Category: France

Sidilarsen @ Le Metronum (Toulouse)

12 Sidilarsen08 Novembre 2014 – Ce samedi soir, la salle du Metronum, dans le quartier de Borderouge, ouvre ses portes à 20h pour accueillir pas 1 mais 3 groupes Toulousains grâce à la présence du Collectif Antistatic et Mathpromo. A Plane To The Void, Dwail et Sidilarsen se sont réunis ce soir pour une scène 300% métal Toulousain.

C’est A Plane To The Void qui ouvre les hostilités vers 20h40. Le set a duré prés de 30 minutes avec un metal hardcore qui déménage mais qui ne transcende pas encore le Metronum à moitié vide. Le groupe est bel et bien présent musicalement mais le public encore un peu timide, renvoie mal l’énergie déversée sur scène. La salle se réveille enfin quand les 5 Toulousains appellent en guest Julien Cassarino (chanteur de Rufus Bellefleur, Psykup et ex-Manimal). Une belle première prestation.

Peu après 21h30 et un changement de matos et de décor, c’est le groupe Dwail qui va tenter de secouer un Metronum légèrement ensuqué mais enfin bien rempli. En effet, dés les 1ere notes, l’enthousiasme du public commence à grandir et les pogos commencent à prendre forme gentiment. Les 4 musiciens nous offrent en prime quelques morceaux de leur dernier opus The Human Concern qui est fraîchement sorti  le 21 novembre et présenté au Nouveau Casino à Paris ce même jour. Bref, une vraie démonstration scénique offerte par Yannock au chant, qui nous proposera même quelques slams. Julian et Matéo, respectivement à la guitare et à la basse, nous offrent du bon gros son core’n’roll, comme ils aiment définir leur style musical. Et que dire de Léa à la batterie, si ce n’est qu’elle n’a rien à envier à tous les batteurs hommes de la scène métal. Une vraie bonne dose d’adrénaline et de métal pendant près d’une heure.

Sur les coups de 23h00, c’est enfin les Sidilarsen et leur dancefloor metal qui vont finir d’embraser un Metronum déjà brûlant. Le Chatterboxtour est littéralement une énorme claque en live. Un son radicalement puissant, chaque membre du groupe possède une prestance de dingue, un effet visuel avec les 2 écrans de chaque coté de la batterie et des lumières bien travaillées. Un show aux petits oignons pour un public prêt à faire danser le Metronum comme jamais. Du pur bonheur avec une setlist aussi riche qualitativement que quantitativement pour le plus grand plaisir de tous. Comment ne pas bouger, danser, sauter, tout simplement s’éclater sur des morceaux tels que Comme on vibre, La morale de la fable ou Hermanos qui créént un bon mouvement de foule et un wall of death bien mérité. Un cadeau de plus lors de cette soirée, offert par les Sidi, avec le titre On en veut encore et avec en guest encore un membre du groupe Rufus Bellefleur, soirée toulousaine oblige. La belle Bera nous régale de sa présence et de sa voix d’ange sur ce titre. Après le rappel des 600 personnes réunies ce soir dans cette super salle, Didou et ses acolytes nous offrent 3 derniers titres, dont un excellent cover de Prodigy avec le titre Breathe. Comme à leur habitude, ils clôturent la soirée avec le titre Des milliards, et sont repris par toute la salle à l’unisson. On peut appeler ça, une soirée parfaite et mémorable. Le Metronum en vibre encore.

Un grand merci aux 3 groupes pour le spectacle offert, ainsi qu’au Metronum et au Collectif Antistatic et Mathpromo.

Setlist :

Comme On Vibre
Retourner La France
Surhomme
Le Meilleur Est A Venir
La Morale De La Fable
Un Echo
Matiere Premiere
A Ton Ego
Back To Basics
Paradis Perdu
Solo batterie
A Qui Je Nuis Me Pardonne
Où Il Veut
Hermanos
Technotrone
On En Veut Encore (feat Bera)
Fluidité

La Fibre
Breathe (cover Prodigy)
Des Milliards

Auteur & Photographe : David Torres

Keith Kouna @ Le Bijou (Toulouse)

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18 Novembre 2014 – Mardi soir, le Québécois Keith Kouna faisait son retour dans la région toulousaine 4 mois après s’y être produit dans le cadre du Bijou de l’été à Sengouagnet. Et c’est bien sûr au Bijou qu’il a choisi de passer la soirée. Cette salle figurant parmi les plus intimistes de la ville, accueille des artistes de qualité, souvent pas ou peu connus du grand public. Les habitués y vont la plupart du temps, pour découvrir ces petites pépites musicales qui vous rappellent qu’être connu n’est pas un gage de talent et inversement.

