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Incoming: Petite-Nation Rockfest @ Montebello

La huitième édition du Amnesia Rockfest à Montebello approche à grand pas! La marina du petit village de l’Outaouais se transformera cette année encore en place de festival où se réuniront les fans de punk, de metal, de hardcore et de rock en tous genres. L’affiche 2013 est extrêmement prometteuse avec des grands noms comme Rise Against, The Offspring, Alice Cooper, Marilyn Manson, Social Distortion, Lamb of God et bien plus encore. L’équipe de Thorium travaille d’arrache pied afin de vous offrir la couverture la plus complète possible de l’événement ainsi que pour pouvoir poser VOS questions à plusieurs des groupes sur place, dont Anthrax, Dropkick Murphy’s et Alice Cooper… ainsi que peut-être quelques surprises!

Si vous n’avez pas déjà vos billets, faites vite, parce que les quantités disponibles diminuent rapidement!

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httpv://youtu.be/EbEQ7IFyfZU

Auteur : Phil Mandeville

Wacken Metal Battle 2 @ Katacombes (Montréal)

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15 mai 2013 – Le Wacken Metal Battle s’est poursuivi avec une performance des groupes Venomenon, Demise of the Crown, Trainwreck Architecht, et Fallstaf.

Venomenon ont donné le ton avec des riffs gras et puissants qui composent leur thrash qui incorpore quelques éléments de groove. Ils ont commencé fort devant un public excité et un violent mosh pit, pour conclure avec une instrumentale digne des jeunes années de Metallica, qui a un peu fait retomber l’énergie à la fin de leur set. La performance a été vive et intéressante… mais pas assez pour passer au second tour selon les juges.

Demise Of The Crown ont ensuite pris la scène pour donner une bonne performance de leur prog metal qui incorpore beaucoup d’éléments disparates, allant de riffs thrash à des passages très techniques. Le chanteur Darren Beadman a démontré qu’il avait un range vocal assez intéressant, mais ses variations parfois trop fréquentes ne sont pas toujours accrocheuses. La foule a été beaucoup plus tranquille, un peu assommée par le melting pot d’influences parfois trop différentes.

Trainwreck Architect, que nous avons pu voir en finale du concours En Route Vers Heavy MTL 2012, ont encore démontré qu’ils sont comme chez eux sur scène. Le chanteur Simon Ouellet a ouvert le spectacle en disant “Don’t be fooled by the haircut, this isn’t an N’Sync tribute band!” avant de lancer immédiatement le spectacle. Le groupe est très à l’aise sur scène et ont bénéficié d’un an de plus d’expérience sur scène par rapport à leur dernière performance de battle of the bands. Les compositions sont très accrocheuses et leur ont mérité une place en finale.

Fallstaf ont conclu la soirée avec leur brass metal, leur propre version du nu metal qui incorpore assez bien un trombone à l’ensemble. Ce dernier vient appuyer la guitare de belle façon lors des parties rythmiques et des solos, ce qui donne une richesse intéressante à leur son mais qui donne parfois l’impression de limiter le potentiel des cordes au profit de la puissance du son du cuivre. Le résultat est très intéressant et leur jeu de scène est très dynamique. C’est un genre qu’on aimera ou qu’on détestera, mais qui aura sa place en finale, étant arrivé ex-aequo avec Trainwreck Architect.

La troisième ronde du Wacken Metal Battle aura lieu à la coop Katacombes mercredi le 22 mai 2013 avec les groupes Crosstitution, Powered By Death, Through Death et Mürtenscythe.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus: Venomenon, Demise of the Crown, Trainwreck Architect, Fallstaf, Wacken Metal Battle Canada

Mötley Crüe @ Centre Bell (Montréal)

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13 mars 2013 – Le légendaire groupe de glam rock Mötley Crüe s’est embarqué en 2013 dans la plus grande tournée canadienne de son histoire. La première partie du spectacle était assurée par le groupe Big Wreck, mené par le canadien Ian Thornley.

