Articles Tagged with: Phil

Album Review: Cryptik Howling – Synthetic Ascension

CryptikHowling_SAD_Cover_1000x1000Le groupe québécois Cryptik Howling nous a présenté leur troisième album, Synthetic Ascension Design. L’album présente un son dark et oppressant, qui ira chercher les fans de groupes comme Dimmu Borgir. Les orchestrations sont particulièrement bien utilisées et ajoutent définitivement à l’atmosphère, et Synthetic Ascension Design est un des albums récents qui les utilisent le mieux.

On remarque surtout le groupe par la voix du chanteur Dominic Mongrain Thériault, au ton rocailleux, et par la production de qualité qui fait toute la différence. Les pièces les plus marquantes de Synthetic Ascension Design sont Dead Trees, InSect, Soul Garden et The Fool’s Errand, mais l’album se tient d’un bloc solide du début à la fin. La production fera que les fans de black metal “culte” ne seront probablement pas impressionnés, mais pour les autres, cet album est définitivement à mettre sur votre liste d’écoute.

httpv://youtu.be/rqFYZiPAe7s

Cote: 8/10 – De quoi se virer la croix à l’envers

Pour en savoir plus : Cryptik Howling

Auteur : Philippe Mandeville Gauthier

Heavy MTL – Soirée Deathcore @ Katacombes

20130404_Heavy_018

4 avril 2013 – L’été approche à grands pas et bien que les headliners des festivals aient été annoncés, le battle of the bands En Route Vers Heavy MTL se poursuit pour choisir deux groupes de la scène locale qui se produiront au Parc Jean-Drapeau au mois d’août. On a eu droit à un spectacle de deathcore où les groupes Pandora’s Wake, Death Lullaby, Self Collapse et Rosewood ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour avoir la chance d’atteindre la finale, sous l’oeil attentif des juges Jon Asher (Asher Media, H.M.M.A.C.), Jason Rockman (Slaves On Dope), Dave Boucher (Extensive Enterprise), Pat Binette (Radio Galaxie) J.-F. Michaud (evenko) et Eric Jarrin (Heaven’s Cry, Despised Icon).

Pandora’s Wake ont ouvert la soirée et ont pris du temps avant de réchauffer l’assistance. Pendant les quelques premières chansons, seuls quelques personnes envoyaient promener leurs poings dans toutes les directions au milieu de la salle au son des breakdowns beaucoup plus core que metal, avant de tomber sur les morceaux intéressants dans la deuxième moitié de leur performance et de vraiment rentrer dans le groove. Trop peu, trop tard, ils ont impressionné par la maîtrise de leur instrument, mais pas vraiment par leur présence sur scène ou par l’originalité des chansons. Le groupe est jeune et sur la bonne voie, mais ne mérite pas encore une grosse scène.

Death Lullaby ont connu quelques problèmes techniques en début de performance, mais ont prouvé qu’ils savent ce qu’ils font sur scène. Ils mènent leur public où ils veulent avec une musique énergique et un savant mélange de solos, de breakdowns et de l’excellente présence sur scène de leur chanteur Simon Crow, le tout supporté par le travail impressionnant de Kevy Metal à la batterie.. Les musiciens ont connu une autre malchance en faisant sauter une de leurs têtes d’ampli en plein milieu de leur prestation, et ont corrigé rapidement la situation pendant que le chanteur demandait des blagues à l’audience. Les juges ont complimenté leur excellente attitude sur scène, et pour Éric Jarrin, il ne leur reste qu’à être à la bonne place au bon moment, qui sera pour le moment en finale au Théâtre Corona au mois de juin.

Self Collapse ont offert un spectacle impressionnant de leur deathcore puissant et rapide, supporté par le même batteur que le groupe précédent, visiblement à l’aise de se battre contre lui-même. Le chanteur avait une bonne présence sur la scène, mais sa voix ne ressortait pas du tout du mix. Le bassiste est resté caché derrière ses deux collègues guitaristes. La scène des Katacombes est petite, mais seul le chanteur en a fait bon usage. Il leur reste du travail à faire sur la composition, surtout au niveau vocal, et sur le côté visuel du spectacle qui n’est pas tout à fait au point.

