Category: France

Pharrell Williams @ Zénith de Toulouse

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06 Octobre 2014 – Lundi soir, 9 500 personnes se sont bousculées aux portes du Zénith de Toulouse pour assister au concert de l’année. Pharrell Williams, artiste incontournable de ces dernières années, se déplaçait dans la ville pour la première des 6 dates françaises de sa tournée Dear Girl (dont 4 dates à Paris). L’homme aux chapeaux disproportionnés n’a pas fait le déplacement seul et : Foxes et Cris Cab ont assuré la première partie.

Cris Cab

On commence à avoir l’habitude des problèmes d’horaire sur les billets lors des grands évènements au Zénith, mais quand il s’agit de Cris Cab qui débute son show un peu avant 19h30 au lieu des 20h annoncées, on peut commencer à s’indigner. De très nombreux fans auront donc loupé l’énorme prestation du petit protégé de Pharrell Williams. Accompagné de ses guitariste, bassiste et batteur au groove très soul pop, Cris nous a touché par son énergie, sa spontanéité et sa communication avec un public grossissant au fur et à mesure du concert. Il n’hésitât pas à courir d’un bout à l’autre de la scène en escaladant les enceintes pour essayer d’emporter avec lui l’intégralité de la foule.

A à peine 21 ans et avec un unique album, Where I Belong (sorti en septembre dernier) à son compteur, Cris Cab nous a interprété ses nombreux tubes dont Liar Liar (titre enregistré en duo avec Pharrell Williams) et Good Girls.

Foxes

A peine 10 minutes de battement et c’est au tour du groupe de Foxes (de son vrai nom Louisa Rose Allen) de monter sur scène vers 20h10. Instantanément l’ambiance et l’énergie redescend de plusieurs crans, et même si Foxes nous émerveille de ses pas de danses, musicalement parlant sa pop ne nous transcende pas vraiment. Elle aura essayé à de nombreuses reprises de remuer le public, sans succès. Le show s’est terminé par Let Go for Tonight, extrait de son album Glorious. Un show très décevant qui aurait dû être interverti avec celui de Cris Cab afin de gagner en dynamisme et de satisfaire la majorité du public.

Pharrell Williams

Il est 21h30 passée, le public attend depuis 45 longues minutes, et le groupe ainsi que les danseuses de Pharrell Williams s’installent finalement sur scène. Quelques notes et il apparaît enfin en haut de la scène sous les cris hystériques de ses très nombreux fans. Tout en retenu et tinté d’émotion, Pharrell interprète Come Get It Bae. Il enchaine quelques titres de son album GIRL qui nous permettent de rentrer rapidement dans ce concert qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnel. Le temps d’un show sorti des meilleurs clips de pop actuels, Pharrell quitte la scène et laisse ses 4 danseuses, Mette, Brya, Aye et Ai, composant les Dear Baes, faire leur show sexy sur un medley de musique très groovy et hip hop.

S’en suit un court moment qui satisfera les fans de la première heure. Sans son chapeau mais avec un bandana, Pharrell accompagné du rappeur Shay Haley interprétera 3 titres de leur groupe N.E.R.D. dont le splendide Rock Star. Véritable moment de folie sur scène qui aura permis à 6 chanceux de tâter, le temps d’un court moment, les planches du Zénith de Toulouse. Mais Pharrell Williams qui, dans son album solo GIRL compose une ode à la femme, ne laissera pas les filles de l’assemblée dans leur désarroi. Sur le morceau Beautiful de Snoop Dogg, ça sera à leur tour d’être invitées sur scène. Une petite 15ène de chanceuses, repérées pour leur déhanché, ont pu danser en compagnie de leur idole. Gratifiées à la fin d’un énorme câlin général, qui nous fera réfléchir sur le dur métier de chanteur.

Après s’être remis de ses émotions, Pharrell reviendra aux classiques avec les reprises Drop It Like It’s Hot de Snoop Dogg, Hollaback Girl de Gwen Stefani interprété par les Dear Baes et le célèbre Blurred Lines connu pour son duo avec Robin Thicke. Mais le moment d’apothéose se profile enfin à l’horizon avec Get Lucky. Les portables fleurissent et la salle reprend à tue-tête les paroles de ce tube interplanétaire. Pas de fioriture sur scène, la magie Daft Punk et Pharrel Williams se suffit à elle-même.

Il est déjà l’heure de la fin du concert, mais sans avoir repris le titre Happy, la soirée ne pouvait pas être réellement terminée. Le rappel débute alors avec le très bon Lose Yourself to Dance extrait du dernier album de Daft Punk, Random Access Memories. Mais il faudra encore attendre 5 longues minutes avant que les premières notes d’Happy retentissent dans le Zénith. Le concert se termine donc dans la joie, avec une nuée de confettis qui s’abat sur le public.

Pharrell Williams est un véritable showman empli d’humilité, il aura délivré en toute simplicité un court mais intense set d’1h20. On pourra néanmoins critiquer le son qui était véritablement trop fort et un écran en arrière de scène qui avait une seconde de décalage. Autrement l’écriture du spectacle, avec une alternance de morceaux émouvants et de passages ultra dynamiques, est parfaitement maîtrisée : un vrai show à l’américaine ! Ce spectacle restera longtemps gravé dans la mémoire des toulousains présents ce soir.

