Electro Alternativ #15 : Notre bilan du festival @ Toulouse (France)
L’Electro Alternativ, c’est ce festival qui a commencé en 2005 sur les bords du Lac de Sesquières, avec deux jours de festivités intensives où se mêlaient déjà plusieurs genres. Après ça, année après année, le festival s’est imposé dans la ville rose, pour s’installer pendant un temps au Bikini notamment, puis dans plusieurs salles, pré-destinées ou non à ce genre de musique. De plus, le festival s’est étoffé dans le sens où il propose dorénavant des projections de films et documentaires, des conférences, ainsi que des workshops, le tout dans une logique alternative et locale. Du coup c’est un véritable voyage itinérant que l’on entreprend sur trois petites semaines, où la qualité se mêle à la quantité, et ce de manière on ne peut plus naturelle. Retour donc sur un festival sur lequel il n’y a pas grand chose à redire.
Tout a commencé cette année le 5 septembre au Théâtre Garonne, lieu atypique qui a accueilli une soirée qui l’était tout autant. En effet, pour lancer les hostilités, l’asso Regarts (derrière l’Electro Alternativ depuis ses débuts) avait programmé une soirée gratuite avec deux artistes inconnus au bataillon et qui gagneraient pourtant à être connus. Le premier, Martin Messier, est un artiste pluri-disciplinaire qui se plaît à mélanger son, lumière, scénographie et chorégraphie afin de transcender la matière, le temps et le champ audiovisuel. Pour cela, le canadien nous présentait ce soir là Field, projet où l’invisible devient visible, où les ondes magnétiques deviennent sonores et où l’impalpable devient concret. C’est avec deux panneaux en métal, quelques câbles et quelques spots de lumière qu’il nous embarque dans son univers dont on ne pourra s’extraire, et surtout dont on ne sortira pas totalement indemne. Il nous semble en effet avoir été transporté dans une autre dimension où il n’y plus de notion de corps, de matière, de temps et d’espace. Je ne veux pas trop en dévoiler ici car je pense que la surprise est essentielle pour apprécier cette performance à sa juste valeur mais tout ce que je peux dire, c’est que Martin Messier est parvenu à nous plonger dans un état de semi rêve éveillé où la beauté a touché de très près la magie.
C’est ensuite l’artiste français Incandescent qui a pris le relais, pas évident après un tel moment suspendu. Et puis il faut dire que la configuration n’a pas été de son côté ce soir-là . En effet, si sa musique, aux confins de plusieurs genres tels que la synthwave, l’indus, voire la post dubstep par moment, a tout pour plaire et pour maintenir sans problème une foule éveillée, le fait d’être assis a profondément ramolli l’assistance au point de quitter les lieux, ou bien de s’assoupir dans les fauteuils confortables de la salle. Dommage car lui aussi, à travers sa musique uniquement (il n’y avait aucun visuel) nous a fait faire de beaux voyages, que ce soit dans la désolation de villes post apocalyptiques ou d’ambiances désertiques qui auraient fait une parfaite BO pour Dune. Du coup, on ne peut que souhaiter recroiser la route de l’artiste, et ce dans de meilleures conditions, afin de lui renvoyer toute l’énergie qu’il nous donnait de par ses sourires sincères.
Monolithe Noir
Une petite semaine de pause, et me revoilà dans une salle obscure pour la suite de l’évènement qu’est ce festival. Et pour cela, rendez-vous était pris au Rex pour la double soirée Monolithe Noir et Oktober Lieber. Le premier, bordelais d’origine parti s’installer sur Bruxelles il y a quelques années, a commencé sa carrière musicale en 2010 avec son projet pop Arch Woodmann. Se trouvant limité dans la ville de nos traîtres (fallait bien que je le dise), c’est en découvrant la Belgique et ses campagnes désolées que l’inspiration électronique lui vient et qu’il se lance dans l’analogique afin de nous délivrer une techno à la fois sombre et mélodique. En ce mercredi soir, il est accompagné d’un batteur, et c’est devant un public clairsemé mais conquis d’avance qu’Antoine Pasqualini de son vrai nom, derrière toutes ses machines et autres synthés modulaires dont il affirme ne pas vraiment savoir se servir, va nous plonger dans un voyage aux mille nuances. Le set démarre en effet sur une nappe techno avec une basse si forte qu’elle fera reculer les premiers rangs. Les quelques premières minutes sont d’ailleurs un peu chaotiques niveau son, on sent qu’il faut mettre tout ça en place. Heureusement, c’est fait très rapidement, et dès le deuxième morceau, malgré quelques petits couacs pendant le set, notamment au niveau de la batterie, ou encore des transitions un peu maladroites, on pardonne tout tant il y a du cÅ“ur dans cette musique. Et elle est surtout foutrement efficace ! Avec juste un écran, un cercle coupé en deux en son centre, et des images hachées digne de bonnes vieilles VHS diluées dans de l’acide, le franco-belge nous transporte pendant 50 minutes dans des univers divers et variés, et ce grâce à des sons qui nous rappellent autant les jeux vidéos old school que le son des débuts de Majeure, en passant par une formule peu usitée entre krautrock et math rock version électronique, le tout parfois relevé par du chant. Du coup on ne voit pas du tout le temps passer, on s’émerveille même carrément parfois, et on est presque tristes que ça ait une fin.
Lien galerie :Â https://thoriummag.com/oktober-lieber-monolithe-noir-photos/
Oktober Lieber
Heureusement Oktober Lieber (“cher octobre”) est là pour nous la faire oublier. Ou elles auront essayé en tout cas. Beaucoup plus brute que celle de Monolithe Noir, la techno des deux françaises mise plus sur la puissance du BPM que sur la mélodie, ce qui nous fera forcément moins voyager. Il y a pourtant, et presque étrangement, pas mal de sensibilité dans ce qu’elle nous propose ce soir, notamment en milieu/fin de set avec le titre Noir Piscine, véritable petit bijou électro où le rythme ralentit et où la voix de Marion Camy-Palou se fait plus douce (les deux passent en effet une partie du set à chanter tout en modifiant leurs voix à souhait, via un vocodeur notamment). Cette sensibilité, elle est sûrement amenée par Charlotte Boisselier également dans Ambeyance, duo synth-pop plein de couleurs flashys et de paillettes (l’autre paire de mains ayant un projet plus radical encore, j’ai nommé Deeat Palace). En tout cas les deux se complètent à merveille, s’éclatent sur leur multitude de machines analogiques, et si l’ensemble manque un peu de nuances, il faut bien le dire, on se réjouit à l’idée de les revoir un jour dans un contexte peut-être plus à même de mettre en lumière (noire) leur musique, comme un club berlinois où sueur, fumée de clopes et corps se mélangeraient dans les heures tardives de la nuit. Par exemple.
Dès le lendemain, je continue dans ma lancée électro dark avec la performance de Mondkopf. Changement de lieu et pour le coup vraiment d’ambiance, car le festival a programmé ce concert dans l’auditorium du Centre Culturel Bellegarde, soit une salle on ne peut plus sobre pouvant contenir une centaine de personnes maximum. Au fond de celle-ci, une table avec un micro, deux MacBook Pro, des machines. À l’arrière, un écran surplombe le tout. Le concert démarre après une petite trentaine de minutes un peu fébriles, et c’est parti pour une heure de voyage fait de contemplation mais aussi de larmes. Le dernier album que vient nous présenter le toulousain ce soir (dorénavant sur Paris) s’intitule How Deep Is Our Love? et c’est en effet la question qui nous taraude pendant tout le set alors que l’on se balade dans des paysages quasi désertiques où les geysers en ébullition se succèdent aux flancs de mer en furie. Le public s’assoit au fur et à mesure du concert afin de mieux se plonger dans cet univers à vif qui ne nécessite rien de plus que deux paires d’yeux et d’oreilles. On se laisse donc docilement trimballer, l’œil humide, dans cet univers abrupt et délicat, fait de tant d’amour et de beauté que ça nous en arrache le cÅ“ur. En tout cas j’y ai laissé quelques miettes du mien, c’est certain.