Ce dernier qualifie sa musique de neo-prog rock, une appellation assez vague pour un spectacle assez peu énergique. L’utilisation d’effets dans leur musique est judicieuse, et la voix de Thornley a de quoi impressionner. Le groupe ne donne pas un spectacle très dynamique, n’utilisant pas la scène à son plein potentiel, et ne faisant réagir la foule qu’avec le single éponyme de leur dernier album, Albatross (2012, Anthem Records). Un drôle de choix pour accompagner un groupe légendaire du rock.   Mötley Crüe sont partis du fond de la salle et ont défilé à travers le parterre, bannières au vent et jeunes dames légèrement vêtues sur leurs épaules. Les musiciens n’ont pas perdu de temps avant d’ouvrir leur spectacle avec Saints of Los Angeles. Ils ont démontré dès le départ qu’ils ne sont plus dans leur prime jeunesse, ne déployant pas plus d’énergie sur scène que nécessaire, mais ça ne les a pas empêchés d’être assez fidèles aux compositions originales. La voix de Vince Neil a pris un coup de vieux dans les dernières années, mais ça n’a pas refroidi les ardeurs de la foule, qui ont crié de joie et chanté Shout at the Devil, Same Ol’ Situation, Louder Than Hell, Don’t Go Away Mad (Just Go Away) et bien d’autres classiques. Les -disons le, assez jolies- femmes qui les accompagnaient sur scène ont dansé sur presque toutes les chansons, et se sont occupées des back vocals.

Tommy Lee a comme d’habitude su rendre le spectacle un peu plus vivant, en descendant de sa batterie pour jouer l’intro de Home Sweet Home au piano, invitant les autres membres du groupe à le rejoindre un par un accompagnés par les cris de la foule. Il a poursuivi le spectacle avec son solo de batterie toujours aussi impressionnant avec son “drum rollercoaster“, qui l’amène à jouer à l’envers, amenant une jeune et jolie demoiselle du public avec lui.

Le groupe a conlcu son spectacle sur  Live Wire, Too Fast For Love, Primal Scream, Dr. Feelgood, Girls, Girls, Girlset, bien sûr, Kickstart My Heart. Les musiciens ont montré quelques signes d’épuisement à la fin du spectacle, qui a tout de même duré près d’une heure et demie. Est-ce qu’ils sont finis, comme la rumeur le veut? Pas encore, mais il va falloir qu’ils se posent de sérieuses questions bientôt si ils veulent prendre leur retraite à un haut point de leur carrière et non pas en bas de la montagne russe du rock n’ roll.

Auteur: Philippe Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Pour en savoir plus: Big WreckMötley Crüe

Interview : Sami Hinkka (Ensiferum)

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L’équipe de Thorium a attrapé le bassiste Sami Hinkka, du groupe Ensiferum, avant sa performance au Pagan Fest North America le 18 avril dernier. Il avait encore le décapsuleur à la main droite, et une bouteille de cidre fraîchement ouverte à la gauche. Nous avons profité de l’occasion pour lui poser quelques questions!

Thorium: So, I see you’re well equipped. Do you always carry that bottle opener with you?

Sami: I never leave home without it. Especially on tour!

T: Do you have any other tour accessories that you couldn’t live without?

S: There’s this biker thing called a buff, a kind of microfiber headgear. Bandana, scarf, face mask, it does everything. On tour, sometimes you have to sleep in really weird places and it’s really comfortable.

T: We’re on the last legs of the fourth edition of the Pagan Fest North America. Has the road been kind so far?

S: It’s been a really good tour, even though we had big problems! In the beginning, the airline lost all of our gear, so we had to play the first shows without our own instruments, we borrowed some from the other bands. We didn’t have our backing tracks, so we had to change the whole setlist a few hours before we had to go up on stage. Of course, when we were in the next city, the airline sent our stuff to the previous city and we had to chase it down. We had everything for the third show, but apart from that it was really good.

T: So you had to play cat and mouse with your amps and gear for a while?

S: Luckily, we had amps for the tour, it was only our guitars and stuff like that. A big thank you to the other bands for being so kind!

T: Is that your craziest story for this tour?

S: (laughs) Kinda. It’s been a really mellow tour. We share a bus with Tyr, who are old friends, and crewmembers, and that’s something that we asked for. The other bus, Heidevolk, Trollfest and Helsott, they actually labeled our bus as the Granny Bus! After the show, we go over there, have a few drinks and still have a good time.

T: I saw the prank they did on your door!

S: Well, at least this time it wasn’t Penisferum!

T: They try to keep you on your toes then? Do you have any friendly competition?

S: They always come up with something new. It’s actually only the second time. The tour is ending so maybe now they have the courage, and know that we don’t bite!

