Category: France

Katy Perry @ Park & Suites Arena (Montpellier)

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17 Février 2015 – C’est près de 14 000 spectateurs qui se sont rués au Park and Suites Arena de Montpellier ce mardi pour assister au spectacle de la super star Katy Perry. Après sa prestation lors de la mi-temps du Superbowl qui a fait grand bruit, la californienne, adepte des shows grandioses et délirants est de retour en France pour seulement deux dates : Montpellier et Lyon.

Dès 20h, c’est la jeune Charli XCX, interprète des tubes Break the rules et Boom clap qui investit la scène avec ses musiciennes pour un show 100% féminin. Une prestation de 30mn qui aura su faire grimper la température. Du haut de ses 22 ans, la jeune anglaise se donne à fond, quitte à en faire parfois un peu trop, niveau chorégraphie.

Il est 21h15 quand apparaît Katy Perry, au beau milieu d’une pyramide, dans une ambiance survoltée. Et c’est parti pour 2h de show. Le Prismatic World Tour se décline en plusieurs tableaux, avec chaque fois des tenues des plus délirantes, des perruques des plus colorées, sans oublier les micros toujours raccords. Fan de la 1ère heure ou pas, il faut avouer que Katy Perry assure vraiment sur scène. Entourée de formidables danseurs, le show est partout, sur scène, dans les airs, dans la fosse, on ne sait plus où poser les yeux. Une ambiance vraiment bon enfant où elle fera même monter une fan sur scène le temps d’un selfie. Côté musique, nous avons eu droit à ses plus grands tubes tels que Roar, Part of me, I kissed a girl et bien d’autres. Pour le final, la chanteuse ne pouvait trouver un titre plus approprié que l’excellentissime Firework car une chose est sûre, elle a bien mis le feu à l’Arena !

Auteur : Elodie Gallenstein

Photographe : Antony Chardon

The Kooks @ Le Bikini (Toulouse)

The Kooks

16 février 2015 – Ce soir, devant Le Bikini,  la file d’attente est longue pour ce concert qui se joue à guichets fermés. C’est face à une salle bondée de lycéens que Nat Jenkins (issu du même band adolescent que Luke Pritchard) entre en scène à 20h30, accompagné de son groupe The HeartCaves. Cordes agiles, synthé et batterie -au nom des Bleachers, attention à la confusion- les 5 garçons nous dévoilent un rock franc, parfaitement dompté qui revendique ses racines britanniques. Irrésistible.

21h15, le deuxième groupe se place. La programmation annonçait deux premières parties, mais face à l’intense acclamation du public on se demande l’espace d’un instant si celui-ci ne s’attend pas à recevoir The Kooks. Mais non c’est bien Bleachers (qui m’était alors totalement inconnu jusque là) qu’il accueille avec tant de ferveur, visiblement les new-yorkais qui ont sorti leur premier album l’été dernier étaient attendus du public toulousain. Jack Antonoff et son groupe dispensent alors un show énergique hissé par les coups de batterie qui, pour ma part, ne me convainc pas et m’est presque pénible.

Encore un changement de scène à attendre et ce n’est que sur les coups de 22h15 que The Kooks fait son entrée. Sur scène des écrans faisant figure de vieux postes TV, se sont instantanément allumés, illustrant des bouches qui chantent à gorges déployées les choeurs gospel “oh yeah” du morceau Around town. Entamant ainsi le concert de la même manière que le dernier album, ils enchainent ensuite deux morceaux de l’album Inside In/Inside Out : See the world et Ooh la, où Luke Pritchard échangera sa guitare électrique contre une acoustique. Lui, qui justement, sollicite tous les regards en surjouant son coté showman et ses allures d’éternel ado. Le concert se poursuit composant entre les titres rock, folk de leur premiers albums et ceux plus pop, gorgés de funk du quatrième opus avec ce risque béni qu’ils n’ont pas eu peur de prendre en évoluant vers une nouvelle direction musicale. Le live s’achève aux environs de 23h30 mais la bande à Pritchard revient rapidement pour le rappel. Luke se place alors au piano pour interpréter See me now, avant d’enchainer Junk of the heart et la très attendue Naive.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Brigitte @ Le Bikini (Toulouse)

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12 Février 2015 – Ce soir Brigitte se produit au Bikini, un concert affichant complet depuis plusieurs semaines, à charge de revanche le 6 novembre prochain au Zénith de Toulouse.