Ce soir, le public était composé d’un mélange amusant de chercheurs d’or qui n’avaient, pour certains, encore jamais écouté de chansons de Keith Kouna, et de fans, connaissant les paroles sur le bout des doigts. C’est équipé d’une crête désordonnée sur la tête, d’une tenue décontractée et d’un verre de vin rouge, que Keith Kouna fait son entrée sur scène peu après 21h30. Exceptionnellement, il sera accompagné de deux pianistes : Vincent Gagnon (pianiste Québécois), qui l’accompagne sur toute sa tournée, ainsi que Lucas Lemauff, pianiste toulousain et ami de l’artiste. Tout au long de la soirée, ces deux compères s’échangeront leur place au piano, à la caisse claire et au synthé.

Assis sur un tabouret qu’il ne quittera que pour déposer ou reprendre sa guitare, Keith Kouna se met à nous raconter une histoire sous forme de poésie. Les aventures et mésaventures d’un ours qui introduisent parfaitement sa première chanson, Déo, issue de son premier album Les Années Monsieur. Ce titre, par son énergie grimpante, nous fait vite sortir de l’engourdissement hivernal pour nous faire entrer de plein pied dans le live. A la fin de la chanson, l’humour efficace de l’artiste prend sa place avant d’enchaîner avec Anna, morceau tout droit sorti de son deuxième et dernier opus Du plaisir et des bombes. Suivra Oublie ça et L’or. Puis la température monte d’un cran avec le titre La fille dans lequel les guitares électriques de l’enregistrement studio sont remplacées par un piano survolté et une guitare sèche, pêchue. Les chansons s’enchaînent ainsi portées par la voix atypique et envoûtante de Keith. A ce stade, on se dit que cette soirée est une bien jolie surprise mais on n’a pas encore tout vu… Quand l’ancien leader du groupe  Les Goules  s’arrête de chanter pour nous conter une nouvelle histoire illustrer de grandes photos qu’il nous présente une par une, on se demande si on assiste à un concert ou à un One man show tant la salle est secouée de rire. Et il faut le dire, Keith Kouna est drôle !! Puis le poète se remet à fredonner, et c’est l’ovation et les sifflements qui l’attendent à la fin de ses morceaux. La magie a opéré, le public est conquis et excité à en taper des pieds par terre. Toute cette énergie se transforme soudain à l’arrivée de Batiscan. Les pulsations n’agitent plus nos mains mais nos trips. Nos yeux se mettent à briller, et on se laisse volontiers emporter par l’émotion d’une voix devenue, ici, particulièrement apaisante. Encore quelques chansons puis un rappel avec la fameuse Tic-Tac version parlée.

Keith Kouna, poète, compositeur, interprète, humoriste et… magicien. Voilà un artiste à ne surtout pas rater en concert!

Auteur : Fort Marine

Crédit photo : Keith Kouna

Peter Gabriel @ Le Zenith (Toulouse)

Peter Gabriel Zénith de Toulouse 2014/11/16 Credit : CHARDON/DALLE

16 Novembre 2014  – Dimanche pluvieux, dimanche heureux ? En tout cas à 19h, nous pénétrons dans un Zénith plein à craquer. Les toulousains se sont rassemblés en nombre car ce soir, c’est un grand Monsieur qui se produit à Toulouse. En effet, l’ex-membre fondateur de Genesis, Peter Gabriel, nous rend visite à l’occasion de sa tournée So live. L’album So sorti en 1987 a permis au chanteur de devenir une star mondialement connue et admirée. Afin de célébrer comme il se doit les 25 ans de ce gros succès, l’anglais a rassemblé la formation mythique de l’époque : Manu Katché (batterie), Tony Levin (basse) et David Rhodes (guitare).

Ce sont les deux choristes de Peter Gabriel qui ouvrent le spectacle un peu avant 19h. Les deux suédoises s’installent à l’avant de la scène, chacune accompagnée de son instrument.La blonde, Linnéa Olsson munie se sont violoncelle et la brune, Jennie Abrahamson jouant du piano et du xylophone électronique. Les jeunes femmes nous font découvrir leur musique et leurs voix, parfois à deux comme avec Hard To Come By et la sublime Snowstorm mais aussi à tour de rôle. Linnéa nous offre une très belle prestation sur Giddy Up !, une chanson prenante et pleine de douceur. Jennie à une voix qui se rapproche par moment de celle de Kate Bush, claire et puissante à la fois. Deux femmes, deux univers. Une belle première partie avec de vraies artistes aux superbes voix qui se terminera vers 19h20. A découvrir plus amplement à la maison.

