Category: France

Eluveitie @ Le Metronum (Toulouse)

Eluveitie

06 Novembre 2014 – Encore une date très attendue cette année, puisque c’est un concert à guichet fermé qui va se dérouler ce soir au Metronum. Une fois de plus, Spm Prod frappe fort et nous sert sur un même plateau : Skálmöld, Arkona et Eluveitie. Les vikings sont de sortie à Toulouse, ça promet d’être une soirée animée.

Malgré la longue file d’attente, l’entrée se fait en douceur et le Metronum se rempli progressivement, une bonne partie des spectateurs est déjà là quand les lumières s’éteignent à 20h pétantes ! Ce sont les islandais de Skálmöld qui commencent les hostilités. Depuis 2009 le sextet a sorti 3 albums, leur musique est un viking metal aux couleurs folk inspiré pas les œuvres épiques islandaises et la mythologie nordique. Ils sont chaleureusement accueillis par le public toulousain qui les avait découverts il y’a un an avec Finntroll et Tyr au Bikini. Innrás, Arás sont les deux premiers morceaux joués et la sauce prend tout de suite, ça s’agite dans le pit et les fans au premier rang sont en ébullition. Il faut dire que c’est efficace, la musique est entraînante, les gars sont souriants et animés. En tout, il y trois guitares, une basse, une batterie, un clavier et un peu de hautbois agrémentés par leurs 6 voix et leur bonne humeur. On sent également une belle complicité au sein du groupe. Skálmöld jouera des titres de leur prochain album MEÐ VÆTTUM dont Að Hausti et Með Fuglumet nous offrira un final épique sur Kvaõning. Une très bonne première partie que j’ai eu plaisir à revoir et qui vous plonge dans l’ambiance tout de suite.

Après l’Islande, place au folklore made in Russia avec Arkona. En 2002, Maria Arhipova alias Masha Scream et Alexandre Warlock Korolev appartiennent à une communauté païenne et forment Arkona (=principal sanctuaire des Slaves païens dans la mythologie) désirant exprimer leurs idéologies par le biais de la musique. Ils ont peiné durant quelques années avant de stabiliser le line-up composé  de 4 membres depuis 2004, de 5 depuis 2009. Les russes sont en tournée cette année à l’occasion de la sortie de leur septième opus : Yav. Vêtus de leur costumes traditionnels et de peaux de bêtes, les païens prennent possession de la scène à 21h. C’est parti pour une heure de show qui débute avec Yav, Goi, Rode, Goi! et Serbia. Leur musique folk/pagan raconte des histoires liées à la mythologie et au paganisme slave. Masha module son chant entre voix claire et growl sur des rythmes plutôt lents, relevés par une bonne gestion de la double pédale. Visuellement c’est assez particulier, on a cette petite blonde qui chante et crie en s’agitant dans tous les sens. Sur les côtés, il y a Vladimir aux instruments ethniques et Sergei à la guitare qui headbanguent à gogo et occupent plutôt bien l’espace. Vlad donne tout derrière sa batterie et on en oublierait presque Ruslan qui semble endormi en compagnie de sa basse. La technique est très présente, l’ensemble est toutefois particulier car il y’a peu de mélodie et les chansons sont très longues. Un style un peu primitif auquel on adhère ou pas. Il faudra attendre Stenka na Stenku et Yarilo pour se prendre au jeu, deux morceaux rythmés sur lesquels on éprouve un réel plaisir à se défouler. Congratulons la bonne énergie du groupe qui s’est largement répandue dans la salle. Avec pogos, slams, wall of death et tout le tralala … Хорошо Аркона !!

C’est maintenant le moment tant attendu, des suisses dont je suis fan et que j’attendais de revoir avec une certaine impatience : Eluveitie. Ce groupe de death metal celtique a été créé en 2003 par Chrigel Glanzmann mais c’est en 2008, lorsque sort le bijou qu’est Slania, signé chez Nuclear Blast, que tout va changer. Leur 7ème et ô combien excellent album Origins vient de voir le jour, en voilà une bonne excuse pour faire une tournée ! En 2010 ils se partageaient l’affiche avec Korpiklaani au Phare, les voici enfin de retour chez nous après un énorme succès lors de la dernière édition du Hellfest.
Troisième changement de décor avec une jolie scène aux couleurs du nouvel opus. Deux étages, des mini estrades, quelques spots, ils ont pensé à tout. C’est à 22h, sur les premières notes de King que les huit musiciens apparaissent enfin, acclamés par une foule enjouée et d’ores et déjà bien échauffée. Ca y est, ils sont là, en forme pour nous livrer leur métal celtique rehaussé de death. Chose non négligeable : la qualité du son est là aussi ! Quel plaisir ! Durant tout le set, Eluveitie communiquera avec son public, ils savent comment mettre l’ambiance. Les tubes se succèdent à une vitesse folle, Nil, From Darkness, Carry The Torch, ThousandfoldMerlin assure à la batterie, ça blast. Kay s’applique à  la basse pendant qu’Ivo et Rafael s’exécutent à la guitare, c’est propre. Padë joue de la flûte ainsi que de la cornemuse et Nicole est au violon. Tous se partagent la scène accompagnant les deux chanteurs, Anna et Chrigel qui gèrent aussi leurs instruments (vielle à roue, flûte, mandore…). Tout est techniquement et scéniquement au poil, Eluveitie sur scène c’est extra. Harmonie entre riffs lourds et mélodies celtiques délicates, rythmiques et voix fluctuantes, c’est un voyage ancestral en terre gauloise. Les deux voix sont parfaites, Mr Glanzmann a un timbre death incomparable, et impressionne par son aptitude à assoler 4 à 5 instruments au chant et à son rôle de showman. Dans le pit ça s’embrase aussi, l’heure est à la fête, danse, pogo, slams et, à la demande de Chrigel, circle pit et wall of death…S’en suit un moment de calme et de douceur, Anna Murphy annonce The Call Of The Mountains laissant son public choisir entre une interprétation en anglais ou en français. La langue de Molière sera victorieuse. Après ce court instant plus en légèreté, la cadence repart crescendo avec dix autres titres dont Omnos, The Nameless, The Silver Sister et Havoc. Au cours de la soirée, nous seront filmés, invités à faire un maximum de bruit afin de montrer aux autres villes qu’a Toulouse on sait faire la fête et embraser une salle. Le groupe est ravi de cet accueil et nous le fera savoir à plusieurs reprises. Les musiciens toujours bourrés de dynamisme occupent tout l’espace, montant à tour de rôle sur les différentes estrades, les deux filles font virevolter leurs chevelures à tout va. Le jeu de lumière est parfaitement en corrélation avec le reste, impossible cependant de regarder partout, c’est l’effervescence ! Les membres d’Eluvietie partent en coulisses un peu essoufflés mais les clameurs du public qui n’est pas tout à fait rassasié, les feront revenir rapidement. Ils nous offriront un final explosif interprétant Helvetios suivi de leur plus gros succès Inis Mona. Que dire ? C’était parfait… Ambiance, technique, présence scénique, son et lumière, tout était réuni pour nous charmer. Et oui, c’est un public conquis qui quitte le Metronum après une bonne heure et demie d’intense bonheur.