La première partie débute vers 20h30 avec Juniore, un groupe de parisiennes qui nous plonge avec un brin de nostalgie dans les années 60. La douce voix d’Anna Jean contraste avec la noirceur de ses textes pour en faire de belles balades pop qui ravissent le public toulousain. Après une dizaine de morceaux comme Marche, Dans le noir, La fin du monde ou encore Christine, elles terminent par leur nouveau titre Marabout face à un public séduit par ce nouveau talent de la pop française qui donne envie de se balancer de gauche à droite au rythme de la chanteuse-guitariste.

À 21h30, le Bikini est plongé dans l’obscurité, les premières notes de L’échappée belle accompagnent l’arrivée de Brigitte sous des flashs lumineux permettant de les distinguer ou plutôt de les confondre. L’une devant l’autre, l’autre devant l’une, le couple de chanteuses nous perd devant tant de similitude. Élégance rétro des années 70 dans leur robe noire pailletée, fendue aussi haut que la décence puisse le permettre et un dos nu en forme de cœur, la sensualité est au rendez-vous jusqu’au bout des ongles. Oh Charlie Chérie et Cœur de chewing-gum, confirment la teneur de la soirée, où le texte se mêle aux gestes non sans un brin d’humour pour libérer tout haut ce que les femmes pensent tout bas en matière d’amour, de jeux de séduction, d’envies et de désirs.

Mais très vite on découvre sur scène une Brigitte à deux faces. D’un côté Aurélie Saada, la provocation, l’exubérance des gestes, les regards généreux au public, les larges sourires, les mains qui parcourent son corps ou flottent dans les airs au rythme de ses hanches qui ondulent. De l’autre, Sylvie Hoarau, la pudeur, la retenue tant dans les gestes que dans l’ouverture au public. Si ce contraste peut perturber au départ, finalement avec du recul il constitue peut-être la richesse de ce duo fusionnel qui nous livre sans retenu son répertoire musical en puisant tant dans son nouvel album que dans le précédent.

Après la très savoureuse et sensuelle A bouche que veux-tu, titre du même nom que leur nouvel album, elles nous offrent la reprise de Joey Star, Ma Benz, qui a marqué leur début. Mains en l’air et corps qui se déhanchent, Brigitte enflamme les nombreuses ”Brigittes” venues entre ami(e)s, avec leurs enfants, en solitaire ou encore avec leurs compagnons convertis. Dans un registre textuel un peu plus mélancolique, Le déclin vient questionner les relations durables qui voient la passion s’atténuer et J’veux un enfant, le désir d’une femme d’être mère qui se retrouve face à des échecs répétitifs.

En hommage aux battantes, elles introduisent Plurielle comme une chanson qu’elles ont écrite pour les femmes qui défendent leurs idées, leurs envies, leurs rêves, leurs désirs. Elles rappellent alors aux femmes que nous n’avons pas à choisir et que nous pouvons oser être et parler ouvertement de ce que l’on désire. Elles terminent par Hier encore en faisant appel au chœur vocal des toulousains et toulousaines pour un ”hun, hun !!”. Se prêtant volontiers à l’exercice, le public apprécie ces derniers instants face à un duo qui lâche les micros pour tournoyer sur scène au rythme des cymbales avant de la quitter une première fois.