Il faudra un petit moment pour que les techniciens achèvent l’installation de la salle. A 19h40, les lumières restent allumées et Peter Gabriel s’installe devant son piano chaleureusement accueilli par le public. C’est en toute simplicité et avec beaucoup d’application qu’il s’adresse à nous en français afin de nous présenter le “menu” de ce soir. En effet, il va nous servir une entrée avec des titres en acoustique, un plat plus électrique et un dessert riche en émotion. Peter nous dit : “un ami me disait que dans le futur, la beauté se nicherait dans l’imperfection et je vous promet beaucoup de beauté ce soir”. Alors place au show, place effectivement à beaucoup de beauté. Le set démarre donc sur un nouveau morceau Daddy Long legs, version piano/voix et contrebasse. L’ensemble du groupe fait son apparition sur Come Talk to me, et une chose est sûre, à 64 ans ce grand Monsieur n’a rien perdu de sa voix ! Bien au contraire, avec le temps elle s’est même bonifiée pour le plus grand plaisir de mes oreilles.  Le rythme s’accélère lorsque retentissent les premières notes de Shock The Monkey subtilement remise au gôut du jour, le refrain est repris en chœur par le public. C’est au beau milieu de Family Snapshot que les lumières s’éteignent et que la scène s’embrase. Les tubes vont s’enchaîner : Secret World, No Self Control, Solsburry Hill, le tout est brillamment mis en valeur par un show lumineux resplendissant. Techniciens sur nacelles, projecteurs, spots robotisés, écrans géants, caméras et énorme structure lumineuse, tout est là pour nous éblouir. Vient enfin Red Rain, premier titre de So, on entre dans le vif du sujet. Les musiciens sont au top, Manu Katché, frappe le rythme avec décontraction. David Sancious tout sourire, papillonne entre clavier, accordéon, guitare… David Rhodes s’amuse sur sa guitare, et Tony Levin nous guide avec sa rythmique à la fois rock et groovy. Viendront ensuite les tubes interplanétaires Sledghammer et Don’t Give up en duo avec Jennie. Les spectateurs, en famille, en couple, entre amis, sont venus nombreux et semblent heureux d’être ici, chantant et dansant tous ensemble. Moment d’émotion durant Mercy Street, Peter Gabriel s’allonge au centre d’une spirale. Sans prétention il se laisse aller sur cette doucereuse mélodie, emportant chacun de nous avec sa sublime voix, ce timbre si particulier. Pendant un instant le temps s’est arrêté. Revenons à la réalité, le groupe nous réveille avec le très funky Big Time avant de mettre le feu au Zénith pour l’envolée finale. La scène se transforme alors en arc-en-ciel, les couleurs de la tolérance, un message fort véhiculé dans In Your Eyes succédée par The Tower That Ate People. A la fin de ce morceau très rock, Peter est englouti par la structure cylindrique accrochée au plafond qui dévoilera une magnifique torsade lumineuse. Une composition éblouissante. Enfin, le concert se termine par un hommage aux militants disparus et plus particulièrement à Stephan Biko tué en 1977. C’est sur l’image d’un Zénith rempli de poings levés par un public chantant Biko à l’unisson que s’achève ce concert mémorable.

Deux heures de show que je n’ai pas vu passer, aveuglée par la beauté du spectacle et impressionnée par ce Monsieur, ce grand artiste si humble à la voix d’or qui à bercé mon enfance. Félicitations à tous les musiciens et techniciens qui ont vraiment fait un travail remarquable, et bien sûr, à Peter Gabriel qui à su orchestrer ce spectacle d’une main de maître. C’est les yeux remplis d’étoiles et les oreilles pleines de grâce que je quitte le Zénith de Toulouse.

Photographe: Antony Chardon

Auteur: Fanny Dudognon

Shaka Ponk @ Le Zenith de Toulouse

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14 novembre 2014 – Ce soir, je me rends au Zenith de Toulouse pour assister au concert de Shaka Ponk. La pluie et les bouchons auront sans doute retardé bon nombre d’entre nous mais la populace est motivée. En effet, un peu avant 20h, la file est encore longue dehors, il faudra donc patienter.