 Auteur et Photographe: Antony Chardon

The Jim Jones Revue @ Le Metronum (Toulouse)

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19 Septembre 2014 – Après un été riche en festivals, la saison musicale reprend du service. Et c’est au Metronum que cela ce passe. Une rentrée on ne peut plus rock, avec le jeune groupe toulousain Mansize et les britanniques de John J Presley en première partie des talentueux et explosifs The Jim Jones Revue.

Les jeunes toulousains ont la lourde tâche de démarrer la soirée, devant un Metronum à moitié rempli et d’un calme rarement vu ! Certainement pas encore remis de la fin de leurs vacances. Les 4 zikos vont cependant se donner à fond et tenter d’enflammer la salle, ce qui ne sera pas chose aisée. Ils proposent un rock futuriste et électro, le bassiste se déchaîne et, après quelques morceaux, parvient à faire sortir la foule de son inertie. Ouf ! Tantôt expérimental, tantôt rock, Mansize dégage une atmosphère et une ambiance qui ne laisse pas indiffèrent. Ce jeune groupe aux compositions novatrices, créé en 2010, continuera sans nul doute à distiller leur son dans les salles locales.

C’est dans un tout autre style que débarque le groupe suivant. John J Presley arrive sur scène avec sa barbe, ses cheveux long et sa guitare, accompagné de sa claviériste et son batteur afiin de nous délecter d’un son légèrement vintage dans un style blues/rock/folk. Dès les premières notes de guitare, on ressent une ambiance à la Nick Cave ou Tom Waits. Une voix si particulière, qui prend aux tripes et qui va droit au cÅ“ur, rythmée par la frappe assurée du batteur et un clavier qui apporte une touche un peu plus planante, voire même perchée. Dotée d’une voix limpide, la claviériste contraste à merveille avec celle du chanteur. Leur musique efficaces et prenante active les plus réticents qui se mettent à bouger, applaudir, et même danser. Ils n’ont pas que le nom de grand, ils ont aussi le talent. Un vrai coup de cÅ“ur pour ce groupe de Birmingham, John J Presley mérite d’être plus connu. N’hésitez pas a aller les voir si ils se produisent près de chez vous.

Après un changement de batterie, les 5 membres du groupe Londonien arrivent, prêts à envoyer du bon vieux rock. Les Jim Jones Revue (nom emprunté au célèbre gourou de la secte “du temple du peuple”, qui a tué près de 1000 personnes dans les années 70) lance les premières notes devant un public languissant mais fin prêt à se lâcher. Scéniquement très présent, ils débordent d’énergie, ce n’est donc pas une légende, même si les connaisseurs diront que c’était plus pêchu à l’époque. C’est à coups de guitares saturées et clavier très rock’n’roll, qu’ils font vibrer les murs du Metronum. Les riffs démoniaques de Ruppert Orton et Jim Jones, les rythmiques de Gavin Jay à la basse et de Nick Jones à la batterie sans oublier la folie de Henri Herbert qui ne fait qu’un avec son clavier, donnent cette ambiance rock des années 60 ou 70. Un genre qui rappellera Jerry Lee Lewis ou Elvis à l’époque, avec un côté plus moderne et plus énervé: de la vraie dynamite. Les morceaux s’enchaînent et le public en redemande. Du bon vieux rock qui vient se mêler à quelques touches de punk et de blues. Allant de droite à gauche, Ruppert soutenu par Jim secoue les spectateurs par des phrasés dantesques, Henri fini d’embraser la salle avec son jeu diabolique et enivrant. Le public est conquis à 200%, mais dans les têtes de chacun, la même question doit résonner: pourquoi un groupe si énergique et ayant autant de plaisir à jouer sur scène, décide t-il de mettre fin à cette carrière ?
Une excellente soirée qui laisse toutefois un goût amer car cela risque d’être leur dernier passage en bord de Garonne. Mais comme le dit l’expression “The Rock’n’roll will never die”. Merci à Jerkov pour ce dernier petit plaisir.

SET LIST JIM JONES REVUE :

It’s Gotta Be About Me
Never Let You Go
Shoot First
Burning Your House Down
Where Da Money Go
Chain Gang
Righteous Wrong
7 Times Around The Sound
Cement Mixer
Rock n Roll Psychosis
Killin’ Spree
Collision Boogie
Who’s Got Mine ?

Rappel 1 :
Dishonest John
512
Elemental
Another Daze
Big Hunk O Love
High Horse

Rappel 2 :
Princess & The Frog

 

Auteur et photographe : David Torres

En Entrevue: Tagada Jones @ Hellfest (France)

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Le 22 juin dernier Tagada Jones était au Hellfest Open Air Festival et a enregistré à cette occasion la plus grosse audience des 3 journées sur la scène de la Warzone. Nous avons eu la chance de rencontrer Niko, le chanteur du groupe, et Job, le batteur, dans les box de l’espace presse du Hellfest. Pour Thorium Magazine ils sont revenus sur leurs concerts au Montbello Rockfest (Québec) et au Hellfest (France), sur leur nouvel album Dissident et sur leur nouveau bassiste Warner. Ils nous ont également parlés de leurs très nombreuses soirées et de leurs techniques pour ne pas souffrir du “Jet Lag”.