Foreign Beggars
Je finis mon marathon de la semaine au Metronum pour le concert de Foreign Beggars, groupe emblématique de la scène hip-hop/grime londonienne qui vient nous présenter son dernier album 2 2 Karma, et par là même occasion donner leur dernier concert français, celui-ci ayant décidé de rendre les armes après 17 ans de carrière. Pour l’occasion, ils sont accompagnés de leurs potes Virus Syndicate. Je ne m’étendrai pas sur leur set, ayant supporté leur dubstep ultra vénère et vulgaire le temps de deux morceaux à peine (mon sens du professionnalisme a tout de même ses limites). C’est donc 1h plus tard que je retourne dans la salle pour assister à ce qui devrait être une grande messe où l’énergie devrait faire trembler les murs et où les tubes devraient s’enchaîner. Devraient… Au lieu de ça, et ce dès le début du set, j’ai déchanté de voir le manque d’énergie des deux comparses au micro. Si la première fois que j’ai vu Foreign Beggars (il y a 9 ans au festival Skabazac), j’avais été impressionné par le dynamisme de Orifice Vulgatron, seul ce soir-là mais qui avait assuré pour 10, je constate immédiatement que 9 ans lui/leur sont passés dessus, et visiblement pas mal de drogues qui n’aident pas à se détendre les maxillaires… C’est donc les traits tirés que les deux passent leur show, se parlant à peine, voire s’ignorant, comme si toute leur complicité passée s’était envolée. Je ne sais pas ce qui est derrière la séparation du groupe mais il semblerait que ce soit assez personnel. Ou en tout cas un gros ras-le-bol. Niveau setlist, je n’ai pas bien compris leur intention non plus. Pour une dernière date, on est en droit d’attendre tous les gros tubes non ? Au lieu de ça, le duo a passé plus de la moitié du set à jouer des nouveaux morceaux, en y intégrant tout de même Badman Riddim (Jump) et un remix bien parfait de Flat Beat de Mr Oizo mais qui n’a malheureusement pas fait réagir grand monde (faute à un public trop jeune ?). Après il y a bien eu I Am Legion et Contact avec Noisia mais le climax de cette dernière fût entaché par une nana qui a eu la bonne idée de faire un stage diving pile à ce moment-là et donc le public, au lieu de se foutre sur la tronche comme il aurait dû, a préféré se rassembler à l’avant pour la porter, foirant complètement ce qui aurait dû être un beau moment… À côté de ça, il n’y a même pas eu de Shellshock ni de fameux wall of death propre à tous leurs concerts, aucun titre des vieux albums, et en plus ils ont passé tout le concert à nous mettre sur le dos le manque d’ambiance, comme si les gens payaient 25 balles pour se faire volontairement chier. Bref, je suis ressortie de là très amère, déçue et énervée, me sentant flouée comme rarement. Pour une date “banale” je dis pas, mais pour une dernière, ça avait quand même un léger goût de foutage de gueule…
Lien vers la galerie :Â https://thoriummag.com/foreign-beggars-virus-syndicate-photos/
Kompromat
Une petite semaine plus tard, nouveau lieu et nouvelle ambiance pour une soirée assez attendue de cette édition, celle de Kompromat au Bikini, soit le nouveau projet techno de Vitalic et de Julia Lanoë (ou Rebeka Warrior de Sexy Sushi, et qui officie également dans Mansfield.Tya). Mais cette fois, si l’on reconnaît, surtout en live, quelques touches du projet “majeur” du premier, il distille ici une électro qui lorgne très largement vers la techno indus 80’s qui a fait les heures de gloire de Berlin et ses clubs mythiques, effet renforcé par le chant majoritairement en allemand de la deuxième. Le set démarre avec la chanson qui ouvre l’album, Possession, troublante avec ses chÅ“urs d’enfants qui déclament que “nous ne sommes personne” et que “nous n’allons nulle part”, ses airs d’église, et qui d’un coup bascule vers ce que sera la prochaine heure et demie, soit une grosse déflagration de basses mises en lumière par des mélodies dark et belles à se damner. Dès lors, on sait aussi que visuellement, on va en prendre plein la vue, avec ce Kompromat en lettre majuscules à l’arrière de la scène, sobre et pourtant si efficace, et surtout ces lumières incroyables qui nous plongent dans des univers tantôt chauds avec le rouge, tantôt froids avec le vert, mais toujours de bon goût et de très belles qualités. Et c’est sans parler de ces lasers qui font barrière à l’avant de la scène, partant de part et d’autre de celle-ci, avec lesquels Julia n’aura de cesse de s’amuser, et nous de nous délecter. Musicalement, il y aura plusieurs temps forts pendant le set, de la violence et la lourdeur de Le goût des cendres où le public perd pied à la délicatesse de De mon âme à ton âme où Julia nous fait frissonner avec sa voix pleine d’humanité et d’amour en passant par le remix de La mort sur le dancefloor, premier morceau de Vitalic où les deux avaient collaboré et qui avaient tout renversé sur son passage à l’époque. Et entre tout ça, il n’y a honnêtement rien à redire sur la prestation, faite avec autant de professionnalisme que d’authenticité, où talent et amour se sont parfaitement entremêlé afin de nous donner ce qui aura été incontestablement le meilleur concert de cette édition. Du coup, on espère sincèrement que ce projet ne sera pas qu’un one shot et qu’on aura l’occasion de revoir ça sur scène, encore et encore. En tout cas je serai là pour de nouveau me couvrir le corps de bleus, soyez-en sûrs. De l’amour sur vos têtes Kompromat !
Lien vers la galerie :Â https://thoriummag.com/kompromat-corps-photos/
Trois jours après, c’est à l’évènement le plus atypique du festival que je me rends. En effet, l’Electro Alternativ a tenté cette année l’expérience de l’after, ou du concert au réveil, c’est selon, avec le projet Solarium de Maxime Denuc, en présence de Cindy Castillo, le tout dans L’église de Gésu, un dimanche à 10h du matin. Pas de boom boom cette fois, juste des nappes ambiantes où l’électronique se mélange subtilement mais merveilleusement bien à l’orgue, avec un son projeté des quatre coins de l’édifice, lui-même clairsemé d’une centaine de personnes, assise sur les bancs, en mouvement, ou allongés à même le sol de l’autel. Il règne ici une ambiance plus qu’apaisée malgré le côté pesant que peut avoir une église, et je passe plus d’une heure à me baigner dans ce son réparateur. Je ne pourrais pas vraiment m’attarder sur la composition elle-même, tant elle se vit et m’a transportée, physiquement et émotionnellement, dans des états inconnus jusque là en toute sobriété. J’ai réellement quitté les murs de l’église et je me suis retrouvée dans des bains de lumière où mon corps n’était plus composé de matière concrète… Oui oui, gros gros trip ! En tout cas je ne peux que remercier une fois de plus l’Electro Alternativ d’avoir proposé un projet aussi ambitieux car il a donné une autre couleur à mon dimanche. Et à bien plus que ce jour. Alors oui, définitivement, merci.