Encore une fois un énorme merci à SPM Prod qui nous à encore servi du pain bénit, merci au Metronum et bien évidement merci Skálmöld, Arkona et Eluveitie de partager ces moments avec nous. Revenez vite !

Crédit Photo: Antony Chardon

Auteur: Fanny Dudogon

Irma @ Le Bikini (Toulouse)

xxx ?Toulouse 2013/xx/xx Credit : CHARDON/DALLE

Photo prise le 24 Septembre 2011 @ Festival Muzik’Elles

06 Novembre 2014 – En cette fraîche soirée d’automne, c’est Irma qui nous donne rendez-vous sur la scène du Bikini. Irma c’est cette jeune camerounaise, une des premières artistes découverte par My Major Compagny, célèbre site de financement participatif. C’est donc tout naturellement que pour sa 1ère partie elle a emmené dans ses valises Bastien Lanza, un des tout dernier espoir issu du même label.

Il est 20h30 quand il arrive sur scène, seul, guitare à la main. Heureux, tellement fier d’être là et ça se voit. Il n’aura malheureusement que 20 petites minutes pour présenter quelques morceaux de son 1er album à paraître le 26 Janvier 2015. Une belle surprise: que des titres tels que 2h du mat, Les contes de Disney, ou encore A la fenêtre qu’il interprète sur ce 1er opus avec Monsieur Francis Cabrel rien que ça ! Une jolie découverte pour ma part avec cet artiste, subtil mélange entre Renaud et Renan Luce. A suivre.

Il est 21h15 quand Irma fait son entrée sur scène sur le titre Hear me out, entourée de ses musiciens et avec cette guitare qui ne la quitte jamais. Il n’y a pas foule ce soir au Bikini, environ 700 personnes se sont donné rendez-vous, ce qui nous donne droit à un concert très intimiste et personnellement ça n’est pas pour me déplaire. Peu importe que la salle soit loin d’afficher complet, elle se donne sans tricher, radieuse, souriante et tellement généreuse. Pendant 1h15 elle va enchainer. Passant des morceaux les plus connus comme Save me ou encore son 1er succès I know à de nouveaux titres issus de son dernier album Faces. Plus surprenant, ce petit retour dans les année 90 avec la reprise de Rock your body de Justin Timberlake avec petite chorégraphie improvisée s’il vous plait, à croire que cette nana là sait tout faire. Sur les coups de 22h20 elle quitte la scène. Le Bikini est plongé dans le noir, mais le public n’est pas dupe : nous aurons forcément droit à un rappel. Et dans un silence de plomb, la voix d‘Irma retentit au fond de la salle. Elle traverse toute la fosse en prenant soin de saluer chaque regard qu’elle croise. Son rappel, elle le veut comme ça, au plus près de nous, et nous propose donc de tous nous asseoir à même le sol. La soirée se terminera ainsi, nous assis par terre, et elle debout, au milieu de son public. Un moment en toute simplicité que nous aurions aimé voir durer un peu plus longtemps. Un grand merci à elle pour cette belle soirée.

Crédit Photo : Antony Chardon (Archive Thorium Magazine)

Auteur : Gallenstein Elodie

Cannibal Corpse @ Le Bikini (Toulouse)

01 Cannibal

27 Octobre 2014 – La soirée promet d’être mouvementée en ce lundi soir. En effet, après la déferlante heavy Accept, SPM Prod nous sert un plateau 100% death metal dans la lignée des concerts organisés par Noiser. On se croirait dans un mini festival avec 5 groupes à l’affiche : Heresic Synopsis, Blood Ages, Aeon, Revocation, Cannibal Corpse et non moins de 1100 personnes présentes au Bikini ce soir. Nous pouvons remercier la Mairie qui, dans le cadre de Toulouse in Bikini, a permis à l’association de proposer l’entrée pour la modique somme de 12 euros seulement en pleine période de vacances. Aucune excuse pour manquer ça !