A 20h15 j’arrive enfin dans une salle bondée, le premier groupe, What about your Mom ? est déjà en place depuis 15 bonnes minutes. Ces parisiens forment depuis 2012 un trio rock’n’roll mêlant la chaleur du blues avec un son parfois un peu plus grunge. Le morceau qui débute à ce moment là est leur reprise punchy de Harder Better Faster Stronger des Daft Punk, qui fait son effet auprès de la foule. Un public assez jeune qui saute et chante en chœur avec le chanteur. Brice, Xavier et Franck partageront avec nous d’autres morceaux comme I Wanna B in Ur Sex et Ooh, ça groove, ça rock ! Une ondée d’énergie sur scène qui s’est très vite répandue parmi les 11000 personnes présentes ce soir. Belle voix, guitare grésillante, basse funky et rythmes entraînants, une recette efficace qui aura conquis les spectateurs, déjà bien chauds en ce début de soirée. A revoir !

Le changement de plateau durera une petite trentaine de minutes. Shaka Ponk est formé en 2004 par une bande de potes, leur  musique novatrice est inspirée par différents courants musicaux : punk, rock, électro, funk ou encore hip-hop . Aujourd’hui le groupe est composé de 7 membres : Frah et Samaha Sam (chant), Mandris (basse), Cyril (guitare), Steve (claviers et samples), Ion (batterie) sans oublier la mascotte, le singe Goz. Ce soir, le groupe revient nous faire découvrir les deux albums sortis cette année : The White Pixel Ape et The Black Pixel Ape. A 21h les lumières s’éteignent sous les clameurs du public. PONK est la base du décor, une structure géométrique blanche organisée sur différents niveaux. A l’intérieur de la lettre O se trouve l’écran central ou seront diffusées les animations synchronisée avec le show. Une violoncelliste virtuelle se matérialise à l’écran jouant les premières notes d’introduction.  Cette douce mélodie permet aux musiciens de se mettre en place, tous vêtus de blanc, le rythme s’accélère progressivement faisant monter la pression dans la salle. Goz apparaît alors sur les premières notes de Black Listed – Palam pam pam pam pam palala – Frah et Samaha arrivent à leur tour. Un rythme punk qui enflamme la fausse du Zenith. S’en suivront, Wanna Get Free, Twisted Mind, Come one Cama, Story of My Life, Sex Ball… Rock, punk, electro.. des titres qui bougent pour faire danser la foule. Visuellement c’est vraiment génial, tout est parfaitement calibré pour que le monde virtuel soit en totale synchronisation avec le réel. Un spectacle éblouissant pour les petits comme pour les grands, le public de ce soir n’a d’ailleurs pas d’âge tant il est varié. Côté musique j’ai trouvé que cela manquait de peps, la batterie était très présente mais il manquait un petit quelque chose pour que je puisse rentrer dedans. Néanmoins, ça s’agite dans la fosse, ça saute et ça crie, on voit où sont les vrais Monkeys ! Shaka ponk va ensuite  calmer légèrement  le jeu avec un titre de l’album The White Pixel Ape : Scarify, aux sonorités plus électroniques et  plus lentes. Cependant, je l’ai trouvé beaucoup plus prenant, la musique était vraiment mise en valeur et la performance scénique était au top avec danse et images impeccablement coordonnées. C’est maintenant l’heure de la Battle Ion vs Goz, l’impressionnant Monkey virtuel prendre place derrière sa batterie provoquant Ion. Ils vont se livrer un duel endiablé qui mettra le Zénith en ébullition avant d’enchaîner des tubes comme : I’m Picky, Te Gusta Me, My Name Is Stain.  Pendant le show, le chanteur a demandé à la foule de s’écarter, je pensais qu’il allait descendre au milieu comme à son habitude. Que nenni ! Frah fait un signe, invitant les gens à se foncer dedans – un Wall of Death dans notre langage métalleux – et dit « Pogo ! ». Ce public là n’a pas l’habitude et n’a pas vraiment compris,  ce fut un peu raté mais je me suis bien marré à peine bousculée par ce léger mouvement dans une fosse pourtant pleine. Shaka Ponk achèvera son set avec 6xLove suivit d’un dernier rappel sur Morir Cantando. Dans l’ensemble, le groupe à livré une bonne énergie dans une salle comble et devant un public réceptif. Pour ma part, j’ai trouvé ça un tantinet mou malgré l’énorme prestation visuelle. Peut être un peu trop ? On regarde, presque plus, le décor que le groupe lui-même. J’apprécierai peut être davantage une prestation dans une salle plus intimiste.

