Category: France

Frànçois and The Atlas Mountains @ Le Connexion Live (Toulouse)

François And The Atlas Mountain

26 novembre 2014 – Le public réuni au Connexion Live est nombreux ce soir. Babe défend la première partie et nous sert une pop extatique aux accents british. Au sein du quatuor on retrouve Gérard Black, originaire d’Ecosse, qui assure clavier et vocalises au sein de Frànçois & The Atlas Mountains et Amaury Ranger, membre analogue à la batterie.

La seconde partie de soirée est supplée par Petit Fantôme, formation que j’ai découverte à Rock en Seine, portée par Pierre Loustaunau, membre lui aussi de Frànçois & The Atlas Mountains. Favorisé par quelques problèmes techniques, le début du concert se fait sur une petite tribune -occupée par un piano et éclairée d’une lampe de chevet- improvisée sur le côté de la scène principale, qu’il regagneront très rapidement. Face au public toulousain, Petit Fantôme interprète les titres aériens extraits de sa mixtape Stave, accordée en téléchargement libre à cette adresse.

Cette joyeuse combinaison de projets musicaux à la croisée de talents variés offre au public de ce soir un beau paysage musical et une soirée sans temps mort. C’est sur les coups de 22h que la troupe de Frànçois & The Atlas Mountains prend place, le fougueux  Frànçois Marry armé de son micro s’empare immédiatement de l’espace scène et sautille dans tous les sens dès le premier morceau. Face à un public enthousiaste la belle énergie musicale de Piano Ombre se propage. A 22h50, tous les membres se réunissent sur scène pour clore la soirée sur deux morceaux respectifs de Babe et Petit Fantôme. Le public enjoué invoque un rappel et c’est dans une frénésie moelleuse et caressante que le concert s’achève sur Les Plus Beaux. Cette soirée était un bel exemple pour soulever la grève des journées normales.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Saxon @ Le Bikini (Toulouse)

Archive HellFest 2013

Archive HellFest 2013

26 Novembre 2014 – Après le concert sensationnel d’Accept au Bikini le 14 octobre, rendez-vous ce soir, même lieu, pour une deuxième belle date heavy metal. Le célèbre groupe Saxon se produit en tête d’affiche accompagné par Skid Row et Halcyon Way.

C’est un peu après 19h30 que le Bikini se trouve plongé dans le noir et que les jeunes américains d’Halcyon Way s’installent sur les planches. Les 5 membres du groupe nous servent un heavy/power metal progressif. Malgré quatre albums réalisés depuis 2008, la formation semble pourtant manquer de consistance, le tout est assez confus. Ils débutent leur set par le titre éponyme de leur dernier album Conquer. Musicalement, on sent diverses inspirations comme Disturbed ou King’s X. Le chant se fait tantôt en voix claire tantôt en growl, agrémenté par des choeurs outranciers. Certains riffs sont néanmoins sympathiques, et leurs sourires rattrapent un peu le coup. Mèches colorées, crètes, même le look est un peu too much. Ajoutez à ça un jeu de lumière désagréable aux clignotements incessants, le public est plus éclairé que le groupe, euh… bof bof ! Halcyon Way jouera 30 minutes, un temps largement suffisant pour ce metal de midinettes.

19h55, après un petit changement de plateau c’est au tour de Skid Row de prendre place sur la scène du Bikini. Entre 2013 et 2014, le groupe a sorti un EP en deux parties : United World Rebellion mais n’a pas produit d’album depuis 2006. Extinction des lumières, une sirène retentit, suivie d’un tube cher au groupe et plus particulièrement à Rachel Bolan: Blitzkrieg Bop des Ramones en guise d’introduction. Puis les premières notes de Slave to the Grind retentissent. Le son est plutôt bon, c’est parti pour du rock’n’roll ! Skid Row va enchaîner avec Piece of Me et Big Gun servant une musique énergique mais comme au Hellfest, le chant de Johnny Solinger est vraiment faiblard. Le chanteur se cache derrière ses lunettes de soleil et sa casquette, il est invisible et ne cessera d’être comparé à l’incroyable Sebastian Bach qu’il remplace mais n’égale malheureusement pas. Sa prestation sur 18 and Life sera décevante, cette chanson pourtant éloquente semblera insipide. Rachel prend alors possession du micro et de la scène nous offrant une excellente reprise de Psycho Therapy des Ramones, son implication fait plaisir à voir et le public réagit instantanément. Encore 3 morceaux et un final endiablé sur Youth Gone Wild. Le show s’achève un peu brutalement, quand Solinger semblait enfin se réveiller. Le set ne fut pas transcendant mais les spectateurs applaudissent tout de même chaleureusement les membres de Skid Row qui repartent avec le sourire.