T: You’ve been going for almost 20 years. Did you notice any big transition from the ’90’s to now?

S: Of course. It’s even been different since our first visit here in 2004. The growth of this genre has been tremendous and it kind of keeps growing, especially in North America. A lot of new bands are popping up all the time, and it really feels weird to have kids coming up to the shows and say ” Oh, you’re the reason we started our band! We love your stuff!” It makes me feel very humble. Dude, it’s just… us! We’re just a few peeps from Helsinki!

T: How old does it make you feel?

S: Very old. But I manage! I go out there and have fun anyways. Touring is hard, ir involves a lot of sitting around in buses, airports, and being away from family and friends. But when you come on stage and see the reaction of the crowd, it’s “Fuck yeah! This is worth it!”

Was there any adaptation when you came over to North America for your first tour?

S: Of course, the distance between cities are much larger here, and the traveling is longer than in Europe, in average. Crowd wise, there’s no difference. We played countries like South Africa, China, India, Australia and the crowds are always crazy and in a good mood. That’s something I love from our music.

That’s a staple of the genre. People are always happy at a folk metal show and it’s one of the few places where you’ll see people dancing instead of ramming into each other in the mosh pit.

S: It’s great! Everybody sings along, and each time somebody falls down, everybody hekps him up. I reallyu like the mentality.

T: For the bagan fest in itself, did you notice a big difference between the first edition and now?

S: The venues and crowds are bigger. We have more exposure. Everything is smoother now, but it was already a really good tour back in 2008.

T: Does your music, based on scandinavian tales and folklore, have a better reception in Europe or North America? Do you notice a big difference, if any?

S: For us, the scandinavian mythology is just one source of inspiration.It’s just pure fantasy, even though when I write the lyrics, they are inspired from real life. There are big challenges to make the themes fit, but people around the world tend to be attracted to them, because they’re just… heroic.

T: So, you don’t have any cultural approach in your music? You take the folk and the epic and work with that?

S: Yeah, well, when you look in folk tales from around the world, there are always similar themes and characters. It makes it easy to relate to our stuff. Some people have told us that, because of our music and that we have a love for our cultural heritage, they have found a love of their own culture.

T: Did you have any particular inspirations for your last record?

S: All the lyrics are inspired by real life, things that happened to me or someone close to me. That’s pretty much it. It’s not a theme album. It’s funny, because when we were mixing the album, I was reading the lyrics and I noticed that all the lyrics talk about change and the absence of status quo, at every level. Because everything is changing, you have to respect the current moment. If you’re having a good moment, with good moment, appreciate it and tell each other, because you never know. Tomorrow is always a new day.

T: How did the crowd react to the new stuff?

S: Overall, it’s been incredibly positive. Of course, some people are like “Oh, this is much slower than the old stuff” but every album reflects a certain period of time, and Unsung Heroes represents what we felt like at that moment. The next album will reflect the time between Unsung Heroes and itself, and it’s gonna be totally different again.

T: You’ve released albums as far a three years apart. Is there any particular reason for this length of time?

S: We’re really slow composers. We use a lot of time to arrange every small detail, and we like to twist and turn every chorus and every melody so we can be absolutely sure it’s the best we can come with now. Of course, in the future we’re gonna be different musicians and composers, but at this moment? We want to be able to stand behind and be proud of each note. We tour a lot, a lot of shows, around a hundred per year, with the traveling days and all that, not counting time with family and friends. We need some time to compose, and that too takes time. The three years period seems to be what is natural for us.

T: You told us the composing process is long. Is the recording as long and tedious?

S: No, actually. When we hit the studios, we’re done in two months. Of course, that’s long for some bands, but we have so much stuff: The basic instruments, tons of folk instruments, orchestrations and huge choirs -one or two hundred tracks of vocals sometimes – it all takes time. We also like to try  a little stuff in the studio. Of course, when we arrive in the studio, everything is ready, the parts are all written, but we like to have some time to rework some of the harmonies.

T: Do you have any particular influences as a musician yourself?

S: As a bass player, my all time heroes are Steve Harris and Flea. Those gentlemen were the reason why I continued playing, but the world is full of good music. The drummer from Finntroll introduced me recently to choral singing, just human voices, it’s so beautiful – I’m not a religious person, I don’t give a fuck because it’s just so beautiful. I try to keep my horizons as wide as possible.