Plus de deux heures de spectacle quand même, il faut le faire ! Bravo Shaka Ponk ! Et bravo aussi aux membres de What About Your Mom ? qui ont su chauffer les 11000 personnes venues principalement pour Shaka Ponk, une tâche plutôt difficile mais relevée avec brio.

Photographe : Antony Chardon

Auteur: Fanny Dudognon

Brodinski @ Festival Les Inrocks Philips Club (Toulouse)

Brodinski

14 novembre 2014 – Cette année au Festival Les Inrocks, prévu les 17 et 18 novembre prochains (où nous serons également présents pour vous dépeindre tout ça), s’est ajoutée une nuit électro. Vendredi, Le Bikini recevait donc DJ Slow, MYD, MPA Shitro, Guillaume Berg et le boss de Bromance : Brodinski.

C’est dans un Bikini plutôt (très) vide que nous arrivons sur les coups de 1h et c’est Guillaume Berg, un bonnet plaqué sur ses longs cheveux bonds, qui est derrière les platines. Pour accompagner son électro c’est le rappeur multi-tatoué débarqué d’Atlanta MPA Shitro, qui incarne, micro en main, les accents hip-hop du set. Un deuxième rappeur filme sans relâche le live depuis la scène avec son téléphone portable, pendant que nous, nous commençons à nous impatienter, pas très réceptifs au style musical. Nous apercevons Brodinski, t-shirt blanc et casquette assortie,  qui commence à se préparer pour son set. Le line up n’a pas été dévoilé, mais au regard de notre montre le set de Brodinski se retarde par rapport à ce que les programmateurs nous avaient annoncé. C’est donc une heure plus tard que Brodinski, casquette à l’envers, se place enfin derrière les platines. La salle s’est remplie. De mon côté, l’accueil se fait dans une euphorie immense, car je garde l’énorme souvenir de son passage au Bikini en novembre dernier pour une Bromance Night. Mais le soufflé de plaisir redescend bien vite, car c’est un set très branché US qu’il nous balance là. On ne peut bien sûr pas jouer les méprisants quand on connaît l’importance des influences rap américain sur la musique de Bro. Néanmoins je préfère de loin la cuvée sonique qu’il nous sert notamment lors de ses duos avec Gesaffelstein. Il nous a sûrement cédé là quelques extraits de son premier album qui sortira début 2015. A 2h58 c’est l’étonnement, Louis passe devant les platines pour nous envoyer ses baisers afin de laisser la place à DJ Slow. J’ai cru l’espace d’un instant qu’il resterait pour un duo, mais non : il danse un peu, échange avec son successeur mais nous abandonne après une toute petite heure de mix. Le set de DJ Slow ne nous a pas convaincu, et c’est enfin MYD, membre de Club Cheval et pote surdoué de Bro avec qui il travaille son album, qui le relayera pour terminer la soirée. Mais la fatigue, doublée d’une certaine lassitude musicale, il faut bien l’avouer, nous avait déjà rattrapée et nous abandonnons la bataille.

Nous nous attendions à marquer cette soirée au fer rouge pour cet événement électro qui s’annonçait fou, mais Le Bikini n’a pas été retourné comme nous l’imaginions. En échangeant avec les autres clubbeurs nous nous sommes aperçus que ce sentiment était partagé, n’étant pas les seuls déçus par cette édition toulousaine.

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : Antony Chardon

Detroit @ Le Zénith (Toulouse)

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05 Novembre 2014 – Ce soir, le Zénith de Toulouse accueille Bertrand Cantat, qui écume désormais les salles sous l’étiquette Détroit, accompagné du bassiste Pascal Humbert. Niko Boyer à la guitare, Bruno Green à la guitare et aux claviers et Guillaume Perron à la batterie, complètent le duo sur scène.

Ce sont leurs amis, le groupe de rock basque Willis Drummond, qui démarrent la soirée. Xan, Jurgi, Rafa et Félix dynamisent un public peu nombreux mais réceptif.

21h15, Bertrand Cantat et ses musiciens font leur entrée sur scène. Entièrement vêtu de noir, guitare à la main, c’est avec le titre Ma Muse qu’il ouvre le concert. Avec une énergie débordante, il va, pendant plus de 2h, interpréter ses morceaux d’Horizons, le premier album du groupe mais également reprendre les titres de Noir Désir tels que Un jour en France, Le fleuve, A ton étoile sans oublier le merveilleux Le vent nous portera qu’il nous réservera pour le rappel.