Rosewood sont sortis en force pour essayer de se démarquer. Ils se font surtout remarquer par leurs guitaristes au riffing précis, par leur foule qui ont une haine marquée pour les ennemis invisibles, se battant contre l’air, mais surtout par leur batteur, surnommé Le Fou. Il maîtrise bien son instrument, et va chercher des rythmes de cymbales intéressants pour supporter les breakdowns incessants tout en offrant le headbanging le plus convaincant du groupe. Le groupe va chercher des tonalités intéressantes mais n’innove pas outre mesure dans ses compositions. La performance était bonne, mais la musique n’était pas au point.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Pestrescu

Pour en savoir plus : Pandora’s Wake, Death Lullaby, Self Collapse, Rosewood

Metal Carnivale @ Foufes (Montréal)

IMG_1030

31 avril 2013 – Le Metal Carnivale, présenté par Rozenn Fata Promotion, a offert un spectacle où se sont mélangés la musique et le burlesque pour assurer aux spectateurs un dimanche de Pâques parfaitement irrévérencieux. Des spectacles de danse, assurés par Créations SIS et Pirates Cirkus, alors que les groupes présents étaient Sanguine Glacialis, D.O.H., Projekt F et Magnum Stallion.

C’est le groupe de symphonic metal Sanguine Glacialis qui a ouvert le spectacle avec leur musique aux influences aussi étranges que diverses. Ils ont lancé leur public aussi bien dans un mosh pit effréné que dans une valse à peine plus tranquille, qui démontre bien l’éventail de styles qui s’ouvre quand on les écoute. Leur chanteuse Victoria Della Stella a offert sa dernière performance avec le groupe.

Le heavy metal irrévérencieux et sans inhibitions de D.O.H. a suivi,  surprenant tout d’abord la foule avec leurs accoutrements dignes d’un groupe de glam metal des années ’80, puis par le travail électrisant des guitaristes Chucks Stevens et Alex Firebert. Le chanteur Bross n’a pas perdu de temps avant de rejoindre la foule avec sa voix perçante et ses heavy metal screams, attendant la deuxième pièce avant de se lancer dans la foule. Après un glorieux solo de basse de Mitch Michon et un cover de Anthrax, ils ont totalement embarqué la foule dans leur musique déjantée qui semble sortie des excellents albums d’il y a vingt ans.

Le groupe de metal industriel Projekt F ont ensuite pris la scène, et en ont profité pour lancer leur nouvel album, Skins. Leur musique incorpore autant des éléments lourds, presque thrash, que des parties mélodiques supportées par des harmonisations qui sont juste assez présentes. L’énergie que le quatuor, grimé de blanc et de noir, déploie sur scène est surprenante d’une fois à l’autre. Ils ont profité de la grande scène des Foufs – ayant même été rejoints pendant la première pièce par le chanteur de Magnum Stallion, Holy Decay – et de l’heure qu’ils ont passée sur scène pour en mettre plein la vue et les oreilles à un public qui s’en est donné à coeur joie dans le mosh pit. Définitivement une performance qui justifie une écoute attentive du nouvel album, maintenant disponible.

La soirée s’est conclue avec Magnum Stallion, qui font eux aussi dans la veine alternative/industrielle, avec un vibe beaucoup plus lourd que leurs collègues de Projekt F. Des breakdowns aux solos en passant par une attaque constante et rapide du batteur Kevy Metall (Que vous avez sûrement déjà vu dans un de ses nombreux autres projets comme Demise Of The Crown ou Death Lullaby, entre autres), le groupe prône une approche agressive du style alternatif, qui donne des résultats surprenants. Holy Decay a une bonne maîtrise de sa voix et de la scène et n’hésite pas à houspiller la foule trop peu énergique à son goût, ce qui fait de la performance de Magnum Stallion un tout puissant qui a emporté les spectateurs dans un tourbillon de brutalité jusqu’à minuit.

Le spectacle a réuni à peu près 200 personnes et sera de retour l’année prochaine pour une seconde édition, qui aura lieu autour des mêmes dates.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus : Sanguine GlacialisD.O.H., Projekt F, Magnum Stallion

Lindsey Stirling @ Théâtre Corona (Montréal)

IMG_0170

22 mars 2013 – La sensation Youtube Lindsey Stirling nous a donné un excellent spectacle inspiré de ses célèbres vidéos en ligne ce vendredi. En première partie, nous avions le droit à une prestation de Vibrant Sound qui aura su réchauffé la salle du Théâtre Corona. Groupe de Hip Hop/Indie distinct du genre, Vibrant Sound a réussi à réchauffer la foule malgré le peu de mouvement et d’énergie sur scène.

