Category: Album

Issfenn – Mordwand Critique d'album

Parfois les bureaux de Thorium Canada™ sont tellement encombrés de photographies de Paul et Thomas que l’on peine à retrouver le chemin vers la voûte où se trouve les albums promotionnels que l’on reçoit. M’étant pour une fois enfin retrouvé seul dans ces coquerons labyrinthiques et obscurs dignes de l’ancienne ferme de Pawtuxet j’ai pu mettre la main sur un grimoire que je convoitais depuis un moment. Plus d’un mois après la sortie initiale de l’album Mordwand, du duo montréalais Issfenn, nous nous attardons à ces inquiétantes incantations.

Sans tarder, le ton est donné et on comprend dès les premières notes qu’Issfenn ne se complaît pas à faire dans la dentelle. Bien au contraire, leurs compositions primitives et sans compromis pourraient rappeler les américains de Uada. Autrement dit, un Black Metal mélodique cru dans la lignée de Dissection. C’est direct avec un son typique d’un Black Metal contemporain qui évoque Nordjevel.
Toutefois, c’est un album assez homogène qui a peu de variations tant dans le registre des vocaux que dans les compositions. Issfenn ne réinventent pas le genre mais le maîtrisent parfaitement et jouent avec ses paramètres de manière à y rester fidèle sans tomber dans le cliché. C’est une bonne dose de Black Metal bien gras et sans prétention. Parfois, la cohésion d’un album est marquée par une redondance positive et une approche de complexité dans la simplicité. Ce qui est le cas dans le sujet de cette chronique.

Ce type d’offrande m’embête car bien que Mordwand soit plus que digne de mention, il pourrait étrangement passer sous le radar dans la mouvance actuelle de 2019 où le Tech Death est dans un Âge d’or et où les nouveaux noms qui retiennent l’attention y vont de mélange de genres plus ou moins réussis. Il est sans surprise que cette galette sera très prisée auprès des puristes du genre mais elle ne sera pas un phénomène passager tel que Zeal And Ardor ou même Deafheaven.


Note: 6 / 10
Format critiqué: mp3
Sites Web: Bandcamp | Issfenn.com
Date de parution: 26 avril 2019

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Rainer Landfermann – Mein Wort in Deiner Dunkelheit Critique d'album

Le nom de Rainer Landfermann devrait se passer de présentation mais pour le bénéfice de tous nous vous présentons le vocaliste de l’album Dictius Te Necare de Bethlehem et du groupe Pavor. Par la présente, je me dois de remettre les pendules à l’heure en mettant carte sur table avec le groupe Bethlehem, probablement l’un des noms hors Norvège des plus importants dans le Black Metal. Rien de moins. Ils étaient avant-gardistes avant l’arrivée de l’Avant-garde Métal. Bref, l’album précédemment cité, Dictius Te Necare, est un essentiel et tout fan de Black Metal se devrait de connaître du moins cette pièce qui peut facilement siéger auprès de De Mysteriis Dom Sathanas. Voilà, c’est fait et ce qui est dit est dit.
Rainer Landfermann, est l’une des voix les plus distinctives du Métal tel Attila Csihar il a son approche bien à lui. Ses explorations vocales sont uniques passant du chant au cri dément en peu de temps tel une Diamandas Gallas sans l’effet Opéra de cette dernière.

Bien que par le passé Landfermann a fait dans le Black Metal, avec Mein Wort in Deiner Dunkelheit il expose son âme à vif avec l’album le plus personnel et abouti qu’il n’a jamais enregistré. Passant du free jazz, au classique, au Black Metal et aussi bien par l’Avant-garde Métal on est dans un tourbillon surpassant nettement les barrières des genres et de l’expérimentation. Autant certaines pièces comme Genius Drang ont une structure digne du Métal progressif, autant la pièce Ursprüngliches rappelle une pièce de jazz feutrée et bercée par les cris perçants de Landfermann et le piano de Pablo Held, rappelant le jeu de Vince Guaraldi, rythmé avec retenu par la batterie de Jonas Burgwinkel.