Et enfin, dès le lendemain, après 18 jours en mode marathon, il est temps de me diriger vers La Halle de la Machine pour la soirée de clôture pour laquelle l’Electro Alternativ a mis les petits plateaux dans les grands. Le festival a en effet invité pour l’occasion le grand Omar Souleyman, chanteur électro syrien encore jamais venu fouler nos terres roses, et ce dans ce lieu récent plein de magie et de machines où il n’y avait encore jamais eu d’évènements de la sorte. Pour ambiancer tout ça, nous avons eu droit à la prestation de Ioritz, artiste local habitué des célèbres soirées La Berlinoise qui a envoyé une techno bien lourde et dark pendant une heure avant la tête d’affiche, puis Glitter, marocaine vivant à Paris et qui a gardé éveillé jusqu’à 00h ceux qui en demandaient encore. Et si j’ai beaucoup aimé le set du premier, les deux autres m’ont laissé un peu indifférente. Pourtant il y avait pas mal d’ambiance pour Omar Souleyman mais voilà , il est 21h30, c’est lundi, et il n’est donc pas facile de rentrer dans l’ambiance me concernant. La dernière fois que je l’avais vu, c’était au Festival de Dour, en pleine après-midi, dans une atmosphère ultra moite et festive avec distribution de chech, alors forcément, j’en garde un tout autre souvenir. Cette fois, j’ai juste bien rigolé à entendre ces sons dignes de l’eurodance des années 90 (Daddy DJ et Vengaboys, vous étiez un peu parmi nous ce soir-là ), j’ai bien noté à quel point il ne servait à rien (en gros il reste statique sur scène, à ne faire rien d’autre que chanter derrière ses lunettes de soleil et parfois lever les bras en l’air en souriant mais c’est à peu près tout). Alors ouais, c’est fun mais bon, ça demande certaines conditions que cette soirée n’a malheureusement pas remplies. Puis il y a eu Glitter, et la moitié de la salle qui s’est faufilée à l’extérieur pour reprendre un peu ses esprits. Heureusement pour elle, une bonne partie est tout de même revenue pour écouter son set, mais personnellement j’ai été un peu déçue donc j’ai quitté les lieux au bout de peu de temps. En effet, je n’ai pas du tout assisté à ce à quoi je m’attendais, soit un bon mix électro/oriental comme on n’a pas l’habitude d’en entendre. Là ça m’a semblé assez basique, et moins efficace que Ioritz, alors je suis sortie. Mais là encore, je crois que je n’étais pas dans l’état d’esprit qu’il fallait pour apprécier complètement cette soirée. Ou alors j’en ai peut-être juste marre de la techno, qui sait. En tout cas elle n’a pas surpassé les autres, loin de là .
C’est donc après sept soirées dans sept lieux différents que ce festival se termine pour moi, et malgré quelques déceptions, je suis plus que ravie de ce que j’ai vécu. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai des hématomes aux bras et aux jambes, je me suis fait mal à la nuque, j’ai perdu pas mal de points de vie faute à un régime bière/frites/Redbull, mais j’en ai aussi pris plein la vue et j’ai fait de très belles découvertes, de lieux, de sons comme de gens. Alors sincèrement, je ne peux que m’incliner face à tout ce boulot effectué par Regarts pour organiser l’Electro Alternativ depuis tant d’années et de toujours rester aussi authentique. On se revoit l’année prochaine sans problème !
Auteure : Hélène
Photos : Antony
Fête de l’Huma 2019 – J2 : Shaka Ponk + Soprano + Les Négresses Vertes + Marc Lavoine + Lord Esperanza + ASM @ La Courneuve
Shaka Ponk à la Fête de L’humanité 2019
Après une soirée mouvementée, où les errances nocturnes ont perduré jusqu’à très tard dans les allées du parc Georges Valbon ; on se lève ce matin avec la volonté de profiter des stands, animations et débats largement proposés durant cette fête de l’Humanité. Après un petit déjeuner bien complet en Normandie, on se rempli le ventre à midi au Tarn avant de prendre une petite bière dan le Var : bref un tour de France des saveurs dont beaucoup ont l’air de profiter puisque la majorité des stands seront bien remplis toute la journée. Après un passage à l’Agora, où des conférences ont eu lieu toute la journée, on attaque notre programme musical directement sur la grande scène avec un peu de chanson française.
Marc Lavoine (16:15-17:25 // Grande Scène )Â
Marc Lavoine à la Fête de l’Humanité 2019
Au programme donc, Marc Lavoine et ses longues années de carrière. Lui qui disait tout récemment distribuer le journal de l’Humanité étant petit, sous l’éducation paternelle, il nous tardait d’entendre ce qu’il avait à dire sur le fait de jouer, des décennies plus tard, sur la grande scène du festival. Il ne se perdra pourtant pas dans de longs monologues, bien qu’étant visiblement très content de participer à cet événement. Musicalement aucune surprise : il reprendra tous ses classiques inévitables sans erreurs ni extravagances. De Elle a les yeux revolver à Toi mon amour, le public beaucoup plus nombreux que la veille à la même heure reprendra en chÅ“ur sa discographie. Un concert propre pour entamer ce deuxième jour.
Les Négresses Vertes (17:55-19h05 // Grande Scène )Â
Après un petit tour de site, nous retournons sur la même scène où Les Négresses Vertes entament leur périple dans les confins de leur imagination. Eux qui ont toujours su créer des univers singuliers, les voilà qui embarquent désormais des dizaines de milliers de personnes avec eux puisque le public est toujours au rendez-vous. Ils commenceront fort avec une musique fort à propos : Voilà l’été vient saluer le soleil de plomb qui arrosera la Courneuve tout le Weekend, avant d’enchaîner avec d’autres de leurs succès tel que Sous le soleil de Bodega qui fera chanter tout le monde. Une bonne dose de fraîcheur aux accents tziganes, festifs et rocks qui vient ponctuer ce début de soirée à grand renfort de cordes. Quant à nous, on s’empresse d’aller à La P’tite scène pour y retrouver la note rap de ce soir.
(Photos en attente de validation)
Lord Esperanza (18:00-19:15 // La P’tite Scène )Â
Lord Esperanza à la Fête de l’Humanité 2019
Il y a du monde pour accueillir le rappeur parisien malgré la chaleur. Et tandis qu’il arrive accompagné exceptionnellement de son pote Jad (en l’absence de son DJ habituel), il ne leur faudra que quelques secondes pour agiter tout ce petit monde. Pogos, courses, sauts : tout est bon pour ambiancer la Fête de l’Huma et par la même occasion soulever un nuage de poussière incroyable. De Comme tous les autres à Et Alors, le rappeur va démontrer son talent avec un flow aussi propre que sur les versions studios. Une grosse prestation qui vient s’ajouter à la bonne programmation de cette seconde scène, celle-ci même qui, après Lofofora et les Fatals Picards notamment, nous livre de gros lives. On reste un peu pour profiter du spectacle avant de se diriger une nouvelle fois vers la Grande Scène où nous attend un rap plus populaire : celui de Soprano.
Soprano (19h35-20:55 // Grande Scène )Â
Il faisait partie des très bonnes découvertes de Pause Guitare 2019 et c’est avec plaisir que nous le retrouvions – bien que sa musique ne soit pourtant pas celle qu’on écoute quotidiennement. Mais en live, il s’était franchement passé quelque chose à Albi, et nous espérions confirmer cette bonne impression ce soir. Inutile de préciser que nous n’étions visiblement pas les seuls à l’attendre vu le monde présent ! D’entrée, nous sommes surpris de ne pas retrouver l’intro habituelle – peut-être une incapacité technique ? Néanmoins, le show n’en sera pas entaché et nous fera aussi bonne impression que la dernière fois. Une énergie débordante, une véritable envie de partage, un côté vraiment humain ; Soprano aspire vraiment à la sympathie et au respect tant il se donne en live. La setlist ne réservera aucune surprise et pour cause : les chansons connues de son répertoire se comptent par dizaines. De Roule à En feu en passant par À la vie à l’Amor, c’est une discographie impressionnante qui se présente à nous. Quand soudain, une petite surprise ! En effet, c’est Kery James qui débarque sur scène et ce pour jouer pour la première fois en live son dernier feat avec le marseillais, Challenger, sorti la veille seulement. Accueilli par une belle ovation, cela restera un des moments clés de ce soir. Sopra M’baba continuera par la suite à faire se succéder tous ses succès pendant une bonne heure. Un gros live qui fera l’unanimité, mais qui va vite être succédé par un deuxième concert incroyable !
