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Incoming: En Route Vers Heavy MTL 3 @ Katacombes

Le battle of the bands En route Vers le Heavy MTL continue le 7 mars prochain avec la soirée death metal. Pour l’occasion, les groupes Tunguska Mammoth, Pronostic, Brought By Pail et Derelict déploieront leur vaste éventail de brutalité auditive pour le plus grand plaisir des spectateurs et des juges, desquels feront partie Dan Lilker (Brutal Truth, Nuclear Assault) et Flo Mounier (Cryptopsy). Qui rejoindra Of Temples et Truth or Scare pour la finale? Les paris sont ouverts!

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: Soulfly @ Théâtre Corona (Montréal)

Le groupe Soulfly, qui aligne Max Cavalera (ex-Sepultura) et son fils Zyon, sera de passage au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal le 9 mars prochain. L’événement aura l’ambiance d’une soirée familiale. Les groupes ouvrant la soirée, Incite et Lody Kong, comportent Zyon, Igor et Richie Cavalera, les fils de l’ancien frontman de Sepultura. Gageons que le spectacle n’aura rien d’un traditionnel souper de famille et qu’il comportera plus que son lot de brutalité!

httpv://youtu.be/D3LE6_y8J0s

Crédit photo : Soulfly

Auteur : Phil Mandeville

Enslaved @ Foufounes Électriques (Montréal)

20 février 2013 – Le groupe norvégien Enslaved a connu des difficultés avec sa tournée nord-américaine, causées par une tempête de neige qui les a forcés à abandonner l’idée de jouer à Toronto. Ils n’étaient toutefois pas prêts à canceller leur spectacle de Montréal, même si ils ont du abandonner leurs compagnons de tournée Pallbearer, Royal Thunder et Ancient VVisdom en chemin et faire une d’enfer pour enfin arriver aux Foufounes Électriques à minuit. Ce sont les groupes locaux Alcoholator et Karkaos qui ont ouvert la soirée. Le groupe de promoteurs BCI ont fait tout ce qu’ils ont pu pour sauver les meubles et pour assurer un spectacle à la foule fidèle, la majorité ayant attendu jusqu’à 1:30 AM que Enslaved commence enfin leur spectacle.

Alcoholator ont lancé la soirée un peu plus tard que prévu, avec leur thrash classique qui sent l’alcool à plein nez. L’influence de Slayer et Kreator est marquante d’un bout à l’autre de leur performance, et des titres comme Liquid Thrash ou Alcoholator font rapidement dépasser le taux d’alcool sanguin au dessus du .08… même si on ne boit pas! La performance était un peu écorchée, ce qui est compréhensible compte tenu qu’ils ont appris qu’ils allaient jouer quelques heures plus tôt seulement et qu’il s’agissait du premier spectacle du bassiste Gord (Warcall) avec le groupe.

La foule était inquiète et trépidait d’impatience tout au long de la soirée. Rob, membre fondateur de BCI, est monté sur scène pour faire le point avec le public, informant tout le monde que le groupe était bel et bien en route.

Karkaos ont poursuivi avec leur metal mélodique impressionnant, mené par la chanteuse Veronica Rodriguez. Les musiciens ayant appris lui aussi quelques heures avant le spectacle qu’ils allaient jouer, ils ont offert une performance intéressante et énergique, quoique un peu rigide par moments. Le groupe a connu quelques problèmes de balance de son, le clavier étant enterré sous les autres instruments, mais ça n’a pas empêché la frontwoman de s’emporter et d’inviter la foule, un peu frileuse, à se lancer dans un mosh pit. Karkaos travaille présentement sur du nouveau matériel et l’aperçu qu’ils en ont donné promet beaucoup!