A leur retour, elles nous offrent deux titres pour le rappel. Battez-vous repris à l’unisson et Oh la la qui fait danser, tourner et ne donne pas envie de les voir s’arrêter là. Malgré leur départ, les toulousains ne lâchent rien et c’est mises à nu, sans micro, sans accompagnement musical, sous une lumière tamisée qu’elles reviennent en bord de scène, gagner le silence du public en leur offrant un Dernier verre à capela. Ovationnées après plus d’une 1h30 de partage, elles quittent définitivement la scène s’enlaçant par les hanches et laissant derrière elles la promesse de se glisser à nouveau dans l’intimité du Bikini.

Une très belle soirée en compagnie de cette Brigitte à double face qui nous montre à quel point les contrastes s’enrichissent quand ils savent s’apprivoiser.

Auteur & photographe : Emilie Sablik

Airnadette @ Le Bikini (Toulouse)

 

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01 Février 2015 – Dimanche dernier, la troupe Airnadette était au Bikini dans le cadre du Festival Détours de Chant pour nous présenter leur Comédie Musiculte. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Airnadette est un Airband composé de “pro” en Airguitare, Airbatterie, Airchant et surtout en Airhumour ! Et on peut dire que dans ce domaine, ils sont bons ! Avant de monter sur scène, M-Rodz et Château Brutal nous ont accordés une longue interview dans les cuisines du Bikini autour d’un bon feu de cheminé.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=EZgqcsyT2oY]

Pendant plus d’une heure de show, Château Brutal, Gunther Love, Moche Pitt, M-Rodz Antipoukav, Jean-Françoise et Scotch Brit s’échangeront et incarneront plus de 300 répliques cultes et extraits musicaux en tout genre. Ces bribes sonores se suivront avec une certaine improbabilité qui ne manquera pas de nous faire rire. Avec l’aide de leur manager Philippe Risotto (le seul à ne pas être en playback), la troupe nous raconte et illustre la “pseudo histoire” de la création du groupe Airnadette avec beaucoup d’humour. Les changements de rythmes, d’ambiances (et de tenues vestimentaires hilarantes) ne nous laissent clairement pas le temps de nous ennuyer. Les petites chorégraphies glissées par ci par là et les sets de airbatterie ou de airguitare viennent nous bluffer et nous amuser. La troupe jouera avec une bande son parfois accélérée, ralentie et même décalée. Le playback retrouve du sens avec cette parodie de comédie musicale. Le public lui aussi, aura droit à sa part de présonorisation : sur la bande son d’un public de Patrick Bruel reprenant l’un de ces tubes.

Les 7 acolytes ont de l’énergie à revendre et nous ont fait passer une bien chouette soirée. Voici un spectacle pêchu, riche en rire et en vitamine C que je recommande aux grands comme aux petits. A condition de ne pas avoir peur de Mickael Jackson… pour comprendre il faut aller les voir !

 

Auteur: Marine Fort

Photographe & Vidéo : Antony Chardon

Michaël Gregorio @ Zénith de Toulouse

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Jeudi 5 Février 2015 – A bas les clichés, les métalleux savent écouter et découvrir d’autres univers et ce soir c’est dans le monde de Michaël Gregorio que je suis partie faire un tour. Ce petit monsieur possède un grand et rare talent : l’imitation. Ado, il s’amusait à imiter ses chanteurs et groupes préférés, en 2001 il participe à Graine de Star avant de se faire repérer par Laurent Ruquier en 2005. Aujourd’hui, il écume les salles françaises en compagnie de ses musiciens, et nous présente pour la seconde fois à Toulouse son 3ème spectacle : Michaël Gregorio en Concerts.