T: Is there an album you keep coming back to? Something really unexpected perhaps?

S: Oh, there are many. That’s a tough one. I’ve been listening to some psychobilly lately, even bought an upright bass and I wish I had more time to practice with it. I’m gonna be pretty lame though and say Seventh Son of a Seventh Son from Iron Maiden. It does the trick every time.

T: Do you have any expectations for the next few years before you release the next album?

S: I just wish we can keep touring as much as possible. I don’t know, let’s see!  I feel privileged to be able to have this as a job.Everything looks good for us and we have lots of plans, and the next few years will be busy even though we don’t have a set schedule.

Vous pouvez consulter notre couverture complète de la soirée du 4e Pagan Fest North America ici.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Interview : Gunnar Thomsen (Tyr)

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L’équipe de Thorium a eu la chance de s’entretenir avec le bassiste du groupe Tyr avant leur performance à la quatrième édition du Pagan Fest North America, le 18 avril dernier. Il nous a parlé de tournées, de festival et de l’album à venir plus tard cette année. 

Thorium : We’re on the last legs of the fourth edition of the Pagan Fest North America. How has the tour been so far?

Gunnar: Super, as always!

Thorium: Do you have any crazy tour stories this time around?

Gunnar: Not that many, no. It’s been a very mellow tour.

T: You’ve been on the Paganfest lineup on the first edition. How do you feel the festival has grown?

G: That’s really hard to say. It was really good the first time around, but this time, there are a lot more people in the audience. I guess it’s been positive all the way through.

T: You’re supposed to release an album this year. How does the process go so far?

G: As we are on tour, we’re writing as we go. We’re supposed to go in studio one week after the tour.

T: How does the writing go?

G: It’s going well, but it’s hard because of the time issues. It’s not that easy to write music on tour, it demands a lot of free time that is hard to come by.

T: Do you have any ideas of what musical and lyrical themes you’ll use this time around?

G: Yes, we have, but I’m not allowed to say it. There’s gonna be boobs, that’s what I can say! You’re gonna like it!

T: What’s your recording process? Do you have a fast approach to recording?

G: We have the back tracks ready, so we go in and go with the classic pattern. Start with drums, go on with the bass, and guitar and then we go on to vocals. That’s the way we do it.

T: Some bands have a long recording process.

G: We don’t! (laughs)

T: So it’s pretty straightforward, in and out?

G: Yes, it takes us two to three weeks to get everything done, with the mixing and the whole shebang.

T: You hail from a very small market, the Faroe Islands, and you play tonight in a big city like Montreal. Do you think it would have been better to start out in a bigger market?

G: I don’t know. We started small, and we took whatever came our way. I really can’t see what would have happened otherwise, I can only say that what happened was good!

T: When you were starting out, how difficult was it to set up since you hail from a small set of islands? Was there any technical complications due to that?

G: Not at all. You learn from the technical guys on the road, the soundmen teach you along the way, and other bands tell you what’s the easiest way to travel and what you must and must not take with you. We learned a lot from that.

T: You’ve played big festivals, notably Wacken Open Air. How does it feel to play in front of larger attendances than your country’s population?

G: It’s great! I don’t get nervous, I usually never do. Especially when you see how much they like the stuff. It’s always a big surprise , we have no expectations and we suddenly see all those people that are there for OUR concert that get really excited and happy, it’s something.

T: You’ve played many big shows in the last few years. Which one was the most awesome?

G: Shit, that’s a though one. There’s not many any bad ones, the bad ones are usually small gigs in the middle of nowhere.

T: We hear sometimes that when folk metal bands tour North America they end up in small venues in the middle of nowhere in the United States, in front of a hundred people. Anything like that this time around?

G: This time, it’s been good all the way through. We’ve played one small venue, in Westchester, I think. It went down great. I’m still used to doing all the small clubs from our early days, so, you know, we had fun anyways.

T: Metal bands always start out in this kind of place anyways.

G: Sometimes you have to be ready to go down to go back up again!

T: The folk metal is seen by some to be a somewhat declining trend, past it’s prime. Is this something you have noticed?

G: Not at all, no. I have actually noticed more of a growth, it’s getting bigger and bigger for us. It depends of the bands, I guess.

T: You’ve met a number of bands and personalities on tour and on the road. Is there one that affected the way you tour, or how you play?