Bertrand Cantat n’a rien perdu de sa superbe voix et a ravi, ce soir, tout un tas de nostalgiques.

Auteur : Elodie Gallenstein

Crédit Photo : Antony Chardon (Archive Thorium)

The Legendary Tigerman @ La Dynamo (Toulouse)

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04 novembre 2014 – Ce soir, La Dynamo accueille la 4ème édition du Riot Club, le rendez-vous toulousain pour les amoureux de rock’n’roll, instauré par l’association des Curiosités, Bleu Citron et Le Bikini. 

La ville rose a l’habitude d’accueillir le duo catalan, et c’est donc Electric Octopus Orchestra qui ouvre la soirée sur les coups de 20h45. Sur une scène emplie d’instruments Julien et Christophe se sont fait une place. Le premier à la batterie, le second alternant les guitares et poussant les textes en anglais face aux micros, dont un destiné à lui saturer la voix, pour un effet distorsion des plus rock. La salle se remplit peu à peu, et il nous invite à mettre le feu car des images sont tournées, destinées sûrement à un prochain clip, comme celui de Sweet Little Thing qui reprend des séquences de live. Les deux musiciens donnent toute leur énergie sur scène, mais le public reste cependant réservé. Le concert touche à sa fin, mais on sent à travers un regard de Christophe vers le régisseur, qu’ils poussent la deadline en s’autorisant un morceau supplémentaire. Le public s’échauffe enfin, l’éclate est au rendez-vous et Julien et Christophe n’ont pas l’air de vouloir rendre les armes.

22h, The Legendary Tigerman, alias Paulo Furtado, vient se placer sur scène accompagné de sa guitare, le regard dissimulé derrière des lunettes de soleil. Il nous fait part de son plaisir d’être ici avant d’entamer son premier titre Do Come Home devant le clip noir et blanc projeté sur l’écran en arrière scène. Une douce ballade en voiture accompagnée de son chant folk, qui plonge le public dans la plus grande attention. Ce premier morceau terminé il vient s’asseoir, empruntant les habitudes de bluesman, et continue le show en one man band avant de se faire rejoindre un gros quart d’heure plus tard par un batteur. S’appuyant sur les titres des excellents opus tels que True ou Femina, The Legendary Tigerman nous livre un blues-rock racé et dépouillé, l’ambiance est roublarde entre les coups portés aux fûts et les riffs de guitare électrique. L’excellente cover du titre Boots Are Made For Walking de Nancy Sinatra fait également partie de la setlist. Plusieurs fois le batteur le laissera à nouveau seul, comme pour l’interprétation de The Saddest Thing To Say où Lisa Kekaula apparaîtra à l’écran pour l’accompagner de sa voix soul. Le show dure depuis plus d’une heure, mi-macho mi-glam il pousse le rock’ n’ roll dans ses retranchements, en véritable showman il fait littéralement l’amour à la scène. Couronnant le final d’une euphorie exaltée, il simulera d’ailleurs l’acte face au sol avant de grimper sur la batterie. Et comme dirait l’autre “Et c’est pas fini !” il revient pour un rappel  avec l’interprétation de Life Aint Enough For You.

Une belle soirée rock s’est offerte à nous ce soir ! Des programmations aussi réussies on en redemande encore et encore !

Auteur : Vanessa Eudeline

Photographe : David Torres

 

Yodelice @ Le Bikini (Toulouse)

28 Yodelice

29 Octobre 2014- Ce soir les toulousains ont rendez-vous avec Yodelice. Et comme à chacun de ces passages dans la ville rose, le public a répondu présent. C’est donc dans un Bikini quasi comble qu’il se produira pour la 3ème fois de l’année.

La 1ère partie est assurée par FM Laeti, chanteuse mélangeant jazz, soul, folk et musiques africaines. Malgré une belle énergie déployée sur scène, le public n’est pas réceptif. Peut-être dû au style trop éloigné de celui qu’ils attendent de Yodelice.