Retrouvez le live report de leur passage au Hellfest Open Air Festival.

 

Entrevue par : Philippe

Vidéo et Photos par : Antony Chardon

Montage Vidéo par : Jérôme Jacques

Entombed A.D @ La Dynamo (Toulouse)

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27 Septembre 2014 – C’est en ce doux et dernier samedi soir de septembre que je me rends à la Dynamo pour le deuxième concert de la saison organisé par Noiser.  L’affiche proposée est la suivante : Repuked, Grave et Entombed A.D, un trio musical entièrement dédié au death métal , qui se joue en parallèle du heavy français de Manigance et Heavenly au Metronum. Certains auront eu la dent dure face à cette double programmation mais une chose est sure, le public sera bel et bien présent à la Dynamo.

Le premier groupe débarque sur scène un peu après 20h, il s’agit de Repuked. Les suédois qualifient leur musique de « perverted death metal » : un death plutôt old school avec des titres et des paroles cracra. Ils nous serviront des morceaux tout en finesse tels que Fuck You, Feral Fuck ou encore Excremental Funeral. Le décor est minimal mais dans le thème, le micro de Robin Westlund alias Rob the Blob est simplement orné d’une magnifique culotte à fleurs  à l’hygiène douteuse. Rob est totalement barré, zombifié, les yeux révulsés et le corps ballant, il fait son show. L’ensemble n’est certes pas innovant mais plaisant, une rythmique impulsive majoritairement punk aux riffs parfois lourds rappelant le style doom.  Le bassiste et les deux guitaristes beuglent en alternance pendant que Kinky Stieg donne le tempo. Le set se termine par la reprise de Bite It You Scum  en hommage à GG Allin le roi de la transgression du milieu punk hardcore dans les années 80.
Une première partie sympathique pour se mettre en jambe, pendant que la salle se remplie.

Après une petite pause c’est le moment de monter au level supérieur, tant en qualité qu’en popularité. Grave est l’un des quatre groupes pionniers du swedish death metal avec Entombed, Unleashed et Dismember. Pas le temps de chipoter, les suédois envoient la purée dès les premiers accords sur Deformed . Ola Lindgren, membre fondateur et unique rescapé, s’impose avec sa voix écorchée et puissante qui est l’une des forces de Grave. Le quatuor est souriant et fait grimper la température dans le pit, enchaînant des titres comme Morbid Ascent, You’ll Never See, And Here I Die… Le son est graveleux, nourri par un ensemble des riffs rapeux et alternatifs assurés par Mika Lagrèn et Ola , de coups de batterie frénétiques frappés par Ronnie BergerstÃ¥hl et le bourdonnement de la basse de Tobias Cristiansson (ex Dismember). Une immersion totale dans le death old-school des années 80, étayée par les lights et la technique irréprochable des musiciens.  Le groupe offre un final au poil avec le morceau phare Into The Grave, de quoi growler un dernier coup et finir en beauté cette macabre représentation.

La Dynamo est envahie par les métalleux impatients d’accueillir Entombed A.D. Anciennement Entombed, les suédois dont le seul membre originel est le chanteur Lars Göran  Petrov, sont de retour avec la sortie de l’album Back to the Front. Les lumières s’éteignent enfin et le groupe, vivement acclamé par la foule, se met en place et entame son set avec le troisième titre du nouvel opus: Pandemic Rage. Un morceau énergique qui va réveiller les ardeurs du public. Les mecs sont contents d’être là et leur complicité fait plaisir à voir, Petrov, sourire aux lèvres, s’éclate avec ses potes et ses fans. Le frontman maîtrise parfaitement son chant guttural, puissant et profond et ce  n’est pas son seul talent, en effet, il brille dans l’art du jet de morve… Du glam mesdames et messieurs, c’est ce qui fait tout son charme et n’amenuise en rien son efficacité ! Deux guitaristes sont présents dont le discret Nico Elgstrand et sa Gibson. Les riffs sont massifs, les rythmiques acerbes mêlant rapidité et brutalité, le tout conditionné par un contrôle impeccable de la distorsion. Le géant Victor Brandt et sa basse vrombissante gigote dans tous les sens pendant qu’Olle Dahlstedt cogne ardemment  sur sa batterie faisant varier la cadence. Ce qui est certain, c’est que la vitesse est un domaine dans lequel le groupe excelle. Dans la salle c’est le chaos: pogos, headbang, beuglements, tout le monde est déchaîné !! Les scandinaves joueront des tubes : I For An Eye, Out of Hand, Wolverine, Waiting for Death… Les nouveaux morceaux Kill To Love et The Underminer sont un savoureux mélange de leur métal old school et de modernité, vraiment tops pour du live.
Un rappel  avec entre autre Supposed afin de clôturer la soirée et de démolir totalement La Dynamo. Quelle fucking claque !