Shaka Ponk (22:00-23:30 // Grande Scène )Â
Shaka Ponk à la Fête de L’humanité 2019
On va être franc : le groupe qui arrive est l’une des références en terme de prestations live pour nous. Vu en salle, à Pause Guitare où encore à l’Ecaussysteme ; c’est pourtant une claque à chaque fois. On va pourtant essayer d’être objectif, mais nulle mauvaise surprise ce soir n’a eu lieu. Toujours autant de folie, de rythme, d’énergie dans la prestation de Frah, Samaha et la bande. Toujours une efficacité redoutable dans les visuels et choix scéniques, dans les interventions de Frah sur le public, dans le public ou derrière le public ; toujours autant de caractère du côté de Samaha. Petit bémol de cette fois : le public n’était peut-être pas prêt à accueillir autat de fougue… Quasi chute sur un slam, difficulté à s’immiscer au milieu du public, à faire comprendre les risques d’un circle pit à la part familiale du public.. Cela ne favorisera pas la folie habituelle du live mais peu importe : les intentions sont toujours aussi incroyables sur scène. On pourrait croire à une analyse subjective du concert, mais l’avis d’une dizaine de personnes ainsi que des remarques grappillées au cÅ“ur du public viennent confirmer l’aspect sidérant qu’un live de Shaka Ponk peut avoir lors d’une première fois, et on entend une nouvelle fois la phrase inévitable : “Le mec est complètement dejanté” (dans le bon sens du terme). On partira à la fin du concert en direction de la P’tite scène histoire de voir un dernier concert, qui pourtant aura du mal à rivaliser avec celui des “petits shaka ponk”.
ASM (22:15-23:30 // La P’tite Scène )Â
Si ASM (pour A State of Mind) ne vous dit rien, vous avez pourtant bien du les entendre un jour. En effet, ils ont à leur actif, en plus de tous leurs projets solos, des interventions auprès de nombreux groupes de la scène électro/swing/hip-hop. De Deluxe à Wax Taylor en passant par Chinese Man (qu’ils suivront sur une tournée entière, dont nous vous parlions lors de l’édition 2017 des Bulles Sonores), on ne compte plus leurs collaborations mais c’est bien seuls qu’ils sont venus ce soir. Dans leur formation initiale, on retrouve la nature de leur projet Hip-hop avec grand plaisir, bien qu’ayant encore à l’esprit le live de Shaka Ponk en tête. Ils bénéficieront de la fin de la Grande Scène pour finir leur set devant un public extrêmement nombreux, et visiblement divisé entre les amateurs devant et les curieux derrière. De notre côté nous partirons avant la fin, faisant l’impasse sur la fin du programme de ce Samedi à la faveur de quelques heures de sommeil pour préparer les 8h de routes qui nous attendent le lendemain.
Finalement, nous sommes mitigés sur ce weekend. Les prestations, globalement, ont vraiment été bonnes ; mais nous restons sceptiques vis-à -vis de la programmation que nous attendions plus … engagée. Mais le goût amer viendra bien d’un sentiment d’hypocrise générale où des milliers de tracts annonçant les débats sur l’écologie se retrouvent au milieu de tas de détritus non-triés voire éparpillés dans tout le parc à renfort de vent. Où les débats prônant l’égalité Hommes/Femmes nous renvoient tristement à l’énorme déséquilibre Masculin/Féminin de la programmation musicale. Où les toilettes chimiques, gobelets en plastiques et autres réseaux d’eau usée nous font doucement rire (jaune) à l’heure où la grande majorité des festivals sont déjà aux toilettes sèches et Ecocups (sans proner un quelconque côté écologique desurcroit). Bref, nous allions à l’Huma à moitié pour la musique et à moitié pour vivre une expérience sociale engagée : nous n’en sortirons qu’en partie convaincus sur ces deux sujets.
Photos et article : David Vacher
Fête de l’Huma 2019 – J1 : Paul Kalkbrenner + Eddy de Pretto + Aya Nakamura + L’Or du Commun + Les Fatals Picards + Lofofora @ La Courneuve
Paul Kalbrenner à la Fête de L’Huma 19
Tandis que les festivals ont été nombreux durant tout l’été, avec pour l’équipe de Thorium des déplacements sur le Hellfest, l’Ecaussystème ou Pause Guitare notammant ; nous étions curieux de vivre un événement un peu plus singulier qu’est celui de la Fête de l’Humanité. Outre la programmation musicale qui s’avérera super écléctique, il nous tardait de voir ce que pouvait donner une manifestation mélangent deux intérêts : la politique sociale et la culture. Retour donc sur l’édition 2019 de la Fête de l’Humanité.
L’Or du Commun (17:00-17:55 // Grande Scène )Â
D’emblée, avant même de trouver la grande scène où commenceront les festivités, on est surpris du public présent (en masse) sur le site. On a d’emblée une drôle d’impression de double public, avec d’un côté de nombreux jeunes venant profiter des centaines de stands de nourriture/boisson et de la programmation musicale, et de l’autres une population plus agée composée surtout de “camarades” venus par conviction. Et le choc des cultures se voyait déjà , bien qu’il sera beaucoup plus important un peu plus tard dans la soirée. Toujours est-il qu’on arrive pour la déclaration d’ouverture du festival, suivi immédiatement par l’Or du Commun. Les rappeurs belges, tout droit venus de Bruxelles, vont chauffer avec énergie un public assez nombreux. Les trois potes Swing, Loxley et Primero vont reprendre notamment des titres de leur dernier opus, Homosapiens, sorti l’année dernière avec notamment le son éponyme. On reconnait facilement leur patte belge, non dans le langage mais dans ce sens de faire le show en même temps qu’ils posent, comme pourraient le faire Romeo Elvis, Caba & JJ etc. Et même si c’était peut-être un peu tôt pour ce genre de musique, ça fera parfaitement le taf pour faire venir le public sur la grande scène et les chauffer pour la suite de la soirée. Ca commence bien !
Angel Fall (17:45-18:30 // Scène Zeborck )Â
On continue notre découverte des scènes avec un voyage jusqu’à la plus petite des 3 scènes du site, et la découverte d’Angel Fall. Les concerts se chevauchant, on ne pourra malhureusement pas rester longtemps devan tle live d’un des lauréats du tramplin Grand Zebrock, qui distillera pourtant un rock assez profond. Certes les structures seront assez classiques et assez courantes dans ce genre de rock indé, mais l’harmonie se fait bien et a l’air de plaire au public, peu nombreux néanmoins. À peine le temps de prendre quelques photos qu’il est déjà l’heure de recourir jusqu’à la grande scène : ce sera malheureusement le cas souvent ce weekend au détriment de certains groupes.