Les portes du Bikini s’ouvrent vers 18h30 et la soirée débute vers 19h avec les toulousains d’Heresic Synopsis. Jouer en première partie d’un concert de Cannibal Corpse c’est une certaine responsabilité, et c’est un peu stressés qu’ils entrent en scène. Malgré la pression, le groupe est heureux et se donnera à fond pendant les 20 petites minutes qui leur sont octroyées. Ils nous présentent des morceaux tels que DeliveranceAr-men ou Martyr tirés de leur album Je suis d’Ailleurs qui sort dans les jours à venir. Leur death metal est brutal avec des riffs puissants, une voix plutôt bien maîtrisée et du tapage intensif à la batterie. Pour moi c’est un peu le branle-bas de combat, un peu trop “tout à la fois” et manquant de mélodie, ce qui m’a empêché de rentrer dans l’ambiance. Le public est majoritairement réceptif mais encore un peu timide, alors bravo pour cet investissement et le partage de votre passion.

Leurs confrères de Blood Ages qui font, avec Heresic Synopsis, partie du collectif de groupes de metal extrême toulousain Brutal Frog prennent la suite. Le groupe propose un death plus mélodique inspiré, entre autre, par le death old-school ainsi que le deathcore qui apporte une touche de modernité. D’entrée de jeu, le groupe donne le ton avec une musique plus solide et plus énergique. Le public va d’ailleurs commencer à bouger un peu, se préservant toutefois pour la suite. Les musiciens sont bel et bien présents et contents d’être sur cette scène, jouant avec enthousiasme des titres comme The Beast Within, Dusk, Seth… Les riffs sont techniques et accrocheurs, une belle rythmique amorcée par le batteur et un mélange d’influences venues d’ici et d’ailleurs. Un univers violent, sombre et extravagant qui permet de s’évader un instant dans le monde de Blood Ages. J’ai vraiment passé un bon moment et chapeau bas au chanteur Aniki qui, bien que malade et fiévreux a assuré du début à la fin !

Après une petite heure dédiée au death metal toulousain, place maintenant à la Suède avec Aeon. Formé en 1999 par le chanteur Tommy Dahlstrom et Sebastian Zed Nilsson à la guitare, le groupe a sorti 4 albums entre 2005 et 2012 mais reste tout de même peu connu. Ils connaissent bien Cannibal Corpse puisqu’ils partagent le même label Metal Blade Records (Revocation aussi) et qu’ils ont déjà partagé une tournée en 2006. Le line-up maintes fois modifié est aujourd’hui composé de Tommy, Zeb, Tony Östman à la basse et du batteur Emil Wiksten. Le quatuor investi la scène à 20h05 devant une salle bien remplie de métalleux désirant s’agiter. C’est parti pour un set musclé et technique qui démarre sur Satanic Victory. Le batteur est un vrai bûcheron, ça tabasse sec ! Côté guitare, ça envoie également avec des parties agressives et d’autres très mélodiques. Le chanteur au growl impeccable nous fera un nombre incalculable de headbangs en duo avec le bassiste Tony.  Kill Them All, Aeons Black, Biblewhore, des titres bien bourrins qui font effet sur le public, quelques slammeurs s’élancent et l’agitation dans le pit commence à se faire sentir.  J’ai à côté de moi un gros fan qui connaît tout par cœur et qui aura droit à quelques secondes de gloire quand Tommy lui passera le micro. Le chanteur de Revocation monte sur scène un court instant durant Still The Pray et la prestation se termine sur Forever Nail après 35 minutes de show. Un set court mais suffisant quand on sait ce qui nous attend.

Il faudra environ une quinzaine de minutes pour effectuer le changement de plateau avant l’arrivée de Revocation.  Né au début du 21ème siècle, le groupe adopte le nom Revocation en 2006, natifs de Boston ils n’ont pas chômé puisque leur dernier album Deathless sorti cette année est déjà leur sixième réalisation. Leur musique est un death metal technique très majoritairement tinté de thrash, le dernier opus est d’ailleurs carrément thrash. Nous avons Dave Davidson qui performe au chant et à la guitare, Phil Dubois derrière les fûts, Dan Garguilo à la gratte et Brett Bamberger à la basse. Fan de thrash, j’adhère totalement sur CD, je suis donc pressée de voir ce que ça donne en live. La salle est de nouveau plongée dans le noir quand résonnent les premières notes de The Hive. Un flot d’énergie en plein dans la face ! Dave est incroyable, faisant osciller sa voix entre chant death, thrash et chant clair sans jamais défaillir et capable d’assurer à la guitare en même temps. Le deuxième morceau est Teratogenesis, tap tap tap tap tap tap, Phil frappe le rythme pendant que déferlent les riffs mélodiques. Brett se donne à fond avec sa jolie basse à cinq cordes, avec son physique et son jeu il pourrait aussi être dans un groupe comme Havok. Dans le public ça se réveille clairement, le premier circle pit est effectué à la demande du chanteur, on slamme, on pogote, on sautille, on gueule ça y est ça pulse ! Revocation va jouer Deathless, un morceau qui fait penser à l’époque Schizo Deluxe d’Annihilator. S’en suivront Dismantle the Dictator, Fracked  et Madness Opus. Cette dernière est plus death mélo, hyper calée niveau technique, c’est propre, c’est beau ! Alala vraiment le groupe assure ! No Funeral, un dernier titre très thrashy, ça donne envie de sauter dans tous les sens et de headbanguer sans retenue, putain que c’est bon ! – Ripping right into you, Racing through to infinity, Disassemble the absolute, Integrate with vacuity- un refrain qui restera. Une quarantaine de minutes qui sont passées bien trop vite selon moi. Cependant, c’était un show d’une qualité admirable, avec des mecs qui donnent tout. Une ambiance de folie dans le public, un son de dingue super technique agrémenté par des refrains entraînants, des branlettes de manches au top et du groove, merci Revocation !