Je pense que je ne suis pas la seule qui dira que ce concert, où le death métal et la Suède étaient à l’honneur, fut une vraie tuerie ! Les groupes ainsi que le public ont fait un réel carnage, waooooooooow ! Un coup de cœur pour Entombed A.D qui m’a totalement transporté et un grand merci à Noiser.

Auteur: Fanny Dudognon

Crédit photo: Entombed A.D

Soirée 25 ans d’Avant Mardi @ Le Metronum (Toulouse)

Kid Wise

20 Septembre 2014 – L’équipe de Thorium Magazine s’est rendu au Metronum de Toulouse pour fêter les 25 ans d’Avant-Mardi, association qui propose plus d’une vingtaine de formation artistique, administrative et technique dans le domaine du spectacles vivant.
Le réseau Avant-Mardi travaille également dans l’accompagnement de jeunes groupes en devenir et est à l’origine de la section Midi-Pyrénées du tremplin INOUIS du Printemps de Bourges.

Pour cette soirée des 25 ans, les organisateurs ont vu les choses en grand avec un cocktail dinatoire de qualité permettant de remercier toutes les personnes gravitant autour de l’association. Soirée marquée par le discours émouvant du directeur d’Avant-Mardi : Williams Bloch, qui est revenu sur 25 ans d’action auprès des collectivités locales, régionales et nationales afin de faire vivre ‘la musique qu’ils aiment‘. Du côté des festivités musicales, la soirée a été orchestrée par 4 groupes issus des sélections des INOUIS du Printemps du Bourges : Kid Wise, Budapest, EZZA et Bounce!!!

Alors que la plupart des convives finissent de déguster les délicieux gâteaux avec un verre Pacherenc à la main, les membres de Budapest débutent leur set dans un Metronum encore un peu vide. Mais pas de panique, au bout de quelque minute, les gens font leur entrée dans la salle. La voix grave et rassurante de Bouton s’accorde parfaitement avec la voix fragile de Minali Bella qui pour la soirée était revêtu d’une sorte de peinture africaine blanche sur les avant-bras et sur le nez. Les 2 chanteurs nous ont entrainé dans leur univers mêlé d’électro, de trip hop et de pop alternative.

S’en est suivi le concert très attendu d’une des révélations toulousaine du moment : Kid Wise. Même si les 6 comparses sont des habitués des salles toulousaines, ce concert est un peu particulier car il marque le début de leur tournée française d’automne avec pour la première fois en live des titres extraits de leur tout premier album. Les titres très atmosphériques Innocence (en duo avec Mathilda) et Echo présagent du très bon pour l’album à venir. Rendez-vous début 2015 pour pouvoir découvrir les 8 titres qui complètent cet album.

Dans un style opposé aux 2 premiers groupes, le trio EZZA nous a délivré son blues rock Touareg qui a fait danser un public moins nombreux et plus familial. Cinquante minutes de bonne humeur qui ont ravi les jeunes enfants jusqu’aux personnes plus âgés.
La soirée s’est terminée par la Bass Music de Dj Bounce!!!

Nous remercions encore une fois le réseau Avant-Mardi pour toutes les actions qu’ils ont entrepris pour le bien de la musique et on espère les retrouver encore dans 25 ans !

Auteur : Antony CHARDON

Photographes : Antony CHARDON et Jérôme JACQUES

Woods @ La Dynamo (Toulouse)

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15 septembre 2014 – Le public est plutôt nombreux ce soir à La Dynamo et il s’échauffe (très) vite face au quatuor toulousain qui ouvre la soirée : The Deserteurs. Guillaume en milieu de scène derrière un micro vintage, arborant des lunettes rondes non sans rappeler les fameuses de John Lennon, claque entre ses mains un tambourin. Il est entouré de Thomas, au chant également, grattant une guitare électrique, Louisa au clavier (habituée des scènes toulousaines en duo avec son frère au sein du groupe Alone With Everybody) et Maxime à la batterie. Avec une sacrée dose de charisme, The deserteurs balance un rock psyché, mêlant influences blues et garage. Les titres The Man Smoking Two Cigarettes, Snow ou encore Daisy Says ondulent sur le courant très sixties de surf musique. Vers 21h30 Thomas change de guitare et gratte des accords plus saturés, 10 minutes plus tard il sera déjà l’heure d’annoncer celle qui clôturera le concert. The Deserteurs nous a clairement donnés des élans de road trip, mais n’oublions pas que les Woods sont à venir.