Aya Nakamura (18:15-19:15 // Grande Scène )Â
Aya Nakamura à la Fête de l’Huma 2019
On fera l’impasse sur la présentation du prochain artiste de la grande scène, car son nom doit être l’un des plus prononcés sur la scène musicale française en 2019. Tantôt pour subir les assaults de certains, tantôt pour être scandé par une grosse communauté de fans, celle-là même que nous retrouverons aux premiers rangs de l’Humanité. Et lorsque le speaker annonce une femme plein d’élégance, on se prend soudain l’envie de découvrir ce qu’elle peut donner sur scène après l’avoir sur de très nombreux plateaux télé et autres. Le résumé sera assez rapide : elle fera le taf auprès de ces fans sans parvenir à conquérir le public neutre ou dubitatif. Sur scène, elle est effectivement très souriante, mais arborant une tenue très … courte notamment vis à vis du jeune public au premier rang, qui l’idolâtre. Musicalement, elle chantera plein d’engouement sans qu’il ne se passe beaucoup plus : un concert très statique qui suffira au bonheur des fans de devant qui connaissent évidemment l’ensemble des paroles sur le bout des doigts. Une fois les premiers rangs quittés, on pourra témoigner du sceptiscisme ambiant, et du regard un peu incrédule de ce qui avaint ratés la perçée faramineuse d’Aya Nakumura. Bref, elle ne laissera personne de neutre, pas même nous qui restons incrédules sur le succès d’Aya que nous quittons au son de La Dot.
Eddy de Pretto (19:45-20h55 // Grande Scène )Â
Un petit laps de temps nous permet de faire un tour parmi les centaines de stands et les milliers de personnes qui commencent à rendre les chemins intégralement noirs. On se balade au milieu des stands régionaux proposant tour à tour galettes bretonnes, mojitos insulaires ou, en ce qui concerne Toulouse un menu fait de canard évidemment. Les premiers abus d’alcool se remarquent déjà (il est 19h) mais l’ambiance générale reste bon enfant entre ceux qui déambulent, ceux qui profitent des nombreux débats et rencontres proposés et ceux qui préférent se poser avec une bière pour assister à l’un des très nombreux “petits” concerts organisés çà et là dans les stands. En sillonnant les rues on passe donc du rock engagé à La Lambada en quelques secones : il y en a pour tous les goûts ! De notre côté, on retourne à la grande scène où Aya Nakamura a laissé sa place à Eddy de Pretto, qu’on recroise donc une nouvelle fois après ses dates toulousaines et son passage à Pause Guitare. Sauf que ce coup, comme il l’annoncera dès le départ, c’est la dernière date estivale et le cristolien (comme on appelle les habitants de Créteil d’où il est originaire) semble plus décontracté que d’habitde. Plus énergique sur scène, il oubliera néanmoins un peu de son texte, mais nous préférons presque cela au concert un peu “calme” qu’il avait l’habitude de nous proposer. Là , sur le son de Random, La fête de trop ou encore en introduction Kid, il enchaînera les allers-retours scéniques et les échanges avec le public. Ca fait plaisir, à nous comme un public qui a l’air plus dense que sur les précédents artistes. Cela dit, comme sur Angel Fall, nous ne pourrons rester bien longtemps car il nous reste à découvrir la troisième scène, sur laquelle Lofofora est (on va vite le découvrir) ent rain de tout casser !
(Photos en cours de validation)
Lofofora (20:00-21:15 // Grande Scène )Â
On va donc (en courant presque) jusqu’à la P’tite Scène pour assister à la première “branlée” du Weekend : les parisiens de Lofofora sont en train de retourner la scène, et le public en même temps. À l’aide d’une prestance indéniable, ils enchaînent tous leurs tubes avec une énergie folle, qui va se repercuter sur un public survolté. On redécouvre les joies des nuages de poussières quand il s’agit de pogoter sur de la terre, tandis que les slams s’enchaineront sans surprise. On se dit tout de même que, jusqu’alors, tous les styles sont représentés sur l’ensemble des scènes : rap, rock indé, R’N’B, chanson et maintenant métal avec Lofofora devant lesquels on prendra plaisir à rester un peu avant la case repas.
Paul Kalkbrenner (21h35-23:00 // Grande Scène )Â
Paul Kalbrenner à la Fête de L’Huma 19
On disait que tous les styles étaient représentés, c’était sans penser à l’electro qui va maintenant se faire une part belle pour clore la grande scène. Si on dit minimale et Allemagne, c’est le nom que l’intégralité des connaisseurs sortiront probablement ; et des connaisseurs, il y en avaient un paquet prêts à agiter leur tête et vider leur cerveau aux sons ennivrant de Paul Kalkrbrenner. Objectivement parlant, comme (trop) souvent sur de l’electro, il ne se passera strictement rien sinon en arrière plan un écran nous faisant loucher sur le crane luisant de l’artiste. Mais comme souvent sur de l’électro, la scénographie n’est que facultative (mais non inutile, quand on repense à des concerts comme ceux de Thylacine par exemple) et d’autant plus lorsque, comme ce soir, la musique proposée est ennivrante et ambiant. Un concert en somme assez difficile à critiquer – les afficionados s’en donneront à coeur joie tandis que les autres profiteront de l’heure avancé pour profiter des shooters à 1€ et autres cocktails à 4€ proposés un peu partout dans le Parc de la Courneuve. Quant à nous, on part très rapidement (et tristement) de là car le programme continue sur les autres scènes.
Miossec (21h45 -23:00 // Scène Zebrock )Â
On était curieux de voir aussi ce que pouvait donner Miossec sur scène, qui est selon nous l’artiste le plus cohérent de ce soir au vu de l’aspect engagé de l’Huma (mais nous en parleront d’avantage dans l’article du J2, car c’est l’un des faits importants de cette Fête). Et nous assitons à ce genre de concerts devant lesquels vous ne sauriez dire si vous aimez ou non. D’un côté, on est ravi de pouvoir vivre en direct la poésie du brestois qu’on a souvent appréciée dans nos jeunes années, et qui a toute sa place ce soir sur la scène Zebrock quand on entend des phrases clés telles que “La Mélancolie c’est communiste, tout le monde y a droit de temps en temps ; la mélancolie n’est pas capitaliste, c’est même gratuit pour les perdants” (dans Mélancolie, qu’il jouera ce soir). Mais, d’un autre côté, on est sceptique face à la prestation live du chanteur qui ne semblait pas dans un bon jour. Une voix errayée et tremblotante qui entâchera selon nous les paroles qui pourtant mértent les meilleures intentions. Dommage ! On reste tout de même un peu histoire d’être surs de notre avis, et le public a l’air d’en faire de même tant il semble mi-figue mi-raisin. Nous décidons finalement d’aller voir ce que donne le dernier groupe (pour nous du moins) de ce J1 : les Fatals Picards.
Les Fatals Picards (22:00-23:30 // La P’tite Scène )Â
On arrive trop tard pour les photos (nous n’avons droit qu’aux trois premiers morceaux, qui sont déjà passés ici) ; et profitons donc d’un show excellentissime. Un concert plein de poésie, et très engagé puisque celui-ci était dédié – selon le groupe lui-même – aux droits de l’Homme bafoués le même jour puisqu’un pauvre homme innocent avait été emprisonné par erreur, du nom de M. Balkany (sujet qui, comme on l’attendait, a été allègrement fêté par ailleurs dans tout le site). S’en suivra le romantisme et le lyricisme qu’on connait à ce groupe, de Sucer des cailloux à Le Reich des licornes. Ironie mise à part, le groupe est aussi débile (dans le bon sens du terme) que le public qui se déchainera à coup de chenilles et de ballons-licornes. L’alcool commençant à aider, ça se défoule, ça fait les cons … et ça fait plaisir ! Une véritable ambiance de festival, qui n’empêchera pas de redevenir sérieux et de chanter en coeur sur des chansons dignes de l’Huma, à l’exemple parfait de “Mon père était tellement de gauche”. Un concert parfait pour finir en beauté ce premier jour dans une ambiance comme on les aime : solidaire et joyeuse. On rentre tranquillement au stand pour dormir un peu, après avoir sillonné comme encore beaucoup de gens les stands ; qui semblent avoir troqué le solide contre le liquide : la soirée s’annonce longue pour pas mal de festivaliers.