L’attente va être plus longue, il faudra patienter une bonne trentaine de minutes avant la reprise, le temps d’un petit break et d’échanger les premières impressions avec les copains. C’est donc aux alentours de 22h30 que Cannibal Corpse, la tête d’affiche de la soirée monte sur les planches du Bikini. Groupe américain fondé en 1988 par Chris Barnes, Bob Rusay, Jack Owen ainsi qu’Alex Webster et Paul Mazurkiewicz les deux membres restants, ils font partie des pionniers du brutal death. Aujourd’hui, le groupe vient présenter son dernier et treizième opus A Skeletal Domain, 10 ans après le dernier passage dans la ville rose. Je ne suis vraiment pas fan du groupe mais je tiens quand même à ne pas mourir idiote et voir ce que ça donne en live. Les “cannibales” investissent donc la scène avec le monstrueux George Fisher alias Corpsegrinder au chant. Le set débute avec Staring Through the Eyes of the Dead , Fucked With a Knife  et Stripped, Raped and Strangled, trois tubes de The Bleeding. Fisher nous offre du chant guttural bien gras, assaisonné de headbangs à tire-larigot, s’il n’avait pas un cou si gros on craindrait que sa tête se détache et vole dans le public. Dans le pit c’est l’effervescence et c’est la lutte pour rester à sa place contrairement au groupe qui lui est quasi statique. Les morceaux suivants seront Kill or Become, Sadistic Embodiment, Icepick Lobotomy… Ça devient l’hystérie derrière moi et ma tête commence à chauffer, pour moi tous les morceaux se ressemblent tous  et je trouve cela soporifique, je m’en vais donc de ce pas au fond de la salle voir ce que ça donne au loin. C’est assez impressionnant ! Plus de 1000 personnes présentes et une bonne partie en mode destruction du Bikini ! Au moins les spectateurs s’éclatent (dans tous les sens du terme).

En définitive la soirée aura été tout en progression avec une fin chaotique dans le public. Une belle affiche dans l’ensemble avec un énorme coup de cœur pour Revocation qui a tout déchiré et un gros bravo à Blood Ages pour leur performance ce soir. Je n’aime toujours pas Cannibal Corpse mais j’aurais essayé. Merci à Heresic Synopsis et Aeon également et un grand merci à SPM Prod de toujours se bouger pour organiser de si belles dates.

Photos : David Torres

Auteur Fanny Dudognon

Mogwai @ Le Bikini (Toulouse)

20141031Mogwai137

31 Octobre 2014 – En ce jour d’Halloween la “coutume” est de proposer une soirée avec un son et une ambiance approchant celle des films d’horreur les plus morbides. Pour le coup, le Bikini fait exception à la “règle” avec la venue des gars de Mogwai. Mais pour l’occasion certains fans auront néanmoins revêtu leurs costumes de zombies ou autres personnages obscurs afin de célébrer l’évènement.

Sans pression et en toute simplicité, à 20h30 RM Hubbert s’installe, guitare à la main, sur sa chaise pour nous interpréter son premier titre purement instrumental. Après 5 minutes d’un folk rock somptueusement interprété, il attrape son micro pour partager ses expériences et présenter ses futurs titres le tout dans un humour purement scottish. Nous avons été scotchés devant son niveau technique et sa prestance scénique même s’il est resté assis tout au long de son set. Il vit profondément sa musique et nous a transporté dans son voyage émotionnel.

A 21h30, après un intermède plutôt long, les gars de Mogwai ont finalement fait leur entrée, sourires voire même rires aux lèvres, pour interpréter le titre Heard About You Last Night. On pouvait sentir leur bonheur d’être sur scène même si l’échange avec le public s’est malheureusement limité à des “Merci beaucoup” et “Thank you very much”. Ils nous auront néanmoins avoué qu’ils considéraient le Bikini comme une de leurs salles préférées dans le monde. Rien que ça !!

La première partie du set a été plutôt calme avec un jeu lourd et fort, accentué par une décoration de la scène et des jeux de lumière qui permettent de garder une atmosphère planante. On retrouve toutes les subtilités de leur dernier album, Rave Tapes, dans les morceaux très atmosphériques : Deesh et The Lord Is Out of Control. Quelques titres plus tard, c’est sur des rythmiques plus pêchues et plus rock que l’on vibrera avec, entre autre, le morceau How to Be a Werewolf extrait de leur précédent album Hardcore Will Never Die, but You Will.
L’ambiance rock va retomber en se rapprochant de la fin du set pour finalement sonner l’heure du dernier morceau à 22h30. On pourra quand même encore vibrer plusieurs minutes lors d’un rappel long de 2 morceaux.

Même si les membres de Mogwai ne sont pas réputés pour être des showmen, on s’attendait à davantage de riffs rock. Le public de ce soir est resté très passif face à cette ambiance un peu trop atmosphérique.

Auteur et Photographe : Antony Chardon

Hollysiz @ Le Bikini (Toulouse)

HollySiz

30 octobre 2014 – Ce soir je me rends au Bikini pour une soirée 95% girls et 100% frenchy avec une affiche composée de The Buns et d’Hollysiz. Un concert qui a rameuté du monde, c’est une longue file d’attente qui se profile devant la salle dès 19h30.