Le groupe vient s’installer rapidement, mais il repart en loges et il nous faudra attendre avant que le show commence. Ils prennent enfin place. Avec un nom pareil et la tendance hipster qui sévit on s’attendait à ce que les gars jouent la carte du look bûcheron, mais non. La voix falsetto de Jeremy Earl, accompagné de sa guitare sèche, retentit. Jarvis tient sa place à la guitare électrique, il cumulera également avec un harmonica sur le deuxième titre. Bassiste et batteur complètent le groupe. La salle n’est pas plongée dans le noir, et cette lumière trop vive a le don de déstabiliser mon plaisir. Vers 22h25 les éclairages s’assombrissent (changement qui se maintiendra uniquement durant les sessions instrumentales) et Jeremy échange sa guitare acoustique contre une électrique. Le concert oscillera entre ballades folk à l’instar de Moving To The Left et Shepherd et de longues instrumentales rock, progressives et expérimentales, comme celle de With Light and With Love, morceau de près de 10 minutes extrait du dernier album. Vers 23H15 après quelques riffs très rock il est temps de saluer le public qui en redemande et il ne faudra que quelques minutes à Woods pour revenir sur scène le temps d’une ballade folk.

Auteur : Vanessa Eudeline

Crédit photo : Woods

Cryptopsy @ Le Connexion live (Toulouse)

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15 Septembre 2014 – Alors que nous sommes encore peu nombreux, la soirée débute avec le groupe de death metal old school Jungle Rot. Le set démarre en force avec le titre éponyme de leur dernier album Terror Regime. Le frontman Dave Matrise s’impose avec sa guitare, sa voix sépulcrale et son charisme. La salle se remplie progressivement et les spectacteurs se chauffent doucement grâce à leur musique puissante et entrainante. Le groupe va enchainer des titres tels que Savage Rite, Their Finest Hour, Face Down… le son est graveleux, rustique et mesuré. Du bon death à l’ancienne dans lequel on perçoit un mélange de styles et d’influences comme Obituary, Malevolent Creation ou encore Cannibal Corpse. Les américains achèveront leur show sur Strong Shall Survive, un morceau plus calme aux riffs bien lourds. Une belle entrée en matière durant laquelle je n’ai pas vu le temps passer.

C’est ensuite au tour de Disgorge de se produire sur scène, une seconde partie beaucoup plus brutale (peut-être un peu trop ?). Disgorge, cela signifie « déverser », ce qui est sur, c’est qu’Angel Ochoa va déverser un nombre incalculable de grognements semblables à un récital de voyelles. A quoi bon écrire des paroles vu qu’on ne les entend pas… Leur death metal de gros bourrin va cependant enclencher une crise de folie dans le public, la traditionnelle guerre de pogo est déclarée ! Les Californiens joueront un peu moins de dix titres dont Cranial Impalement, She Lay Gutted etDeranged Epidemic. Ricky Myers, qui est l’un des fondateurs du groupe, semble épileptique sur sa batterie alors que ses confrères sont plus statiques, concentrés sur la technique. Les musiciens auront su mettre l’ambiance faisant également monter d’un cran la violence. Idéal pour les fans du guttural et du blast à gogo, et une bonne introduction à la tête d’affiche.

Le public est bien excité et content d’accueillir Cryptopsy que l’on ne voit que rarement en France. Les spectateurs ne vont pas avoir le temps de se refroidir car le groupe démarre en trombe avec Crown Of Horns et le beuglement parfaitement maîtrisé de Matt Mcgachy, le vocaliste depuis 2008. Le ton est donné, ça va s’agiter sévère dans la bergerie ! Les titres se succèdent : Two-Pound Torch, White Worms, We bleed… et Matt s’amuse et communique avec l’assistance tout au long du set nous faisant profiter de son accent Canadien. Flo Mounier, cogne, tronçonne, le roi des blast-beats donne le rythme à ses acolytes. C’est certain, les membres du groupe nous offrent une belle prouesse technique. Dans la salle, c’est l’anarchie, ça headbang, ça pogote, ça « braaasse » comme dirait le chanteur ! Un bon bol de transpiration, et de la bière en guise de douche, c’est ça le brutal death. Après Worship Your Demon, le groupe reviendra sur scène pour offrir trois morceaux de plus pour finir cette soirée en beauté.

En conclusion, le premier concert de la saison fut un beau mélange de brutalité et de technicité. Le partage entre Matt Mcgachy et son public était vraiment très appréciable et l’ambiance générale était à son comble. Les spectateurs semblaient ravis, les musiciens aussi.
Mention spéciale à Jungle Rot qui, pour moi, était le meilleur groupe de la soirée avec un show un peu trop court.

Rendez-vous le 27 septembre à la Dynamo pour Entombed A.D et Grave, concert une nouvelle fois organisé par Noiser.

Auteur : Fanny Dudognon

Crédit Photo : Paul Blondé (Archive Thorium Magazine)

Xtreme Fest 2014 – Jour 3 @ Albi (France)

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03 Août 2014 – C’est avec joie et après une bonne nuit de sommeil que je rejoins les copains en ce dernier jour de festival. On démarre la journée à 14h15 sur L’X stage,  avec le seul groupe de black métal présent durant cette édition : Orob. Ces jeunes Toulousains, délivrent une musique sombre de qualité, ne se démontant pas malgré une assistance en petit comité.

C’est à 15h15 que la foule commence à se rassembler au pied de l’X stage. Alea Jacta Est groupe de hardcore originaire de Toulouse va permettre aux festivaliers de rentrer dans l’ambiance, pas de danse et pogos sont de la partie. Le groupe à récemment sorti son deuxième album Vae Victis.