Transcendant le simple concept que peut représenter un album de Métal, Landfermann offre à tous les aventureux une œuvre d’art. Ce dernier est, après plusieurs écoutes attentives, l’un des grands artistes oubliés du Métal. La phrase suivante ne sera pas écrite très souvent par ma plume mais sans gêne je déclare que Mein Wort in Deiner Dunkelheit est un chef d’œuvre.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 19 juin 2019

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Ossuaire – Premiers Chants Critique d'album

Place à l’hérésie avec le premier album du groupe montréalais Ossuaire! Intitulé Premiers Chants, la sortie de cet opus est prévue le 26 avril 2019 chez Sepulchral productions, label dont la réputation n’est plus à faire dans le milieu du Métal Noir Québécois. La jeune formation est composée de Hérésiarque au chant, Atrocité à la guitare, Charnier à la batterie et Spectre à la basse.

Cette œuvre représente une véritable ode à la noirceur où la religion est omniprésente. L’ouverture se fait sur un son de cloche avec le morceau Premiers Chants. La rythmique agressive et le chant glacial ne sont pas sans rappeler un mélange de Monarque, Gevurah et Sorcier des Glaces. L’enchaînement avec La Procession des Flagellants passe inaperçu en termes de composition. On notera tout de même des chœurs plus prononcés en fin de morceau. Continuant sur la même lancée, le titre La Flamme noire de Ge’henom introduit des passes plus mélodiques fort appréciables. Fait intéressant, le nom « Ge’henom » renvoi à la vallée de Hinnom, au sud de Jérusalem, connue pour les sacrifices des « premiers-nés » offerts au dieu Moloch par le peuple des Ammonites.

Suite à cette vague de violence, arrive une étonnante rupture avec le titre Exhortation. Sur fond de guitare acoustique, Hérésiarque nous offre un chant clair et grave aux allures d’une procession funèbre. Les paroles, sous forme de poème en prose, retracent le discours d’un chef de guerre romain prêt à anéantir le monde chrétien. Toujours dans la thématique du profane, la piste Saints Céphalophores revient à un métal noir que je qualifierais plus de traditionnel. Les phases rapides martelées de blasts beat alternent avec des passages plus lents et mélodiques. Il faudra attendre la fin de l’album et le chef d’œuvre de 11 minutes La Grande Apostasie pour savourer pleinement cet album. Tout le savoir-faire du groupe y semble concentré en un morceau. Les sonorités épiques nous transportent vers la pleine montée en puissance de l’Antéchrist, adulé par un peuple d’apostats. Enfin, la musique s’atténue sur fond de dark ambiant qui ne dénote en rien avec l’univers lugubre que nous venons de traverser.

En résumé, les membres d’Ossuaire ont officié avec succès en nous délivrant un son de qualité qui n’a rien à envier aux plus grands. Cet album plaira définitivement aux amateurs de métal noir à la fois attachés au « Trve Style » et en recherche de nouveautés.

Auteur : Kevin Rollet

2019 – Déjà un quart d’année dans le Métal – Partie 3 Les meilleurs albums de Métal début 2019 selon notre critique maison Michaël Parent

 

Déjà un Quart d’année de 2019 et voici un quatuor de courtes critiques d’albums à découvrir.

Męka – Ending My Life To Destroy Yours

Commençons par un groupe de l’Ohio, qui fait dans le mélange du Black Metal, du Crust et du Noise. Leur musique est faite pour être répulsive et à la fois étouffante. Les trois pièces se trouvant sur cet opus sont d’une lourdeur tel Neurosis, d’une laideur tel King Apathy et Young And In The Way et d’une atmosphère digne de Noise Trail Immersion ou Converge. J’adore ce genre de mélange de saveurs aigres et amères qui à la fois est presque imbuvable mais que l’on est incapable de s’arrêter d’en consommer.
Malgré toute cette laideur, le pacing des pièces est bien balancé, aucune longueur et pas de place à la répétition. Force est d’admettre, que même pour des amateurs de Metal il ne plaira pas à toutes les oreilles mais l’idée n’est pas de faire consensus mais plutôt de plaire à un cercle d’initiés enclins à être conquis par cette violence. Bref, je serai très curieux de voir la progression de ce band de Cleveland.