G: That’s a hard one. Amon Amarth was a huge influence. I found their shows very interesting, without doing that much on stage. Somehow they were just interesting to look at, that’s inspiring. As far as for me personally, I’d have to say Steve Harris. I think I’ve only seen him once, but I’ve been impressed by his energetic way of performing.

T: Do you have any influences yourself apart from that?

G: Not really. I’ve always been and still am more into drummers. For bass players, I’d have to say Geezer Butler that has some very cool feel, Les Claypool from Primus, I love that guy. It’s inspiring to listen to stuff like that, because he seems like he has no limits.

T: You talk a lot about norse folklore and mythology? Is it something that transpire outside of the music or the context of the band, or you just tell the stories?

G: We only tell the stories as they are, combine them with something that’s happening today. It shows that the same problems appear again and again. You can always compare. As far as outside of music goes, it’s not some stuff we believe in, it’s our heritage.

T: You have big historical influences in the stories you tell. How hard do you research for the themes and lyrics?

G: It’s mainly Heri, our frontman, who does all the lyrics, and he has a very good knowledge of the stories. He does do a deep research and he always knows what he’s talking about.

T: So, I have one last for you: How hard is it to park a tour longboat on the Saint-Lawrence river?

G: (laughs) Very hard! Definitely not easy, but it’s doable. We’re here after all!

Vous pouvez retrouver notre compte-rendu du spectacle ici. 

Auteur: Philippe Mandeville

Photographe: Paul Blondé

Wacken Metal Battle 1 @ Katacombes (Montréal)

3.Dissenssion-11

9 mai 2013 – Le Wacken Open Air d’Allemagne fait partie des rêves de tout bon metalhead. Chaque année, le festival invite des groupes de plusieurs pays à en découdre devant un panel de juges pour avoir la chance d’y jouer, et l’édition canadienne de ce battle of the bands a été lancée il y a quelques semaines à Toronto, et le premier spectacle de Montréal a eu lieu quelques jours après.

Bookakee ont ouvert le spectacle avec leur tech death toujours aussi déjanté. Ils avaient monté un tout nouveau spectacle pour l’occasion, toujours basé sur leur maquillage vert et noir, avec des nouveaux éléments visuels et un arrangement impressionnant des thèmes musicaux de Donkey Kong Country agrémenté d’un duel entre une mascotte du gorille et de l’éternel Mario, mascottes de la compagnie de jeux Nintendo.  Une performance toujorus aussi solide et divertissante.

Warcall ont donné une bonne performance de leur thrash mené par une guitare aux solos déchirants. Le son n’était pas tout à fait au point, les vocals étant un peu noyés dans la distortion des isntruments, et ils n’ont pas réussi à convaincre les quelques personnes dans l’assistance. Le groupe n’a pas été aidé par le son, et ont déjà donné de meilleures performances.

Dissension ont ensuite pris la scène avec un étrange mélange de melodic death et de thrash. Le clavier ajoutait une petite touche parfois presque inaudible, et ne semble parfois pas nécessaire. Ils ont donné un spectacle intéressant et ont démontré tout leur talent de musiciens au cours d’un set qui a fait brasser le public.

Virulys ont conclu la soirée avec leur metal alternatif marqué par le range vocal du chanteur James Death. Leur spectacle est basé sur l’image, les guitaristes portant des masques à gaz arborant des lumières vertes et les autres étant maquillés. Il manquait un petit peu de cohésion à leur spectacle, mais l’image et la musique sont là et il ne manque qu’un peu de travail pour en faire un résultat vraiment impressionnant.

C’est le groupe Dissension qui ont arraché la victoire à la fin de la soirée, mais le résultat aurait été bien difficile à prédire en demandant à l’assistance, qui avaient chacun un favori. En bout de ligne, c’est la performance qui a fait brasser le plus la foule qui a remporté la victoire, et qui jouera en demi-finales le 7 juin prochain aux Katacombes. 

La prochaine ronde éliminatoire aura lieu mercredi le 15 mai, toujours aux Katacombes, avec les groupes Trainwreck Architect, Venomenon, Demise Of the Crown et Fallstaf.