Les deux groupes locaux ont terminé de jouer un peu avant dix heures, et se sont empressés de libérer la scène. C’est sous les lumières glauques des foufs que les spectateurs ont pris leur mal en patience, la plupart une bière à la main, pour attendre Enslaved. Rob est remonté sur scène, armé de son téléphone cellulaire avec le chanteur et bassiste Grutle Kjellson au bout du fil, qui a remercié les fans de leur patience et promettant qu’ils allaient arriver éventuellement…

C’est sur le coup de minuit que le groupe est arrivé, et ils ont commencé à jouer à une heure et demie, devant une salle presque aussi pleine qu’en début de soirée. Les musiciens avaient un air débraillé après avoir passé trois jours dans leur autobus de tournée, mais ont fait de leur mieux pour offrir une performance de qualité au public. Leur son manquait un peu de définition – c’était à prévoir étant donné qu’ils sont embarqués sur scène après un soundcheck plus que minimaliste. Les musiciens ont toutefois réussi à offrir un spectacle énergique. Ils ont raccourci leur setlist de quelques chansons, mais ont tout de même joué RIITIIR, tirée de l’album du même nom qui est paru récemment, et quelques vieux morceaux comme Thoughts Like Hammers et As Fire Swept Clean the Earth avant de descendre dans le public pour prendre des photos, signer des autographes et discuter avec les gens qui sont restés jusqu’à la fin du spectacle. La soirée a été longue et éprouvante autant pour les artistes que pour le public, qui a fini par en avoir pour son argent.

Pensée de l’auteur: Ça prenait bien des norvégiens pour rester pris dans la neige. Un gros merci à toute l’équipe de BCI pour s’être serrés les coudes et avoir permis la tenue de cet événement malgré tous les problèmes encourus!

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus : Alcoholator, Karkaos, Enslaved

Album Review : Ögenix – Ögenix

La scène locale surprend toujours de par la variété des groupes qu’on y retrouve. Ögenix fait partie de ma déjà longue liste de découvertes pour 2013 avec leur premier album qui porte le nom du groupe. Avec un son qui mélange l’industriel, l’électro et le bon vieux heavy metal, ils vont chercher un vaste spectre de sons avec une intensité qui varie d’une chanson à l’autre, mais qui reste toujours surprenante. Le côté électro, fait par le chanteur Gabriel Duceppe, se mélange surprenamment bien avec le riffing rendu crasse à souhait par la distortion. On s’en rend compte dès la première minute de Ignition:Fire, qui ouvre l’album. La musique se détache et se démarque toutefois vers la fin de l’album, surtout avec Inquisition:Cult, chanson à thème anti-religieux évident et dans laquelle la balance des enregistrements électro et des instruments plus traditionnels du metal font vraiment leur marque. Ögenix  se termine avec The End, qui comporte beaucoup de bons crochets et qui est séparée en deux parties. La première se termine sur un petit instrumental d’une vingtaine de secondes, avant de réduire à un silence qui m’apparaît maladroit. La deuxième reprend avec un fade-in électro qui introduit une partie de vocals clean avant que l’album ne se conclue sur la répétition d’un breakdown pour plus d’une minute. La conclusion est un peu décevante pour un album qui sait embarquer son public, mais il reste un bon choix pour tous ceux qui aiment l’industriel.

httpv://youtu.be/SyIZT60hpwo

 

Cote: 7/10 (Très bon)

Auteur : Phil Mandeville

Pour en savoir plus: https://www.facebook.com/ogenix

Pour vous procurer l’album en format digital: http://ogenix.bandcamp.com/ – L’album est aussi disponible en copie CD auprès du groupe.

Gojira & Devin Townsend @ Le National (Montréal)

14 février 2013 – Les groupes Gojira et Devin Townsend Project étaient de passage au National  pour une soirée de Saint-Valentin qui ne s’annonçait pas comme les autres. Ils étaient accompagnés du groupe sludge The Atlas Moth. Le spectacle a fait salle comble, malgré le fait que Gojira aie performé au Heavy MTL 2012.