Il faut attendre 21h pour enfin voir débarquer l’un des groupes cultes du heavy britannique: Saxon. Les anglais viennent de sortir un sublime pack DVDs/Cds live: Warriors of the Road à l’occasion de leur 35ème anniversaire. Malgré l’âge du groupe, ils ne sont passé que 3 fois à Toulouse entre 1991 et 2007. J’attendais ce jour avec impatience surtout après leur magnifique prestation au Hellfest en 2013. Le décor est en place, la scène est aux couleurs des Warriors of the Road. La pénombre s’intalle alors que retentit It’s a Long Way to the Top d’AC/DC puis, ce sont les ronrons de moteurs de Motorcycle Man qui font vibrer le Bikini. Les musiciens arrivent, acclamés par le public, suivis par leur charismatique leader : Biff Byford. La set list est essentiellement composée des tubes des 3 albums légendaires des 80’s: Wheels on Steel, Strong Arm of the Law et Denim & Leather. Ils enchaînent avec Sacrifice, titre éponyme de leur dernier album, un morceau punchy aux sonorités 100% heavy qui nous plonge directement dans une ambiance de folie. Biff est en forme, sa voix qui se bonifie avec le temps est juste incroyable, puissante et plus chaude qu’auparavant. Paul Quinn est fidèle à lui-même, c’est la force tranquille, ses notes virevoltent sur les manches de ses guitares (Gibson et Fender). Doug Scarrat est plus démonstratif, il s’amuse avec le public et prend plaisir à poser pour les photographes, rock’n’roll attitud ! Nigel Glocker frappe la cadence avec fougue, ça blast, ça groove, les papis du rock sont vraiment au top ce soir. Le phénomène Tim Nibbs Carter est délirant, en transe, hystérique avec sa basse, il saute et headbang comme un gros malade : juste fabuleux ! Le temps passe à une vitesse phénoménale avec cette set list parfaite : Power and the Glory, Solid Ball of Rock ,Strong Arm of the Law, And the Bands Played On… que des incontournables, en grande fan je chante tous les morceaux provoquant le sourire de Doug à maintes reprises. Des nuées de fumée sont projetées en bord de scène à la fin des chansons, tout le spectacle est divinement mis en valeur par un light show frugal mais parfaitement maîtrisé et le son est impeccable ! Le frontman s’amuse à faire chanter et jumper la foule, il aime aussi faire des blagounettes. Du bonheur pour les yeux, les oreilles et même pour le coeur lorsque Biff se met à chanter Frozen Rainbow, cette voix heavy et suave posée sur une sublime mélodie vous transporte… frissons et larmes pour ma part, difficile de lutter devant tant de beauté. Heavy Metal Thunder, Suzie Hold On, 747…que des tubes! Ca c’est du vrai heavy metal ! La magie Saxon opère encore durant la belle The Eagle Has Landed, pendant un instant le temps s’est arrêté. Le quintet s’eclipse après les puissants titres: Crusader et Princess of the Night. Le public bouillonne, l’ambiance est simplement géniale. Acclamé par un Bikini en feu, Saxon revient pour deux derniers morceaux légendaires : Wheels on Steel et Denim & Leather. Un final magistral et véhément, quelle claque !!!!!

Merci à Bleu Citron et au Bikini pour cette soirée mémorable ! J’ai presque oublié les deux premières parties tellement Saxon brillait ce soir. J’aimais, j’aime et j’aimerai ! En espérant que le groupe vive encore longtemps pour que l’on puisse revivre ça. Un grand merci à Biff pour sa gentillesse et Roger qui m’a permis de réaliser une interview que vous pourrez retrouver prochainement sur Thorium.

Auteur : Fanny Dudognon

Photos : Archive HellFest 2013

Angus & Julia Stone @ Le Bikini (Toulouse)

Angus et Julia StoneDimanche 7 décembre 2014 – Alors qu’une partie du public fait encore le pied de grue aux portes du Bikini, les 3 talentueuses soeurs Taylor qui composent le trio anglais The Staves, entrent en scène pour assurer la première partie dès 20h30. Le temps d’une courte demi-heure elle harmonisent leurs voix aux notes de la guitare de Jessica ou du ukulélé de Camilla, emportant le public toulousain au son d’une tendre folk acoustique.