20h10, le Zénith de Toulouse affiche complet et l’artiste se fait attendre. Une vidéo d’introduction est projetée sur les écrans (1 grand central et 2 petits de part et d’autre de la scène), on y voit Michaël Gregorio qui répète Vanina de Dave puis, il entre en scène sur I Gotta Feeling des Black Eyed Peas. Les (faux) hologrammes du groupe projetés sur l’écran sont tous joués par Michaël lui-même et c’est quand le public s’en rend compte que les premiers rires se déclenchent. Les morceaux s’enchaînent, il se moque respectueusement de David Guetta reprenant La Môme, puis il interprète Jacques Brel. Un subtil mélange d’humour et d’émotion pour vous faire passer du rire aux frissons. Humoriste, imitateur, chanteur mais aussi interprète, l’artiste ne se contente pas de faire de simples imitations vocales de chanteurs et groupes connus. Non ! Il travaille sa voix, ses postures, ses mimiques et la mise en scène, il se met dans la peau de chacun de ses personnages : un vrai job de perfectionniste. Son interprétation de Shakira vs Francis Cabrel avec ses déhanchés nonchalants est poilante, “Shakira bien qui Shakira le dernier” ! Les spectateurs rient de bon cœur. Michaël nous fera de la variété française : Grand Corps MaladeMichel BergerBB Brune mais également du jazz. Il nous offre alors des sublimes reprises de Ray CharlesBillie Holiday ou encore Louis Armstrong accompagné de son pianiste. Et oui, il ne faut pas oublier que Mr Gregorio est entouré de musiciens et complices, talentueux capables eux aussi de jouer dans tous les styles : Nicolas Caumon à la guitare, le pianiste Etienne Guéreau ainsi que Silvio Marie et Franck Ridacker  respectivement à la basse et à la batterie. La « guitar battle » sur la sublime Parisienne Walkways de Gary Moore est terrible, Nico armé de sa Gibson, Michaël de sa voix : top ! Pendant un instant on s’évade et on apprécie simplement cette belle musique. Il reprendra aussi les grands standards du zouk en y mêlant ses imitations à la fois improbables et hilarantes de RaphaëlJulien DoréMylène Farmer : il a osé ! Mais c’est tellement drôle. Le public est ensuite convié pour une séance de karaoké (les paroles étant modifiées avec humour et finesse) MikaMickael Miro et la fameuse VaninO de Dave. Les Dave Punk nous feront l’honneur d’être sur scène : casques, platines et light on s’y croirait. Michaël Gregorio nous sert également des classiques rock et folk des années 70 en acoustique, porté par ses 4 musiciens : Simon & Garfunkel, les Beatles ainsi que les Rolling Stones. Ca chante dans le Zenith !

Il est déjà 21h15  l’intensité va encore monter d’un cran, Michaël devient alors Freddy Mercury durant Love Of My Life. Le voyant pour la seconde fois je remarque là qu’il a progressé et maîtrise beaucoup mieux sa voix sur ce titre hyper difficile ! Chapeau ! Après un peu de Johnny, de l’OpéRap et du Jay Z . Le roi de la pop apparaît à l’écran, l’imitateur assis sur son tabouret en parfaite réplique il nous réinterprète She’s Out Of My life. Certes la voix n’est pas impeccable, mais son jeu oui et l’émotion est au rendez-vous. Le set se termine dans une ambiance de stade (en tout cas les spectateurs font ce qu’ils peuvent) avec U2Depeche ModeMuse et enfin Phil Collins. Le petit bonhomme est impressionnant lorsqu’il nous balance Personal Jesus reproduisant la voix grave et l’attitude de Dave Gahan à la quasi perfection. Michaël Gregorio nous montre qu’il peut aussi assurer à la batterie, à la guitare et même au ukulélé. Doué quoi !
Le spectacle ne peut se terminer sans un rappel que le public réclame avec des cris et applaudissements chaleureux. Les artistes reviennent et c’est reparti pour quelques minutes de show. On se lâche sur du rock & roll avec Should I Stay or Should I Go des ClashMichaël se jette dans la foule pour un slam comme on dit chez nous les metalheads, punks et autres rockers! Bien sur il avait auparavant pris le temps d’expliquer le déroulement et demandé la participation de son public afin que tout se passe sans accident.