La musique de ces derniers est lourde, avec une touche de doom metal qui n’est pas sans rappeler celui de leurs collègues et tête d’affiche de tournée par moments. Les musiciens ont répandu de l’essence de sapin sur scène, le parfum entêtant ajoutant encore à leur performance qu’on pourrait qualifier d’oppressante. Définitivement à découvrir, si ce n’est pas déjà fait.

Devin Townsend, quant à lui, était porté par son vent de folie habituel, visiblement amplifié par la journée du spectacle. Il a fait quelques commentaires sur le fait que le National se retrouve au sein du village gai de Montréal, notamment en s’exclamant : « So to prove we’re all straight let’s suck each other’s cocks! » Il ouvert son spectacle avec More! et en a rajouté avec War et Kingdom de son ancien projet solo, Juular et Planet of the Apes de l’album Deconstruction, et a montré une belle interaction avec la foule sur Lucky Animals avant de terminer avec Grace, tiré de son dernier album. Son spectacle était déjanté d’un bout à l’autre, comme il nous en a donné l’habitude, porté par ses solos de guitare flamboyants fortement appuyés par des harmonisations préenregistrées et par ses interventions cocasses.

Le clou de la soirée, Gojira, a gâté son public avec sa musique lourde et inspirée. La mise en scène était intéressante, le ciel reconstitué derrière les musiciens et d’une impressionnante effigie du logo qui orne leur plus récent album, L’Enfant Sauvage (Roadrunner Records, 2012) Le groupe a ouvert son spectacle avec Explosia, tirée de cet opus. Le chanteur Joe Duplantier a pris le temps d’expliquer le sens qu’il a donné au titre de l’album, toujours aussi ancré dans les thèmes environnementalistes, avant d’en jouer la chanson éponyme. Les spectateurs se sont laissés aller dans un mosh pit porté par les riffs lourds de Flying Whales, The Art of Dying, Oroborus e Vacuity, entre autres, et l’excellent Mario Duplantier a offert un solo de batterie comme seul un musicien si technique peut les faire. Le groupe a terminé sa performance sur The Gift Of Guilt. La performance a été impressionnante de A à Z et a encore une fois prouvé le talent du groupe. Si vous n’avez pas encore mis la main sur L’Enfant Sauvage, il serait grand temps!

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : Gojira, Devin Townsend Project, The Atlas Moth

Cancer Bats & DLD @ La Tulipe (Montréal)

12 février 2013 – Le groupe hardcore punk Cancer Bats sont venus directement de Toronto pour commencer au La Tulipe leur tournée East Coast Ice Rage, avec Dance Laury Dance. L’ancien théâtre n’était pas tout à fait rempli, mais ça ne les a pas empêchés de donner le paquet!

Dance Laury Dance ont été fidèles à eux mêmes, avec leur attitude sex, drugs and rock n’roll. Ils sont montés sur scène chargés à bloc et ont joué leurs classiques Leather, Montreal Hooker et Out With Rockers, entre autres. Le groupe n’a pas hésité à pimenter leur prestation et à booster leur musique aux stéroides, se permettant quelques libertés très réussies au niveau des solos. Ils ont ajouté une toute nouvelle composition, Ride Up The Bracket, qu’ils jouaient pour la première fois en spectacle et qui promet beaucoup pour l’avenir…

Cancer Bats ont gâté leur public avec leur hardcore punk déjanté. Le son de la salle ne leur a pas rendu vraiment justice, étant un peu trop chargé de hautes. La foule ne s’en est guère souciée, et s’est précipitée avec bonheur dans une série de circle pits réclamés par le chanteur Liam Cormier. Ce dernier s’est exprimé en français tout au long du spectacle, et n’a pas hésité à lâcher quelques sacres quand il perdait ses mots, au plaisir des fans. Ils ont joué plusieurs chansons de leur dernier album, Dead Set On Living (Distort Entertainment, 2012) dont RATS, Bricks and Mortar et Drunken Physics, en plus de jouer plusieurs autres pièces telles que Pneumonia Hawk, Lucifer’s Rocking Chair et Darkness Lives.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus : Cancer Bats, Dance Laury Dance, No Direction Home