Il est 21h30, alors que le public commence à s’impatienter, Maxim Nucci alias Yodelice arrive enfin sur scène. Dans une ambiance très sombre, on le devine à peine jusqu’à ce que les 1ères notes retentissent et que sa voix rock raisonne pour entonner Like a million dreams. Il est là, accompagné de sa guitare, son chapeau melon, sa voix sombre et rock nous enivre dès le début du show. Il va enchainer The answer et Haystack avant d’entreprendre les salutations. Il nous fait part qu’il se sent ici comme à la maison, pour son 3ème passage de l’année, on veut bien le croire. D’après lui, au Bikini, on mange bien et on boit bien, et vu son air planant là aussi on veut le croire. Il enchaine avec My blood is burning en nous régalant d’un de ces solos de guitare dont on ne se lasse pas. Morceau terminé il pause sa guitare pour attraper l’autre. La vraie. Celle en forme de tête de mort et se lance dans un Sunday with the flu son 1er gros succès. C’est l’heure du moment émotion de la soirée avec Talk to me. Le morceau qui nous fait frissonner. Il sera interprété dans un silence de plomb du début à la fin. Un magnifique moment comme à chaque fois. Pour se remettre de nos émotions, Yodelice nous raconte une anecdote d’avant-concert : un pari entre lui et Hervé, patron des lieux. Ce dernier est censé le rejoindre sur scène pour un strip-tease, mais malgré l’insistance générale il ne viendra pas. Tant pis, the show must go on ! Les morceaux s’enchainent : Time, Breathe in, Fade away. Et c’est sur les 1ers accords de Worship you qu’Hervé fait son entré sur scène. La musique s’arrête net. Standing ovation pour le boss ! Yodelice ne peut s’empêcher de nous jouer le fameux Unchain my heart de Joe Cocker très vite accompagné par ses musiciens. Hervé commence à enlever le haut dans l’hystérie générale. Il n’ira pas plus loin, clamant : “mon établissement est un lieu respectable”. Contrat à moitié rempli, mais bon moment de rigolade. Le show continue avec Than meets the eye et Wake me up. Il est déjà l’heure de se quitter, les musiciens rejoignent Yodelice sur le devant de scène afin de saluer le public. C’est alors que tous les bras se lèvent et tendent en leur direction une feuille marquée d’un Thanks. Surprise préparée au préalable par une fan pour fêter  la dernière du Square Eyes Tour à Toulouse. Ils quittent la scène émus.

Ils reviendront 5mn plus tard pour un rappel avec Another second et le magnifique Familiar fire. Une belle soirée comme à chaque fois. Personnellement je ne me lasse jamais de voir cet artiste sur scène et me languis déjà de la prochaine tournée.

Photographe : David Torres

Auteur : Elodie Gallenstein

Ez3kiel @ Le Bikini (Toulouse)

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05 novembre 2014 – C’est sous la pluie que nous nous rendons au Bikini pour une soirée au son synthétique et au sang français,  avec Ez3kiel et Dorian & The Dawn Riders en guise d’ouverture.

20h30, la salle est plutôt vide lorsque la première partie démarre. Steve alias Dorian & The Dawn Riders prend place au centre de la scène avec son clavier, son micro et sa guitare électrique. Dorian, en référence à Dorian Gray d’Oscar Wilde et Dawn Rider c’est le titre d’un film de 1935 avec John Wayne. Curieux mélange d’inspirations donnant naissance à une musique étrange où se mêlent percussions tribales, son planant et voix éthérée. Le show débute avec le titre Meïr de son EP éponyme, étayé par le clip projeté sur la toile de fond. Le jeune homme est dans sa bulle, plutôt réservé sur scène, chuchotant, le peu de fois où il s’adressera au public. Son univers psychédélique et sa pop aérienne ne m’ont pas touché, peut être à cause du manque d’interaction. The Night In The Ocean est toutefois un morceau intéressant, une mélodie apaisante et un rythme prenant qui m’a convaincue hors live. Le public applaudit timidement la prestation qui aura duré une trentaine de minutes.