Auteur: Phil Mandeville

Photographe: Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus: Bookakee, Warcall, Dissension, Virulys

Heavy MTL – Soirée Prog/Power @ Katacombes

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2 mai 2013 – Metalheads et musiciens s’étaient réunis une dernière fois aux Katacombes à l’occasion de la dernière ronde préliminaire du battle of the bands En Route Vers Heavy MTL. La soirée aux thèmes disparates a rassemblé Eclipse Prophecy, Kalter, Transcend et Unbeing sous les yeux de Lex de Ondes ChocsFrancisco du Profusion MetalstoreJon Asher (H.M.M.A.C, Asher Media), Jason Rockman (Slaves on Dope, CHOM 97,7 FM), et nuls autres que Dominic ‘Forest’ Lapointe (Augury, Beyond Creation) et James Labrie (Dream Theater).

Eclipse Prophecy ont ouvert le bal avec un prog à la sauce épique, marqué par la présence de musiciens de remplacement à la batterie et au lead guitar. Ils se sont remarquablement bien débrouillés, malgré quelques petites passes un peu moins justes, à peine remarquées. Ils ont eu un peu de mal à rejoindre la foule, et ont encore un peu de travail à faire sur leurs compositions, mais ont tout de même offert une performance intéressante.

Kälter ont suivi avec leur melodic death metal bien monté. Ils ont offert une performance solide et agressive, pleine d’énergie. Inspirée de la vague scandinave de melodic death, leur musique a accroché la foule. Le clavier est plutôt bien intégré dans leurs compositions qui ont tendance à s’étirer un peu trop. Les juges leur ont suggéré de travailler sur les grooves et les parties plus accrocheuses de leurs compositions, et de rajouter un chanteur au lineup qui serait capable de prendre le relais du guitariste Marc-André Lafrenière.

Transcend ont présenté un prog qui n’est pas sans faire penser à celui de Dream Theater, autant au niveau du son que des compositions. Riches en changements de temps et en progressions harmoniques, ils sont allés chercher un côté un peu plus progressif que les deux groupes précédents, ce qui a bien plu à la foule. Les musiciens ont démontré une parfaite maîtrise de leurs instruments et nous ont embarqués dans une série de chansons longues et intéressantes, qui ont su accrocher le public.

Unbeing ont conçu la soirée avec leur prog instrumental très technique, allant chercher des polytythmes et des tonalités variées et très accrocheuses. Le public a embarqué très rapidement dans l’univers musical du groupe, dans les patterns qui respirent malgré leur complexité. Les juges ont grandement apprécié le côté instrumental, soulignant qu’il est mieux de ne rien dire que de crier pour rien, et que ça laisse toute la place à la musique qui la mérite amplement. Ce sont eux qui ont remporté la victoire.

Unbeing rejoint Of Temples, Truth or Scare, Derelict et Death Lullaby pour la finale qui aura lieu le 30 mai prochain au Théâtre Corona.

Auteur : Phil Mandeville

Photographe : Mihaela Petrescu

Pour en savoir plus: Eclipse Prophecy, Kälter, Transcend, Unbeing

Ghost @ Théâtre Corona (Montréal)

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07 mai 2013 – Le groupe Ghost B.C., mieux connu sous le nom Ghost, sont passés par le Théâtre Corona de Montréal dans le cadre de leur tournée Haze over North America pour le lancement de leur nouvel album, Infestissumam (avril 2013, Loma Vista Recordings).

Ils étaient accompagnés pour l’occasion du groupe Ides Of Gemini, un groupe de Los Angeles qui joue un étrange sludge aux influences black metal. Le trio, mené par la chanteuse Sera Timms, a construit une musique sombre et une ambiance occulte. Une belle découverte musicale, mais un spectacle qui manque un peu d’énergie sur scène.

Ghost sont ensuite montés sur les planches du Corona devant une salle remplie. Les mystérieuses Nameless Ghouls sont apparues sur scène avec un nouveau costume, plus travaillé que les simples toges noires qu’elles revêtaient précédemment, marquées d’un symbole unique à chaque musicien. le fameux Papa Emeritus a été remplacé par un successeur homonyme – et presque identique – qui a mené le rituel. Ils ont ouvert leur messe avec Infestissumam, devant des ouailles qui ont rugi de bonheur dès les premières notes, et ont joué toutes les pièces de leur premier album Opus Eponymous (2010, White Light Studio), dont plusieurs ont été réarrangées avec une guitare plus rapide et agressive,  en plus de Per Aspera ad Inferi, Secular Haze, Body and Blood, Genesis et Year Zero de leur psaume le plus récent. Les sermons étaient connus par une grande partie de l’assistance, qui n’ont pas hésité à chanter en choeur. À la fin du spectacle, Ghost sont remontés une dernière fois sur scène pour conclure avec Monstrance Clock.