Photos et article : David Vacher
Pause Guitare 2019 – J 4 : Scorpions + Toto + Procol Harum Festival Pause Guitare - Jour 4 @ Albi (France)
7 Juillet 2019 – Et voilà , malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et Pause guitare va nous offrir une dernière soirée légendaire pour clôre cette 23ème édition. Il n’est pas encore 19h et le site est déjà noir de monde, toutes les places ont été vendues ce soir. C’est Procol Harum qui va ouvrir le bal. Groupe populaire dans les années 70, il va nous livrer un rock plutôt calme mais captivant. Une certaine sérénité se dégage et quelle qualité. Les musiciens ont roulé leur bosse et ça se ressent sur la performance. Une belle prestation qui s’achèvera avec le tube A whiter shade of pale, un slow incontournable.
____________
C’est vraiment la soirée des légendes, et le groupe suivant va nous le montrer. Eh oui ! Toto entre en scène! Mondialement connus, certains de leurs titres comme Hold the line ou Rosanna ont marqué plusieurs générations. Accompagnés d’un visuel très coloré, le live est d’une qualité exceptionnelle, enchaînant les soli et des tubes planétaires. Africa viendra finir le set pour le bonheur de tous, ça chantait jusqu’aux tribunes… Superbe.
____________
Pour continuer dans la même lignée, c’est Scorpions qui va donner les derniers riffs de guitare au festival. Public resserré près de la scène pour profiter du show exceptionnel et partager un live que l’on est pas prêt d’oublier. Scorpions écrit sur un fond bleu fait une arrivée virtuelle en hélico. Ce superbe visuel va les accompagner tout le long du concert. Wind of change sera joué en milieu de set, avec un élan de love, amenant les couples à s’enlacer. Comme depuis le début de la soirée, le live est d’une qualité parfaite, les soli sont incroyables et vont amener les tubes Still loving you et Rock you like an Hurricane pour un final en apothéose.
____________
Difficile de conclure après un tel week end. Cette édition fut une belle réussite à tous les niveaux. Le Festival Pause Guitare, qui n’a pas fini de grandir, garde malgré tout son côté familial et chacun peut y trouver sa part de bonheur. Un grand merci aux très nombreux bénévoles qui ont maintenu le site impeccable, ont répondu à nos questions, nous ont désaltérés et nous ont brumisés tout le long du week end. Avec 2 soirées sold out sur la grande scène, et un total de 84 000 spectateurs sur l’ensemble du festival, c’était l’année des records. Et un grand merci à Arpèges & Trémolos et Ulysse pour l’accueil et la qualité de ce festival. Il me tarde déjà l’année prochaine.
Article : Jenny Pukas
Photos : Antony Chardon
Pause Guitare 2019 – J 3 : Shaka Ponk + IAM + Eddy De Pretto + Hyphen Hyphen Festival Pause Guitare - Jour 3 @ Albi (France)
De retour pour l’avant dernière soirée à Pratgraussal, toujours sous une chaleur écrasante. 19h la foule est déjà là pour le pop/rock électro d’Hyphen Hyphen. Originaires de Nice, ce groupe a de l’énergie à revendre. Dès le 3ème morceau, le show explose, ils sont tous à fond, Samanta la chanteuse court partout. Elle ironise sur le fait qu’il n’est pas facile de jouer à 19h et que nous n’avons qu’à imaginer qu’il est 23h ! Jouant avec le public, elle arrose les premiers rangs et nous offrira une belle reprise de Si j’étais un homme de Diane Tell. En fin de set elle fera monter des fans sur scène pour danser en brandissant des drapeaux aux couleurs de l’arc en ciel et en portant un beau message de tolérance. Pour la dernière chanson, Just need your love, elle sera dans le public, traversera la fosse pour finir en haut de la régie lumière et saluer ce public visiblement sous le choc de ce live mouvementé ! Une excellente surprise pour ce groupe que j’avais hâte de voir, je n’ai pas lâché le live de la première à la dernière note. Mon coup de cœur sera pour eux cette année !
____________
Place maintenant au second artiste de la soirée, que j’attendais aussi avec impatience. Eddy de Pretto fredonne les premières phrases de Kid depuis les coulisses, avant d’apparaître seul sur cette grande scène. Sa voix puissante, son flow parfait et sa poésie captivent le public. Encore un artiste engagé ce soir, avec des morceaux comme Ma mère ou Grave, il raconte une histoire, parfois avec des mots crus mais toujours avec une grande élégance. Poète des temps modernes, il n’a pas besoin d’un gros visuel pour nous embarquer dans son univers ! Il m’a lui aussi fait frissonner plusieurs fois durant le set.
____________
IAM
Autour de 22h, la scène se teinte de rouge et une scénographie bien connue des fans s’illumine. IAM est bien là ce soir ! Ils arrivent masqués sur scène. C’est Shurik’n qui ouvre les portes du côté obscur avec L’école du micro d’argent et je pense que la quasi-totalité du public s’est mise à chanter. Les tubes s’enchaînent, trop nombreux pour tous les citer. Le titre Je danse le MIA est modernisé pour faire danser tout le monde, on se régale. Dédicace à leurs compères de la Fonky Family, avec Les bads boys de Marseille ça danse toujours autant ! Akhénaton est lui aussi en grande forme ce soir. Un live qui n’a pas pris une ride, ils sont toujours au top, un vrai voyage dans le temps. Et oui, IAM fut mon premier live, il y a 20 ans en arrière, donc ce live avait un goût particulier pour moi !
____________
Shaka Ponk
Autour de 00h, des grands écrans sont installés pour un changement radical avec le rock déjanté de Shaka Ponk. Show toujours aussi magnifique visuellement avec des vidéos 3D époustouflantes et une énergie débordante. Ils sautent partout. Démarrage du set avec des titres du nouvel album, puis le célèbre Palabra mi Amor va mettre le feu à un public déjà bouillant. Qualité scénique et visuelle indéniable, je n’ai été que moyennement captivée car j’ai eu une impression de déjà vu. Mais c’était malgré tout un show détonnant.
La soirée s’achève, pleine de messages positifs et de bonnes vibrations transmises par des artistes sincères et engagés. Et demain, ça va être…. légendaire.
Article : Jenny Pukas
Photos : Antony Chardon
Pause guitare 2019 – J 2 : Soprano + Boulevard des Airs + Zazie + 3 Cafés Gourmands Festival Pause Guitare - Jour 2 @ Albi (France)
5 Juillet 2019 – Et c’est reparti pour le 2ème round à Pratgraussals. La chaleur albigeoise est là pour accompagner les 17 000 spectateurs attendus ce soir. C’est bien sûr complet depuis plusieurs mois. L’accès est difficile, pas mal d’embouteillages autour du site malgré les navettes, nous arrivons en peu retard.