Puis la foule impatiente s’est mise à crier le nom de Lindsey Sterling jusqu’à ce que cette dernière monte sur scène. Elle a joué ses plus célèbres chansons qu’on a pu évidement voir et entendre sur Youtube où ses vidéos font sensation. Lorsqu’elle a joué Crystallize, on a eu le droit à tout un background: Il y avait de la neige qui tombait du plafond, artificielle, mais l’ambiance y était. Elle a aussi joué Moon Trance, Song of the caged bird – inspiré d’un haiku – et Shadows. Pendant cette dernière, on a eu le droit à un grand écran avec son ombre qui danse et elle qui suit les mouvements de son ombre, tout un duo, fidèle à la vidéo Youtube pour laquelle elle est maintenant célèbre! La foule était en délire à chaque fin de chanson. Lindsey a changé plusieurs fois de vêtements pour suivre le  thème de ses chansons. Ce qui reste spécial chez elle, c’est son style unique de violon avec du dubstep/electro/techno en backgroundet qu’elle danse sur scene en jouant.  Elle a une bonne présence et court d’un bout à l’autre de la scène  en dansant, fidèle aux vidéos Youtube au succès viral qui l’ont fait connaître. Elle est en tournée pendant 3 mois en Europe et Amérique du Nord grâce à ses succès sur Internet.

Auteur : Phil Mandeville / Mihaela Petrescu

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus : Lindsey Stirling, Vibrant Sound

Album Review: Finntroll – Blodsvept

1000x1000Le groupe finlandais Finntroll est de retour avec sa sixième offrande, intitulée Blodsvept. L’album est comme d’habitude riche en métaphores et en symbolismes qui sont toutefois absents de la couverture où on retrouve un troll entouré de corps empalés, un concept réalisé par le guitarist Samuli “Skrymer” Ponsimaa, qui a aussi créé des images représentant chaque chanson et qu’on retrouve dans le livret qui accompagne le CD.

L’album s’ouvre avec la chanson éponyme, qui donne le ton à l’album avec quelques tracks intéressantes de cuivres par dessus un riffing agressif et précis, et un bridge acoustique qu’on a souvent retrouvé dans les compositions précédentes du groupe. On tombe dans les choses plus sérieuses avec Ett Folk Förbannat, portée par la voix de Vreth et par un solide travail du claviériste Trollhorn qui en font une des pièces les plus mémorables de l’opus. När Jättar Marschera prend une tournure un peu plus joviale, et incorpore des éléments qui vont chercher le groove d’un big band, avec encore une fois des cuivres bien placés. Le résultat est étrange, presque déconcertant, mais est aussi bien intégré aux compostitions que ce que l’on a pu voir sur les précédents albums avec des instruments plus folkloriques. Le tout continue sur Mordminnen, qui va chercher un son plus lourd supporté par les tracks d’instruments à vent. Le morceau suivant, Rösets Kung, va chercher des riffs puissants et un rythme emballant, entrecoupé de sections acoustiques peuplées de gang vocals qui nous font regretter de ne pas comprendre le suédois… Skövlarens Död, qui suit, sert surtout à faire monter la tension vers la deuxième moitié de l’album et comporte un des seuls véritables solos de guitare de l’album, avant de faire place à Skogsdotter qui augmente le rythme à une vitesse casse-cou, portée par un banjo effréné. L’album présente une similarité d’une chanson à l’autre qui est probablement due au manque de repères vocaux autant dans les paroles que dans l’intonation pour plusieurs morceaux, mais ses valeurs musicales transportent quand même l’auditeur, comme en font foi les derniers morceaux, Fanskapsfylld, qui présente définitivement les mélodies les plus intéressantes de l’album, et Midvinterdraken avec son rythme lent et d’aussi mauvais augure que le dragon dont elle raconte l’histoire.

Avec Finntroll, le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre et Blodsvept est une oeuvre qui suit le cours et le son des albums qui l’ont précédé. Tout en restant fidèles au son du groupe, les détails qu’on retrouve un peu partout dans les compositions est ce qui fait de l’album un franc succès.

Sortie nord-américaine : 4 avril 2013 sur Century Media

httpv://youtu.be/7K_J6cZEfXM

Note: 8/10 (De quoi faire danser les trolls toute la nuit!)

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: Goatwhore & 3IOB @ Foufes (Montréal)

Les groupes 3 Inches Of Blood et Goatwhore se partagent la tête d’affiche pour une tournée nord-américaine qui sera de passage aux Foufounes Électriques le 21 avril prochain. Ils seront accompagnés de Mass Murder Messiah et Through Death pour leur spectacle de Montréal, alors préparez-vous, ça va frapper fort! Le spectacle est présenté par Extensive Enterprise.

goatwhore-3inches

httpv://youtu.be/JO7TZGgBbOw

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: Paganfest @ Metropolis (Montréal)

La soirée préférée des amateurs de folk metal sera de retour au Metropolis le 18 avril prochain. Les rituels païens seront à l’honneur et la bière coulera à flots alors que Ensiferum, Tyr, Heidevolk, Trollfest et Helsott débarqueront pour mettre le feu à la salle à l’occasion de la quatrième édition du Paganfest! Les groupes qui seront présents ont une approche particulièrement électrique et agressive du folk metal, et il y aura très peu d’instruments folkloriques au menu si on compare à certaines éditions précédentes.  C’est le genre de spectacle qui commencera tôt et finira tard, pour le plus grand plaisir de tous ceux qui voudront faire sortir leur viking intérieur… Ou qui se cherchent une excuse pour prendre un coup en écoutant de la bonne musique.