Cela fait maintenant plus d’une demi-heure que les soeurs de The Staves ont quitté la scène et pendant que les techniciens s’affairent, le public lui commence à s’impatienter, ne se privant pas de quelques sifflements pour affoler les troupes. A 21h40 la salle est plongée dans le noir et le silence le plus total, les musiciens prennent place et les premières notes résonnent. La scène est désormais éclairée d’une lumière bleue et le duo fraternel y apparaît, au centre, entouré de ses musiciens pour entamer A Heartbreak. Le concert qui vient de démarrer au son de l’introduction de leur dernier album, se poursuit avec Main Street dans une ambiance ardente et rouge où les dizaines d’ampoules suspendues depuis le plafond s’éclairent habilement chacune leur tour. A la fin du morceau Julia prend la parole de sa voix frêle pour nous saluer, Angus lui, ne le fera qu’une bonne demi-heure plus tard. Elle échange avec nous sur cette belle mais froide journée avant d’entamer For You, échappée belle de leur album Down The Way hissé au sommet des charts il y a 4 ans, tandis que l’arrière-plan étoilé s’illumine. L’ambiance scénique : des atmosphères douces, vaporeuses ou très colorées, s’ajuste à merveille avec leurs chants, le live se déroule avec grâce et aisance et nous flottons allègrement dans leurs univers, comme si le temps était suspendu. Angus démarre maintenant ses accords et entame son morceau solo Crash and Burn, sombre et électrique. Vers 22h10, celle que l’on espérait bien sûr entendre : Big Jet Plane, est interprétée dans une version folk plus alanguie encore que l’originale. 22h30 avant la dernière chanson Heart Beats Slow, Julia présente ceux qui l’entourent, nous adressant en français “Je vais vous présenter mes amis qui sont sur scène” avec un accent so cute. 22h45, le groupe revient rapidement après son final nous servir Yellow Brick Road pour rappel. A la fin du morceau les musiciens quittent la scène nous laissant seuls avec Angus et Julia, guitare sèche pour elle, électrique pour lui, ils nous interprètent alors Santa Monica Dream dans une atmosphère intimiste portée par la simple lumière des ampoules et de l’arrière-scène étoilée de lumières bleues. A la fin de cet instant magique ils s’embrassent avant de saluer ensemble le public. Il est 23h, la réalité reprend ses droits.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Jerome Jacques

La Demoiselle Inconnue @ Le Bijou (Toulouse)

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27 Novembre 2014 – Cet été, La demoiselle inconnue avait attisé la ferveur des spectateurs lors de son passage au festival Alors chante. Ce soir, l’artiste est accueillie au Bijou pour la première de ses deux dates programmées dans cette salle intimiste de Toulouse. Son public, composé d’autant de femmes que d’hommes de 20 à 60 ans, a répondu présent.

A 21h30, la jeune compositrice fait son entrée sur scène, vêtue d’un simple mini short en jean, d’un t-shirt jaune et d’une longue chemise, commençant son set avec une belle histoire semi-parlée, pleine de couleurs et de poésie qui annonce bien le thème de la soirée. On se laisse rapidement séduire par l’artiste rayonnante et souriante qui nous livre ses rêves et émois avec simplicité et entrain. Munie de sa guitalélé, de sa folk ou de sa guitare électrique qu’elle fera sonner avec un archet, elle alternera tout au long de la soirée des chansons touchantes et drôles.

La jolie interprète ne manquera pas de nous surprendre non plus : faisant par exemple monter sur scène une star américaine, et pas n’importe laquelle : Britney Spears s’il vous plait ! Incarnée par une Barbie pour nous chanter la reprise « un peu la honte » de  Baby one more time.  La demoiselle inconnue n’hésitera pas à jouer à la poupée pendant la reprise, en utilisant un des pieds de cette dernière pour gratter les cordes de sa mini-guitare. Cela surprend, et on aime ! Elle fera aussi participer le public sur sa chanson Gros dégueu  pour laquelle elle lui demandera de scander et grimacer le refrain. Et ce dernier se prendra volontiers au jeu. Cette chanteuse au talent certain, chante principalement en français à cause d’un accent qu’elle juge imparfait, mais s’aventurera toutefois sur quelques compositions en anglais. Et, il faut le dire, on ne le regrettera pas ! La langue anglaise donne à sa voix grave et un peu cassée, un rendu encore plus envoûtant. Le charme de cette pétillante fée-conteuse opérera et le public en redemandera. Il ne faudra pas moins de trois rappels pour rassasier les spectateurs. On se dit que cette demoiselle inconnue ne tardera à faire parler d’elle, ou du moins, on l’espère.

On ressort de cette soirée avec des envies d’encore…

Auteur : Marine Fort

Crédit photo : La demoiselle inconnue

Isaac Delusion + Le Common Diamond @ Le Connexion Live (Toulouse)

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27 novembre 2014 – Depuis quelques heures Le Connexion Live affiche complet. La soirée débute sur les coups de 21h, sur scène le diamant est en place pour symboliser ceux qui vont assurer la première partie de la soirée : Le Common Diamond. On a connu Floran et Thomas en duo, ils jouent désormais à 4 : avec un synthé supplémentaire (qu’occupe Camille Bénâtre qui officie également dans le groupe Alone With Everybody) et une batterie, pour nous servir leur pop électro, escortés de sifflements et percussions en tout genre. Nous les avons revus il y a tout juste un mois en première partie de Sebastien Tellier au Bikini mais c’est toujours un plaisir de les entendre et le public du Connexion Live à l’air d’être du même avis. Leur nouvel EP est sorti le 17 novembre, très réussi et très aérien on y retrouve les morceaus After All, Swedish Summer Dream ou encore Scandinavia.