Album Review: Graveyard – Lights Out

Le groupe suédois Graveyard avait fort à faire pour enregistrer un meilleur album que Hisingen Blues, paru en 2011. Ils ont réussi un tour de force de hard rock avec Lights Out, paru le 6 novembre dernier sous Nuclear Blast. Le groupe s’inscrit dans un mouvement suédois qui ramène le hard rock aux saveurs de Deep Purple, Black Sabbath et autres Led Zeppelin, allant même parfois jusqu’aux Jethro Tull de ce monde. Ils rajoutent à leurs racines très fortes des années ’70 une valeur de production nette, bien balancée, et une écriture sans ambition et très réussie. Ce troisième opus est encore une fois enregistré d’un bout à l’autre avec de l’équipement analogue.

La première chose qui frappe de l’album est sa couverture, ornée uniquement du nom du groupe, du titre, et d’un carré noir. Simple et efficace, le concept va chercher tout son sens quand on regarde les paroles des chansons, au ton plutôt sombre. L’album s’ouvre avec An Industry of Murder, riche en riffs hantants et portée par la voix juste assez rocailleuse de Joakim Nilsson. Lights Out se promène d’un rythme à l’autre, explorant un côté tantôt blues avec Slow Motion Countdown puis définitivement rock avec Seven Seven. C’est toutefois avec The Suits, the Law & the Uniform qu’on voit ressortir le talent des musiciens, le côté vocal complète à la perfection les riffs riches en fuzz et en distortion, portés par la batterie de Axel Sjöberg qui rappelle celle de Bill Ward (Black Sabbath) et par le le ton de basse de Rikard Edlund qui n’est pas sans faire penser à Roger Glover de Deep Purple. La chanson se finit sur un excellent solo psychédélique à la King Crimson, et est définitivement une des pièces marquantes de l’album. Endless Night reprend un rythme rapide et entraînant avant de nous faire ralentir avec Hard Time Lovin’, dans laquelle le chanteur prend toute la place. La chanson n’a rien d’une ballade typique avec son rythme un tantinet déprimant, mais reste agréable à écouter malgré tout. Goliath et Fool In The End utilisent des recettes classiques du rock, rapides et avec des riffs qui restent en tête. Elles sont bien exécutées mais ne sont probablement pas celles qui vont accrocher le plus l’auditeur. L’album se conclut avec 20/20 Tunnel Vision. Elle prend un rythme très lent et laisse la place à un blues rock aux accents de désespoir et qui n’est pas à recommander aux alcooliques avec des paroles comme :Shaking, aching, faking, trying to be on this , Admit it to myself, I’ve got nobody left to call a friend. I wanna drink again. La mélodie est porteuse d’émotion et continue à hanter même après sa conclusion, ce qui clôt l’album d’une belle façon.

Graveyard ont démontré avec Lights Out qu’ils sont capables de produire plusieurs albums de très bonne qualité en très peu de temps. Leur dernier effort est constant d’un bout à l’autre et mérite définitivement une écoute attentive pour tous les amateurs de hard rock, autant ceux qui n’écoutent que du nouveau matériel que ceux qui sont restés pris avec les goûts à la mode il y a trente ans. Leur spectacle a souvent été qualifié de flamboyant ou d’électrisant, et devrait être de passage au Canada «bientôt», selon le groupe.

httpv://youtu.be/6HmMy2ubC7E

Note: 8.9/10

Auteur: Phil Mandeville

Incoming: Marduk & Moonspell @ Club Soda

Êtes vous prêts pour une bonne dose de black metal? La tournée Voices Of The Dark verra les groupes Marduk, Moonspell, Inquisition, The Foreshadowing et Death Wolf être de passage au Club Soda le 24 février prochain. Est-ce qu’il y a meilleure façon de célébrer le jour du Seigneur? Les groupes Marduk et Moonspell ont tous deux sorti du nouveau matériel en 2012, qui promet beaucoup. Le spectacle est présenté par BCI.