Le groupe 3 Cafés Gourmands est déjà en place depuis une vingtaine de minutes. Malgré la foule, l’ambiance semble mitigée. En effet, ce groupe originaire de Corrèze a connu une médiatisation très rapide avec le morceau A nos souvenirs (qui sera joué à la fin) mais n’a pas encore conquis le public avec l’intégralité de leur album. A voir peut être sur des scènes plus intimistes…
Et c’est la délicieuse Zazie qui arrive pour le 2ème concert ce soir. Acclamée dès son arrivée, toute de noir vêtue, elle est resplendissante. Malheureusement, elle a refusé les photographes à la dernière minute, dommage ! Elle plaisante sur sa longue carrière en nous promettant des morceaux d’avant Jesus Christ et des titres de son dernier album. Tout le public chante avec elle sur Rue de la paix ou sur Speed , et elle ira aussi se faire un petit bain de foule ! Une prestation qui a été vraiment agréable, pleine de dynamisme et de charme. Rodéo joué sur la fin me donnera des frissons.
On continue cette soirée avec Boulevard des Airs, qui semblent ravis de rejouer à Pause Guitare et se rappellent de leur première venue. Venant de Tarbes, ils ajoutent qu’ils sont ici presque à la maison. Ils commencent avec un titre bien connu de tous, Emmène moi. Le ton est donné, on va chanter, on va danser ! Une véritable vague de bonnes vibrations se propage avec leur pop électro ! Je n’avais jamais eu la chance de les voir, je n’ai vraiment pas été déçue. Le set est rythmé, teinté de rock et d’électro avec un joli light show, un vrai bon moment. Ils feront bien sûr allusion à leur pote Vianney avec le morceau Allez reste, largement diffusé sur les ondes en ce moment.
23h30, la foule se resserre pour celui que tout le monde attend. Les lumières s’éteignent… un visuel de porte blindée apparaît sur les écrans… une voix off… des agents de sécurité sont là , quelque chose se prépare ! La porte s’embrase et Soprano arrive enfin en chantant En feu, la base de loisirs est secouée.
Comme à son habitude, la joie se lit sur son visage, adorable et attachant, il fait le show avec une facilité déconcertante. Les tubes s’enchaînent, avec de superbes projections pour accompagner tout ça. Passage plus doux avec Fragile, où il exprime les difficultés que peuvent rencontrer les jeunes face au harcèlement sur les réseaux sociaux. Il maîtrise parfaitement des morceaux porteurs de messages tout comme des morceaux plus festifs, c’est la touche Soprano. Une très belle prestation pour cet artiste si proche de son public, pour terminer cette belle soirée. Beaucoup de sourires sur les visages des familles venues nombreuses ce soir.
Article : Jenny Pukas
Photos : Antony Chardon
Pause Guitare 2019 – J 1 : -M- + Ben Harper + Garbage + Les Hôtesses d’Hilaire Festival Pause Guitare - Jour 1 @ Albi (France)
4 Juillet 2019 – 18h30, nous revoilà à l’ouverture de la grande scène pour la 23ème édition de Pause Guitare. Chaleur (écrasante) au rendez-vous, ce week-end s’annonce bouillant ! Les files d’attentes sont fluides contrairement aux années passées, un des avantages des navettes mises en place cette année depuis le parking situé à quelques kilomètres de la base de loisirs de Pratgraussals. La configuration de l’espace concert est quasi identique à l’an passé. Les tribunes sont toujours là , en face de la scène. Les nouveautés de cette année seront un nouvel espace de restauration derrière cette tribune et une nouvelle buvette mise en place sur la droite de la scène.
Le site se remplit gentiment pour accueillir Les Hôtesse d’Hilaire, groupe rock d’origine canadienne qui avait déjà foulé les planches des Québecofolies il y a quelques années. Aujourd’hui, ils ouvrent la grande scène ! Le chanteur avec une barbe impressionnante, vêtu d’un drap blanc commence avec Regarde moi. Très entraînant, les festivaliers se rapprochent, happés par l’énergie de ce curieux personnage. Il prêche la bonne parole et ironise sur la surconsommation de notre société. Le concert est rythmé et je me prends aussi au jeu, charmée par ce superbe accent. Une bonne surprise pour démarrer la soirée.
Vers 20h30, on reste sur du rock. C’est au tour de Garbage d’enflammer la scène. Cheveux rouges, crâne à moitié rasé, robe fleurie multicolore, Shirley Manson est rayonnante ! Elle commence doucement, jusqu’à Stupid girl qui va donner un véritable tournant au set. Elle interagit avec le public dans un français approximatif, riant de ses erreurs de vocabulaire. Le concert reprends de plus belle, les guitares saturent et elle reprendra à sa manière Personal Jesus. Seul bémol, le son était trop fort, trop saturé gâchant un peu le plaisir de cette vague de souvenirs.
Changement radical de style, avec l’arrivée d’un immense guitariste : Ben Harper est là ce soir avec son groupe The Innocent Criminal. Ils sont très attendus ce soir, les applaudissements en disent long. Assis, sa guitare slide sur les genoux, le show démarre doucement. Sa voix, si reconnaissable me donne des frissons. Pas besoin de faire le show, son émotion et son charisme suffisent à arrêter le temps. Le public est conquis face à ce grand Monsieur. Toujours dans la douceur, le set se terminera avec le superbe Diamonds on the inside, l’émotion est toujours palpable…elle se lit dans ses yeux. Magnifique !!
Aux environs de 23h15, le grand petit concert de -M- démarre en acoustique avec Mama Sam et directement tout le monde se met à danser et à chanter. -M- toujours très proche de son public, discute, plaisante et explique l’absence de musiciens sur scène. En effet, le nouveau show est assuré par des automates et par son acolyte Brad Thomas Ackley aux machines pour la touche électro. Le concept est surprenant voire troublant, on imagine le boulot pour un rendu si millimétré, on a l’impression que les machines interagissent avec lui. Tout s’accorde parfaitement avec la scénographie et les visuels particulièrement réussis sur cette tournée.
Entre les fameux gimmicks et les soli, -M- nous montre qu’il aime la scène et qu’il est fait pour ça. Il fera des clins d’œil à toute sa carrière en ressortant des accessoires bien connus des fans (lunettes, guitare, veste, coiffure). Son nouvel album est une véritable déclaration à sa famille et cet amour il le partage pour notre plus grand bonheur.
J’attendais avec impatience le Machistador (je suis une fan depuis le début…il y a déjà 20 ans) et je suis un peu restée sur ma faim..1h20 c’était court, on en voulait plus. La soirée s’achève, j’ai beaucoup chanté ce soir, je n’ai plus de voix.
Rendez-vous demain au Festival Pause Guitare pour une soirée 100% francophone.
Article : Jenny Pukas
Photos : Antony Chardon
Superbe programmation pour l’édition 2019 de l’Ecaussystème ! @ Gignac
Plus on y va, et plus on vous en dit du bien ; et cette édition 2019 ne devrait pas déroger à la règle : le festival Ecaussystème revient cette année en force avec une programmation pleine de promesses ! Découvrons ensemble ce qui vous attend cette année encore dans le calme du Quercy lotois.
-Ryon –
C’est Ryon qui aura la grosse responsabilité d’ouvrir, dès 19h, l’édition 2019 de L’Ecaussystème. En tant qu’un des gagnants du tremplin “Les Détours de l’Ecaussystème” 2019, ils pourront faire découvrir leur Reggae francophone et essayer de conquérir le coeur d’un public lotois toujours très réceptif.
– Meute –
Ca a été l’un des coups de coeur de certains membres de Thorium : Meute ne cesse de nous faire rêver avec leurs lives uniques. Vu au festival Rio Loco de Toulouse, puis au Bikini plus récemment ; la fanfare electro made in Germany sera sans doute de nouveau au rendez-vous pour faire danser Gignac aux doux sons de xylophone, de percus et de cuivres. Vivement !