Note:
8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Redefining Darkness Records
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 15 février 2019

Destroyers Of All – The Vile Manifesto

On se dirige maintenant vers le Portugal avec Destroyers Of All, dont j’avais fait la critique de leur album précédent, Bleak Fragments, avec beaucoup d’éloges. Ils font dans le Technical Death Metal (Tech Death) avec des insertions de musiques latines. Autant l’opus Bleak Fragments m’avait beaucoup impressionné pour ses éléments progressifs, autant The Vile Manifesto est plus dépouillé et concis que son prédécesseur. En plus de cela, il est plus violent et plus agressif sans tomber dans le Brutal Death Metal. Les éléments mélodiques sont exploités plus en profondeur et on semble voir que le band explore autre chose que ce qu’il a déjà fait. Leur parcours me force à dire que s’ils mettent à profit les éléments progressifs et techniques de Bleak Fragments avec les éléments mélodiques et agressifs de The Vile Manifesto ensembles on risque d’avoir un album balancé et possiblement sans faute. Ils possèdent tous les ingrédients pour le succès, il s’agit qu’ils créent leur recette avec ceux-ci.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Auto-produit
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 2 février 2019

Andeis – Servants Of The Cold Night

Tout droit sorti du Portugal également, Andeis est un acte Black Metal dans son état le plus primitif. On peut difficilement faire mieux dans l’adaptation de la seconde vague de Black Metal quand on pense à Dark Throne de sa période de la Unholy Trinity (A Blaze In The Northern Sky, Under A Funeral Moon et Transylvanian Hunger). C’est dans cet état d’esprit que Andeis recrée sur Servants Of the Cold Night avec des riffs mélodiques, une batterie distante et des voix caverneuses. La pochette de l’album accroche notre œil, elle est ornée d’une œuvre de Adam Burke qui selon l’auteur de ces lignes est l’une des plus jolies pochettes de 2019 jusqu’à présent. Mystérieuse telle la musique de Andeis, sombre comme la nuit laissant présager un culte maudit dans un lieu dont on n’ose à peine évoquer le nom, Servants Of The Cold Night veut rallier les points de l’esthétique et de l’essence du Black Metal. C’est brut, c’est bon mais n’allez pas voir plus que ça car la formule reprise à maintes fois est utilisée tel quel..

Note: 6 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette:
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 22 mars 2019

Totaled – Lament

L’étiquette de disque Profound Lore Records est perçue comme assez en amont des scènes Métal par certains ou trop hipster pour d’autres. Je me situe plus près des premiers, plusieurs des titres reçus en promo par cette étiquette se retrouvent dans les plus écoutés de ma part. Totaled, qui semble vouloir embrasser un courant actuel du Black Metal qui vogue près du Hardcore, Crust Punk, arrivent avec Lament comme un coup de poing dans le milieu de la face. Des Blast beats et du D-Beat à se garocher dans les murs et un son sale vous attendent. Bref, on est quand même assez loin du Black Métal norvégien. Le plus près de ce que Totaled sonne serait selon moi l’excellent band Woe dont j’ai déjà critiqué en 2017 l’album Hope Attrition. Toutefois, Totaled pourrait être qualifié de band Grindcore si ce n’était pas des guitares mélodiques dignes de Uada. Si certains de ces noms de groupes vous titillent je vous recommande fortement Lament de Totaled.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Profound Lore Records
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 29 mars 2019

**Tous les albums inclus dans les chroniques de cet auteur ont été envoyés gracieusement par des agents de promotion représentant ces artistes. **

Auteur : Michaël Parent | Facebook

2019 – Déjà un quart d’année dans le Métal – Partie 2 Les meilleurs albums de Métal début 2019 selon notre critique maison Michaël Parent

Caustic Vomit Festering Odes to Deformity

Nul besoin de vous dire que Caustic Vomit ne fait pas dans la dentelle avec son Death Metal lent, pesant et assourdi. Venant de Cleveland, Ohio leur son est tellement gras que l’on croirait écouter un album de Crust Punk mélangé à du Black Metal atmosphérique. Faites-vous une grosse pizza bien graisseuse, avec des Pabst « tablette » et faites tourner ce disque qui vous décrottera les oreilles.
Il est à noter la présence de moments où la lenteur de Immure In Devoring Rot donne le ton à tout ce carnage où les voix sont si basses tel un murmure on sent que l’on assistera à une prestation sans demi-teinte.
Il y a quelque chose de pur dans cette musique, qui bien que répugnante pour la plupart des non-initiés, reste comme un son digne de l’essence même du Death Metal.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Redefining Darkness Records
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 15 février 2019