 

httpv://youtu.be/EUWOqr_AJvI

 

httpv://youtu.be/I4Far7J-cb8

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: Festival Anachronik @ Montréal

Bonne nouvelle pour tous les amateurs de la scène Rockabilly, Rock n’ roll et folk rock ! Le 5 février dernier Jaune Prodz a dévoilé au bar l’Absynthe les détails de son tout nouveau festival de musique vintage Anachronik, qui aura lieu les 26 et 27 avril prochains à Montréal.

Pour les jeunes promoteurs de l’événement, qui ont lancé ce projet sans même toucher de subventions, une seule chose importe ; mettre la musique de l’avant et faire vivre aux gens la soirée de leur vie. Et ce n’est pas peu dire, si on se fie à tout ce qui est prévu au cours de la fin de semaine. On y proposera entre autre des cours de jive et de swing, des soirées dansantes et performances de professionnels devant un live band, en plus des spectacles sur la rue et en salle, avec des noms comme Les Breastfeeders, Bloodshot Bill et The Cheap Thrills. Pour ajouter un peu de mystère, les festivaliers courront aussi la chance (ou le risque !) d’être aléatoirement invités à des partys VIP ou abordés par d’étranges personnages les invitant à monter dans une limousine à la destination inconnue pour vivre une soirée qu’ils ne sont très certainement pas près d’oublier.

Bref, pour sa première édition, Anachronik veut t’en mettre plein la vue, et si on se fie à l’avant-gout musical donné par Street Meat lors de la soirée de lancement, on peut s’attendre à tout un party. C’est à ne pas manquer !

Programmation (première annonce) :

Les Breastfeeders
Bloodshot BILL

The Blushing Brides

The Cheap Thrills

Hellbound Hepcats

Street Meat

The Muscadettes

ISRAEL PROULX

Rusted
Two Green Cats

Red District

The Dirty Names
Les Indésirables
Be Astronaut
Bodyshakes
Kinkajou
Easy Aces
Falz
Kuhmfert
Ignition riot
Le Havre
+ à venir

Crédit photo : Anachronik / Mihaela Petrescu

Page facebook de l’événement ICI

Page facebook de Jaune Prodz ICI

Auteurs : Audrey Saucier, Philippe Mandeville-Gauthier

En Route Vers le Heavy MTL – Alt/Metal @ Katacombes

7 février 2013 – Le battle of the bands En route Vers Heavy MTL va bon train, ayant couronné un deuxième groupe qui participera à la grande finale au mois de juin pour une chance de jouer au festival Heavy MTL. La soirée alt/metal a vu les groupes DOT, Projekt F, Truth or Scare et Ögenix s’affronter dans une série de spectacles hautes en couleur. Leurs bourreaux étaient Dave Brockie – vous connaissez sûrement son alter-ego intergalactique Oderus Urungus du groupe GWAR -, le producteur Glen Robinson (qui a notamment travaillé sur AC/DC, Voivod et le DVD Phallus in Wonderland du groupe GWAR), JF Michaud de evenkoJon Asher de Asher Media, Jason Rockman (CHOM 97,7, Slaves on Dope), et Aaron Delaronde (K107,3 FM – The Sunday Nightmare). C’est le thrash metal de Truth or Scare qui a remporté la victoire.

DOT offrent une performance de plus en plus convaincante après l’ajout d’un bassiste et d’un chanteur. Ce dernier a démontré une belle énergie en sautant un peu partout sur scène et a eu une belle interaction avec la foule, très peu nombreuse au début du spectacle. Le groupe prend de la maturité et offrent un tout plus uni et efficace. Ils ont gardé une esthétique simple avec leurs vestes d’armées, lumières frontales et masques. Les juges ont fait remarquer l’excellent travail vocal, le manque de crunch et le manque de contact visuel avec la foule, les musiciens étant cachés derrière leurs lunettes à la longueur du spectacle.