Bravo pour la performance, Michaël Gregorio possède un vrai talent et il est entouré de musiciens tout aussi bons : Nicolas, Etienne, Franck et Silvio. Un spectacle drôle, très bien mis en scène et d’une qualité sonore et visuelle excellente, je vous le conseille ! Du rire à la chair de poule, un show absolument divertissant à voir seul ou à partager.

Auteur: Fanny Dudognon

Crédit photo: Michaël Gregorio

Louis Bertignac @ Casino Barrière (Toulouse)

Louis Bertignac
28 Janvier 2015 – Ce soir les toulousains amateurs de rock français se sont réunis au Casino Théâtre Barrière pour venir voir un des membres emblématiques de Téléphone : Louis Bertignac. Il commence le set doucement avec des chansons de sa carrière solo comme Laisse-moi dormir et Je joue. Petit à petit, il discute avec le public, présente ses musiciens comme ses potes et nous raconte quelques anecdotes avec une pointe d’humour, un véritable échange se tisse. Plus tard il fera lever la salle pour la faire danser sur Cendrillon, qui ne se fera pas prier pour se trémousser sur tous les morceaux de Téléphone qui suivront. Le public est actif tout au long du concert et propose le titre Vas-y guitare, quand Bertignac lui donne la parole quant à la suite de la setlist. Côté reprises, nous aurons droit à Knockin on heaven’s door de Bob Dylan, Angie des Rolling Stones ou encore So Lonely de Police. Bien qu’il ait la voix enrouée par un rhume, il donne toute son énergie, pouvant compter sur le public pour l’accompagner dans les paroles comme sur le titre Un autre monde. En véritable showman, il nous fait ressentir son amour pour la scène pendant près de deux heures et son public le rappellera deux fois, avant de ressortir de la salle du Casino Barrière conquis et satisfait d’avoir fait un savoureux bond vers les années 80.

Auteur et Photographe : Jérôme JACQUES

Sólstafir @ La Dynamo (Toulouse)

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29 Janvier 2015 – Le 30 novembre dernier Noiser se voyait contraint d’annoncer l’annulation du concert de Sólstafir. Beaucoup avaient été déçus mais heureusement la date est reportée et se réalise à peine 2 mois plus tard. Pour le coup, la Dynamo affiche complet ! Et oui, ce concert était très attendu. Pour l’occasion, les islandais seront accompagnés des Nordic Giants et d’Orob. Après un concert ultra puissant et décoiffant la veille, ce soir place à la douceur.

Je franchis les portes de la Dynamo un peu après 20h, la salle est déjà dans le noir mais il faudra attendre encore quelques minutes avant que la musique ne commence. C’est alors au travers d’un décor bleuté et brumeux que je vois apparaître deux silhouettes. Deux hommes masqués et coiffés de plumes, deux créatures sorties d’un univers dont j’ignore encore tout. Venus de Brigthon, les Nordic Giants nous servent un art expérimental qu’ils qualifient de cinéma post rock claustrophobique, associant leurs compositions musicales à des courts-métrages primés. Un spectacle inédit pour ma part, les vidéos sont par moment perturbantes et la musique plutôt envoûtante, des samples agrémentés de guitare (jouée avec un archer), basse et percussions. Le climat est sombre, puissant, parfois même dérangeant, les films et les stroboscopes accentuent cet effet. J’ai souvent fermé les yeux car les flashs très puissants étaient durs à supporter, les morceaux sont tellement planants qu’on part rapidement loin… très loin ! Environ 45 minutes de prestation durant lesquelles nous avons pu entendre des morceaux tels que : Together (sublime), Glass Skinned Girl, Little Bird ou Through A Lens Darkly. J’aurais bien aimé les découvrir dans un autre contexte mais quoiqu’il en soit il faut saluer l’originalité de la performance, une véritable œuvre d’art, un voyage.