The Flaying – Angry, Undead

Des petits gars bien de chez nous, The Flaying, de la Ville de Québec poussent la note du Death Metal dans ce qui se fait de bien brutal. Autant ils excellent dans la brutalité et la variété de leur groove autant leur technique est irréprochable. Angry, Undead est satisfaisant car des breakdowns ont été insérés et les compositions sont loin d’être monotones. Honnêtement, toutes les fois que l’album se conclue je le réécoute car je n’arrive pas à m’en lasser. À la quantité de promos et d’albums que l’on écoute c’est un exercice qui est très peu commun. Bref, le Québec n’est peut-être pas le plus grand fleuron du Death metal, mais lorsque l’on en produit il est de qualité.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Hidden Marly Productions
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 22 mars 2019

Unendlich – Thanatophobia

Ce bijou, s’il en est un, est un mélange de Black Metal et d’Avant-garde me rappelant par instants Thy Catafalque et à d’autres moments le USBM (Black metal états-unien). Le tout est orchestré par Michael Connors qui tapisse Thanatophobia avec des moments surprenants chantés de type crooners et des instants de défoulement intenses. C’est une galette qui est tout sauf redondante pour notre plus grand bonheur. Quoique le Black Metal plus orthodoxe soit encore bien établi, vous le verrez dans les prochaines parties de cette série, il est rafraîchissant d’entendre une approche un tant soit peu différente.
Évidemment, les puristes vont crier à l’hérésie tandis que rien de mieux qu’une évolution. Surtout dans le cas de Unendlich, on sent que leur son a pris forme et qu’il est bien exploité dans cette dernière offrande.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Horror Pain Gore Death Productions
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 1 février 2019

Auteur : Michaël Parent | Facebook

2019 – Déjà un quart d’année dans le Métal – Partie 1 Les meilleurs albums de Métal début 2019 selon notre critique maison Michaël Parent

Déjà un Quart d’année de 2019 et voici un trio de courtes critiques d’albums à découvrir.

Equipoise – Demiurgus

Après un lent début d’année 2019, le Métal nous offre enfin quelques bons titres à se mettre sous la dent. On débute avec Demiurgus du groupe Equipoise composé de membres de plusieurs groupes très encensés et talentueux notamment de Chthe’litist, Beyond Creation et autres. Comme vous l’aurez deviné avec la provenance de ses membres, Equipoise œuvre dans le Tech Death moderne ultra maîtrisé.

L’ouverture au piano semble être seulement une intro qui se transforme en duo avec la basse fretless de Hugo Doyon-Karout (Beyond Creation) joint peu après par les guitares de Nick Padovani, Sanjay Kumar (Wormhole) et Phil Tougas (Chthe’litist) et la batterie de Chason Westmoreland (ex-Hate Eternal, ex-The Faceless) qui suivent ces tempos dignes du free-jazz. Bref, je pourrais aisément faire mes huit phrases minimum avec l’énumération des membres et des collaborateurs ainsi que les groupes à qui ils appartiennent. Toutefois, la musique surpasse cette manne de groupes Tech Death. C’est pratiquement un We Are The World par le monde du Tech Death tout en étant rafraîchissant, raffiné et décoiffant à souhait. Un grand album qui marque le premier quart de l’année 2019 et qui reprend la lancée du Tech Death de 2018.

Note: 9 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: The Artisan Era
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 8 Mars 2019

Telümehtår – The Well

Sombrons désormais du côté sombre du Métal avec une offrande tout droit issue de la Normandie. Fruit d’un seul homme Lord Telümehtår, original n’est-il pas, Telümehtår est un nouveau nom pour moi. C’est une belle découverte que ce deuxième album qui promet sur le futur de cet artiste. Dans la veine des Uada et Mgla, voici Telümehtår avec un Black Metal mélodique, saturé et sans compromis. The Well est un album avec une belle homogénéité et un élan qui ne s’essouffle que très peu avec son attitude pédale dans le prélart. Évidemment, on ne réinvente pas le genre ici et même si l’on pourrait les qualifier de copie des actes mentionnés plus haut, Telümehtår réinterprète de manière inspirée ce genre. Avec tous les sous-genres du Black Metal qui fait vomir certains puristes, on sent un retour aux sources avec une attitude proche du mystère et de la simplicité dans les compositions et l’exécution. On peut extrapoler et même avancer que ce projet solo se concentre littéralement sur ce qu’il maîtrise et ici c’est la pureté même d’un son cru et convaincant.