C’est à 22h20 que le quatuor Isaac Delusion prend place sur scène. Loic commence par sampler sa voix avant de saisir sa guitare électrique, Jules occupe les machines alors que Nicolas est à la basse. Ils paraissent très (trop) concentrés, Bastien est le seul, derrière ses synthés, qui renvoie une sensation d’éclate. A la fin du premier morceau on comprend que le chanteur à l’air de rencontrer un problème technique avec son retour. La suite intégrale du concert sera perturbée par des problèmes techniques et des réglages donnant lieux à de gros flottements. On croit à un nouveau départ avec le morceau She Pretends mais l’insuffisance technique des machines se fait à nouveau ressentir. Le public se lance alors dans une ovation pour rassurer le groupe et nous décrochons là le premier sourire de Loic. 23h30, la gêne de l’un mêlée à l’énervement de l’autre, Jules décide (enfin) d’éteindre les machines et de laisser place à l’impro, c’est donc un combo guitare-voix de Loic qui suit. Après réanimation des machines, on croit là encore à un nouveau départ mais Jules annonce son renoncement, nous promettant un concert de 3h la prochaine fois pour se faire pardonner et tous les trois abandonnent donc Loic qui reste seul avec sa guitare … le temps d’une chanson, pas plus. Malgré l’insistance du public dérouté, le concert s’achève donc ainsi. Il est évident que Mlle Loose s’est invitée sur un live où personne ne l’attendait, mais Messieurs, on regrette que vous ayez eu si peu de capacité d’improvisation, car même si vous avez essayé tant bien que mal de sauver l’aspect technique, un peu plus de spontanéité et de sourires nous auraient laissé un goût moins amer de cette soirée. Pour les beats électros mêlés à cette voix pénétrante et l’ambiance nébuleuse de Midnight Sun il faudra s’en remettre à l’album donc, mais une séance de rattrapage est prévue au Connexion le 3 février prochain.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Kissin’ Dynamite @ Le Metronum (Toulouse)

Kissin’ Dynamite

22 Novembre 2014 – Ce soir, place au rock’n’roll avec Kissin’ Dynamite accompagné d’UMC et de Highway au Metronum, l’ouverture des portes se fera un peu après 20h. Manque de communication ou de motivation, malheureusement nous seront très peu nombreux ce soir.

Il est environ 20h40 lorsque les montpelliérains de Highway débarquent sur scène. Formé en 2000, le groupe s’inspire des plus grands noms du hardrock/heavy (AC/DC, Whitesnakes, Guns’n’Roses…) pour nous servir des compositions 100% hard rock’n’roll. Déjà trois albums dont United States Of Rock ‘n’ Roll, le dernier en date. Pendant une quarantaine de minutes, nos petits français vont nous mettre le feu. Ils sont contents d’être ici et ça se voit, merci pour cette « good mood » ultra communicative. Benjamin Folch assure le chant de sa voix rock et puissante, accompagné par ses confrères aux chœurs. Ben Chambert se déchaîne sur sa guitare, nous offrant des petits déhanchés à la Axel Roses, yeah baby ! Ce soir, Romain n’est pas présent pour des raisons de santé et est remplacé par Raph Bouchara qui se donne à fond et gère son set comme un chef. Ca groove à la basse avec Sam Marshal. Les membres de Highway nous feront découvrir des titres tels que Leave me Alone,  Mr King Size, Only Rock’n’Roll, I Like It, Freedom… Ils ont l’habitude de la scène et ça se voit, on sent une réelle aisance qui leur permet de réaliser un show de qualité, alliant technique et jeu de scène. Le public est conquis, les petits corps s’agitent et c’est très rapidement que nous reprenons tous ensemble leurs refrains efficaces, le son est au top. Merci pour ce super moment, vos sourires et votre rock’n’roll attitude ! Longue vie à Highway, on espère vous revoir très vite dans les salles toulousaines.

UMC (Ultimate Music Cover), c’est quoi ? Né d’un délire entre potes, le concept est plutôt orignal, l’idée étant de prendre des hits commerciaux et de les retravailler version métal. Le groupe allemand se compose de Tobias Derer batteur et producteur vidéo et de Nils Lesser guitariste et producteur son. Aux alentour de 21h45, ils viendront sur scène en compagnie d’un chanteur en carton avec un visage interchangeable fait de feuilles où sont imprimés la tête des artistes qu’ils reprennent ainsi que des personnages (Astérix et Obélix, Mickey, Conchita Wurst…). Une petite touche humoristique à laquelle s’ajoute la magnifique tenue de Tobias : jogging orange, pendule autour du coup… la parfaite parodie du rappeur/pop américain. Une chose est claire, ils ne se prennent pas au sérieux. Côté musique, ça démarre sur Happy de Pharrell Williams (qui me sort déjà par les oreilles) puis nous aurons des titres comme Timber de Keisha Feat PitBull ou encore Rather Be de Clean Bandit. C’est bien dommage, le son était très mal réglé, guitare quasi inexistante, batterie très présente et samples mal dosés. Au final ça donne un truc très fouillis et très désagréable ! Certains membres du public ont tout de même semblé s’amuser et apprécier la prestation. Ce n’est pas mon cas mais Tobias Derer a vraiment assuré à la batterie. Il est très fort ce monsieur. N’ayant pas voulu mourir bête, j’ai écouté leurs compositions sur internet et c’est beaucoup mieux avec de vrais chanteurs, une guitare audible et un bon mixage. A voir avec leur vrai groupe de death melodique et indus Cypecore !