Après quelques balances c’est à 21h25 que le groupe toulousain, de black métal progressif, Orob se lance. C’est la 3ème fois que je vois le quatuor et je peux dire qu’il ne cesse de progresser. Le groupe ne va jouer que 22 minutes (mais c’est trop court !) les titres suivants : The PathwayThrough Roots and Burrows ainsi que The Wanderer. Leur musique est assez prenante, les passages calmes et planants se marient parfaitement avec les rythmiques plus rapides. Les compositions sont très bonnes ainsi que leur exécution sur scène, Yoan (batterie), Pierre-Henry (basse), Andrea (guitare) et Thomas (chant et guitare) ont vraiment assuré, je n’ai absolument pas vu le temps passer et nous sommes nombreux à l’avoir vécu comme ça. Par chance ils sont de la région, un bon moyen de les revoir souvent et surtout plus longtemps ! Merci les gars.

Le groupe islandais Sólstafir s’est formé en 1995 et leur cinquième opus Otta a vu le jour en 2014. Ce groupe se démarque par ses compositions très personnelles, au départ plutôt black métal/viking, leur style a évolué vers un post-rock métal ultra travaillé, un univers unique et magique. Une semaine avant leur venue, ils annonçaient le départ de Gummi leur batteur, remplacé alors par Karl Petur Smith pour la fin de la tournée. Ouf pas d’annulation ! Il est 22h lorsque la Dynamo se voit replongée dans la pénombre et que les membres de Sólstafir font leur entrée, acclamés par la foule qui comble la salle. Addi, le chanteur débarque vêtu de son blouson en cuir, son gilet à franges et accompagné de sa superbe guitare au bois gravé. Svabbi à la basse est coiffé de son fidèle couvre-chef et porte fièrement ses deux tresses rousses. Sæþór c’est le cow-boy de la bande, barbe Hulihee (figurez-vous que j’ai cherché), chapeau, santiags, guitare et même banjo. Seul le petit nouveau est sobre derrière sa batterie. Le décor est planté, on sait que l’on va voyager rien qu’à voir ces trois bonshommes. L’intro Náttfari est suivie de Köld et de Lágnætti.  Les islandais nous emportent dans leur monde dès les premiers accords, et la voix d’Addi est simplement extraordinaire, il vit ses chansons et ça se ressent. Ce mec est capable de vous envelopper de sa douceur et à la fois de vous balancer des cris qui vous transpercent. Le maître mot de ce soir est : émotion. Musicalement c’est simplement beau, propre, technique et bien que le son soit un poil trop fort, la magie opère. Le chanteur s’amuse à parler à son public, à s’en approcher et même à le toucher (ce n’est pas pour déplaire à certaines fans). Nous aurons le plaisir d’entendre Otta, Dagmal, Svartir Sandar, Djkninn. Le groupe disparaît, puis revient pour nous délivrer deux ultimes morceaux, les ineffables Fjara et Goddess Of The Ages. Le groupe donne tout, même son âme. Waouw ! Ils s’en vont largement félicités par les spectateurs.

Merci à Sólstafir  pour cette performance riche en émotion, nous avons voyagé, nous avons vibré. Merci également à Nordic Giants, belle découverte et à Orob à qui je souhaite d’aller loin. Big up à Noiser et à la Dynamo. (Le seul bémol fut la chaleur…j’ai cru mourir).

Auteur: Fanny Dudognon

Crédit photo: Solstafir

WhoMadeWho, Murkage, Thylacine, … @ Le Metronum (Toulouse)

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31 janvier 2015 – Ce week-end la salle de concert Le Metronum, petite dernière de la ville de Toulouse, fêtait son 1er anniversaire. Samedi, c’est le trio français I Me Mine qui ouvrait la soirée dans la petite salle. Les trois garçons balancent une pop 60’s traversée de vagues psychédéliques complètement dézinguées. Un groupe doté d’une fièvre british dont on va entendre parler puisqu’ils enregistrent actuellement leur premier album et sont finalistes du Ricard S.A Live Music 2015.