C’est vers 20h30 que deux jolies jeunes filles montent sur scène. La brune, Molly Jin qui chante accompagnée de sa guitare électrique et la blonde June Cooper, qui assure batterie et chant. The Buns (les chignons), ce sont deux voix, deux instruments et un look rétro des 50’s. Côté musique c’est du rock’n’roll inspiré des 50’s,60’s et 70’s modernisé, rythmé, entraînant, simple mais efficace. Elles joueront des titres comme One more Shot, The True Story of Molly Jin & June Cooper abordant le sujet de la femme dans les années 50 et son émancipation. Elles feront participer le public qui devra balancer les bras et claquer des doigts avec elles sur un nouveau morceau : I Want. Une première partie très sympathique, Julie et Emilie ont du talent, de belles voix et le rythme dans la peau ! Les spectateurs semblent aussi avoir apprécié cette mise en bouche.

Le changement de plateau prendra un certain moment avant l’arrivée d’Hollysiz. Le groupe est jeune, formé en 2010 avec Cécile Cassel à sa tête. La jeune femme, également actrice, décide de se consacrer pleinement à la musique et donnera naissance à un premier l’album intitulé My Name Is sorti en 2013  et mixé à Londres par Dave Bascombe (Depeche Mode, The Verve, Tears For Fears...). Une réalisation qui se veut l’aboutissement de toute une vie avec des titres évocateurs, dont elle est l’auteur compositeur, avec des sonorités pop, rock et électro.
C’est maintenant l’heure de découvrir l’artiste sur scène, 21h30, extinction des feux, le show commence. Cécile fait son entrée sur The Light, accoutrée de son fidèle mini short rouge à la mode des années 80 et de ses petites chaussures vernies à la Fred Astaire . La belle blonde est chaleureusement accueilli par les applaudissements et cris des spectateurs, elle nous confie être étonnée de voir tant de monde et nous fait part de sa gratitude. Après un premier morceau plutôt électro/new wave, c’est une ambiance plus rock’n’roll qui s’installe avec Sponge Friend et Ok. La chanteuse nous briefe avant chaque chansons pour que l’on connaisse  son histoire, pour que l’on découvre SON monde. Elle nous confiera avec émotion que son prénom lui a été donné en référence à la fille de Claude Nougaro, de cette façon, elle déclare son attachement à la ville rose. Puis, place à la danse, à la sensualité et à la sexy-attitude avec Tricky Game, un véritable jeu de scène  mis en valeur par un accord parfait des lumières. Ce petit brin de femme est vraiment époustouflant, c’est une pile électrique dotée d’une superbe voix. Dans la salle les gens chantent, dansent, applaudissent, il se passe réellement quelque chose entre le public et l’artiste. Un show hyper varié, agrémenté par les petites anecdotes : A Shot, composé avec ses copines Les Brigitte serait dans ses rêves les plus fous le générique d’un James Bond réalisé par Quentin Tarantino. Cette chanson met sa voix suave en valeur et, pendant un instant on s’évade dans l’univers de Tarantino dont elle semble sortir avec sa tignasse blonde, sa sensualité et la dominante rouge qui l’entoure. Elle interprétera deux reprises : I’m On Fire  de Bruce Springsteen et Smalltown Boy des Bronski Beat, très bons choix, efficaces en live. Sous les projecteurs, la belle fait son show avec ses pas de danse endiablés et son bagou naturel. La présence des musiciens, chacun avec son propre style est un très bon point pour le spectacle, on sent une belle alchimie dans le groupe, une énergie communicative. On retrouve parmi eux Molly Jin, cette fois au clavier. La set-list sera composée d’autres titres comme Mrs Selfish, The Fall, Hangover et la fameuse Come Back To Me. Cette dernière sera jouée deux fois et dont une pour clôturer la soirée. Armée de sa Go Pro, Cécile se met au milieu du public et lui demande de s’accroupir et de chanter. Lorsqu’elle remonte sur scène, les gens se lèvent et se lâchent une dernière fois avec elle, on se croirait presque dans une boîte de nuit des 80’s. Pour résumer, Hollysiz c’est un show de qualité, avec une musique travaillée aux influences variées (pop, rock, new wave, electro, blues…): une artiste complète. Ce concert était un savoureux mélange d’énergie positive, de sensualité, de douceur, de spontanéité et de partage, que demander de plus ? Si comme moi vous n’êtes pas forcément fan de ce style, sachez qu’en live c’est vraiment extra.

Merci au Bikini et à tous les artistes présents pour ce moment d’intensité et d’émotion.

Crédit Photo: Jérôme Jacques

Auteur: Fanny Dudognon

Talisco + Einleit @ Connexion Live (Toulouse)

Talisco

30 octobre 2014 – 21h, Einleit prend place : Jun au synthé, Gabriel à la batterie et Charlie à la basse, le premier live de la soirée peut débuter. Sur les premiers morceaux le public est encore timide et Charlie, en bon chauffeur de salle, nous stimule pour accompagner la voix de Jun de ses applaudissements en rythme. A la suite de l’interprétation de Trembling Tokyo, Jun abandonne le synthé pour s’accompagner d’une guitare électrique et enchaîne alors avec une belle surprise : la reprise Spanish Sahara des britanniques Foals, le morceau se termine sur les paroles interprétées en français, et c’est là un passage rare et sans doute unique pour Jun qui a pris le parti de chanter dans la langue de Shakespeare. Le show se poursuit, les 3 garçons déchainent une véritable énergie sur leurs instruments avec une mention spéciale pour Gabriel à la batterie. La voix claire de Jun est capable de monter très haut, on sent là toute sa formation à la Maîtrise des Hauts-de-Seine (Choeur d’enfants de l’Opéra de Paris).