Les techniciens s’activent pour finaliser le décor, une bonne trentaine de minutes s’écoulera avant de voir la salle se replonger dans l’obscurité. 22h40, nous sommes en petit comité, mais l’ambiance n’est pas mauvaise pour autant, et les clameurs s’élèvent lorsque l’intro retentit : une radio qui crépite, les membres de Kissin’ Dynamite apparaissent à tour de rôle sur les planches du Metronum. Le groupe qui tourne à l’occasion de la sortie de leur quatrième album Megalomania démarre le set avec DNA. Une chanson rythmée, « yeah yeah yeah », le public est tout de suite convié à chanter les refrains et joue le jeu assez facilement. Leur musique est un mélange de glam, de heavy et de rock ‘n’roll très dynamique, attention tout de même à l’usage des samples qui ajoutent parfois une note trop pop à leur musique. Le style musical est agrémenté par des looks très personnels, gilets à épaulettes, boutons dorés, torses apparents, cuir, brushing et maquillage : du glam en veux-tu en voilà (modernisé tout de même). Belles guitares également, notamment  la sublime Ibanez violette de Jim Müller. Vip in Hell, She’s a Killer, Money Sex & Power… les allemands vont enchaîner les titres avec une énergie communicative avant de laisser Andreas Schnitzer faire son petit solo de batterie. Petit solo oui… c’est bien dommage car le batteur manque un peu de conviction ce soir, comparé à ses confrères qui s’agiteront tout le long du show, transpirants leur bonne humeur. Hannes Braun, le chanteur prend du plaisir à échanger avec son public et prendra le temps de nous parler un peu français. Les morceaux suivants seront, God In YouLove Me Hate Me, Six Feet Under, encore des refrains éloquents que tous reprendront en chœur. C’est un moment de calme et de douceur qui se présente quand retentissent les premiers accords acoustiques de Fireflies, de quoi apprécier la très belle voix d’Hannes. Pas le temps de s’endormir pour autant, les guitares électriques de Jim et Andreas Braun reprennent de plus belle sur Sex is War succédée par l’efficace Hysteria.  Le bassiste Steffen Haile, assure également, nous offrant un jeu groovy et un large sourire. Dans la salle on chante et on danse, pendant encore 10 minutes avant que Kissin’ Dynamite ne quitte la scène. Le batteur revient sur les « Kissin’! Dynamite! » criés par les spectateurs, il sera rejoint par les 4 autres musiciens pour un final endiablé sur I Will Be King, le Frontman sort alors sa fameuse cape rouge et son sceptre. Les allemands ne manquent pas d’humour. Le show s’achèvera sur Operation Supernova et ses riffs électrisants. Un concert punchy dans l’ensemble, un moment convivial et festif idéal pour un samedi pépère avec les copains.

Photos: Antony Chardon

Auteur: Fanny Dudognon

Dying Fetus @ La Dynamo (Toulouse)

Photo prise le 3 aout 2013 @ XtremFest

Photo prise le 3 aout 2013 @ XtremFest

25 novembre 2014 – Un bon mois s’est écoulé depuis la dernière fois où je suis allée à La Dynamo, il est donc temps de remédier à cela. Encore une grosse soirée se prépare avec la venue de 4 groupes: Fallujah, Malevolence, Goatwhore et Dying Fetus en tête d’affiche. Noiser nous sert une fois de plus un repas extrême, équilibré, lourd et épicé. A 19h30 nous sommes déjà nombreux à patienter devant les portes, cette date se faisait attendre.

La soirée débute à 20h30 avec Fallujah, un groupe de death métal progressif et atmosphérique, fondé en 2007. Ces jeunes californiens ont fraîchement pondu leur second album The Flesh Prevails. Une première partie qui va en scotcher plus d’un, ils sont jeunes mais leur musique audacieuse est clairement arrivée à maturité. Fallujah a son propre style, original et créatif alliant technicité, lourdeur et ambiance aérienne. Les guitares sont assurées par Brian James et Scott Carstairs, Rob Morey est à la basse et Andrew Baird derrière sa batterie. Alex Hofmann déverse ses paroles engagées avec son growl grave et puissant, un chant sépulcrale qui vous prend aux tripes. Brian assure la rythmique avec des riffs lourds pendant que Scott nous offre des envolées mélodiques sur sa Legator 7 cordes. La cadence ne s’essoufflera pas, Andrew excelle à la batterie, jouant des rythmes techniques, explosifs et diversifiés évitant de tomber dans la monotonie. Ça swing, et ça fait du bien car il arrive que les batteurs de death metal abusent de la double pédale produisant des sonorités parfois soporifiques. Le groupe jouera pendant 25 petites minutes des titres tels que Ritual of Godflesh,Carved From Stone ou encore Sapphire. Fallujah a su nous emmener dans son univers, une dualité entre beauté et brutalité une atmosphère particulière s’est installée un court instant au sein de La Dynamo. Merci pour cette très belle prestation.