Restons dans l’ambiance hardcore. Sur la Zguen stage était possible de voir Lasting Values pour un set de 30 minutes. La chaleur se faisant sentir je suis partie au frais dans le Scénith où se sont produits les membres de The Great Divide.  Venant de Paris, le groupe est plein de bonne volonté et déploie toute son énergie pour faire bouger le public qui semble cependant peu réceptif. Peut-être à revoir dans un autre contexte.

 

Il est maintenant 16h30, le soleil est toujours présent et c’est devant l’X stage que la populace s’amasse.  Les joyeux lurons de la scène punk rock locale Dirty Fonzy arrivent avec le sourire. Leur énergie est contagieuse et leur enthousiasme sera récompensé par un public animé sautant et chantant avec le groupe.

Après cette vague de gaieté on retrouve le groupe de hardcore Nantais Raw Justice en place sur la Zguen stage. Quant à moi, direction la Main stage où la foule est déjà en place, pressée de revoir Benighted. Nous sommes parés à grouiner avec Julien Truchan et toute sa bande sur un fond de brutal death. Ames sensibles s’abstenir, le public aliéné est emporté par la violence des morceaux tels que Collapse, Carnivore Sublime, Slut ou encore Asylum Cave. Wall of death et circle pit géants se forment. C’est dément !

Un peu de calme après la tempête avec The Real Mckenzies. Présents sur la X stage à 18h30, vêtus de leurs kilts ces Canadiens vont servir un punk rock celtique énergisant qui plait aux spectateurs.

 

Je me dirige vers la Zguen stage pour voir Through my Eyes que j’avais eu l’occasion de découvrir en première partie d’Architects à Toulouse. Comme la première fois je suis charmée par ce metal/hardcore mélodique avec des titres comme Your Game, alliant groove et brutalité. A suivre de près. Jetez une oreille sur leur album Fearless si vous aimez le genre.

Les américains de Lagwagon délivrent leur concert sur la scène principale à 19h30. Je n’ai écouté qu’une chanson, pas convaincue par leur punk rock plutôt mollasson et qui, semble-t-il, n’a pas réellement conquis l’assemblée.

C’est pendant la pause repas, tranquillement installée sur un banc face à l’X stage que je regarde le concert de Tagada Jones. Sur cette musique punk/métal aux paroles engagées, Niko, chanteur et guitariste, tout excité transmet sa bonne humeur au public totalement réceptif.  C’était fun de voir les gens se marrer et partager ce bon moment de convivialité.

 

Il est 21h15, et c’est au tour des Sons Of Buddah, groupe de pop/punk. Contents d’être là, ils vont exalter les personnes qui se sont rassemblées devant la Zguen stage et provoquer le plus petit wall of death du festival.

Devant la Main stage, les festivaliers sont en ébullition en attendant Sick of it All. La tornade New-yorkaise s’abat sur la salle émettant une succession de tubes : Death of Jail Uprising Nation, Busted, Scratch the Surface ou encore Machete. C’est l’euphorie, aussi bien dans l’audience que sur scène, on saute, on cri, on transpire. Le punk/hardcore plein de rage joué par le groupe avec le showman Lou Koller au chant aura retourné le Scénith. C’était excellent !

Pas le temps de se refroidir, sur l’X stage c’est au tour de Raised Fist, qui s’illustre dans le même genre musical, d’embraser la foule. Les suédois sauront maintenir la température en interprétant des morceaux agressifs et prenants comme Pretext, Friends and Traitors, Killing It faisant preuve d’une technique irréprochable.

 

Il ne reste que deux groupes avant la fin de ce festival, mais pas n’importe lesquels. 23h30 Obituary, un des groupes fondateurs du death metal investi la scène principale. Je suis comme une gamine devant l’imposant John Tardy et sa présence scénique.  Le quintet est en pleine forme (et leur cheveux en pleine santé) et nous sert de quoi se délecter : Stinkupuss, Infected, Violence, Chopped in Half ,Body Bag , Killing Time…  Circle pit, Wall of Death, Headbang, c’est reparti pour un tour. Un concert mémorable où je n’ai pas vu le temps passer, mêlant violence, précision et intensité.

Enfin, les membres composants Biohazard montent sur l’X stage pour clôturer ces trois jours de folie et vont nous offrir un final mémorable. Mélange de hardcore/metal  leur musique est brutale et puissante, leur présence scénique est impressionnante. Les festivaliers vont avoir le droit de monter sur scène avec le groupe, tout le monde court et bondi partout, c’est l’anarchie !

Après quasiment une heure de frénésie les spectateurs sont lessivés mais ô combien heureux. C’est maintenant l’heure de retourner à la réalité et de rentrer à la maison, le corps en miettes mais la tête pleine de bons souvenirs.