– Dub Inc –
On ne les présente plus tant leur carrière est longue. Les stéphanois de Dub Inc feront écho à la musique de Ryon en poursuivant dans la fibre du Reggae français. Entre “My Freestyle“, “Rude Boy” ou encore “Tout ce qu’ils veulent” ; il est certain que l’Ecaussysteme va donner de la voix.
– Ska-P –
Après un retour notoire en 2018 avec leur dernier album “Game Over”, “Escape” viendra nous offrir l’opportunité de nous évader aux sons outre-pyrénéens. Dans la foulée de Dub Inc, ils nous rappelleront également que l’Ecaussystème est aussi un festival citoyen (et c’est aussi pour cela que nous l’apprécions autant).
– Jahneration –
1h45 déjà , et Jahneration viendra clore ce premier jour. Le duo de la banlieue parisienne viendra également clore un vendredi placé sous le signe des good vibes avec une ligne directrice très cohérente estampillée Reggae/Ska. Connaissant le public lotois, on sait à coup sûr qu’il sera une nouvelle fois au rendez-vous !
– Flavia Coelho –
Flavia Coelho sera présente pour entamer le samedi de la plus belle des manières. A l’image de son dernier album “Sonho Real”, elle poursuivra sur les good vibes de la veille avec une musique très chaleureuse qui collera parfaitement au coucher de Soleil que nous offre le site chaque année durant. Un beau moment qu’on attend avec impatience.
– Boulevard des Airs –
Eux aussi reviennent en force avec de nombreuses dates dans le coin (entre showcase toulousain, passage à Pause Guitare et Zénith Toulouse Métropole en prévision le 7 mars 2020). Ils apporteront toute la fraicheur dont les tarbais nous ont tant habitué depuis le début de leur formation en 2004 ! Cela me tarde, et je me dis que toi aussi !
– Skip the Use –
Quelques jours à peine après avoir appris l’annulation de leur concert au port Viguerie de Toulouse, on compte bien se rattraper en profitant de la fougue unique de Mat Bastard et de ses compagnons de scène. Cela devrait donner un electrochoc à Gignac, où une tornade va passer aux alentours de 22h15.
– Franz Ferdinand –
Si un jour on nous avait dit qu’on entendrait “Take me Out” en live au coeur du Lot, on le l’aurait probablement pas cru ! On ne vous fera pas l’affront de vous présenter les écossais de Franz Ferdinand, et on vous laisse comme nous réréréréecouter toute leur discographie en attendant un des moments forts de l’édition 2019.
– L’Entourloop –
Que serait l’Ecaussysteme sans le live electro de fin de soirée ? Emblématique, il sera cette année représenté le samedi par le duo l’Entourloop ; ils apporteront tout leur “Savoir faire” pour apporter une dernière dose d’énergie à Gignac, le temps d’un set bien agité.
– UB40 –
Red Red wiiiiinnneeee ! En résonance à la prog’ du Vendredi, le groupe plus que mythique UB40 va venir inonder de bonnes ondes le Lot entier avec leur musique emblématique. Coucher de soleil, allongé dans l’herbe, avec UB40 : le chill à son paroxysme.
– HF Thiéfaine –
Ce sera la seul touch de la chanson française cette année, mais pas des moindres. Avec son répertoire immense, ce grand monsieur viendra apporter une dose de poésie à un Dimanche finalement assez hétérogène. Entre Ub40 et Goran Bregovic, on espère en tout cas qu’il viendra acoompagnée de la fille du coupeur de joints.
– Goran Bregovic –
Très présent ces temps-ci sur la scène française, Goran Bregovic apportera une autre touche d’ailleurs avec sa musique festive, étonnante et singulière. Après son passage en 2015, il décide de revenir 4 ans plus tard pour refaire bouger le public à l’aide de son fidèle orchestre.
– Shaka Ponk –
Certainement l’un des meilleurs lives à voir ces temps-ci. Que ce soit aux Déferlantes ou au Zénith de Toulouse ; la folie qui envahit systématiquement le groupe au Gorille est tellement communicative que l’ambiance y est systématiquement fantastique. Frah, Samaha et la troupe vont venir pogoter, slamer et renverser Gignac, et vous n’êtes peut-être pas prêts.
– Jewly –
Difficile de passer après Shaka Ponk, mais la jeune Jewly, gagnante elle aussi du tremplin “Les Détours de l’Ecaussystème 2019” n’aura pas le choix. Néanmoins, c’est là l’occasion de nous faire découvrir son rock rebelle, mélangeant puissance et sensualité. Cela sent bon la bonne découverte, et viendra clore cette édition 2019.
On vous avez bien dit que la programmation était remarquable. Maintenant, il ne reste plus qu’à vous motiver pour profiter du calme lotois et de l’ambiance de Gignac qui, une fois de plus, va se tranformer durant 3 jours en bastion festif et citoyen.
Pour avoir plus d’infomations :
. Le site Internet
. Le Facebook / L’événement
. L’Instagram
. Le Twitter
. La billetterie
Auteur : David Vacher
Photos : L’Ecaussysteme
Les Primeurs de Castres : Delgrès + Pogo Car Crash Control + Naya + Palatine Soir 2 @ Lo Bolegason
Delgrès
Vendredi 2 novembre – Deuxième soirée sudiste de cette 4ème édition de festival organisé entre Massy et Castres. L’occasion d’apprécier les nouveaux talents et leur premiers albums.
20h – On commence dans la salle avec la folk rock des quatre parisiens de Palatine, venus nous présenter Grand Paon de Nuit, leur premier opus sorti en avril dernier. On se laisse vite happés par les textes poétiques chantés par Vincent. Avec Paris – l’ombre il nous conte sa rupture avec Paris, l’amour avec Ecchymose ou encore Comme ce rouge me plaît, titre qui ouvre l’opus et qui a trouvé son clip il y a quelques jours.
On se dirige maintenant vers le chapiteau où l’on retrouve Naya. Tout de blanc vêtue, deux chignons haut perchés, elle est fidèle à l’image que l’on connait d’elle sur la cover de son premier album Ruby, sorti à la rentrée.
Avec Ailleurs solaire, Une fille de la lune, Ego KO ou encore Cat Song, qu’elle dédicace à son chat, Naya impressionne par sa présence scénique et son énergie communicative du haut de ses 18 ans.
Pogo Car Crash Control
Retour dans la salle où nous attend le quatuor très énervé Pogo Car Crash Control, venu défendre leur premier opus Déprime Hostile. Influencé par le stoner, le garage et le grunge, le trio de garçons accompagné d’une bassiste révèle ses morceaux ultra-saturés avec une énergie hardcore. Leur set prend fin avec Crève, un titre issu de leur premier EP.
On se redirige vers le chapiteau, où les notes instrumentales vont nous faire voyager du côté de la Guadeloupe et de la Nouvelle Orléans. Nos guides seront Delgres, un nom choisi en hommage à Louis Delgrès, héros de la lutte contre le rétablissement de l’esclavage à la Guadeloupe par Bonaparte, qui s’est suicidé pour ne pas capituler avec trois cents autres combattants en 1802. Au chant du guitariste Pascal Danaë, s’ajoutent les pulsations du batteur Baptiste Brondy et celles du sousaphone (tuba-contrebasse) de Rafgee. Le trio défend un blues créole extrait de son premier album Mo Jodi, sorti à la rentrée.
La soirée se termine du côté de la salle avec Corine et les morceaux disco extraits de son premier album Un air de fête qui sortira le 16 novembre.
On retrouve Lo Bolegason demain pour la troisième et dernière soirée du festival, en compagnie de Clément Bazin, Inüit, Theo Lawrence & The Hearts, Minuit et Dani Terreur.
Auteure : Vanessa Eudeline
Photographe : Antony Chardon