Le rituel a été mené dans la tradition du groupe, exécuté à la perfection avec Papa Emeritus II menant la messe. Les fidèles étaient au rendez-vous et ont rendu honneur à la musique de Ghost et aux entités noires qu’elle célèbre, pour un autre excellent spectacle théâtral. Gageons qu’ils seront de retour bientôt pour continuer à répandre leur bonne nouvelle…

Auteur: Phil Mandeville

Photographe : Paul Blondé

Pour en savoir plus : GhostIdes of Gemini

Anachronik 2013 – Soir 2 @ Montréal

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27 avril 2013 – Après une première soirée remplie de bons groupes, d’énergie et de partys, l’équipe de Thorium s’est retrouvée pour un deuxième soir d’affilée dans le Quartier Latin pour la première édition du festival de musique vintage Anachronik. Voici le portrait d”une deuxième soirée passée à profiter du passé!

L’aperçu d’Audrey

@ Barfly

Street Meat

Originalement un regroupement de musiciens de rue, Street Meat était sur la minuscule scène du Barfly avec son gypsy jazz/rock pour un set endiablé. Prouvant qu’ils ont une chimie de groupe à toute épreuve en ne se laissant pas émouvoir par de nombreux problèmes techniques,  ils ont même réussi a faire bouger les festivaliers un peu timides qui s’étaient entassés au fond du bar. Si vous les croisez sur Ste-Cath cet été, prenez le temps de les écouter. Vous ne serez pas déçus !

@ L’Alizé

Les Breastfeeders

C’est à un show des bons vieux Breastfeeders qu’on a eu droit le samedi soir pour clôturer l’intense première édition d’Anachronik. Le quintet montréalais nous a balancé son rock n’ roll dynamique en pleine face, encouragés par les acrobaties de l’extravagant Johnny Maldoror et son tambourin. Une performance étourdissante, magique. Bref, totalement à l’image du nouveau festival de musique vintage. On s’y revoit assurément l’an prochain.

 

L’Aperçu de Phil

J’ai décidé de passer un peu moins de temps à courir entre les salles et de profiter un peu plus des spectacles que le festival avait à m’offrir. J’ai commencé ma soirée au Saint-Ciboire, pour la performance d’ouverture de la deuxième journée du festival du groupe Ignition Riot. Ils donnaient le premier spectacle de leur musique grunge menée par une guitare chargée d’effets surprenants et bien maîtrisés. Les amateurs du genre de la scène locale reconnaîtront le guitariste et chanteur Christ Poirier, qui mène aussi le groupe hommage à Nirvana, April Hate. Ils ont été suivis du groupe Danny Laj and the Looks, une groupe de power pop dans lequel on a pu ressentir les influences de The Who, Wings, etc. Le groupe a présenté un talent rock à l’état brut, et sera définitivement à surveiller. Le groupe Kuhmfert a conclu la soirée au Saint-Ciboire avec leur premier spectacle, qui nous a montré un duo dynamique qui joue un rock psychédélique intéressant.

J’ai conclu mon festival en me rendant au Café Chaos pour le lancement d’album du groupe hard rock Easy Aces. Ils ont offert une performance solide et ont mis une belle ambiance de party avant de laisser la place à Red District, qui ont conclu la soirée. C’était une fin explosive qu’ils ont donnée au festival, en montant sur scène pour la dernière fois.

La première édition du festival de musique vintage Anachronik a été un franc succès, dépassant de loin les objectifs des organisateurs et réunissant des groupes d’horizons tellement différents qu’il y en avait vraiment pour tous les goûts. Il y a de quoi se dire à l’année prochaine!

N’oubliez pas de consulter notre compte-rendu de la première soirée ici!

