some of the Yankees game, and he’s like, dude, I have to get up at 4:30 in the morning and he’s back to bed. Doing what I do for a living, we travel a lot, we’ve been on the road for two years but as a break in between there, when little Sabbath Paige was born, I had a chance to hang out with them for two months. It was not really a break, because even though we were not touring, there’s still a ton of Black Label shit going on every day, which is the way I love it. I got a chance to spend some time at home. Whatever what it is, you make it work. You divvy up your schedule, you make it happen. That’s how we roll in BLS, it’s like a military operation.

T- Well, that’s all I had for you.

ZW – Good, now get the fuck out of here. THAT’S ENOUGH !

The wide grin and handshake that followed were quite reassuring – The part where he tears our faces off only came later that night, at the show, with his trademark guitar solos.

Le grand sourire et la poignée de main de Zakk Wylde étaient plutôt rassurantes après ces paroles. La partie où il nous déchire en pièces est venue plus tard dans la soirée, lors de son spectacle au Metropolis, à grands coups des solos criants dont il a le secret. Vous pouvez retrouver le compte-rendu de la soirée ICI.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Zakk Wylde, Black Label Society

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