Toujours dans la petite salle, le groupe Corleone prend ensuite place pour la seconde partie de soirée. Cordes et batterie, de quoi dégainer un rock brut et survolté avec des titres comme Make It. Aux baguettes : Eric Serra Tosio, par ailleurs batteur du groupe Dyonisos, s’applique également en ses qualités de chanteur et siffleur.

Direction maintenant la grande salle pour le reste de la soirée. On les avait vu pour la dernière fois au Week-End des Curiosités, les 3 mc’s de Murkage, originaires de Manchester, reviennent à Toulouse pour défendre leur turbulence musicale entre rap et dubstep, accompagnés d’un nouveau batteur et soutenus par DJ Klepto.

Sur les coups de 23h10 le trio danois Who Made Who investit la scène. Avec leur rock imprégné de transe hypnotique il sont bien décidés à nous faire danser. Particulièrement avec les titres de leur dernier album Dreams. Vers minuit résonnent les beats techno de Benny Bennassi : Satisfaction, une reprise audacieuse avec laquelle ils se sont fait connaître à leurs débuts. Leur live est vraiment bon et on voudrait qu’il ne s’arrête jamais mais Thylacine doit maintenant prendre la relève. C’est donc vers 0h40 sous la projection d’un ciel étoilé et devant une salle plutôt vide (on ne comprend pas pourquoi mais le public n’était pas vraiment au rendez-vous ce soir) que le beatmaker fait retentir ses premières notes electronica. Le voir en live c’est contempler la magie de la création musicale électronique : machines tournées vers le public (disposition qu’on a déjà pu apercevoir lors du set de Fakear), MPC accroché en collier autour du cou, Thylacine ira même jusqu’à sortir son saxo, la fusion rythmique électronique / cuivre est alors impeccable, le public est conquis.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Corson @ La Dynamo (Toulouse)

Louis Bertignac

02 Février 2015 – Le chanteur Corson, découvert entre autre grâce aux 2 tubes Raise Me Up et Loud, est actuellement au milieu de sa tournée post 1er album et était de passage lundi dernier à La Dynamo de Toulouse. Même si ses titres inondes la bande son des radios, peu de toulousains ont au final fait le déplacement. C’est devant environ 75 personnes, de tous les âges, que Corson et ses 4 musiciens ont réalisé une prestation très convaincante.

C’est sans première partie, ce qui est très rare pour un concert de nos jours, mais devant un public déjà chauffé à bloc que Corson a débuté sa prestation sur les coups de 20h50. Très rapidement, il a demandé la participation du public et on a aussitôt oublié la contenance de la salle. Pour les personnes présentes, la configuration a même permis d’instaurer de nombreux échanges avec l’artiste. Par moment, on se croyait limite dans un salon de thé où tout le monde pouvait parler de la pluie et du beau temps. Entre les morceaux, Corson est également revenu avec humour et sympathie sur ses origines tarnaises.

Niveau musical, il nous a livré un show très rock parsemé de titres plus mélancoliques et lents. En soi une très bonne surprise en live avec une rythmique et des graves accentués par rapport à la version de l’album. Avec seulement un album à son actif, The Rainbow, Corson se devait de réaliser des reprises afin de tenir en haleine son public pendant quasiment 1h30. Il en aura réalisé deux en version piano/guitare/voix : Hurt de Johnny cash (initialement de Nine Inch Nails) et Sunday Bloody Sunday de U2. Autant le premier titre, qui lui a donné “envie de monter sur scène”, était un réel succès au niveau de l’interprétation, autant le second ne m’a pas vraiment touché à cause du côté pêchu totalement absent et qui donnait la force à la version originale. On retiendra principalement le rappel en apothéose qui a vu s’enchaîner les 2 principaux tubes du chanteur : Loud puis pour finir Raise Me Up.