Malevolence prendra le relais vers 21h15. Changement de registre, les anglais qui se qualifient de groupe hybride s’inspirent de divers genres et groupes comme Biohazard, Hatebreed, Lamb of God… pour produire un deathcore moderne. Encore des louveteaux, le groupe est né en 2010 et a sorti son premier album Reign Of Suffering fin 2013. Alex (chant), Wilkie (basse), Konan (guitare rythmique et choeur) Josh (guitare) et Charlie (batterie) nous offrent un hardcore explosif. Leur dynamisme et leur musique dévastatrice vont enflammer les fans du genre présents dans la salle. Je n’ai malheureusement pas pu assister longtemps à leur show, propulsée contre le mur, black out, ce sont les risques du métier, une histoire à raconter et des blessures de guerre, c’est ça aussi la musique extrême !

Mais grâce aux copains et à la bienveillance de tous ceux qui travaillaient à La Dynamo ce soir j’ai pu me remettre sur pieds à temps et être opérationnelle pour voir Goatwhore que j’attendais avec impatience. Originaire de Nouvelle-Orléans, Sammy Duet, guitariste et chanteur, forme ce groupe de black/thrash métal en 1997, accompagné par le chanteur Louis Benjamin Falgoust II. Aujourd’hui Goatwhore est complété par Zack Simmons à la batterie et Robert Coleman à la basse. Leur sixième album Constricting Rage of the Merciless est sorti cette année. A22h, le quatuor monte sur scène, d’où résonnent les premiers accords de Poisonous Existence In Reawakening. Ça démarre en force et le public est directement plongé dans l’ambiance. L.Ben est remarquable, charisme et aisance consternante au chant, le combo utlime pour mettre le feu à La Dynamo. Zack alterne parfaitement les coups de double, rapides, propres au black metal et les rythmes ultra thrashy. Les titres s’enchaînent avec vélocité : In Deathless Tradition, An End To Nothing, FBSSammy maîtrise son set à la perfection délivrant ses riffs puissants et ultra techniques tandis que Robert fiert les cordes de sa basse avec pugnacité. Le public est en ébullition, les pogos et les slams se succèdent. Goatwhore nous servira le puissant, sombre, magnifique et déchirant : Cold Earth Consumed In Dying Flesh. Une quarantaine de minutes pleines d’intensité, avec une conclusion sur l’excellent morceau : Apocalyptic Havoc. Le set était transcendant ! Woawwww on en veut encore, et à priori le groupe sera de retour en 2015. Joie !

Quelques minutes de répit avant l’arrivée de Dying Fetus. Le groupe a été formé en 1991 dans le Maryland. Les américains sont connus pour leur deathgrind très personnel, évoluant en permanence vers une musique toujours plus brutale. Depuis la sortie de leur album Reign Supreme en 2012, Dying Fetus écume les salles, ce soir ils montent sur les planches de La Dynamo à 23h05. Le trio Sean Beasley (basse et chant), John Gallagher (guitare et chant) et Trey Williams (batterie) fait résonner les premières notes de In the Trenches. Voix gutturales, blast beats, riffs à forte complexité et lourdeur, c’est la recette que Dying Fetus réalise avec brio. La salle est alors plongée dans une atmosphère sépulcrale, le public est en transe. John délivre ses accords, sur son ESP, avec une facilité déconcertante. Trey nous assène à coup de double pédale, ça blast ! Le bassiste, Sean et sa voix caverneuse chante en duo avec Gallagher, il nous délivre un son épais et rablé. Il est clair que ces trois mecs là sont de vrais techniciens du bourrin. Ils livreront une heure de show ininterrompue, jouant entre autre : One Shot/One Kill, Second Skin, Shepherd’s Commandment… Dans le public on se donne à fond, les slams et les pogos reprennent en force, une ambiance très sympa une fois de plus. Une musique qui me touche moins et que je trouve parfois trop redondante, j’applaudis cependant la performance et la maîtrise technique.

Encore une affiche de qualité proposée par Noiser. Merci aux quatre groupes et merci à ceux qui ont volé à mon secours après mon vol plané, le métal c’est parfois violent mais les métalleux sont des amours.