Note: 7 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Hidden Marly Productions
Sites Web: Bandcamp
Date de parution: 16 février 2019

Wretched Fate – Fleshletting

Tel qu’évoqué précédemment, 2018 a été une année faste pour le Death Metal. Les Suédois de Wretched Fate nous rappellent qu’il y a encore de l’excellent Death Metal provenant de cette contrée et nous font oublier les égarements de In Flames. J’aurais aimé pouvoir définir Fleshletting par un genre ou un sous-genre du Death Metal mais j’aime encore mieux le fait qu’ils se définissent difficilement que par une étiquette. Leur son navigue entre le Death Metal dit de la vieille école, le son Swedeath défini par Entombed. Ajoutez à cela des touches plus techniques dignes des envolées de Atheist et Death qui donnent un ton contemporain aux autres éléments cités plus haut qui auraient facilement donné un aspect rétro à cet album. On doit se détromper, on est loin des bands qui œuvrent dans le Death Rétro avec Wretched Fate. Il est pertinent de mentionner au passage que c’est le premier album reçu en promo en 2019 qui a été d’intérêt à l’avis de l’auteur de ces lignes. La production est bien grasse en plus de sonner telle une tonne de brique sans en être assourdie.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: Redefining Darkness Records
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 22 février 2019

Auteur : Michaël Parent | Facebook

Overkill – The Wings Of War Critique d'album

Overkill est de retour avec un nouvel album intitulé The Wings Of War, un premier avec le batteur Jason Bittner (Shadows Fall)Le travail de ce dernier n’est pas révolutionnaire, mais on remarque immédiatement qu’il énergise la musique du groupe. Reste maintenant à voir si cela sera suffisant pour satisfaire les attentes des amateurs.

Dès l’écoute de premier extrait (Last Man Standing), on voit que le groupe continue à miser sur une mélodie intense et agressive. Une chose est certaine, Overkill ne fait pas dans la dentelle et vise la jugulaire immédiatement. Head Of A Pin fait quant à elle penser à du Black Sabbath sur stéroïde avec sa lenteur et sa pesanteur. De plus, on ne peut passer sous silence les cris impressionnants de Blitz à la fin de ce titre. Il est difficile de croire qu’il est encore capable de faire cela alors qu’il frôle la soixantaine. Comme tout le monde le sait,Overkill aime bien injecter une dose de punk dans leur musique, cela est particulièrement visible sur la pièce Welcome To The Garden State. Celle-ci est tellement rassembleuse qu’il est facile d’imaginer qu’elle sera jouée pendant le rappel afin de clore les festivités lors de leur prochaine tournée. Le thrash rapide et agressif est à son meilleur sur les titres Believe In The FightBatshitcrazy et Out On The Road-Kill. Mais que dire de Hole In My Soul placé à la fin de l’album avec sa puissante musique technique et remplie de hargne, comme Overkillle fait si bien. L’album contient aussi quelques pièces plus lentes comme Distortion et Where Few Dare To Walk, qui donnent plus de visibilité à la basse de DD Verni. Malgré ce changement de tempo et une plus grande complexité, ces dernières sont quand même très intéressantes. Prendre note que version digipak de l’album contient la pièce supplémentaire In Ashes. Malheureusement, ce titre n’a rien pour attirer les amateurs à dépenser quelques dollars de plus. On dirait que celui-ci est un ajout de dernière minute provenant des restants de l’album précédent.

Cela dit, The Wings Of War est un autre très bon album et démontre qu’Overkill vieillit très bien, et ce, même s’ils ne réinventent rien. La production est moderne, mais le groupe reste fidèle au style direct qu’ils préconisent depuis la dernière décennie, ce qui devrait ravir les amateurs de longue date.

Note : 8.5 – Pourquoi changer une recette gagnante!