Photographes : Mihaela Petrescu, Joanne Fortier

Auteurs : Audrey Saucier, Phil Mandeville

Pour en savoir plus : Anachronik

Anachronik 2013 – Soir 1 @ Montréal

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26 avril 2013 – Le festival de musique vintage Anachronik a présenté sa première édition dans le Quartier Latin, présentant 26 groupes dans sept salles de spectacle en deux soirs devant 3000 personnes. Du rockabilly au glam metal en passant par le prog rock et le grunge, les organisateurs de Jaune Prodz nous ont fait revivre la musique de la deuxième moitié du vingtième siècle. Voici un coup d’oeil sur la musique du passé de nos reporters, qui ont trouvé le moyen de couvrir la grande majorité des spectacles du festival.

L’aperçu d’Audrey

@ Club Soda

The Cheap Thrills

Ce sont les Montréalais de The Cheap Thrills qui ont ouvert le bal au Club Soda avec leur glam rock  des années ’70 complètement déjanté, et les festivaliers ont eu droit à tout un show !  Avec leur énergie monstre et leur attitude digne des plus grandes stars du rock, ils ont su mettre le feu à la foule qui en redemandait toujours plus.  Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y être, c’est très certainement un band bien de chez nous à découvrir !

The Blushing Brides

Le gros morceau de la  soirée était sans aucun doute The Blushing Brides avec son hommage aux Rolling Stones. Dans la foule, clash des générations ; autant de jeunes venus (re)découvrir la musique des Stones live, que de gens qui étaient venus rendre hommage aux idoles de leur jeunesse composaient cette foule hétéroclite mais énergique. Malgré une excellente présence sur scène et l’enchainement de nombreux succès bien exécutés, le courant n’a cependant pas semblé totalement passer entre les fans et le groupe.

 

@ l’Alizé

Bloodshot Bill

Véritable one man band, Bloodshot Bill nous a livré une solide performance sur la scène de l’Alizé en fin de soirée. Armé de sa guitare, de sa grosse caisse et de sa cymbale,  il a su électrifier la foule peu nombreuse mais très réceptive en enchaînant ses chansons à un rythme parfois étourdissant, s’arrêtant à quelques reprises pour prendre les demandes spéciales de l’assistance. Du rockabilly bien greasy, comme on l’aime !

L’aperçu de Phil

Je me suis promené entre les Foufs, le Saint-Ciboire, l’Abreuvoir et le Café Chaos pour m’offrir la plus vaste expérience que le festival avait à m’offrir. Aux Foufs, c’était une belle soirée rockabilly où les pompadours et les robes à pois étaient à l’honneur. The Maü Maü ont ouvert le bal avec un psychobilly étrange, agrémenté par un thérémine, ancêtre de la musique électronique. Matchless ont offert une performance plus rapide et agressive, qui a fait danser quelques personnes dans l’audience, et la soirée a été conclue par The Brains avec le lancement de leur nouvel album, The Monster Within. Une performance toujours énergique, le nouvel opus ayant en plus amené beaucoup de compositions intéressantes à leur setlist.

Je me suis ensuite rendu à L’Abreuvoir pour le lancement d’album du groupe Be Astronaut, un jeune power trio qui lançaient eux aussi un album intitulé The Empire. Ils donnent un spectacle très énergique, avec des compositions intéressantes très proches de ce qui a été produit par les légendes du prog rock canadien Rush dans leurs jeunes années.

 

Au Saint-Ciboire, BODYSHAKES ont performé leur musique, un mélange de Led Zeppelin et Wolfmother, devant une salle presque vide. Ils ont plus remarqué l’oeil de notre caméra et mon carnet de notes que la poignée de personnes au bar… La salle s’est remplie lentement mais sûrement pour le grunge à la sauce prog de KinnKajou, le rock à tendance acide des quatre musiciens de Two Green Cats, et le groupe hommage au rock des ’70s The White Wedding.

J’ai passé aussi une bonne partie de ma soirée au Café Chaos, dans l’ambiance glam rock de Dirt Cake qui ont présenté une musique surprenamment lourde pour le genre. Le groupe Rusted y ont aussi présenté leur nouvel album Rock Patrol,  devant une salle pleine à craquer. Ils ont joué devant un backdrop de tissu au motif léopard, représentant parfaitement le kitsch qu’ils infusent dans leur musique.

N’oubliez pas de consulter notre couverture de la seconde journée du festival ici!

Photographes : Mihaela Petrescu, Joanne Fortier, Paul Blondé

Auteurs : Audrey Saucier, Phil Mandeville

Pour en savoir plus : Anachronik

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