216-1-604x781

httpv://youtu.be/-2WqQY_xSSM

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: UDO @ Foufounes Électriques (Montréal)

Vous vous ennuyez du bon vieux heavy metal? Le groupe U.D.O., mené par Udo Dirkschneider (ex-Accept), sera de passage aux Foufounes Électriques le 12 avril prochain. Ils effectuent une tournée nord-américaine en promotion de l’album Steelhammer, qui sera disponible le 24 mai prochain. Ils seront accompagnés pour l’occasion des groupes Halcyon Way et Potion 13. Le spectacle est présenté par BCI.

5636_217393838407469_305620854_n

httpv://youtu.be/gOtTyWIJD1Q

Auteur : Phil Mandeville

Incoming: Heavy MTL – Soirée Deathcore @ Katacombes

Le line up préliminaire du Heavy MTL  a été annoncé, mais il n’est pas encore complet! Effectivement, le battle of the bands En Route Vers Heavy MTL se poursuit le 4 avril prochain aux Katacombes avec une soirée deathcore qui verra s’affronter les groupes Rosewood, Pandora’s Wake, Death Lullaby et Self Collapse, sous les yeux de Jamey Jasta (Hatebreed) et Eric Jarrin (Ex-Despised Icon, Heaven’s Cry). Préparez vos breakdowns!

En-Route-Vers-HeavyMTL-2013

httpv://youtu.be/ejukgvdqzjw

Auteur : Phil Mandeville

Interview : Mathias “Vreth” Lillmåns (Finntroll)

DSC_9667

Thorium a eu la chance de s’entretenir avec Vreth, chanteur pour le groupe finlandais Finntroll, à l’occasion de la sortie de leur prochain album. Au menu, les nouveaux morceaux, l’inévitable tournée en Amérique du Nord – et bien sûr un arrêt obligatoire à Montréal – les influences musicales qui l’ont touché, et une petite touche de discussion religieuse.

Thorium – You have a new album, Blodsvept, coming out soon. What are the lyrical themes we can expect on it?
Vreth –
Last time around, every song had it’s own story it’s own legend. Last time, every song had it’s own story, based on urban legends. This time, it’s sort of the same thing, but some of the songs are connected lyrically and others are off the concept. It’s about humanity against nature and how people come and fuck everything up. It’s one of the most accomplished lyrical works we’ve done so far.

T- How did the composition and recording of the album go?
V-
It was probably the hardest album that any of us had to do. We had problems from the beginning, went back and forth on songs rearranging, adding and removing riffs, and we were far into the process when we found the sound we wanted to do and everything started to solve itself… until we went into the studio and started having huge technical problems. At some point, we lost eight guitar tracks. We mixed the album three times, and we ended up doing the final mix in 20 hours, in one sitting, after 14 or 15 hours in the studio every day.

T- Blodsvept gives out a groovier, less agressive sound. How did that sound come around?
V- That is the sound we were aiming for when we started writing the songs. In the beginning, none of us were satisfied with the material we had, because it was closer to Nifelvind. It sounded like Nifelvind part two or something like that. We came to the conclusion that we had added too much stuff. The last album was full of small details and we had recorded lots and lots of tracks. This time, we actually decided to strip it down, and just put the basic melodies out there and take away the small details. There still is some detail in there, but it makes it heavier, more raw. The guitar sounds more crushing this time.

T- Have you played the new material live yet?
V-
Yes, we played two of them a couple of weeks ago in Estonia. and played one of them in our shows in Europe last year.

T- How did the crowd react to the new material?
V-
It’s been really great. we couldn’t hope for it to be better. We weren’t concerned about people liking it – it’s just another Finntroll album after all. In the beginning people were standing back but they got into it, and the second time around, they would go “Yes! This is fucking cool!” We’re really happy about how the crowd reacted.