Auteur : Albert Lamoureux

Within Temptation – Resist Critique d'album

Cinq ans après leur dernier album, Within Temptation est de retour avec un nouvel opus intitulé Resist. Ce dernier était prévu pour la fin de l’année dernière, mais a finalement été repoussé pour le début de cette année dû à des problèmes lors de la production, ou pour ne pas faire concurrence à l’album solo de Sharon (My Indigo).

On remarque immédiatement que le style musical de cet album est différent des albums précédents. La musique s’éloigne encore plus du style gothique qui était l’essence du groupe et s’apparente davantage à un style moderne qui est centré sur le rythme au détriment de la mélodie. Malgré cette évolution, la puissante voix de Sharon est encore une fois le point central de l’album. On retrouve bien entendu quelques chanteurs invités comme Jacoby Shaddix (Papa Roach) sur The ReckoningAnders Fridén (In Flames) sur Raise Your Banner et Jasper Steverlinck sur Firelight. L’écoute de l’album débute avec des titres entrainants, mais le dynamisme s’estompe rapidement pour laisser place à une musique lente et sombre. Les pièces Supernova et Mad World ressortent du lot avec leur style populaire faisant penser à la musique préconisée par les formations Amaranthe ou Evanescence. La pièce Mercy Mirror est quant à elle une belle balade qui donne beaucoup d’espace à la voix de SharonTrophy Hunter est le titre qui s’apparente le plus au vieux matériel du groupe, mais c’est tout simplement trop peu, trop tard pour satisfaire les amateurs qui suivent le groupe depuis longtemps.

Resist est une évolution du style musical du groupe vers un son moderne et moins symphonique. Les amateurs de longue date auront de la difficulté à accepter ce changement qui est davantage centrée sur le rythme et il leur faudra certainement plusieurs écoutes avant d’apprivoiser cet album. Ce nouveau style cinématographique devrait cependant bien passer en spectacle avec le soutien d’une présentation visuelle.

Pour les collectionneurs, prendre note que l’édition limitée inclut un second disque qui contient la version instrumentale de l’album.

Note : 6.5 – Un nouveau départ ou une erreur de parcours?

Auteur : Albert Lamoureux

Ulthar – Cosmovore Critique d'album

Cette critique se doit de débuter par une confession, j’ai une fixation sur la couleur orange. Bien qu’en tant qu’analyste musical je devrais suivre la ligne dure de ne jamais juger un album par sa pochette, je dois avouer que si un album arbore cette couleur que l’on lie habituellement à l’Halloween, à la sécurité et aux travaux routiers j’ai toutefois un préjugé favorable même avant la première écoute. Ainsi, la pochette de Cosmovore qui se veut une illustration digne d’une nouvelle de H.P. Lovecraft, auteur fétiche des trve Métalleux. Le trio d’Oakland qu’est Ulthar fait partie d’une mouvance issue des légendaires Américains de Absu et d’une culture de plusieurs décennies de Death métal.

Comment décrire cet album sinon avec des genres qui sont littéralement fondus ensembles; le Black métal, le Death métal et le Thrash métal. Et ce, à la sauce totalement chaotique tellement qu’on en vient à chercher les structures des pièces. À cela, additionnez une production assourdissante comme un mur de brique. Là vous vous dites cet album sera probablement démolit et on passe au suivant. Rien n’est moins vrai. C’est-à-dire, derrière ce déluge auditif, certes assez homogène, mais qui s’allie étrangement bien avec les thèmes de Lovecraft à propos des civilisations pré-humaines, de l’étrange et de l’innommable.

C’est avec beaucoup de critique et de réserve que j’apprécie cet album et que j’aime le critiquer car il est loin d’être excellent. Néanmoins, la proposition est intéressante et la pièce ultime Dunwich Whore est magistrale. On imagine Yog-Sothoth faisant sa sale besogne avec cette trame d’une inhumanité inouïe et qui annonce la quasi extinction de notre race. Bref, Ulthar ne fait pas de quartiers ni dans la dentelle mais on a droit à un défoulement en règle.

Note: 8 / 10
Format critiqué: mp3
Étiquette: 20 Buck Spin
Sites Web: Bandcamp | Facebook
Date de parution: 9 novembre 2018

Auteur : Michaël Parent | Facebook

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