Sur les coups de 22h, c’est au tour de Talisco de prendre la relève sur scène. Jérôme Amandi avec sa casquette habillée par le symbole du groupe, se place alors derrière le micro, accompagné de sa guitare électrique, aux côtés de ses deux musiciens à la basse et à la batterie. La salle s’est bien remplie et le public motivé. Après quelques morceaux il prend la parole pour féliciter le groupe Einleit, nous évoquer sa récente carrière (2 ans) et nous faire part qu’il s’agit de son premier live à Toulouse. Le show se déroule au fil des morceaux de son dernier opus Run et vers 23h c’est tout sourire qu’il interprétera le désormais célèbre Your Wish, titre illustrant la publicité du site marchand BalsamikC’est aux alentours de 23h10 qu’il quitte la scène avant de revenir pour un rappel qui claque fort, méritant une belle ovation du public.

Notre bonus : Entre les balances et le concert nous avons rencontré les garçons d’Einleit pour une interview vidéo qu’on vous mettra en ligne d’ici peu.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

BRNS @ Connexion Live (Toulouse)

BRNS

28 Octobre 2014 – Pas d’odeur de frites ce soir au Connexion Live mais quand même bel et bien celle de la Belgique. Pour démarrer cette soirée 100% belge, les 5 membres de Robbing Millions s’emparent de la scène. Batterie, synthés, guitares, basses et percussions sont là pour accompagner les mélodies anglaises d’un rock psyché et folingue. Pendant que la salle du Connexion Live se remplit, les belges, montés sur ressorts, nous soufflent riffs frénétiques et lignes entraînantes, pour terminer sur un final instrumental remarquable.

22h25, le quatuor BRNS s’installe en configuration carrée sur la scène. Comme sur leur dernier opus, c’est le somptueux Void qui ouvre le bal. On ne pouvait pas rêver meilleure entrée en matière. L’incursion musicale prend place crescendo au fil des paroles récitées, comme une incantation, par Tim qui évolue à la batterie, s’accompagnant d’abord de l’effleurement des cymbales avant de donner les premiers coups sur les fûts. Débute alors un concert incandescent, aérien et passionnant reprenant les titres de Patine et de l’EP Wounded. Défricheurs de sonorités, jusqu’au xylophone ou l’harmonica, le quatuor surdoué n’est pas sans rappeler celui d’Alt-J, offrant une musique indie, multi-instrumentaliste et expérimentale. Je constate tout de même que leur musique reste très homogène, et peut paraître anesthésiante, mais magnétisée par cette douce anesthésie, personnellement je ne leur servirai pas le reproche. Dans le public, on apercevra Augustin Charnet, le chanteur des Kid Wise, exalté, et les Robbing Millions rejoindront eux aussi les spectateurs, bien décidés à encourager et à profiter du live de leur frères de scène. 23h15, il l’avaient annoncé, c’était la dernière interprétation de la soirée. Ils quittent la scène mais reviennent très très vite nous offrir un final instrumental des plus envoûtants avant d’inviter le public à s’attarder avec eux autour d’un verre de Triple Karmeliet (bière belge).

Ce soir, c’est un coup de poing belge que j’ai pris avec le même impact qu’un poing américain.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Jérome Jacques

Ty Segall @ Le Bikini (Toulouse)

Ty Segall

22 octobre 2014 – Le trio américain Left Lane Cruiser entre en scène pour démarrer la soirée. Pete Dio à la batterie, Joe Bent à la basse et Freddie J IV au chant et à la guitare. Partisans d’un rock garage aux influences blues, ces gars là jouent assis comme de nombreux bluesmen. Le concert se déroule grassement et le public s’enthousiasme de plus belle lorsque Jo Bent se met alors à gratter des cordes apposées sur un skateboard, le skateboard slide guitar c’était une première pour moi ! “Merci beaucoup” et “Santé” seront les injonctions françaises récurrentes auxquelles nous auront droit pendant le show, sympa les gars de faire l’effort du Cheers à la française. Le rock américain a déjà réchauffé le public toulousain prêt à accueillir la suite prometteuse de la soirée.

21h30 – Jimmy, chapeau de cowboy vissé sur la tête et verre à la main, débarque sur scène en bon Texan. Avec un accent marqué, si caractéristique de cette région et tellement inaudible pour moi, que je ne retiens que l’annonce de la “Best country of the World” à suivre. Il est rejoint par Ty Segall et ses musiciens, tous alignés les uns à côté des autres au premier plan de la scène. Ty à l’extrême droite (une habitude) avec sa guitare aux côtés d’Emily Epstein à la batterie, suivis du bassiste et du guitariste du groupe. Jimmy sera quant à lui préposé au synthé pour les notes nécessaires au premier morceau : Manipulator. Ce démarrage est suivi de près par le titre It’s Over et se déroule alors une maigre setlist – pour un compositeur qui pourtant compte déjà 15 albums à son actif à seulement 27 ans – puisqu’à 22h30 le concert est déjà plié. Un live garage teinté Californie, qui n’a pas déçu entre pop brute, ballades noisy et saillies minimalistes, mais j’en espérais un peu plus côté scène. Ty Segall n’est pas aussi showman que l’artiste qui le passionne et l’inspire : David Bowie, et son Ziggy Stardust.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