Auteur: Fanny Dudognon

Emilie Simon @ Le Bikini (Toulouse)

25 Novembre 2014 – Ce soir au Bikini, c’est la jolie Emilie Simon qui est attendue par un peu plus de 700 personnes. Le public est assez varié, les gens sont venu en couple pour certains, voire en famille pour d’autres.

La soirée débute avec le groupe local International Hyper Rythmique. Un nom assez long, il faut le dire mais en cohérence avec leur pop atmosphérique. Le groupe est composé des 3 frères et sœurs Martial-GuilhemJean (guitare/basse/clavier), Laurence (basse/chant) et Claire (clavier/percu) et de Stéphane Ziegler le 2e guitariste. Leur pop rythmée par la basse, la boite à rythme et les percussions a démarré la soirée gentiment avant l’arrivée d’Emilie Simon. Pour les plus curieux, vous pouvez aller écouter leur album Below Sea Level sur leur site.

International Hyper Rythmique

Petit à petit, pendant l’entracte, les techniciens mettent en place la scène. On peut y découvrir un décors plutôt sobre et assez rétro années 50 avec un rideau de fil blanc en arrière plan et un fond de scène composé de paravents et de gros éclairages. Tout ça va parfaitement avec la couverture de son dernier album Mue.
C’est à 21h30 qu’Emilie Simon entre sur scène avec Perdue Dans Tes Bras, vêtue d’une magnifique robe de soirée couverte de strass dorée et laissant apparaître son tatouage dans le dos. La lumière chaude sur ce morceau permet de mettre en valeur le décors et accentue le coté rétro allant parfaitement avec la musique.

Elle prend le temps, entre quelques chansons, de discuter avec le public pour prendre la température et le fera même chanter sur Fleur De Saison. Le set est plutôt calme sur les premières chansons puis se débride sur des morceaux plus électro par la suite. Il y a vraiment un gros effort d’adaptation au niveau de l’éclairage. Chaque chanson a la lumière qui lui est propre, changeant ainsi l’ambiance. Sur les musiques plutôt variété ils favorisent les lumières chaudes, pour The Eye Of The Moon, lorsqu’elle parle du soleil, il y a un spot chaud qui ensuite deviendra froid une fois qu’elle évoque la lune. Sur les musiques plus electro, on a un éclairage plus coloré comme sur RainbowDreamland ou Menteur où elle nous gratifie de quelques pas de danse.

Elle nous fait part de sa participation pour le film La délicatesse pour lequel elle a écrit I Call It Love. Sa reprise d’Iggy Pop, I Wanna Be Your Dog commence timidement en acoustique pour ensuite s’emballer avec le reste du groupe sur un rythme electro. Elle fini d’ailleurs son set sur cette chanson avant d’être rappelée. Sur son premier rappel, elle dédit Flowers à son frère venu la voir sur scène. Elle reprend ensuite le titre connu de Chris IsaakWicked Game sous un éclairage bleu s’accordant à la musique.
Le set aura duré à peu près 1h30. J’ai trouvé le public plutôt timide et c’est dommage car certains morceaux étaient bien rythmés et auraient mérité un peu plus de vigueur dans la fosse. J’ai passé une belle soirée avec une charmante artiste qui m’a surpris par son mélange de style et son univers.

Emilie Simon

Auteur et Photographe : Jérôme JACQUES.

Festival Les Inrocks Philips – Jour 2 @ Le Bikini (Toulouse)

Baxter Dury

18 novembre 2014 – Ce soir, 3ème et dernier rendez-vous du Festival et la programmation rock s’annonce plus planante.

Ils l’ont annoncé sur leur page Facebook quelques heures auparavant, ce soir c’est la dernière de leur tournée, le moment est donc précieux. 20h30, une nuit étoilée projetée en toile de fond, une ambiance délassante de bruits de forêt et de chants d’oiseau résonnent dans Le Bikini. Les 3 membres de The Acid, accompagnés d’un batteur (futur membre officiel), prennent place sur scène sous les acclamations du public. RY X, coiffé d’une casquette, se place au milieu derrière le micro en compagnie de sa guitare. Commence alors la nappe expérimentale, bordée de percussions tribales avant l’éclosion des premiers beats technoïdes assortis de la voix chimérique de l’australien. J’abandonne alors mon corps et mon esprit à ce show -que j’ai tant désiré- proche de la transe synthétique au fil des titres qui compose leur premier album : Liminal, jusqu’au somptueux Basic Instinct, où le clip qui l’est tout autant sera projeté.

21h25. C’est un beau combo guitare-voix, incarné par Nick Mulvey, qui est maintenant sur scène. Extrêmement souriant et entouré d’une petite formation de musiciens -à la batterie, au clavier ou encore à la contrebasse- il dévoile, face à un public attentif, sa pop-folk mélodieuse, provoquant immédiatement chez moi des envies de road trips ensoleillés. Ma savoureuse découverte du soir prendra fin sur le titre irrésistible Cucurucu, extrait de l’album First Mind.