Changement de décor, il faudra attendre 21h30 pour que la pénombre s’installe à nouveau et que les 3 membres d’Ez3kiel prennent place. Formé en 1991, produisant des sons trip-hop, électro, dub parfois rock, le groupe, vient de passer 4 ans à écumer les salles, accompagné d’instruments classiques pour la Naphtaline Orchestra et Extended. Ils sont de retour avec LUX, se reconnectant à leurs racines électro. Ez3kiel est connu pour associer musique et visuel, créant des ambiances magiques sur scène. Aujourd’hui Yan Nguema, l’un des fondateurs et ex bassiste se consacre aux effets graphiques. Joan Guillon est aux machines, claviers et guitare, Stéphane Babiaud à la batterie et Sylvain Joubert à la basse.
Lorsque le show commence on sait que l’on va voyager, un voyage extraordinaire dans l’univers fantasmagorique d’Ez3kiel. Excursion musicale et visuelle peaufinée dans les moindres détails, chaque morceau est accompagné d’un jeu de lumière époustouflant. Le Magic Screen est composé de 48 projecteurs rotatifs permettant de multiples variations lumineuses et projections lasers, retournés ils servent d’écran de projection. Ce concept ultra moderne et novateur, nous permet de voir un spectacle à couper le souffle, presque irréel. Les styles s’entremêlent, nous sommes au cœur d’une exploration sensorielle et émotionnelle. L’obscurité : effluves électroniques et rythmes acerbes fusionnent dans Born in Valhalla, Zero gravity et Dead In Valhalla. L’immensité et la rêverie: on s’échappe un instant lorsqu’on entend les sublimes ballades au mélodies aériennes: L’œil du Cyclone et Anonymous. L’Etincellement : nous aurons un véritable feu d’artifice sur LuxStéphane s’éclate sur sa batterie, en totale synchronisation avec les lumières, offrant un show éblouissant. Le public est emporté par la magie des quatre envoûteurs d’un nouveau millénaire. Ez3kiel jouera aussi des anciens morceaux comme Volfoni’s RevengeAdamantium sans oublier le très attendu et excellent titre Versus. Nos petits français sont de véritables artistes, que ce soit aux instruments ou aux lights, la technique est irréprochable et carrément impressionnante. En live c’est un véritable show totalement unique avec un son bien évidemment au top grâce au Bikini. Leur présence scénique et leur plaisir à jouer – tout au long  du concert JoanSylvain et Stéphane sont à fond – sont à féliciter aussi.
Si vous avez la possibilité de les voir, foncez c’est surprenant et d’une beauté incroyable : des musiques et un visuel en parfaite harmonie qui vous transperceront à coup sûr.

Auteur: Fanny Dudognon

Photographe: Antony Chardon

The Do @ Le Bikini (Toulouse)

THE DO

09 Novembre 2014 – Après la sortie de leur 3ème opus, Shake Shook Shaken, encensé par la presse spécialisée et par les fans, le groupe The Do fait son grand retour sur les scènes françaises avec, entre autre, le concert de dimanche dernier au Bikini de Toulouse devant un peu plus de 1300 personnes.

C’est Ambroise Willaume, chanteur et guitariste du groupe Revolver, qui nous a réalisé par le biais de son projet solo, Sage, un magnifique préambule de 30 minutes au concert de The Do. Dans une ambiance intimiste magnifiée par des lumières venant des 4 coins de la scène, on a pu apprécier tout le talent de pianiste d’Ambroise alors qu’on le connaissait mieux une guitare à la main. Le public a été envouté par la belle voix du chanteur posée sur une musique calme parsemée de bits électro.

C’est à 21h30 tapantes que les deux musiciens multi-instrumentalistes accompagnant le duo The Do se sont installés sur scène pour débuter les premières notes de Omen sous une lumière tamisée encadrée par des rayons lasers. Olivia fait ensuite son entrée, revêtue d’une combinaison de pilote rouge, qu’elle porte également dans le clip de Despair, Hangover & Ecstasy. Après ce 1er titre, Dan s’installe discrètement derrière sa batterie électronique et le véritable show The Do peut enfin débuter. Avec un enchainement des titres de leur dernier album, tous aussi dynamiques les uns que les autres, nous avons pu apprécié le jeu scénique d’Olivia qui, parfois, semble possédée par sa musique. Avec des effets de lumière très léchés, la magie et l’énergie The Do opère sans difficulté sur un public conquis, qui ovationnera à de nombreuses reprises les 4 musiciens.

Avec ce troisième opus, Shake Shook Shaken, qui a composé 90% de la setlist de la soirée, The Do a fait un virage à 180° par rapport à leur second album Both Ways Open Jaws qui était plus folk et avec une omniprésence de cuivres. Ce soir au Bikini, le groupe à réarrangé le titre phare de cet album Slippery Slope pour coller à cette nouvelle tournée. On a été littéralement envoutés par cette ré-interprétation très électro et beaucoup plus explosive que l’originale, qui a fait danser et jumper le public. C’est à 22h30 sur le morceau Despair, Hangover & Ecstasy que le concert prend fin. Nous avons néanmoins encore pu apprécier 3 morceaux lors du rappel avec entre autre On My Shoulders, titre qui les a propulsé au grand public en 2007.

C’est un show grandiose que nous avons vécu ce soir au Bikini, même si 30 minutes supplémentaires nous aurait fait le plus grand bien.

Auteur & Photographe : Antony Chardon

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