 

Accept @ Le Bikini (Toulouse)

Accept

14 Octobre 2014 – Hier c’était un concert plein d’émotion que nous offrait Anathema au Metronum, mais ce soir on passe aux choses sérieuses et on se prépare à transpirer ! En effet, pour sa rentrée SPM Prod nous invite au Bikini pour voir la crème de la crème du heavy metal made in Germany : Accept.  Les fans du genre sont nombreux ce soir, venus de la région et d’ailleurs, heureux d’accueillir un groupe de heavy d’une telle envergure, ce qui est chose rare par ici. Quant à moi, j’attendais cette date avec impatience, marquée par leur prestation majestueuse durant le Hellfest 2013, pour moi l’un de meilleur show du festival ! 15h30, je m’en vais rejoindre les copains déjà postés devant la salle.

Il faudra patienter et attendre 19h30 pour que les portes s’ouvrent et c’est vers 20h que le premier groupe se met en place. Il s’agit de Damnation Day originaire d’Australie, leur musique est un curieux mélange de power métal, de mélodique et de quelques touches de thrash. Inconnue au bataillon, la formation a réalisé un seul et unique album Invisible The Dead sorti en 2013. Sur scène il n’y a vraiment rien de mirobolant, le guitariste Jon King et le bassiste Luke Vinken resteront prostrés pendant tout le set. Seul le chanteur Mark Kennedy mettra du cœur à l’ouvrage, tentant de chauffer le public. On peut quand même admettre qu’il a une superbe voix et heureusement, parce que côté guitare ce n’est vraiment pas ça. Un guitariste ça suffit ! Son jumeaux, Dean, assurera la batterie durant la petite demie heure qui leur est consacrée. Ils auront juste le temps de présenter 6 titres dont Invisible The Dead, I Am et Reaper, une musique énergique jouée par des musiciens quelque peu endormis c’est dommage surtout avec une voix pareille.  Une chose est sûre, Accept ne prend pas le risque de se faire de l’ombre.

Une trentaine de minutes sera nécessaire pour préparer la scène, un décor travaillé pour en mettre plein la vue : mur d’amplis, batterie en hauteur et spots à gogo. Accept a connu de nombreuses perturbations et nous aurions pu penser que le départ du chanteur et membre fondateur Udo Dirkschneider en 87 aurait pu tout compromettre. Que nenni ! Cela fait presque 40 ans que le charismatique guitariste Wolf Hoffmann et le bassiste Peter Baltes tiennent bon. Depuis 2009 la formation est plus que solide avec Mark Tornillo qui assure le chant d’une main de maître, Herman Frank est à la guitare et Stefan Schwarzmann à la batterie. L’album Blind Rage est leur dernier bijou succédant aux deux très bons Stalingrad et Blood Of The Nation.
C’est à 21h que la salle est de nouveau plongée dans la pénombre réclamant le groupe avec ferveur. Et boum ! Accept fait une entrée du tonnerre sur un nouveau morceau, Stampede, littéralement débandade et c’est peu de le dire ! Ca saute autant sur scène que dans le pit. La température monte d’un cran avec Stalingrad et Hellfire. Le sourire aux lèvres les membres du groupe sont en grande forme et vont nous le faire savoir, sauf Herman qui sera presque invisible ce soir. Les allemands vont nous offrir la quasi intégralité du dernier opus panachée à tous les tubes qui ont fait le succès d’Accept. Le son est parfait, les lumières sont calées au millimètre et le jeu de scène du trio infernal est détonant, ils assurent leur rôle de musiciens mais aussi celui de showmen posant pour les photographes d’un air amusé. Stefan est un peu caché derrière sa batterie, certes, mais il met du cœur à l’ouvrage et son sourire semble être la preuve de son contentement. Wolf est un guitariste talentueux qui gère divinement bien son statut de leader, il investit le plancher du Bikini brandissant fièrement ses bébés, ses guitares customisées. La complicité entre les trois acolytes est certaine et partagée avec les spectateurs qui sont exaltés par cette folle ambiance. Moi-même je saute partout, et remue la tête à m’en briser les cervicales, trop contente de les revoir ici à la maison, dans ce joyau qu’est le Bikini. Nous aurons le plaisir de chanter en cœur sur les illustres London Leatherboys, Restless and Wild et Princess of the Dawn. Messieurs Hoffman et Baltes feront un duel époustouflant durant No Shelter, une perle musicale. Enfin le groupe jouera Fast As A Shark avant de s’éclipser dans les loges, et oui après une suite ininterrompue de  18 titres il est peut-être temps de reprendre son souffle et s’hydrater un peu. On pourrait se demander s’ils ne sont pas des demis dieux tant leur performance est impressionnante de par leur prouesse technique et leur endurance.  Accept revient sous les acclamation de son fervent public pour nous interpréter le très attendu Metal Heart suivie de Teutonic Terror et d’un final majestueux sur Balls to the Wall. L’excellent Mark Tornillo n’a rien à envier à Udo, sa voix est quasi identique et il fait preuve d’une incroyable résistance pour chanter sans faille pendant presque 2 heures non-stop. Chapeau !

Ce concert était tout simplement magistral, jouissif, intense, un pur moment de Whaouuuuuuuuu où on en prend plein les oreilles mais aussi plein la vue ! Les 21 morceaux sont passés à une vitesse phénoménale. Un immense merci à SPM Prod de nous avoir organisé un concert de heavy au top du top ! Attention maintenant la barre est haute !