T- Did you have any particular infuences for the album?
V-
For this weird reason, we started working with brass instruments a lot, and because of that we have this influence from big band music this time around. It wasn’t supposed to be that much in the beginning, but at some point we decided inviting a brass section and adding a few tracks of that. It’s been the biggest influence on our writing for Blodsvept.

T- What kept Finntroll out of the studio for three years?
V-
Touring, touring, touring! We played so many shows in the first one and a half year after Nifelvind, over two hundred. We’re not twenty anymore, so everybody was needing a break from all this touring. After some time, we started to want to get back out there and started doing the album, and promotional stuff, and there we are. We’re really excited to start touring again.

T- Talking about touring, we didn’t see you here in North America for a little while. Do you expect to tour on this side of the ocean soon in support of the new album?
V-
Yes! Definitely! I think I can’t talk about the dates yet, but it is in the works, there are north american dates for this year. We’re coming back!

T- You’ve been to Montreal a few times with the band, what’s your opinion of the city?
V-
I love Montreal, it’s one of my favorite places to play! Usually, when you come to Montreal you’ve played some crappy north american cities in front of 120 people in the middle of nowhere, and there you have two thousand people going crazy! I also really like the city in itself, if we could we’d take a day off in Montreal, if it wasn’t so expensive paying for the tour bus and everything.

T- You’ve been for the band for a while. What brought you to the band in 2006?
V-
 Actually it was sort of a coincidence. I was in a Finn school studying with Katla, the first singer of the band. At the time when they kicked Tapio Wilska out, they asked the first singer if he knew anyone since we went together to a small swedish-speaking school. The new guy had to speak swedish and be a good singer. He pointed them to me, I gave them a few of my old CD’s, I got to try out and got the job. It was quite painless.

T- As a vocalist, what are your influences?
V-
I’ve had a lot of musical influences in my time. In the ’90’s, when I started in this kind of music, I was practicing a more high-pitched scream, Grutle Kjellson, from Enslaved, has been a really big influence for me in that style. And later on, I started listening to Behemoth, and Nergal has been a big influence, closer to what I do now. Those two are the most important to me.

T- You’ve gone from black metal to the folk metal that you play now, which is almost party music. Has the transition been hard?
V-
I never really listen to folk metal. I’ve never really caught that train. I never would have joined Finntroll if it was “only a folk metal band”. I want to be proud of what I do, and proud to sign my name under the songs. The band has folk influences, and it’s not really folk metal. They also have black metal influences. I really like how you don’t have any barriers in Finntroll and you can play what you want to play. That’s one of the reasons I really wanted to join the band.

T- There have been quite a  few lineup changes in Finntroll since the band’s beginning. What was your input when you joined?
V-
When I joined, I sort of brought a more brutal sound to Finntroll. I am also involved in a lot of the songwriting so of course that shows a little bit. I’m all into that kind of making it raw, heavy and brutal.

T- The name, Finntroll, is based on the legend of a man with a beastly appearance hunting Christians. Do you have a particular outlook on religion?
V-
I’ve never been a religious guy, never believed in anything. You could say I’m anti-christian. I have always had harsh thoughts toward religion and always will.

T- Summer is the big festival period of the year. Do you have any big expectations this year?
V-
I’m looking forward touring and playing a different concept, with the album release tour to do. Bigger cities, fewer bands, they’re going to be very special shows. We’ll put more money into them and hopefully the people will come out. It’s going to be really cool. we switched european booking agents this year and the new guy has brought new connections for festivals we have never played. I’m really looking forward to see how this turns out.

T- There’s been a big fandom developing around folk metal in North America, and there’s been a lot of tours  built around the genre. What’s your take on the boom of the viewership in the genre?
V-
As I said for many years, this folk, viking and pagan metal is sort of a trend. It caught on early in Europe and is past it’s peak. It’s been in decline and you can’t get as much people out. Record sales are going down, but it keeps up in America. I guess we have a good two or three years before it reaches it’s peak over there. I guess we should be glad having the chance to play North America instead of going to the same places and getting less and less people.

T- What can we expect for the band in the future?
V-
We’re gonna tour and be really out there for the next two years, that’s what to expect. We’ll be promoting the album and we’ll keep going for at least a year and a half.

T- We can expect the same tend than last time, then – Touring for two years, a little break and the next album in three?
V-
That’s sort of what we do. Two years on the road, then it’s a break and taking time to write the new stuff.

T- Thank you for your time, and we’ll be expecting you in Montreal this year, maybe have a beer!
V-
 We’ll definitely going to be there… And I’m always up for beer! Cheers!

httpv://youtu.be/7K_J6cZEfXM

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé (archives Thorium)

Pour en savoir plus : Finntroll

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google