La programmation semble avoir inversé l’ordre des deux derniers groupes, puisque ce sont les musiciens de Baxter Dury qui entrent en scène à 22h30. Suivis de près par le chanteur qui débarque en costume-cravate, allongé dans une bouée géante en forme de cygne qui est tirée sur une plateforme à roulettes par un gars couronné d’un casque de chantier. Le bassiste, tape lui aussi dans l’originalité, avec une combinaison de pilote de course en cuir rouge et blanc retroussée aux chevilles laissant apparaître le combo chaussettes-mocassins. C’est une initiation pour moi et à l’écoute des premiers titres je suis conquise par la pop que nous sert Baxter, derrière le micro et au clavier, accompagné par la voix de ses deux choristes. Mais très vite le concert ne nous passionne plus et sa dandy cool attitude avec sa petite bouteille d’Heineken à la main nous assomme presque. Il l’a déclaré dans une interview faîte aux Inrocks avant le Festival : son nouveau personnage est plus sexuel, plus fashion, une sorte d’anglais gainsbourgien… désolé Baxter mais la sauce ne prend pas avec nous et la suite du concert on la passera un peu plus loin.

C’est tardivement -23h40- que le concert d’Ásgeir commence. La salle est plongée dans le noir et une récitation islandaise résonne comme une prière, avant que le groupe ne fasse son entrée sous les acclamations d’amateurs impatients. Le jeune Ásgeir coiffé d’une casquette, vient se placer derrière le clavier qu’il délaissera parfois pour empoigner sa guitare. Aux confins de l’electronika, il nous révèle un folk onirique à la saveur de ses terres islandaises. Hypnotique. Mais le retard de programmation aura eu raison d’une bonne partie du public et de nous même. Bien dommage.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Festival Les Inrocks Philips – Jour 1 @ Le Bikini (Toulouse)

Palma Violets

17 novembre 2014 – Comme chaque année Le Bikini nous fait passer la pilule de l’automne toulousain avec deux jours de programmation rock dans le cadre du Festival Les Inrocks Philips qui tourne dans les grandes villes françaises. Cette année une nuit électro s’est rajoutée à la programmation, vous pouvez retrouver notre report ici.

C’est à 20h30 que Benjamin Booker, accompagné de son batteur et de son bassiste, fait son entrée en scène. Ce chanteur-compositeur débarqué des Etats-Unis où il a assuré les premières parties de Jack White, nous sert les riffs assassins de son premier album qualifié de “furieux” par Les Inrocks. Pendant une demi-heure, nous sommes dévoués à cette voix écorchée de seulement 22 ans qui semble pourtant avoir abusé de vieux bourbon et chanté mille douleurs. Une première scène jouissive, savant mélange de grunge et de blues qui s’accompagne de l’énergie folle du batteur Max Norton.

Changement de scène et à 21h20 c’est The Orwells qui fait son entrée. Henry Brinner est à l’arrière avec sa batterie tandis que le premier plan est occupé par Dominic Corso et Matt O’Keefe aux guitares et Twins Grant à la basse. Les 4 musiciens, arborant un look très normcore, accompagnent la voix de Mario Cuomo qui lui exhibe un style androgyne avec ses longs cheveux blonds et sa veste de fourrure. Les américains débarqués de Chicago débutent le concert avec Dirty Sheets suivi du psyché The Righteous One. Ces trente minutes de concert sont un défouloir subversif pour ces cinq gamins d’à peine 20 ans, bien sûr c’est là le propre du noise rock mais les mimiques exacerbées de rocker désabusé que nous sert Mario, nous laisse un léger goût d’insupportable.

22h10, l’heure pour Parquets Courts de prendre place. Même configuration de scène que la précédente : la batterie est en arrière plan (et, oh surprise, ce n’est pas Max Savage aux baguettes mais une demoiselle) tandis que guitares électriques et basse sont placées à l’avant. Le chant se partage entre la voix de dandy frénétique d’Andrew Savage et celle plus nonchalante d’Austin Brown. Les américains de Parquets Courts nous offrent une session de rock désinvolte et sophistiqué, reprenant les titres de leur album Content Nausea sorti quelques jours plus tôt. Le public s’est rassemblé et ça pogote même. Une découverte pour moi, avec laquelle j’accroche beaucoup.

23h20. Les anglais de Palma Violets prennent place pour la dernière partie de soirée. Toujours la batterie en arrière plan et Samuel Fryer, que l’on pourrait facilement confondre avec Pete Doherty, et Chilli Jesson sont en ligne de front, respectivement à la guitare et à la basse. Jeffrey Peter Mayhew est assis au clavier sur une table drapée de tissus zébré et léopard et parait complètement éteint. Les deux chanteurs qui eux délivrent une complicité palpable et jouissive, nous partagent leurs hymnes indé au détour d’une tournée de tequila paf.

Une soirée qui s’achève sur de bonnes notes et nous nous éclipsons. Rendez-vous demain même heure même endroit.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

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