 

Merci à Pollux Asso, à tous les bénévoles et artistes ayant participé à cette deuxième édition de L’Xtreme Fest, qui nous ont permis de passer un festival presque parfait. L’organisation générale était impeccable, juste dommage que la programmation de la Zguen stage ce soit superposée avec celle de la Main car malheureusement on ne peut pas se cloner. Félicitations également à tous les festivaliers qui ont répandu leur bonne humeur et retourné le parc des expositions.

Vivement l’année prochaine ! 

Auteur : Fanny Dudognon

Photographe : David Torres

Xtreme Fest 2014 – Jour 2 @ Albi (France)

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02 Août 2014 – Samedi à 14h15, à voir les têtes, certains ont encore du mal à émerger. Originaires de Tarbes, les membres de Smashed montent sur l’X stage et nous offrent un réveil bien bourrin avec leur death brutal inspiré du death US des 90’s. Vous pouvez écouter leur EP Spontaneous Decomposition en attendant un futur album. C’est ensuite au groupe de hardcore Woodwork de rameuter le public au bord de la Zguen stage. Ils propagent leur dynamisme et les festivaliers commencent à s’agiter, c’est bon signe !

Quant à Smoke Deluxe, ils ont eu la chance de faire un deuxième passage  suite à l’annulation de Straightaway. Passant de la plus petite scène à l’X stage, ils bénéficient de plus d’espace que la veille, leur show rock’n’roll sera tout aussi bon, voir même meilleur.

Sur la petite scène, certains viendront écouter Homesick  et leur punk/hardcore mélodique de 15h45 à 16h15. Leur musique est entrainante, mais malheureusement pour eux les Toulousains de Black Knives sont attendus sur la Main Stage et leur set débute à 16h. Leur hardcore explosif va faire bouillir le public et ouvrir le bal des wall of death ! On saute, on court, on rigole et oui ça y ‘est on est chaud !

Un petit tour à l’extérieur, je vois la foule s’amasser devant l’X stage où prennent place les membres d’Authority Zero. Il s’agit d’un groupe américain de punk rock ayant quelques influences ska et reggae. Je n’adhère pas malgré une belle énergie et un show maîtrisé mais nombreux sont les amateurs qui semblent conquis.

A 17h15 on entendra Miles to go jouer leur punk/hardcore sur la Zguen stage. Pour ma part, direction la Main Stage, 17h30, extinction des lumières, Angelus Apatrida prend possession de la scène. Je me languissais de les revoir, d’autant plus que le guitariste David G Alvarez, absent au Hellfest nous fait l’honneur d’être là nonobstant son pied plâtré. Encore une fois, les thrasheux vont envoyer du lourd en enchaînant des titres comme Killer Instinct , Versus The World, Never Forget , You Are Next , Thrash Attack . Circle pit et headbang, le public en effervescence est survolté.  Une prestation remarquable et un grand plus pour leur disponibilité et leur gentillesse durant les dédicaces.

Berri Txarrak fera son show sur l’X stage, ce qui permettra de reprendre un peu de souffle proposant un son punk/rock/metal  plus « gentillet ».

Il est 19h15, des festivaliers profiterons d’un concert punk des Youth Avoiders lorsque d’autres iront sur le circuit d’Albi pour assister à une démonstration de drift. Pendant ce temps c’est la guerre qui s’annonce. En effet, les américains de Suffocation s’apprêtent à retourner la Main stage avec un démarrage en force sur Catatonia. Leur présence scénique, le chant guttural de Franck Mullen et la maîtrise absolue du « blast » à la double pédale de monsieur Tellay feront de ce concert une véritable boucherie satisfaisant les plus siphonnés d’entre nous.

Changement  de style à 20h30 avec A Wilhelm Scream, groupe US de punk/hardcore mélodique. Le public appréciera le peps et la bonne humeur communicative du groupe.

Devant la Zguen stage c’est l’attroupement, le groupe Français Justin[e] est attendu. Les spectateurs s’éclatent et bougent sur ce son punk rock, entraînés par les musiciens plus que contents d’être là.

A 21h30, nous nous replongeons dans le noir devant la scène principale. Converge est un groupe à part, leur musique mélangeant hardcore, metal et influences punk dégage une certaine violence. Jacob Bannon est connu pour sa voix écorchée qui colle parfaitement aux textes torturés comme Empty on the Inside, Cutter ou encore Heartless. Un show plein de vélocité qui prend aux tripes durant lequel le quartet à tout donné.

Dans le même registre les membres de Bane proposent des morceaux de hardcore agressifs qui semblent néanmoins assez fades après l’ouragan Converge.

23h15, Les lillois de Confusion se donnent à fond sur la plus petite scène. Une dernière dose de hardcore pour la journée,  c’est un groupe à revoir  ou à découvrir si vous êtes fans du genre. Le titre No Way Back est une bonne mise en bouche.

Maintenant les festivaliers se précipitent dans le Scénith afin de voir une des têtes d’affiche : NOFX. On ne présente plus cette formation punk rock venue de Californie. Fat Mike et ses acolytes sont en forme et enchaînent les tubes tels quel Linoleum, Kill all the White Man, Stickin’ in My Eyes réjouissant leurs fans. Je n’ai pas réussi à me plonger dans leur univers qui me parlait davantage pendant l’adolescence et m’a malheureusement semblé insipide.