La soirée a duré à peine 1h30 mais on ne s’est pas ennuyé une seule seconde. Corson nous a véritablement transporté dans les parties aiguës et nous a fait danser et chanter sur les morceaux plus rapides. On espère simplement qu’il aura une audience plus importante lors de son prochain passage dans la ville rose car son show vaut véritablement le déplacement.

Auteur : Antony Chardon

Photographe : Jérôme JACQUES

Claire Diterzi @ Théâtre Jules Julien (Toulouse)

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30 janvier 2015 – C’est dans le cadre du festival Détours de Chant que Claire Diterzi se produit ce soir au Théâtre Jules Julien. Il est 20h10 quand j’entre dans la salle et le spectacle a visiblement commencé pile à l’heure. Claire est seule sur le devant de la scène, vêtue très simplement d’un ensemble noir. Oratrice d’un art total : théâtral, littéraire, visuel, sonore… elle est assise sur une chaise, racontant quelques anecdotes avec beaucoup d’humour. Notamment ses séances de psychothérapie illustrées par des visuels qu’elle projette sur la toile en arrière plan ou enregistrant des choeurs sur sa pédale loop. Accompagnée d’un gros poste cassettes rouge elle commence à chanter avant de rejoindre le milieu de la scène, ce qui devient tout de suite plus confortable pour les gens placés au balcon comme moi-même. Elle nous évoque aussi tous les états dans lesquels elle a déjà chanté : victime d’une migraine ophtalmique, d’un couteau dans le dos, d’une angine, plâtrée,… ainsi que de nombreux lieux, et ce soir c’est dit, elle est contente d’être là.

La salle plongée dans le noir, elle s’est placée derrière son micro avec sa guitare tandis que ses musiciens l’ont rejoint : batteur, guitariste, et un troisième agenouillé devant son synthé. Et là le premier morceau, teinté rock, explose. Je suis étonnée de la puissance et de la qualité du son qui résonne dans ce théâtre, gouverné par les coups portés contre la grosse caisse de la batterie. En arrière-plan toujours la toile sur laquelle se projettent des visuels ou laisse place aux ombres chinoises du groupe. Le deuxième titre s’enchaîne sans aucun applaudissement mais le public se rattrapera lors de la coordination suivante, le claviériste lui se lève pour passer à la basse.

S’enchaînent alors les morceaux, encore inconnus pour certains d’entre-eux puisque 69 battements par minute, son nouvel album, ne sera disponible qu’à partir du mois de mars. C’est la révolution de Claire Diterzi : investir les scènes avant de matérialiser sa création. Parmi eux : Infiniment petit (dont le clip est sorti la veille du concert toulousain), Envoie le steak, Interdit de jeter son chewing-gum, Le distributeur de temps… ou encore Vivaldi et le ukulélé, une chanson qu’elle interprète au ukulélé à la simple lueur d’une flamme de bougie projetée sur l’écran aux côtés de ses deux musiciens agenouillés. Véritable exploratrice de la musique, emmenant sa voix où elle veut, elle nous livre un live évoluant entre chant lyrique, musique décomplexée et rock baroque. Dans le théâtre résonnera même : “Je suis un PD refoulé” repris en choeur par ses musiciens, décrochant le sourire de tous, car si Claire Diterzi est toute de noir vêtue c’est en réalité un personnage haut en couleurs !

Claire Diterzi et ses musiciens quittent la scène aux environ de 21h25. Sous une évidente ovation elle revient en nous adressant un “Vous êtes irréprochables” avant de rajouter “Allez 3 de plus”. Arrive alors enfin le très attendu Roi des Forêt, titre-défouloir touchant à une rupture douloureuse, avant d’enchaîner sur un final tout en douceur avec le titre Clair-Obscur, extrait du Salon des Refusées.

Auteur : Vanessa Eudeline

Crédit Photo : Claire Diterzi

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