Projekt F sont montés sur scène maquillés et grimés de pied en cap. Le groupe existe depuis 2006 et ne manque pas d’expérience sur scène. Leur musique manque un peu de direction, surtout de la part de leur guitariste. Un peu trop bas dans le mix, il bénéficierait de prendre un peu d’initiative et, qui sait, peut-être même de voler la vedette au chanteur John M. Miller de temps à autre. L’industriel qu’ils produisent est toutefois loin d’être sans mérites. Les musiciens ont du talent mais ont manqué un peu de cohésion lors de leur performance qui a été un peu répétitive. Leur son qui rappelle KMFDM et Nine Inch Nails est un peu plus convaincant en studio. Dave Brockie ne s’est pas gêné pour commenter sur l’aspect visuel du spectacle, comparant le frontman à un vampire en phase terminale de cancer, mais s’est mis d’accord avec les autres juges en disant que le groupe devrait plutôt se concentrer sur sa musique.

Le groupe Truth or Scare sont ensuite montés sur scène, leurs maquillages squelettiques resplendissant sous les blacklights. Ils ont surpris l’audience avec un thrash metal influencé autant par le vieux matériel de Anthrax que par les Misfits. Les cinq membres du groupe ont offert une performance plutôt serrée sur la petite scène des Katacombes, ce qui ne les a pas empêchés d’offrir leur spectacle plein d’énergie. La chanteuse EvilM a impressionné par son range vocal et par son énergie malgré les interventions entre les chansons parfois boiteuses. Le groupe est uni et impressionnant sur scène, malgré que le guitariste semble parfois presque gêné d’entreprendre ses solos. Quand les juges leurs ont demandé ce qu’ils feraient si ils se rendaient sur la scène du Heavy MTL où ils joueraient en plein jour, ils ont répondu: “On va rocker en jeans et en Converse!” Ils n’auraient aucun problème à captiver un auditoire sans leur scénographie digne de n’importe quel groupe de horror punk.

Ögenix ont conclu la soirée avec leur industriel agressif qui rappelle Fear Factory. Ils ont ébloui avec leurs lumières parfois un peu trop extravagantes pour l’assistance, mais aussi par leur musique qui se développe depuis 2001 (avec une pause entre 2003 et 2008). Avec très peu peu de maquillage et des chemises d’armée décorées des multiples patches, leur visuel était juste assez poussé pour marquer l’auditoire. Ils ont exécuté leur spectacle presque sans faille – leur bassiste a eu quelques problèmes avec sa strap de guitare, la chaîne qu’il utilisait ayant une fâcheuse tendance à se décrocher, mais ils ont su gagner du temps pour régler la situation. Ils ont donné l’impression d’être un groupe plus poli et qui a plus d’expérience que ceux en lice, sans toutefois produire quelque chose qui a su convaincre les juges. Ces derniers ont souligné l’influence de Max Calavera (ex-Sepultura, Soulfly, Cavalera Conspiracy) dans la voix du chanteur Gabriel Duceppe, mais surtout le fait que l’aspect visuel était trop ou trop peu développé, dépendant si on demandait l’avis de Jason Rockman ou de Dave Brockie

La nomination de Truth or Scare a créé une surprise dans l’assistance, qui s’attendait à une victoire d’un des groupes à influence industrielle. J’ai moi même été étonné mais satisfait de la décision des juges, étant amateur de tout ce qui est thrash et qui ne sonne pas particulièrement propre. La compétition est toutefois loin d’être terminée et il reste encore trois groupes à choisir pour la finale! La prochaine étape du battle of the bands se déroulera le 7 mars prochain, toujours à la coop Katacombes.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus : DOT, Projekt F, Truth or Scare, Ögenix

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