Les bûcherons de Red Fang font leur apparition sur l’X stage à 00h45 pour nous servir un peu de leur stoner, à la fois rock’n’roll et lourd, rythmé par des guitares saturées.  Les titres pêchus comme DOEN, Crows in Swine, Dirt Wizard et d’autres plus lents dont Throw up défileront à grande vitesse. Un show propre (un peu trop ?), un son délectable et un public en délire s’adonnant  aux slams et dodelinant sur le tempo.

Une deuxième journée topissime,  accompagnée du beau temps et de sourires, 1h30 c’est l’heure d’aller dormir !

 

Auteur : Fanny Dudognon

Photographe : David Torres

Xtreme Fest 2014 – Jour 1 @ Albi (France)

J-1 XtremeFest - 30 GOJIRA

01 Août 2014 – Cette année, pour sa deuxième édition, l’Xtreme Fest organisé par Pollux Asso a réuni les amateurs de Metal, Punk et Hardcore au parc des expositions d’Albi. Un changement de lieu au cadre certes moins idyllique que l’an dernier mais plus vaste, avec deux scènes extérieures et une grande scène intérieure que l’on appréciera vu le temps mitigé.

Niveau restauration, les festivaliers ont un choix varié de bonne qualité pour manger, plusieurs buvettes et des points d’eau pour se rafraichir. De nombreux stand de merch auront permis de ramener quelques petits souvenirs à la maison. L’organisation dans son ensemble fut bonne malgré un camping assez petit mais on ne peut plus convivial, un parking rapidement saturé mais compensé par ceux des magasins alentours. A tout problème sa solution.

Rentrons dans le vif du sujet.  Du son, une bonne ambiance et pas moins d’une quarantaine de groupes, c’est parti pour trois jours de folie !

Vendredi à 18h c’est à Seylen et leur metal moderne à la fois doux et brutal que revient la tâche d’ouverture du festival. Timidement mais sûrement, le groupe nous plonge dans cet univers sombre parfaitement en accord avec le ciel gris qui nous surplombe. Voix maîtrisée et riffs prenants ça manque un peu de folie mais c’est un bon début de fest’ !

Changement de style avec The Dead Krazukies, proposant une musique punk-rock festive et conviviale parfaite pour s’échauffer. Pendant ce temps-là sur la Main Stage les belges d’Aborted plongent les festivaliers au cÅ“ur de l’Xtreme avec un son Brutal Death. Circle pit et wall of death, le public s’en donne à cÅ“ur joie sur des morceaux tels que Meticulous Invagination, the Necrotic Manifesto, Fecal Forgery… de la poésie et du bourrin : c’est ça l’Xtreme Fest !

Il est 20h et sur l’X Stage le punk mélodique des Rebels Assholes aura sans doute ravi les amateurs du genre. Pour ma part, j’ai préféré me rendre à la Zguen Stage découvrir Real Deal et m’agiter un moment sur un fond de hardcore plein de fougue avant de prendre place devant la Main Stage.

21h, c’est dans la pénombre nébuleuse que Gojira, sûrement le groupe le plus attendu de la journée, fait son entrée. Comme à son habitude le groupe nous offre une performance carrée, invitant les gens à se lâcher dans le pit. Une heure de concert sublime, à la fois énergique et planant avec un wall of death géant et des titres cultes : The Heaviest Matter of the Universe, Flying Whales, Oroborus, ou encore l’Enfant Sauvage.

Pas facile de prendre la suite pour The Black Zombie Procession, groupe que je ne connaissais pas. Horror-core ? Mais qu’est-ce que c’est ? Mélange de rock/punk/thrash/hardcore c’est à dire bourrin, mélodique, entrainant. Pour moi la surprise du festival, leur album Vol. III : the Joys of Being Black at Heart est à découvrir !

 

Allons au bord de la Zguen Stage écouter du Rock’n’roll offert par Smoke Deluxe, bonne découverte également. Une excellente présence scénique, du groove, en résumé une musique efficace que l’on se prendrait vite à entonner. A 23h la fausse de la Main Stage est pleine pour accueillir Les sheriff, l’autre tête d’affiche de la soirée. Fidèles à eux-mêmes et bien connus dans le coin, ils satisferont les amateurs du genre, pour ma part un concert un peu trop long.

La soirée s’achève avec le groupe américain de Thrash Metal : Havok. Venus à Toulouse il y’a moins d’un an pour la sortie de l’album Unnatural Selection, je me délecte de leur retour dans notre région. Les membres du groupes sont souriants et en pleine forme, ils enchaînent les morceaux : Point of no Return, Give me Liberty…or Give me Death, Under The Gun ou encore D.O.A. Une setlist parfaite pour finir la soirée à se briser la nuque, pogoter, slammer, les festivaliers se sont défoulés !

Une journée très satisfaisante tant par la qualité des groupes que par l’ambiance générale où l’ont fait de belles rencontres, ainsi qu’une organisation au poil à congratuler.

Auteur : Fanny Dudognon

Photographe : David Torres

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