Auteur : Fanny Dudognon

Photographe : Antony Chardon

Anathema @ Metronum (Toulouse)

Anathema

13 octobre 2014 – C’est à 20h que la jolie salle du Metronum nous ouvre ses portes. Après une suite de concerts plutôt mouvementés, c’est une soirée plus calme qui s’annonce avec Anathema et Mother’s Cake en première partie. Un public plutôt varié s’est rassemblé ce soir (pas loin de 400 personnes) , du métalleux au fan de musique lounge.

Ce sont donc les tout jeunes membres de Mother’s Cake qui investissent les planchers du Metronum vers 20h30. Le groupe autrichien s’est formé en 2008 avec Yves Krismer au chant et à la guitare, Benedikt Trenkwalder à la basse et Jan Hauels à la batterie. Leur musique inspirée des 70’s et 80’s est un étrange mélange de rock-prog comme les Red Hot Chilli Peppers, Procupine Tree mais aussi  de funk et un peu de soul à la Boosty Collins. Du trio se dégage une belle énergie qui fera écho dans la salle. La voix cassée du chanteur, que l’on appréciera sur des morceaux tels que I Like It, est à la fois douce et puissante et m’a fait penser à Michael Jackson durant Creation’s Finest. Le batteur, dont on ne verra que les cheveux, est déchaîné, frappant ses pédales avec frénésie ( faudrait-il investir dans une double pédale?). Le bassiste qui semble être monté sur ressorts, sautillant et remuant partout, maîtrise parfaitement toutes les techniques. Les jeunes nous ont offert un show plein de fougue et chaleureux, une jolie découverte à approfondir avec leur album Creation’s Finest.

C’est l’heure de faire une pause, le temps de mettre en place le décor pour Anathema. Les Britanniques qui faisaient à l’origine du doom-death ont aujourd’hui évolué vers un style plus accessible, alliant le rock psychédélique, atmosphérique voir le trip-hop à un univers mélancolique. Daniel (guitare, piano, choeurs) et Vincent (guitare et voix) Cavanagh ont formé le groupe dans les années 90, et sont maintenant entourés du troisième frère Jamie à la basse, de la charmante Lee Douglas à la voix d’or, de son frangin John au clavier et aux percussions ainsi que de Daniel Cardoso à la batterie. Un nouvel album, Distant Satellites, a récemment vu le jour et se veut dans la continuité de Weather Systems sorti en 2012. Pour Anathema, ce nouvel opus est l’aboutissement de leur univers musical, pour moi, c’est un petit chef d’œuvre mêlant beauté, sérénité, tristesse et intensité.

La pénombre s’installe dans la salle tandis que la scène se teinte de rouge et de noir (les couleurs de Distant Sattelites) et que les membres du groupe s’installent sous les applaudissements du public. Une ouverture délicate et mystique avec les deux premières parties d’un titre du dernier album: The Lost Song. La cadence s’accélère avec Untouchable Part 1 suivie de la Part 2 où les voix de Vincent Cavanagh et de Lee Douglas s’harmonisent à la perfection, nous voilà emportés par cette musique saisissante. Les spectateurs accompagnent le sextet sur Thin Air tapant dans leurs mains en rythme et avec enthousiasme. Le calme revient avec Ariel et cette douce introduction au piano accompagnant la voix cristalline de la chanteuse. La magie opère encore une fois et je ne peux retenir la larmichette qui se présente au coin de mon œil. Daniel, vêtu de sa belle chemise à fleurs, est là pour mettre l’ambiance, il chauffe son public, plaisante de temps à autre et orchestre sa bande avec soin. Nous sommes témoins d’une belle complicité entre les trois frères et les autres membres du groupe. Chaque détail est travaillé et le jeu de lumière, qui évolue au gré des morceaux, magnifiera le spectacle tout au long de la soirée. Les titres comme Anathema, Universal, Closer vont s’enchaîner à une vitesse incroyable avant que le groupe ne disparaisse. C’est donc l’heure du rappel, la salle est toujours plongée dans le noir et le public est en effervescence, acclamant les artistes avec chaleur . Le groupe revient pour le plus grand plaisir des spectateurs. Quelques accords de piano me permettent de reconnaître Firelight , le Metronum  se trouve plongé dans une atmosphère quasi religieuse, un moment de pureté et d’apaisement. Le sextet jouera ensuite Distant Satellites, une œuvre exquise, parfaite pour le live, mettant assurément le talent de chacun des musiciens en valeur. Le show s’achève sur les notes de Fragile Dreams, un dernier frisson et il est temps pour nous de sortir de ce rêve et de revenir à la réalité. Ce soir Anathema nous a fait voyager, un instant la terre s’est arrêtée de tourner mais nos têtes et nos cœurs ont chaviré.

Je tiens à mettre en avant la qualité du son offerte ce soir, qui nous a permis d’apprécier la musique de la meilleure façon qu’il soit. Merci à Bleu Citron, Mother’s Cake, Anathema et au Metronum pour cette soirée forte en émotion…

Auteur : Fanny Dudognon

Photographe : Jérôme JACQUES

Privacy Settings
We use cookies to enhance your experience while using our website. If you are using our Services via a browser you can restrict, block or remove cookies through your web browser settings. We also use content and scripts from third parties that may use tracking technologies. You can selectively provide your consent below to allow such third party embeds. For complete information about the cookies we use, data we collect and how we process them, please check our Privacy Policy
Youtube
Consent to display content from - Youtube
Vimeo
Consent to display content from - Vimeo
Google Maps
Consent to display content from - Google